La presse de ce jour, 29 juin 2009, nous apprend qu'un psychiatre comparait au tribunal
suite à l'accusation de quatre de ses patientes, disant avoir été
violées à la suite de séances d'hypnose. D'autres femmes seraient
allées dans ce sens, mais ne se sont pas jointes à l'accusation.
Les "victimes", qui ont déposé plainte, disent bien avoir été
"influencées" à travers des séances d'hypnose, ou avoir "agi" à l'issue de
celle-ci. Selon le journal 20 minutes, il est apparu au cours de l'enquête
que le praticien "racontait des contes qui mettaient (certaines
patientes, ndlr) dans un état de disponibilité particulière à son égard"
Selon les plaignantes, le psychiatre leur faisait notamment le conte d'un
chasseur et d'un oiseau, conte qui finissait par "Mange-moi quand je
serai à ton goût.". Le journal France soir explique que "L'allégorie
induirait « une conduite auto-sacrificielle consentie…"
C'est d'abord une des patientes qui a déposé plainte, puis qui a été
suivie par sept autres femmes, dont trois se sont constituées partie
civile auprès de cette dame, tout comme le planning familial (ce qui
est curieux, nous en saurons plus dans les jours qui viennent,
certainement?) et une
association qui répond au nom de "collectif féministe contre le viol".
D'autres femmes expliquent ne pas avoir agi sous la contrainte, mais
avoir bien eu des "relations" avec le psychiatre, ce qui irait
confirmer des relations au-delà de la relation normale avec un patient,
ce qui est contraire aux usages.
Le psychiatre, quant à lui, s'indigne auprès du journal "Sud-ouest" (il
est de Bergerac), de ce procès, se disant très anxieux et en colère,
ajoutant " Ce procès ne devrait pas avoir lieu, il n'y a aucun élément
matériel. On a inventé l'arme du crime avec l'hypnose."
Huit experts sont mobilisés pour examiner ces accusations et la
méthode qui aurait été employée. Une telle influence à travers
l'hypnose va cependant tout à fait à l'encontre de ce qui est admis
habituellement, avec cette méthode. En effet, la personne hypnotisée
n'accepte normalement pas n'importe quoi.
Ainsi Charcot
avait-il fait venir une jeune femme dans sa salle de cour, et l'avait
placée sous hypnose, puis avait proposé à ses élèves de lui poser
quelques questions. L'un d'entre eux lui avait demandé de déboutonner
son chemisier, ce qui avait eu pour résultat de la faire partir en
claquant tout simplement la porte...
Mais il est toujours possible d'imaginer que ces femmes aient pu
être influencées, par petits pas, mais sans aller dans le sens d'une
confrontation directe avec leur volonté, cependant cela parait tout de
même un peu compliqué et étrange.
Le soupçon porte plus loin du fait qu'il se serait vanté sur l'oreiller
(avec une autre patiente...) d'utiliser l'hypnose à des fins
personnelles et que les femmes ont pu décrire certains détails précis
de son anatomie. L'intervention de plusieurs psychiatres aurait été
déterminante pour la tenue du procès.
L'affaire dure depuis 1998, c'est dire si elles tiennent à ce que tout
cela soit bien reconnu... Le procès pourrait durer une semaine
entière...
Ce psychiatre pratique l'hypnose Ericksonnienne (voir aussi ici)
, qui est une pratique plus suggestive et plus "souple" que l'hypnose
traditionnelle. Bien sûr il y a dans tout cela une véritable
interrogation, car l'hypnose fascine depuis toujours.
Une vidéo intéressante sur l'hypnose Ericksonnienne :
Il n'est pas courant d'apercevoir le bombyx de l'ailante en plein jour. Ce magnifique papillon, "le plus beau de Paris", se repose lorsque nous travaillons et s'affaire au moment où nous dormons, se cachant bien pour n'être pas dérangé. Ce qui est parfaitement regrettable tant il a belle allure!
C'est au moins ce qui ressort du discours d'un ami, lequel travaille dans le XIIIème arrondissement de Paris et a eu la chance de voir ce beau papillon, un jeudi matin, comme tous les employés de sa société.
Le papillon se reposait tout simplement sur la porte d'entrée et fut l'objet de toutes les conversations. Il a été pris en photo par plusieurs personnes, et l'on a également eu la merveilleuse idée de contacter le muséum national d'histoire naturel, qui a très aimablement répondu, par le message que je reproduis ci-dessous.
Le papillon était d'une belle taille selon cet ami. En le voyant en photo, je suis resté séduit moi aussi, c'est pourquoi je reproduis tout cela ici.
La réponse du museum :
"Le Bombyx de l'ailante /Samia cynthia/ (Saturniidae)
(...)
Vous avez rencontré, ce jeudi matin 18 juin 2009, le plus beau papillon de Paris. C'est un Saturnide découvert, en Chine, par Chéron d'Incarville. Le Bombyx de l'ailante a été introduit en France, par l'entomologiste Guérin-Méneville en 1845, pour concurrencer le Bombyx du mûrier. La soie obtenue étant de moindre qualité, l'expérience a été abandonnée. L'invention du nylon est aussi, par ailleurs, pour quelque chose dans l'abandon de la soie naturelle.
En effet, c'est vers 1750 que le premier /Ailanthus altissima/ a été expédié de Pékin en France par le Père jésuite Pierre Le Chéron d'Incarville. La plante, capable de dépasser 25 m de hauteur, s'est acclimatée en Europe et l'arbre pousse aujourd'hui très facilement à Paris. La chenille inféodée à la plante trouve à se nourrir, donc il est possible de trouver le papillon dans le XIIIe arrondissement de Paris.
/Samia cynthia/ (Drury, 1773) est un Lépidoptère Hétérocère (papillon de nuit) de la famille des Saturniidae et peut avoir une envergure de 120 mm. Le spécimen que vous avez observé est magnifique et je vous laisse apprécier sa taille, sa forme et sa couleur. La présence de poils blancs sur l'abdomen est caractéristique. Une bande rose se détache sur la teinte brun olivâtre des ailes antérieures en forme de faux.
Le papillon aurait tendance à se cacher la journée et être actif la nuit mais il est facilement repérable en milieu urbain et se trouve dérangé par les hommes qui s'étonnent de sa présence. Nous avons tout simplement oublié le papillon, et son aventure parmi nous, en privilégiant la soie artificielle moins coûteuse. Je vous souhaite de vous arrêter, sur le chemin de vos vacances (sans doute une route de la soie), pour visiter une magnanerie. Ainsi, vous comprendrez mieux le récit que je viens de faire.
PS – une petite quantité d'eau placée dans du coton, ou dans une coupelle, permettra au papillon de se réhydrater.
Je ne vais pas donner mon avis sur l'à propos d'interdire la burqa (voir cet article disant les différentes appellations entre les "voiles"). Je me suis déjà prononcé en octobre 2008,
lorsque j'annonçais l'intention d'un député de faire discuter d'une loi
dans le sens de l'interdiction. En me relisant, tout récemment, je me
suis aperçu que je n'avais rien à changer à mon petit texte. En effet,
un groupement parlementaire s'est réuni pour en discuter, et le Conseil
français du culte musulman (CFCM) s'oppose à cette idée, rappelant que la grande majorité des musulmans ne pratique pas l'usage de ce vêtement.
Aujourd'hui le sujet semble incontournable, il apparaît dans la
presse classique mais aussi dans la presse dite "citoyenne". Dans les
commentaires, quelques uns s'offusquent, d'autres applaudissent. Cela
remet en cause quelques principes en cours, nous allons peut-être
interdire une tenue vestimentaire, à l'aide d'une loi.
Jean-Marie Le Pen a beau jeu de déclarer "Cette bande des Quatre, qui a ouvert en grand les vannes de
l'immigration, qui a chanté sur tous les tons que c'était une chance
pour la France, s'inquiète maintenant de voir des voiles noirs dans nos
rues. Sans remettre en cause le moins du monde la politique qui nous a menés là. Gribouille est de sortie."
Cette
interdiction se fera au nom de la liberté de chacun, notamment des
femmes voilées, ce qui est tout de même paradoxal : sommes-nous sûrs
qu'il ne s'agit pas d'un choix délibéré? Mais sans doute n'avons-nous
pas suffisamment exploré le problème de l'immigration, nous contentant
de l'examiner sous un seul angle. Une partie de l'immigration se
radicalise. S'imagine-t-elle qu'elle se rapproche ainsi de la "pureté"
de sa culture d'origine?
Dans le même temps, nous renions totalement la culture européenne,
dans son côté religieux. Nous sommes "laïcs", répète-t-on à l'envi,
nous avons dû "lutter" contre l'Église pour l'obtenir disons-nous, en
rappelant les affrontements lors de la séparation de l'Église et de
l'État.
Ce faisant, nous remettons aussi en cause une grande partie de la culture européenne, largement inspirée dans son art, et aussi dans sa science,
par l'Église justement, jusque dans les "Lumières" et dans la
Révolution. Il n'est pas idiot de dire que le "progressisme" doit
beaucoup à l'Église, dans son expression et dans son collectivisme. On
a pu dire du Christ qu'il était le premier communiste.
L'islam est la deuxième religion de France dit-on également, mais
il est plus particulièrement composé de personnes issues de
l'immigration et qui n'ont pas forcément le même vécu culturel, même si
les pays d'origine sont très largement issus des anciens pays colonisés
par la France. Durant la colonisation, les cultures ont été respectées,
ne serait-ce que pour ne pas créer de manifestations hostiles à la
France.
Il n'est pourtant pas moins naturel de refuser des rapports sexuels
et une vie de couple, en s'enfermant dans un couvent. Mais cela
appartient à notre culture : la candidate à une vie religieuse s'y
consacre entièrement, elle ne se plaint pas d'être discriminée et ne
s'occupe que d'affaires religieuses pour sa vie publique. D'une manière
générale, cela ne nous dérange pas.
Pourquoi notre pays se choque-t-il du port du voile, et pas
seulement de la burqa? Pour une raison simple : nous n'y sommes pas
habitués. Nous sommes aujourd'hui laïcs, voire athées, mais notre
laïcisme est un laïcisme lié à notre histoire, notre athéisme
également. Nous rendons à Dieu ce qui est à Dieu, et à César ce qui lui
appartient.
Cependant nos signaux sont parfois contradictoires. Nous mettons la
lutte contre les discriminations à toutes les sauces, les entreprises
refusant le voile sont montrées du doigt, mais hormis cela, mais ne
tolérons pas les manifestations ostentatoires des religions
"importées", dans la rue, qui est un endroit public et où chacun
devrait être libre de ce qu'il fait, tant que cela ne remet pas en
cause la liberté d'autrui. Après tout, la burqa n'est qu'un port du
voile, à l'extrême...
En attendant, nous avons banni la viande
de porc de certains établissements scolaires, dans certains endroits,
le sapin de noël n'apparaît plus, car il est considéré comme une
manifestation chrétienne. En d'autres endroits d'Europe, c'est la croix
qui est détachée du mur pour ne pas offusquer une "minorité"
quelconque. Pour ne pas créer de conflits, nous préférons tout aplanir.
Sans doute y avait-il aussi dans cette démarche une certaine foi en
l'universalisme du laïcisme, tendant à croire la "conversion" proche
des autres religions, au laïcisme. Si nous avions été parfaitement
honnêtes depuis le début, tout ce battage n'aurait pas lieu d'être.
Nous mettons les religions traditionnelles au banc de la société ou en
concurrence avec les religions "nouvelles", mais nous râlons quand ces
dernières prennent trop de place. En réalité, ce ne sont pas les
musulmans qui ont un problème de comportement, c'est bien nous, en
accueillant sans dire sincèrement que nous attendons des arrivants une
certaine conformité à nos usages...
Je remets cette vidéo hilarante, déjà insérée auparavant.
Voici un entretien qui sera proposé très bientôt au journalisme citoyen. Je dois dire que je suis très heureux que Madame Sylvianne Spitzer ait accepté de répondre à ces quelques questions. L'entretien peut paraitre un peu long, néanmoins il me semble que les réponses qui y sont apportées méritent de passer un peu de temps à les lire.
La photo qui l'illustre est celle de Sylvianne Spitzer qui me l'a aimablement remise.
Tout
d'abord je tiens à remercier Madame Sylvianne Spitzer d'avoir si
aimablement répondu à cette série de questions, envoyées et renvoyées
par courriel interposé. Je précise qu'il n'est en aucune façon question
d'instrumentaliser la démarche de «SOS HOMMES BATTUS» ; cet entretien
n'ayant aucun autre but que celui de faire connaître une réalité trop
peu développée aujourd'hui dans notre pays. Selon la formule consacrée,
la violence niée fait d'autant plus mal et aucune raison ne justifie le
silence autour de la violence conjugale faite aux hommes.
Le lecteur, que cela intéresse, prendra aussi la peine de se renseigner sur l'association «SOS HOMMES BATTUS» à travers son blog et son forum,
dans lequel des femmes interviennent aussi, toujours à propos ; le but
n'étant pas d'opposer les hommes aux femmes dans une course à la
victimisation.
Je laisse la parole à Madame Spitzer, à travers l'entretien précité :
-Bonjour
Sylvianne Spitzer, vous êtes présidente et fondatrice de l'association
SOS Hommes Battus, mais également psychologue tenant cabinet,
criminologue et profiler, ainsi que présidente de l' Association
Nationale des "Profilers" et Analystes Criminels.
Pouvez-vous nous en dire plus sur vos activités professionnelles et associatives?
Eh
bien comme vous l'avez écrit, je suis psychologue en libéral. Je suis
par ailleurs criminologue et j'effectue une recherche doctorale dans le
domaine du profilage criminel.
Si je me recentre sur les victimes, j'en reçois en consultation dans le
cadre d'agressions diverses : agressions physiques, abus sexuels,
violences conjugales… J'ai créé en janvier 2008 l'association SOS
Hommes Battus afin de proposer une aide psychologique aux victimes de
la violence au féminin.
-Qu'est-ce qui vous a poussé à mettre en place l'association SOS Hommes Battus?
Tout
simplement parce que dans le cadre de mes consultations, j'ai rencontré
des couples au bord de la séparation qui s'inscrivaient dans cette
problématique particulière. Lorsque j'ai voulu orienter ces hommes vers
une aide plus adéquate, je me suis aperçue qu'il n'existait rien : ni
association, ni structure, ni tout simplement prise en compte de ces
hommes victimes de la violence de leur compagne.
J'ai donc
décidé de créer mon association afin d'apporter un soutien
psychologique à ces hommes perdus, terrorisés, torturés
psychologiquement mais parfois aussi physiquement, via une permanence
téléphonique. Il s'agit pour eux de trouver -enfin- quelqu'un qui les
écoute parler de leur situation, de quelqu'un qui peut accepter qu'ils
pleurent et surtout de trouver une personne au moins qui les croit et
ne les dénigre pas. Il s'agit alors de leur montrer qu'ils peuvent
regagner leur dignité.
-Existe-t-il une définition admise de la violence conjugale?
Oui bien sur il y a celle du code pénal (La loi n° 92-683 du 22 juillet 1992 modifiée par la loi n° 2006-399 du 4 avril 2006). La
reconnaissance de la violence conjugale concerne depuis peu non
seulement les couples mariés, mais aussi les personnes déjà séparées
(les « ex »), les concubins et les pacsés.
Néanmoins on ne parle que de violence conjugale au singulier car seule
les atteintes volontaires à la personne (coups et blessures et viols)
sont prises en compte. En effet, elles se voient et sont faciles à
prouver par un simple constat médical.
Mais
cela reste très restrictif. Rien sur les autres types de violences
conjugales : psychologique, financière, sexuelle, sociale ….
-Y a-t-il une particularité dans les violences faites aux hommes dans le couple?
Oui.
Je constate que dans les couples où c'est l'homme qui est victime il
existe une forte violence psychologique. Cela peut durer des années
avant que la compagne passe à "l'agir" de la violence physique.
L'homme déstructuré psychiquement n'est plus en état d'anticiper et de
réagir. C'est alors que les coups, les morsures, les coups de pieds
peuvent pleuvoir.
Alors que dans les couples où c'est la femme qui est victime, cela
débute souvent par la violence physique. Il s'agit d'installer le
souvenir de la souffrance physique. La violence psychologique
s'installe par la peur des représailles puis la déstructuration de la
personnalité se réalise petit à petit.
En fait, les «méthodes» sont les mêmes mais elles n'apparaissent pas dans le même ordre chronologique.
-L'on
admet généralement que les statistiques de la violence conjugale sont
en dessous de la réalité concernant les hommes, en France. Selon vous,
quelle estimation se rapproche le plus de la réalité? Existe-t-il des
statistiques plus fiables dans d'autres pays et qui pourraient
s'appliquer au nôtre?
