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Le blog de Blaise
samedi 26 septembre 2009, a 12:50
Le Burqa Band
 

Attention, mesdames et messieurs, dans un instant, ça va commencer...

Tssssss, je me tue à le dire : les allemands sont plus drôles que nous, qui devenons terriblement rabat-joie!

A la demande générale, je vous présente le buuuuuuuuuuuuurrrrqa bannnnnnd!



lundi 29 juin 2009, a 20:05
Un psychiatre accusé d'avoir violé des patientes suite à des séances d'hypnose
 

La presse de ce jour, 29 juin 2009, nous apprend qu'un psychiatre comparait au tribunal suite à l'accusation de quatre de ses patientes, disant avoir été violées à la suite de séances d'hypnose. D'autres femmes seraient allées dans ce sens, mais ne se sont pas jointes à l'accusation.

Les "victimes", qui ont déposé plainte, disent bien avoir été "influencées" à travers des séances d'hypnose, ou avoir "agi" à l'issue de celle-ci. Selon le journal 20 minutes, il est apparu au cours de l'enquête que le praticien "racontait des contes qui mettaient (certaines patientes, ndlr) dans un état de disponibilité particulière à son égard"

Selon les plaignantes, le psychiatre leur faisait notamment le conte d'un chasseur et d'un oiseau, conte qui finissait par "Mange-moi quand je serai à ton goût.". Le journal France soir explique que "L'allégorie induirait « une conduite auto-sacrificielle consentie…"
 
C'est d'abord une des patientes qui a déposé plainte, puis qui a été suivie par sept autres femmes, dont trois se sont constituées partie civile auprès de cette dame, tout comme le planning familial (ce qui est curieux, nous en saurons plus dans les jours qui viennent, certainement?) et une association qui répond au nom de "collectif féministe contre le viol".

D'autres femmes expliquent ne pas avoir agi sous la contrainte, mais avoir bien eu des "relations" avec le psychiatre, ce qui irait confirmer des relations au-delà de la relation normale avec un patient, ce qui est contraire aux usages.

Le psychiatre, quant à lui, s'indigne auprès du journal "Sud-ouest" (il est de Bergerac), de ce procès, se disant très anxieux et en colère, ajoutant " Ce procès ne devrait pas avoir lieu, il n'y a aucun élément matériel. On a inventé l'arme du crime avec l'hypnose."

Huit experts sont mobilisés pour examiner ces accusations et la méthode qui aurait été employée. Une telle influence à travers l'hypnose va cependant tout à fait à l'encontre de ce qui est admis habituellement, avec cette méthode. En effet, la personne hypnotisée n'accepte normalement pas n'importe quoi.

Ainsi Charcot avait-il fait venir une jeune femme dans sa salle de cour, et l'avait placée sous hypnose, puis avait proposé à ses élèves de lui poser quelques questions. L'un d'entre eux lui avait demandé de déboutonner son chemisier, ce qui avait eu pour résultat de la faire partir en claquant tout simplement la porte...
 
Mais il est toujours possible d'imaginer que ces femmes aient pu être influencées, par petits pas, mais sans aller dans le sens d'une confrontation directe avec leur volonté, cependant cela parait tout de même un peu compliqué et étrange.

Le soupçon porte plus loin du fait qu'il se serait vanté sur l'oreiller (avec une autre patiente...) d'utiliser l'hypnose à des fins personnelles et que les femmes ont pu décrire certains détails précis de son anatomie. L'intervention de plusieurs psychiatres aurait été déterminante pour la tenue du procès.

L'affaire dure depuis 1998, c'est dire si elles tiennent à ce que tout cela soit bien reconnu... Le procès pourrait durer une semaine entière...

Ce psychiatre pratique l'hypnose Ericksonnienne (voir aussi ici) , qui est une pratique plus suggestive et plus "souple" que l'hypnose traditionnelle. Bien sûr il y a dans tout cela une véritable interrogation, car l'hypnose fascine depuis toujours.

Une vidéo intéressante sur l'hypnose Ericksonnienne :



samedi 27 juin 2009, a 12:52
Décès de Michael Jackson
 

Tout le monde le sait à présent, Michael Jackson est mort.

Ne comptez pas sur moi pour disserter de savoir s'il était ou non le meilleur chanteur de pop de l'Histoire, d'ailleurs, je n'étais pas un grand fan.

Mais c'était un formidable danseur, sans nul doute...



lundi 22 juin 2009, a 15:42
"Le plus beau papillon de Paris"
 

Il n'est pas courant d'apercevoir le bombyx de l'ailante en plein jour. Ce magnifique papillon, "le plus beau de Paris", se repose lorsque nous travaillons et s'affaire au moment où nous dormons, se cachant bien pour n'être pas dérangé. Ce qui est parfaitement regrettable tant il a belle allure!
 
C'est au moins ce qui ressort du discours d'un ami, lequel travaille dans le XIIIème arrondissement de Paris et a eu la chance de voir ce beau papillon, un jeudi matin, comme tous les employés de sa société.
 
Le papillon se reposait tout simplement sur la porte d'entrée et fut l'objet de toutes les conversations. Il a été pris en photo par plusieurs personnes, et l'on a également eu la merveilleuse idée de contacter le muséum national d'histoire naturel, qui a très aimablement répondu, par le message que je reproduis ci-dessous.
 
Le papillon était d'une belle taille selon cet ami. En le voyant en photo, je suis resté séduit moi aussi, c'est pourquoi je reproduis tout cela ici.
 
La réponse du museum :
 
"Le Bombyx de l'ailante /Samia cynthia/ (Saturniidae)

(...)

Vous avez rencontré, ce jeudi matin 18 juin 2009, le plus beau papillon de Paris. C'est un Saturnide découvert, en Chine, par Chéron d'Incarville. Le Bombyx de l'ailante a été introduit en France, par l'entomologiste Guérin-Méneville en 1845, pour concurrencer le Bombyx du mûrier. La soie obtenue étant de moindre qualité, l'expérience a été abandonnée. L'invention du nylon est aussi, par ailleurs, pour quelque chose dans l'abandon de la soie naturelle.

En effet, c'est vers 1750 que le premier /Ailanthus altissima/ a été expédié de Pékin en France par le Père jésuite Pierre Le Chéron d'Incarville. La plante, capable de dépasser 25 m de hauteur, s'est acclimatée en Europe et l'arbre pousse aujourd'hui très facilement à Paris. La chenille inféodée à la plante trouve à se nourrir, donc il est possible de trouver le papillon dans le XIIIe arrondissement de Paris.

/Samia cynthia/ (Drury, 1773) est un Lépidoptère Hétérocère (papillon de nuit) de la famille des Saturniidae et peut avoir une envergure de 120 mm. Le spécimen que vous avez observé est magnifique et je vous laisse apprécier sa taille, sa forme et sa couleur. La présence de poils blancs sur l'abdomen est caractéristique. Une bande rose se détache sur la teinte brun olivâtre des ailes antérieures en forme de faux.

Le papillon aurait tendance à se cacher la journée et être actif la nuit mais il est facilement repérable en milieu urbain et se trouve dérangé par les hommes qui s'étonnent de sa présence. Nous avons tout simplement oublié le papillon, et son aventure parmi nous, en privilégiant la soie artificielle moins coûteuse. Je vous souhaite de vous arrêter, sur le chemin de vos vacances (sans doute une route de la soie), pour visiter une magnanerie. Ainsi, vous comprendrez mieux le récit que je viens de faire.

PS – une petite quantité d'eau placée dans du coton, ou dans une coupelle, permettra au papillon de se réhydrater.

Cordialement,

Louis JUSTIN-JOSEPH

CP 50 ENTOMOLOGIE

45 RUE BUFFON 75005 PARIS

MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE"

dimanche 21 juin 2009, a 20:25
La burqa en question...
 

Je ne vais pas donner mon avis sur l'à propos d'interdire la burqa (voir cet article disant les différentes appellations entre les "voiles"). Je me suis déjà prononcé en octobre 2008, lorsque j'annonçais l'intention d'un député de faire discuter d'une loi dans le sens de l'interdiction. En me relisant, tout récemment, je me suis aperçu que je n'avais rien à changer à mon petit texte. En effet, un groupement parlementaire s'est réuni pour en discuter, et le Conseil français du culte musulman (CFCM) s'oppose à cette idée, rappelant que la grande majorité des musulmans ne pratique pas l'usage de ce vêtement.

Aujourd'hui le sujet semble incontournable, il apparaît dans la presse classique mais aussi dans la presse dite "citoyenne". Dans les commentaires, quelques uns s'offusquent, d'autres applaudissent. Cela remet en cause quelques principes en cours, nous allons peut-être interdire une tenue vestimentaire, à l'aide d'une loi.

Jean-Marie Le Pen a beau jeu de déclarer "Cette bande des Quatre, qui a ouvert en grand les vannes de l'immigration, qui a chanté sur tous les tons que c'était une chance pour la France, s'inquiète maintenant de voir des voiles noirs dans nos rues. Sans remettre en cause le moins du monde la politique qui nous a menés là. Gribouille est de sortie."

Cette interdiction se fera au nom de la liberté de chacun, notamment des femmes voilées, ce qui est tout de même paradoxal : sommes-nous sûrs qu'il ne s'agit pas d'un choix délibéré? Mais sans doute n'avons-nous pas suffisamment exploré le problème de l'immigration, nous contentant de l'examiner sous un seul angle. Une partie de l'immigration se radicalise. S'imagine-t-elle qu'elle se rapproche ainsi de la "pureté" de sa culture d'origine?

Dans le même temps, nous renions totalement la culture européenne, dans son côté religieux. Nous sommes "laïcs", répète-t-on à l'envi, nous avons dû "lutter" contre l'Église pour l'obtenir disons-nous, en rappelant les affrontements lors de la séparation de l'Église et de l'État.

Ce faisant, nous remettons aussi en cause une grande partie de la culture européenne, largement inspirée dans son art, et aussi dans sa science, par l'Église justement, jusque dans les "Lumières" et dans la Révolution. Il n'est pas idiot de dire que le "progressisme" doit beaucoup à l'Église, dans son expression et dans son collectivisme. On a pu dire du Christ qu'il était le premier communiste.

L'islam est la deuxième religion de France dit-on également, mais il est plus particulièrement composé de personnes issues de l'immigration et qui n'ont pas forcément le même vécu culturel, même si les pays d'origine sont très largement issus des anciens pays colonisés par la France. Durant la colonisation, les cultures ont été respectées, ne serait-ce que pour ne pas créer de manifestations hostiles à la France.

Il n'est pourtant pas moins naturel de refuser des rapports sexuels et une vie de couple, en s'enfermant dans un couvent. Mais cela appartient à notre culture : la candidate à une vie religieuse s'y consacre entièrement, elle ne se plaint pas d'être discriminée et ne s'occupe que d'affaires religieuses pour sa vie publique. D'une manière générale, cela ne nous dérange pas.

Pourquoi notre pays se choque-t-il du port du voile, et pas seulement de la burqa? Pour une raison simple : nous n'y sommes pas habitués. Nous sommes aujourd'hui laïcs, voire athées, mais notre laïcisme est un laïcisme lié à notre histoire, notre athéisme également. Nous rendons à Dieu ce qui est à Dieu, et à César ce qui lui appartient.

Cependant nos signaux sont parfois contradictoires. Nous mettons la lutte contre les discriminations à toutes les sauces, les entreprises refusant le voile sont montrées du doigt, mais hormis cela, mais ne tolérons pas les manifestations ostentatoires des religions "importées", dans la rue, qui est un endroit public et où chacun devrait être libre de ce qu'il fait, tant que cela ne remet pas en cause la liberté d'autrui. Après tout, la burqa n'est qu'un port du voile, à l'extrême...

En attendant, nous avons banni la viande de porc de certains établissements scolaires, dans certains endroits, le sapin de noël n'apparaît plus, car il est considéré comme une manifestation chrétienne. En d'autres endroits d'Europe, c'est la croix qui est détachée du mur pour ne pas offusquer une "minorité" quelconque. Pour ne pas créer de conflits, nous préférons tout aplanir.

Sans doute y avait-il aussi dans cette démarche une certaine foi en l'universalisme du laïcisme, tendant à croire la "conversion" proche des autres religions, au laïcisme. Si nous avions été parfaitement honnêtes depuis le début, tout ce battage n'aurait pas lieu d'être. Nous mettons les religions traditionnelles au banc de la société ou en concurrence avec les religions "nouvelles", mais nous râlons quand ces dernières prennent trop de place. En réalité, ce ne sont pas les musulmans qui ont un problème de comportement, c'est bien nous, en accueillant sans dire sincèrement que nous attendons des arrivants une certaine conformité à nos usages...

Je remets cette vidéo hilarante, déjà insérée auparavant.



jeudi 18 juin 2009, a 21:38
Entretien avec Sylvianne Spitzer, de «SOS HOMMES BATTUS»
 

Voici un entretien qui sera proposé très bientôt au journalisme citoyen. Je dois dire que je suis très heureux que Madame Sylvianne Spitzer ait accepté de répondre à ces quelques questions. L'entretien peut paraitre un peu long, néanmoins il me semble que les réponses qui y sont apportées méritent de passer un peu de temps à les lire.

La photo qui l'illustre est celle de Sylvianne Spitzer qui me l'a aimablement remise.

(Cet entretien a paru sur agoravox)

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Tout d'abord je tiens à remercier Madame Sylvianne Spitzer d'avoir si aimablement répondu à cette série de questions, envoyées  et renvoyées par courriel interposé. Je précise qu'il n'est en aucune façon question d'instrumentaliser la démarche de «SOS HOMMES BATTUS» ; cet entretien n'ayant aucun autre but que celui de faire connaître une réalité trop peu développée aujourd'hui dans notre pays. Selon la formule consacrée, la violence niée fait d'autant plus mal et aucune raison ne justifie le silence autour de la violence conjugale faite aux hommes.
 
 
Le lecteur, que cela intéresse, prendra aussi la peine de se renseigner sur l'association «SOS HOMMES BATTUS» à travers son blog et son forum, dans lequel des femmes interviennent aussi, toujours à propos ; le but n'étant pas d'opposer les hommes aux femmes dans une course à la victimisation. 
 
Je laisse la parole à Madame Spitzer, à travers l'entretien précité :

 
-Bonjour Sylvianne Spitzer, vous êtes présidente et fondatrice de l'association SOS Hommes Battus, mais également psychologue tenant cabinet, criminologue et profiler, ainsi que présidente de l' Association Nationale des "Profilers" et Analystes Criminels. 
 
Pouvez-vous nous en dire plus sur vos activités professionnelles et associatives?
 
Eh bien comme vous l'avez écrit, je suis psychologue en libéral. Je suis par ailleurs criminologue et j'effectue une recherche doctorale dans le domaine du profilage criminel.
Si je me recentre sur les victimes, j'en reçois en consultation dans le cadre d'agressions diverses : agressions physiques, abus sexuels, violences conjugales… J'ai créé en janvier 2008 l'association SOS Hommes Battus afin de proposer une aide psychologique aux victimes de la violence au féminin.

 
 
-Qu'est-ce qui vous a poussé à mettre en place l'association SOS Hommes Battus?
 
Tout simplement parce que dans le cadre de mes consultations, j'ai rencontré des couples au bord de la séparation qui s'inscrivaient dans cette problématique particulière. Lorsque j'ai voulu orienter ces hommes vers une aide plus adéquate, je me suis aperçue qu'il n'existait rien : ni association, ni structure, ni tout simplement prise en compte de ces hommes victimes de la violence de leur compagne.
 
J'ai donc décidé de créer mon association afin d'apporter un soutien psychologique à ces hommes perdus, terrorisés, torturés psychologiquement mais parfois aussi physiquement, via une permanence téléphonique. Il s'agit pour eux de trouver -enfin- quelqu'un qui les écoute parler de leur situation, de quelqu'un qui peut accepter qu'ils pleurent et surtout de trouver une personne au moins qui les croit et ne les dénigre pas. Il s'agit alors de leur montrer qu'ils peuvent regagner leur dignité. 
 
 -Existe-t-il une définition admise de la violence conjugale?
 
Oui bien sur il y a celle du code pénal (La loi n° 92-683 du 22 juillet 1992 modifiée par la loi n° 2006-399 du 4 avril 2006).
La reconnaissance de la violence conjugale concerne depuis peu non seulement les couples mariés, mais aussi les personnes déjà séparées (les « ex »), les concubins et les pacsés.
Néanmoins on ne parle que de violence conjugale au singulier car seule les atteintes volontaires à la personne (coups et blessures et viols) sont prises en compte. En effet, elles se voient et sont faciles à prouver par un simple constat médical.
 
Mais cela reste très restrictif. Rien sur les autres types de violences conjugales : psychologique, financière, sexuelle, sociale ….

 
 
-Y a-t-il une particularité dans les violences faites aux hommes dans le couple?
 
Oui. Je constate que dans les couples où c'est l'homme qui est victime il existe une forte violence psychologique. Cela peut durer des années avant que la compagne passe à "l'agir"  de la violence physique. L'homme déstructuré psychiquement n'est plus en état d'anticiper et de réagir. C'est alors que les coups, les morsures, les coups de pieds peuvent pleuvoir.
Alors que dans les couples où c'est la femme qui est victime, cela débute souvent par la violence physique. Il s'agit d'installer le souvenir de la souffrance physique. La violence psychologique s'installe par la peur des représailles puis la déstructuration de la personnalité se réalise petit à petit.
En fait, les «méthodes» sont les mêmes mais elles n'apparaissent pas dans le même ordre chronologique
.
 
-L'on admet généralement que les statistiques de la violence conjugale sont en dessous de la réalité concernant les hommes, en France. Selon vous, quelle estimation se rapproche le plus de la réalité? Existe-t-il des statistiques plus fiables dans d'autres pays et qui pourraient s'appliquer au nôtre?
 
En France difficile de savoir exactement.
On constate simplement que le nombre de plaintes de femmes victimes à tendance à diminuer alors que les plaintes des hommes victimes sont en légère augmentation. Si l'on se fie aux différentes études sur le sujet, le chiffre noir des statistiques des hommes victimes est important.
En Amérique du Nord, les études ont démontré que les meurtres au sein du couple étaient en diminution et cela depuis le début des années 90 (début de la communication de prévention sur la violence au sein du couple). Les Canadiens ont dès 1999 lancés de grandes études statistiques sur le sujet. La plus importante à ce jour est celle de 2007 où les chiffres parlent d'eux mêmes. Il y est même fait référence à 196 études et analyses réalisées entre 1997 et 2007 dans le monde entier qui montrent que la violence exercée par les femmes envers leur compagnon est égale, et parfois même plus élevée, que celui de la violence commise par les hommes.

 
 
-Un homme a généralement plus de force qu'une femme. Comment explique-t-on qu'un homme puisse recevoir des coups d'une personne plus faible, sans réagir, sur des délais parfois très longs?
 
Tout d'abord de façon générale, les hommes –tout comme les femmes- ne se mettent pas en couple avec la volonté d'entrer dans la violence. Chacun de nous est capable d'être violent. On nous a appris à nous retenir, à user de notre intelligence pas de notre force musculaire. On sait qu'on peut le faire, mais on préfère régler nos conflits sociaux comme amoureux d'une façon plus «intellectualisée». 

Ensuite, les hommes victimes de violence physique sont d'abord passés par la phase de destruction mentale. Rabaissés, humiliés, continuellement traités de «bons à rien, mauvais à tout» même devant les enfants, privés de leur capacité de décision et d'action, petit à petit ils perdent leur réactivité. Ils ne savent plus agir par eux mêmes. On a affaire à un vrai lavage de cerveau. L'homme est sans cesse dans l'obéissance parce qu'il ne sait plus faire autrement mais aussi parce que chaque «rébellion» donne lieu à des éclats voire à des représailles.
 
Enfin, ces femmes violentes savent utiliser la loi pour elles. En fait parfois elles n'attendent que ça : que leur compagnon réagisse. Cela leur permettra de déposer plainte pour violence conjugale s'il frappe à son tour ou abandon de famille s'il part du logement et avec toutes les sanctions immédiates que cela sous-entend : garde à vue, interdiction d'approcher du foyer, interdiction de voir les enfants…. Elles le disent d'ailleurs à leur compagnon. Donc s'il réagit, il se met immédiatement dans son tort. Les représentants de l'ordre tout comme la Justice portant plus de poids aux dires d'une femme qu'à celle d'un homme.

 
 
-Lors d'un précédent article sur ce sujet, des intervenants se sont offusqués de ce que l'homme puisse être décrit comme étant victime d'une femme, rappelant combien les femmes sont victimes des hommes, par trop souvent. Comment accueille-t-on votre association d'une manière générale?
 
Les associations d'aide aux femmes victimes de violence conjugale font comme si SOS Hommes Battus n'existait pas. J'ai demandé à plusieurs d'entres elles de bien vouloir mettre un lien de leur site vers le mien, cela m'a toujours été refusé.
Le fait que l'association soit présidée par une femme fait que nous ne sommes pas attaqués de toute part. C'est plus «sournois». Certaines féministes ou femmes victimes de violences n'hésitent pas à contacter les étudiant(e)s qui travaillent sur le sujet des hommes victimes en les insultant et en les accusant de «traîtrise».
L'association fait néanmoins son chemin par le bouche à oreille : services de mairie, assistantes sociales, éducateurs, médecins… donnent nos coordonnées.

 
 
-L'association se retrouve sous la forme d'un blog, avec un forum. Dans le cadre de l'association, vous tenez aussi une permanence. Recevez-vous de nombreux appels?
 
Oui, en tout cas par rapport à ce que j'en attendais !!
Au départ je n'ai pas décompté ni pris note des appels car je ne pensais pas avoir affaire à un tel phénomène. J'ai du commencé à prendre en compte le nombre d'appelants à partir de mars 2008. A l'heure où j'écris la permanence de SOS Hommes Battus a reçu plus de 450 contacts, par téléphone mais principalement par email. Soit environ 2 contacts par jour. Étrangement, il n'y a pas d'appel ou d'email pendant les périodes de vacances scolaires.

 
 
-Selon vous, est-il nécessaire que les infrastructures évoluent, par exemple avec des centres d'accueils à l'égal des femmes et pour quelles raisons?
 
Il ne faut pas qu'elles évoluent, il faut qu'elles soient créées !! Aujourd'hui il n'existe rien pour les hommes victimes de violences conjugales. Le 3919 est pour les femmes victimes. Les hommes y sont reçus sèchement et on ne leur propose pas grand chose. Les centres d'accueil pour victimes de violences conjugales ne sont pas adaptés pour les hommes. Les rares qui acceptent d'en recevoir hésitent car cela pose problèmes pour les femmes victimes de croiser si tôt un homme, ce qui peut se comprendre.
 
 
-Existe-t-il des infrastructures pour les hommes, dans certains pays européens, ainsi que dans le monde? Quels sont les ressorts qui en ont permis la mise en place ?
 
Oui, en fait les violences conjugales faites aux hommes sont prises en compte dans d'autres pays.
D'abord citons l'Allemagne qui a mis en place des structures d'accueil, certaines pour les hommes victimes mais d'autres aussi pour les femmes agresseuses.
 
La Suisse, bien qu'encore peu concernée par cette problématique, vient néanmoins d'ajouter à son foyer d'accueil pour les femmes victimes de violences conjugales, une "aile" pour accueillir les hommes victimes.
Et c'est tout en Europe.
La problématique des hommes victimes de violences conjugales est très prise en compte dans certains pays d'Afrique (Kenya, Ouganda, Tanzanie, Malawi, Zimbabwe, Botswana, Namibie, Afrique du Sud, Mozambique, Rwanda et Burundi). Contre toute attente, dans ces pays, les violences faites aux femmes ne sont pas considérées voire sont niées, alors que celles faites aux hommes sont étudiées et donnent lieu à des actions de prévention ou d'accueil.
En Afrique du Nord, les violences conjugales dont les hommes sont victimes sont extrêmement dénoncées. S'il n'existe pas d'institution pour les suivre, il existe des actions de prévention et de communication sur le sujet (Algérie, Maroc, Iran...).
Aux Etats-Unis, chaque état a mis en place des structures d'écoute et d'accueil pour les hommes victimes. Les dernières études menées par le "Department of Justice" chiffrent 1,3 millions de femmes et 835 000 hommes victimes de violence conjugale physique.
Enfin, bien sûr, au Canada et au Québec sont réalisées de très nombreuses études sur les violences conjugales. Il existe une communication gouvernementale, des associations, des institutions pour aider les hommes victimes de violences conjugales. D'autant plus que leurs études tendent à démontrer que la violence conjugale envers les hommes est plus fréquente que celles envers les femmes !

