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Le blog de Blaise
vendredi 09 mai 2008, a 16:38
Ethiopie : vestiges du palais de la reine de Saba, peut-être découverts

Une équipe d'archéologue pensent avoir découvert les vestiges du palais de la légendaire reine de Saba sous celle d'un ancien palais d'un roi chrétien, dans la ville d'Axum, en Ethiopie. S'y trouverait un autel sur lequel figurent des traces de sacrifice. La découverte a son importance puisque ces vestiges, datant du Xème siècle avant J-C, auraient contenu, selon la légende des chrétiens orthodoxes du pays, l'Arche d'Alliance  avec bien sûr à l'intérieur les tables des dix commandements. Elles permettront aussi d'en savoir plus sur les origines du pays et de ses chrétiens orthodoxes.
 
Le reine de Saba apparaît dans la Bible lors de sa rencontre  avec le roi Salomon, elle apporte avec elle de nombreuses richesses et témoigne de la sagesse du roi. D'autres récits auront cours, plus tard, elle sera présente dans le Coran mais aussi dans d'autres textes légendaires, Hailé Sélassié par exemple serait selon la tradition chrétienne orthodoxe éthiopienne, l'un des descendants de la reine et reste vu comme une sorte de messie par le mouvement rastafari.
 
Car des récits donnent pour descendance à la reine de Saba et au roi Salomon, un fils qui répond au nom de Menelek et qui aurait emporté l'Arche d'Aliance de Jérusalem jusqu'en Ethiopie, où selon la tradition du pays, elle se trouverait encore. De fait les textes de la Bible évoquant l'Arche d'Alliance ne font pas réellement état de sa disparition, si ce n'est un texte tardif des Maccabées (livre2 chapitre 2), la situant à l'époque du prophète Jérémie. Celle-ci aurait toutefois été conservée de nombreuses années dans le Saint des Saints du temple de Salomon. Elle serait faite de bois d'acacia et recouverte d'or, telle que décrite dans l'Exode .
 
Selon l'Université de Hambourg, des vestiges plus anciens démontreraient que le tout premier palais aurait été démoli pour être reconstruit dans l'orientation de l'étoile de Sirius dont le fils Ménelek serait devenu l'un des adorateurs. Les recherches, qui ont débuté en 1999, tentent plus particulièrement de cerner les origines de l'Eglise éthiopienne, et les premiers résultats font croire qu'un Culte de Sothis (personnification divine de l'étoile de Sirius) s'était développé à l'époque de l'Arche et de l'arrivée du judaïsme, perdurant jusqu'en 600 avant J-C.
 
(Tout le monde se souvient bien sûr du film "Les aventuriers de l'Arche perdue" , avec Harisson Ford dans le rôle d'Indiana Jones, à la recherche de l'Arche d'Alliance. Il va de soi que l'Arche ne peut que fasciner toute personne attirée par l'archéologie...)

mardi 06 mai 2008, a 22:27
Mozart / James bond

Une petite vidéo de musique, pleine d'humour.



mardi 06 mai 2008, a 21:55
Massacres en Algérie : de terribles révélations

Voici un texte de Lucienne Magali Pons traitant du "massacre" de Sétif et plus particulièrement de la manipulation autour de cet évènement historique. Lucienne Magali Pons ne s'intéresse pas par hasard à l'histoire de l'Algérie française : sa famille était installée là-bas depuis plusieurs générations à l'époque de la guerre d'Algérie.

 

J'avais toujours eu un doute en lisant ce qui se dit sur le massacre de Sétif, sans savoir où chercher. Les chiffres paraissent tellement faramineux, on raconte même que des musulmans auraient été gazés à cette occasion. Mensonge historique? C'est pour le moins ce que révèle cet article sur Bernard Bajolet, Ambassadeur de France en Algérie, ainsi que le relate Lucienne Magali Pons dans le texte qui suit, et qu'elle m'a gentiment autorisé à reproduire ici.

 

Le texte a paru sur Come4news, à l'adresse : http://www.come4news.com/index.php?option=com_content&task=view&id=15909

 

Le lecteur gagnera aussi à fréquenter le blog de l'auteur : http://luciennemagaliepons.blogspot.com/

 

Mais aussi sur le même sujet, un historien, Roger Vétillard, auteur d'un livre sur le sujet dont on dit le plus grand bien : http://www.jean-monneret.com/docs.php#24

 

 

 

Massacres en Algérie : de terribles révélations

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Monsieur Bernard BAJOLET, Ambassadeur de France en Algérie, vient de donner sa version, le dimanche 27 Avril 2008, à l'Universitéde Guelmades soulèvements nationalistes algériens, émeutes et massacres quieurentlieu il y a 63 ans, le 8 Mai 1945, à Sétif, Guelma , Kherrataet dans les villages et campagnes du Constantinois. Cet ambassadeur a parlé « d'épouvantables massacreset de la très lourde responsabilité des autorités Françaises de l'époque dans ce déchainement de folie meurtrière. D'après lui ces massacres aurait fait entre 15000 et 45000 morts, selon les « sources ». (Sic)

Monsieur Bajolet ne précise pas l'origine deces « sources » et il ajoute : "Aussi durs que soient les faits, la France n'entend pas, n'entend plus, les occulter. Le temps de la dénégation est terminé".

Cette déclaration de l'Ambassadeur de France en Algérie, fait suite, cinq mois après,au discours du président Nicolas Sarkozy à l'université de Constantine, dans lequel il avait évoqué "les fautes et les crimes du passé colonial français en Algérie, qualifiés d'"impardonnables".

Vu la politique de compromissions successives et de désinformationsque mènent de concertdepuis l'indépendance, par paliers successifs, les autorités de l'Algérie etla France néo-colonialiste je ne peux m'étonner d'un tel travestissement des faits qui outrage la vérité historique.

Pour restituer ces faits dramatiques dans leur authenticité, il convient de rappeler que le 8 Mai 1945, à l'appel du Parti Populaire Algérien, le PPA du nationaliste Messali Hadj, des bandesde rebellesau cours d'un soulèvement appelant à l'indépendance, avaient atrocement assassinés plus d'une centaines de familles Françaises dans les villages, fermes et campagnes du constantinois et que le même jour pénétrant dans les Villes et villages du Constantinois, dont Sétif, Guelma, Kherrata, villages et hameaux avoisinants, d'importantrassemblement de rebelles portant en début de défilé un drapeau français, pour inspirer confiance,et des drapeaux du prophète, ont tenté de soulever les populations musulmanes pour assassiner les Français au nom du Djihad (guerre sainte).

Pour rentrer dans les villes et villages en trompant les autorités sur leurs véritables intentions meurtrières, ces bandes de rebelles assassins se faisaient précéder par desfemmes musulmanes poussant de youyouset portant des drapeauxblancs accompagnées de leurs enfants et de vieillards.

Ainsi, le 8 mai 1945, il y eut à Sétifet dans un rayon de cent kilomètres,des rassemblements et soulèvements importantsappelant à la guerre sainte, aux cris de Djihad , des attaques soudaines des Européens sur les routes, dans les villages,dans les fermes isolées, les maisons forestières, dans les rues de Sétif et dès le lendemain unsoulèvement autour de Guelma et dans les villages ethameauxavoisinants et rappelons que des centaines de familles Françaises,furent à l'occasion de ces troubles sauvagementassassinées par les rebelles, les hommes mutilés,les femmesviolées et des enfants torturés avant d'être achevés et massacrés.