En France difficile de savoir exactement. On
constate simplement que le nombre de plaintes de femmes victimes à
tendance à diminuer alors que les plaintes des hommes victimes sont en
légère augmentation. Si l'on se fie aux différentes études sur le
sujet, le chiffre noir des statistiques des hommes victimes est
important.
En Amérique du Nord, les études ont démontré que les meurtres au sein
du couple étaient en diminution et cela depuis le début des années 90
(début de la communication de prévention sur la violence au sein du
couple). Les Canadiens ont dès 1999 lancés de grandes études
statistiques sur le sujet. La plus importante à ce jour est celle de
2007 où les chiffres parlent d'eux mêmes. Il y est même fait référence
à 196 études et analyses réalisées entre 1997 et 2007 dans le monde
entier qui montrent que la violence exercée par les femmes envers leur
compagnon est égale, et parfois même plus élevée, que celui de la
violence commise par les hommes.
-Un
homme a généralement plus de force qu'une femme. Comment explique-t-on
qu'un homme puisse recevoir des coups d'une personne plus faible, sans
réagir, sur des délais parfois très longs?
Tout d'abord de
façon générale, les hommes –tout comme les femmes- ne se mettent pas en
couple avec la volonté d'entrer dans la violence. Chacun de nous est
capable d'être violent. On nous a appris à nous retenir, à user de
notre intelligence pas de notre force musculaire. On sait qu'on peut le
faire, mais on préfère régler nos conflits sociaux comme amoureux d'une
façon plus «intellectualisée».
Ensuite, les hommes victimes de violence physique sont d'abord
passés par la phase de destruction mentale. Rabaissés, humiliés,
continuellement traités de «bons à rien, mauvais à tout» même devant
les enfants, privés de leur capacité de décision et d'action, petit à
petit ils perdent leur réactivité. Ils ne savent plus agir par eux
mêmes. On a affaire à un vrai lavage de cerveau. L'homme est sans cesse
dans l'obéissance parce qu'il ne sait plus faire autrement mais aussi
parce que chaque «rébellion» donne lieu à des éclats voire à des
représailles.
Enfin, ces femmes violentes savent utiliser la
loi pour elles. En fait parfois elles n'attendent que ça : que leur
compagnon réagisse. Cela leur permettra de déposer plainte pour
violence conjugale s'il frappe à son tour ou abandon de famille s'il
part du logement et avec toutes les sanctions immédiates que cela
sous-entend : garde à vue, interdiction d'approcher du foyer,
interdiction de voir les enfants…. Elles le disent d'ailleurs à leur
compagnon. Donc s'il réagit, il se met immédiatement dans son tort. Les
représentants de l'ordre tout comme la Justice portant plus de poids
aux dires d'une femme qu'à celle d'un homme.
-Lors
d'un précédent article sur ce sujet, des intervenants se sont offusqués
de ce que l'homme puisse être décrit comme étant victime d'une femme,
rappelant combien les femmes sont victimes des hommes, par trop
souvent. Comment accueille-t-on votre association d'une manière
générale?
Les associations d'aide aux femmes victimes de
violence conjugale font comme si SOS Hommes Battus n'existait pas. J'ai
demandé à plusieurs d'entres elles de bien vouloir mettre un lien de
leur site vers le mien, cela m'a toujours été refusé.
Le fait que l'association soit présidée par une femme fait que nous ne
sommes pas attaqués de toute part. C'est plus «sournois». Certaines
féministes ou femmes victimes de violences n'hésitent pas à contacter
les étudiant(e)s qui travaillent sur le sujet des hommes victimes en
les insultant et en les accusant de «traîtrise».
L'association fait néanmoins son chemin par le bouche à oreille :
services de mairie, assistantes sociales, éducateurs, médecins… donnent
nos coordonnées.
-L'association
se retrouve sous la forme d'un blog, avec un forum. Dans le cadre de
l'association, vous tenez aussi une permanence. Recevez-vous de
nombreux appels?
Oui, en tout cas par rapport à ce que j'en attendais !! Au
départ je n'ai pas décompté ni pris note des appels car je ne pensais
pas avoir affaire à un tel phénomène. J'ai du commencé à prendre en
compte le nombre d'appelants à partir de mars 2008. A l'heure où
j'écris la permanence de SOS Hommes Battus a reçu plus de 450 contacts,
par téléphone mais principalement par email. Soit environ 2 contacts
par jour. Étrangement, il n'y a pas d'appel ou d'email pendant les
périodes de vacances scolaires.
-Selon vous, est-il
nécessaire que les infrastructures évoluent, par exemple avec des
centres d'accueils à l'égal des femmes et pour quelles raisons?
Il
ne faut pas qu'elles évoluent, il faut qu'elles soient créées !!
Aujourd'hui il n'existe rien pour les hommes victimes de violences
conjugales. Le 3919 est pour les femmes victimes. Les hommes y sont
reçus sèchement et on ne leur propose pas grand chose. Les centres
d'accueil pour victimes de violences conjugales ne sont pas adaptés
pour les hommes. Les rares qui acceptent d'en recevoir hésitent car
cela pose problèmes pour les femmes victimes de croiser si tôt un
homme, ce qui peut se comprendre.
-Existe-t-il des
infrastructures pour les hommes, dans certains pays européens, ainsi
que dans le monde? Quels sont les ressorts qui en ont permis la mise en
place ?
Oui, en fait les violences conjugales faites aux hommes sont prises en compte dans d'autres pays.
D'abord citons l'Allemagne qui a mis en place des structures d'accueil,
certaines pour les hommes victimes mais d'autres aussi pour les femmes
agresseuses.
La
Suisse, bien qu'encore peu concernée par cette problématique, vient
néanmoins d'ajouter à son foyer d'accueil pour les femmes victimes de
violences conjugales, une "aile" pour accueillir les hommes victimes.
Et c'est tout en Europe. La
problématique des hommes victimes de violences conjugales est très
prise en compte dans certains pays d'Afrique (Kenya, Ouganda, Tanzanie,
Malawi, Zimbabwe, Botswana, Namibie, Afrique du Sud, Mozambique, Rwanda
et Burundi). Contre toute attente, dans ces pays, les violences faites
aux femmes ne sont pas considérées voire sont niées, alors que celles
faites aux hommes sont étudiées et donnent lieu à des actions de
prévention ou d'accueil.
En Afrique du Nord, les violences conjugales dont les hommes sont
victimes sont extrêmement dénoncées. S'il n'existe pas d'institution
pour les suivre, il existe des actions de prévention et de
communication sur le sujet (Algérie, Maroc, Iran...).
Aux Etats-Unis, chaque état a mis en place des structures d'écoute et
d'accueil pour les hommes victimes. Les dernières études menées par le
"Department of Justice" chiffrent 1,3 millions de femmes et 835 000
hommes victimes de violence conjugale physique.
Enfin, bien sûr, au Canada et au Québec sont réalisées de très
nombreuses études sur les violences conjugales. Il existe une
communication gouvernementale, des associations, des institutions pour
aider les hommes victimes de violences conjugales. D'autant plus que
leurs études tendent à démontrer que la violence conjugale envers les
hommes est plus fréquente que celles envers les femmes !
-Cette violence conjugale envers les hommes est-elle un fait nouveau?
Non.
Si vous regardez bien les images d'Epinal vous constaterez que ce n'est
pas nouveau. Qui n'a jamais vu la représentation d'une femme armée d'un
rouleau à pâtisserie cachée derrière la porte en attendant son mari ?
Qui n'a jamais entendu dire que l'homme ne fait pas la loi chez lui ?
Mais cela était censé faire rire car on était dans la caricature
sociale avec des rôles soit disant inversés : un homme faible et une
forte femme, mais en fait cela ne faisait que mettre au grand jour les
différences entre ce qu'on montrait à l'extérieur et ce qui se passait
lorsqu'on arrivait chez soi.
-Les victimes de violence
conjugales sont-elles des personnes plus vulnérables que d'autres, à
travers leur passé affectif par exemple? Ont-elles tendance à se
sous-estimer par rapport à leur compagnon avant même que violence ne
leur soit faite?
Ce n'est en rien un problème d'estime de
Soi. Mais vous avez raison de le souligner, il existe un problème
affectif. On est face à des hommes qui aiment les femmes, leur mère,
leur compagne. Ils les mettent au dessus de tout. J'ai maintes fois été
surprise de constater que les hommes victimes regardaient leur compagne
comme « une madone sur un piédestal ». L'homme victime admire sa femme,
est prêt à tout pour elle, il est à genoux devant elle. Il finit par
céder à ses tous ses caprices, à toutes les exigences. C'est d'ailleurs
souvent lorsque l'homme n'est plus en moyen de répondre à une exigence
(problèmes financiers par exemple) que la femme devient ouvertement
agressive voire passe à l'acte.
-Au-delà de la personnalité de chacun, existe-t-il des éléments déclencheurs à la violence dans le couple?
Oui, mais dire cela c'est ne pas prendre en compte le passé de l'agresseuse. Les
études canadiennes le démontrent et les témoignages que je reçois le
confirment : ces femmes semblent souvent atteintes de troubles de la
personnalité avec des incapacités à supporter la frustration, avec des
crises de colère aiguës, issues d'une famille dans laquelle la violence
par les hommes (père ou frère) est déjà présente. Elles ont été des
adolescentes mal dans leur peau, agressives ou violentes.
Contre toute attente, ces femmes se « calment » avec l'accès au travail
ou à l'autonomie. Dès la mise en couple, certains traits
réapparaissent, mais comme cela reste du domaine de ce que le conjoint
qualifie "d'acceptable", cela passe.
Si toutes les situations ne se ressemblent pas, je note néanmoins une
forte mise en place de la violence psychologique tout de suite après la
naissance du premier enfant. Le
passage à la violence physique s'effectue souvent lorsque le compagnon
se rebelle, envisage de partir ou de divorcer. C'est alors clastique.
-Il se dit parfois que la violence conjugale envers les
femmes découle d'une société patriarcale. Avez-vous conscience de ce
que votre initiative peut remettre en cause certaines idées sur notre
société?
La seule chose que je remets en cause c'est la
vision féministe actuelle qui veut que la femme ne soit qu'une victime
soumise dès sa naissance. A croire que les femmes ne sont pas capables
d'être dominantes, qu'elles ne sont pas dans "l'agir", qu'elles ne
peuvent avoir de la violence en elles. Les faits divers nous démontrent
tous les jours qu'il n'en n'est rien. De lointains souvenirs nous
ramènent aux comportements des gardiennes de camps pendant la guerre et
plus près de nous les photos prises à Guantanamo, nous montrent que les
femmes agressent, torturent autant que les hommes.
En poussant le raisonnement au bout, on peut se dire que reconnaître
qu'un homme puisse être victime d'une femme, c'est reconnaître
l'égalité des femmes dans leur liberté d'action et de pensée.
-Qu'attendez-vous du rapport de la mission du député Guy Geoffroy, sur
la violence psychologique dans les rapports conjugaux, qui sera rendu
durant le mois de juin ?
Pas
grand-chose, j'en ai peur. SOS Hommes Battus a bien sûr écrit à
Monsieur Geoffroy. La réaction de son staff a été de me demander des
données sur les violences faites aux hommes. Comme s'ils n'avaient pas
accès aux statistiques police et gendarmerie !! En tout cas SOS Hommes
Battus n'a pas plus été convié à participer aux réflexions de la mission qu'aux Assises sur les violences intra-familiales ! On
ne peut qu'espérer que la cause des hommes victimes de violences
conjugales sera considérée.
-Enfin, quel conseil donnez-vous aux victimes de violences conjugales?
Partir !!! C'est
facile d'écrire cela car la victime de violences conjugales est dans le
déni de sa situation. Hommes comme femmes victimes se sentent coupables
de ce qui leur arrivent. La prise de conscience est parfois longue. De
plus, ces victimes n'ont plus l'habitude de réfléchir et d'agir par
eux-mêmes. Or avant même de fuir la situation critique il leur faut
avant tout retrouver les capacités d'action propre.
C'est alors seulement que le processus de mise à distance peut se
mettre en place. Soit la personne qui agresse est accessible aux soins
et on peut espérer que cela s'arrange. Soit elle ne l'est pas (par sa
volonté tout simplement en général) et il faut accepter de quitter une
personne destructrice. Pour se reconstruire et pour retrouver sa
dignité.
-Je tiens à rappeler que vous avez également écrit un guide sur les hommes battus. Comment peut-on se le procurer?
Oui,
c'est un petit guide d'une vingtaine de pages que j'ai rédigé, que l'on
peut glisser dans sa poche, qui explique ce que sont les différents
types de violences conjugales, comment savoir si on est en situation
d'abus et qui donne aussi quelques «trucs» pour s'en sortir.
Il est disponible uniquement via le site de SOS Hommes Battus ou sur mon site professionnel.
Les présidents Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac seront tous deux présents aux obsèques d'Omar Bongo,
ce mardi 16 juin. En effet, comme chacun le sait, le président du Gabon
entretenait des rapports très étroits avec les différents présidents
français, il aurait même, selon Valéry Giscard d'Estaing, financé la
campagne électorale de Jacques Chirac et certainement bien d'autres
campagnes électorales françaises.
Omar Bongo était le doyen de ce qui a pu être appelé la
françafrique, ce vaste réseau franco-africain d'arrangement entre
politiciens des deux bords, et il était dernièrement visé par la
justice dans des affaires financières, qui ne sauraient masquer
totalement le fait que des politiciens français ont largement profité
de l'argent qui transitait entre le Gabon et la France.
Ce qui est sans doute le plus désolant dans la présence des chefs
d' État français, c'est qu'après le décès de Senghor, Ils brillaient
par leur absence, alors qu'il fut l'inspirateur de la francophonie et
qu'il avait imaginé la baptiser du nom de "francité", alors qu'il était
un grand poète de langue française et qu'il était également membre de
l'académie française.
Mais nos politiciens ont les priorités qu'ils peuvent. Chacun sait que
la poésie ne nourrit pas son homme, de nos jours... Et comme Omar
Bongo, que la presse a tort de mépriser, car il représente bien une
partie de l'Histoire de France avec ce qu'elle a de bon et de mauvais,
aura un successeur, il ne sera pas mauvais qu'il garde de bonnes relations avec la France, des relations saines, autant que possible.
Tout et n'importe quoi a été dit sur les causes du crash du vol AF447, des raisons parfois plus saugrenues les unes que les autres... C'est d'abord la foudre qui a été évoqué, avant que les professionnels ne dénoncent cette assertion comme non fondée. A la suite de cela on a aussi pu évoquer les extra-terrestres comme étant une des causes possible de cette disparition si subite et si mystérieuse.
Il faut dire que selon les messages envoyés par l'appareil lui-même, il n'aura fallut qu'une quinzaine de minutes pour que l'avion tombe suite à des pannes en série. Ce sont à présent les capteurs de vitesse qui sont évoqués, peut-être à raison, car ils auraient pu induire les pilotes en erreur au cours des perturbations que l'appareil rencontrait.
La presse a beaucoup évoqué cet accident, d'une façon presque macabre... elle continue aujourd'hui encore, d'autant plus depuis que des corps de passagers ont été retrouvés, à grand renfort d'experts en tout genre sur les problèmes techniques que les avions peuvent rencontrer. Il serait à présent question de faire l'analyse ADN des corps, en comparaison avec celui des proches, et si les boites noires de l'avion sont retrouvées, au fond de l'océan, nous en saurons aussi un peu plus sur les raisons de cet accident. Pour celui qui souhaite mourir en paix, qu'il le fasse chez lui!
Mais ce n'est pas la technique à laquelle je souhaite m'intéresser. Je n'ai pas d'explication en ce qui me concerne, je ne saurais dire si l'appareil s'est finalement disloqué, ni si les sondes étaient toutes défectueuses, la seule certitude que j'en ai étant que les extraterrestres n'y sont pour rien. Sans doute ont-ils en effet d'autres chats à fouetter, si chat extraterrestre il y a. Sans doute sont-ils en cours d'élaborer un plan machiavélique pour envahir la terre entière, en commençant comme il se doit par les Etats-Unis...
C'est la petite histoire d'une connaissance que je souhaite vous conter. Un couple avait fait les gros titres peu de temps après la disparition de l'avion. Il devait le prendre et avait fait des pieds et des mains pour monter à bord, selon ce qui nous était annoncé, avant d'être contraint à changer de vol, échappant ainsi à ce terrible quart d'heure, qui l'aurait conduit à sa perte. Le public avait été réceptif à cette nouvelle. Cela rejoint un côté un peu superstitieux que nous avons tous : ce couple a eu de la chance.