 
 -Cette violence conjugale envers les hommes est-elle un fait nouveau?
 
Non. Si vous regardez bien les images d'Epinal vous constaterez que ce n'est pas nouveau. Qui n'a jamais vu la représentation d'une femme armée d'un rouleau à pâtisserie cachée derrière la porte en attendant son mari ? Qui n'a jamais entendu dire que l'homme ne fait pas la loi chez lui ? Mais cela était censé faire rire car on était dans la caricature sociale avec des rôles soit disant inversés : un homme faible et une forte femme, mais en fait cela ne faisait que mettre au grand jour les différences entre ce qu'on montrait à l'extérieur et ce qui se passait lorsqu'on arrivait chez soi.
 
-Les victimes de violence conjugales sont-elles des personnes plus vulnérables que d'autres, à travers leur passé affectif par exemple? Ont-elles tendance à se sous-estimer par rapport à leur compagnon avant même que violence ne leur soit faite?
 
Ce n'est en rien un problème d'estime de Soi. Mais vous avez raison de le souligner, il existe un problème affectif. On est face à des hommes qui aiment les femmes, leur mère, leur compagne. Ils les mettent au dessus de tout. J'ai maintes fois été surprise de constater que les hommes victimes regardaient leur compagne comme « une madone sur un piédestal ». L'homme victime admire sa femme, est prêt à tout pour elle, il est à genoux devant elle. Il finit par céder à ses tous ses caprices, à toutes les exigences. C'est d'ailleurs souvent lorsque l'homme n'est plus en moyen de répondre à une exigence (problèmes financiers par exemple) que la femme devient ouvertement agressive voire passe à l'acte.
 
-Au-delà de la personnalité de chacun, existe-t-il des éléments déclencheurs à la violence dans le couple?
 
Oui, mais dire cela c'est ne pas prendre en compte le passé de l'agresseuse.
Les études canadiennes le démontrent et les témoignages que je reçois le confirment : ces femmes semblent  souvent atteintes de troubles de la personnalité avec des incapacités à supporter la frustration, avec des crises de colère aiguës, issues d'une famille dans laquelle la violence par les hommes (père ou frère) est déjà présente. Elles ont été des adolescentes mal dans leur peau, agressives ou violentes.
Contre toute attente, ces femmes se « calment » avec l'accès au travail ou à l'autonomie. Dès la mise en couple, certains traits réapparaissent, mais comme cela reste du domaine de ce que le conjoint qualifie "d'acceptable", cela passe.
Si toutes les situations ne se ressemblent pas, je note néanmoins une forte mise en place de la violence psychologique tout de suite après la naissance du premier enfant.
Le passage à la violence physique s'effectue souvent lorsque le compagnon se rebelle, envisage de partir ou de divorcer. C'est alors clastique.
   
 
-Il se dit parfois que la violence conjugale envers les femmes découle d'une société patriarcale. Avez-vous conscience de ce que votre initiative peut remettre en cause certaines idées sur notre société?
 
La seule chose que je remets en cause c'est la vision féministe actuelle qui veut que la femme ne soit qu'une victime soumise dès sa naissance. A croire que les femmes ne sont pas capables d'être dominantes, qu'elles ne sont pas dans "l'agir", qu'elles ne peuvent avoir de la violence en elles. Les faits divers nous démontrent tous les jours qu'il n'en n'est rien. De lointains souvenirs nous ramènent aux comportements des gardiennes de camps pendant la guerre et plus près de nous les photos prises à Guantanamo, nous montrent que les femmes agressent, torturent autant que les hommes.
En poussant le raisonnement au bout, on peut se dire que reconnaître qu'un homme puisse être victime d'une femme, c'est reconnaître l'égalité des femmes dans leur liberté d'action et de pensée.

 
-Qu'attendez-vous du rapport de la mission du député Guy Geoffroy, sur la violence psychologique dans les rapports conjugaux, qui sera rendu durant le mois de juin ?
 
Pas grand-chose,  j'en ai peur. SOS Hommes Battus a bien sûr écrit à Monsieur Geoffroy. La réaction de son staff a été de me demander des données sur les violences faites aux hommes. Comme s'ils n'avaient pas accès aux statistiques police et gendarmerie !! En tout cas SOS Hommes Battus n'a pas plus été convié à participer aux réflexions de la mission qu'aux Assises sur les violences intra-familiales ! On ne peut qu'espérer que la cause des hommes victimes de violences conjugales sera considérée.
 
-Enfin, quel conseil donnez-vous aux victimes de violences conjugales?
 
Partir !!!
C'est facile d'écrire cela car la victime de violences conjugales est dans le déni de sa situation. Hommes comme femmes victimes se sentent coupables de ce qui leur arrivent. La prise de conscience est parfois longue. De plus, ces victimes n'ont plus l'habitude de réfléchir et d'agir par eux-mêmes. Or avant même de fuir la situation critique il leur faut avant tout retrouver les capacités d'action propre.
C'est alors seulement que le processus de mise à distance peut se mettre en place. Soit la personne qui agresse est accessible aux soins et on peut espérer que cela s'arrange. Soit elle ne l'est pas (par sa volonté tout simplement en général) et il faut accepter de quitter une personne destructrice. Pour se reconstruire et pour retrouver sa dignité.

 
-Je tiens à rappeler que vous avez également écrit un guide sur les hommes battus. Comment peut-on se le procurer?
 
Oui, c'est un petit guide d'une vingtaine de pages que j'ai rédigé, que l'on peut glisser dans sa poche, qui explique ce que sont les différents types de violences conjugales, comment savoir si on est en situation d'abus et qui donne aussi quelques «trucs» pour s'en sortir.
Il est disponible uniquement via le site de SOS Hommes Battus ou sur mon site professionnel.

lundi 15 juin 2009, a 21:58
Sarkozy et chirac aux obsèques d'Omar bongo
 

Les présidents Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac seront tous deux présents aux obsèques d'Omar Bongo, ce mardi 16 juin. En effet, comme chacun le sait, le président du Gabon entretenait des rapports très étroits avec les différents présidents français, il aurait même, selon Valéry Giscard d'Estaing, financé la campagne électorale de Jacques Chirac et certainement bien d'autres campagnes électorales françaises. 
 
Omar Bongo était le doyen de ce qui a pu être appelé la françafrique, ce vaste réseau franco-africain d'arrangement entre politiciens des deux bords, et il était dernièrement visé par la justice dans des affaires financières, qui ne sauraient masquer totalement le fait que des politiciens français ont largement profité de l'argent qui transitait entre le Gabon et la France.
 
Ce qui est sans doute le plus désolant dans la présence des chefs d' État français, c'est qu'après le décès de Senghor, Ils brillaient par leur absence, alors qu'il fut l'inspirateur de la francophonie et qu'il avait imaginé la baptiser du nom de "francité", alors qu'il était un grand poète de langue française et qu'il était également membre de l'académie française.

Mais nos politiciens ont les priorités qu'ils peuvent. Chacun sait que la poésie ne nourrit pas son homme, de nos jours... Et comme Omar Bongo, que la presse a tort de mépriser, car il représente bien une partie de l'Histoire de France avec ce qu'elle a de bon et de mauvais, aura un successeur, il ne sera pas mauvais qu'il garde de bonnes relations avec la France, des relations saines, autant que possible.

jeudi 11 juin 2009, a 15:48
Parce que moi aussi j'ai ma petite histoire sur le vol AF447...
 

Tout et n'importe quoi a été dit sur les causes du crash du vol AF447, des raisons parfois plus saugrenues les unes que les autres... C'est d'abord la foudre qui a été évoqué, avant que les professionnels ne dénoncent cette assertion comme non fondée. A la suite de cela on a aussi pu évoquer les extra-terrestres comme étant une des causes possible de cette disparition si subite et si mystérieuse.
 
Il faut dire que selon les messages envoyés par l'appareil lui-même, il n'aura fallut qu'une quinzaine de minutes pour que l'avion tombe suite à des pannes en série. Ce sont à présent les capteurs de vitesse qui sont évoqués, peut-être à raison, car ils auraient pu induire les pilotes en erreur au cours des perturbations que l'appareil rencontrait.
 
La presse a beaucoup évoqué cet accident, d'une façon presque macabre... elle continue aujourd'hui encore, d'autant plus depuis que des corps de passagers ont été retrouvés, à grand renfort d'experts en tout genre sur les problèmes techniques que les avions peuvent rencontrer. Il serait à présent question de faire l'analyse ADN des corps, en comparaison avec celui des proches, et si les boites noires de l'avion sont retrouvées, au fond de l'océan, nous en saurons aussi un peu plus sur les raisons de cet accident. Pour celui qui souhaite mourir en paix, qu'il le fasse chez lui!
 
Mais ce n'est pas la technique à laquelle je souhaite m'intéresser. Je n'ai pas d'explication en ce qui me concerne, je ne saurais dire si l'appareil s'est finalement disloqué, ni si les sondes étaient toutes défectueuses, la seule certitude que j'en ai étant que les extraterrestres n'y sont pour rien. Sans doute ont-ils en effet d'autres chats à fouetter, si chat extraterrestre il y a. Sans doute sont-ils en cours d'élaborer un plan machiavélique pour envahir la terre entière, en commençant comme il se doit par les Etats-Unis...
 
C'est la petite histoire d'une connaissance que je souhaite vous conter. Un couple avait fait les gros titres peu de temps après la disparition de l'avion. Il devait le prendre et avait fait des pieds et des mains pour monter à bord, selon ce qui nous était annoncé, avant d'être contraint à changer de vol, échappant ainsi à ce terrible quart d'heure, qui l'aurait conduit à sa perte. Le public avait été réceptif à cette nouvelle. Cela rejoint un côté un peu superstitieux que nous avons tous : ce couple a eu de la chance.
 
Mais il n'est pas le seul. Une femme de mon entourage aurait elle-aussi dû le embarquer ce jour-là, pour des raisons professionnelles, mais un petit évènement l'en a empéché : son chat était malade. Juste avant qu'elle ne parte, elle a dû aller le faire piquer, avec beaucoup de tristesse. Cela a aussi eu pour effet de retarder son départ de quelques jours et a par conséquent, de décaler le jour de son retour. Il n'est pas ridicule d'être attaché à son chat, surtout lorsqu'il fut un compagnon de solitude pendant de longues années.
 
Donc, finalement la mort de son chat, aussi triste soit-elle, lui a sauvé la vie. Dans le vol AF447, celui qu'elle devait prendre, la femme de son patron a perdu la vie. Elle n'a, pour son compte, connu qu'une petite turbulence, deux jours plus tard, avec toute la frayeur que l'on peut imaginer... Mais son heure à elle, n'était pas encore venue..

mardi 09 juin 2009, a 22:40
La campagne européenne, cette sinistre farce...
 

Décidément la politique ressemble de plus en plus à une sinistre farce et le spectacle de la campagne européenne qui vient de se dérouler, ainsi que son résultat, ne nous inspirera pas le contraire. Sans doute y eut-il quelques élans chez les uns et les autres qui m'ont alors fatalement échappé, du moins rien n'a su toucher le public sur son propre sort, ni même l'intéresser de près ou de loin aux rouages de ce grand machin qu'est l'Union européenne.

 
Le débat ne volait pas bien haut non plus. Il y eut peu (ou pas?) de traits d'esprit, cette spécialité pourtant toute française, là où un petit mot fait parfois la différence. Mais notre époque est plus idéologique et plus technique que ce fut le cas par le passé. On ne fait plus d'esprit, on n'improvise pas, en témoignent les fameux prompteurs de nos politiciens. L'esprit n'est plus nécessaire, il suffit de savoir lire.

Même la plus petite répartie est sanctionnée. Il ne faut pas sortir des sentiers battus, sans quoi l'on est aussitôt sanctionné par le reste de la famille politique. Le linge sale, chacun le sait, se lave en famille... Mais le plus marquant de cette élection est certainement l'inversion des valeurs qui peut y être constaté.
 
Tout d'abord, le débat François Bayrou et Cohn Bendith a retenu le plus particulièrement l'attention du public et de fait, il a été particulièrement médiatisé. Taxé de minable par son adversaire et subissant régulièrment des attaques à caractère personnel, le président du modem a cru pouvoir répondre sur certains écrits parfaitement nauséabonds, concernant les enfants, dont se rendit coupable, par le passé, le candidat écologiste.

Il faudrait pouvoir s'amuser de l'aventure de François Bayrou, qui avait su se mettre tout le monde politique à dos, sauf les électeurs, selon lesquels il savait faire la synthèse entre les différents courants. Attaqué personnellement, il avait une bonne réplique, cinglante, également à caractère personnel. Il n'avait sans doute pas prévu qu'une icône de mai 68 restait inattaquable et que la morale ne serait pas de son côté, d'autant que ses adversaires n'attendaient que cela.

On a même pu dire par la suite, que les préférences sexuelles ne devaient pas être évoquées, comme si l'attirance envers des enfants était une simple "préférence sexuelle", on a même pu dire que tout cela était ancien et contextuel, comme si certains sujets étaient affaire de contexte. Ici ce n'est plus une question de contexte mais une question de personne. François Bayrou n'est que l'héritier de Giscard, son adversaire est l'héritier de mai 68. On n'est pas sûr que mai 68 amène forcément à cela, sans quoi il faut s'en défaire de suite...

On s'amuse, ou pas, du parti-pris des journalistes qui a permit de sonner l'hallali... Heureusement que le pape n'a pas, dans le passé, déclaré le quart du tiers de la moitié de ce qu'à pu dire Cohn Bendit! La presse en parlerait à profusion, en rappelant ce qu'il a dit du préservatif, exagérant les choses...

C'est aussi dans le cadre de la campagne européenne que Dieudonné a pu être pointé du doigt, pour antisémitisme. Son parti "antisioniste" y est aussi pour quelque chose, un parti dont on se demande quel intérêt a son sujet dans une campagne purement européenne... Toutefois la vidéo, dans laquelle il déclare, à propos de Pascal Bernheim, "le puissant lobby des youpins sionistes qu'il représente est voleur, raciste et menteur. J'ajoute que je l'emmerde profondément, lui et toute sa clique d'enculés", a été parfaitement décriée, par une presse qui a fait l'impasse sur les propos dont Dieudonné a été victime.

La peau d'un nègre vaut-elle celle d'un youpin? il me semble qu'on ne saurait en vouloir à Dieudonné de sa rancoeur, après le rejet de sa plainte en Suisse. Pascal Bernheim avait plaisanté de façon douteuse, disant qu'il était nègre, après une réplique selon laquelle le candidat n'était pas très futé, ce qui assimilait les noirs à des personnes mal pourvues intellectuellement. Si Dieudonné avait été écologiste ou socialiste, tout un chacun aurait poussé de grands cris et en tout premier les associations anti-racistes française (des associations suisses se seraient prononcées pourtant...), mais dans ce cas, il n'en a rien été... Ici encore, ce n'est pas le principe qui est décrié, c'est bien la personne.

Il eut été juste que Pascal Bernheim soit condamné, selon les règles en court, même pour un euro symbolique. Ou alors les règles et les lois ne veulent plus rien dire, si Dieudonné est poursuivi, ce qui est bien le projet en cours... Il n'a fait que rendre la monnaie de sa pièce à Pascal Bernheim, en précisant qu'il s'agissait d'humour... en réalité un prêté pour un rendu. Il s'agit presque de légitime-défense, d'une certaine façon, sans vouloir défendre une personne, mais un simple principe.

En attendant, avec 60% d'abstention dans toute l'Union européenne, les partis n'ont pas de quoi plastronner... Un 28% avec une participation à 40% ne fait que peu de chose, 20% et moins sont dérisoires, ce qui n'empêche pas les uns et les autres de se réjouir! L'attitude la plus juste serait pourtant de faire profil bas...

La vidéo de Dieudonné face à Pascal Bernheim :



jeudi 04 juin 2009, a 22:46
Un peu de musique médiévale
 

C'est la période des fêtes médiévales. elles sont plus ou moins réussies.

Mais toujours festives...

Un peu de musique, à la douce dame jolie de Machaut...

"

Douce dame jolie,
Pour dieu ne pensés mie
Que nulle ait signorie
Seur moy fors vous seulement.
Qu'adès sans tricherie
Chierie
Vous ay et humblement
Tous les jours de ma vie
Servie
Sans villain pensement.
Helas! et je mendie
D'esperance et d'aïe;
Dont ma joie est fenie,
Se pité ne vous en prent.
Douce dame jolie...
Mais vo douce maistrie
Maistrie
Mon cuer si durement
Qu'elle le contralie
Et lie
En amour tellement
Qu'il n'a de riens envie
Fors d'estre en vo baillie;
Et se ne li ottrie
Vos cuers nul aligement.
Douce dame jolie...
Et quant ma maladie
Garie
Ne sera nullement
Sans vous, douce anemie,
Qui lie
Estes de mon tourment,
A jointes mains deprie
Vo cuer, puis qu'il m'oublie,
Que temprement m'ocie,
Car trop langui longuement.
Douce dame jolie..."



jeudi 28 mai 2009, a 22:37
Susan Boyle est-elle faite pour la célébrité?
 

Elle est plus ou moins incontournable en ce moment, dans les journaux, sur les télés, ou sur les plateformes de partage. La vidéo de sa prestation devant le jury du concours britannique de chant, Britains got talent, qui a inspiré chez nous la célèbre Nouvelle star, a fait le tour du monde.

 
Le public l'a découverte alors, dans une robe fanée de vieille fille, les cheveux frisés et en casque, l'allure un peu pesante, et le moins qui puisse être dit, c'est qu'elle n'est pas très gracieuse et n'a rien d'attirant. Mais lorsqu'elle a chanté elle n'en a pas moins largement séduit tout le public, un public qui était loin de lui être acquis, préférant, comme la plupart des publics, la jolie fille au laideron. Pourtant, à l'occasion de son chant, elle a été ovationnée.
 
Susan Boyle n'avait vraiment l'air de rien lorsqu'elle s'est présentée et semblait avoir de grandes prétentions, d'autant qu'elle n'inspire pas la grâce... Et c'est bien cela qui suscitait le mépris des spectateurs, dans un premier temps. Habillée comme un sac, un visage ingrat, une allure à laquelle le public n'est pas habitué, lui qui voit tant de chanteuses au string apparent, à la taille svelte et se dandinant dans tous les sens, en ondulant du ventre...
 
Pas d'histoire croustillante non plus sur la "nouvelle star" britannique, aucun risque de sex-tape : elle n'a jamais embrassé de "garçon" et n'attirerait pas le monde, elle vit seule avec son chat, ce qui se comprend largement, les êtres humains n'ayant pas toujours été tendre avec elle. A l'école, déjà, on l'appelait Susie-la-simplette...

De fait, elle souffre d'un handicap lié à sa naissance, alors qu'elle endurait un manque d'oxygène, ce qui aurait pu se traduire par un décès. On s'est toujours gaiement moqué de Susan boyle, jusqu'aux petits voyous de son quartier, qui continuaient à le faire tout récemment, juste avant que les télés ne s'y arrêtent et que le monde entier ne parle d'elle. Jusqu'ici elle chantait plus particulièrement dans les karaokés parmi les autres clients des pubs et dans les chorales d'église, étant bénévole catholique. Pas un parcours de star tout cela...

A présent elle se produit devant des salles entières, sous les projecteurs, et est connue dans le monde entier. Elle, Susie-la-simplette, celle que personne n'a jamais embrassé, celle qui ne vivait qu'avec son chat, dans un logement social, celle dont les voyous se moquaient, elle a même le soutien de vrais "stars", comme Demi Moore et très bientôt, elle se produira devant la reine d'Angleterre elle-même, après avoir réussi la finale du concours.
 
La raison de son succès s'explique aussi par son manque de séduction visuelle. Au moins celle-là ne ressemble pas à ces petites poupées superficielles qui se produisent partout avec leurs faux airs de mijaurée. Le public veut des minces? elle ne l'est pas. Des jolis minois? Ce n'est pas son cas, et pourtant, elle chante...

Mais déjà, à peine connue, alors qu'elle confiait à la télévision américaine, disant "Je ne vais certainement plus rester célibataire longtemps", avec sans doute un peu d'espoir, elle est devenue une excellente image publicitaire.

Un petit évènement joue en sa défaveur, elle aurait montré un caractère de mauvaise joueuse, et une certaine vulgarité, lorsqu'un des membres du jury a dit du chant de son rival "C'est la meilleure prestation que nous avons vu jusque-là pendant ces demi-finales."

Elle aurait alors juré et brandit deux fois son doigt bien haut, à la grande surprise des cent personnes qui venaient suivre le concours à ses côtés. Le porte-parole dément le geste, mais pas les témoins... Elle avait déjà perdu son calme auparavant, ce qui arriverait aussi dans son village natal. Un peu d'amertume? On ne l'avait jamais habituée à lui faire des compliments jusqu'ici, cela peut vite monter à la tête...

Est-il bien normal de devenir à ce point célèbre dans le monde entier, après deux prestations télévisées? Ne devient-on pas un peu fou, d'autant lorsqu'on ne vit habituellement qu'avec un chat pour seul compagnon? Le risque pour Susan Boyle à présent n'est-il pas de se perdre dans un entourage superficiel, dans lequel elle aura du mal à évoluer? D'autant que la presse, qui l'a mise en avant, n'hésitera pas à la descendre, le moment venu... chacun de ses pas de travers sera relaté, n'en doutons pas...

Quelques articles bien faits sur Susan boyle :

Une vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=U-439fhYPco

http://www.levif.be/actualite/culture/72-61-33967/susan-boyle-ou-la-vengeance-de-susie-la-simplette.html

http://www.centpapiers.com/lhabit-ne-fait-vraiment-pas-le-moine/7582/

mercredi 27 mai 2009, a 11:11
Concernant les voyages astraux
 

Voici un article que je voulais récupérer depuis longtemps, je l'avais écrit pour un autre site, mais ce blog n'exsistait pas encore. Je ne le relis pas, il y a sûrement des fautes. Ce n'est pas tant pour l'article lui-même que je le reproduis, ce thème m'a toujours beaucoup  intéressé, il se retrouve dans toutes les cultures et dans tous les pays, ce qui est assez curieux. Si je le reproduis, c'est qu'une intervenante avait laissé un témoignage.
 
Je ne crois pas qu'elle m'en voudrait de le reproduire ici, ce que je fais donc.
 
Cet article a paru le 25 aout 2007, l'intervenante en bas avait pour pseudo "Cat Lef".
 

Selon certains spécialistes, une personne sur dix vivrait ou aurait vécu une expérience de "décorporation", c'est à dire une expérience de "sortie du corps" appelée plus communément "voyage astral". Deux équipes de chercheurs déclarent avoir réussi à recréer en laboratoire cette sensation de sortir de son corps, et décrivent les expériences menées simultanément en Grande-Bretagne et en Suisse dans la très sérieuse revue "science" de ce 24 août.

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Le phénomène du voyage astral est bien connu, et a été étudié par les théologiens, les philosophes et les psychologues. Les traditions évoquent depuis longtemps ces décorporations, chez les chamanes mais aussi dans les traditions anciennes en Egypte, dans le bouddhisme ou encore selon Robert Monroe dans la Bible. Les témoignages actuels font état d'une entité intérieure qui s'élèverait au dessus du corps et permettrait même de voyager en un instant d'un bout à l'autre du monde.