Monsieur Yves Chataigneau, Gouverneur général de l'Algérie,(agissant sous les ordres du Gouvernement provisoire Français du Général de Gaulle),responsable de la sécurité Intérieure et extérieure de l'Algérie, dut de tout urgence requérirl'intervention des forces armées de terre, de mer et de l'air dans le cadre du plan établi en 1944, pour le cas de troubles, par le général Catroux, ministre délégué pour l'Afrique du Nord

Il ne s'agissait donc pas de massacres comme on le prétend tendancieusement de nos jours pour discréditer la France, mais d'opérations de rétablissement de l'ordre contre les rebelles meurtriers du Parti Populaire Algérien (PPA) et d'opérations de défense et de protection des Français et musulmans d'Algérie fidèles à la France, contre les tentatives d'assassinat des rebelles indépendantistes insurgés.

Il y eut des affrontements armés entre les troupes et les insurgés au cours des opérations de dégagement deGuelmaetdes villages avoisinants,Chevreul, Kerrata, Héliopolis et bien d'autres, et des fermes et maisons forestières. Rappelons que lestroupes étaientterritorialement composées ,en majeure partie, de musulmans tirailleurs, spahis, etgoumierset qu'aucun motif raciste dans ce rétablissement de l'ordre ni dans la recherche des meneurs rebellesqui a suivi, ne peut êtreretenu.

Des civilsFrançais d'Algérie avaientété réquisitionnéspourgarder les villages jour et nuit en se relayantet pour protéger lesfermes et maisonsisoléeset il est vrai que certains d'entre eux, profondémentbouleversés en retrouvant, autour de Guelma, des parents ou des amis sauvagement éventrés eurent des réactions violentes à l'encontrede ceux qui étaient connus pour être des rebelles. Ce furent des cas isolés, non des représailles massivement organisées.

Legénéral Duvalalors à la tête de la division de Constantine, a su rétablir l'ordre avec unsouci constant d'apaisementpour les musulmans et à la fin de cesévénementsdramatiques il aété invitéà laMosquée de Constantine, au milieu des croyants coraniques, pour remercier avec eux le Tout-Puissant d'avoir rétabli la paix.

Les affrontementsavaient duré deux semaines et tout aussitôtleministre de l'Intérieur du gouvernement provisoire,Monsieur Tixier, vint enquêter en Algérie.

Pour dénombrer les rebelles disparus ou tués pendant les affrontements qui rappelons- le n'étaientpas un massacre, mais une opération légale de rétablissement de l'ordre, le gouverneur général Yves Chataigneaufitcomparer avec la plus granderigueur,le nombre des cartes d'alimentation présentées après les événements avec la listedes cartes distribuées auparavant et l'on aboutit à une différence d'environ 1000 personnes, très éloignéedes 35000 musulmans prétendumentsystématiquement massacrés, chiffre lancéd'Egypte sur les ondes de la radio du Caire, pour soutenir les rebelles meurtriers et la cause de la guerre sainte, le Djihad, parles Frères Musulmans en 1945au moment des faits.

Depuisl'escalademensongère se gonfle d'année en année et se poursuit dans lesradios, dans la presse, dans des livres, on parle de 45 000 et jusqu'à 60 000massacrés. De plus certains osent prétendent que les Français d'Algérie qui avaientassurés la garde des villes et villages pendant les opérations de rétablissement de l'ordre étaient « des miliciens », encore une fiction, un odieux mensonge, mais comment s'étonnerde ces propos diffamatoires alors que certains algériens nationalistes osentprétendre de nos jours, quelquefois même ouvertement en présence de personnalités françaises,que l'ancienne colonisation française peut secomparer à l'occupation nazie en France ?

De nos jours, Monsieur Bajolet, Ambassadeur de France en Algérie, n'a pas cherché la vérité avant de discourir sur ces évènements dramatiques du 8 Mai 1945, il a repris une désinformation mensongère propagée et amplifiée depuis des décennies pour accuser la France. Pour un représentant de la France, c'est inadmissiblede se prêter à travestir ainsi l'histoire.

Lapresse algérienne arabophonea interprétécette déclaration comme une "reconnaissance des crimes du colonialisme", d'autres journaux l'ont perçu au contraire, commeune tentative de "faire passer des contre vérités historiques" et « la persistance d'une glorification du colonialisme"

Plus pragmatiques certains journalistes algériens, voient dans cette déclaration en l'amalgamantauprojet d'Union pour la Méditerranée l'occasion d'une nouvelle politique des visas et d'une coopération économique accrue.

(Pour les personnes à la recherche de la vérité sur les évènements du 8 mai 1945 à Sétif, vous pouvez rechercher sur Internet l'article VICTIMES DE LA REPRESSION par Le Général Henry MARTIN, commandant le 19e corps en Algérie (1944-1946). Référence : (Historia magazine N° 196, octobre 1971).

Mon commentaire : Sans vouloir vous influencer, j'ai l'honneur de soutenir que la parole d'un général de l'Armée Française vaut mieux pour moi que celle des Frères musulmans du Caire de l'époquereprise par certains algériens de nos jours, et qu'elle vaut aussi bien plus que la déclaration actuelle,regrettable à mes yeux, de Monsieur Bernard BAJOLET, de nos jours ambassadeur de France en Algérie. Je profite de l'occasion pour vous donner à l'appui de mon article, l'adresse d'un site ( il y en a bien d'autres) ou vous trouverez les témoignages détaillés des évènements par ceux qui les ont douloureusement vécus:

www.de-malterie.fr/malte0041.html.

et en cliquant adroitement sur différents titres de ce site vous trouverez deux articles d'Historia Magazine qui en 1971 avait fait un dossier sur la question:

LE FANATISME
Colonel Adolphe GOUTA
(Historia magazine N° 196, octobre 1971)

et

LE MYTHE DES 45000 MUSULMANS
VICTIMES DE LA REPRESSION
Par Le Général Henry MARTIN,
Commandant le 19e corps en Algérie (1944-1946)

(Historia magazine N° 196, octobre 1971)

mardi 06 mai 2008, a 20:06
Manifestation pour la liberté religieuse à Jakarta

Ils étaient plusieurs centaines d'indonésiens dans les rues de Jakarta ce mardi, pour demander la protection de leurs lieux de culte. Les fidèles de l'Ahmadisme, considérés comme hérétiques par les autre musulmans, sont persécutés ces derniers mois par les musulmans radicaux de l'île. Dans le défilé se trouvaient aussi d'autres confessions, qui se sentent également menacées, notamment des chrétiens et des musulmans "modérés" s'étaient joints au cortège.
 
Cette manifestations intervient peu après les attaques envers une mosquée, incendiée durant la nuit ainsi que du vandalisme commis dans une école appartenant aussi à cette confession, à la fin du mois d'avril. Si personne n'avait été blessé dans ces opérations, il arrive malgré tout que  les ahmadis soient chassés de leurs domiciles, battus ou harcelés par les autres musulmans. Ils ne représentent en effet que 200 000 personnes sur l'île qui compterait 220 millions d'habitants, dont 88% de musulmans.
 
Ce groupement religieux qui se revendique comme étant l'islam véritable, tire son nom de son prophète Hadhrat Mirza Ghulam, né en Inde, déclaré aussi selon "The Encyclopedia of Religion",  "un prophète (nabi), le réformateur attendu (mujaddid) du XIVe siècle, le Mahdi et le Messie promis (masih maw'ud)" ce qui constitue une sorte de sacrilège pour les autres musulmans pour lesquels Mahommet ne saurait être que le dernier prophète, à l'exclusion de tout autre.
 