Mais il n'est pas le seul. Une femme de mon entourage aurait elle-aussi dû le embarquer ce jour-là, pour des raisons professionnelles, mais un petit évènement l'en a empéché : son chat était malade. Juste avant qu'elle ne parte, elle a dû aller le faire piquer, avec beaucoup de tristesse. Cela a aussi eu pour effet de retarder son départ de quelques jours et a par conséquent, de décaler le jour de son retour. Il n'est pas ridicule d'être attaché à son chat, surtout lorsqu'il fut un compagnon de solitude pendant de longues années.
Donc, finalement la mort de son chat, aussi triste soit-elle, lui a sauvé la vie. Dans le vol AF447, celui qu'elle devait prendre, la femme de son patron a perdu la vie. Elle n'a, pour son compte, connu qu'une petite turbulence, deux jours plus tard, avec toute la frayeur que l'on peut imaginer... Mais son heure à elle, n'était pas encore venue..
Décidément la politique ressemble de plus en plus à une sinistre
farce et le spectacle de la campagne européenne qui vient de se
dérouler, ainsi que son résultat, ne nous inspirera pas le contraire.
Sans doute y eut-il quelques élans chez les uns et les autres qui m'ont
alors fatalement échappé, du moins rien n'a su toucher le public sur
son propre sort, ni même l'intéresser de près ou de loin aux rouages de
ce grand machin qu'est l'Union européenne.
Le débat ne volait pas bien haut non plus. Il y eut peu (ou pas?)
de traits d'esprit, cette spécialité pourtant toute française, là où un
petit mot fait parfois la différence. Mais notre époque est plus
idéologique et plus technique que ce fut le cas par le passé. On ne
fait plus d'esprit, on n'improvise pas, en témoignent les fameux
prompteurs de nos politiciens. L'esprit n'est plus nécessaire, il
suffit de savoir lire.
Même la plus petite répartie est sanctionnée. Il ne faut pas sortir des
sentiers battus, sans quoi l'on est aussitôt sanctionné par le reste de
la famille politique. Le linge sale, chacun le sait, se lave en
famille... Mais le plus marquant de cette élection est certainement
l'inversion des valeurs qui peut y être constaté.
Tout d'abord, le débat
François Bayrou et Cohn Bendith a retenu le plus particulièrement
l'attention du public et de fait, il a été particulièrement médiatisé.
Taxé de minable par son adversaire et subissant régulièrment des
attaques à caractère personnel, le président du modem a cru pouvoir
répondre sur certains écrits parfaitement nauséabonds, concernant les
enfants, dont se rendit coupable, par le passé, le candidat écologiste.
Il faudrait pouvoir s'amuser de l'aventure de François Bayrou, qui
avait su se mettre tout le monde politique à dos, sauf les électeurs,
selon lesquels il savait faire la synthèse entre les différents
courants. Attaqué personnellement, il avait une bonne réplique,
cinglante, également à caractère personnel. Il n'avait sans doute pas
prévu qu'une icône de mai 68 restait inattaquable et que la morale ne
serait pas de son côté, d'autant que ses adversaires n'attendaient que
cela.
On a même pu dire par la suite, que les préférences sexuelles ne
devaient pas être évoquées, comme si l'attirance envers des enfants
était une simple "préférence sexuelle", on a même pu dire que tout cela
était ancien et contextuel, comme si certains sujets étaient affaire de
contexte. Ici ce n'est plus une question de contexte mais une question
de personne. François Bayrou n'est que l'héritier de Giscard, son
adversaire est l'héritier de mai 68. On n'est pas sûr que mai 68 amène
forcément à cela, sans quoi il faut s'en défaire de suite...
On s'amuse, ou pas, du parti-pris des journalistes qui a permit de
sonner l'hallali... Heureusement que le pape n'a pas, dans le passé,
déclaré le quart du tiers de la moitié de ce qu'à pu dire Cohn Bendit!
La presse en parlerait à profusion, en rappelant ce qu'il a dit du
préservatif, exagérant les choses...
C'est aussi dans le cadre de la campagne
européenne que Dieudonné a pu être pointé du doigt, pour antisémitisme.
Son parti "antisioniste" y est aussi pour quelque chose, un parti dont
on se demande quel intérêt a son sujet dans une campagne purement
européenne... Toutefois la vidéo, dans laquelle il déclare, à propos de
Pascal Bernheim, "le puissant lobby des youpins sionistes qu'il
représente est voleur, raciste et menteur. J'ajoute que je l'emmerde
profondément, lui et toute sa clique d'enculés", a été parfaitement
décriée, par une presse qui a fait l'impasse sur les propos dont
Dieudonné a été victime.
La peau d'un nègre vaut-elle celle d'un youpin? il me semble qu'on ne
saurait en vouloir à Dieudonné de sa rancoeur, après le rejet de sa
plainte en Suisse. Pascal Bernheim avait plaisanté
de façon douteuse, disant qu'il était nègre, après une réplique selon
laquelle le candidat n'était pas très futé, ce qui assimilait les noirs
à des personnes mal pourvues intellectuellement. Si Dieudonné avait été
écologiste ou socialiste, tout un chacun aurait poussé de grands cris
et en tout premier les associations anti-racistes française (des associations suisses se seraient prononcées pourtant...), mais dans ce cas, il
n'en a rien été... Ici encore, ce n'est pas le principe qui est décrié,
c'est bien la personne.
Il eut été juste que Pascal Bernheim soit condamné, selon les règles en
court, même pour un euro symbolique. Ou alors les règles et les lois ne
veulent plus rien dire, si Dieudonné est poursuivi, ce qui est bien le
projet en cours... Il n'a fait que rendre la monnaie de sa pièce à
Pascal Bernheim, en précisant qu'il s'agissait d'humour... en réalité
un prêté pour un rendu. Il s'agit presque de légitime-défense, d'une certaine façon, sans vouloir défendre une personne, mais un simple principe.
En attendant, avec 60% d'abstention dans toute l'Union européenne, les
partis n'ont pas de quoi plastronner... Un 28% avec une participation à
40% ne fait que peu de chose, 20% et moins sont dérisoires, ce qui
n'empêche pas les uns et les autres de se réjouir! L'attitude la plus
juste serait pourtant de faire profil bas...
Elle est plus ou moins incontournable en ce moment, dans les
journaux, sur les télés, ou sur les plateformes de partage. La vidéo de
sa prestation devant le jury du concours britannique de chant, Britains
got talent, qui a inspiré chez nous la célèbre Nouvelle star, a fait le
tour du monde.
Le public l'a découverte alors, dans une robe fanée de vieille
fille, les cheveux frisés et en casque, l'allure un peu pesante, et le
moins qui puisse être dit, c'est qu'elle n'est pas très gracieuse et
n'a rien d'attirant. Mais lorsqu'elle a chanté elle n'en a pas moins
largement séduit tout le public, un public qui était loin de lui être
acquis, préférant, comme la plupart des publics, la jolie fille au
laideron. Pourtant, à l'occasion de son chant, elle a été ovationnée.
Susan Boyle n'avait vraiment l'air de rien lorsqu'elle s'est
présentée et semblait avoir de grandes prétentions, d'autant qu'elle
n'inspire pas la grâce... Et c'est bien cela qui suscitait le mépris
des spectateurs, dans un premier temps. Habillée comme un sac, un
visage ingrat, une allure à laquelle le public n'est pas habitué, lui
qui voit tant de chanteuses au string apparent, à la taille svelte
et se dandinant dans tous les sens, en ondulant du ventre...
Pas d'histoire croustillante non plus sur la "nouvelle star"
britannique, aucun risque de sex-tape : elle n'a jamais embrassé de
"garçon" et n'attirerait pas le monde, elle vit seule avec son chat, ce
qui se comprend largement, les êtres humains n'ayant pas toujours été
tendre avec elle. A l'école, déjà, on l'appelait Susie-la-simplette...
De fait, elle souffre d'un handicap lié à sa naissance, alors qu'elle
endurait un manque d'oxygène, ce qui aurait pu se traduire par un
décès. On s'est toujours gaiement moqué de Susan boyle, jusqu'aux
petits voyous de son quartier, qui continuaient à le faire tout
récemment, juste avant que les télés ne s'y arrêtent et que le monde
entier ne parle d'elle. Jusqu'ici elle chantait plus particulièrement
dans les karaokés parmi les autres clients des pubs et dans les
chorales d'église, étant bénévole catholique. Pas un parcours de star
tout cela...
A présent elle se produit devant des salles entières, sous les
projecteurs, et est connue dans le monde entier. Elle,
Susie-la-simplette, celle que personne n'a jamais embrassé, celle qui
ne vivait qu'avec son chat, dans un logement social, celle dont les
voyous se moquaient, elle a même le soutien de vrais "stars", comme
Demi Moore et très bientôt, elle se produira devant la reine
d'Angleterre elle-même, après avoir réussi la finale du concours.
La raison de son succès s'explique aussi par son manque de
séduction visuelle. Au moins celle-là ne ressemble pas à ces petites
poupées superficielles qui se produisent partout avec leurs faux airs
de mijaurée. Le public veut des minces? elle ne l'est pas. Des jolis
minois? Ce n'est pas son cas, et pourtant, elle chante...
Mais déjà, à peine connue, alors qu'elle confiait à la télévision
américaine, disant "Je ne vais certainement plus rester célibataire
longtemps", avec sans doute un peu d'espoir, elle est devenue une
excellente image publicitaire.
Un petit évènement joue en sa défaveur, elle aurait montré un caractère
de mauvaise joueuse, et une certaine vulgarité, lorsqu'un des membres
du jury a dit du chant de son rival "C'est la meilleure prestation que
nous avons vu jusque-là pendant ces demi-finales."
Elle aurait alors juré
et brandit deux fois son doigt bien haut, à la grande surprise des cent
personnes qui venaient suivre le concours à ses côtés. Le porte-parole
dément le geste, mais pas les témoins... Elle avait déjà perdu son calme
auparavant, ce qui arriverait aussi dans son village natal. Un peu
d'amertume? On ne l'avait jamais habituée à lui faire des compliments
jusqu'ici, cela peut vite monter à la tête...
Est-il bien normal de devenir à ce point célèbre dans le monde
entier, après deux prestations télévisées? Ne devient-on pas un peu
fou, d'autant lorsqu'on ne vit habituellement qu'avec un chat pour seul
compagnon? Le risque pour Susan Boyle à présent n'est-il pas de se
perdre dans un entourage superficiel, dans lequel elle aura du mal à
évoluer? D'autant que la presse, qui l'a mise en avant, n'hésitera pas à
la descendre, le moment venu... chacun de ses pas de travers sera
relaté, n'en doutons pas...
Quelques articles bien faits sur Susan boyle :
Une vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=U-439fhYPco
Voici un article que je voulais récupérer depuis longtemps, je l'avais écrit pour un autre site, mais ce blog n'exsistait pas encore. Je ne le relis pas, il y a sûrement des fautes. Ce n'est pas tant pour l'article lui-même que je le reproduis, ce thème m'a toujours beaucoup intéressé, il se retrouve dans toutes les cultures et dans tous les pays, ce qui est assez curieux. Si je le reproduis, c'est qu'une intervenante avait laissé un témoignage.
Je ne crois pas qu'elle m'en voudrait de le reproduire ici, ce que je fais donc.
Cet article a paru le 25 aout 2007, l'intervenante en bas avait pour pseudo "Cat Lef".
Selon certains spécialistes, une personne sur dix vivrait ou aurait vécu une expérience de "décorporation", c'est à dire une expérience de "sortie du corps" appelée plus communément "voyage astral". Deux équipes de chercheurs déclarent avoir réussi à recréer en laboratoire cette sensation de sortir de son corps, et décrivent les expériences menées simultanément en Grande-Bretagne et en Suisse dans la très sérieuse revue "science" de ce 24 août.
Le phénomène du voyage astral est bien connu, et a été étudié par les théologiens, les philosophes et les psychologues. Les traditions évoquent depuis longtemps ces décorporations, chez les chamanes mais aussi dans les traditions anciennes en Egypte, dans le bouddhisme ou encore selon Robert Monroe dans la Bible. Les témoignages actuels font état d'une entité intérieure qui s'élèverait au dessus du corps et permettrait même de voyager en un instant d'un bout à l'autre du monde.
Les voyages astraux ne dureraient que de quelques secondes à quelques heures, toute la difficulté résidant dans le fait de rester en état de voyage astral sans être rappelé vers son corps, auquel le corps astral resterait lié par une sorte de "corde d'argent". Ces témoignages concordent avec les descriptions de NDE, dans lesquels des personnes reconnus cliniquement mortes déclarent s'être élevée au dessus d'eux-même et avoir vu par la suite une lumière au bout d'un long tunnel, avant d'être "rappelée", et de réintégrer leur corps charnel.
Dans leurs expériences, les deux équipes de chercheurs ont munis des sujets d'un casque dans lequel grâce à deux caméras les filmant de dos, ils avaient une vision tridimensionnelle de leurs propres personnes. Dans l'une des expériences, le sujet, se voyait lui-même, ou voyait un mannequin, qui subissait les mêmes traitements que lui, c'est à dire un objet passé dans le dos de chacun. Par la suite, le cerveau, égaré, appréhendait les sensations que le corps ressentirait sur l'image qu'il reçoit dans le casque, mais qui cette fois concernent le mannequin.
Plus tard lorsque le même sujet, les yeux bandés et alors qu'on l'a fait reculer tente de regagner sa place, il s'achemine vers la position où se trouvait le mannequin, tandis qu'un autre sujet n'ayant pas vécu l'expérience se rendra plus nettement vers sa propre place. Les chercheurs en déduisent donc que le cerveau se localise alors dans le corps virtuel, autrement dit celui du mannequin.
Lors d'une conférence de presse, le professeur Olaf Blanke aurait déclaré que des astronautes auraient vécu des sorties de corps, mais qu'ils n'en font que rarement état. Selon lui, lorsque le cerveau reçoit des informations erronées du corps, ou encore lorsqu'un patient est atteint d'une maladie, il peut réagir en créant cette impression de décorporation, ce qui est déjà le cas dans certaines maladies, pour lesquelles ces expériences pourront apporter de nouvelles bases de recherches, tout comme pour la NASA qui pourrait s'en servir pour la conduite des robots sur la lune, mais il avoue toutefois que les expériences n'ont pas permis une décorporation complète; à l'image des témoignages habituels de voyage astral.
"Le Monde", dans son papier, conclue en disant que la parapsychologie considérera l'explication comme étant réductrice ,et de fait, on ne peut que rester sur sa faim! Les voyages astraux semblent bien différents dans leurs témoignages que ce début d'explication scientifique, dans lequel des sujet ont été mis en position suggestive de se désincarner, par des effets virtuels. Le cerveau a toujours réagi à certaines impulsions inhabituelles, en témoigne l'hypnose, dans laquelle une personne peut, toujours par suggestion, croire qu'elle boit un verre d'eau salée, selon le verre, ou encore s'imaginer que sa chaussure est un sandwich, cette expérience n'a donc en soi rien d'étonnant... Si le voyage astral a quelque chose de farfelu, il n'en reste pas moins qu'il est aussi affaire de foi. Est-ce une illusion? L'imagination? La réponse est encore inaccessible...
Je serais heureux, chers lecteurs, si ceux qui parmi vous auraient vécu une telle expérience pouvaient en faire état sous mon article, puisque 10% d'entre vous pourraient, selon l'étude évoquée plus haut, raconter un voyage astral.
Pour mieux comprendre les expériences menées, il sera nécessaire de se rendre sur les liens suivants:
ceci est un simple témoignage personnel pour l'article de Blaise. En aucun cas, il ne doit être utilisé ou récupéré pour servir à assener quelques vérités que ce soit.
J'accepte bien sûr, tous les commentaires ou témoignages des personnes qui veulent bien s'exprimer sur ce sujet, donner leur propre opinion (scientifique ou religieuse ou autre)sur ce phénomène, ou poser leur questionnement sur quelque chose que j'ai exprimé, et je leur répondrai dans la mesure du possible, sinon d'autres commentateurs plus pointus en certains domaines,se chargeront de répondre.
Je vous remercie !
je tiens aussi à dire que lorsque cette sortie de corps m'est arrivée, il n'y avait en moi aucune théorie préconçue, aucune pensée mentale scientifique ou religieuse élaborée, sur ce sujet précis. Pas plus qu'il n'y en a aujourd'hui d'ailleurs.
Je précise également que j'ai déjà été opérée avant, et après, sous anesthésie, et que ce phénomène précis ne s'est produit qu'une seule fois.
Je précise que quelques autres phénomènes inexplicables me sont également arrivés sans être sous quelque anesthésiant ou produit que ce soit.
Je dirais plutôt que ces quelques phénomènes sont arrivés et arrivent à certains moments très précis de ma vie, et sans que je m'y attende le moins du monde.