Les voyages astraux ne dureraient que de quelques secondes à quelques heures, toute la difficulté résidant dans le fait de rester en état de voyage astral sans être rappelé vers son corps, auquel le corps astral resterait lié par une sorte de "corde d'argent". Ces témoignages concordent avec les descriptions de NDE, dans lesquels des personnes reconnus cliniquement mortes déclarent s'être élevée au dessus d'eux-même et avoir vu par la suite une lumière au bout d'un long tunnel, avant d'être "rappelée", et de réintégrer leur corps charnel.

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Dans leurs expériences, les deux équipes de chercheurs ont munis des sujets d'un casque dans lequel grâce à deux caméras les filmant de dos, ils avaient une vision tridimensionnelle de leurs propres personnes. Dans l'une des expériences, le sujet, se voyait lui-même, ou voyait un mannequin, qui subissait les mêmes traitements que lui, c'est à dire un objet passé dans le dos de chacun. Par la suite, le cerveau, égaré, appréhendait les sensations que le corps ressentirait sur l'image qu'il reçoit dans le casque, mais qui cette fois concernent le mannequin.

Plus tard lorsque le même sujet, les yeux bandés et alors qu'on l'a fait reculer tente de regagner sa place, il s'achemine vers la position où se trouvait le mannequin, tandis qu'un autre sujet n'ayant pas vécu l'expérience se rendra plus nettement vers sa propre place. Les chercheurs en déduisent donc que le cerveau se localise alors dans le corps virtuel, autrement dit celui du mannequin.

Lors d'une conférence de presse, le professeur Olaf Blanke aurait déclaré que des astronautes auraient vécu des sorties de corps, mais qu'ils n'en font que rarement état. Selon lui, lorsque le cerveau reçoit des informations erronées du corps, ou encore lorsqu'un patient est atteint d'une maladie, il peut réagir en créant cette impression de décorporation, ce qui est déjà le cas dans certaines maladies, pour lesquelles ces expériences pourront apporter de nouvelles bases de recherches, tout comme pour la NASA qui pourrait s'en servir pour la conduite des robots sur la lune, mais il avoue toutefois que les expériences n'ont pas permis une décorporation complète; à l'image des témoignages habituels de voyage astral.

"Le Monde", dans son papier, conclue en disant que la parapsychologie considérera l'explication comme étant réductrice ,et de fait, on ne peut que rester sur sa faim! Les voyages astraux semblent bien différents dans leurs témoignages que ce début d'explication scientifique, dans lequel des sujet ont été mis en position suggestive de se désincarner, par des effets virtuels. Le cerveau a toujours réagi à certaines impulsions inhabituelles, en témoigne l'hypnose, dans laquelle une personne peut, toujours par suggestion, croire qu'elle boit un verre d'eau salée, selon le verre, ou encore s'imaginer que sa chaussure est un sandwich, cette expérience n'a donc en soi rien d'étonnant... Si le voyage astral a quelque chose de farfelu, il n'en reste pas moins qu'il est aussi affaire de foi. Est-ce une illusion? L'imagination? La réponse est encore inaccessible...

Je serais heureux, chers lecteurs, si ceux qui parmi vous auraient vécu une telle expérience pouvaient en faire état sous mon article, puisque 10% d'entre vous pourraient, selon l'étude évoquée plus haut, raconter un voyage astral.

Pour mieux comprendre les expériences menées, il sera nécessaire de se rendre sur les liens suivants:

L'article de Libertus dans come4news: http://www.come4news.com/mode-708.html

http://www.letemps.ch/template/societe.asp?page=8&article=213397

http://www.lefigaro.fr/sciences/20070824.FIG000000199_deux_chercheurs_ont_reussi_a_experimenter_des_sorties_du_corps.html

Sur wikipedia, à propos des voyages astraux: http://fr.wikipedia.org/wiki/Voyage_astral
 
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ceci est un simple témoignage personnel pour l'article de Blaise. En aucun cas, il ne doit être utilisé ou récupéré pour servir à assener quelques vérités que ce soit.

J'accepte bien sûr, tous les commentaires ou témoignages des personnes qui veulent bien s'exprimer sur ce sujet, donner leur propre opinion (scientifique ou religieuse ou autre)sur ce phénomène, ou poser leur questionnement sur quelque chose que j'ai exprimé, et je leur répondrai dans la mesure du possible, sinon d'autres commentateurs plus pointus en certains domaines,se chargeront de répondre.

Je vous remercie !

je tiens aussi à dire que lorsque cette sortie de corps m'est arrivée, il n'y avait en moi aucune théorie préconçue, aucune pensée mentale scientifique ou religieuse élaborée, sur ce sujet précis. Pas plus qu'il n'y en a aujourd'hui d'ailleurs.

Je précise également que j'ai déjà été opérée avant, et après, sous anesthésie, et que ce phénomène précis ne s'est produit qu'une seule fois.

Je précise que quelques autres phénomènes inexplicables me sont également arrivés sans être sous quelque anesthésiant ou produit que ce soit.

Je dirais plutôt que ces quelques phénomènes sont arrivés et arrivent à certains moments très précis de ma vie, et sans que je m'y attende le moins du monde.

Toutes les tentatives d'explications sur ce qui m'est arrivé et venant des autres ne m'intéressent absolument pas, que ce soit aujourd'hui, comme hier et demain...

mais je suis ouverte aux recherches et explications diverses données sur ce phénomène en général.

Seuls les témoignages des personnes ayant vécu le même phénomène et désirant le partager à l'occasion, sont intéressants, car comme moi les personnes avec qui je les ai partagés disent :

La seule et unique chose que je puisse en dire aujourd'hui, comme hier, et comme demain..., c'est :

CECI M'EST ARRIVÉ, ET VOICI COMMENT :

Je suis à l'hôpital, sur la table d'opération, après une anesthésie pour césarienne. Mon corps est sur la table d'opération, "mon esprit" (je l'appelle "mon esprit") est au-dessus, comme flottant dans toute la salle mais comme veillant constamment au-dessus de mon corps.

J'entends tout : "elle ne se réveille pas...", "elle a perdu beaucoup de sang...", "il faut la réveiller...", "c'est un garçon, le papa a dit qu'il s'appelle Sylvain..."

je vois tout : "mon corps sur la table autour duquel s'affairent et s'agitent 2 médecins", "2 infirmières qui se tiennent dans l'embrasure de la porte avec le bébé dans les bras de l'une d'entre elles", "la pendule de la salle d'opération qui indique l'heure de naissance de notre fils, il est 4h15 du matin"


je sens tout : "tout va bien" "tout est extraordinairement serein", "tout baigne" (ai-je envie de dire maintenant (rires), mon esprit pense alors "c'est merveilleux, notre bébé est né et il va bien, Philippe (c'est mon mari) s'en occupera bien, je le sais...",

"mon esprit" commence alors doucement à s'éloigner de mon corps sans que je ne le quitte vraiment "des yeux", pourrais-je dire, et il s'engage dans un tunnel dans lequel il est irrésistiblement attiré, toute pensée et toute émotion à cet instant disparaissent, et je ne suis plus "qu'une âme très paisible flottante et dirigée" dans ce tunnel où un halo de clarté brille au bout

et puis, brusquement, "mon esprit" est ramené brutalement et douloureusement en arrière, comme arraché, vers mon corps


je sens qu'on me gifle, je sens la panique autour de moi, et un trou noir où je plonge...

lorsque je me réveille, 2heures après, je suis dans une chambre d'hôpital, je suis complètement lucide et dans l'instant présent, je demande mon bébé, une infirmière me l'amène immédiatement pour que je l'allaite.


Je ne repense absolument pas à tout cela, et plus jamais... comme si cela faisait partie intégrante la plus intime de mon âme.

j'en ai parlé, j'en parle, comme quelque chose de très naturel quand je sens que c'est le moment d'en parler. Sans plus...

pour moi, c'est juste une évidence...

Je n'ai absolument pas changé, je suis toujours la même...

Il y a simplement 2 choses dont je suis certaine en ce qui me concerne depuis que ce phénomène m'est arrivé :

je n'ai pas peur de la mort et je sais que je suis très réceptive aux souffrances des autres

samedi 23 mai 2009, a 21:09
Des réformateurs au moyen-orient
 

Un entretien en arabe, avec Ibrahim Al-Buleihi, traduit et reproduit par "l'Institut de recherche des médias du Moyen-Orient (MEMRI)", paru le 29 avril 2009, a été particulièrement repris sur divers blogs, et pour cause : les propos d'Ibrahim Al-Buleihi sont plutôt singuliers pour un intellectuel saoudien. Le titre du papier est "Un intellectuel saoudien : la civilisation occidentale a libéré l'être humain".
 
L'entretien avait été publié sur un site progressiste arabe. Alors que l'occident est si souvent décrié au Moyen-Orient, Al-Buleihi tient un discours qui détonne tout particulièrement du discours habituel, jusqu'à affirmer "Sans tout ce que l'Occident a accompli, nos vies seraient stériles."

"Vous vous apercevrez, dit-il, que tout ce qui est beau dans nos vies nous vient de la civilisation occidentale. Même le stylo que vous tenez dans votre main, l'enregistreur en face de vous, la lampe de cette pièce et le journal pour lequel vous travaillez, et d'innombrables agréments supplémentaires, qui sont comme des miracles pour les civilisations anciennes… Sans tout ce que l'occident a accompli, nos vies seraient stériles."

Lorsque la personne l'interrogeant lui oppose qu'il nie aux civilisations qui l'ont précédées leurs différents apports, telle la civilisation islamique (ce qui est curieux comme question, la civilisation islamique ne lui étant pas antérieure...), Al-Buleihi répond tout simplement :  "Et pour cause: elle ne lui doit rien".

Au passage, il démonte l'idée selon laquelle des penseurs arabes auraient été des précurseurs de la pensée moderne : "En d'autres termes, la civilisation grecque a émergé plusieurs siècles avant la civilisation islamique et a été la source des philosophes musulmans. Ces individus dont nous sommes parfois fiers, tels Ibn Rushd, Ibn Al-Haytham, Al-Razi, Al-Qindi, Al-Khawarizmi et Al-Farabi, étaient tous les élèves de la pensée grecque. Quant à notre civilisation, c'est une civilisation religieuse, préoccupée de loi religieuse, complètement absorbée par les détails de ce que les musulmans doivent faire et ne pas faire dans leur rapport à Allah et aux autres."

Tout est à lire dans cet entretien très enrichissant, dont je ne saurais donner qu'un trop bref aperçu. Selon cet intellectuel, l'occident doit sa suprématie aux grecs, dont elle descend, et à aucune autre civilisation.  Il met aussi en avant la laïcité de l'Etat, et la nécessité de mettre en avant l'individu et plus le groupe comme c'est le cas dans certaines sociétés "traditionnelles". Il ne bannit pas l'islam pour autant, évoquant "la période des califes bien guidés".

Ce personnage était assez intriguant pour faire des recherches sur sa personnalité, mais les informations sont fort rares. C'est curieusement sur un site se disant juif que j'ai trouvé d'autres informations, avec un lien menant à une vidéo, condensant les interventions de diverses personnalités dites arabes et libérales, pour mettre en avant le fait que la société musulmane peut être réformable.

On y trouve Wafa Sultan par exemple, mais aussi d'autres intellectuels, qui tous dénoncent les travers de la société telle qu'elle est dans la région. On leur oppose toujours les travers de l'occident, ce à quoi ils répondent toujours très justement, en démontant les arguments les uns après les autres.

Il faut absolument lire ce texte sur Memri et regarder la vidéo, qui se télécharge à cette adresse : http://switch5.castup.net/frames/20041020_MemriTV_Popup/video_480x360.asp?ai=214&ar=9998wmv&ak=null . Attention, elle est un peu longue... à voir en plusieurs fois, sous-titrée en français.

vendredi 22 mai 2009, a 23:09
Une caissière, pas tout à fait comme les autres...
 

Dans le petit magasin que je fréquente, au sein de ma commune, il est une caissière pas tout à fait comme les autres et que j'affectionne particulièrement.

Ce n'est pas une jolie caissière, quoi qu'elle n'a pas dû être vilaine fille il y a de cela quelques années. A bien regarder son visage, elle a certainement dépassé les cinquante années. Sans être vilain, son visage est passablement ridé, elle n'est pas la plus rapide des caissières, il faut souvent lui répéter. Cette brave femme n'a pas le sein lourd et le décolleté arrogant, mais comme les autres caissières, elle n'a qu'une sorte d'uniforme, et pas du meilleur goût....

Certains clients semblent la bouder. Il faut bien le dire, elle est parfois lente, je l'avais d'abord remarqué, mais sans y porter franchement attention. Dans la queue, je ne regarde pas les caissières, mais le caddie de ceux qui me précèdent, pour m'assurer qu'ils ne sont pas trop pleins, et bien mal m'en prend quelques fois... il m'arrive d'y perdre un temps fou, plus qu'aux autres caisses!

Elle est gentille ma caissière, pas obséquieuse pour autant, elle ne ressemble pas non plus à ces caissières qui vous pressent d'un air un peu irrité, parce que vous n'avez pas rempli votre sac assez rapidement, elle ne montre pas d'impatience après votre carte bancaire, parce que vous la cherchez dans votre porte-feuilles, ou que vous hésitez entre remplir vos sacs et trouver un moyen de paiement, bien au contraire, elle semble faire plus attention à vous que les autres caissières. Quand vous avez plusieurs bouteilles dans un sac, elle vous en tend un autre, pour le doubler afin qu'il ne craque pas, gentiment, mais sans affectation.

Oui, je l'aime ma petite caissière et d'autant plus depuis que j'ai découvert qu'elle est sourde, mal-entendante comme on dit pudiquement aujourd'hui. C'est un petit panonceau qui m'a éclairé sur son handicap. Des clients avaient sûrement un peu râlé, et il a été placé en début de caisse. Elle n'entend pas grand chose, il faut bien dé-ta-cher les mots. Je ne l'avais pas remarqué auparavant.

Le jour où je l'ai su, j'ai peut-être parlé un peu trop fort pour qu'elle me comprenne. C'était ridicule, je ne me suis pas rendu compte aussitôt. Mais depuis je ne lui parle qu'en face, en prononçant comme il faut, sans hausser le ton et elle comprend très bien ce que je lui dis. Au moment où je quitte la caisse avec mes achats, elle me fait un signe de remerciement, elle me remercie de passer à sa caisse. Elle a certainement compris que j'aime à passer par elle, plus particulièrement.

Ce n'est pas pour son handicap. Je lui trouve des qualités humaines que les autres caissières n'ont pas. Elle a ce petit plus qu'ont les personnes handicapées, ce surplus d'écoute et d'attention, qui nous fait tant défaut à nous tous, les valides, ceux qui ne font pas d'effort particulier pour les autres humains, ceux qui dans la vie regardent comment ils seront le plus en vue. Nous avons des handicaps, mais les autres ne les voient pas : c'est plus commode.

Peut-être mon petit magasin l'a-t-il employée pour bénéficier d'avantages fiscaux, cela existe pour les personnes handicapées, afin de les aider à trouver un emploi. Un travail, c'est une dignité. Je suppose qu'avec le handicap, la dignité a plus d'importance que pour les autres.

Mais c'est bien moi qui devrais la remercier. Enfin un employé de caisse avec lequel on entretient un véritable rapport humain! Mais je ne comprends pas bien pourquoi les autres clients la boudent. On passe souvent plus vite à sa caisse, même si elle ne comprend pas tout, même si elle ne s'exprime pas toujours bien. Et puis, c'est vraiment une femme agréable...

vendredi 22 mai 2009, a 15:46
Floirac et son vélo, réfléchissons 5 minutes...
 

Il n'aura échappé à personne que deux très jeunes enfants, 10 et 6 ans, soupçonnés d'avoir volé des vélos, ont été interpellés par les services de police à la sortie d'une l'école de la banlieue bordelaise, du côté de Floirac, à moins de ne possèder ni la télé, ni l'ordinateur et de ne pas lire la presse.
 
La mère de l'un des deux petits raconte à qui veut l'entendre, mais surtout à des journalistes, comment son petit a été arrêté comme un vulgaire délinquant, alors qu'il allait chercher son cousin, et elle ironise, disant que, bientôt, c'est à la sortie des crèches que l'on viendra chercher les petits enfants, pour les emmener au poste de police. C'est le journal Sud-Ouest qui a le premier révélé toute l'histoire.
 
Aussitôt les partis politiques ont fait part de leur désapprobation, les magistrats de leur inquiétude, les blogs s'interrogent sur la tournure que prennent les choses le directeur de l'établissement scolaire ainsi que les parents d'élèves haussent la voix pour bien dénoncer la situation, tandis que le Directeur de la sécurité publique de la Gironde se range du côté de ses collègues policiers, tout comme le ministre de l'intérieur. Les policiers, selon le directeur de la sécurité publique, "ont des comptes à rendre au parquet" suite à la plainte engagée. Les syndicats de police ne sont pas d'accord et y voient une dérive sécuritaire et un excès de zèle.
 
A lire les témoignages de parents, c'est tout juste si une cellule psychologique ne devrait pas être montée pour les petits écoliers...
 
De quoi s'agit-il? La mère d'une petite fille croit reconnaitre la bicyclette qui a été volée à sa fille quelques temps auparavant. Elle demande à l'enfant de la lui restituer, mais celui-ci refuse. Elle se rend alors chez le directeur de l'établissement scolaire et en demande la confiscation. Le directeur reste prudent, il n'en fait rien, n'ayant pas de certitude. Il ne peut tout de même confisquer un vélo de cette façon, sans savoir. La mère porte plainte et les services de police agissent, en interpellant les enfants avec un dispositif disproportionnée, à deux voitures, avec six policiers. Ils se cachent devant l'école, puis le moment venu, emmènent les deux enfants au poste de police pour les interroger, comme on le ferait dans un téléfilm pour de dangereux criminels.
 
Bien sûr ,la mère n'est pas de suite informée de la chose, elle le sera au bout de 5 mn selon la police et au bout de 45 mn selon elle-même. Les enfants seront auditionnés deux heures durant et le fils de cette femme avouera à cette occasion avoir emprunté, selon ses propres termes, le vélo, mais tout le monde sait que les policiers savent être pressant. Ce n'est que plus tard que la mère du petit Hicham, dix ans, accusé d'être en possession de la bicyclette volée, fournira une attestation sur l'honneur, émannant d'un adjudant-chef de la base aérienne 106, à Mérignac, laquelle précise que la bicyclette avait été offerte en cadeau à l'enfant. Le voici donc couvert, tout est au mieux.
 
Mais ce n'est pas la seule version de l'affaire, car malgré les cris de désapprobation des uns et des autres, selon LCI (en bas de page), "Le directeur de l'école Louis-Aragon a entendu pour sa part une autre version provenant de la mère qui avait cru reconnaître le vélo de son fils : elle lui aurait affirmé que "tout était rentré dans l'ordre" et qu'elle "avait pu récupérer le vélo". "
 
Voici donc un fait divers des plus curieux... Tout d'abord le comportement de la police, qui ne craint pas de se rendre ridicule avec son dispositif, la mère qui va crier partout que son fils est arrêté, au risque d'attirer l'attention sur elle et sur lui, les pleureuses publiques, elles, sont habituelles.
 
En attendant, personne ne s'interroge sur le comportement des uns et des autres. Et si les policiers avaient voulu effrayer un enfant bien connu de leur service, pour l'inciter à ne plus recommencer? Et si finalement les tractations, en coulisse, avaient arrangé les choses entre les protagonistes? Autant de questions que l'on ne pose pas...
 
En attendant, l'on se demande pourquoi un tel fait divers, si anodin, est mis sur le devant de la scène! On vole des bicyclettes tous les jours. Certes, le dispositif policier était disproportionné. Sans doute, cela fait un peu désordre à la sortie d'une école! Mais il est regrettable que l'information n'ait été traitée que suivant les cris de protestation d'une seule personne... On ne sait pas par exemple pourquoi ce petit Hicham va seul à l'école, pourquoi il va chercher son cousin et son petit frère dans les écoles voisines. On ne sait pas ce qui a conduit les policiers a aller chercher directement l'enfant, sans passer par la mère, etc, etc...
 

vendredi 22 mai 2009, a 13:15
Du testament politique de Louis XVI, le manuscrit retrouvé
 

Un article du figaro a fait le tour du net, avec la mise en vente du testament politique de Louis XVI, document bien connu des historiens, mais pas forcément du grand public. C'est le manuscrit original qui a donc été découvert et mis en vente, après un long séjour aux Etats-Unis, séjour que personne ne s'explique. Par quel hasard de l'Histoire ce document important de l'Histoire politique française a-t-il pu s'y retrouver? Peut-être à travers les émigrés. Le document semble avoir été bien authentifié.

Il s'agit d'un texte que Louis XVI aurait laissé avant de s'enfuir jusqu'à Varennes, où, comme chacun le sait, sa fuite a été interrompue. Il s'agissait d'en expliquer les raisons aux Français, et comme toujours lorsque qu'un document concernant la monarchie reparait, l'on est comme surpris de son ton, qui tranche avec l'idée que l'on pourrait s'en faire. Les extraits que le journal met à disposition sont très éloignés de l'image d'un roi absolutiste et méprisant. Ajoutons que Louis XVI venait de subir la Révolution et que cela a pu influencer son texte :

"« Français, et vous surtout Parisiens, vous habitants d'une ville que les ancêtres de Sa Majesté se plaisaient à appeler la bonne ville de Paris, méfiez-vous des suggestions et des mensonges de vos faux amis, revenez à votre Roi, il sera toujours votre père, votre meilleur ami. Quel plaisir n'aura-t-il pas d'oublier toutes ses injures personnelles, et de se revoir au milieu de vous lorsqu'une Constitution qu'il aura acceptée librement fera que notre sainte religion sera respectée, que le gouvernement sera établi sur un pied stable et utile par son action, que les biens et l'état de chacun ne seront plus troublés, que les lois ne seront plus enfreintes impunément, et qu'enfin la liberté sera posée sur des bases fermes et inébranlables. A Paris, le 20 juin 1791, Louis.» (DR)"

"
(R)evenez à votre Roi, il sera toujours votre père, votre meilleur ami"! Voila qui tranche singulièrement avec l'image de tyran qui est véhiculée habituellement de nos rois. On notera la critique des révolutionnaires dans le texte. Il suffit de lire le testament de Louis XVI, non pas le testament politique, mais le vrai testament, celui qui a été rédigé alors qu'il était encore enfermé et promis à mourir sur l'échaffaud, pour s'apercevoir que Louis XVI se voyait un véritable devoir, et même un sacerdoce, à être roi de France.

Voici ce qu'il y écrit pour son fils : "
Je recommande à mon fils, s'il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu'il se doit tout entier au bonheur de ses Concitoyens, qu'il doit oublier toute haine et tout ressentiment, et nommément tout ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j'éprouve. Qu'il ne peut faire le bonheur des Peuples qu'en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu'un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, qu'autant qu'il a l'autorité nécessaire, et qu'autrement, étant lié dans ses opérations et n'inspirant point de respect, il est plus nuisible qu'utile."
 
Pour entrer à Versailles, avant d'aller voir le roi, il fallait avoir une épée au côté et c'est la raison pour laquelle on en louait à l'entrée du chateau. La personne du roi avait une importance toute particulière, quasiment sacrée. Imaginons qu'aujourd'hui, pour entrer à l'Elysée, il nous soit demandé d'arborer une arme pour pouvoir "rencontrer" le président de la République, aussi librement qu'autrefois! Du temps des rois, l'on pouvait aller voir le souverain manger! Rien de tel aujourd'hui...
 