L'originalité de ce mouvement est également de rejeter toute forme de guerre sainte ou de terrorisme et de considérer que Jésus a bien été crucifié, mais qu'il est resté vivant, et qu'il a même été inhumé en Inde, contrairement aux autres musulmans, pour lesquels il serait monté directement au ciel, sans mourir auparavant, jusqu'à son retour attendu peu avant l'apocalypse. Les ahmadis célèbrent actuellement les cent ans de la mort Hadhrat Mirza Ghulam, mort en 1908, et après laquelle fut fondé un califat encore en activité, califat purement symbolique. 
 
Dans la manifestations des banderoles appellent à l'entente entre les communautés : "Stop au fascisme religieux" ou encore "Stop à la violence au nom de la religion". Le 23 avril, quelques jours avant l'attaque de la mosquée, l'Agence coordinatrice pour la surveillance des cultes aurait demandé à dissoudre l'Ahmadisme et à faire cesser leurs activités. Les minorités religieuses seraient en effet à terme menacées et si les persécutions envers les chrétiens sont actuellement un peu moins fréquentes, leur situation n'en est pas pour autant enviable : 108 édifices chrétiens ont été menacés de fermer à cause des fondamentalistes et les autorités semblent dépassés par le phénomène qui touche aussi les autre confessions, bouddhistes et hindouistes.
 
Si l'Indonésie reconnaît six religions sur son territoire, islam, catholicisme, protestantisme, bouddhisme, hindouisme et confucianisme, elle contraint chacun à faire mention de sa religion sur sa carte d'identité, ce qui expose les minorités religieuses à la violences des fondamentalistes et ne leur confère pas les mêmes droits qu'aux autres habitants.
 
 
Sources :
 
 
 
Sur l'Ahmadisme
 
 
 
Au sujet du calife
 

samedi 03 mai 2008, a 20:09
Jean-Marie Le Pen critique le film des chti

L'une des dernières interventions de Jean-Marie Le Pen a suscité de fortes réactions dans les commentaires sous les articles de journaux. Non pas celle sur la dernière guerre et sur les chambres à gaz, cela s'est éteint assez vite, mais sur bien autre chose : Jean-Marie Le Pen, qui n'est pas critique de cinéma, aurait déclaré n'avoir pas goûté le film "Bienvenue chez les ch'ti" et plus encore, il y verrait un des symptômes de la décadence de l'esprit français. Quant à la banderole du PSG, ce ne serait pour lui qu'une "bulle de savon". Des déclarations presque sacrilèges pour une partie du public, qui a fait des "ch'ti" ses protégés.
 
Jean-Marie Le Pen était interrogé sur la banderole insultante pour les ch'ti, des supporteur du PSG. Le président du FN avait déclaré "C'est une bulle de savon. On sait qu'il y a des banderoles plus ou moins fines, intelligentes et de bon goût", avant d'ajouter "On a monté cette affaire de façon dérisoire, d'autant que - je vais peut-être choquer beaucoup de gens - j'ai trouvé le film qui en était à l'origine très médiocre".
 
Il eut pu s'arrêter là, mais continua : pour lui, le film est une "foucade médiocre" qui aurait pu fâcher des ch'ti, qui n'ont pas tous cette allure-là "à Calais, Dunkerque ou Valenciennes", attribuant le succès du film aux media "C'est une conséquence de la pulsion médiatique", et ajoutant pour finir, "Je crains que ce ne soit un signe de la décadence de l'esprit français".
 
Je ne me laisserais pas aller à critiquer ce film que je n'ai pas vu. J'ai de la sympathie pour Dany Boon, et le nord est une région que je connais bien et que j'affectionne. Il ne m'a pas semblé à priori que ce film était une offense, il a été fait dans un esprit plutôt affectueux. Mais Dany Boon est originellement un humoriste, non pas un réalisateur, inutile donc d'attendre un chef-d'oeuvre du cinéma, et ce n'est certainement pas l'esprit dans lequel le film a été tourné.
 
Mais il faut être juste : séparons les propos de l'homme qui les a prononcés. A bien lire certaines critiques, il semblerait qu'un délit de racisme anti-ch'ti est en train de naître. Vous n'aimez pas les ch'ti? Gare! Ce n'est d'ailleurs pas ce que disait cet homme. Parler des ch'ti dans les journaux est actuellement une bonne affaire : la France entière s'est amourachée de cette histoire de gens simples.
 
C'est peut-être la raison pour laquelle la fameuse banderole du PSG a tant fait couler d'encre. Elle n'avait pourtant rien d'exceptionnel, ce genre de banderole idiote ayant cours dans les stades, quelques exemples s'en retrouvent sur la toile . Parler de racisme, bêtement comme cela a été fait à ce sujet est donc un peu ridicule, tout comme de relever les divagations des cercles de supporteurs de football. Celui qui tient à en faire le décompte n'a pas finit! Mais il s'agit là de la fameuse confusion entre la "discrimination", mot qui finira par perdre tout sens et le "racisme" qui en serait à l'origine. Auparavant des discours franchement racistes s'étaient déjà faits entendre dans les stades visàvis de certains joueurs.
 
Comment se fait cette confusion? A vouloir tout mélanger, la protection des femmes, des immigrés, des homosexuels, des "seniors" ou encore de l'islam, tout se retraduit dans notre société par les discriminations dont seraient victimes les uns et les autres. Que ressort-il du résumé du film de Dany Boon? Il serait une ode à la tolérance, aux bons sentiments. Il rappellerait que les ch'ti sont de braves gens sous des dehors un peu frustes peut-être. Le film ne s'en approprie pas moins un terme, celui de "ch'ti", sensé représenter une région, ce faisant on ne saurait nier qu'il la caricature certainement un peu.
 
Chacun rit de bon coeur pendant la projection dit-on, même si quelques critiques pointent ça et là. Tout le monde ne retournera pas voir ce film, même s'il a pu plaire par ailleurs. Mais est-ce un grand film? Rappelons que les Français ont inventé le cinéma, rappelons que le cinéma français a eut de grandes heures et de très grands réalisateurs, qu'il a été reconnu, comme le furent aussi les autres cinémas européens, comme le cinéma allemand ou le cinéma italien, par exemple. Mais le cinéma d'antan n'avait rien à voir avec le cinéma d'aujourd'hui.
 
L'amateur de vrai cinéma ne saurait en effet qu'être trop souvent déçu de nos films actuels, leur défaut? Les bons sentiments, cela dégouline de partout, au parfum de guimauve, lorsque le film ne se complaît pas uniquement en cascades en tout genre, privilégiant la forme sur le fond. Le cinéma qui savait être complexe est aujourd'hui d'une simplicité déconcertante : il tourne en rond. Trop souvent il se contente à l'image de ses élites de faire la morale à tout un chacun et de donner des points. La vie n'est-elle pas plus complexe?
 
Mais ce ne serait rien encore si le public n'allait pas applaudir ces films en masse. Le dernier film encensé jusqu'aux oscars, "La môme"  , m'a souverainement déplu. Quoi, cela, la môme, un chef d'oeuvre? Ce n'est pas un mauvais film, il y a pire, bien entendu. Mais il ne s'agit pas d'un de ces films qui vous accompagne après l'avoir visionné. Où sont-ils les "La Grande traversée"  avec son humour emprunt de cynisme, "La main du diable" , ce film de science fiction avec ses trucages réussis, à une époque qui ne possédait pas les mêmes atouts techniques qu'aujourd'hui, ou "Le jour se lève"  , avec Jean Gabin, formidable dans son rôle, plus récemment encore "Les tontons flingueurs"  avec l'apport d'Audiard. Rappelons aussi que plus tôt encore Sacha Guitry avait su inventer un nouveau cinéma et que les réalisateurs de par le monde se sont inspirés de sa façon de filmer, citons encore le réalisme d'un Truffaut...
 