Toutes les tentatives d'explications sur ce qui m'est arrivé et venant des autres ne m'intéressent absolument pas, que ce soit aujourd'hui, comme hier et demain...
mais je suis ouverte aux recherches et explications diverses données sur ce phénomène en général.
Seuls les témoignages des personnes ayant vécu le même phénomène et désirant le partager à l'occasion, sont intéressants, car comme moi les personnes avec qui je les ai partagés disent :
La seule et unique chose que je puisse en dire aujourd'hui, comme hier, et comme demain..., c'est :
CECI M'EST ARRIVÉ, ET VOICI COMMENT :
Je suis à l'hôpital, sur la table d'opération, après une anesthésie pour césarienne. Mon corps est sur la table d'opération, "mon esprit" (je l'appelle "mon esprit") est au-dessus, comme flottant dans toute la salle mais comme veillant constamment au-dessus de mon corps.
J'entends tout : "elle ne se réveille pas...", "elle a perdu beaucoup de sang...", "il faut la réveiller...", "c'est un garçon, le papa a dit qu'il s'appelle Sylvain..."
je vois tout : "mon corps sur la table autour duquel s'affairent et s'agitent 2 médecins", "2 infirmières qui se tiennent dans l'embrasure de la porte avec le bébé dans les bras de l'une d'entre elles", "la pendule de la salle d'opération qui indique l'heure de naissance de notre fils, il est 4h15 du matin"
je sens tout : "tout va bien" "tout est extraordinairement serein", "tout baigne" (ai-je envie de dire maintenant (rires), mon esprit pense alors "c'est merveilleux, notre bébé est né et il va bien, Philippe (c'est mon mari) s'en occupera bien, je le sais...",
"mon esprit" commence alors doucement à s'éloigner de mon corps sans que je ne le quitte vraiment "des yeux", pourrais-je dire, et il s'engage dans un tunnel dans lequel il est irrésistiblement attiré, toute pensée et toute émotion à cet instant disparaissent, et je ne suis plus "qu'une âme très paisible flottante et dirigée" dans ce tunnel où un halo de clarté brille au bout
et puis, brusquement, "mon esprit" est ramené brutalement et douloureusement en arrière, comme arraché, vers mon corps
je sens qu'on me gifle, je sens la panique autour de moi, et un trou noir où je plonge...
lorsque je me réveille, 2heures après, je suis dans une chambre d'hôpital, je suis complètement lucide et dans l'instant présent, je demande mon bébé, une infirmière me l'amène immédiatement pour que je l'allaite.
Je ne repense absolument pas à tout cela, et plus jamais... comme si cela faisait partie intégrante la plus intime de mon âme.
j'en ai parlé, j'en parle, comme quelque chose de très naturel quand je sens que c'est le moment d'en parler. Sans plus...
pour moi, c'est juste une évidence...
Je n'ai absolument pas changé, je suis toujours la même...
Il y a simplement 2 choses dont je suis certaine en ce qui me concerne depuis que ce phénomène m'est arrivé :
je n'ai pas peur de la mort et je sais que je suis très réceptive aux souffrances des autres
Un entretien en arabe, avec Ibrahim Al-Buleihi, traduit et
reproduit par "l'Institut de recherche des médias du Moyen-Orient
(MEMRI)", paru le 29 avril 2009, a été particulièrement repris sur
divers blogs, et pour cause : les propos d'Ibrahim Al-Buleihi sont
plutôt singuliers pour un intellectuel saoudien. Le titre du papier est
"Un intellectuel saoudien : la civilisation occidentale a libéré l'être humain".
L'entretien avait été publié sur un site progressiste arabe. Alors
que l'occident est si souvent décrié au Moyen-Orient, Al-Buleihi tient
un discours qui détonne tout particulièrement du discours habituel,
jusqu'à affirmer "Sans tout ce que l'Occident a accompli, nos vies
seraient
stériles."
"Vous vous apercevrez, dit-il, que tout ce qui est beau dans nos vies nous vient
de la civilisation occidentale. Même le stylo que vous tenez dans votre
main, l'enregistreur en face de vous, la lampe de cette pièce et le
journal pour lequel vous travaillez, et d'innombrables agréments
supplémentaires, qui sont comme des miracles pour les civilisations
anciennes… Sans tout ce que l'occident a accompli, nos vies seraient
stériles."
Lorsque la personne l'interrogeant lui oppose qu'il nie aux
civilisations qui l'ont précédées leurs différents apports, telle la
civilisation islamique (ce qui est curieux comme question, la
civilisation islamique ne lui étant pas antérieure...), Al-Buleihi
répond tout simplement : "Et pour cause: elle ne lui doit rien".
Au passage, il démonte l'idée selon laquelle des penseurs arabes
auraient été des précurseurs de la pensée moderne : "En d'autres
termes, la civilisation grecque a émergé plusieurs siècles
avant la civilisation islamique et a été la source des philosophes
musulmans. Ces individus dont nous sommes parfois fiers, tels Ibn
Rushd, Ibn Al-Haytham, Al-Razi, Al-Qindi, Al-Khawarizmi et Al-Farabi,
étaient tous les élèves de la pensée grecque. Quant à notre
civilisation, c'est une civilisation religieuse, préoccupée de loi
religieuse, complètement absorbée par les détails de ce que les
musulmans doivent faire et ne pas faire dans leur rapport à Allah et
aux autres."
Tout est à lire dans cet entretien très enrichissant, dont je ne
saurais donner qu'un trop bref aperçu. Selon cet intellectuel,
l'occident doit sa suprématie aux grecs, dont elle descend, et à aucune
autre civilisation. Il met aussi en avant la laïcité de l'Etat, et la
nécessité de mettre en avant l'individu et plus le groupe comme c'est
le cas dans certaines sociétés "traditionnelles". Il ne bannit pas
l'islam pour autant, évoquant "la période des califes bien guidés".
Ce personnage était assez intriguant pour faire des recherches sur sa
personnalité, mais les informations sont fort rares. C'est curieusement
sur un site se disant juif que j'ai trouvé d'autres informations, avec
un lien menant à une vidéo, condensant les interventions de diverses
personnalités dites arabes et libérales, pour mettre en avant le fait
que la société musulmane peut être réformable.
On y trouve Wafa Sultan par exemple, mais aussi d'autres intellectuels,
qui tous dénoncent les travers de la société telle qu'elle est dans la
région. On leur oppose toujours les travers de l'occident, ce à quoi
ils répondent toujours très justement, en démontant les arguments les
uns après les autres.
Il faut absolument lire ce texte sur Memri et regarder la vidéo, qui se
télécharge à cette adresse :
http://switch5.castup.net/frames/20041020_MemriTV_Popup/video_480x360.asp?ai=214&ar=9998wmv&ak=null
. Attention, elle est un peu longue... à voir en plusieurs fois, sous-titrée en français.
Dans le petit magasin que je fréquente, au sein de ma commune, il est
une caissière pas tout à fait comme les autres et que j'affectionne
particulièrement.
Ce n'est pas une jolie caissière, quoi qu'elle n'a pas dû être vilaine
fille il y a de cela quelques années. A bien regarder son visage, elle
a certainement dépassé les cinquante années. Sans être vilain, son
visage est passablement ridé, elle n'est pas la plus rapide des
caissières, il faut souvent lui répéter. Cette brave femme n'a pas le
sein lourd et le décolleté arrogant, mais comme les autres caissières,
elle n'a qu'une sorte d'uniforme, et pas du meilleur goût....
Certains clients semblent la bouder. Il faut bien le dire, elle est
parfois lente, je l'avais d'abord remarqué, mais sans y porter
franchement attention. Dans la queue, je ne regarde pas les caissières,
mais le caddie de ceux qui me précèdent, pour m'assurer qu'ils ne sont
pas trop pleins, et bien mal m'en prend quelques fois... il m'arrive
d'y perdre un temps fou, plus qu'aux autres caisses!
Elle est gentille ma caissière, pas obséquieuse pour autant, elle ne
ressemble pas non plus à ces caissières qui vous pressent d'un air un
peu irrité, parce que vous n'avez pas rempli votre sac assez
rapidement, elle ne montre pas d'impatience après votre carte bancaire,
parce que vous la cherchez dans votre porte-feuilles, ou que vous
hésitez entre remplir vos sacs et trouver un moyen de paiement, bien au
contraire, elle semble faire plus attention à vous que les autres
caissières. Quand vous avez plusieurs bouteilles dans un sac, elle vous
en tend un autre, pour le doubler afin qu'il ne craque pas, gentiment,
mais sans affectation.
Oui, je l'aime ma petite caissière et d'autant plus depuis que j'ai
découvert qu'elle est sourde, mal-entendante comme on dit pudiquement
aujourd'hui. C'est un petit panonceau qui m'a éclairé sur son handicap.
Des clients avaient sûrement un peu râlé, et il a été placé en début de
caisse. Elle n'entend pas grand chose, il faut bien dé-ta-cher les
mots. Je ne l'avais pas remarqué auparavant.
Le jour où je l'ai su, j'ai peut-être parlé un peu trop fort pour
qu'elle me comprenne. C'était ridicule, je ne me suis pas rendu compte
aussitôt. Mais depuis je ne lui parle qu'en face, en prononçant comme
il faut, sans hausser le ton et elle comprend très bien ce que je lui
dis. Au moment où je quitte la caisse avec mes achats, elle me fait un
signe de remerciement, elle me remercie de passer à sa caisse. Elle a
certainement compris que j'aime à passer par elle, plus
particulièrement.
Ce n'est pas pour son handicap. Je lui trouve des qualités humaines que
les autres caissières n'ont pas. Elle a ce petit plus qu'ont les
personnes handicapées, ce surplus d'écoute et d'attention, qui nous
fait tant défaut à nous tous, les valides, ceux qui ne font pas
d'effort particulier pour les autres humains, ceux qui dans la vie
regardent comment ils seront le plus en vue. Nous avons des handicaps,
mais les autres ne les voient pas : c'est plus commode.
Peut-être mon petit magasin l'a-t-il employée pour bénéficier
d'avantages fiscaux, cela existe pour les personnes handicapées, afin
de les aider à trouver un emploi. Un travail, c'est une dignité. Je
suppose qu'avec le handicap, la dignité a plus d'importance que pour
les autres.
Mais c'est bien moi qui devrais la remercier. Enfin un employé de
caisse avec lequel on entretient un véritable rapport humain! Mais je ne
comprends pas bien pourquoi les autres clients la boudent. On passe
souvent plus vite à sa caisse, même si elle ne comprend pas tout, même
si elle ne s'exprime pas toujours bien. Et puis, c'est vraiment une
femme agréable...
Il n'aura échappé à personne que deux très jeunes enfants, 10 et 6 ans, soupçonnés d'avoir volé des vélos, ont été interpellés par les services de police à la sortie d'une l'école de la banlieue bordelaise, du côté de Floirac, à moins de ne possèder ni la télé, ni l'ordinateur et de ne pas lire la presse.
La mère de l'un des deux petits raconte à qui veut l'entendre, mais surtout à des journalistes, comment son petit a été arrêté comme un vulgaire délinquant, alors qu'il allait chercher son cousin, et elle ironise, disant que, bientôt, c'est à la sortie des crèches que l'on viendra chercher les petits enfants, pour les emmener au poste de police. C'est le journal Sud-Ouest qui a le premier révélé toute l'histoire.
Aussitôt les partis politiques ont fait part de leur désapprobation, les magistrats de leur inquiétude, les blogs s'interrogent sur la tournure que prennent les choses le directeur de l'établissement scolaire ainsi que les parents d'élèves haussent la voix pour bien dénoncer la situation, tandis que le Directeur de la sécurité publique de la Gironde se range du côté de ses collègues policiers, tout comme le ministre de l'intérieur. Les policiers, selon le directeur de la sécurité publique, "ont des comptes à rendre au parquet" suite à la plainte engagée. Les syndicats de police ne sont pas d'accord et y voient une dérive sécuritaire et un excès de zèle.
A lire les témoignages de parents, c'est tout juste si une cellule psychologique ne devrait pas être montée pour les petits écoliers...
De quoi s'agit-il? La mère d'une petite fille croit reconnaitre la bicyclette qui a été volée à sa fille quelques temps auparavant. Elle demande à l'enfant de la lui restituer, mais celui-ci refuse. Elle se rend alors chez le directeur de l'établissement scolaire et en demande la confiscation. Le directeur reste prudent, il n'en fait rien, n'ayant pas de certitude. Il ne peut tout de même confisquer un vélo de cette façon, sans savoir. La mère porte plainte et les services de police agissent, en interpellant les enfants avec un dispositif disproportionnée, à deux voitures, avec six policiers. Ils se cachent devant l'école, puis le moment venu, emmènent les deux enfants au poste de police pour les interroger, comme on le ferait dans un téléfilm pour de dangereux criminels.
Bien sûr ,la mère n'est pas de suite informée de la chose, elle le sera au bout de 5 mn selon la police et au bout de 45 mn selon elle-même. Les enfants seront auditionnés deux heures durant et le fils de cette femme avouera à cette occasion avoir emprunté, selon ses propres termes, le vélo, mais tout le monde sait que les policiers savent être pressant. Ce n'est que plus tard que la mère du petit Hicham, dix ans, accusé d'être en possession de la bicyclette volée, fournira une attestation sur l'honneur, émannant d'un adjudant-chef de la base aérienne 106, à Mérignac, laquelle précise que la bicyclette avait été offerte en cadeau à l'enfant. Le voici donc couvert, tout est au mieux.
Mais ce n'est pas la seule version de l'affaire, car malgré les cris de désapprobation des uns et des autres, selon LCI (en bas de page), "Le directeur de l'école Louis-Aragon a entendu pour sa part une autre version provenant de la mère qui avait cru reconnaître le vélo de son fils : elle lui aurait affirmé que "tout était rentré dans l'ordre" et qu'elle "avait pu récupérer le vélo". "
Voici donc un fait divers des plus curieux... Tout d'abord le comportement de la police, qui ne craint pas de se rendre ridicule avec son dispositif, la mère qui va crier partout que son fils est arrêté, au risque d'attirer l'attention sur elle et sur lui, les pleureuses publiques, elles, sont habituelles.
En attendant, personne ne s'interroge sur le comportement des uns et des autres. Et si les policiers avaient voulu effrayer un enfant bien connu de leur service, pour l'inciter à ne plus recommencer? Et si finalement les tractations, en coulisse, avaient arrangé les choses entre les protagonistes? Autant de questions que l'on ne pose pas...
En attendant, l'on se demande pourquoi un tel fait divers, si anodin, est mis sur le devant de la scène! On vole des bicyclettes tous les jours. Certes, le dispositif policier était disproportionné. Sans doute, cela fait un peu désordre à la sortie d'une école! Mais il est regrettable que l'information n'ait été traitée que suivant les cris de protestation d'une seule personne... On ne sait pas par exemple pourquoi ce petit Hicham va seul à l'école, pourquoi il va chercher son cousin et son petit frère dans les écoles voisines. On ne sait pas ce qui a conduit les policiers a aller chercher directement l'enfant, sans passer par la mère, etc, etc...
Un article du figaro a fait le tour du net, avec la mise en vente du testament politique de Louis XVI, document bien connu des historiens, mais pas forcément du grand public. C'est le manuscrit original qui a donc été découvert et mis en vente, après un long séjour aux Etats-Unis, séjour que personne ne s'explique. Par quel hasard de l'Histoire ce document important de l'Histoire politique française a-t-il pu s'y retrouver? Peut-être à travers les émigrés. Le document semble avoir été bien authentifié.
Il s'agit d'un texte que Louis XVI aurait laissé avant de s'enfuir jusqu'à Varennes, où, comme chacun le sait, sa fuite a été interrompue. Il s'agissait d'en expliquer les raisons aux Français, et comme toujours lorsque qu'un document concernant la monarchie reparait, l'on est comme surpris de son ton, qui tranche avec l'idée que l'on pourrait s'en faire. Les extraits que le journal met à disposition sont très éloignés de l'image d'un roi absolutiste et méprisant. Ajoutons que Louis XVI venait de subir la Révolution et que cela a pu influencer son texte :
"« Français, et vous surtout Parisiens, vous habitants d'une ville que les ancêtres de Sa Majesté se plaisaient à appeler la bonne ville de Paris, méfiez-vous des suggestions et des mensonges de vos faux amis, revenez à votre Roi, il sera toujours votre père, votre meilleur ami. Quel plaisir n'aura-t-il pas d'oublier toutes ses injures personnelles, et de se revoir au milieu de vous lorsqu'une Constitution qu'il aura acceptée librement fera que notre sainte religion sera respectée, que le gouvernement sera établi sur un pied stable et utile par son action, que les biens et l'état de chacun ne seront plus troublés, que les lois ne seront plus enfreintes impunément, et qu'enfin la liberté sera posée sur des bases fermes et inébranlables. A Paris, le 20 juin 1791, Louis.» (DR)"
"(R)evenez à votre Roi, il sera toujours votre père, votre meilleur ami"! Voila qui tranche singulièrement avec l'image de tyran qui est véhiculée habituellement de nos rois. On notera la critique des révolutionnaires dans le texte. Il suffit de lire le testament de Louis XVI, non pas le testament politique, mais le vrai testament, celui qui a été rédigé alors qu'il était encore enfermé et promis à mourir sur l'échaffaud, pour s'apercevoir que Louis XVI se voyait un véritable devoir, et même un sacerdoce, à être roi de France.