L'article du figaro relate bien comment ce texte a pu servir durant le procès du roi, pour lui trouver de mauvaises intentions. Il est évident qu'après la Révolution les historiens ont relaté l'Histoire de façon à mettre en valeur le régime en cours et de descendre la monarchie, comme d'autres historiens l'avaient fait avant eux, pour d'autres propagandes. Mais il serait peut-être temps que notre pays se réapproprie pour de bon l'Histoire de France, dans laquelle la monarchie tient une place particulièrement importante.

jeudi 21 mai 2009, a 19:08
Journalisme citoyen, quelques considérations
 

J'en suis conscient, le lecteur ne vient pas ici pour lire n'importe quoi sur les aventures internautiques de Blaise, et sur ses petites misères avec d'autres internautes. Qu'on se rassure : ce n'est pas mon sujet ici.

J'expliquais à un autre endroit comment un de mes articles a été évincé par le site come4news, ainsi que tous les commentaires qui le suivaient. Il faut dire que je m'y livrais à une critique de nouvelles interventions, sans viser personne en particulier, mais en mettant bien l'accent sur le fait qu'une vulgarité nouvelle s'était installée sur le site.

Je posais la question de l'avenir de ce média citoyen, exprimant mes craintes sur la médiocrité intellectuelle et spirituelle qui me semblait s'y développer, avec, ce n'est pas faux, des arrivants nouveaux, mais préférant critiquer des actes plutôt que des personnes, je suis resté très évasif. On a pu croire que j'y réglais mes comptes, à tort.

Le développement du "journalisme citoyen" n'est pas un hasard. Il est lié à l'envie d'être lu par certains particuliers, mais aussi aux manquements de la presse classique. Mais il ne justifiera de son existence que s'il est capable de développer une information originale, et s'il apporte autre chose que le "café du commerce" et les préjugés de notre grande presse classique, mais de façon qualitative et sans vulgarité.

La presse citoyenne aura toujours ses défauts, c'est un fait, mais elle aura les défauts de ses qualités. Le "journaliste citoyen" n'aura pas la plume d'un grand journaliste, il n'aura pas les mêmes supports pour ses recherches, il n'aura pas les dépèches AFP qui tombent et pas toujours un correcteur et une personne pour le relire consciencieusement. Mais il développera une pensée plus originale et plus proche de chacun, voire il rectifiera la presse classique dans certains cas nécessaires, il pourra mettre en valeur une actualité plus proche, mais au-delà des chiens écrasés, en étant, si possible, plus proche des "vrais gens" et de leurs préoccupations. Parfois il donnera la parole à des spécialistes de certains sujets, dans une vision différente et personnelle de certains évènements.

Il me semble donc que le journalisme citoyen a une véritable utilité, mais qu'il faut savoir l'exploiter correctement.

J'avais évoqué voici quelques temps, auprès de Fabien Bardoux, dirigeant du site come4news, ce qui me paraissait nécessaire à sa pérennité, déplorant le manque de qualité de certains articles et le manque de modération de certains commentaires, mettant en avant le système en cours sur agoravox (même s'il me semble que la qualité y est en baisse...), qui sélectionne plus sévèrement les articles et dans lequel les rédacteurs prennent part à la sélection et à la modération.

Il faut croire que mon article et ce qui en a suivi a été déclencheur d'une prise de conscience nouvelle. Il ressort d'une lettre ouverte de Fabien Bardoux, publiée sur le site, que l'on aurait longuement discuté au sein de la rédaction avant de conclure à l'éviction (tardive, après 490 passages...) de mon article (mais d'autres aussi) et des commentaires, et que certaines décisions ont été prises, dans le sens de tout ce que j'énonce plus haut. Et alors que je critiquais récemment, dans ces pages, le fameux concours qui se tenait sur le site avec les réactions de certains rédacteurs, celui-ci a été annulé, les fauteurs de trouble (qui donc? Nous verrons...) seront, dit-on, exclus, les articles sélectionnés et les commentaires modérés par des rédacteurs volontaires.

On ne parle plus d'une quelconque plainte, mais plus pudiquement de "l'incident important", au sujet de mon petit billet et de ce qui a suivi. En fait cet "incident" a tout d'une véritable crise, reste à voir comment cela évoluera avec ces solutions nouvelles... mais la mise en place ne sera sûrement pas aisée dans un premier temps.

Mais tout cela démontre bien qu'un site, même s'il est animé de bonnes intentions, prend le risque, dès lors qu'il est ouvert à tous, de tomber dans un mauvais tournant s'il ne sait pas réguler les mauvais penchants des uns et des autres. Et la frontière est étroite, entre la liberté d'expression et le tout et n'importe quoi...

jeudi 21 mai 2009, a 17:17
Pas de règlement de compte à OK news
 

Je poste ici l'article qui fut effacé du site come4news, pour que chacun puisse constater que je n'y réglais pas mes comptes avec qui que ce soit.

Ce sont plutôt les commentaires et la tournure qu'ils ont pris qui ont conduit à l'éviction de l'article. Rien ne se serait emballé s'il n'y avait pas eu, à la base, un véritable problème. Je n'ai jamais cru à l'histoire de plainte qui me fut servie pour la justifier.

Il y a un moment où un site doit prendre ses responsabilités, fut-il citoyen, et nous allons voir dans la suite que les choses sont en train d'évoluer... Je l'explique dans un prochain article.

18 May 2009
                      Note moyenne des lecteurs: / 35 - BofSuper 

Plaidoyer pour que le site ne devienne pas come4nothing

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come4news-logo-png_00071437.pngCela fait un moment que je hante come4news. Je crois pouvoir dire que si le site s'honore d'un nombre conséquent d'articles et de visites, je n'y suis pas pour rien. Au tout début l'on ne trouvait pas tous les rédacteurs présents sur le site. Je les ai vu arriver les uns après les autres! Lors de mon arrivée, il ne s'appelait pas encore come4news, mais "technoblog". Il mutait tout doucement vers come4news et c'est Michel qui était le plus présent sur le site, avec un nombre d'articles déjà conséquent.

J'ai vu venir certains rédacteurs avec un réel plaisir. Parfois ils étaient maladroits, pas encore tout à fait au point, puis le temps passant, leurs plumes ont pris de l'assurance, leurs sujets se sont affermis. Je les lis volontiers. Le site, au début, ne ressemblait pas tout à fait à ce qu'il est aujourd'hui, l'onglet "débattons" n'existait pas. Il s'est avéré être très pratique pour suivre l'activité des commentaires et mettre en contact les rédacteurs et commentateurs.

Ce qui motive aujourd'hui mon billet, c'est le triste revirement que je constate aujourd'hui. Il se trouve être livré à des commentateurs, mais surtout à des commentatrices virulentes, ne reculant devant aucune vulgarité, s'imaginant sans doute en cela défendre une quelconque cause féministe... En plus d'être vulgaire, leurs propos sont d'une bêtise affligeante, et attirent à la médiocrité un site jusqu'ici bien équilibré.


Il ne faut pas répondre à une personne vulgaire, tout comme à un troll. Cela revient à se mettre à son niveau. C'est un encouragement à continuer. C'est donner du crédit à une personne qui n'en vaut pas la peine. C'est perdre son temps, s'abaisser. Mais dans le cas de figure présent, ne rien faire, c'est laisser le site à l'abandon.


logo_come4news.png
Car à l'indigence des commentaires, s'ajoute celle des articles de ces personnes vulgaires, et qui sont peut-être plus affligeants encore. D'une démagogie sans nom, pleins de leçons que l'auteur du texte n'appliquent pas, ils ne rejoignent pas l'actualité, mais tournent en rond, comme leur auteur, autour de la petite personne qui les a écrits, se lamentant des autres auteurs, plus talentueux que lui(elle)-même.

Finalement le site y perd beaucoup. Petit à petit, les querelles de personne prennent le pas sur l'actualité et sur la réflexion. Tout doucement le site passe de come4news, c'est à dire viens pour des nouvelles, à come4nothing, c'est à dire vient pour rien. De fait l'on assiste à des querelles stupides et sans queue ni tête, l'on visionne des affirmations péremptoires et usées jusqu'à la corde, qui n'ont plus de "citoyennes" que le nom.

Come4nothing existera toujours... Mais il ne sera plus que le terrain de jeux de personnes plus vulgaires les unes que les autres, organisées en clans, et rebutant les éventuels nouveaux-venus, hormis les plus médiocres. Il faudra alors du courage pour avouer écrire sur come4nothing auprès d'une société un peu plus évoluée que celle qui se produit actuellement sur le site, avec un faux nez rouge sur le visage!

Si encore elle était drôle! Mais ce n'est même pas le cas.

Bien sûr il faut que le site reste ouvert à tous. Mais peut-être faudrait-il segmenter pour permettre aux personnes les plus sensibles d'éviter ces affligeantes mascarades, ce qui préserverait également le nouveau-venu. A moins que le site n'ait vocation à devenir un de ces blogs de banlieue, animés par des adolescents, où l'on soulève des problèmes sociaux, dans un français approximatif, et en les prenant par le mauvais bout...



mardi 19 mai 2009, a 19:16
Vent de folie sur C4N
 

L'article s'appelait "Plaidoyer pour que le site ne devienne pas come4nothing" (mais on trouvera le texte ici), il avait été publié sur come4news, j'en étais l'auteur, et je manifestais mon mécontentement suite à la vulgarité inouïe qui se répand ces derniers temps sur ce site d'information citoyen.

Il comptabilisait 493 passages, 36 votes et 99 commentaires. Puis l'article a été ôté, ainsi que tous ses commentaires, l'on m'a informé qu'une plainte avait été reçue, qu'il fallait que j'aille "aider à apaiser le ton", que le site (et moi-même?) risque d'en avoir des problèmes. Curieusement, un lien y renvoie encore, bien que l'article ait totalement disparu du site et de mon profil, mais il ne reste plus accessible que depuis la section des articles les plus commentés. Le site a-t-il changé d'avis?

Cette situation est inédite en ce qui me concerne. Il faut dire qu'une personne est en indélicatesse avec moi et ne cesse de proférer des insanités à mon égard, sur le site, d'une façon à peine voilée. Il allait de soi qu'elle se sente visée. On ne fait pas des jeux de mot stupides, alliant comme en maternelle le mot "blaireau" au prénom de Blaise, sans se dire qu'un jour ou l'autre on finira pas agacer avec de telles gamineries.

 Sans relater ici les propos tels que "pov'truc" et autres insanités, c'est un peu irrité que j'ai fait part de ma déception au site (au sujet de cet "auteur", oui, un auteur, c'est d'autant plus honteux comme comportement...), qui n'a pas cru bon d'intervenir. Il faut dire que la personne qui émettait de tels propos le faisait en se cachant à peine, mais avec, vraisemblablement,  l'assentiment des dirigeants du site, qui ne s'empêchent pas dans la suite d'aller féliciter l'auteur du "bon" mot, sous le mot lui-même et pour un article pourtant médiocre.

Ce ne sont pas les premières questions que je me pose sur come4news. Un concours s'y tient avec en jeu 500€, ce qui donne lieu à une véritable course entre quelques auteurs, pour avoir le plus grand nombre de votes notamment, et tout cela devient risible, tant les votes de certains augmentent de façon disproportionnée.

Constatant que le site come4news se perd dans des gamineries impensables il y a peu, et des propos d'une vulgarité consternante, constatant que l'on peut à son aise y dire tout et rien de moi, sans choquer le moins du monde les dirigeants du site, parfois même avec une félicitation de leur part dans le fil des commentaires, constatant que malgré le nombre conséquent de visites apporté par mes articles, on ne juge pas bon d'intervenir, je me vois contraint de ne plus y poster dans l'immédiat.

J'ai déjà reçu le soutien de quelques autres auteurs et commentateurs, que je remercie. Ce n'est pas seulement pour moi qu'ils l'ont fait, mais aussi parce que la situation devient particulièrement inacceptable, entre les attaques personnelles et la vulgarité qui tend à être omniprésente sur le site. Le concept de "journalisme citoyen" ne me parait pas pouvoir s'accommoder de ce type de comportement.

C'est pourquoi, hormis pour un engagement déjà pris pour un futur article, qui ne se fera peut-être pas, je ne serais plus visible sur come4news, tant que ce genre de situation perdurera... Je ne vais pas cesser d'écrire pour autant...

dimanche 17 mai 2009, a 22:32
Benoit XVI en Terre Sainte, un voyage réussi
 

Il ne faut pas accuser la presse de tous les maux. Dans la véritable chasse à courre qu'elle mène à l'encontre de Benoit XVI, elle n'est pas seule responsable. Le Pape y a grandement sa part. Il n'a pas la larme à l'oeil pour un oui ou un non, ce qui passerait bien devant l'objectif, il ne bat pas sa coulpe pour tout et rien, de surcroît il est allemand, ce qui ne joue pas en sa faveur auprès de notre grande presse.

Pire que tout, le Pape est catholique et ne transige pas, mais pire encore, ses discours sont construits et demandent parfois plusieurs lectures pour être correctement compris. Non, décidément, ce Pape est trop fin et trop profond pour une presse mercantile, qui ne vit plus que par les scandales des uns et des autres. Une "bonne" information doit être marquante, rapide et simpl(ist)e pour être comprise au plus vite du plus grand nombre. Il n'alimente pas son fond de commerce, il n'est pas coopératif, sa voix est douce et il ne fait jamais de grands gestes...

Le voyage en Israël de Benoit XVI est un parfait exemple de ce traitement de l'information. Pour celui qui n'aurait pas été informé de cela, le Pape est allemand, il avait été enrôlé (de force, c'est une évidence) dans les jeunesse hitlérienne, il a fait un discours à Ratisbonne qui a fâché (à tort, on le verra) l'ensemble des musulmans, il a levé l'excommunication (parmi d'autres traditionalistes, à leur demande, mais pas particulièrement à celle de Williamsson qui fut sommé de se dédire...) d'un évêque négationiste et tout cela ne pouvait manquer de peser dans la balance médiatique, durant ce pèlerinage papale.

Ce faisant, le traitement de cette information aurait pu faire passer le lecteur à côté d'un grand voyage, parsemé de paroles de paix et de rapprochement  entre diverses religions.

Tout cela est à la fois drôle (et pour nous, tragique en même temps) du fait que cette façon de la traiter était à la fois partiale et incomplète, sans être totalement injuste, même si elle met totalement de côté certains sens du voyage du Pape, et notamment tout l'aspect de soutien moral à une communauté chrétienne en très grande difficulté dans cette partie du monde, eux qui y sont présents depuis si longtemps.

C'est d'ailleurs ce que le Pape a fait, en soutenant les chrétiens de terre sainte, en les appelant à persévérer et en les encourageant, tout en visitant divers lieux, tous plus marquant les uns que les autres. La situation était délicate, car c'est un environnement hostile qui les pousse à émigrer, ce sont les tensions entre les religions qui leur font une existence si difficile, dans certains pays. Le dialogue interreligieux s'y imposait d'autant plus qu'il est évident que cela est nécessaire.

Mais néanmoins la presse n'a pas tout à fait tort, car il fut question du discours de Ratisbonne en Jordanie à travers le prince Ghazi, dans un discours inédit et respectueux, très bien senti : "Je reçois en vous le pape Benoît XVI, vous dont le pontificat est caractérisé par le courage moral d'agir et de parler selon votre conscience, indépendamment des modes du moment, vous qui êtes aussi un maître théologien chrétien, auteur d'encycliques historiques sur les belles vertus cardinales de l'amour et de l'espérance, vous qui avez réintroduit la Messe traditionnelle en latin pour ceux qui le souhaitent et avez en même temps fait du dialogue interreligieux et intrareligieux la priorité de votre pontificat, pour répandre la bonne volonté et la compréhension entre toutes les populations de la terre."

En effet, le discours de Ratisbonne avait été le déclencheur d'un véritable dialogue entre des intellectuels musulmans et le Vatican, un dialogue fertile qui a posé Benoit XVI et certains intellectuels musulmans comme de vrais interlocuteurs. En Jordanie, Benoit XVI a reparlé des thèmes de Ratisbonne, tandis que le prince Ghazi défendait les valeurs de l'islam. Au cours de son discours, le prince qui a aussi évoqué les bienfaits du forum, lequel, "en se basant sur le Saint Coran et sur la Sainte Bible, a reconnu la primauté de l'amour de Dieu et de l'amour du prochain à la fois dans le christianisme et dans l'islam".

La presse n'a pas eu tout à fait tort de soulever que le pape a "fait partie" des jeunesses hitlérienne et qu'il a connu le nazisme dans son pays natal, ce qui transparait dans ses discours, lorsqu'il dénonce ce type d'idéologie "sans Dieu". A Yad vaShem, c'était un pape qui s'exprimait, mais un pape qui avait lui aussi souffert de la terrible idéologie nationale-socialiste, dans son passé et dans sa culture. Dans son discours, il a su donner une dimension universelle et un sens à la tragédie vécue par les déportés juifs, à la véritable déshumanisation qu'ils ont vécue. Ce n'est pas pour rien qu'il a évoqué leurs "noms".

Mais le pape est allemand, et l'on aurait voulu qu'il batte sa coulpe jusqu'au sang, dans un pays qui doit en partie son existence à la tragédie qui s'est déroulée durant la dernière guerre mondiale. Le Rabbin Israel Meir Lau s'est dit déçu, tout en reconnaissant la beauté du discours. Il aurait souhaité plus d'émotion. Mais il faudra que tout le monde s'y fasse : Benoit XVI est le pape de la raison. Il a toutefois appelé au souvenir des victimes du nazisme. Les déportés juifs ne sont plus, mais leur sacrifice ne doit pas rester vain...

Face au Palestinien, seul le pape pouvait à la fois soutenir la création d'un Etat palestinien dans des frontières reconnues, condamner le mur érigé par le gouvernement israélien et appeler en même temps les palestiniens à renoncer au terrorisme, ainsi qu'à instruire de nouvelles générations pour un gouvernement futur, en paix avec ses voisins. Il n'avait pas négligé auparavant de rencontrer les parents du soldat Gilad Shalit, cet israelien détenu depuis 2006 par le Hamas...

Passons sur la diatribe anti-israelienne prononcé par un immam durant une conférence, d'autres images sont plus parlantes et témoignent d'une entente particulère entre divers intervenants politiques et religieux, notamment cette intervention, où l'on voit le pape, main dans la main avec un rabin et un imam.

Le voyage du pape est-il une réussite? Les résultats sont mitigés. Pour les chrétiens, c'est une certitude, mais parmi les autres communautés, les extrémistes n'ont pas toujours bien accueilli les discours du pape, orientés sur une entente entre les communautés. Peu importe d'ailleurs, car des bases nouvelles ont été posées, celles d'un respect réciproque entre diverses communautés.

On a pu dire que le pape manque de charisme. Et pourtant, avec sa démarche pleine d'humilité, avec sa voix douce et posée, son visage sérieux, mais qui sait s'illuminer, lorsqu'il rencontre des enfants dans quelque partie du monde que cela soit, le pape impose toujours sa marque, sans consessions, sans faux-semblant, et avec sa propre personnalité. L'on retiendra peut-être son discours de départ et de remerciement pour l'accueil qui lui a été fait.

Toujours est-il que ce voyage, miné au départ par une situation politique très tendu, est une véritable réussite...

Le site "Eucharistie miséricordieuse" est incontournable pour le voyage Apostolique du Pape, il réunit, notamment, tous ses discours.



mercredi 06 mai 2009, a 17:55
Une reconstitution de la bataille historique de 1435, à Gerberoy
 

Le Moyen-Age revient fortement à la mode. Chaque année, de nombreuses communes organisent leur festival avec renfort d'activités tournées sur l'époque. On y trouve des montreurs d'ours, des marchés médiévaux, des tournois animés par des comédiens en armure, et de la musique médiévale, notamment.

Parfois c'est toute la commune qui participe aux festivités, en se costumant. Outre le dépaysement que procure l'évocation de cette période simple, et la possibilité de trouver des produits naturels et de terroirs sur place, c'est un excellent divertissement pour toute la famille et surtout pour les enfants qui s'amusent alors de voir des animaux.

Au delà des festivals, se pratiquent également les reconstitutions de batailles historiques, sur l'emplacement, ou presque, où ces batailles se sont déroulées. Ce sera le cas ces 9 et 10 mai, à Gerberoy, pour commémorer la bataille de 1435, à laquelle avait participé La Hire, qui fut compagnon de Jeanne d'Arc.

Gerberoy a longtemps été un emplacement stratégique, dès l'antiquité, avec les romains. Placé sur l'axe menant de Rouen à Beauvais et de Rouen à Amiens, le village, devenu ville sous Philippe Auguste, allait être fortifié et disputé entre les Anglais et les Français à plusieurs reprises. Incendié plusieurs fois, Il ne sera pas épargné par la Guerre de Cent Ans. En 1435, La Hire reprend Gerberoy et défait les troupes du comte d'Arundel, qui y fut blessé. Un val porte désormais son nom, un peu à l'écart.Il faut croire que cette bataille a été importante, car dans la foulée, les troupes française ont pu reprendre Saint-Denis, jusqu'alors aux mains des anglais.

Le spectacle ne sera peut-être pas aussi important qu'il pourrait l'être. Ce n'est que la deuxième représentation de cette bataille, mais déjà s'organisent les comédiens autour de ce petit évènement. Il n'y aura certes pas les plus de trois mille combattants qui s'y trouvaient, il n'y aura pas la forteresse telle qu'elle était, celle-ci ayant été démolie, mais le spectacle peut y être tout à fait plaisant, d'autant que la petite commune est connue pour être l'un des 101 plus beaux villages de France, ce qui n'est pas rien. Ses rues sont encore pavés, ces maisons sont toutes anciennes.

Gerberoy est devenue parfaitement paisible et se trouve à moins de deux heures de Paris, en terre picarde. S'y rendre peut-être un encouragement à pérenniser la démarche, l'occasion de pique-niquer et de visiter ce village, l'un des plus fleuris de France. C'est l'association La Gerboréenne qui l'organise.

Le récit de la bataille :

Puis apres Poton et La Hire allerent fortifier Gerberoy que avoient promis à monseigneur le connestable Et en fortifiant la place le comte d le sceut lequel soubdainement feit grande assemblée de gens pour surprendre les Poton et La Hire et vinrent à un matin trois mille combatans pour enclorre et ceulx de Gerberoy mais Poton et La Hire veirent que besoing estoit de bien faire et environ six cent combatans feirent une saillie desesperé Et estoit Poton à pied et La Hire cheval et feirent tant de belles armes que ce merveilles et combatirent longuement et plusieurs fois Et tant feirent de belles armes que au dernier le comte d Arandel fut blessé un pied d une coulevrine et fut prins et plusieurs de ses gens morts ou prins et les en fuite Et ainsi fut levé le siege de Gerberoy (1)

1. Nouvelle collection des mémoires pour servir à l'histoire de France depuis le XIIIe siècle jusqu'à la fin du XVIIIe; précédés de notices pour caractériser chaque auteur des mémoires et son époque; suivi de l'analyse des documents historiques qui s'y rapportent Par Joseph Fr Michaud, Jean Joseph François Poujoulat

mardi 05 mai 2009, a 19:37
Faut-il rire ou pleurer?
 

Faut-il en rire ou en pleurer? Les "pouvoirs publics" n'ont pas peur du ridicule en cherchant ouvertement comment faire pour interdire le parti "anti-sioniste" que présentera Dieudonné aux prochaines élections européennes. Ce parti à l'appellation grotesque, voire déplacée, et particulièrement hors sujet dans le cadre de l'élection européenne, n'a pas encore fait ses premières armes. Son chef a tout du comique et semble bien loin de tout ce qui concerne le domaine politique.

Les pouvoirs publics "chercheraient" donc l'interdiction, et seraient bien ennuyés : il est difficile dans une démocratie d'interdire aussi facilement à un candidat de se présenter. Il faut une bonne raison, ce n'est pas au bon vouloir du prince. A défaut donc, c'est tout le code juridique que les services de l'État sont contraints d'éplucher.