Décadence de l'esprit français? Jean-Marie Le Pen sait être excessif, c'est entendu. Sur les chambres à gaz il eut bien mieux fait de se taire et ces propos ne peuvent que le desservir. Mais  toujours est-il que l'on voit mal en quoi ne pas apprécier un film, aussi populaire soit-il, relève du délit d'opinion, ses autres propos sur la banderole et le film dans une autre bouche n'auraient certainement pas soulevé les mêmes objections dans la presse et seraient passés inaperçus. Mais rassurons nous, pour les hommes politiques cela n'arrivera pas : ils sont aujourd'hui constamment d'accord avec la foule... Gardons donc nos critiques pour des faits plus grave.
 
Enfin, je me répète, je n'ai pas vu le film "Bienvenu chez les ch'ti" mais j'irais le voir et je l'apprécierai peut-être, sans me sentir obligé par la suite d'appeler tout un chacun "biloute". Je n'ai pas voulu être trop dur avec le cinéma français d'aujourd'hui et je veux bien bien me tromper. Que le lecteur compatissant me donne des noms de grands films actuels à voir, mais non pas de ces reprises ratées trop souvent mises en avant, comme "Hanted", "Les diaboliques"  (dans lequel parmi de grands acteurs figurait... le petit Johnny Hallyday pour un tout petit rôle) ou encore "La fenêtre"  , comme si le cinéma n'avait plus rien à dire...

jeudi 01 mai 2008, a 14:01
Petit défilé à Paris pour le FN, symptomatique des difficultés du parti

Le rassemblement traditionnel du Front national à Paris, pour ce 1er mai, n'a pas mobilisé les foules. Le cortège aurait été particulièrement réduit, entre 2000 et 2500 personnes, loin des 4000 de l'année dernière et plus encore des 10 à 11000 des années passées. Les raisons en seraient diverses, notamment le parti n'a pas pu affréter cette année les bus habituels pour faire venir les partisans éloignés faute de trésorerie. Le discours de Jean-Marie Le Pen n'a pas été prononcé comme de coutume sous la statue de Jeanne d'Arc de l'Opéra, mais sous celle, plus petite, de la place des Pyramides. En effet le parcours avait été changé bien avant, ce qui témoigne bien de ce que la réduction de partisans était prévue par le parti, avant même certainement l'entretien donné par le chef à un petit journal breton. Lente descente du FN?
 
Les cadres du parti n'ont pas adhéré aux propos de Jean-Marie Le Pen dans le journal "Breton". Pour Bernard Anthony, ancien du parti , "les dernières déclarations de Jean-Marie Le Pen sont consternantes pour les militants de la droite nationale française qui n'ont pas pour idéal et vocation politique la plaidoirie sur les œuvres concentrationnaires du troisième Reich allemand." (...) pour nous, ce dernier est l'une des deux grandes abominations idéologiques et exterminatrices du XX° siècle ; l'autre, hélas pire encore en étendue et en durée, étant le communisme ", ajoutant "Comme vraiment rien ne laisse envisager un renouveau possible du Front National, ni une satisfaisante succession, j'invite ses derniers militants à se regrouper librement afin de préparer la nécessaire et moderne confédération des droites".
 
Pour Louis Alliot-Marie , "Nous sommes un certain nombre de responsables, de cadres, de militants et d'adhérents à ne pas porter sur les évènements de la seconde guerre mondiale le même regard que porte Jean-Marie LE PEN sur ceux-ci. Pour autant, ce sujet ne constitue pas pour nous une ligne de fracture et cela n'enlève rien à la confiance, l'estime, la considération et le respect que nous portons à Jean-Marie LE PEN, à son histoire et à tout ce qu'il représente à nos yeux de clairvoyance, de courage, de ténacité et de dévouement." et de recenser les propos de personnalités d'autres partis prêtant à controverse sur le même sujet. Il indique également que ces propos n'engagent pas les membres du FN.
 
Le charismatique Alain Soral , d'égalité et réconciliation, évoque quant à lui la libre pensée dans son texte "au nom du droit à la libre pensée face à ceux qui croient et veulent nous obliger à croire, je réclame le droit, pour Jean-Marie Le Pen, de considérer la chambre à gaz comme «un point de détail de la seconde guerre mondiale », comme tant d'autres se donnent le droit de chier sur la croix." Sans pour autant défendre le propos en lui-même "C'est, en somme, parce que je sais que l'affaire du détail est tout sauf un détail, que je réclame, pour Jean-Marie Le Pen, le droit de se tromper et le droit au détail !"
 
Marine Le Pen quant à elle s'est tout de suite dissociée des propos de son père, tout en précisant que cela éloignait l'attention du public des vrais problèmes du pays. "Ce n'est pas une ligne politique (...)Ca crée une polémique qui, en l'occurrence, et c'est ce que je regrette, détourne peut-être l'attention des Français de choses plus graves comme la situation de régularisation massive des clandestins à laquelle nous assistons, la situation sociale, l'écrasement des salaires" a-t-elle déclaré.
 
 C'est une "tempête dans un verre d'eau" pour Bruno Gollnisch qui n'a pas été disert sur la question. Dans un communiqué, Jean-Marie Le Pen indique simplement le 25 avril, "Non seulement je n'ai pas autorisé « Bretons » à publier cet interview mais je le lui ai interdit expressément par lettre recommandée il y a déjà 15 jours." Comme chacun ke sait, cela n'a pas empéché la parution. Dans le défilé, quelques groupuscules qui se raréfiaient lors des dernières manifestations seraient de retour...
 
Y a-t-il un rapport avec cette raréfaction des troupes à Paris ce 1er mai? Il n'en reste pas moins que le parti traverse une zone de turbulence et que tout cela ne vient pas lui rendre service, après une déroute aux élections présidentielles et municipales ainsi que des difficultés financières qui aboutissent à la vente de "bijoux de famille" qui ont tout du symbole, du "paquebot" de Saint-Cloud à la voiture de son président sur e-bay. Marine Le Pen a beau déclarer "Je suis optimiste par nature. Les militants croient en l'avenir du FN car sur tous les sujets du moment, nous avons raison", il est notoire que les difficultés internes et la fin de règne de Jean-Marie Le Pen ne vont pas dans le sens de la pérennité du parti.
 
Pour autant, il ne faudrait pas enterrer le FN trop vite : ses anciens électeurs, après un détour vers le président actuel semblent bien en être revenus, la déroute de l'UMP aux dernières élections pourraient même avoir un rapport direct. Et puisque Jean-Marie Le Pen pourrait passer la main aux prochaines élections internes, tout dépendra du successeur et de sa faculté à rassembler. Mais ce successeur sera-t-il aussi charismatique que l'actuel chef de parti?

mardi 29 avril 2008, a 14:37
Pour les blogueurs de passage

Amis blogueurs qui passez par ici,
 
C'est toujours un plaisir de vous lire et je me félicite de ce que preniez parfois un peu de temps pour déposer un commentaire sous un de mes modestes articles.
 
Cependant je censure régulièrement des messages tels que "j'adore ton blog, viens visiter le mien" ou encore "j'ai cliqué sur tes pubs, ne me fais pas de blagues, viens cliquer sur les miennes" ou encore "visite appréciée, chez moi aussi il y a ceci..." ou bien "je trouve ton blog trop génial tu peux me mettre dans tes blogs préférés?..." avec à leur suite une adresse de blog.
 