Voici ce qu'il y écrit pour son fils : "Je recommande à mon fils, s'il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu'il se doit tout entier au bonheur de ses Concitoyens, qu'il doit oublier toute haine et tout ressentiment, et nommément tout ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j'éprouve. Qu'il ne peut faire le bonheur des Peuples qu'en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu'un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, qu'autant qu'il a l'autorité nécessaire, et qu'autrement, étant lié dans ses opérations et n'inspirant point de respect, il est plus nuisible qu'utile."
Pour entrer à Versailles, avant d'aller voir le roi, il fallait avoir une épée au côté et c'est la raison pour laquelle on en louait à l'entrée du chateau. La personne du roi avait une importance toute particulière, quasiment sacrée. Imaginons qu'aujourd'hui, pour entrer à l'Elysée, il nous soit demandé d'arborer une arme pour pouvoir "rencontrer" le président de la République, aussi librement qu'autrefois! Du temps des rois, l'on pouvait aller voir le souverain manger! Rien de tel aujourd'hui...
L'article du figaro relate bien comment ce texte a pu servir durant le procès du roi, pour lui trouver de mauvaises intentions. Il est évident qu'après la Révolution les historiens ont relaté l'Histoire de façon à mettre en valeur le régime en cours et de descendre la monarchie, comme d'autres historiens l'avaient fait avant eux, pour d'autres propagandes. Mais il serait peut-être temps que notre pays se réapproprie pour de bon l'Histoire de France, dans laquelle la monarchie tient une place particulièrement importante.
J'en suis conscient, le lecteur ne vient pas ici pour lire n'importe
quoi sur les aventures internautiques de Blaise, et sur ses petites
misères avec d'autres internautes. Qu'on se rassure : ce n'est pas mon
sujet ici.
J'expliquais à un autre endroit comment un de mes articles
a été évincé par le site come4news, ainsi que tous les commentaires
qui le suivaient. Il faut dire que je m'y livrais à une critique de
nouvelles interventions, sans viser personne en particulier, mais en
mettant bien l'accent sur le fait qu'une vulgarité nouvelle s'était
installée sur le site.
Je posais la question de l'avenir de ce média citoyen, exprimant mes
craintes sur la médiocrité intellectuelle et spirituelle qui me semblait
s'y développer, avec, ce n'est pas faux, des arrivants nouveaux, mais
préférant critiquer des actes plutôt que des personnes, je suis resté
très évasif. On a pu croire que j'y réglais mes comptes, à tort.
Le développement du "journalisme citoyen" n'est pas un hasard. Il est
lié à l'envie d'être lu par certains particuliers, mais aussi aux
manquements de la presse classique. Mais il ne justifiera de son
existence que s'il est capable de développer une information originale,
et s'il apporte autre chose que le "café du commerce" et les préjugés
de notre grande presse classique, mais de façon qualitative et sans
vulgarité.
La presse citoyenne aura toujours ses défauts, c'est un fait, mais elle
aura les défauts de ses qualités. Le "journaliste citoyen" n'aura pas
la plume d'un grand journaliste, il n'aura pas les mêmes supports pour
ses recherches, il n'aura pas les dépèches AFP qui tombent et pas
toujours un correcteur et une personne pour le relire
consciencieusement. Mais il développera une pensée plus originale et
plus proche de chacun, voire il rectifiera la presse classique dans
certains cas nécessaires, il pourra mettre en valeur une actualité plus
proche, mais au-delà des chiens écrasés, en étant, si possible, plus
proche des "vrais gens" et de leurs préoccupations. Parfois il donnera
la parole à des spécialistes de certains sujets, dans une vision
différente et personnelle de certains évènements.
Il me semble donc que le journalisme citoyen a une véritable utilité, mais qu'il faut savoir l'exploiter correctement.
J'avais évoqué voici quelques temps, auprès de Fabien Bardoux,
dirigeant du site come4news, ce qui me paraissait nécessaire à sa
pérennité, déplorant le manque de qualité de certains articles et le
manque de modération de certains commentaires, mettant en avant le
système en cours sur agoravox (même s'il me semble que la qualité y est
en baisse...), qui sélectionne plus sévèrement les articles et dans
lequel les rédacteurs prennent part à la sélection et à la modération.
Il faut croire que mon article et ce qui en a suivi a été déclencheur d'une prise de conscience nouvelle. Il ressort d'une lettre ouverte
de Fabien Bardoux, publiée sur le site, que l'on aurait longuement
discuté au sein de la rédaction avant de conclure à l'éviction
(tardive, après 490 passages...) de mon article (mais d'autres aussi)
et des commentaires, et que certaines décisions ont été prises, dans le
sens de tout ce que j'énonce plus haut. Et alors que je critiquais
récemment, dans ces pages, le fameux concours qui se tenait sur le site
avec les réactions de certains rédacteurs, celui-ci a été annulé, les
fauteurs de trouble (qui donc? Nous verrons...) seront, dit-on, exclus,
les articles sélectionnés et les commentaires modérés par des
rédacteurs volontaires.
On ne parle plus d'une quelconque plainte, mais plus pudiquement de "l'incident important",
au sujet de mon petit billet et de ce qui a suivi. En fait cet
"incident" a tout d'une véritable crise, reste à voir comment cela
évoluera avec ces solutions nouvelles... mais la mise en place ne sera
sûrement pas aisée dans un premier temps.
Mais tout cela démontre bien qu'un site, même s'il est animé de bonnes
intentions, prend le risque, dès lors qu'il est ouvert à tous, de
tomber dans un mauvais tournant s'il ne sait pas réguler les mauvais
penchants des uns et des autres. Et la frontière est étroite, entre la
liberté d'expression et le tout et n'importe quoi...
Je poste ici l'article qui fut effacé du site come4news, pour que chacun puisse constater que je n'y réglais pas mes comptes avec qui que ce soit.
Ce sont plutôt les commentaires et la tournure qu'ils ont pris qui ont conduit à l'éviction de l'article. Rien ne se serait emballé s'il n'y avait pas eu, à la base, un véritable problème. Je n'ai jamais cru à l'histoire de plainte qui me fut servie pour la justifier.
Il y a un moment où un site doit prendre ses responsabilités, fut-il citoyen, et nous allons voir dans la suite que les choses sont en train d'évoluer... Je l'explique dans un prochain article.
18May2009
Note moyenne des lecteurs: / 35 - BofSuper
Plaidoyer pour que le site ne devienne pas come4nothing
Cela
fait un moment que je hante come4news. Je crois pouvoir dire que si le
site s'honore d'un nombre conséquent d'articles et de visites, je n'y
suis pas pour rien. Au tout début l'on ne trouvait pas tous les
rédacteurs présents sur le site. Je les ai vu arriver les uns après les
autres! Lors de mon arrivée, il ne s'appelait pas encore come4news,
mais "technoblog". Il mutait tout doucement vers come4news et c'est Michel qui était le plus présent sur le site, avec un nombre d'articles déjà conséquent.
J'ai vu venir certains rédacteurs avec un réel plaisir. Parfois ils
étaient maladroits, pas encore tout à fait au point, puis le temps
passant, leurs plumes ont pris de l'assurance, leurs sujets se sont
affermis. Je les lis volontiers. Le site, au début, ne ressemblait pas
tout à fait à ce qu'il est aujourd'hui, l'onglet "débattons" n'existait
pas. Il s'est avéré être très pratique pour suivre l'activité des
commentaires et mettre en contact les rédacteurs et commentateurs.
Ce qui motive aujourd'hui mon billet, c'est le triste revirement
que je constate aujourd'hui. Il se trouve être livré à des
commentateurs, mais surtout à des commentatrices virulentes, ne
reculant devant aucune vulgarité, s'imaginant sans doute en cela
défendre une quelconque cause féministe... En plus d'être vulgaire,
leurs propos sont d'une bêtise affligeante, et attirent à la médiocrité
un site jusqu'ici bien équilibré.
Il ne faut pas répondre à une personne vulgaire, tout comme à un
troll. Cela revient à se mettre à son niveau. C'est un encouragement à
continuer. C'est donner du crédit à une personne qui n'en vaut pas la
peine. C'est perdre son temps, s'abaisser. Mais dans le cas de figure
présent, ne rien faire, c'est laisser le site à l'abandon.
Car à l'indigence des commentaires, s'ajoute celle des articles de
ces personnes vulgaires, et qui sont peut-être plus affligeants encore.
D'une démagogie sans nom, pleins de leçons que l'auteur du texte
n'appliquent pas, ils ne rejoignent pas l'actualité, mais tournent en
rond, comme leur auteur, autour de la petite personne qui les a écrits,
se lamentant des autres auteurs, plus talentueux que lui(elle)-même.
Finalement le site y perd beaucoup. Petit à petit, les querelles de
personne prennent le pas sur l'actualité et sur la réflexion. Tout
doucement le site passe de come4news, c'est à dire viens pour des
nouvelles, à come4nothing, c'est à dire vient pour rien. De fait
l'on assiste à des querelles stupides et sans queue ni tête, l'on
visionne des affirmations péremptoires et usées jusqu'à la corde, qui
n'ont plus de "citoyennes" que le nom.
Come4nothing existera toujours... Mais il ne sera plus que le
terrain de jeux de personnes plus vulgaires les unes que les autres,
organisées en clans, et rebutant les éventuels nouveaux-venus, hormis
les plus médiocres. Il faudra alors du courage pour avouer écrire sur
come4nothing auprès d'une société un peu plus évoluée que celle qui se
produit actuellement sur le site, avec un faux nez rouge sur le visage!
Si encore elle était drôle! Mais ce n'est même pas le cas.
Bien sûr il faut que le site reste ouvert à tous. Mais peut-être
faudrait-il segmenter pour permettre aux personnes les plus sensibles
d'éviter ces affligeantes mascarades, ce qui préserverait également le
nouveau-venu. A moins que le site n'ait vocation à devenir un de ces
blogs de banlieue, animés par des adolescents, où l'on soulève des
problèmes sociaux, dans un français approximatif, et en les prenant par
le mauvais bout...
L'article s'appelait "Plaidoyer pour que le site ne devienne pas come4nothing" (mais on trouvera le texte ici), il avait été publié sur come4news, j'en étais l'auteur, et je manifestais mon mécontentement suite à la vulgarité inouïe qui se répand ces derniers temps sur ce site d'information citoyen.
Il comptabilisait 493 passages, 36 votes et 99 commentaires. Puis l'article a été ôté, ainsi que tous ses commentaires, l'on m'a informé qu'une plainte avait été reçue, qu'il fallait que j'aille "aider à apaiser le ton", que le site (et moi-même?) risque d'en avoir des problèmes. Curieusement, un lien y renvoie encore, bien que l'article ait totalement disparu du site et de mon profil, mais il ne reste plus accessible que depuis la section des articles les plus commentés. Le site a-t-il changé d'avis?
Cette situation est inédite en ce qui me concerne. Il faut dire qu'une personne est en indélicatesse avec moi et ne cesse de proférer des insanités à mon égard, sur le site, d'une façon à peine voilée. Il allait de soi qu'elle se sente visée. On ne fait pas des jeux de mot stupides, alliant comme en maternelle le mot "blaireau" au prénom de Blaise, sans se dire qu'un jour ou l'autre on finira pas agacer avec de telles gamineries.
Sans relater ici les propos tels que "pov'truc" et autres insanités, c'est un peu irrité que j'ai fait part de ma déception au site (au sujet de cet "auteur", oui, un auteur, c'est d'autant plus honteux comme comportement...), qui n'a pas cru bon d'intervenir. Il faut dire que la personne qui émettait de tels propos le faisait en se cachant à peine, mais avec, vraisemblablement, l'assentiment des dirigeants du site, qui ne s'empêchent pas dans la suite d'aller féliciter l'auteur du "bon" mot, sous le mot lui-même et pour un article pourtant médiocre.
Ce ne sont pas les premières questions que je me pose sur come4news. Un concours s'y tient avec en jeu 500€, ce qui donne lieu à une véritable course entre quelques auteurs, pour avoir le plus grand nombre de votes notamment, et tout cela devient risible, tant les votes de certains augmentent de façon disproportionnée.
Constatant que le site come4news se perd dans des gamineries impensables il y a peu, et des propos d'une vulgarité consternante, constatant que l'on peut à son aise y dire tout et rien de moi, sans choquer le moins du monde les dirigeants du site, parfois même avec une félicitation de leur part dans le fil des commentaires, constatant que malgré le nombre conséquent de visites apporté par mes articles, on ne juge pas bon d'intervenir, je me vois contraint de ne plus y poster dans l'immédiat.
J'ai déjà reçu le soutien de quelques autres auteurs et commentateurs, que je remercie. Ce n'est pas seulement pour moi qu'ils l'ont fait, mais aussi parce que la situation devient particulièrement inacceptable, entre les attaques personnelles et la vulgarité qui tend à être omniprésente sur le site. Le concept de "journalisme citoyen" ne me parait pas pouvoir s'accommoder de ce type de comportement.
C'est pourquoi, hormis pour un engagement déjà pris pour un futur article, qui ne se fera peut-être pas, je ne serais plus visible sur come4news, tant que ce genre de situation perdurera... Je ne vais pas cesser d'écrire pour autant...
Il ne faut pas accuser la presse de tous les maux. Dans la véritable
chasse à courre qu'elle mène à l'encontre de Benoit XVI, elle n'est pas
seule responsable. Le Pape y a grandement sa part. Il n'a pas la larme
à l'oeil pour un oui ou un non, ce qui passerait bien devant
l'objectif, il ne bat pas sa coulpe pour tout et rien, de surcroît il
est allemand, ce qui ne joue pas en sa faveur auprès de notre grande
presse.
Pire que tout, le Pape est catholique et ne transige pas, mais pire
encore, ses discours sont construits et demandent parfois plusieurs
lectures pour être correctement compris. Non, décidément, ce Pape est
trop fin et trop profond pour une presse mercantile, qui ne vit plus
que par les scandales des uns et des autres. Une "bonne" information
doit être marquante, rapide et simpl(ist)e pour être comprise au plus
vite du plus grand nombre. Il n'alimente pas son fond de commerce, il
n'est pas coopératif, sa voix est douce et il ne fait jamais de grands
gestes...
Le voyage en Israël de Benoit XVI est un parfait exemple de ce
traitement de l'information. Pour celui qui n'aurait pas été informé de
cela, le Pape est allemand, il avait été enrôlé (de force, c'est une
évidence) dans les jeunesse hitlérienne, il a fait un discours à
Ratisbonne qui a fâché (à tort, on le verra) l'ensemble des musulmans,
il a levé l'excommunication (parmi d'autres traditionalistes, à leur
demande, mais pas particulièrement à celle de Williamsson qui fut sommé
de se dédire...) d'un évêque négationiste et tout cela ne pouvait
manquer de peser dans la balance médiatique, durant ce pèlerinage
papale.
Ce faisant, le traitement de cette information aurait pu faire passer
le lecteur à côté d'un grand voyage, parsemé de paroles de paix et de
rapprochement entre diverses religions.
Tout cela est à la fois drôle (et pour nous, tragique en même
temps) du fait que cette façon de la traiter était à la fois partiale
et incomplète, sans être totalement injuste, même si elle met
totalement de côté certains sens du voyage du Pape, et notamment tout
l'aspect de soutien moral à une communauté chrétienne en très grande
difficulté dans cette partie du monde, eux qui y sont présents depuis
si longtemps.
C'est d'ailleurs ce que le Pape a fait, en soutenant les chrétiens
de terre sainte, en les appelant à persévérer et en les encourageant,
tout en visitant divers lieux, tous plus marquant les uns que les
autres. La situation était délicate, car c'est un environnement hostile
qui les pousse à émigrer, ce sont les tensions entre les religions qui
leur font une existence si difficile, dans certains pays. Le dialogue
interreligieux s'y imposait d'autant plus qu'il est évident que cela
est nécessaire.