L'on a d'abord cherché du côté de la loi du 10 janvier 1936, sur les groupes de combat et les milices privées, qui permet notamment de dissoudre un groupe qui provoquerait "à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, soit propageraient des idées ou théories tendant à justifier ou encourager cette discrimination, cette haine ou cette violence".

Seulement le sionisme ne représente pas les juifs en tant que tel et ne saurait être assimilé à de "l'antisémitisme", et quant à trouver dans le groupement de Dieudonné des groupes de combat ou des milices armées, cela semble difficile. D'abord le groupe vient tout juste de se monter et il est douteux que l'humoriste ait pris de tels risques. L'interdiction est donc peu probable...

Cela n'a pas empéché Claude Guéant de dénoncer la formation de ce groupement politique, à tort ou à raison, peu importe, lors d'un entretien sur radio J, blamant Dieudonné de son anti-sémitisme. Il est vrai que le comédien est particulièrement provocateur, il avait notamment invité Faurisson à l'un de ses spectacles.

Mais Dieudonné n'a jamais été frappé d'inéligibilité et une bonne partie de la classe politique éleve la voix contre cette tentative de musellement, sans pour autant approuver le groupement incriminé : il en va de la liberté d'expression et cela fait une publicité disproportionnée pour le mouvement. Ce n'est pas à tort que Nicolas Dupont-Aignan déclare "Sommes-nous revenus sous le Second Empire où les candidats aux élections devaient être désignés par le pouvoir ?"

Faut-il vraiment rire de ce que le débat politique se transforme en une telle bouffonnerie? Ou faut-il en pleurer? Le parlement européen commet également une autre bouffonnerie en révisant son propre règlement pour empécher Jean-Marie Le Pen, qui pourrait devenir son doyen à la suite des élections européenne, de présider la séance inaugurale des députés, le 14 juillet prochain.

Le ridicule ne tue décidément ni à Paris, ni à Bruxelles! Ajoutons que si la Pologne, qui ne veut plus revoir son terrible passé communiste est en passe de faire une loi pour interdire les représentations communistes (y compris Che Guevarra), la France tolère son tout nouveau parti anti-capitaliste, lequel amènerait, selon Jean Quatremer et après lecture de son programme, exactement la même chose que le communisme d'antan...

dimanche 03 mai 2009, a 14:12
Une mauvaise note chez les petits Chanteurs à la Croix de Bois
 

Les petits Chanteurs à la Croix de Bois faisaient le bonheur de ma grand-mère. Ils sont bien habillés, ont l'air tout ce qu'il y a de plus polis, et bien sûr, ils chantent très bien. Mais derrière tout cela, ma grand-mère appréciait certainement le forme d'éducation que développe l'association, elle qui déplorait la mauvaise éducation et la façon de "mal" se vêtir de la "jeunesse".

C'est donc à ma grand-mère que j'ai pensé ce matin, en voyant la vidéo des petits Chanteurs à la Croix de Bois, sur le parvis de l'église St-Vincent-de-Paul, dans laquelle leur manifestation avait été interdite. Ils sont toujours bien habillés et chantent toujours aussi bien, même sous les insultes. C'est le préfet de l'Oise qui les muselle, faute de feuille de salaire émanant de l'association.

En effet les petits Chanteurs à la Croix de Bois sont des bénévoles. Si leurs représentations sont payantes pour le public, eux-mêmes ne perçoivent rien directement. L'argent qui en ressort permet de financer les voyages de la chorale et de "modérer les frais d'enseignement" pour les moins fortunés des élèves. Il ne s'agit pas de faire de grands spectacles à la façon de nos comédies musicales.

L'association a prévenu. Rémunérer les petits chanteurs signifierait sa perte et partant, la fin d'une tradition vieille de cent ans, tournée vers l'éducation et une certaine forme de pédagogie. D'autant que la chorale est connue de par le monde et se produit dans de nombreux pays, ce jusqu'en Chine.

Cette tracasserie administrative n'est pas une première, concernant les représentations payantes composées par des bénévoles. Les chorales y sont assimilés à des entreprises de spectacle, ce qui en est pourtant très éloigné, d'autant que les parents des élèves sont parfaitement solidaires de la chorale et refusent une quelconque forme de rémunération... Ce n'est pas leur but en laissant leur enfant chanter.

Le gouvernement pourrait trouver une solution pour les petits chanteurs. Eric Woerth et Christine Albanel se sont engagés à chercher une solution et la situation est si grotesque qu'elle ne saurait perdurer. Il reste de tout cela que l'administration, dans son cheminement, a tourné son argumentation autour de l'aspect mercantile plutôt qu'éducatif.  Les temps ont bien changé depuis 1907, date de la création de la chorale...

N'empèche, ma grand-mère, avec son bon esprit de grand-mère, aurait été outrée de cette interdiction de paraitre, jugeant qu'une chorale n'est qu'une chorale, aussi talentueuse soit-elle, et pas une de ces usines à gaz que sont les grands spectacles.

Mais surtout, surtout, ma grand-mère aurait été scandalisée de voir ces jeunes garçons (et selon le site de l'association, ils sont âgés de 9 à 15 ans), paraitre sur le parvis sous les insultes de quelques agitateurs. En regardant la vidéo, chacun pourra entendre derrière eux des insultes aux accents "racaille", et notamment "allez ni... vos mères".

Nous avons certainement la société que nous méritons... tournée autour de l'argent et dans laquelle l'éducation laisse à désirer... En attendant, les personnes le désirant peuvent se manifester auprès du préfet de l'Oise, dont l'adresse courriel est : philippe.gregoire@oise.pref.gouv.fr .



jeudi 30 avril 2009, a 15:02
Psychose porcine...
 

Impossible de l'ignorer. En ce moment, le monde entier se protège de la "grippe porcine", une sorte de virus mutant, un peu comme dans les films de science-fiction, et qui serait en mesure de contaminer la planète, du fait des moyens de déplacement tout autour de la terre.
 
Plusieurs cas sont déjà dénombrés , le Mexique compte plus de 150 morts et l'OMS (Organisation mondiale de la santé) a tiré le signal d'alarme, à juste titre. En attendant, cette grippe, affublée de ce nom, a créé un véritable buzz dans les commentaires des journaux et dans le monde.

On se félicite ici et là, en commentaire, de ne pas manger de porc et de justifier par là son interdiction dans certaines religions, par Dieu lui-même, avec renfort de désinformation sur la viande de porc. Seulement manger du porc n'est pas dangereux, s'il est bien cuit, et la grippe se transmet désormais d'humain à humain.

Au-delà de cette curieuse tendance à vouloir absolument tout justifier par des évènements médiatiques, sauf les cas de grippe aviaire, les oiseaux n'étant pas considérés comme impurs, cette façon de voir est inappropriée : le virus n'a pas été isolé sur des animaux et son origine serait diverse, à la fois d'origine porcine, aviaire et humaine, si tant est qu'on puisse parler d'origine...

C'est pourquoi son nom est à présent discuté, elle pourrait devenir la grippe "mexicaine", ce qui selon l'endroit est plus exotique, ou encore la grippe "nord-américaine".

En Israël, le vice-ministre de la santé l'a rebaptisée du nom de grippe du Mexique pour n'avoir pas à prononcer le nom "porc", et en Egypte, le gouvernement a pris la décision de faire abattre tout son cheptel de cochons, se justifiant également du fait que les élevages ne seraient pas pratiqués de façon suffisamment hygiénique.
 
LEgypte avait déjà particulièrement souffert de la grippe aviaire. Que celle-ci soit porcine est psychologiquement un souci de plus. 
 
Les coptes égytiens, qui sont seuls à élever des cochons dans le pays ne sont pas satisfaits de la situation et des incidents ont déjà eu lieu, lorsque les services vétérinaires viennent prendre les cochons.
 
"Ils veulent se débarrasser des cochons parce que cet animal est interdit par l'Islam et qu'ils disent que l'Egypte est un pays islamique" raconte l'un des éleveurs.
 
D'autres pays également interdisent l'importation de porc en provenance des États d'Amérique.
 
Est-ce de la démagogie? On le sait bien à présent, la grippe n'est contagieuse que d'être humain à être humain. Interdire l'élevage de porc ne sert à rien, tout comme s'abstenir de le consommer.
 
Mais l'alerte est sérieuse. La grippe espagnole avait fait plus de 25 millions de morts, en 1918.Selon certains spécialistes, elle aurait fait jusqu'à 50 millions de mort, jusqu'en 1920. Le virus était du même sous-type.
 
Il faut malgré tout retenir que cette grippe "mexicaine ou nord-américaine", traitée à temps, a toutes les chances de guérir, donc la panique est parfaitement inutile, d'autant que l'information circule correctement. ce sont généralement les complications autour de la grippe qui sont dangereuses, pas la grippe elle-même (voir ce qu'il faut savoir).
 
Et selon l'OMS, la pandémie serait imminente...

lundi 27 avril 2009, a 22:38
De l'exégèse scientifique du Coran, par frère Bruno Bonnet-Eymard
 

Il suffit d'effectuer quelques recherches sur internet pour constater que l'exégèse scientifique du Coran, établie par le frère Bruno Bonnet-Eymard n'est pas particulièrement diffusée. Peut-être faut-il en trouver la raison du côté de sa congrégation, le CRC, autrement dit, la "Contre Réforme Catholique", menée par l'abbé Georges de Nantes.

Le mouvement est très proche de l'extrême-droite et classé comme étant une secte pas les organismes d' État. Il est aussi dénoncé par le Vatican et fait même l'objet d'un site catholique pour en dénoncer toute la dangerosité. "L'Eglise n'a cessé de condamner ce prêtre dissident, tant pour ses erreurs doctrinales que pour ses "comportements moraux inadmissibles" au sein de sa communauté", affirme le site, continuant plus loin, en disant qu'elle est reprise par "Bruno Bonnet-Eymard et Gérard Cousin, qui entendent bien aller encore plus loin que leur maître..." (J'invite le lecteur que cela intéresse à faire un tour sur le site. En effet le mouvement n'a plus grand chose de catholique. La doctrine religieuse de la CRC en est très éloignée!)

(A la demande d'un lecteur, je souhaite apporter de nouvelles précisions sur cet aspect sectaire du CRC. Il se trouve en effet que le CRC n'a pas été condamné par l'Eglise comme étant une secte et ne saurait en conséquence être décrit comme tel, aux yeux de l'Eglise. On trouvera sur le site du CRC tous les renseignements à ce sujet. Le récit semble assez complet pour que le lecteur puisse s'y intéresser, je ne m'aventure pas à tout résumer, la situation est complexe et demanderait quasiment un article...)

Malgré cela, l'exégèse du frère Bruno mérite réellement l'attention, car elle est sans précédent. Il y avait eu avant lui d'autres savants pour rechercher, dans le texte même du Coran, les racines syriaques qui pouvaient s'y trouver, mais personne encore n'avait encore entamé une traduction telle que la sienne.

Pour l'établir de manière véritablement scientifique, il décide de s'en tenir au texte initial du Coran, en éliminant d'abord la Sira, qui ne fut écrite qu'à partir de 150 ans plus tard et qui raconte la vie de Mahomet, mais selon lui, en prenant pour base le texte du Coran lui-même. Cette décision est importante, car le texte s'explique généralement par référence à la Sira, y compris pour les traductions.

 De la même façon, la particularité de la langue arabe étant d'être "née" avec le Coran, ou plutôt avec la littérature qui en a suivi, car il n'existe en effet pas de littérature arabe auparavant, il va l'entreprendre à partir du texte initial, rédigé en quelques sortes en "proto-arabe", c'est à dire sans marque diacritique (puisque celles-ci ne viendront que bien plus tard), afin de retrouver le sens des mots par ses racines hébraïques, et araméo-syriaques.

Mettre de côté la Sira lui permet également de réfléchir au monde arabe d'avant le Coran. Décrit comme une terre païenne et polythéiste, l'Arabie de l'époque était selon lui largement judaïsée et christianisée, peuplée d'ariens, ce qui remet en cause les textes traditionnels autour de la naissance de l'islam et de son contexte. En outre, il existe des vestiges ainsi que des écrits anciens dans la région du Yémen et de Syrie, datant de cette époque, qui seraient assez proches de ce qui allait devenir l'arabe et qui seraient, aux dires du frère, des écrits chrétiens.

Tout cela servira de base à sa traduction, mais aussi à définir la personnalité de l'auteur du texte. Le nom de Mohamed signifierait tout simplement "Le bien-aimé" et ne serait en aucune façon un prénom. Selon le frère Bruno, l'auteur serait bien arabe, mais un arabe christianisé, et issu de l'arianisme, qui tente de réconcilier les juifs et les arabes autour d'un nouveau texte. Son éxégèse l'amènera à faire des recoupements historiques allant dans le sens de sa théorie.

A travers cette façon de traduire le Coran, par les langues araméennes et hébraïques, un nouvel aspect du texte apparaît, donnant un sens à des mots coraniques jusqu'alors restés inexpliqués par les traducteurs arabes, comme la fameuse abréviations "ALM". Elle serait issue des abréviations rabbiniques anciennes, et  signifierait "Dieu des délivrances", ce qui semble attester d'une origine chrétienne encore largement mâtinée de judaïsme.

Le frère Bruno, qui écrivait tout cela avant 1997, sera rejoint par la suite. Christoph Luxenberg, philologue allemand, arrive indépendamment à la même conclusion que lui, en affirmant, dans un ouvrage paru en 2000, que "les sources du Coran proviendraient de l'adoption de lectionnaires syriaques destinés à évangéliser l'Arabie (citation de wikipédia)" ce qui est aussi, en gros, la thèse soutenu par le frère. Cela lui permet notamment de retraduire le mot "houri", ces fameuses vierges du paradis, pour trouver en traduction des... "raisins blancs". Selon Christoph Luxenberg, cette nouvelle approche permet de découvrir des sens nouveaux et plus profonds au texte, en se passant des textes tels que la Sira, justement...

Un autre érudit, le père Moussali, considère que l'islam est antérieur au Coran. Il fut l'inspirateur du livre "Le Messie et son prophète". Ce dernier livre, qui semble être le plus aboutit en ce qui concerne l'étude scientifique de l'islam, et qui est plus récent, arrive à la même conclusion que le frère Bruno concernant la Mecque : elle n'existait pas à l'époque de l'auteur du Coran. Ces conclusions s'appuient, comme pour le frère Bruno, en plus des études philologiques, sur des études archéologiques et historiques de la terre où est née le Coran.

Bien sûr l'exégèse du frère Bruno n'est pas sans arrière-pensées... mais son étude est sérieuse. Je ne me hasarderais pas à simplifier maladroitement les propos de frère Bruno Bonnet-Eymard, laissant le loisir au lecteur de visionner la vidéo de sa conférence. Elle est longue : plus de deux heures... A voir en plusieurs fois, si nécessaire.

Je laisse chacun retrouver la trace des livres du frère.

Pour voir la vidéo des conférences en entier : http://ns27074.ovh.net/exegeseflash.php

La première partie en vidéo, possibilité de voir le reste sur dailymotion :



vendredi 24 avril 2009, a 16:57
Quand Rachida Dati rigole bien...
 

Rachida Dati par ici, Rachida Dati par là... son nom s'étale dans tous nos journaux du jour. Cette fois, ce n'est pas pour la tenue qu'elle porte, la énième confrontation avec les magistrats, une grossesse, une aventure qui lui serait prétée, des faux diplomes ou les affaires judiciaires concernant sa famille qui font jaser. Non, cette fois-ci, ce serait autrement plus "sérieux".
 
Rachida Dati , interrogée sur l'Union européenne, alors qu'elle brigue un mandat de député européen, a répondu en riant et avec une désinvolture goguenarde à des questions sérieuses, sur l'Union européenne, provoquant la polémique! Oui, elle rigolait gaiement de son ignorance, et la salle aussi!
 
Branle bas de combat! Il fallait aussitôt en informer le bon peuple. Mes amis, Rachida Dati se fout de vous et se moque comme d'une guigne, aussi bien de l'Union européenne, que de ses électeurs. D'ailleurs, dit-on, c'est Nicolas Sarkozy qui a tout fait pour qu'elle se présente, avec Michel Barnier... elle n'a eu qu'à acquiéscer.
 
Un journal bien connu nous raconte même comment dans la salle un jeune umpiste (populaire? Ils sont populaires les jeunes umpistes?) se demande si elle "se fout" des jeunes réunis là! Le journaliste est bien informé... Sans doute était-il présent, micro en main, et impertubable dans sa quête d'information et de vérité, à l'attention du public, auquel il doit bien cela...
 
Le contexte : au cours de la convention sur l'Europe des Jeunes populaires, Rachida Dati intervient après Michel Barnier. Elle arrive une heure après le début de la convention. On la dira en retard, ce qu'elle dénie aujourd'hui. Son intervention était plus tardive que celle de Barnier, voila tout, selon ses dernières déclarations.
 
En regardant bien la vidéo, l'on peut entendre, lorsqu'elle monte les marches du podium, la musique de présentation de "Qui veut gagner des millions". Son visage est hilare, comme une personne qui se prépare à faire une bonne blague.
 
Elle s'assoit. Elle n'a pas encore parlé, rien dit du tout, mais elle rigole bien quand même, puis elle se retient, en pouffant un peu. La première question a quelque chose d'ahurrissant  : "Après Paris, quelle est la plus belle capitale d'Europe?", suivi de "quel est le plus beau monument hors de France?"... Une question sur les sources d'énergie en Europe. Elle demande à ce qu'on lui souffle... disant que pourtant, "on avait répété", parlant de sa "récitation".
 
Le jeune homme continue : "L'Europe s'occupe-t-elle trop des affaires nationales?", "Elle s'occupe de ce qu'on lui demande de s'occuper" répond-elle, avant de demander au jeune homme si sa réponse est bien la bonne... en riant de plus belle!
 
Aussitôt la nouvelle sue, tous les représentants politiques (c'est à dire la concurrence) des différents partis de s'offusquer, dans la lignée des journaux. La prestation est lamentable selon eux, c'est tout simplement, une honte, il faut bien le dire... elle est parachutée, d'ailleurs elle n'y connait rien. Et l'UMP de défendre Rachida Dati, en évoquant un harcèlement médiatique.
 
Rachida Dati qui vient pourtant de faire une mise au point sur France info, depuis le Liban où elle se trouve : "Hier on avait un moment de détente avec les Jeunes Populaires, on avait fait une parodie, moi je ne vais pas changer de tempérament j'aime la vie, j'aime rire".
 
Sa prestation, raconte-t-elle, n'était qu'une parodie de l'émission "Qui veut gagner des millions", ce qui parait tellement évident, que l'on s'étonne que les journalistes dans l'ensemble n'aient pas reproduit une information plus complète. Il est en effet inutile de chercher bien loin pour s'en rendre compte, d'autant que la suite de la réunion était, raconte-t-elle, bien plus sérieuse. Mais les images ne circulent pas au-delà.
 
Au final, Rachida Dati, en se moquant d'elle-même et du discours politique en devient finalement un peu plus sympathique. Ce qui est en revanche inquiétant, c'est le traitement médiatique de l'affaire. En quelques heures, une nouvelle est lancée et reprise partout, y compris par les adversaires politiques.
 
Cela n'a pourtant rien à voir avec le fond des élections européennes, qui semblent si éloignées du quotidien de chaque français, dans une période de crise où les chômeurs se multiplient. L'on pouvait attendre mieux de la part des politiciens et des journalistes, que cette parodie d'information et d'indignation chez les uns et chez les autres.
 
Nous méritons tout de même mieux que cela...



jeudi 23 avril 2009, a 21:53
Eric Zemmour vs Youssoupha...
 

J'avais d'abord résolu de ne pas l'évoquer : Eric Zemmour a porté plainte contre le rappeur Youssoupha, suite à une phrase à son encontre dans l'une de ses chansons. Le rappeur y "déclame" en effet, au milieu de de son morceau : "J'mets un billet sur la tête de celui qui fera taire ce con d'Eric Zemmour".
 
Le propos a été interprété comme une menace par Eric Zemmour et l'est depuis quelques temps déjà, par certains blogues. "Mettre un billet", "faire taire", cela vous a un petit air de scénario pour un de ces nanars que nous servent à la télévision nos chaines en mal d'inspiration.
 
Oui, j'avais décidé de ne pas en parler. Il y a tant de choses à dire, au-delà des élucubrations communes et attendues des rappeurs de nos citées, si prompts à se poser en victime de la société, et si peu enclin à se remettre en question!

Mais cela prend une toute autre allure avec les différentes prises de position. L'on s'amuse ici et là de ce qu'Eric Zemmour, dont la verve est bien connue, réagisse de manière si outragée, et par voie d'huissier, lui qui use de son verbe avec tant de hauteur et de facilité, en face de ses invités, durant ses chroniques télévisées.

Et cependant, les propos du rappeur sont assez expressifs : "faire taire" quelqu'un, pour un esprit un peu simple, c'est le faire taire... définitivement. Cela n'a rien à voir avec "contredire" quelqu'un, lui apporter la réplique, ce qui diffère de le soumettre à la question , de lui délier la langue ou de s'entretenir avec lui... Les mots ont un sens qui peut être dévoyé. Youssoupha peut-il l'ignorer?

Pour sa défense, il s'est fendu d'une tribune dans le journal le monde, article critiquable sur le fond, mais écrit dans les règles du bon français, avec ce qu'il faut de nuances dans le choix des mots, pour la compréhension du lecteur. Il n'y a pas une faute, pas un pli. Le rapeur maitrise suffisament le verbe pour en tirer ce qu'il en faut, au moins dans une tribune.

Faire taire quelqu'un... Cela vous a un double sens certain, surtout pour des esprits faibles, gavés à la série américaine et aux films de série B, surtout pour certains jeunes dévoyés, amateurs de rap, au fin fond de leur cité.

Il y a de la provocation dans les propos de Youssoupha, mais aussi dans sa tribune. Les rappeurs n'y apparaissent que comme des artistes qui s'expriment, censurés par une société bourgeoise qui les comprendrait mal, harcelés par des réactionnaires par trop rétrogrades. "Le faire taire? Il faut l'entendre dans le sens le plus élémentaire: le remettre à sa place, le mettre face à ses contradictions." dit-il dans sa tribune.

Le titre de la tribune est "Ces artistes fantômes que sont les rapeurs français". "Assimiler un rappeur à un agitateur dangereux n'est pas un fait très original." y proclame-t-il. Cette déclaration est bien trouvée mais laisse à penser que le discours du rap n'a pas un fond bien original, ni même rien de subversif. En réalité, Il trace, avec ironie, son propre portrait d'Eric Zemmour.

Il faut lire la tribune de Philippe Bilger. Tout y est dit : "Si j'étais Eric Zemmour, je retirerais ma plainte". Et quand c'est un Avocat Général près la cour d'appel de Paris qui vous le dit... La meilleure solution était bien, comme le dit Bilger, d'inviter le rappeur sur le plateau de Ruquier... pour voir s'il aurait pu "le mettre face à ses contradictions". On voit mal, d'ailleurs, le tribunal trancher dans sons sens...

La partie du texte incriminée donne, dans son paragraphe entier : "A force de juger nos gueules les gens le savent/Qu'à la télé souvent les chroniqueurs diabolisent les banlieusards/ Chaque fois que ça pète on dit qu'c'est nous/J'mets un billet sur la tête de celui qui fera taire ce con d'Eric Zemmour".



mercredi 22 avril 2009, a 22:42
Du barrouf du côté de Clairoix
 

C'est un syndicaliste de Continental dans une salle de la sous-préfecture de Compiègne, avec un téléphone portable à l'oreille. Il écoute, puis annonce que le syndicat a été débouté de sa demande de suspension de la fermeture de l'usine, devant le tribunal. En conséquence, les quelques 250 à 300 ouvriers de continental présents, vont saccager toute la sous-préfecture. Le syndicaliste donne l'exemple en commençant par le bureau qui se trouve en face de lui.