Je dois dire que j'aime qu'on me flatte, mais ce qui me laisse un peu perplexe, c'est qu'aucun de ces admirateurs patentés  ne prenne la peine de déposer un commentaire en rapport avec le sujet sur lequel j'écris, pas même un tout petit commencement... Me lisent-ils vraiment? Je ne censure pourtant pas les commentaires même lorsqu'ils sont critiques, toute flatterie s'avère donc inutile : je suis incorruptible. Il ne m'échappe d'ailleurs pas que certains messages ne sont que des copier-collés, qu'on retrouve quelques mois plus tard sous un autre article : déposés sur le même blog, cela fait un peu tâche...
 
Je comprends bien sûr la démarche, il s'agit de recevoir un peu de visite, parfois quelques clics en retour, notamment sur les pubs, c'est entendu, nous sommes bien d'accord : tenir un blog prend du temps, parfois beaucoup de temps, s'il peut rapporter un petit peu (entre nous à l'heure d'écriture, cela ne représente presque rien!), c'est d'autant mieux. Mais personnellement, je préfère me concentrer sur ce que j'écris plutôt que sur le nombre de clics sur les pubs, sans pour autant cracher dans la soupe... Si elles sont cliquées, tant mieux, si elles ne le sont pas, tant pis. Je n'ai pas le temps, sinon j'arrête d'écrire et je ne fais plus rien à côté.
 
De manière générale, je censure déjà les camarades qui ne me laissent des messages que pour noter l'adresse de leur blog et y renvoyer, sauf si le commentaire a un rapport avec ce que j'écris, et je censure impitoyablement les commentaires qu'on ne dépose que pour faire de la pub pour produits amaigrissants ou pour des recettes miracles de guérison, pour ce genre de produit, il y a d'autres supports que mon blog.
 
C'est pourquoi je vous invite à déposer vos commentaires avec adresse des blogs sous ce post, je les laisserais passer. Mettez bien vos adresses en entier, c'est promis, j'irais toutes les consulter sans garantir pour autant que je laisserai un message. Si vous souhaitez laisser un commentaire sous un article, et qu'il a un rapport avec, n'oubliez pas non plus de laisser votre adresse entier, c'est bien normal.
 
Je vous redis merci de vos passages,
 
Affectueusement à tous
 
Blaise

lundi 28 avril 2008, a 23:26
Il n'y a pas d'amour heureux

Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce

Il n'y a pas d'amour heureux

Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu'on avait habillés pour un autre destin
A quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu'on retrouve au soir désoeuvrés incertains
Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes

Il n'y a pas d'amour heureux

Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j'ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent

Il n'y a pas d'amour heureux

Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson
Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare

Il n'y a pas d'amour heureux

Il n'y a pas d'amour qui ne soit à douleur
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri
Et pas plus que de toi l'amour de la patrie
Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs

Il n'y a pas d'amour heureux

Louis Aragon, La diane Française



lundi 28 avril 2008, a 23:16
Au-delà du Tibet, la Chine

Après les diverses manifestations de sympathie à la cause Tibétaine dans le monde, à l'occasion du parcours de la flamme olympique, mais aussi suite aux réclamations des politiciens occidentaux, le Dalaï Lama devrait être reçu par les autorités chinoises. De Georges Bush à Nicolas Sarkozy en passant par d'autres gouvernements occidentaux, le monde démocratique s'en est félicité. Cela n'a pourtant été exprimé que sous la forme d'une vague promesse et la Chine répète dans son message que "La politique du gouvernement central à l'égard du dalaï-lama a toujours été de laisser ouverte la porte du dialogue", ce qui reste bien peu crédible, mais constitue une porte de sortie honorable pour tous après les incidents qui ont émaillé le parcours de la flamme olympique. Mais malgré cela le Tibet serait tout simplement l'arbre qui cache la forêt de la situation réelle des provinces chinoises, à faire un peu le tour des informations disponibles sur internet.
 
Et c'est bien ce que dit l'agence de presse asia news, en rappelant que la police a tiré le vingt avril sur 100 agriculteurs qui défendaient leur terre, que voulait s'approprier une compagnie minière pour en exploiter le tungstène. Au bilan, un paysan a été tué, cinq sérieusement blessés, des dizaines ont été arrêtés tandis qu'une vingtaine ont été battus. Ce n'était pas au Tibet, mais dans le Yunnan. Entre le 9 et le 13 avril, la police charge 6000 habitants, non pas au tibet, mais dans la province de Hainan. 7000 hectares de leur terre devaient être confisqués, pour y construire des terrains de golf. Au bilan, 300 paysans ont été blessés et les journalistes ont été écartés de ces évènements. Les appropriations abusives concerneraient au moins 100000 hectares depuis 2006. Le site e-deo  traduit l'article de asia news : « Selon certains militants des droits de l'homme, la campagne lancée par la Chine contre le Tibet et le Dalaï Lama est aussi utilisée pour cacher toutes ces violations se produisant à travers le pays et contre la population chinoise elle-même. »
 
Il n'y a pas que les expropriations. D'autres provinces sont maltraités, notamment le Xinjiang, situé au nord du tibet, pays à majorité musulmane. Le site Wikipédia relate la"politique de discrimination" du gouvernement, on évoque aussi une forme de "terreur". 200000 personnes y seraient mortes des suites des essais nucléaires dans le pays et la population est contenu dans les emplois subalternes.  Amnesty international évoque la répression contre ce que le gouvernement appelle "les séparatistes, les terroristes et les religieux extrémistes" . Le gouvernement Chinois ne tolère d'ailleurs pas d'autre autorité que la sienne et le fait savoir. Les catholiques chinois sont divisés en églilse officielle et en église... clandestine. Le Vatican y est assez mal vu, même si un rapprochement s'est opéré il y a peu pour permettre à l'église clandestine et réprimée de sortir de l'ombre. Des catholiques clandestins seraient même parfois torturés, toujours selon Amnesty international. Le PCC ne reconnait aucun culte, pas plus les catholiques que les musulmans ou les bouddhistes.
 
Tout le monde se souvient également bien sûr des images de la place Tien' anmen (ou pour dire comme le gouvernement des  « Troubles politiques du printemps et de l'été 1989 » (春夏之交的政治風波) et de cet étudiant courageux qui s'était exposé devant un char, seul, terriblement chétif devant le véhicule de guerre. L'armée avait chargé la foule et réprimé l'émeute étudiante. La croix rouge chinoise et des sources occidentales avaient suggéré, pour la seule ville de Pékin, 2600 à 3000 morts, le gouvernement 300. Pour les provinces chinoises qui s'étaient également soulevées, il n'existe aucun chiffre. L'étudiant aurait été emprisonné par la suite, et l'on imagine ce qu'il a dû subir. En réalité l'on ne sait pas vraiment ce qu'il est devenu ensuite. A cette occasion le gouvernement de Pékin avait pu montrer qu'il contrôlait fort bien la presse, et les images qui nous sont parvenus de l'évènement ne le doivent qu'à des journalistes courageux qui ont pris mille risques pour faire passer leurs images. C'était en 1989, cela a-t-il changé?
 
Wei Jingsheng  est un illustre inconnu, au moins de la foule. C'est un militant chinois pour les droits de l'Homme. Il avait remis une pétition au siège du CIO à Lausanne en décembre 2007, contre la tenue des jeux olympiques en Chine, évoquant la corruption au sein du comité. A tort, à raison? La preuve n'est pas accessible sur internet de la véracité de ses dires. Il affirme aussi que "L'autre raison du déséquilibre commercial massif réside dans le fait que les ouvriers chinois n'ont pas le droit de se défendre pour obtenir des salaires justes, ni pour la protection de leurs droits. Les droits de l'Homme en Chine ont beaucoup à voir avec les profits économiques européens. " Il faut lire le papier de Wei Jingsheng qui met bien en valeur l'ambiguïté du rapport de l'occident avec la Chine, il y évoque aussi les relations de la France avec le gouvernement chinois.
 