Mais néanmoins la presse n'a pas tout à fait tort, car il fut
question du discours de Ratisbonne en Jordanie à travers le prince
Ghazi, dans un discours inédit et respectueux, très bien senti : "Je reçois en vous le pape Benoît XVI, vous dont le pontificat est
caractérisé par le courage moral d'agir et de parler selon votre conscience,
indépendamment des modes du moment, vous qui êtes aussi un maître théologien
chrétien, auteur d'encycliques historiques sur les belles vertus cardinales
de l'amour et de l'espérance, vous qui avez réintroduit la Messe
traditionnelle en latin pour ceux qui le souhaitent et avez en même temps
fait du dialogue interreligieux et intrareligieux la priorité de votre
pontificat, pour répandre la bonne volonté et la compréhension entre toutes
les populations de la terre."
En effet, le discours de Ratisbonne
avait été le déclencheur d'un véritable dialogue entre des
intellectuels musulmans et le Vatican, un dialogue fertile qui a posé
Benoit XVI et certains intellectuels musulmans comme de vrais
interlocuteurs. En Jordanie, Benoit XVI a reparlé des thèmes de
Ratisbonne, tandis que le prince Ghazi défendait les valeurs de
l'islam. Au cours de son discours, le prince qui a aussi évoqué les
bienfaits du forum, lequel, "en se
basant sur le Saint Coran et sur la Sainte Bible, a reconnu la primauté de
l'amour de Dieu et de l'amour du prochain à la fois dans le christianisme et
dans l'islam".
La presse n'a pas eu tout à fait tort de soulever que le pape a
"fait partie" des jeunesses hitlérienne et qu'il a connu le nazisme
dans son pays natal, ce qui transparait dans ses discours, lorsqu'il
dénonce ce type d'idéologie "sans Dieu". A Yad vaShem, c'était un pape
qui s'exprimait, mais un pape qui avait lui aussi souffert de la
terrible idéologie nationale-socialiste, dans son passé et dans sa
culture. Dans son discours, il a su donner une dimension universelle et
un sens à la tragédie vécue par les déportés juifs, à la véritable
déshumanisation qu'ils ont vécue. Ce n'est pas pour rien qu'il a évoqué
leurs "noms".
Mais le pape est allemand, et l'on aurait voulu qu'il batte sa
coulpe jusqu'au sang, dans un pays qui doit en partie son existence à
la tragédie qui s'est déroulée durant la dernière guerre mondiale. Le
Rabbin Israel Meir Lau s'est dit déçu,
tout en reconnaissant la beauté du discours. Il aurait souhaité plus
d'émotion. Mais il faudra que tout le monde s'y fasse : Benoit XVI est
le pape de la raison. Il a toutefois appelé au souvenir des victimes du
nazisme. Les déportés juifs ne sont plus, mais leur sacrifice ne doit
pas rester vain...
Face au Palestinien, seul le pape pouvait à la fois soutenir la
création d'un Etat palestinien dans des frontières reconnues, condamner
le mur érigé par le gouvernement israélien et appeler en même temps les
palestiniens à renoncer au terrorisme, ainsi qu'à instruire de
nouvelles générations pour un gouvernement futur, en paix avec ses
voisins. Il n'avait pas négligé auparavant de rencontrer les parents du
soldat Gilad Shalit, cet israelien détenu depuis 2006 par le Hamas...
Passons sur la diatribe anti-israelienne prononcé par un immam durant
une conférence, d'autres images sont plus parlantes et témoignent d'une
entente particulère entre divers intervenants politiques et religieux,
notamment cette intervention, où l'on voit le pape, main dans la main
avec un rabin et un imam.
Le voyage du pape est-il une réussite? Les résultats sont mitigés. Pour
les chrétiens, c'est une certitude, mais parmi les autres communautés,
les extrémistes n'ont pas toujours bien accueilli les discours du pape,
orientés sur une entente entre les communautés. Peu importe d'ailleurs,
car des bases nouvelles ont été posées, celles d'un respect réciproque
entre diverses communautés.
On a pu dire que le pape manque de charisme. Et pourtant, avec sa
démarche pleine d'humilité, avec sa voix douce et posée, son visage
sérieux, mais qui sait s'illuminer, lorsqu'il rencontre des enfants
dans quelque partie du monde que cela soit, le pape impose toujours sa
marque, sans consessions, sans faux-semblant, et avec sa propre
personnalité. L'on retiendra peut-être son discours de départ et de remerciement pour l'accueil qui lui a été fait.
Toujours est-il que ce voyage, miné au départ par une situation politique très tendu, est une véritable réussite...
Le site "Eucharistie miséricordieuse" est incontournable pour le voyage Apostolique du Pape, il réunit, notamment, tous ses discours.
Le Moyen-Age revient fortement à la mode. Chaque année, de nombreuses
communes organisent leur festival avec renfort d'activités tournées sur
l'époque. On y trouve des montreurs d'ours, des marchés médiévaux, des
tournois animés par des comédiens en armure, et de la musique
médiévale, notamment.
Parfois c'est toute la commune qui
participe aux festivités, en se costumant. Outre le dépaysement que
procure l'évocation de cette période simple, et la possibilité de
trouver des produits naturels et de terroirs sur place, c'est un
excellent divertissement pour toute la famille et surtout pour les
enfants qui s'amusent alors de voir des animaux.
Au delà des festivals, se pratiquent également les reconstitutions de
batailles historiques, sur l'emplacement, ou presque, où ces batailles
se sont déroulées. Ce sera le cas ces 9 et 10 mai, à Gerberoy, pour commémorer la bataille de 1435, à laquelle avait participé La Hire, qui fut compagnon de Jeanne d'Arc.
Gerberoy a longtemps été un emplacement stratégique, dès l'antiquité,
avec les romains. Placé sur l'axe menant de Rouen à Beauvais et de
Rouen à Amiens, le village, devenu ville sous Philippe Auguste, allait
être fortifié et disputé entre les Anglais et les Français à plusieurs
reprises. Incendié plusieurs fois, Il ne sera pas épargné par la Guerre
de Cent Ans. En 1435, La Hire reprend Gerberoy et défait les troupes du
comte d'Arundel, qui y fut blessé. Un val porte désormais son nom, un
peu à l'écart.Il faut croire que cette bataille a été importante, car
dans la foulée, les troupes française ont pu reprendre Saint-Denis,
jusqu'alors aux mains des anglais.
Le spectacle ne sera peut-être pas aussi important qu'il pourrait
l'être. Ce n'est que la deuxième représentation de cette bataille, mais
déjà s'organisent les comédiens
autour de ce petit évènement. Il n'y aura certes pas les plus de trois
mille combattants qui s'y trouvaient, il n'y aura pas la forteresse
telle qu'elle était, celle-ci ayant été démolie, mais le spectacle peut
y être tout à fait plaisant, d'autant que la petite commune est connue
pour être l'un des 101 plus beaux villages de France, ce qui n'est pas rien. Ses rues sont encore pavés, ces maisons sont toutes anciennes.
Gerberoy est devenue parfaitement paisible et se trouve à moins de deux
heures de Paris, en terre picarde. S'y rendre peut-être un
encouragement à pérenniser la démarche, l'occasion de pique-niquer et
de visiter ce village, l'un des plus fleuris de France. C'est
l'association La Gerboréenne qui l'organise.
Faut-il en rire ou en pleurer? Les "pouvoirs publics" n'ont pas peur du
ridicule en cherchant ouvertement comment faire pour interdire le parti
"anti-sioniste" que présentera Dieudonné aux prochaines élections
européennes. Ce parti à l'appellation grotesque, voire déplacée, et
particulièrement hors sujet dans le cadre de l'élection européenne, n'a
pas encore fait ses premières armes. Son chef a tout du comique et
semble bien loin de tout ce qui concerne le domaine politique.
Les pouvoirs publics "chercheraient" donc l'interdiction, et seraient
bien ennuyés : il est difficile dans une démocratie d'interdire aussi
facilement à un candidat de se présenter. Il faut une bonne raison, ce
n'est pas au bon vouloir du prince. A défaut donc, c'est tout le code
juridique que les services de l'État sont contraints d'éplucher.
L'on a d'abord cherché du côté de la loi du 10 janvier 1936,
sur les groupes de combat et les milices privées, qui permet notamment
de dissoudre un groupe qui provoquerait "à la discrimination, à la
haine ou à la violence envers une personne ou
un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance
ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une
religion déterminée, soit propageraient des idées ou théories tendant à
justifier ou encourager cette discrimination, cette haine ou cette
violence".
Seulement le sionisme ne représente pas les juifs en tant que tel et ne
saurait être assimilé à de "l'antisémitisme", et quant à trouver dans
le groupement de Dieudonné des groupes de combat ou des milices armées,
cela semble difficile. D'abord le groupe vient tout juste de se monter
et il est douteux que l'humoriste ait pris de tels risques.
L'interdiction est donc peu probable...
Cela n'a pas empéché Claude Guéant de dénoncer la formation de ce
groupement politique, à tort ou à raison, peu importe, lors d'un entretien
sur radio J, blamant Dieudonné de son anti-sémitisme. Il est vrai que
le comédien est particulièrement provocateur, il avait notamment invité
Faurisson à l'un de ses spectacles.
Mais Dieudonné n'a jamais été frappé d'inéligibilité et une bonne
partie de la classe politique éleve la voix contre cette tentative de
musellement, sans pour autant approuver le groupement incriminé : il en
va de la liberté d'expression et cela fait une publicité
disproportionnée pour le mouvement. Ce n'est pas à tort que Nicolas
Dupont-Aignan déclare "Sommes-nous revenus sous le Second Empire où les
candidats aux élections devaient être désignés par le pouvoir ?"
Faut-il vraiment rire de ce que le débat politique se transforme en une
telle bouffonnerie? Ou faut-il en pleurer? Le parlement européen commet
également une autre bouffonnerie en révisant son propre règlement
pour empécher Jean-Marie Le Pen, qui pourrait devenir son doyen à la
suite des élections européenne, de présider la séance inaugurale des
députés, le 14 juillet prochain.
Le ridicule ne tue décidément ni à Paris, ni à Bruxelles! Ajoutons que
si la Pologne, qui ne veut plus revoir son terrible passé communiste
est en passe de faire une loi pour interdire les représentations communistes (y compris Che Guevarra), la France tolère son tout nouveau parti anti-capitaliste, lequel amènerait, selon Jean Quatremer et après lecture de son programme, exactement la même chose que le communisme d'antan...
Les petits Chanteurs à la Croix de Bois faisaient le bonheur de ma
grand-mère. Ils sont bien habillés, ont l'air tout ce qu'il y a de plus
polis, et bien sûr, ils chantent très bien. Mais derrière tout cela, ma
grand-mère appréciait certainement le forme d'éducation que développe
l'association, elle qui déplorait la mauvaise éducation et la façon de
"mal" se vêtir de la "jeunesse".
C'est donc à ma grand-mère que j'ai pensé ce matin, en voyant la vidéo
des petits Chanteurs à la Croix de Bois, sur le parvis de l'église St-Vincent-de-Paul, dans laquelle leur manifestation avait été interdite. Ils sont toujours bien habillés et chantent toujours aussi bien, même sous les insultes. C'est le préfet de l'Oise qui les muselle, faute de feuille de salaire émanant de l'association.
En effet les petits Chanteurs à la Croix de Bois sont des bénévoles. Si
leurs représentations sont payantes pour le public, eux-mêmes ne
perçoivent rien directement. L'argent qui en ressort permet de financer
les voyages de la chorale et de "modérer les frais d'enseignement" pour
les moins fortunés des élèves. Il ne s'agit pas de faire de grands
spectacles à la façon de nos comédies musicales.
L'association a prévenu. Rémunérer les petits chanteurs signifierait sa
perte et partant, la fin d'une tradition vieille de cent ans, tournée
vers l'éducation et une certaine forme de pédagogie. D'autant que la
chorale est connue de par le monde et se produit dans de nombreux pays,
ce jusqu'en Chine.
Cette tracasserie administrative n'est pas une première, concernant les
représentations payantes composées par des bénévoles. Les chorales y
sont assimilés à des entreprises de spectacle, ce qui en est pourtant
très éloigné, d'autant que les parents des élèves sont parfaitement
solidaires de la chorale et refusent une quelconque forme de
rémunération... Ce n'est pas leur but en laissant leur enfant chanter.
Le gouvernement pourrait trouver une solution
pour les petits chanteurs. Eric Woerth et Christine Albanel se sont
engagés à chercher une solution et la situation est si grotesque
qu'elle ne saurait perdurer. Il reste de tout cela que
l'administration, dans son cheminement, a tourné son argumentation
autour de l'aspect mercantile plutôt qu'éducatif. Les temps ont bien
changé depuis 1907, date de la création de la chorale...
N'empèche, ma grand-mère, avec son bon esprit de grand-mère, aurait été
outrée de cette interdiction de paraitre, jugeant qu'une chorale n'est
qu'une chorale, aussi talentueuse soit-elle, et pas une de ces usines à
gaz que sont les grands spectacles.
Mais surtout, surtout, ma grand-mère aurait été scandalisée de voir ces jeunes garçons (et selon le site de l'association,
ils sont âgés de 9 à 15 ans), paraitre sur le parvis sous les insultes
de quelques agitateurs. En regardant la vidéo, chacun pourra entendre
derrière eux des insultes aux accents "racaille", et notamment "allez
ni... vos mères".
Nous avons certainement la société que nous méritons... tournée autour
de l'argent et dans laquelle l'éducation laisse à désirer... En
attendant, les personnes le désirant peuvent se manifester auprès du
préfet de l'Oise, dont l'adresse courriel est :
philippe.gregoire@oise.pref.gouv.fr .
Impossible de l'ignorer. En ce moment, le monde entier se protège de la "grippe porcine", une sorte de virus mutant, un peu comme dans les films de science-fiction, et qui serait en mesure de contaminer la planète, du fait des moyens de déplacement tout autour de la terre.
Plusieurs cas sont déjà dénombrés , le Mexique compte plus de 150 morts et l'OMS (Organisation mondiale de la santé) a tiré le signal d'alarme, à juste titre. En attendant, cette grippe, affublée de ce nom, a créé un véritable buzz dans les commentaires des journaux et dans le monde.
On se félicite ici et là, en commentaire, de ne pas manger de porc et de justifier par là son interdiction dans certaines religions, par Dieu lui-même, avec renfort de désinformation sur la viande de porc. Seulement manger du porc n'est pas dangereux, s'il est bien cuit, et la grippe se transmet désormais d'humain à humain.
Au-delà de cette curieuse tendance à vouloir absolument tout justifier par des évènements médiatiques, sauf les cas de grippe aviaire, les oiseaux n'étant pas considérés comme impurs, cette façon de voir est inappropriée : le virus n'a pas été isolé sur des animaux et son origine serait diverse, à la fois d'origine porcine, aviaire et humaine, si tant est qu'on puisse parler d'origine...
C'est pourquoi son nom est à présent discuté, elle pourrait devenir la grippe "mexicaine", ce qui selon l'endroit est plus exotique, ou encore la grippe "nord-américaine".
En Israël, le vice-ministre de la santé l'a rebaptisée du nom de grippe du Mexique pour n'avoir pas à prononcer le nom "porc", et en Egypte, le gouvernement a pris la décision de faire abattre tout son cheptel de cochons, se justifiant également du fait que les élevages ne seraient pas pratiqués de façon suffisamment hygiénique.
LEgypte avait déjà particulièrement souffert de la grippe aviaire. Que celle-ci soit porcine est psychologiquement un souci de plus.
Les coptes égytiens, qui sont seuls à élever des cochons dans le pays ne sont pas satisfaits de la situation et des incidents ont déjà eu lieu, lorsque les services vétérinaires viennent prendre les cochons.
"Ils veulent se débarrasser des cochons parce que cet animal est interdit par l'Islam et qu'ils disent que l'Egypte est un pays islamique" raconte l'un des éleveurs.
D'autres pays également interdisent l'importation de porc en provenance des États d'Amérique.
Est-ce de la démagogie? On le sait bien à présent, la grippe n'est contagieuse que d'être humain à être humain. Interdire l'élevage de porc ne sert à rien, tout comme s'abstenir de le consommer.
Mais l'alerte est sérieuse. La grippe espagnole avait fait plus de 25 millions de morts, en 1918.Selon certains spécialistes, elle aurait fait jusqu'à 50 millions de mort, jusqu'en 1920. Le virus était du même sous-type.
Il faut malgré tout retenir que cette grippe "mexicaine ou nord-américaine", traitée à temps, a toutes les chances de guérir, donc la panique est parfaitement inutile, d'autant que l'information circule correctement. ce sont généralement les complications autour de la grippe qui sont dangereuses, pas la grippe elle-même (voir ce qu'il faut savoir).
