 C'est un article du "Dauphiné libéré" qui nous l'apprend, en date du 23
septembre : pour la troisième fois cette année, le drapeau tricolore,
d'une petite école maternelle de Montélimar, a été incendié et son mât
a été plié en deux. En plus de l'outrage au drapeau, "des inscriptions
à caractère injurieux et raciste" ont été apposés sur les murs.
Le
journal relate que les enseignants, comme les parents d'élèves, "toutes
origines confondues" (a cru bon d'ajouter le journaliste), étaient "en
colère" de voir écrit "nike la France" sur le drapeau à moitié consumé.
La
direction de la maternelle, comme la mairie, ont d'un commun accord
décidé de remplacer à nouveau le drapeau, car, nous dit le Dauphiné,
"le maire tient à ce que le drapeau français, symbole de la République,
figure sur le fronton de chaque école publique." Bien sûr la mairie a
déposé plainte auprès des services de police.
L'on peut être
surpris de cette information et de son traitement. Tout d'abord, le
journaliste évoque "des inscriptions à caractère injurieux et raciste",
sans en préciser la nature. De quoi s'agit-il? Cette pudeur a de quoi
surprendre en rapport avec les détails habituels que donnent les
journaux, lorsqu'une inscription "antisémite" ou "islamophobe", est
retrouvée sur une mosquée ou dans un cimetière, voire dans une école
privée musulmane.
Le drapeau, symbole de la République et plus
particulièrement de la nation, c'est à dire de ce que les politiciens
appellent dans leur jargon "big-brotherien" "le vivre ensemble", c'est
à dire ce qui unit un pays autour de "valeurs" symboliques, est brulé
dans une école, symbole de "l'intégration" de tous les "jeunes",
symbole du savoir et partant, de l'ouverture aux autres. C'est cela qui
est choquant.
Mais cela ne serait qu'un fait divers, c'est à
dire rien. L'on écrit déjà dans certains journaux électroniques que ce
sont des collégiens qui ont certainement fait cela par jeu, peut-être
même des jeunes gens qui ne seraient pas d'origine immigrée puisque
l'article insinuerait que ce serait le cas. Un article finit en
dénigrant le drapeau comme étant un étendard du nationalisme, en
opposition au drapeau européen, bien préférable de l'avis de son
auteur... Bigre! Le nationalisme! Que diable n'a-t-il pas ajouté la
"violence" du nationalisme, les bruits de botte et le fascisme, le
racisme, l'antisémitisme, etc, etc...
Et c'est précisément ce type
de réflexion qui attise les haines, en niant une communauté
d'appartenance linguistique et historique, en proposant à des jeunes
"d'origine immigrée" de nous rejoindre dans un néant culturel fade et
insipide, citoyens du monde, mais du côté où l'on mange à sa faim, en
dissertant le soir venu sur la misère du monde, mais sans rien en
connaitre, ces écrivaillons d'arrière-garde crachent, en réalité, sur
le seul atout de notre pays pour réunir des individus autour d'un même
symbole : un pays avec une culture précise et une Histoire, non
dépourvue d'erreurs, mais qui n'a pas toujours manqué de grandeur. Car
c'est cela une nation, la compréhension mutuelle d'un destin commun et
non pas un instinct guerrier intarissable.
Qui a brûlé le
drapeau? A lire certaines insanités, l'on en arriverait à souhaiter
qu'en plus du drapeau l'on brûle aussi l'école. Mais le jour où ce
symbole ne vaudra plus rien, le jour où nous ne serons que citoyens de
l'Etat européiste et mondialiste, soumis au libre-échange et seulement
réunis par des attaches économiques, elles-mêmes attachées aux différentes
bourses de par le monde, alors peut-être parfois nous demanderons-nous
ce qui pourra tous nous réunir au-delà de l'argent et des crises
économiques à venir, mais surtout au-delà des appartenances
communautaires...
PS : et tant pis, je "cafte"...
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