Mais maintenant que les JO ont été attribués à la chine, il reste l'espoir qu'en s'ouvrant au monde à cette occasion, la Chine n'évolue dans le sens que tout un chacun souhaite. La ministère des affaires étrangères  français s'exprime sur internet : "La situation des droits de l'homme en Chine est contrastée. La société civile a acquis une autonomie croissante dans le domaine de la sphère privée. Le développement de l'économie privée, l'accès à internet, l'ouverture aux voyages internationaux et aux études à l'étranger, la libéralisation des mœurs ont ouvert de réels espaces de liberté. Marquant leur volonté d'accompagner ces évolutions, les autorités ont facilité en 2003 les procédures de mariage ou l'obtention d'un passeport. De nombreuses ONG chinoises ont été autorisées, particulièrement dans les domaines sociaux (protection de l'environnement, aide aux personnes démunies, aux malades du SIDA, aux migrants, etc.). Toutefois, leur action est très étroitement surveillée et leurs éventuelles critiques ne doivent en aucun cas être dirigées contre le régime ou ses orientations fondamentales. " Tout cela parait réaliste mais ne saurait faire oublier ce qui est relaté ci-dessus. Le texte ajoute que "Des progrès restent également à faire dans les domaines de la liberté d'expression et de conscience, dans le respect des droits des minorités (au Tibet et au Xinjiang notamment). Les poursuites continuent à l'encontre de militants syndicaux, de défenseurs de l'identité tibétaine ou ouïgoure, ou de cyber-dissidents, qui franchissent les « lignes jaunes » du régime".
 
Et le Tibet? Inutile de redire ici tout ce qui se passe au Tibet. Comme chacun le sait la situation est tendue, elle l'est d'autant plus que les tibétains semblent vouloir attirer l'attention sur la situation que connait leur région. Des moines ont été battus et même abattus par balle, c'est le porte-parole du Dalaï Lama qui le dit, Matthieu Ricard, dans un article paru dans le figaro. Il n'y a pas lieu de douter de ce qu'il dit, il suffit d'avoir lu ce qui se trouve au-dessus. Ici le les jeux Olympiques sont déclencheurs à la fois du soulèvements, mais aussi de la répression en retour.
 
C'est toutefois une excellente chose que dans le monde de nombreuses personnes soient soucieuses du Tibet. Ce qui est malheureux en revanche, c'est d'oublier que le Tibet n'est pas la seule province à subir le gouvernement Chinois et que les répressions commises dans le pays du Dalaï Lama semblent bien être pratiquées dans tout le pays. Cet intérêt semble provenir plus particulièrement de l'image sereine et souriante que renvoie le Dalaï Lama, qui constitue une excellente vitrine avec son éternel sourire et ses petites lunettes, mais qui reste en même temps qu'un chef religieux, le chef politique d'une province.
 
Ce texte serait incomplet sans rappeler que selon Jean-Pierre Raffarin, "La Chine est le banquier du monde. Les Chinois financent le déficit américain. La Chine a quitté la route de la dictature". On s'amusera aussi de ses discours autour de son blog .

lundi 28 avril 2008, a 23:16
Au-delà du Tibet, la Chine

Après les diverses manifestations de sympathie à la cause Tibétaine dans le monde, à l'occasion du parcours de la flamme olympique, mais aussi suite aux réclamations des politiciens occidentaux, le Dalaï Lama devrait être reçu par les autorités chinoises. De Georges Bush à Nicolas Sarkozy en passant par d'autres gouvernements occidentaux, le monde démocratique s'en est félicité. Cela n'a pourtant été exprimé que sous la forme d'une vague promesse et la Chine répète dans son message que "La politique du gouvernement central à l'égard du dalaï-lama a toujours été de laisser ouverte la porte du dialogue", ce qui reste bien peu crédible, mais constitue une porte de sortie honorable pour tous après les incidents qui ont émaillé le parcours de la flamme olympique. Mais malgré cela le Tibet serait tout simplement l'arbre qui cache la forêt de la situation réelle des provinces chinoises, à faire un peu le tour des informations disponibles sur internet.
 
Et c'est bien ce que dit l'agence de presse asia news, en rappelant que la police a tiré le vingt avril sur 100 agriculteurs qui défendaient leur terre, que voulait s'approprier une compagnie minière pour en exploiter le tungstène. Au bilan, un paysan a été tué, cinq sérieusement blessés, des dizaines ont été arrêtés tandis qu'une vingtaine ont été battus. Ce n'était pas au Tibet, mais dans le Yunnan. Entre le 9 et le 13 avril, la police charge 6000 habitants, non pas au tibet, mais dans la province de Hainan. 7000 hectares de leur terre devaient être confisqués, pour y construire des terrains de golf. Au bilan, 300 paysans ont été blessés et les journalistes ont été écartés de ces évènements. Les appropriations abusives concerneraient au moins 100000 hectares depuis 2006. Le site e-deo  traduit l'article de asia news : « Selon certains militants des droits de l'homme, la campagne lancée par la Chine contre le Tibet et le Dalaï Lama est aussi utilisée pour cacher toutes ces violations se produisant à travers le pays et contre la population chinoise elle-même. »
 
Il n'y a pas que les expropriations. D'autres provinces sont maltraités, notamment le Xinjiang, situé au nord du tibet, pays à majorité musulmane. Le site Wikipédia relate la"politique de discrimination" du gouvernement, on évoque aussi une forme de "terreur". 200000 personnes y seraient mortes des suites des essais nucléaires dans le pays et la population est contenu dans les emplois subalternes.   Amnesty international évoque la répression contre ce que le gouvernement appelle "les séparatistes, les terroristes et les religieux extrémistes" . Le gouvernement Chinois ne tolère d'ailleurs pas d'autre autorité que la sienne et le fait savoir. Les catholiques chinois sont divisés en églilse officielle et en église... clandestine. Le Vatican y est assez mal vu, même si un rapprochement s'est opéré il y a peu pour permettre à l'église clandestine et réprimée de sortir de l'ombre. Des catholiques clandestins seraient même parfois torturés, toujours selon Amnesty international. Le PCC ne reconnait aucun culte, pas plus les catholiques que les musulmans ou les bouddhistes.
 
Tout le monde se souvient également bien sûr des images de la place Tien' anmen (ou pour dire comme le gouvernement des  « Troubles politiques du printemps et de l'été 1989 » (春夏之交的政治風波) et de cet étudiant courageux qui s'était exposé devant un char, seul, terriblement chétif devant le véhicule de guerre. L'armée avait chargé la foule et réprimé l'émeute étudiante. La croix rouge chinoise et des sources occidentales avaient suggéré, pour la seule ville de Pékin, 2600 à 3000 morts, le gouvernement 300. Pour les provinces chinoises qui s'étaient également soulevées, il n'existe aucun chiffre. L'étudiant aurait été emprisonné par la suite, et l'on imagine ce qu'il a dû subir. En réalité l'on ne sait pas vraiment ce qu'il est devenu ensuite. A cette occasion le gouvernement de Pékin avait pu montrer qu'il contrôlait fort bien la presse, et les images qui nous sont parvenus de l'évènement ne le doivent qu'à des journalistes courageux qui ont pris mille risques pour faire passer leurs images. C'était en 1989, cela a-t-il changé?
 