Il suffit d'effectuer quelques recherches sur internet pour constater
que l'exégèse scientifique du Coran, établie par le frère Bruno
Bonnet-Eymard n'est pas particulièrement diffusée. Peut-être faut-il en
trouver la raison du côté de sa congrégation, le CRC, autrement dit, la
"Contre Réforme Catholique", menée par l'abbé Georges de Nantes.
Le mouvement est très proche de l'extrême-droite et classé comme étant
une secte pas les organismes d' État. Il est aussi dénoncé par le
Vatican et fait même l'objet d'un site catholique pour en dénoncer toute la dangerosité. "L'Eglise
n'a cessé de condamner ce prêtre dissident, tant pour ses erreurs
doctrinales que pour ses "comportements moraux inadmissibles" au sein
de sa communauté", affirme le site, continuant plus loin, en disant qu'elle est reprise par "Bruno Bonnet-Eymard et Gérard Cousin, qui entendent bien aller encore plus loin que leur maître..."
(J'invite le lecteur que cela intéresse à faire un tour sur le site. En
effet le mouvement n'a plus grand chose de catholique. La doctrine
religieuse de la CRC en est très éloignée!)
(A la demande d'un lecteur, je souhaite apporter de nouvelles précisions sur cet aspect sectaire du CRC. Il se trouve en effet que le CRC n'a pas été condamné par l'Eglise comme étant une secte et ne saurait en conséquence être décrit comme tel, aux yeux de l'Eglise. On trouvera sur le site du CRC tous les renseignements à ce sujet. Le récit semble assez complet pour que le lecteur puisse s'y intéresser, je ne m'aventure pas à tout résumer, la situation est complexe et demanderait quasiment un article...)
Malgré cela, l'exégèse du frère Bruno mérite réellement l'attention,
car elle est sans précédent. Il y avait eu avant lui d'autres savants
pour rechercher, dans le texte même du Coran, les racines syriaques qui
pouvaient s'y trouver, mais personne encore n'avait encore entamé une
traduction telle que la sienne.
Pour l'établir de manière véritablement scientifique, il décide de s'en
tenir au texte initial du Coran, en éliminant d'abord la Sira,
qui ne fut écrite qu'à partir de 150 ans plus tard et qui raconte la
vie de Mahomet, mais selon lui, en prenant pour base le texte du Coran
lui-même. Cette décision est importante, car le texte s'explique
généralement par référence à la Sira, y compris pour les traductions.
De la même façon, la particularité de la langue arabe étant d'être
"née" avec le Coran, ou plutôt avec la littérature qui en a suivi, car
il n'existe en effet pas de littérature arabe auparavant, il va
l'entreprendre à partir du texte initial, rédigé en quelques sortes en
"proto-arabe", c'est à dire sans marque diacritique (puisque celles-ci
ne viendront que bien plus tard), afin de retrouver le sens des mots
par ses racines hébraïques, et araméo-syriaques.
Mettre de côté la Sira lui permet également de réfléchir au monde arabe
d'avant le Coran. Décrit comme une terre païenne et polythéiste,
l'Arabie de l'époque était selon lui largement judaïsée et
christianisée, peuplée d'ariens, ce qui remet en cause les textes
traditionnels autour de la naissance de l'islam et de son contexte. En
outre, il existe des vestiges ainsi que des écrits anciens dans la
région du Yémen et de Syrie, datant de cette époque, qui seraient assez
proches de ce qui allait devenir l'arabe et qui seraient, aux dires du
frère, des écrits chrétiens.
Tout cela servira de base à sa traduction, mais aussi à définir la
personnalité de l'auteur du texte. Le nom de Mohamed signifierait tout
simplement "Le bien-aimé" et ne serait en aucune façon un prénom. Selon
le frère Bruno, l'auteur serait bien arabe, mais un arabe christianisé,
et issu de l'arianisme, qui tente de réconcilier les juifs et les
arabes autour d'un nouveau texte. Son éxégèse l'amènera à faire des
recoupements historiques allant dans le sens de sa théorie.
A travers cette façon de traduire le Coran, par les langues araméennes
et hébraïques, un nouvel aspect du texte apparaît, donnant un sens à
des mots coraniques jusqu'alors restés inexpliqués par les traducteurs
arabes, comme la fameuse abréviations "ALM". Elle serait issue des
abréviations rabbiniques anciennes, et signifierait "Dieu des
délivrances", ce qui semble attester d'une origine chrétienne encore
largement mâtinée de judaïsme.
Le frère Bruno, qui écrivait tout cela avant 1997, sera rejoint par la suite. Christoph Luxenberg,
philologue allemand, arrive indépendamment à la même conclusion que
lui, en affirmant, dans un ouvrage paru en 2000, que "les sources du
Coran proviendraient de l'adoption de lectionnaires syriaques destinés
à évangéliser l'Arabie (citation de wikipédia)" ce qui est aussi, en
gros, la thèse soutenu par le frère. Cela lui permet notamment de
retraduire le mot "houri", ces fameuses vierges du paradis, pour
trouver en traduction des... "raisins blancs". Selon Christoph
Luxenberg, cette nouvelle approche permet de découvrir des sens
nouveaux et plus profonds au texte, en se passant des textes tels que
la Sira, justement...
Un autre érudit, le père Moussali, considère que l'islam est antérieur au Coran. Il fut l'inspirateur du livre "Le Messie et son prophète". Ce dernier livre, qui semble être le plus aboutit en ce qui concerne l'étude scientifique de l'islam,
et qui est plus récent, arrive à la même conclusion que le frère Bruno
concernant la Mecque : elle n'existait pas à l'époque de l'auteur du
Coran. Ces conclusions s'appuient, comme pour le frère Bruno, en plus
des études philologiques, sur des études archéologiques et historiques
de la terre où est née le Coran.
Bien sûr l'exégèse du frère Bruno n'est pas sans arrière-pensées...
mais son étude est sérieuse. Je ne me hasarderais pas à simplifier
maladroitement les propos de frère Bruno Bonnet-Eymard, laissant le
loisir au lecteur de visionner la vidéo de sa conférence. Elle est
longue : plus de deux heures... A voir en plusieurs fois, si nécessaire.
Je laisse chacun retrouver la trace des livres du frère.
Pour voir la vidéo des conférences en entier : http://ns27074.ovh.net/exegeseflash.php
La première partie en vidéo, possibilité de voir le reste sur dailymotion :
Rachida Dati par ici, Rachida Dati par là... son nom s'étale dans tous nos journaux du jour. Cette fois, ce n'est pas pour la tenue qu'elle porte, la énième confrontation avec les magistrats, une grossesse, une aventure qui lui serait prétée, des faux diplomes ou les affaires judiciaires concernant sa famille qui font jaser. Non, cette fois-ci, ce serait autrement plus "sérieux".
Rachida Dati , interrogée sur l'Union européenne, alors qu'elle brigue un mandat de député européen, a répondu en riant et avec une désinvolture goguenarde à des questions sérieuses, sur l'Union européenne, provoquant la polémique! Oui, elle rigolait gaiement de son ignorance, et la salle aussi!
Branle bas de combat! Il fallait aussitôt en informer le bon peuple. Mes amis, Rachida Dati se fout de vous et se moque comme d'une guigne, aussi bien de l'Union européenne, que de ses électeurs. D'ailleurs, dit-on, c'est Nicolas Sarkozy qui a tout fait pour qu'elle se présente, avec Michel Barnier... elle n'a eu qu'à acquiéscer.
Un journal bien connu nous raconte même comment dans la salle un jeune umpiste (populaire? Ils sont populaires les jeunes umpistes?) se demande si elle "se fout" des jeunes réunis là! Le journaliste est bien informé... Sans doute était-il présent, micro en main, et impertubable dans sa quête d'information et de vérité, à l'attention du public, auquel il doit bien cela...
Le contexte : au cours de la convention sur l'Europe des Jeunes populaires, Rachida Dati intervient après Michel Barnier. Elle arrive une heure après le début de la convention. On la dira en retard, ce qu'elle dénie aujourd'hui. Son intervention était plus tardive que celle de Barnier, voila tout, selon ses dernières déclarations.
En regardant bien la vidéo, l'on peut entendre, lorsqu'elle monte les marches du podium, la musique de présentation de "Qui veut gagner des millions". Son visage est hilare, comme une personne qui se prépare à faire une bonne blague.
Elle s'assoit. Elle n'a pas encore parlé, rien dit du tout, mais elle rigole bien quand même, puis elle se retient, en pouffant un peu. La première question a quelque chose d'ahurrissant : "Après Paris, quelle est la plus belle capitale d'Europe?", suivi de "quel est le plus beau monument hors de France?"... Une question sur les sources d'énergie en Europe. Elle demande à ce qu'on lui souffle... disant que pourtant, "on avait répété", parlant de sa "récitation".
Le jeune homme continue : "L'Europe s'occupe-t-elle trop des affaires nationales?", "Elle s'occupe de ce qu'on lui demande de s'occuper" répond-elle, avant de demander au jeune homme si sa réponse est bien la bonne... en riant de plus belle!
Aussitôt la nouvelle sue, tous les représentants politiques (c'est à dire la concurrence) des différents partis de s'offusquer, dans la lignée des journaux. La prestation est lamentable selon eux, c'est tout simplement, une honte, il faut bien le dire... elle est parachutée, d'ailleurs elle n'y connait rien. Et l'UMP de défendre Rachida Dati, en évoquant un harcèlement médiatique.
Rachida Dati qui vient pourtant de faire une mise au point sur France info, depuis le Liban où elle se trouve : "Hier on avait un moment de détente avec les Jeunes Populaires, on avait fait une parodie, moi je ne vais pas changer de tempérament j'aime la vie, j'aime rire".
Sa prestation, raconte-t-elle, n'était qu'une parodie de l'émission "Qui veut gagner des millions", ce qui parait tellement évident, que l'on s'étonne que les journalistes dans l'ensemble n'aient pas reproduit une information plus complète. Il est en effet inutile de chercher bien loin pour s'en rendre compte, d'autant que la suite de la réunion était, raconte-t-elle, bien plus sérieuse. Mais les images ne circulent pas au-delà.
Au final, Rachida Dati, en se moquant d'elle-même et du discours politique en devient finalement un peu plus sympathique. Ce qui est en revanche inquiétant, c'est le traitement médiatique de l'affaire. En quelques heures, une nouvelle est lancée et reprise partout, y compris par les adversaires politiques.
Cela n'a pourtant rien à voir avec le fond des élections européennes, qui semblent si éloignées du quotidien de chaque français, dans une période de crise où les chômeurs se multiplient. L'on pouvait attendre mieux de la part des politiciens et des journalistes, que cette parodie d'information et d'indignation chez les uns et chez les autres.
J'avais d'abord résolu de ne pas l'évoquer : Eric Zemmour a porté
plainte contre le rappeur Youssoupha, suite à une phrase à son encontre
dans l'une de ses chansons. Le rappeur y "déclame" en effet, au milieu
de de son morceau : "J'mets un billet sur la tête de celui qui fera
taire ce con d'Eric Zemmour".
Le propos a été interprété comme une menace par Eric Zemmour et
l'est depuis quelques temps déjà, par certains blogues. "Mettre un
billet", "faire taire", cela vous a un petit air de scénario pour un de
ces nanars que nous servent à la télévision nos chaines en mal d'inspiration.
Oui, j'avais décidé de ne pas en parler. Il y a tant de choses à
dire, au-delà des élucubrations communes et attendues des rappeurs de
nos citées, si prompts à se poser en victime de la société, et si peu
enclin à se remettre en question!
Mais cela prend une toute autre allure avec les différentes prises de
position. L'on s'amuse ici et là de ce qu'Eric Zemmour, dont la verve
est bien connue, réagisse de manière si outragée, et par voie
d'huissier, lui qui use de son verbe avec tant de hauteur et de
facilité, en face de ses invités, durant ses chroniques télévisées.
Et cependant, les propos du rappeur sont assez expressifs : "faire
taire" quelqu'un, pour un esprit un peu simple, c'est le faire taire...
définitivement. Cela n'a rien à voir avec "contredire" quelqu'un, lui
apporter la réplique, ce qui diffère de le soumettre à la question , de lui délier la langue ou de s'entretenir avec lui... Les mots ont un sens qui peut être dévoyé. Youssoupha peut-il l'ignorer?
Pour sa défense, il s'est fendu d'une tribune
dans le journal le monde, article critiquable sur le fond, mais écrit
dans les règles du bon français, avec ce qu'il faut de nuances dans le
choix des mots, pour la compréhension du lecteur. Il n'y a pas une
faute, pas un pli. Le rapeur maitrise suffisament le verbe pour en
tirer ce qu'il en faut, au moins dans une tribune.
Faire taire quelqu'un... Cela vous a un double sens certain, surtout
pour des esprits faibles, gavés à la série américaine et aux films de
série B, surtout pour certains jeunes dévoyés, amateurs de rap, au fin
fond de leur cité.
Il y a de la provocation dans les propos de Youssoupha, mais aussi dans
sa tribune. Les rappeurs n'y apparaissent que comme des artistes qui
s'expriment, censurés par une société bourgeoise qui les comprendrait
mal, harcelés par des réactionnaires par trop rétrogrades. "Le faire
taire? Il faut l'entendre dans le sens le plus élémentaire: le
remettre à sa place, le mettre face à ses contradictions." dit-il dans
sa tribune.
Le titre de la tribune est "Ces artistes fantômes que sont les rapeurs
français". "Assimiler un rappeur à un agitateur dangereux n'est pas un
fait très original." y proclame-t-il. Cette déclaration est bien
trouvée mais laisse à penser que le discours du rap n'a pas un fond
bien original, ni même rien de subversif. En réalité, Il trace, avec
ironie, son propre portrait d'Eric Zemmour.
Il faut lire la tribune de Philippe Bilger.
Tout y est dit : "Si j'étais Eric Zemmour, je retirerais ma plainte".
Et quand c'est un Avocat Général près la cour d'appel de Paris qui vous
le dit... La meilleure solution était bien, comme le dit Bilger,
d'inviter le rappeur sur le plateau de Ruquier... pour voir s'il aurait
pu "le mettre face à ses contradictions". On voit mal, d'ailleurs, le tribunal trancher dans sons sens...
La partie du texte incriminée donne, dans son paragraphe entier : "A force de juger nos gueules les gens le savent/Qu'à la télé
souvent les chroniqueurs diabolisent les banlieusards/ Chaque fois que
ça pète on dit qu'c'est nous/J'mets un billet sur la tête de celui qui
fera taire ce con d'Eric Zemmour".
C'est un syndicaliste de Continental dans une salle de la
sous-préfecture de Compiègne, avec un téléphone portable à l'oreille.
Il écoute, puis annonce que le syndicat a été débouté de sa demande de
suspension de la fermeture de l'usine, devant le tribunal. En
conséquence, les quelques 250 à 300 ouvriers de continental présents,
vont saccager toute la sous-préfecture. Le syndicaliste donne l'exemple
en commençant par le bureau qui se trouve en face de lui.
Le groupe passera ensuite à des locaux de l'entreprise continental.
Ce n'est pas la première fois bien sûr qu'il est fait usage de la
violence, il y a bien les casseurs des banlieues, qui ne reculent pas
même devant une école maternelle, les paysans qui cassent des mac
donald et renversent du fumier sur la voie publique, mais ces derniers
temps la "violence" prend une autre tournure.
Après les véritables séquestrations des cadres des entreprises,
c'est à présent un bâtiment publique qui est pris pour cible. Au
journal de 20h00, sur TF1, le présentateur demande si tout cela ne va
pas trop loin, et si les syndicalistes regrettent leurs actes, mais on
lui oppose une fin de non recevoir. Pas de regrets!
Il faut dire que la situation est assez désespérante. Les
employés qui seront licenciés ont peu de chance de retrouver un emploi,
en pleine période de crise. Au bout de cette situation, ce sont des
dettes qui ne seront pas honorées, des recherches d'emploi à n'en plus
finir, la queue devant le pôle emploi qui les attend et plus tard,
peut-être, la fin des droits à l'allocation de chômage..
Rien de réjouissant en somme... Les employés ont tous, sans doute,
des familles qui les attendent, des femmes, et des enfants, parfois une
maison durement acquise, en comptant juste, sur un salaire pas toujours
très élevé, pour rembourser un crédit. Une maison qu'il faudra vendre
le moment venu si la situation devient urgente.
Qui ne comprend pas ce sentiment d'avoir donné de sa personne, de
s'être investi pour une entreprise, avant d'être rejeté, comme un
objet, un simple robot sans âme, un numéro d'immatriculation
quelconque...? Il s'agit, en quelques sortes, d'une déshumanisation du
travailleur. Il n'est plus Michel, ou Roger, ou le prénom par lequel on
le nommait dans son entreprise, en faisant mine de compter sur lui. Il
sera désormais le chômeur numéro "tant", auquel on a ouvert des droits
jusqu'à telle date.
