La presse de ce jour, 29 juin 2009, nous apprend qu'un psychiatre comparait au tribunal
suite à l'accusation de quatre de ses patientes, disant avoir été
violées à la suite de séances d'hypnose. D'autres femmes seraient
allées dans ce sens, mais ne se sont pas jointes à l'accusation.
Les "victimes", qui ont déposé plainte, disent bien avoir été
"influencées" à travers des séances d'hypnose, ou avoir "agi" à l'issue de
celle-ci. Selon le journal 20 minutes, il est apparu au cours de l'enquête
que le praticien "racontait des contes qui mettaient (certaines
patientes, ndlr) dans un état de disponibilité particulière à son égard"
Selon les plaignantes, le psychiatre leur faisait notamment le conte d'un
chasseur et d'un oiseau, conte qui finissait par "Mange-moi quand je
serai à ton goût.". Le journal France soir explique que "L'allégorie
induirait « une conduite auto-sacrificielle consentie…"
C'est d'abord une des patientes qui a déposé plainte, puis qui a été
suivie par sept autres femmes, dont trois se sont constituées partie
civile auprès de cette dame, tout comme le planning familial (ce qui
est curieux, nous en saurons plus dans les jours qui viennent,
certainement?) et une
association qui répond au nom de "collectif féministe contre le viol".
D'autres femmes expliquent ne pas avoir agi sous la contrainte, mais
avoir bien eu des "relations" avec le psychiatre, ce qui irait
confirmer des relations au-delà de la relation normale avec un patient,
ce qui est contraire aux usages.
Le psychiatre, quant à lui, s'indigne auprès du journal "Sud-ouest" (il
est de Bergerac), de ce procès, se disant très anxieux et en colère,
ajoutant " Ce procès ne devrait pas avoir lieu, il n'y a aucun élément
matériel. On a inventé l'arme du crime avec l'hypnose."
Huit experts sont mobilisés pour examiner ces accusations et la
méthode qui aurait été employée. Une telle influence à travers
l'hypnose va cependant tout à fait à l'encontre de ce qui est admis
habituellement, avec cette méthode. En effet, la personne hypnotisée
n'accepte normalement pas n'importe quoi.
Ainsi Charcot
avait-il fait venir une jeune femme dans sa salle de cour, et l'avait
placée sous hypnose, puis avait proposé à ses élèves de lui poser
quelques questions. L'un d'entre eux lui avait demandé de déboutonner
son chemisier, ce qui avait eu pour résultat de la faire partir en
claquant tout simplement la porte...
Mais il est toujours possible d'imaginer que ces femmes aient pu
être influencées, par petits pas, mais sans aller dans le sens d'une
confrontation directe avec leur volonté, cependant cela parait tout de
même un peu compliqué et étrange.
Le soupçon porte plus loin du fait qu'il se serait vanté sur l'oreiller
(avec une autre patiente...) d'utiliser l'hypnose à des fins
personnelles et que les femmes ont pu décrire certains détails précis
de son anatomie. L'intervention de plusieurs psychiatres aurait été
déterminante pour la tenue du procès.
L'affaire dure depuis 1998, c'est dire si elles tiennent à ce que tout
cela soit bien reconnu... Le procès pourrait durer une semaine
entière...
Ce psychiatre pratique l'hypnose Ericksonnienne (voir aussi ici)
, qui est une pratique plus suggestive et plus "souple" que l'hypnose
traditionnelle. Bien sûr il y a dans tout cela une véritable
interrogation, car l'hypnose fascine depuis toujours.
Une vidéo intéressante sur l'hypnose Ericksonnienne :
Cela commence à me donner le tourni, ce truc noir et blanc en ouverture de blogUE.
Tiens, cela me fait penser au serpent dans "le livre de la jungle" quand il dit à Mowgli "aie confiance, aie confiance, aie confiance! "
"Fais un somme
Sans méfiance
Je suis là
Aie confiance"
"Le silence propice te berce
Souris et sois complice
Laisse tes sens glisser vers ces délices tentatrices"
Pffff, un grand moment cinématographique !
http://www.youtube.com/watch?v=sYwwxuzCoS0
Et le clou de l'affaire, où l'on éclate de rire, c'est quand le tigre, Shere Khan tire la sonnette d'alarme.....
euuuuuuuh ! bon, bref; ce blog est sérieux, veuillez me pardonner....