Wei Jingsheng  est un illustre inconnu, au moins de la foule. C'est un militant chinois pour les droits de l'Homme. Il avait remis une pétition au siège du CIO à Lausanne en décembre 2007, contre la tenue des jeux olympiques en Chine, évoquant la corruption au sein du comité. A tort, à raison? La preuve n'est pas accessible sur internet de la véracité de ses dires. Il affirme aussi que "L'autre raison du déséquilibre commercial massif réside dans le fait que les ouvriers chinois n'ont pas le droit de se défendre pour obtenir des salaires justes, ni pour la protection de leurs droits. Les droits de l'Homme en Chine ont beaucoup à voir avec les profits économiques européens. " Il faut lire le papier de Wei Jingsheng qui met bien en valeur l'ambiguïté du rapport de l'occident avec la Chine, il y évoque aussi les relations de la France avec le gouvernement chinois.
 
Mais maintenant que les JO ont été attribués à la chine, il reste l'espoir qu'en s'ouvrant au monde à cette occasion, la Chine n'évolue dans le sens que tout un chacun souhaite. La ministère des affaires étrangères  français s'exprime sur internet : "La situation des droits de l'homme en Chine est contrastée. La société civile a acquis une autonomie croissante dans le domaine de la sphère privée. Le développement de l'économie privée, l'accès à internet, l'ouverture aux voyages internationaux et aux études à l'étranger, la libéralisation des mœurs ont ouvert de réels espaces de liberté. Marquant leur volonté d'accompagner ces évolutions, les autorités ont facilité en 2003 les procédures de mariage ou l'obtention d'un passeport. De nombreuses ONG chinoises ont été autorisées, particulièrement dans les domaines sociaux (protection de l'environnement, aide aux personnes démunies, aux malades du SIDA, aux migrants, etc.). Toutefois, leur action est très étroitement surveillée et leurs éventuelles critiques ne doivent en aucun cas être dirigées contre le régime ou ses orientations fondamentales. " Tout cela parait réaliste mais ne saurait faire oublier ce qui est relaté ci-dessus. Le texte ajoute que "Des progrès restent également à faire dans les domaines de la liberté d'expression et de conscience, dans le respect des droits des minorités (au Tibet et au Xinjiang notamment). Les poursuites continuent à l'encontre de militants syndicaux, de défenseurs de l'identité tibétaine ou ouïgoure, ou de cyber-dissidents, qui franchissent les « lignes jaunes » du régime".
 
Et le Tibet? Inutile de redire ici tout ce qui se passe au Tibet. Comme chacun le sait la situation est tendue, elle l'est d'autant plus que les tibétains semblent vouloir attirer l'attention sur la situation que connait leur région. Des moines ont été battus et même abattus par balle, c'est le porte-parole du Dalaï Lama qui le dit, Matthieu Ricard, dans un article paru dans le figaro. Il n'y a pas lieu de douter de ce qu'il dit, il suffit d'avoir lu ce qui se trouve au-dessus. Ici le les jeux Olympiques sont déclencheurs à la fois du soulèvements, mais aussi de la répression en retour.
 
C'est toutefois une excellente chose que dans le monde de nombreuses personnes soient soucieuses du Tibet. Ce qui est malheureux en revanche, c'est d'oublier que le Tibet n'est pas la seule province à subir le gouvernement Chinois et que les répressions commises dans le pays du Dalaï Lama semblent bien être pratiquées dans tout le pays. Cet intérêt semble provenir plus particulièrement de l'image sereine et souriante que renvoie le Dalaï Lama, qui constitue une excellente vitrine avec son éternel sourire et ses petites lunettes, mais qui reste en même temps qu'un chef religieux, le chef politique d'une province.
 
Ce texte serait incomplet sans rappeler que selon Jean-Pierre Raffarin, "La Chine est le banquier du monde. Les Chinois financent le déficit américain. La Chine a quitté la route de la dictature". On s'amusera aussi de ses discours autour de son blog .

vendredi 25 avril 2008, a 16:30
L'entretien de Nicolas Sarkozy : le retour du candidat

L'entretien qu'à donné le président de la République ce jeudi soir sur les chaînes de télévision française était plutôt attendu : après de très mauvais résultats dans les sondages y compris pour le bilan de sa première année à la tête de l'Etat, il devait convaincre, notamment autour du pouvoir d'achat, mais aussi sur la communication de l'Elysée ainsi que sur les réformes prévues.
 
L'exercice relevait naturellement plus de la communication que du véritable bilan et a bien confirmé le nouveau style que souhaite se donner le chef de l'Etat : de l'humilité, de la sobriété, loin de l'arrogance supposée des premiers mois. A huit reprises, le président admettra avoir pu faire des erreurs. L'échec des municipales pour la droite et les mauvais sondage, qui confirmaient le mécontentement des français sur le style du président, en rapport avec sa fonction présidentielle, après son voyage en yacht ou le mariage un peu pipeule du président, juste après son divorce, y sont sans doute pour quelque chose. De fait il semblerait même que le ton de la voix ait été travaillé.
 
A une question sur les immigrés clandestins, le chef de l'Etat répond qu'il n'est pas roi et qu'il n'a pas à faire les lois seuls, ce qui est bien vu. De fait il s'agit peut-être également de ne pas trop décevoir la branche la plus à droite de son électorat de départ aux présidentielles, qui se serait déjà très largement évaporée. On ne peut que se féliciter également d'une petite mise au point : dans l'embauche des immigrés clandestins, des patrons profitent au passage d'une main d'oeuvre bon marché, sans toujours s'acquitter des impôts habituels sur leurs salariés sans papiers, allant jusqu'à prétendre ignorer la situation de leur état civil.
 
Sur les questions économiques, le président laisse tout de même le spectateur un peu perplexe. Il n'y est pour rien, le prix du pétrole, la conjoncture économique, l'Etat qu'il faudrait dégraisser, etc, etc. Le discours est à peu près le même que celui du candidat Sarkozy, mais un peu moins volontaire. Il n'est plus question d'aller chercher soi-même la croissance, la France est aussi dépendante de la situation internationale. C'est un aveu d'impuissance, la promesse en plus de préparer le terrain pour son retour, en dégraissant le mammouth pour commencer : un retour à la réalité en somme.
 
C'est d'ailleurs sur ce sujet que le président a fait la seule déclaration vraiment concrète de son discours : financer le revenu de solidarité active en y consacrant les sommes allouées à la prime pour l'emploi, ce qui revient à déshabiller Paul pour habiller Jacques, les primes pour l'emploi étant habituellement réservées aux personnes les plus démunis, lesquelles ont parfois un emploi régulier. Le président reviendra certainement sur la chose ou sur le terme, ainsi qu'il en donné l'habitude pour d'autres réformes annoncées, d'autant que cette annonce-ci est tout à fait maladroite. Enlever des avantages aux tout petits contribuables après en avoir donné aux plus gros mécontentera forcément une bonne partie de l'opinion.
 
Le président a aussi plaidé pour remettre la France au travail, une évidence qui s'impose, mais qui s'oppose à une autre évidence : pour travailler il faut de l'emploi et le plein emploi n'est pas pour aujourd'hui. Un discours sur l'éducation nationale cohérent : inutile de rajouter toujours des fonds et du personnel pour des résultats improbables.
 
 A travers cette fermeté sur différents sujets, le président retrouve un peu du ton du candidat qu'il fut il y a un an, mais il n'apporte rien de réellement nouveau. Il faudra pour convaincre joindre le geste à la parole.
 
Les Français étaient certainement prêts à supporter beaucoup en appelant Nicolas Sarkozy à la présidence, mais le sont-ils encore? Il faudra pourtant que tôt ou tard des décisions énergiques soient prises, sans quoi la situation française n'évoluera pas. Comme chacun le sait, ces décisions seront impopulaires mais s'imposeront d'elles-mêmes si personne ne prend le taureau par les cornes.
 