Le groupe passera ensuite à des locaux de l'entreprise continental. Ce n'est pas la première fois bien sûr qu'il est fait usage de la violence, il y a bien les casseurs des banlieues, qui ne reculent pas même devant une école maternelle, les paysans qui cassent des mac donald et renversent du fumier sur la voie publique, mais ces derniers temps la "violence" prend une autre tournure.


Après les véritables séquestrations des cadres des entreprises, c'est à présent un bâtiment publique qui est pris pour cible. Au journal de 20h00, sur TF1, le présentateur demande si tout cela ne va pas trop loin, et si les syndicalistes regrettent leurs actes, mais on lui oppose une fin de non recevoir. Pas de regrets!


Il faut dire que la situation est assez désespérante. Les employés qui seront licenciés ont peu de chance de retrouver un emploi, en pleine période de crise. Au bout de cette situation, ce sont des dettes qui ne seront pas honorées, des recherches d'emploi à n'en plus finir, la queue devant le pôle emploi qui les attend et plus tard, peut-être, la fin des droits à l'allocation de chômage..


Rien de réjouissant en somme... Les employés ont tous, sans doute, des familles qui les attendent, des femmes, et des enfants, parfois une maison durement acquise, en comptant juste, sur un salaire pas toujours très élevé, pour rembourser un crédit. Une maison qu'il faudra vendre le moment venu si la situation devient urgente.


Qui ne comprend pas ce sentiment d'avoir donné de sa personne, de s'être investi pour une entreprise, avant d'être rejeté, comme un objet, un simple robot sans âme, un numéro d'immatriculation quelconque...? Il s'agit, en quelques sortes, d'une déshumanisation du travailleur. Il n'est plus Michel, ou Roger, ou le prénom par lequel on le nommait dans son entreprise, en faisant mine de compter sur lui. Il sera désormais le chômeur numéro "tant", auquel on a ouvert des droits jusqu'à telle date.


Non, la situation n'est guère réjouissante. Mais ce n'est pas une raison pour oublier que dans un pays, les droits et les devoirs vont de paire, que les bâtiments publics existent par les cotisations de chacun, que par leur comportement les "casseurs" auront d'autant de mal à trouver un emploi. Et puis cela ne donne pas une bonne image des grévistes. Cela discrédite le syndicat.


La pente est glissante. Le tribunal a tranché. Les grévistes ont pu s'y exprimer. L'usage de la force est dès lors un abus manifeste. L'acte était inutile. Mais puisque l'État permet tout depuis longtemps, puisqu'ainsi l'on obtient habituellement tout ce que l'on veut, pourquoi les gréviste n'en feraient-ils pas autant? Ne reste qu'à voir comment le gouvernement agira cette fois, après avoir laissé la situation se dégrader...


Car ce ne sont pas des délinquants qui cassent, à présent, ce sont des employés, en tort sans doute, mais aussi en désespérance... Et si les gouvernements successifs, à force d'utiliser toutes les situations sans leur chercher de véritables solutions étaient un peu responsables? On ne calmera pas les chômeurs avec des paniers de basket ou des subventions européennes cette fois...



mercredi 22 avril 2009, a 15:32
Un dessin animé, histoire de changer
 

Il faut bien se détendre un peu...



mardi 21 avril 2009, a 19:25
Our Body ferme... sur décision de justice
 



Faut-il vraiment se réjouir de ce que l'ignoble exposition Our Body soit devenue interdite après décision du tribunal? C'est à juste raison que le juge des référés à déclaré que "L'espace assigné par la loi au cadavre est celui du cimetière".

Our body est cette exposition montrant des cadavres d'êtres humains, entiers ou disséqués et préservés par remplacement des liquides organiques avec du silicone. Fournis pas une fondation chinoise, ces cadavres font le tour du monde.

La société Encore Events qui exploite le spectacle a défendu sa position par la mise en avant de l'aspect pédagogique de la manifestation. En effet, l'anatomie du corps humain y apparaît dans toute sa froide réalité.

En tout les 17 cadavres exposés, car il s'agit bien de cadavres, devraient être inhumés, tandis que les 18 à 20 autres expositions anatomiques qui continuent à être présentés en Amérique et en Europe, continueront à l'être.

Il a fallut la détermination de deux associations pour interdire cette exposition, "Ensemble contre la peine de mort (ECPM) et Solidarité Chine" ont pris pour argument que cela porte atteinte aux droits humains. L'avocat des associations a invoqué  un texte de loi qui stipule que "le respect du corps humain ne cesse pas avec la mort", ajoutant "les restes des personnes décédées (...) doivent être traités avec respect, dignité et décence".

Suite à cette décision, si l'exposition ne ferme pas sous 24 heures, la société devra payer 20000 euros d'amende par jour de retard. Les cadavres seraient ceux de personnes consentantes selon la "fondation Anatomical Sciences and Technologie de Hong Kong", qui a fourni les corps, mais les associations craignent que ces corps émanent des prisons chinoises et de condamnés à mort.

Faut-il vraiment se réjouir de ce que l'ignoble exposition Our Body soit devenue interdite après décision du tribunal? Certainement pas! Il a fallu une action en justice pour en arriver à ce résultat. En attendant, 30 millions de personnes, dans le monde, se sont déplacées pour aller voir le spectacle morbide de ces cadavres, installés dans des positions grotesques, à moitié disséqués. En France, l'exposition est passé à Lyon et Marseille, puis à Paris.

Si l'exposition n'avait pas été interrompue, l'on ferait encore la queue pour le spectacle, à 15, 50 €. Le tribunal a estimé qu'il s'agissait d'une atteinte au respect de la personne. N'est-il pas troublant qu'il faille une décision du tribunal pour constater qu'il est indécent d'aller reluquer une exposition de cadavre? N'est-il pas troublant qu'un avocat soit nécessaire pour en arriver à cette conclusion?

Sources : ici et ici

mardi 21 avril 2009, a 16:01
Durban II, le retour... d'un mauvais film
 

Au cours de la conférence Durban II contre le racisme, le discours controversé du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, prononcé ce lundi, a eu pour effet de faire fuir les représentants de l'Union Européenne. Au début du sommet, se comptaient déjà quelques sièges vide : les Etats-Unis, le Canada, ainsi que d'autres pays (Allemagne, Suisse, Pologne...) n'avaient pas jugé bon de venir.

Il faut dire que les propos d'Ahmadinejad sont sans surprise. Personne ne pouvait douter du contenu de son discours. La première conférence n'avait déjà abouti à rien suite à l'attitude des pays musulmans qui s'étaient attelés à tout ramener à la question palestinienne, en tentant par la même occasion d'imposer des droits pour les religions, notamment contre le blasphème.
 
Chacun se rappelle en effet de l'affaire des caricatures de Mahomet, qui avaient provoqué un véritable tollé dans le monde musulman et des tensions diplomatiques qui en avait découlé. L'idée en avait découlé dans ces pays. D'une certaine façon, il s'agissait de placer "l'islamophobie" au même rang que "l'antisémitisme".

Ahmadinejad, qui a qualifié la shoah de "mythes" à plusieurs reprises, a donné son discours habituel, qualifiant Israël de "gouvernement raciste", avant d'entamer le procès des pays occidentaux : "Après la fin de la Seconde guerre mondiale, ils (les Alliés, ndlr) ont eu recours à l'agression militaire pour priver de terres une nation entière sous le prétexte de la souffrance juive".

Le président iranien n'est pas un idiot. Il se place en "leader" de la cause du tiers monde, notamment du monde arabe.  Tout se retrouve dans ce discours, toute la démagogie habituelle. Il ne faut pas chercher très loin pour retrouver le fond des discours type des chefs des nombreux Etats mal en point de par le monde : il est plus facile de rejeter la faute sur les pays étrangers plutôt que sur une mauvaise gouvernance.

Dans les pays arabes, il en sortira également grandi, d'être allé dire leurs quatre "vérités" en face, à tous les pays occidentaux. Vous voulez du racisme? Nous allons vous dire ce que c'est pour nous que le racisme : le gouvernement israëlien et la discrimination dont nous souffrons en tant que pays arabes.

L'on pourra dire dans les pays occidentaux que l'Iran chasse de son territoire chrétiens, juifs, soufis, sunnites, bahais, jusqu'aux kurdes, qu'elle extermine les homosexuels, que cela ne changera rien. Pour certains gouvernements l'antiracisme n'est pas un modèle, c'est une arme pour faire plier et pour culpabiliser les bonnes consciences des pays occidentaux.
 
Il faudra un jour qu'un historien des mouvements sociaux analyse clairement le phénomène qu'est l'anti-racisme. Issu de l'occident, il est d'abord un acte de repentir, après l'esclavage, après la lutte nécessaire pour les droits civiques en Amérique, entre autres. Mais seul l'occident se soucie de ses minorités. Dans le reste du monde, les gouvernements ne se sentent pas si concernés... comme en Iran par exemple.

Dans le mot "racisme" il y a deux entrées : la victime et le coupable. Il faut nécessairement un coupable et pour une bonne partie de l'orient, les coupables sont tout trouvés : l'occident et les juifs. C'est ce qui transparaît dans le discours d'Ahmadinejad... Ici le coupable est plein de haine, la victime est innocente.
 
Pendant que l'Etat hébreux crie à l'antisémitisme, les musulmans évoquent des discriminations envers leur religion. Ce n'est pas comme cela que nous pourrons faire en sorte d'établir des droits pour les minorités dans le monde, au-delà des guerres, comme en Palestine, notamment. Peut-être le nom de la conférence est-il à changer...?
 
En attendant, et personne ne semble le remarquer, dans son discours, le président iranien pointe également du doigt les pays occidentaux qui eux, ne font que s'offusquer de l'antisémitisme du discours iranien, se rattachant de fait à la défense d'Israël, qui n'était pas ici le sujet. En partant de cette façon offusquée, les européens ressemblent à des coupables qui préfèrent n'avoir pas à se justifier. C'est certainement de cette façon que cela sera raconté dans certains pays.
 
Tout cela est regrettable, car l'intention de la conférence est plus que louable... De nombreuses minorités souffrent dans le monde, certaines sont encore mises en esclavages quand elles ne sont pas tout simplement chassées et tuées, d'autres ne bénéficient que de droits réduits et tout cela dans l'indifférence, pour le pays dans lequel elles vivent!
 
Mais de fait, selon le discours de M. Kouchner, le texte pour la conférence est assez ciblé : "Dans ce texte (...) tout ce que nous voulions mentionner, c'est à dire l'antisémitisme, la discrimination sur les personnes, la liberté d'expression, le génocide a été mentionné, la mémoire de l'Holocauste, les droits des femmes ont été mentionnés, la traite des êtres humains, les personnes atteintes du VIH, les personnes handicapées".
 
Il y avait d'autres "minorités" à mentionner également... Pour la prochaine fois?



jeudi 16 avril 2009, a 19:50
Les hommes battus, ces oubliés
 

Le 5 mars dernier paraissait dans le Nouvel observateur, un article autour de la violence conjugale, avec pour titre : "Violences faites aux femmes/ Les mots et les coups". S'en suivait la révélation d'une mission d'évaluation, commandée par Rachida Dati et qui serait en cours, pour cerner plus particulièrement les violences psychologique faites aux femmes. Le rapporteur de la mission, le député UMP Guy Geoffroy, s'y exprime : "Trop de femmes sont victimes de véritables entreprises de démolition de leur personne par des conjoints pervers narcissiques".

Le député Guy Geoffroy ne s'attendait certainement pas à recevoir, suite à ses déclarations dans le cadre de sa mission, des courriels sous forme de réclamations. Ils émanent simplement de mouvements impliqués dans la défense des hommes battus, que le député a tout l'air d'oublier. Car si le sujet fait volontiers rire, dans la réalité, et pour les victimes, ce n'est pas le cas.
 
Il va de soi qu'une prise de conscience autour du phénomène psychologique dans les violences conjugales est nécessaire. Une femme n'est pas battue du jour au lendemain par son compagnon. Cela passe par plusieurs phases, et tout d'abord par une véritable opération de manipulation, dans laquelle la femme sera dénigrée et sa personnalité démolie. Il s'agit d'abord d'un rapport de domination. La victime ne comprend pas de suite ce qui se passe. Elle est entrée dans un engrenage qu'elle n'avait pas prévu. Pour les victimes masculines, il en va de même.
 
Si dans cet article les violences faites aux femmes sont fort bien décrites, rien, absolument rien n'est dit des violences faites aux hommes, et pourtant, c'est bien là qu'est le véritable tabou. Ces violences sont mal connues et seraient, dit-on, particulièrement rares, à telle enseigne que rien n'est prévu, comme pour les femmes, pas de centre d'accueil et pas d'accompagnement dédié à cette violence. La situation est pourtant plus fréquente qu'il n'y parait, en témoignent les expériences québécoises, notamment, et elle se rapprocherait de celle des femmes assez sensiblement, y compris quantitativement.

L'origine du combat contre la violence conjugale émane des mouvements féministes et c'est à travers eux qu'il y eut d'abord une prise de conscience et partant une réelle organisation pour la combattre. A l'époque, la femme était parfaitement dépendante de l'homme, tout particulièrement au niveau financier et pour ces féministes, les hommes étaient trop souvent vus comme des ennemis de la femme, des ennemis intimes, à combattre, tout prêt à vouloir l'asservir à nouveau, la cantonnant aux taches ménagères et à la cuisine, lorsqu'ils ne profitaient pas de leur force physique pour la soumettre.

C'est peut-être pour cette raison que la cause des hommes n'est que très marginalement plaidée. L'homme est considéré comme un agresseur en puissance : il a la force physique pour lui, ce qui peut se révéler inutile face à un "adversaire" souvent plus "subtil". En effet, de tous les témoignages d'hommes battus, il ressort que les femmes qui les agressent ne sont pas différentes dans leur cheminement que les hommes violents. Tout commence par un dénigrement systématique de la virilité du compagnon. Critiqué en tant que mari, que père, qu'amant, bientôt c'est sa vie professionnelle et publique qui sera visée, il subira ensuite, généralement, un isolement familial.
 
La violence envers les hommes est plus souvent psychologique, mais pas uniquement, et une femme qui frappe son compagnon peut souvent le faire en sachant qu'il n'y aura pas de retour : un homme qui frappe une femme devient aussitôt la pire des ordures, et il le sait. Particularité consternante : les femmes violentes attendent le faux pas de leur compagnon, ceci après diverses intimidations et provocations, parfois après une série de gifles. Si l'homme répond de la même manière, elles s'empressent d'aller porter plainte et obtiennent souvent gain de cause, là où l'homme battu ne récoltera qu'un sourire narquois de l'officier de police qui le recevra, quand ce ne sera pas un bon gros rire bien gras.
 
Naturellement, ces femmes violentes vont grossir les statistiques des femmes battues, de par leur plainte... L' homme battu par sa femme a fatalement honte de lui-même. Il s'enferme dans une attitude de négation, s'il ne part pas aussitôt. Cela n'est pas venu seul et n'est pas plus risible que lorsqu'une femme reste auprès d'un homme violent, en espérant qu'il changera.
 
Comme les femmes, l'homme a peur pour ses enfants. Face à une personne déséquilibrée, il craint que toute cette violence ne rejaillisse sur eux (et de fait, les statistiques lui donnent raison : les enfants sont plus souvent maltraités par les mères que par les pères). La femme manipulatrice sait très bien ce qu'elle fait, elle n'ignore en rien que la loi sera de son côté, elle n'ignore pas que l'homme sera aussitôt jugé coupable. Elle agit en conséquence.
 
Sophie Torrent, diplômée du département social de l'université de Fribourg, a consacré un livre sur ce sujet : "Pour la majorité des gens, explique-t-elle, parler d'hommes battus est incroyable, pourtant, la triste réalité est qu'il existe des hommes battus. Sauf que ceux-ci n'en parlent pas et qu'ils ne peuvent, contrairement aux femmes compter sur des ressources communautaires pour les aider à sortit du cycle infernal de la violence conjugale".

Au Québec, une étude relativement récente, estime que 8% des femmes ont subi des violences conjugales, comme... 7 % des hommes. La violence est souvent psychologique, mais elle peut aussi être physique : les femmes sont moins fortes, mais elles utilisent des objets pour compenser, ce qui peut faire des dégâts considérables aussi bien physiquement que psychologiquement. L'on estime également que des suicides peuvent être dûs à le violence psychologique pratiquée par la compagne, bien qu'ici encore, il soit difficile d'émettre des statistiques fiables.

Au Québec, en Allemagne et en Suisses, des centres existent déjà pour accueillir les hommes battus, mais pas en France. Pourtant la situation n'a aucune raison d'être différente, le manque de statistiques réellement fiable est pour beaucoup lié au silence qui entoure cette problématique. D'autant que, puisque les mots manquent, il devient difficile pour les hommes de cerner la violence qui leur est faite.
 
En France, il n'existe aucun organisme pour les hommes battus et les organismes réservés aux femmes n'accueillent pas les hommes. Ils peuvent, dit-on, contacter le 3919. Une initiative isolée et non officielle existe toutefois : SOS hommes battus, avec un numéro d'appel non surtaxé. La personne qui tient le blog (car il s'agit aussi d'un blog), recense les différents témoignages qui lui sont faits. Le site semble incontournable sur le sujet.
 
Même un homme corpulent peut être victime de cette violence, face à une personne déséquilibrée, dans tous les milieux et de toutes origines. C'est la raison pour laquelle il ne serait sans doute pas anodin d'écrire au député en charge de la mission d'évaluation (son adresse : ggeoffroy@assemblee-nationale.fr ), pour que les personnes coupable de violence conjugale soient enfin prises pour ce qu'elles sont en dehors de leur "genre" : une femme aussi peut-être violente, notamment psychologiquement et il se trouve que c'est tout le sujet de l'évaluation.
 
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- 80% des hommes vivant cette  situation seraient pères, parmi eux, 12% sont séparés ou divorcés. Les femmes sont les plus souvent citées dans les violences envers les enfants.
 
- Selon France soir, dans une enquête sur le sujet, "8 à 10 % d'hommes seraient victimes de violences conjugales."

"En 2006, 31 d'entre eux sont décédés, soit un décès tous les 13 jours.

Par comparaison, 10 % des femmes se déclarent victimes de violences conjugales et une femme est tuée par son compagnon tous les 4 jours."
 
- Un article de l'Express relate comment des anglais se réunissent dans un pub, avec tous la particularité d'être battus par leurs femmes.
L'article précise que : "Sur 341 victimes de violences domestiques, 45% sont des hommes et 17% des femmes, d'après les conclusions d'un groupe de médecins du Leicestershire, dans un rapport rendu public par le département britannique de la Santé "
 
- L'Express a publié aussi un document sur les maris battus
 
- La violence conjugale en Europe
 
- une bonne chronique sur un blog sur le sujet
 
- Un article sur SOS papa, une association tournée sur les pères
 
Sophie Torrent a écrit "L'homme battu" et Yvon Dallaire "La violence faite aux hommes", deux livres qui traitent tous deux de ce sujet.



mercredi 15 avril 2009, a 22:46
Quand Maurice Druon s'en va
 

Maurice Druon nous a quitté hier, l'âge de 91 ans, à son domicile. Rapidement des réactions ont salué sa mémoire. C'est surtout l'auteur des rois maudits et le résistant qu'il fut, également parolier du chant des partisans, qui est salué dans ces premières réactions.

 
Comme pour Julien Gracques il y a peu de temps, tout le monde ne connaît pourtant pas Maurice Druon. Pas les plus jeunes. Pas ceux qui n'ont pas grandi en regardant la série dédiée à son roman, le plus connu de lui sans doute, que sont les rois maudits.
 
Au fil des articles qui paraissent autour de l'homme, l'on perçoit un tout autre personnage, plus haut en couleur, plus romanesque : non, Maurice Druon n'est pas le simple auteur des rois maudits! Il est bien plus! Il est un roman à lui seul, un personnage épique, il est ce que notre époque ne fournit plus, il est une aventure à lui seul.
 
De par sa naissance, il était en quelque sorte prédestiné. Comment ne pas s'intéresser au roman avec un père à la comédie française, Joseph Kessel pour oncle, avec pour grand-père le roi du royaume éphémère d'Araucanie et des oncles et grand-oncles tous écrivains, savants ou poètes.
 
Il y avait, d'une telle descendance, de quoi hériter d'un caractère accompli : ce sera le cas de Maurice Druon, dans une époque déjà trouble.  Né en 1918, à la fin de la première guerre mondiale, il n'échappera pas à la deuxième et sera parmi les mobilisés en 1940, participant à la campagne de France. Il passera suite à l'occupation la frontière espagnole avec son oncle Joseph Kessel, en déclamant des vers pour tromper la lassitude d'une longue marche nocturne, dans le but de gagner Londres, depuis l'autre côté de la frontière.

Chacun le sait à présent, c'est là que Maurice Druon écrira les paroles du chant des partisans. De fait, notre auteur avait commencé à écrire jeune, dès l'âge de dix-huit ans, notamment pour des revues, tandis qu'il accomplissait ses études à la Faculté des lettres de Paris puis à l'École libre des sciences politiques. Dans ces romans, le verbe est juste, le mot est bien placé. Correspondant de guerre jusqu'en 1944, il recevra le prix Goncourt pour son roman "Les grandes familles", que toute personne se targuant d'aimer la littérature se doit d'avoir lu.

Ce n'est donc pas par hasard qu'en 1967, Maurice Druon entre à l'académie française. Il n'a pas encore 50 ans et a été élu en 1966 pour le fauteuil de Jean Duhamel. Dans le discours de réception, M. Pasteur Vallery-Radot lui répond dans des termes fort juste : "Quelque chose nous a plu : vous avez du charme." Et le charme de Maurice Druon se retrouve d'abord dans sa belle voix grave, dans un phrasé impeccable qui se perdra après son époque.

"Druon, continue-t-il : on trouve ce nom dans une chanson de geste ; il est porté par un géant légendaire qui terrorisait Anvers... On le trouve aussi dans le dictionnaire des saints : au XIe siècle un saint avait pris ce nom."

Un géant! Comme cela va bien à notre auteur! Mais si son roman "Les rois maudits", à travers lequel il accède à la célébrité suite à la série télévisée, est basé sur une erreur historique bien volontaire et bien pardonnable, puisqu'elle sera la clef du roman, et si cet ouvrage a pu réjouir la jeunesse de beaucoup, il n'est pas l'auteur d'un seul livre. De son amour de l'antiquité grecque, il écrira "Alexandre Le grand" et "Les Mémoires de Zeus", qu'il faut également avoir lu, parmi ses autres livres. Il a aussi été polémiste, un polémiste de talent.

L'on retiendra aussi une phrase de son passage au ministère des affaires culturelles, en 1973 :"Les gens qui viennent à la porte de ce ministère avec une sébile dans une main et un cocktail Molotov devront choisir", ce qui marque bien chez l'homme de lettre le goût de l'ordre, ne dira-t-il pas "L'anarchie m'a toujours paru aussi haïssable dans le verbe que dans la société"? Il n'échappera pas à une manifestation à son encontre... Le caractère est bien là, et toujours accompagné du verbe! Il sera également député de 1978 à 1981, sous étiquette RPR, fidèlement à ses opinions gaullistes.

Dans un de ces derniers essais parus, "La France aux ordres d'un cadavre", il décrit une France au bord de l'insurrection et blâme la faiblesse des dirigeants français pour les évènements de mai 68. Selon lui, la France en est restée influencée par le marxisme de l'URSS, et de l'entrisme qui en a découlé, ce dont proviendraient toutes les difficultés de notre pays à se moderniser. Il préconise quelques solutions dans "Ordonnances pour un État malade". Des solutions énergiques mais qui restent mesurées après une description très juste et lucide des problèmes français.