Non, la situation n'est guère réjouissante. Mais ce n'est pas une
raison pour oublier que dans un pays, les droits et les devoirs vont de
paire, que les bâtiments publics existent par les cotisations de
chacun, que par leur comportement les "casseurs" auront d'autant de mal
à trouver un emploi. Et puis cela ne donne pas une bonne image des
grévistes. Cela discrédite le syndicat.
La pente est glissante. Le tribunal a tranché. Les grévistes ont
pu s'y exprimer. L'usage de la force est dès lors un abus manifeste.
L'acte était inutile. Mais puisque l'État permet tout depuis longtemps,
puisqu'ainsi l'on obtient habituellement tout ce que l'on veut,
pourquoi les gréviste n'en feraient-ils pas autant? Ne reste qu'à voir
comment le gouvernement agira cette fois, après avoir laissé la situation
se dégrader...
Car ce ne sont pas des délinquants qui cassent, à présent, ce sont
des employés, en tort sans doute, mais aussi en désespérance... Et si
les gouvernements successifs, à force d'utiliser toutes les situations
sans leur chercher de véritables solutions étaient un peu responsables? On
ne calmera pas les chômeurs avec des paniers de basket ou des
subventions européennes cette fois...
Faut-il vraiment se réjouir de ce que l'ignoble exposition Our Body
soit devenue interdite après décision du tribunal? C'est à juste raison
que le juge des référés à déclaré que "L'espace assigné par la loi au
cadavre est celui du cimetière".
Our body est cette exposition montrant des cadavres d'êtres humains,
entiers ou disséqués et préservés par remplacement des liquides
organiques avec du silicone. Fournis pas une fondation chinoise, ces
cadavres font le tour du monde.
La société Encore Events qui exploite le spectacle a défendu sa
position par la mise en avant de l'aspect pédagogique de la
manifestation. En effet, l'anatomie du corps humain y apparaît dans
toute sa froide réalité.
En tout les 17 cadavres exposés, car il s'agit bien de cadavres,
devraient être inhumés, tandis que les 18 à 20 autres expositions
anatomiques qui continuent à être présentés en Amérique et en Europe,
continueront à l'être.
Il a fallut la détermination de deux associations pour interdire cette
exposition, "Ensemble contre la peine de mort (ECPM) et Solidarité
Chine" ont pris pour argument que cela porte atteinte aux droits
humains. L'avocat des associations a invoqué un texte de loi qui
stipule que "le respect du corps humain ne cesse pas avec la mort",
ajoutant "les restes des personnes décédées (...) doivent être traités
avec respect, dignité et décence".
Suite à cette décision, si l'exposition ne ferme pas sous 24 heures, la
société devra payer 20000 euros d'amende par jour de retard. Les
cadavres seraient ceux de personnes consentantes selon la "fondation
Anatomical Sciences and Technologie de Hong Kong", qui a fourni les
corps, mais les associations craignent que ces corps émanent des
prisons chinoises et de condamnés à mort.
Faut-il vraiment se réjouir de ce que l'ignoble exposition Our Body
soit devenue interdite après décision du tribunal? Certainement pas! Il
a fallu une action en justice pour en arriver à ce résultat. En
attendant, 30 millions de personnes, dans le monde, se sont déplacées
pour aller voir le spectacle morbide de ces cadavres, installés dans
des positions grotesques, à moitié disséqués. En France, l'exposition
est passé à Lyon et Marseille, puis à Paris.
Si l'exposition n'avait pas été interrompue, l'on ferait encore la
queue pour le spectacle, à 15, 50 €. Le tribunal a estimé qu'il
s'agissait d'une atteinte au respect de la personne. N'est-il pas
troublant qu'il faille une décision du tribunal pour constater qu'il
est indécent d'aller reluquer une exposition de cadavre? N'est-il pas
troublant qu'un avocat soit nécessaire pour en arriver à cette
conclusion?
Au cours de la conférence Durban II contre le racisme, le discours controversé du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, prononcé ce lundi, a eu pour effet de faire fuir les représentants de l'Union Européenne. Au début du sommet, se comptaient déjà quelques sièges vide : les Etats-Unis, le Canada, ainsi que d'autres pays (Allemagne, Suisse, Pologne...) n'avaient pas jugé bon de venir.
Il faut dire que les propos d'Ahmadinejad sont sans surprise. Personne ne pouvait douter du contenu de son discours. La première conférence n'avait déjà abouti à rien suite à l'attitude des pays musulmans qui s'étaient attelés à tout ramener à la question palestinienne, en tentant par la même occasion d'imposer des droits pour les religions, notamment contre le blasphème.
Chacun se rappelle en effet de l'affaire des caricatures de Mahomet, qui avaient provoqué un véritable tollé dans le monde musulman et des tensions diplomatiques qui en avait découlé. L'idée en avait découlé dans ces pays. D'une certaine façon, il s'agissait de placer "l'islamophobie" au même rang que "l'antisémitisme".
Ahmadinejad, qui a qualifié la shoah de "mythes" à plusieurs reprises, a donné son discours habituel, qualifiant Israël de "gouvernement raciste", avant d'entamer le procès des pays occidentaux : "Après la fin de la Seconde guerre mondiale, ils (les Alliés, ndlr) ont eu recours à l'agression militaire pour priver de terres une nation entière sous le prétexte de la souffrance juive".
Le président iranien n'est pas un idiot. Il se place en "leader" de la cause du tiers monde, notamment du monde arabe. Tout se retrouve dans ce discours, toute la démagogie habituelle. Il ne faut pas chercher très loin pour retrouver le fond des discours type des chefs des nombreux Etats mal en point de par le monde : il est plus facile de rejeter la faute sur les pays étrangers plutôt que sur une mauvaise gouvernance.
Dans les pays arabes, il en sortira également grandi, d'être allé dire leurs quatre "vérités" en face, à tous les pays occidentaux. Vous voulez du racisme? Nous allons vous dire ce que c'est pour nous que le racisme : le gouvernement israëlien et la discrimination dont nous souffrons en tant que pays arabes.
L'on pourra dire dans les pays occidentaux que l'Iran chasse de son territoire chrétiens, juifs, soufis, sunnites, bahais, jusqu'aux kurdes, qu'elle extermine les homosexuels, que cela ne changera rien. Pour certains gouvernements l'antiracisme n'est pas un modèle, c'est une arme pour faire plier et pour culpabiliser les bonnes consciences des pays occidentaux.
Il faudra un jour qu'un historien des mouvements sociaux analyse clairement le phénomène qu'est l'anti-racisme. Issu de l'occident, il est d'abord un acte de repentir, après l'esclavage, après la lutte nécessaire pour les droits civiques en Amérique, entre autres. Mais seul l'occident se soucie de ses minorités. Dans le reste du monde, les gouvernements ne se sentent pas si concernés... comme en Iran par exemple.
Dans le mot "racisme" il y a deux entrées : la victime et le coupable. Il faut nécessairement un coupable et pour une bonne partie de l'orient, les coupables sont tout trouvés : l'occident et les juifs. C'est ce qui transparaît dans le discours d'Ahmadinejad... Ici le coupable est plein de haine, la victime est innocente.
Pendant que l'Etat hébreux crie à l'antisémitisme, les musulmans évoquent des discriminations envers leur religion. Ce n'est pas comme cela que nous pourrons faire en sorte d'établir des droits pour les minorités dans le monde, au-delà des guerres, comme en Palestine, notamment. Peut-être le nom de la conférence est-il à changer...?
En attendant, et personne ne semble le remarquer, dans son discours, le président iranien pointe également du doigt les pays occidentaux qui eux, ne font que s'offusquer de l'antisémitisme du discours iranien, se rattachant de fait à la défense d'Israël, qui n'était pas ici le sujet. En partant de cette façon offusquée, les européens ressemblent à des coupables qui préfèrent n'avoir pas à se justifier. C'est certainement de cette façon que cela sera raconté dans certains pays.
Tout cela est regrettable, car l'intention de la conférence est plus que louable... De nombreuses minorités souffrent dans le monde, certaines sont encore mises en esclavages quand elles ne sont pas tout simplement chassées et tuées, d'autres ne bénéficient que de droits réduits et tout cela dans l'indifférence, pour le pays dans lequel elles vivent!
Mais de fait, selon le discours de M. Kouchner, le texte pour la conférence est assez ciblé : "Dans ce texte (...) tout ce que nous voulions mentionner, c'est à dire l'antisémitisme, la discrimination sur les personnes, la liberté d'expression, le génocide a été mentionné, la mémoire de l'Holocauste, les droits des femmes ont été mentionnés, la traite des êtres humains, les personnes atteintes du VIH, les personnes handicapées".
Il y avait d'autres "minorités" à mentionner également... Pour la prochaine fois?
Le 5 mars dernier paraissait dans le Nouvel observateur, un article autour de la violence conjugale, avec pour titre : "Violences faites aux femmes/ Les mots et les coups".
S'en suivait la révélation d'une mission d'évaluation, commandée par
Rachida Dati et qui serait en cours, pour cerner
plus particulièrement les violences psychologique faites aux femmes. Le
rapporteur de la mission, le député UMP Guy Geoffroy, s'y exprime : "Trop de femmes sont victimes de véritables entreprises de démolition de leur personne par des conjoints pervers narcissiques".
Le député Guy Geoffroy ne s'attendait certainement pas à
recevoir, suite à ses déclarations dans le cadre de sa mission, des
courriels sous forme de réclamations. Ils émanent simplement de
mouvements impliqués dans la défense des hommes battus, que le député a
tout l'air d'oublier. Car si le sujet fait volontiers rire, dans la
réalité, et pour les victimes, ce n'est pas le cas.
Il va de soi qu'une prise de conscience autour du phénomène
psychologique dans les violences conjugales est nécessaire. Une femme
n'est pas battue du jour au lendemain par son compagnon. Cela passe par
plusieurs phases, et tout d'abord par une véritable opération de
manipulation, dans laquelle la femme sera dénigrée et sa personnalité
démolie. Il s'agit d'abord d'un rapport de domination. La victime ne
comprend pas de suite ce qui se passe. Elle est entrée dans un
engrenage qu'elle n'avait pas prévu. Pour les victimes masculines, il
en va de même.
Si dans cet article les violences faites aux femmes sont fort bien
décrites, rien, absolument rien n'est dit des violences faites aux
hommes, et pourtant, c'est bien là qu'est le véritable tabou. Ces
violences sont mal connues et seraient, dit-on, particulièrement rares,
à telle enseigne que rien n'est prévu, comme pour les femmes, pas de
centre d'accueil et pas d'accompagnement dédié à cette violence. La
situation est pourtant plus fréquente qu'il n'y parait, en témoignent
les expériences québécoises, notamment, et elle se rapprocherait de
celle des femmes assez sensiblement, y compris quantitativement.
L'origine du combat contre la violence conjugale émane des
mouvements féministes et c'est à travers eux qu'il y eut d'abord une
prise de conscience et partant une réelle organisation pour la
combattre. A l'époque, la femme était parfaitement dépendante de
l'homme, tout particulièrement au niveau financier et pour ces
féministes, les hommes étaient trop souvent vus comme des ennemis de la
femme, des ennemis intimes, à combattre, tout prêt à vouloir l'asservir
à nouveau, la cantonnant aux taches ménagères et à la
cuisine, lorsqu'ils ne profitaient pas de leur force physique pour la
soumettre.
C'est peut-être pour cette raison que la cause des hommes n'est que
très marginalement plaidée. L'homme est considéré comme un agresseur en
puissance : il a la force physique pour lui, ce qui peut se révéler
inutile face à un "adversaire" souvent plus "subtil". En effet, de tous
les témoignages d'hommes battus, il ressort que les femmes qui les
agressent ne sont pas différentes dans leur cheminement que les hommes
violents. Tout commence par un dénigrement systématique de la virilité
du compagnon. Critiqué en tant que mari, que père, qu'amant, bientôt
c'est sa vie professionnelle et publique qui sera visée, il subira
ensuite, généralement, un isolement familial.
La violence envers les hommes est plus souvent psychologique, mais
pas uniquement, et une femme qui frappe son compagnon peut souvent le
faire en sachant qu'il n'y aura pas de retour : un homme qui frappe une
femme devient aussitôt la pire des ordures, et il le sait.
Particularité consternante : les femmes violentes attendent le faux pas
de leur compagnon, ceci après diverses intimidations et provocations,
parfois après une série de gifles. Si l'homme répond de la même
manière, elles s'empressent d'aller porter plainte et obtiennent
souvent gain de cause, là où l'homme battu ne récoltera qu'un sourire
narquois de l'officier de police qui le recevra, quand ce ne sera pas
un bon gros rire bien gras.
Naturellement, ces femmes violentes vont grossir les statistiques
des femmes battues, de par leur plainte... L' homme battu par sa femme
a fatalement honte de lui-même. Il s'enferme dans une attitude de
négation, s'il ne part pas aussitôt. Cela n'est pas venu seul et n'est
pas plus risible que lorsqu'une femme reste auprès d'un homme violent,
en espérant qu'il changera.
Comme les femmes, l'homme a peur pour ses enfants. Face à une
personne déséquilibrée, il craint que toute cette violence ne
rejaillisse sur eux (et de fait, les statistiques lui donnent raison :
les enfants sont plus souvent maltraités par les mères que par les
pères). La femme manipulatrice sait très bien ce qu'elle fait, elle
n'ignore en rien que la loi sera de son côté, elle n'ignore pas que
l'homme sera aussitôt jugé coupable. Elle agit en conséquence.
Sophie Torrent, diplômée du département social de l'université de
Fribourg, a consacré un livre sur ce sujet : "Pour la majorité des
gens, explique-t-elle, parler d'hommes battus est incroyable, pourtant,
la triste réalité est qu'il existe des hommes battus. Sauf que ceux-ci
n'en parlent pas et qu'ils ne peuvent, contrairement aux femmes compter
sur des ressources communautaires pour les aider à sortit du cycle
infernal de la violence conjugale".
Au Québec, une étude relativement récente, estime que 8% des femmes
ont subi des violences conjugales, comme... 7 % des hommes. La violence
est souvent psychologique, mais elle peut aussi être physique : les
femmes sont moins fortes, mais elles utilisent des objets pour
compenser, ce qui peut faire des dégâts considérables aussi bien
physiquement que psychologiquement. L'on estime également que des
suicides peuvent être dûs à le violence psychologique pratiquée par la
compagne, bien qu'ici encore, il soit difficile d'émettre des
statistiques fiables.
Au Québec, en Allemagne et en Suisses, des centres existent déjà
pour accueillir les hommes battus, mais pas en France. Pourtant la
situation n'a aucune raison d'être différente, le manque de
statistiques réellement fiable est pour beaucoup lié au silence qui
entoure cette problématique. D'autant que, puisque les mots manquent,
il devient difficile pour les hommes de cerner la violence qui leur est
faite.
En France, il n'existe aucun organisme pour les hommes battus et
les organismes réservés aux femmes n'accueillent pas les hommes. Ils
peuvent, dit-on, contacter le 3919. Une initiative isolée et non
officielle existe toutefois : SOS hommes battus,
avec un numéro d'appel non surtaxé. La personne qui tient le blog (car
il s'agit aussi d'un blog), recense les différents témoignages qui lui
sont faits. Le site semble incontournable sur le sujet.
Même un homme corpulent peut être victime de cette violence, face
à une personne déséquilibrée, dans tous les milieux et de toutes
origines. C'est la raison pour laquelle il ne serait sans doute pas
anodin d'écrire au député en charge de la mission d'évaluation (son
adresse : ggeoffroy@assemblee-nationale.fr
), pour que les personnes coupable de violence conjugale soient enfin
prises pour ce qu'elles sont en dehors de leur "genre" : une femme
aussi peut-être violente, notamment psychologiquement et il se trouve
que c'est tout le sujet de l'évaluation.
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- 80% des hommes vivant cette situation seraient pères, parmi
eux, 12% sont séparés ou divorcés. Les femmes sont les plus souvent
citées dans les violences envers les enfants.
- Selon France soir, dans une enquête sur le sujet, "8 à 10 % d'hommes seraient victimes de violences conjugales."
"En 2006, 31 d'entre eux sont décédés, soit un décès tous les 13 jours.
Par
comparaison, 10 % des femmes se déclarent victimes de violences
conjugales et une femme est tuée par son compagnon tous les 4 jours."
- Un article de l'Express relate comment des anglais se réunissent dans un pub, avec tous la particularité d'être battus par leurs femmes.
L'article précise que : "Sur 341 victimes de violences
domestiques, 45% sont des hommes et 17% des femmes, d'après les
conclusions d'un groupe de médecins du Leicestershire, dans un rapport
rendu public par le département britannique de la Santé "
- L'Express a publié aussi un document sur les maris battus