Yvan Rioufol, qui soutient l'esprit de réforme de Nicolas Sarkozy se posait déjà la question il y a peu sur son blog  : Nicolas Sarkozy est-il de droite? Même un Sarkozyste convaincu ne saurait nier certaines évidences, l'on évoque donc dans le dernier bloc-note, "l'embrouillamini des projets", mais aussi le nouveau traité européen pour lequel on passera au-dessus des français, ou encore la décision de faire " supprimer l'obligation d'un référendum pour ratifier l'adhésion d'un nouveau pays à l'Union européenne". Tout cela est bien symptomatique de la déception que suscite le président, y compris auprès de ses plus chauds partisans. Et pourtant Yvan Rioufol ne voit pas d'autres alternatives que Sarkozy pour faire évoluer le pays
 
C'est une direction claire qui est attendue et le respect des promesses du candidat. Ajoutons une chose : le président m'a tant fait penser au candidat, qu'un instant il m'a semblé que ses yeux étaient redevenus bleus, comme à l'époque...
 

mercredi 23 avril 2008, a 22:55
Un curé brésilien suspendu à des ballons s'abîme en mer

Il était suspendu à 1000 ballons gonflés à l'hélium avec pour objectif de battre le record du plus grand nombre d'heure de vol suspendu dans le ciel de cette manière, dans le but de financer un Sanctuaire du Routier, non loin de la ville de Paranaga. Mais le père Adelir Antonio de Carli a été entraîné vers l'océan et reste introuvable depuis.
 
Parti dimanche après-midi de la ville de Paranaga au Brésil, il devait atterrir 750 km plus loin à l'intérieur des terres, avec pour destination la ville de Dourados mais les vents contraire l'ont dérouté vers la mer, Paranage étant une ville portuaire. Il n'était pas parti imprudemment et était muni d'un casque, d'une combinaison d'aérostier, d'une chaise flottante ainsi que d'un GPS mais aussi d'un téléphone satellite. Il serait monté jusqu'à 6000 mètres.
 
Il a été porté disparu huit heures après son départ, lorsqu'il a perdu contact avec les autorités portuaires. Il avait fait état de difficultés juste avant de disparaître et avait appelé à l'aide. Des morceaux de ballons ont été retrouvés au large, non loin de l'endroit du dernier appel du prêtre, à 50 km des côtes. Les secours sont à sa recherche avec tous les moyens qui s'imposent, hélicoptères, avions et bateaux, mais les espoirs de le retrouver vivant diminuent au fil des heures.
 
Le prêtre n'en est pas à sa première expérience, c'est un parachutiste expérimenté et il avait déjà effectué un vol avec 500 ballons, atteignant 5000 mètres de haut et effectuant une distance de 110 km, mais malheureusement toute son expérience ne l'a pas prémuni des vents contraires. S'il est monté haut dans le ciel, espérons toutefois pour lui qu'il n'y soit pas encore et que les secours le retrouveront... Il transportait suffisamment d'eau et de nourriture pour cinq jours.



mardi 22 avril 2008, a 14:48
Nicolas Sarkozy baisse sa culotte devant la Chine

La France s'est sans conteste couverte à nouveau de ridicule sur la scène internationale en envoyant à la Chine un message d'excuse pour le traitement qui avait été infligé à la courageuse jeune chinoise Jin Jing, qui avait porté la flamme olympique à travers les rues de Paris, protégeant depuis son fauteuil roulant le flambeau olympique que tentaient de lui arracher des partisans du Tibet.
 
Cette jeune femme est tout simplement devenu un symbole en Chine, du mauvais traitement qui a été réservé à l'accueil de la flamme à Paris et y représente même un certain héroïsme. Les images chinoises ont-elles été truquées comme cela a été suggéré? Peut-être, mais cela ne change rien. C'est bien à une jeune femme handicapée que des manifestants ont voulu arracher la flamme, en se jetant quasiment sur elle.
 
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, qui avait dénoncé la repentance permanente de l'Etat avant son élection et qui conditionne toujours sa présence à la cérémonie d'ouverture des JO en réclamant une "reprise du dialogue entre les représentants du dalaï lama et les autorités chinoises", comme si cela nous regardait, comme si le reste du peuple chinois ne souffrait pas de son propre gouvernement, a fait remettre une lettre à la jeune femme par le président du sénat (rien que cela), Christian Poncelet, dans laquelle il exprime toutes ses excuses.
 
Que s'est-il passé depuis que la flamme traversait Paris? Des chinois ont manifesté, pas n'importe où : devant des supermarchés carrefours, tout un symbole! Une grande entreprise française, qui n'a pas été choisie au hasard, naturellement. Il va de soi qu'en Chine les manifestations  sont bien souvent téléguidées, mais il est déjà arrivé que les autorités se laissent déborder. Les manifestants brandissaient des drapeaux tricolores affublés de la croix gammée sur lesquels on pouvait lire que Jeanne d'Arc est une prostituée et Napoléon un pervers, tout en réclamant l'indépendance de... la Corse!
 
Que répond Nicolas Sarkozy dans sa lettre à Jin Jing? "J'ai un profond respect envers vous et le peuple dont vous venez" dit-il, et Poncelet de le reprendre dans une conférence de presse, en Chine... Non seulement c'est une humiliation publique et volontaire, mais elle donne aussi entièrement raison au gouvernement chinois et lui permet de souder derrière lui le peuple chinois, qui pourtant ne l'aime certainement pas plus que cela. La Chine quant à elle ne s'excuse pas du comportement des manifestants de Chine, qui peuvent donc à loisir cracher sur les symboles français, affubler le drapeau des symboles nazi, taxer Jeanne d'Arc de "prostituée", Napoléon de pervers...
 
Plus qu'une stupidité, c'est une grosse erreur du président. On ne se range pas pour n'importe quel effet de mode derrière les bobos en mal de frisson, sur un coup de tête, pour un président cela ne fait pas sérieux. Les Français ne se souviendront qu'à peine du Tibet dont la plupart du temps ils ne connaissent rien d'autre que la frimousse souriante du Dalaï Lama, d'ici quelques mois. Le gouvernement chinois en sort grandi et la France s'est complètement décrédibilisée en tendant l'autre joue après sa leçon de morale sur le Tibet.
 
D'ailleurs à voir les efforts des CRS pour protéger la jeune femme, c'est la France qui aurait dû demander plusieurs médailles à la Chine. Sur la vidéo il est visible, que les services de police seraient parfaits dans une compétition, rapides à la course, bien formés pour les plaquages au sol, organisés... Ils méritent les félicitations du gouvernements chinois pour avoir protégé la flamme, gouvernement visiblement  ingrat...
 
Il n'était pas à l'honneur des manifestants pro-tibet de se jeter ainsi sur la jeune Jin Jing, qui a eu le courage de garder le flambeau bien à côté d'elle, le serrant dans ses bras. Elle est handicapée et pratique déjà un sport à haut niveau, devant les manifestants fanatisés, elle n'a pas reculé, il faut lui reconnaître ce courage. Les tibétains peuvent et doivent dénoncer les actions au Tibet, mais cette façon de faire ne pourra que les desservir : il était évident que cette action servirait la Chine.
 
La vidéo qui suit provient de l'excellent site "Rue89" et a été reprise sous le titre "金晶被袭全过程 The French attack a handicapped person" , je laisse le soin de traduire aux lecteurs.



lundi 21 avril 2008, a 21:29
La chanson de Fernandel, "On dit qu'il en est"

Cela fait bien longtemps que j'ai envie de mettre cette vide