Fidèle à son énoncé sur le verbe anarchique, il était très impliqué dans la défense du français. Dans une tribune pour le figaro, il tempête contre le mauvaise usage de la langue, commençant sa diatribe par " Le régime stalinien était spécialiste du détournement des mots afin de leur faire revêtir un sens différent de leur signification première, sinon même leur donner un sens franchement contraire." et de dénoncer tous les travers de langage de notre nov'langue moderne, à commencer par le détournement de la grammaire..

C'est donc un personnage haut en couleur qui s'en va. Un de ces derniers géants que le XXème siècle nous avait légué, encore tout imprégné des humanités, encore imprégné de la lutte qui s'était engagée entre les différentes idéologies qui furent la ruine du siècle.. On peut ne pas être d'accord avec Maurice Druon, mais il reste difficile de lui être insensible.

samedi 11 avril 2009, a 13:05
Calomniez, il en restera toujours quelque chose...
 

C'est dans le sillage des journaux Golias, de Rue 89, et du Vif.be, que nombre de blogs et de sites internet ont repris la même nouvelle, dans des termes à peu près  similaires, laissant penser que Benoit XVI écrivait, par le passé, dans une revue dite d'extrême-droite. Golias y va de "L'étrange collaboration de Joseph Ratzinger avec la presse d'extrême-droite autrichienne", Rue 89 enfonce le clou avec pour titre "Quand Benoit XVI écrivait dans une revue facho", tandis que le Vif se fait plus sobre en titrant "Nouvelles révélations embarrassantes pour Benoit XVI". Plus sobre?

 
Si le titre de Rue 89 nous fait miroiter la suite d'un article révélant un passé engagé de pigiste "fasciste" pour le pape, déjà pointé du doigt (pour ne pas dire mis à l'index) pour avoir été enrôlé dans les jeunesses hitlériennes (sans y adhérer, cela est évident. On notera que les conversations sont rudes sur ce sujet), celui du Vif tend à insinuer de par les mots "nouvelles révélations" que ce n'est pas la première fois que le passé du pape ressurgit, et pour des révélations similaires. Des "révélations" : c'est à dire des évènements cachés et secrets, mais très embarrassants et confidentiels. Pour ce qui est de Golias, l'on se trouve là dans la confusion entre les récits journalistiques habituels et les nouvelles d'Edgard Allan Poe, déformation du texte initial en plus. Et de fait, les contenus sont à l'avenant.

C'est la revue Der Spiegel en date du 16 mars qui a lancé l'annonce, dans un article signé Gunther Latsch, un député vert autrichien, qui y dénonce la parution d'un article du cardinal Ratzinger dans une revue marquée à l'extrême-droite. En effet, à l'occasion d'un numéro spécial et hors série pour commémorer la révolution allemande de 1848, le journal Aula avait demandé l'autorisation de faire paraître ce texte. Dans ce numéro, parmi des auteurs douteux, l'article du cardinal parait... Le numéro spécial s'intitule 1848 – Erbe und auftrag ». (1848 – héritage et mission).

L'article du député vert autrichien, intitulé en allemand "Les mains sales", n'avait trouvé qu'un faible écho, certainement suite aux propos du pape sur le préservatif en Afrique, qui furent tant décriés dans la presse, avant que la réflexion ne soit reprise par des spécialistes, qui se félicitent désormais de son discours averti. On ne peut mener plusieurs cabales à la fois : dans une même parution, ce n'est guère rentable. Le journal d'extrême-droite en question, Aula, s'était fait tristement connaître par son soutien à un  négationniste, ce qui avait fait scandale, au point que même les partis d'extrême-droite autrichiens s'étaient désolidarisé du journal, ce qui est tout dire.

Ainsi la lecture de ces articles nous apprend que le mensuel autrichien d'extrême-droite, Aula, est connu (redisons-le) pour avoir défendu un auteur négationiste, et avait sollicité Benoit XVI en 1998, cardinal à l'époque, et que celui-ci avait accepté, par l'intermédiaire de son secrétaire, la parution de son article intitulé "critique de la démocratie", selon l'express et Golias, mais "Freiheit und Wahrheit" c'est à dire "Liberté et Vérité" selon Rue 89. Cet article avait déjà paru dans une revue catholique en 1995, du nom de "Communio".

Mais selon les journaliste de Rue 89, qui republie un second texte à la suite du premier (car des lecteurs s'étaient montrés très critiques sur le premier opus), le titre initial était bien "Critique de la démocratie" (bien que, curieusement, dans son autorisation, le secrétaire du cardinal lui donne pour titre "Freiheit und Wahrheit", autrement dit "Libertés et vérités", ce que relate le même journal), titre qui en lui-même fait déjà frémir les bonnes consciences et les belles âmes... Tocqueville a décidément été bien inspiré de ne pas naître à notre siècle!

Le pape, germanophone, ne pouvait ignorer le contenu de ce journal, nous dit-on. Un blogueur a rapidement fait une petite mise au point sur les "révélations" de ces différents journaux. En effet les écrits du pape sont nombreux, et paraissaient déjà sur divers journaux. L'article n'avait pas été écrit pour paraitre dans le journal Aula, mais sur un journal catholique. Le titre du tirage exceptionnel de ce journal (prenons soin de noter que la photo du pape est particulièrement malhonnête sur cette réclame, pour ne pas dire plus) est semblable à celui d'une revue bénédictine. Était-ce intentionnel? La revue Aula n'a rien de recommandable, ce n'est pas à exclure.

Le secrétaire du cardinal Ratzinger a pu faire une erreur d'appréciation en envoyant une autorisation de parution, parmi d'autres, au journal, en ces termes : « Très cher M. Reisegger ! En rapport à votre aimable courrier du 18 septembre 1997, je suis autorisé, sur ordre de M. le cardinal Ratzinger, à vous informer que ce dernier est d'accord pour que son texte, “Libertés et vérités” (Communio 24, pages 526-542), soit reproduit dans le mensuel Aula de la Freiheitlichen Akademikerverbände Österreichs. ».

Le titre du hors série du journal était parfaitement inhabituel, la confusion est compréhensible et ce type d'autorisation est un simple accord usuel. Un article a paru pour une revue douteuse. Un seul. Nous saurions déjà que de nombreux articles de Ratzinger sont dans ce cas si la réalité était là. Mais las! rien d'autre à nous mettre sous la dent... Même pas la signature personnelle du cardinal Ratzinger qui très certainement avait d'autres chats à fouetter (c'est une image, il ne fouettait pas de vrais chats, je précise...).

En outre, le texte de Benoit XVI n'a rien de répréhensible. Il s'agit d'une réflexion sur la démocratie et la liberté comme le dit fort bien Rue 89, qui décrit aussi des changements dans le texte disponible en anglais sur internet, donnant pour exemple les titres des chapitres, ce qui , chacun en conviendra, ne casse pas une patte à un canard.

La réflexion de Benoit XVI mérite le détour. Comme l'intellectuel accompli qu'il est, il commence sa réflexion par l'idée de la liberté dans la société actuelle et depuis l'époque des Lumières. Il pose comme préalable que la liberté individuelle est devenue l'impératif de notre époque, impératif incontournable et qui passe avant tout. Mais est-on vraiment libre sans des règles précises? Le droit, avec son aspect contraignant, n'est-il pas un préalable à la liberté? Qu'en est-il de la liberté de l'Homme, en rapport avec sa nature propre? N'est-elle pas en elle-même limitée, ne serait-ce que par le rapport avec l'autre, les autres? Et partant, de quelle façon est-il réellement juste de définir ses limites, par rapport à quoi? La société en elle-même?

Selon Benoit XVI, notre société ne peut plus se faire d'illusion sur les promesses de liberté des idéologies politiques et sociales. Il cite le nazisme et le marxisme. Plus loin il critiquera le libéralisme avec son cortège de chômeurs et sa marchandisation de toute chose.

Les exemples du texte repris par Rue 89 sont isolés, mais ne sont pas bien méchants. Le but en est de manifester à quel point la pensée du pape sur la liberté et la démocratie a une visée "conservatrice" :

« Il est assez courant et répandu d'avoir le sentiment que la démocratie n'est pas encore la bonne forme de liberté. La critique marxiste de la démocratie ne peut pas tout simplement être mise de côté : à quel point les élections sont-elles libres ? « Jusqu'où va la volonté par certains de manipuler l'opinion publique à travers la publicité, donc à travers le capital ? N'existe-il-pas une oligarchie qui décide ce qui est moderne et doit servir d'exemple, de ce qu'un homme éclairé doit penser ? « La cruauté de cette oligarchie, ses possibilités d'expression publique, sont connues depuis longtemps. Qui veut s'y opposer est ennemi de la liberté, parce qu'il handicape la liberté d'expression. »

Il suffit d'avoir lu Orwel et son fameux 1984 pour comprendre, en gros, ce que Ratzinger décrit ici. Ne sommes-nous pas influencés par les organes de presse, la répétition de certaines informations en boucle, par la désinformation pure et simple, par la publicité? N'y a-t-il pas dans nos vies de chaque jours des lobbies, des tentatives d'influence, notamment? Ne sommes-nous pas d'une époque, "prisonniers" de notre époque? Sommes-nous réellement libres dans ces conditions?

Mais achtung! C'est un crime impardonnable de remettre en cause le fonctionnement démocratique et libérale des sociétés modernes! N'oublions pas que le texte est en grande partie un texte philosophique. Nos journalistes ne citent pas l'un des premiers propos dans le texte du pape, qui n'a jamais été ambigu sur sa pensée concernant aussi bien le nazisme que le marxisme. Il dénonce la faillite de leurs promesses de liberté :

"Néanmoins, le fait que le système marxiste n'a pas fonctionné comme promis est manifeste pour tous. Personne ne peut encore sérieusement dénier que cet apparent mouvement de libération était, avec le national socialisme, le plus grand système d'esclavage de l'histoire moderne"

Et la véritable question que pose le cardinal Ratzinger est de savoir comment l'Homme peut être véritablement libre, individuellement et collectivement. Mais il ne propose pas d'alternative politique. Il faut une "purification" personnelle pour y parvenir nous dit-il, dans un sens moral. La notion de responsabilité ne peut s'affranchir de la vérité. Comment devenir libre? Le cardinal Ratzinger passe par dessus les idéologies collectives. Il a sa réponse, une réponse propre et toute chrétienne : "Seule la vérité nous rend libre".

Pour conclure, et que le lecteur nous excuse d'avoir fait aussi long, Il n'est pas sérieux d'aller prétendre que Benoit XVI écrivait dans une revue "fasciste" (il faudra que nous nous mettions tous d'accord un jour, le fascisme est mort depuis un bout de temps, et tant mieux!) et il serait bon qu'en ce domaine, lorsqu'il s'agit d'une personne de grande influence, les écrits soient un peu plus mesurés, chez les journalistes professionnels comme sur les blogs, qui méritent tous un peu mieux que ces dénonciations aléatoires.

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« La calomnie, monsieur ! vous ne savez guère ce que vous dédaignez ; j'ai vu les plus honnêtes gens près d'en être accablés. Croyez qu'il n'y a pas de plate méchanceté, pas d'horreurs, pas de conte absurde, qu'on ne fasse adopter aux oisifs d'une grande ville en s'y prenant bien : et nous avons ici des gens d'une adresse !... D'abord un bruit léger, rasant le sol comme hirondelle avant l'orage, pianissimo murmure et file, et sème en courant le trait empoisonné. Telle bouche le recueille, et piano, piano, vous le glisse en l'oreille adroitement. Le mal est fait, il germe, il rampe, il chemine, et, rinforzando de bouche en bouche, il va le diable ; puis tout à coup, ne sais comment, vous voyez calomnie se dresser, siffler, s'enfler, grandir à vue d'œil. Elle s'élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription. Qui diable y résisterait ? »
Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, Le Barbier de Séville (1775), Acte II Scène VIII.

mercredi 08 avril 2009, a 22:33
Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es...
 

"Dieudonné fait de moins en moins rire" nous dit-on, et surtout pas les juges devant lesquels il est appelé à comparaître, ce dont tout un chacun se félicite, après son renvoi devant le tribunal, suite à une enquête.

Et il était attendu, ce renvoi devant le tribunal... Dieudonné, qui avait invité sur scène le tristement célèbre Faurisson, avait dès lors fait l'objet d'une enquête de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), rien que cela!

 
Une dépêche AFP relate comment le parquet a "engagé des poursuites pénales à l'encontre de Dieudonné Mbala Mbala des chefs d'injures commises à l'encontre d'un groupe de personne à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, en l'espèce des injures antisémites".

Ah! Ouf! Notre pays ne saurait accepter "l'intolérable". Faurisson n'est pas fréquentable, il le restera. Tout le monde le sait, ou plutôt, la plupart des gens viennent de découvrir le personnage, après son invitation au spectacle de Dieudonné. Mais l'humoriste, qui ne l'était déjà plus tant (fréquentable), après ses condamnations devant les tribunaux, après différents propos qu'il a tenu, ne l'est plus du tout.

Et pourtant... Pourtant je m'interroge.

Bien sûr il n'est pas très malin d'inviter Faurisson à un spectacle, fût-ce pour lui remettre le prix de "l'infréquentabilité", mais il est également évident qu'il s'agissait d'une provocation. Une provocation qui a manifestement bien réussi et plus particulièrement auprès des personnes visées par Dieudonné, c'est à dire les associations anti-racistes, dont c'est le fond de commerce. Le comique a également déclaré qu'il n'était pas d'accord "avec tout" ce que disait Faurisson, notamment au sujet de l'île de Gorée. Il s'agit bien sûr d'une provocation supplémentaire mais qui met en rapport deux "victimisations".

Dieudonné a fait fort ce jour-là. L'on se souvient que l'humoriste a demandé à la salle d'applaudir le plus fort possible. Dans la foule qui acclame, des huées se font aussi entendre. il n'est pas sûr que la salle connaisse Faurisson : demandez à une salle d'applaudir, elle le fera, c'est même pour cette raison qu'elle est venue. Cela se produit tous les jours dans les enregistrements télévisuels, la plupart du temps pour tout et n'importe quoi.

 Cependant, autant que l'on puisse en juger avec la vidéo, il n'y eut pas d'appel aux meurtres et pas de propos racistes, et même sur la question de la "négation", Faurisson et Dieudonné se sont montrés particulièrement prudent dans leurs propos.

Ce qui cantonne, autant que l'on puisse en juger, les services de la BRDP a enquêter sur un délit d'opinion, non pas celui de Faurisson pour lequel l'affaire est entendue, puisqu'elle est punie par la loi de fait, mais sur celle de Dieudonné, qu'il n'a pas exprimé en public, même s'il a été précédemment condamné pour des "faits" similaires.

Rappelons-nous que dans un premier temps, c'est un scketch de l'humoriste, grimé en juif et faisant le salut nazi qui avait mis le feu aux poudres. La comparaison avait quelque chose de scandaleux, mais elle avait déjà été faite par un juif, Yeshayahou Leibowitz, qui avait même parlé de "judéo-nazis", tout en remettant en place sa kipa sur son crâne, au sujet des relations entre Israël et la Palestine, tout comme Dieudonné, mais le plus sérieusement du monde pour ce qui le concernait.

Dieudonné nie-t-il le génocide organisé pendant la guerre? Peut-être, l'on en est pas sûr! Est-il bien normal de mettre en branle le système policier et judiciaire pour s'assurer d'une opinion non exprimée? Est-ce bien conforme à l'esprit de nos lois? Et surtout, cela ne représente-t-il pas un danger pour l'avenir?

Dieudonné affirme et c'est sans doute vrai, avoir été tabassé aux cris de sale nègre, aux Antilles, par des israéliens qui auraient fait le voyage uniquement pour cela, il y a quelques années.

Cet article ne cherche pas à prendre position pour ou contre Faurisson, Dieudonné, Israël, la Palestine, ni même sur la véracité de la Shoah, qui est plus que largement admise.



mardi 07 avril 2009, a 19:35
Polémique autour des "racailles" d'un bus noctilien
 

C'est la dernière polémique en date sur le net. La vidéo passe et repasse d'un site à l'autre, d'un blog à l'autre. Elle est choquante, elle révulse, elle révolte. Pourtant sa violence n'est pas inhabituelle en banlieue, elle serait même plutôt courante. Il n'y a guère que les personnes éloignées de ces enclaves pour ne pas s'en rendre compte.

Ce sont des caméras de sécurité qui filment la scène dans un bus et c'est un policier qui les auraient mises en circulation. La ratp mènerait actuellement une enquête interne pour constater de l'authenticité de cette vidéo, sur laquelle les visages ne sont pas floutées.

Est-ce une mise en scène? Il n'y a pas vraiment lieu de douter de sa véracité. Le tout semble bien véridique et ce genre de scène n'est, je le répète, pas une rareté. Il suffit de sortir le soir de la fête de la musique dans les endroits populaires pour le constater ou même dans d'autres soirées équivalentes, il suffit d'avoir assisté à certaines scènes de violence de ce type. Il n'y a rien de plus réaliste!

Sur la vidéo un jeune homme dans un bus se fait fouiller son manteau par un voyou, tandis qu'un autre le distrait. Petit à petit, les choses s'enveniment. Il faut dire que la victime n'ose rien dire, le peut-elle d'ailleurs? Il est la victime idéale, pas trop virulent. Le petit  groupe qui se trouve derrière se jette d'un seul coup sur lui et le rue de coup. Personne ne dit rien dans la bus, dans un premier temps.

Le jeune homme est à terre, il est rapidement sonné. Mais le groupe s'acharne en hurlant. Il ne réagit toujours pas aux coups de ces agresseurs qui persévèrent. Puis le groupe s'échauffe encore et les personnes qui interviennent sont ruées de coups. Car cette vidéo s'écoutent également : "Sale français" lancent les voyous, en cognant de plus belle. Le chauffeur du bus est impuissant. Il se contente d'appeler la police, mais bien tardivement.

Les petits vandales sortent et reviennent dans le bus, avant de s'enfuir. Ils seront interpellés un peu plus tard par la police.

Le policier qui a transmis la vidéo l'a fait depuis facebook et son profil aurait été retiré par la suite. Contacté par 20 minutes, il aurait annoncé "Je vais retirer tout de suite la vidéo. Si l'IGS [la police des polices, ndlr] est au courant, je perds mon emploi" avant d'ajouter "Je ne pensais pas qu'autant de monde verrait la vidéo, nous explique le policier. Elle était juste destinée à mes amis"

Le plus troublant de tout cela, sont les réactions de certains internautes, qui se contentent de se révolter de la mise en ligne de cette vidéo. Elle a d'abord transité par des blogs dits "d'extrème-droite", ce qui fait hurler au complot. Mais un fait est un fait, une réalité est une réalité, d'où qu'elle vienne.

Ne doutons pas que les vandales du bus ne seront pas inquiétés pour propos racistes. Cela ne leur est pas réservé. Personne non plus n'ira dire combien cette haine qui se développe dans ces actes a un fond de violence profondément raciste. En société, il faut savoir rester correct. Ce sont des jeunes, nous dira-t-on...

Mais si nous changions les scènes, en mettant un paisible arabe, un africain ou un juif à la place de la victime, agressés par des skined tenant des propos racistes équivalents, nous entendrions aussitôt la réaction outrée  des mêmes internautes, qui crieront au scandale, avec les associations antiracistes en tête.

Le président et le premier ministre se déplacerait, inviterait la famille, déclarerait presque la patrie en danger tout en dénonçant d'atroces crimes racistes sur le territoire, comme s'il s'agissait d'une habitude.

Au fait, depuis le temps, ces fameuses associations sont restées muettes. L'agression date du 7 décembre dernier... Peut-être n'ont-elles pas encore trouvé le temps... (?)

Que les âmes sensibles s'abstiennent de voir la vidéo, tout à fait violente...

La vidéo ayant été rejetée par le site de partage qui la diffusait, elle ne reste disponible que sur le site Rutube . (cliquer pour la voir)



dimanche 05 avril 2009, a 15:04
A quand du cannabis en ordonnance?
 

C'est tout à fait le genre de nouvelle propre à enflammer les esprits. Une étude récente, parue dans une très sérieuse revue, le "Journal of Clinical Investigation", relate comment des scientifiques ont pu traiter avec succès des tumeurs cancéreuses humaines, implantées sur des souris, grâce à la molécule active du cannabis, le fameux THC (le psychotrope tétrahydrocannabinol).

Voila de quoi relancer les conversations sur les vices et les vertus de cette herbe si répandue et surtout sur l'éventualité d'une dépénalisation de cette substance.

Mais cela n'est pas nouveau. Il se dit depuis longtemps que le cannabis est efficace, notamment pour les problèmes cardiaques, mais aussi dans l'accompagnement de la sclérose en plaque, du sida et de certains cancers. Cette plante est donc indéniablement intéressante pour traiter certains cas médicaux, c'est un fait.

Dans le cas présent, les essais sur son efficacité concerne le cancer du cerveau et selon leurs auteurs, "l'administration de cannabis pourrait faire partie d'une stratégie thérapeutique efficace contre les cancers de l'homme" et plus précisément "Nos conclusions montrent que des doses sûres et thérapeutiquement efficaces de THC peuvent être administrées à des cancéreux."

Ce qui constitue donc une excellente nouvelle, une nouvelle qui n'aurait qu'un retentissement léger s'il ne s'agissait pas de cette plante. La médecine est en effet une activité complexe sur laquelle le grand public ne se penche que rarement.

Déjà certains blogs reprennent la nouvelle d'une manière gourmande. Ah ah! et voila, nous vous l'avions bien dit croit-on lire : la cannabis, c'est formidable! Il faut en consommer, c'est très bien de le faire! La preuve! Il faut donc dé-pé-na-li-ser!

Et pourtant, il faut se raisonner. Les souris n'ont pas fumé de cannabis, c'est juste la substance active du cannabis qui leur a été inoculé, mais celle-ci a d'abord été isolée pour leur être administrée. La fumer peut même devenir cancérigène.

Inutile donc de fumer "joints" sur "joints", cela reste mauvais pour la santé. Il va de soi également que, si du cannabis apparait dans le traitement des cancers, se sera sous forme de spray ou de pilules, loin de la petite herbe à rouler avec du tabac.

Eh oui, malgré l'espoir suscité par la nouvelle, il n'est pas encore venue le jour où le docteur nous conseillera au cours d'une visite de fumer un joint de cannabis après chaque repas...


De plus, encourager la consommation du cannabis est aussi une façon de soutenir une certaine criminalité... à moins de consommer "l'herbe" de son jardin...

Pour voir le reportage en entier, c'est ici



vendredi 03 avril 2009, a 16:58
De la journée sans achat, à l'année "sans achat"
 

C'est un message qui circule d'un blog à l'autre, d'une adresse électronique à l'autre et qui propose une journée sans achat, avec pour but d'agir contre les hausses de prix. Et cela fonctionnera nous promet-on! D'autres pays auraient obtenu, par cette initiative, rien moins qu'une baisse du prix des pâtes ou encore du pain... N'achetez pas d'alcool, ne fréquentez pas les supermarchés, n'achetez ni essence, ni tabac durant toute la journée du 4 avril, et ne vous autorisez d'achats que dans les petits commerces, et seulement en cas de besoin.
 
Le but est de faire pression sur les grands réseaux de distribution, mais aussi sur l'État,en ne se mettant pas en position d'être verbalisé, pour faire valoir que tout passe par le consommateur, contribuable et citoyen et qu'il est un maillon indispensable au bon fonctionnement de toute la société. C'est une menace précise. Il suffit d'imaginer une entreprise, toute seule, prise pour cible par le non-consommateur. Elle ne tiendrait pas longtemps.
 
L'action est tentante. Depuis quelques années, Le consommateur subit une hausse continue des tarifs sur chaque produit de première nécessité et de façon générale sur tous les produits, notamment depuis le passage à l'euro. Pour le constater, il suffit de convertir l'euro en franc. La différence saute aux yeux.
 
Le 4 avril est un samedi, le jour de la semaine où généralement les supermarchés fonctionnent à plein. Le jour où les ménagères, de tous âges, jouent du coude dans les rayons et remplissent leur caddie pour toute la semaine, se délestant au passage d'une bonne partie de leur salaire. Choisir ce jour n'est bien sûr pas anodin pour une telle initiative.
 
Toutefois  cette action est fatalement limitée. Une famille peut se passer de faire ses courses un samedi, elle devra effectuer les achats en retard le lundi qui suit, ou à défaut, le mardi. Mais tôt ou tard, elle devra s'alimenter. Si elle diffère ses courses du samedi au lundi, cela ne fera qu'étaler la clientèle du magasin... Or c'est un coup dans l'eau si le magasin n'en souffre pas. L'action sera, de fait, limitée, pire encore : elle contribuera à étaler sur la semaine le travail du personnel de l'établissement, ce qui est plus confortable à l'entreprise.
 
Mais ce faisant, à travers cette initiative, personne ne relève que si les grandes industries alimentaires ont pris tant d'essor, c'est bien grâce au consommateur qui achète tout ce qu'elles vendent. Nous ne sommes pourtant pas obligés d'acheter leurs produits cancérigènes, plein de conservateurs en toutes sortes, avec leur huile bon marché et leurs ignobles préparations culinaires. Nous sommes libre d'accepter la situation. Persévérer dans ces conditions est une adhésion au système du supermarché.
 
Faire la grève des achats est, dans ce contexte, une attitude presque puérile. Il suffit tout simplement de faire ses achats ailleurs. A l'heure d'internet, alors que la plupart des denrées sont accessibles du producteur au consommateur avec des produits frais et sains, nous persévérons à nous entasser dans des magasins mal aérés, pour faire la queue comme des bêtes, afin de payer à la caisse, des produits dont nous savons qu'ils ne sont pas toujours bons pour notre santé. 
 
Et pourtant... Il est plus que facile de trouver des produits à un prix plus que raisonnable, et de se les faire livrer. Accéder directement au producteur n'est pas une gageure, et cela constitue généralement un gain de temps et d'argent. En livraison, se trouvent des paniers de légumes de saison, du vin, mais aussi toutes sortes d'autres denrées avec de nombreuses soldes, notamment sur le vin. Inutile d'aller au supermarché, dans la plupart des cas...
 
Pour ceux qui ne possèdent pas de potager,c'est aussi la saison où les cueillettes ouvrent leurs portes avec généralement des produits fermiers à disposition. Les cueillettes pratiquent généralement l'agriculture raisonnée et l'on peut y cueillir des fruits et légumes bon marché. Plutôt que d'acheter des oeufs de poules élevées en batterie, autant y acheter, moins cher, ceux de poules élevées en plein air. A défaut de cueillette, les fermes ne sont pas toujours si loin des villes et l'oeuf d'une poule élevée normalement possède un goût incomparable avec celui de la pauvre bête élevée en cage.
 
De plus, la plupart des sauces que nous consommons en supermarché peuvent se faire à la maison, comme les pâtes fraîches et bien d'autres denrées. Cela prend juste un peu plus de temps, le temps de tout faire soi-même. Le marché ne pratique pas toujours des tarifs excessifs non plus, selon la ville. Il s'agit juste de faire des choix...
 
Organiser la non-consommation, pourquoi pas! Mais une journée ne suffit pas. C'est toute l'année qu'il faut lutter contre le système du supermarché et son quasi-monopole. C'est la seule façon de changer durablement les choses. Car c'est bien le consommateur qui conditionne le commerce et aller au supermarché consiste à en développer le principe...
 
On trouvera ici le texte qui encourage à la journée sans achat du 4 avril.

mercredi 01 avril 2009, a 14:21
Une taxe, encore une!
 

C'est une nouvelle taxe dont on se serait bien passé, et si les raisons de la voter ne sont pas mauvaises, elle sera sans doute controversée. La loi sera votée, il ne reste plus qu'à en établir les modalités, elle sera appliquée dès l'année prochaine, dans la grande majorité des pays européens, dont la France, après le vote déjà acquis, à l'Assemblée.
 
Ce sont les députés européens qui se sont réunis pour la discuter. En effet la pollution de l'air est un sujet préoccupant, et une prise de conscience était sans doute nécessaire. Les élus écologistes, qui sont en partie à l'origine de cette nouvelle loi, ont bien fait valoir les vertus pédagogiques de cette nouvelle taxe.
 
Elle s'appliquera au niveau européen et tous les pays devront y contribuer.
 
Comme chacun le sait, l'air est pollué à travers l'activité humaine, par la "combustion des énergies fossiles dans les centrales électriques, les systèmes de chauffage individuels et collectifs, et le trafic automobile, mais aussi par l'industrie et l'agriculture."
 
La pollution de l'air est certainement l'un des problèmes majeurs de notre siècle, et le réchauffement climatique lui est attribué. Le principe polueur-payeur devra bien sûr être appliqué aux entreprises, mais... pas seulement.
 
La démographie galopante de l'espèce humaine est aussi en grande partie responsable de la pollution et partant du réchauffement climatique. On estime en effet que 6 Milliards d'êtres humains rejettent 6 360 000 tonnes de CO2/jour. Les calculs sont les suivants : A raison de 18 respirations par minute, et de 5/8 litre d'air par respiration, on calcule le volume d'air inspiré/expiré, soit 16 200 litres d'air/jour. Le taux de CO2 dans l'air expiré est de 3.5 % , soit 567 litres/jour. La densité du CO2 est de 1.87 g/l. Le poids de CO2 est de 567 * 1.87 = 1, 06 kg.
 
Par conséquent, chacun d'entre nous pollue un peu plus l'atmosphère à chaque respiration. Il était mal venu jusqu'ici de le dire. Les élus ont passé un cap en réclamant une taxe pour chaque européen sur son rejet de CO2. Le but de cette nouvelle taxe servira à développer de nouvelles solutions pour assainir l'air, en faisant des recherches scientifiques pour lutter contre le pollution de l'air, notamment par solidarité avec les habitants du sud, qui manqueront d'eau dans un avenir proche.
 
Bien sûr, les réactions sont diverses. Si les élus écologistes se réjouissent de ce "grand pas en avant", d'autres élus sont plus mitigés. Les élus communistes ont fait valoir que l'air respiré par les plus démunis ne saurait leur être taxé au même tarif que l'air respiré par les bourgeois, "qui eux, ont les moyens de se l'offrir".
 
Du côté du medef européen, cette extension du principe polueur payeur, en réjouis plus d'un, du fait que les entreprises ne seront plus les seules à être pointés du doigt. Toutefois le syndicat européen du patronat remarque tout de même que, dans une économie libérale, ces taxes diverses nuisent au commerce, en réservant l'argent des consommateurs à d'autres usages.
 
Sans surprise les élus d'extrême-droite soulignent que les nombreux immigrés d'Europe respirent comme tout le monde, avec un nombre d'enfants plus élevés que la moyenne des habitants des différents pays. En 2005, l'Union européenne comptait déjà 41 millions d'immigrées, et "ils respirent tous!" a ainsi déclaré le député hollandais Franz Kroenig, ce qui a provoqué un véritable tollé dans toute l'assemblée....
 
Les élus socialistes ont proposé la création d'un observatoire du rejet de CO2 dans la population et, pour ne pas être en reste, les élus conservateurs proposent qu'une Haute autorité de lutte contre la fraude à la respiration puisse être désignée avec un statut d'observateur.
 
La taxe sera prélevée chaque année à côté de la redevance audiovisuelle dans notre pays, tandis qu'elle pourrait être directement prélevée à la source dans les pays nordiques, qui perçoivent leurs impôts d'une façon différente, mais cela reste à encore à définir précisément.
 
Quoi qu'il en soit, le calcul de cette nouvelle taxe se fera à l'individu, ainsi plus une famille est nombreuse, plus elle devra acquitter cet impôt. Sur justification de revenu, les personnes démunies devraient donc y échapper, et les montants seront étalés sur la taxe à l'air respiré des contribuables imposables, ce qui fait hurler les associations de contribuables, qui voient mal pourquoi une personne serait imposée sur l'air que respire son voisin, qui respire aussi bien que lui, et plus encore peut-être...
 
On le voit bien, les discussions ne sont pas finies autour de cette loi et l'on imagine mal les députés en parler ouvertement avant qu'elle n'apparaisse dans les pays concernés. Une nouvelle taxe n'est jamais très populaire...
 
Rappelons-nous que la recherche  persévère pour limiter le rejet de méthane dans les gazs intestinaux des troupeaux ovins et bovins. Là aussi une taxe pourrait voir le jour.

mardi 31 mars 2009, a 14:01
Paris aura ses tours, qu'il le veuille ou non!
 

Les français méritent bien qu'on se moque d'eux, ils l'ont suffisamment prouvé. D'ailleurs, ne comprenant que rarement ce qui est bon pour eux, les français ont besoin de chaperons, en la personne de leurs dirigeants : ils ne peuvent se passer d'eux et ne sauraient en changer, ni même tenter de les remplacer!

La preuve : il y eut le référendum sur le traité constitutionnel, à l'occasion duquel les français seraient devenus les moutons noirs de l'Europe par leur "non", avant que le gouvernement ne tranche : l'on avait estimé en haut lieu que les députés étant élus au suffrage universel, les français étaient dignement représentés. La copie du traité, dite "de Lisbonne", sera adoptée, bien au-dessus d'eux. 

Mais s'il n'était pas faux de dire que les français étaient représentés, l'acte était politiquement malhonnête et consistait à s'assoir sur le référendum. Tant pis pour les électeurs, ils l'avaient bien cherché. Ils en avaient redemandé. On avait rapidement conclu qu'ils souhaitaient ce traité car plus rien ne s'y opposait, les points litigieux étant contournés, après une écoute "active" des réclamations du bon peuple. Nous avons une chance folle d'avoir des élus si attentif, qu'ils comprennent aussitôt, à demi-mot, sans nul besoin de nous entendre.

C'est aussi ce que fait aujourd'hui la mairie de Paris, qui n'ignore nullement que les parisiens ne veulent pas de tours dans leur ville, mais qui souhaite imprimer sa marque sur le paysage parisien. Paris aura ses tours, qu'il le veuille ou non. Mieux encore : il aura ses tours et il le voudra, et s'il n'est pas d'accord, Il le voudra malgré lui, comme naguère les français avec leur traité.

Ne disons bien sûr pas le contraire : la question des tours se pose légitimement. Paris n'est pas extensible et manquera, tôt ou tard de place. Pour solution, la ville peut s'étendre en hauteur, à défaut, il lui faudra prendre du terrain sur la proche banlieue. D'autant que les tours ne concerneront pas le centre-ville. C'est une option, dans une ville qui manque de logements et notamment, de crèches.

Mais voila, les parisiens ne le veulent pas. Pas de tours à Paris. Paris n'est pas une ville en raideur comme New-York... elle veut rester comme elle est.

Aussi la mairie ne recule devant rien. C'est avec un aplomb sans faille qu'elle communique sur le sujet. Paris a déjà des tours nous dit-on. Tenez, la tour Montparnasse n'est pas une tour peut-être? Bien sûr que si c'est une tour et une belle même! Les parisiens la connaissent bien qui y montent volontiers!

Mieux encore : Paris possèdent deux tours sur l'île de la cité, et on vient du monde entier pour les visiter! Les parisiens les aiment aussi ces tours! Mais si! Les tours! Mais voyons! Mais si, vous le savez! Notre-Dame, ça ne vous dit rien? 62 mètres!

Puis comble de mauvaise foi, on annonce désormais aux parisiens, qu'en réalité, leur désir de tours est bien là, présent au fond d'eux-même, sans qu'ils ne le soupçonnent. C'est dans leurs trippes vous dit-on! Oui, suite à un sondage, les parisiens l'ont admis : ils souhaitent plus de logements, plus de social. et qu'est-ce que c'est si ce n'est pas un désir de tour cela, gros comme une maison, haut comme une tour? Ils les veulent vous dit-on!

Eh bien, que les parisiens ne s'inquiètent pas : leurs tours, objet de tous leurs désirs, ils les auront! N'en doutons pas, et tout cela dans les règles les plus strictes de la démocratie... Et ils seront heureux de les avoir, leurs tours... On les sondera pour le dire...
 

vendredi 27 mars 2009, a 19:10
Les experts... à Berck!
 

Les membres du club nautique de Berck Sur Mer, aidés par des bénévoles, se sont livrés au nettoyage annuel de la baie d'Authie, ce dimanche 22 mars. La baie est un site naturel en partie, qui possède sa faune et sa flore propre. Mais une surprise macabre attendait le club nautique, avec la découverte d'un avant-bras humain presque totalement décharné, suivant le récit qu'en font la voix du nord et le journal de Montreuil.
 
Les services de police de Berck, aussitôt alertés, ont pris en charge l'ossement dans un sac, à l'écart du public, pour le soumettre à un médecin légiste et ont dans le même temps mis en place tout un dispositif pour retrouver un éventuel corps, une mystérieuse victime, démunie de son avant-bras.
 
Berck est une ville de marin, qui possède de fortes marées : chaque années, des personnes imprudentes et mal avisées, sont prises au pièges sur la plage, tandis que la marée monte à vive allure. C'est ainsi qu'avec les services de police, un hélicoptère a été mis à disposition pour mener à bien les recherches.
 
Un tel ossement dans la baie d'Authie peut venir de fort loin. Les vagues sont hautes à Berck, et à marée basse, c'est à peine si l'on distingue la mer au loin.  De fait, ce mystérieux avant-bras pouvait provenir d'un endroit lointain, de centaines de kilomètres annonçaient les journaux, y compris du Cotentin ou de Bretagne, selon l'un des découvreurs, cité dans la voix du nord.

Ce fait divers a fait les gros titres des journaux du coin. La voix du nord titrait sobrement "Un bras humain découvert dans la baie d'Authie", tandis que le Réveil de Berck, faisait un peu plus sophistiqué, avec pour titre en une, "L'énigme du bras" (avec un article en page intérieure). Un bras humain, au détour de la plage, il est vrai que c'est peu commun.

Mais les recherches n'ont rien donné, l'hélicoptère est rentré bredouille... Une affaire pour les experts!

Comme le journal l'indiquait, il sera difficile de retrouver le propriétaire de l'avant-bras, mais la science permet beaucoup de chose aujourd'hui, comme notamment d'analyser l'ADN, ce qui pourra permettre d'en retrouver le propriétaire. Mais las! La semaine passe et le public reste sans nouvelle du bras et de son mystérieux propriétaire. Est-ce un marin? est-ce un simple promeneur, une personne seule?

Pour savoir ce qu'il en est, il faut réellement se renseigner, être bien attentif... C'est ce qu'une personne du coin a fait. Je vous livre la nouvelle, une brève dépêche ayant donné la réponse. Écoutez-bien ce qui suit, car l'énigme du bras a été résolue par le médecin légiste : il s'agit en réalité, d'un "ossement"... d'oiseau!

La baie d'Authie, en photos.

Je ne parviens pas à insérer la vidéo, chacun peut la visionner directement sur le site de partage.

vendredi 27 mars 2009, a 12:44
Un crash qui fait parler
 

C'est un fait divers divers qui pourrait être tout à fait banal, mais qui occasionne sur la toile une certaine émotion dans le milieu anti-avortement et chez les internautes les plus pieux, notamment aux États-Unis. Mais pour banal qu'il soit, ce fait divers recèle une portée plus grande que lui-même, une signification plus terrible que ce qu'il représente vraiment, à en lire les nombreuses réactions sur les forums.

Cette nouvelle aurait pu sortir d'une imagination féconde et militante, pour circuler d'un courriel à l'autre. Il n'en est pourtant rien. Mais la réalité dépasse bien souvent la fiction.

L'affaire concerne Irving Moore “Bud” Feldkamp III, homme très riche qui possède, outre des hippodromes, 17 cliniques privées, spécialisées dans l'avortement (Family Planning Clinics). Ces cliniques fonctionnent à plein rendement et sont très rentables. L'avortement y est pratiqué jusqu'au cinquième mois de grossesse. C'est dans ses établissements que se fait le plus grand nombre d'avortement de toute la Californie et c'est à cela qu'est dû en grande partie l'origine de la fortune de cet homme.

Sa fortune est si considérable, qu'il a pu acquérir un bel avion privé, tout ce qu'il y a plus moderne, qu'il prête volontiers à ses enfants (il en a quatre) tout en leur offrant de luxueuses vacances. C'est ce qu'il fit pour deux de ses filles, qui s'en allaient, ce dimanche, au Yellowstone Club, une station très prisée des riches millionnaires.

L'avion transportait à son bord, les deux filles de "Bud" ainsi que toute leurs familles, leurs deux maris et leurs sept enfants, tous agés de moins de neuf ans, avec une famille d'amis. Alors qu'il approchait à 500 pieds (c'est à dire 150 mètres) de l'aérodrome, l'engin, qui venait de traverser 3200 km sans aucun problème, a brusquement piqué du nez, pour s'écraser dans un petit cimetière catholique, le Catholic Holy Cross Cemetery, à proximité d'un mémorial dédié aux enfants non nés, sur lequel se réunissent des fidèles pour réciter le rosaire, pour les enfants avortés.

L'avion s'est écrasé puis embrasé au sol et tous les passagers ont péri.

Les circonstance de la chute de l'avion restent mystérieuse. Selon des témoins, il s'est brusquement abattu vers le sol, sans signe de lutte. Le pilote était un ancien militaire, pilote chevronné, qui n'a rien communiqué par radio d'un incident quelconque, susceptible de fournir un indice pour comprendre cet accident. On a pu supposer tout d'abord que les ailes de l'avion était prises dans des glaces des suites de l'altitude, ce qui peut être cause d'accidents. Mais un tel avion est longuement testé pour ce type de désagrément et les experts estiment qu'il est fort peu probable que l'avion en ait souffert..

De telles chutes d'avion, à basse altitude, peuvent être dues au poids transporté, à une vitesse trop lente ou à une mauvaise répartition des charges. Les deux dernières réponses sont à exclure, on imagine mal en effet le pilote de l'avion, très expérimenté, être négligeant sur des détails aussi importants. Concernant le poids transporté, l'avion était prévu pour une charge de 10 personnes, et en contenait quatorze.
 
Mais parmi ces quatorze passagers,  la moitié était des enfants, âgés de 1, 3, 4, 7 et 9 ans pour la famille de "Bud" et 4 et 5 ans pour les enfants de la famille les accompagnant. Reste à déterminer si le poids des bagages a pu déstabiliser l'appareil, ce qui semble improbable.
 
Hasard? Châtiment? Retour de bâton? A chacun sa réponse. "Bud" vient tout juste de perdre deux filles, deux gendres, et cinq petits-enfants, dans l'avion écrasé du cimetière catholique de la Sainte Croix, non loin du mémorial pour les enfants non nés...
 
Cet article doit tout (ou presque) au blog Américatho qui fut le premier blog francophone à relater cette nouvelle.

jeudi 26 mars 2009, a 17:43
Au gnouf les cyclistes!
 

C'est un glissement sémantique qui s'est opéré au fil du temps, dans le discours du gouvernement comme dans celui des journalistes. En l'espace de quelques années, le délinquant est devenu un jeune, le jeune une victime, puis l'actualité a révélé la dangerosité de l'automobiliste,  l'automobiliste est devenu un délinquant de la route, une sorte de voyou de la pire espèce. Il n'avait pas d'excuses, même pas le statut de victime de la société.
 
De fait, il fallait surveiller plus attentivement cet individu dangereux, avec force radars et contrôles de police. On ne laisse pas ainsi un délinquant en puissance, en liberté, sans le surveiller un peu, de prèt ou de loin. Les chiffres de la délinquance n'étaient pas bon, il fallait rassurer l'opinion, et l'automobiliste, lui, courrait toujours, à défaut, il roulait encore... et mal! 
 
Les forces de l'ordre (contre le chaos routier) ont fait du bon travail. Les morts sur la route ont baissé mais cela n'a pas été sans mal : il fallait, nous disait-on, une prise de conscience, de la part de l'automobiliste, ce qui n'était sans doute pas faux, même si l'état des routes n'a pas été examiné.
 
Tout porte à croire qu'à Bordeaux, le message a été entendu, comme ailleurs. Mais on y a trouvé pire engeance que l'automobiliste, en la personne du cycliste! Une dizaine d'entre eux a subi un contrôle à l'éthylotest, contrôle positif, ce qui les a conduit en cellule de dégrisement, dans la nuit de jeudi à vendredi dernier.
 
Emmenés au commissariat pour quelques verres de trop, ils ont pu être fouillés au corps, contraints de se déshabiller, puis ont été interrogés par des agents plutôt agressifs selon les témoignages, les soutiens gorges ont été confisqués tout comme les ceintures et les lacets, puis ils ont dû passer toute la nuit en cellule de dégrisement. Bien sûr, les sacs ont été fouillés et détaillés par des agents scrupuleux de bien faire régner l'ordre, mais l'ordre républicain, s'ilvousplait!
 
Un de ces "délinquants" aurait même été contraint, après avoir traversé la ville dans un camion de police direction le commissariat, à plus de 70km/h, toutes sirènes dehors, à ôter, selon lui, son caleçon... 
 
Suite à cette folle nuit, ils se sont vu remettre une convocation pour une mesure de composition pénale. A Bordeaux, il ne faut pas trop abuser du vin, même en vélo! 
 
Une de ces cyclistes revenait d'un congrès et avait privilégié le vélo, sachant bien qu'elle boirait un peu, comme chacun le fait dans ce type de réception, à l'image de cette chargée de communication qui avait bu, selon elle, cinq verres de vin uniquement.
 
La mairie de Bordeaux a réagi, expliquant que les deux roues sont particulièrement victimes d'accident de la route, ce à quoi Didier Fénéron, le président de l'association Vélo-Cité, pour la promotion et la défense de l'utilisation du vélo, a répondu  "Il y a un amalgame entre les deux-roues motorisées et les cyclistes".
 
Ces arrestations sont assez effarantes, tout autant que la déclaration du patron des policiers girondins, qui rappelle que même un piéton en état d'ivresse, contrôlé par la police, tombe sous la responsabilité des agents, ce qui est compréhensible et fait suite à la triste affaire d'un piéton, mort noyé, alors que la police l'avait rencontré en état d'ivresse puis laissé repartir. Mais de là à organiser la "prohibition" comme ce fut le cas aux États-Unis, il n'y a qu'un pas. Si vous buvez un coup, restez sur place! On ne sait jamais : dehors, la police rôde!
 
Le plus pathétique de l'affaire est certainement le discours qu'a tenu l'une des contrevenantes sur la radio RMC. Elle explique bien "ne pas contester" son contrôle. Son cas est pourtant simple : elle avait un peu bu et, très certainement, pour ne mettre personne en péril avec son véhicule, elle a pris son vélo. Il y a tout de même plus répréhensible. Autant parler du syndrome de Stockholm!
 
Ne jetons pas non plus la pierre aux agents de police, quelques uns se sont dits écoeurés selon les témoignages, on parle de pressions de la hiérarchie vers les résultats escomptés. Des policiers se plaindraient de la mauvais image qui ressort de la police et considèrent sans doute que leur rôle est ailleurs.
 
Est-ce la fonction de la police qui est dévoyée par le gouvernement? Est-il bien normal que les services de police soient soumis à résultat, avec objectifs? N'y a-t-il pas comme un glissement vers une forme de surveillance et d'oppression (même légère) du français moyen? Si cette nouvelle a été diffusée par la presse, l'a-t-elle été assez? Et enfin, comment les policiers sont-ils recrutés?  
 
Que le lecteur se rende sur les récits faits dans la presse, notamment celui du journal Sud-ouest, pour des informations bien plus complètes.
 
On peut lire les différents articles parus, ici, ici, ici, et



mercredi 25 mars 2009, a 21:57
Qu'on nous rende les fleurs de Lys!
 

Comme chacun le sait désormais, de nouvelles plaques d'immatriculation seront en circulation sur tout le territoire français, dès le 15 avril. Le système sera différent du système actuel, qui parait-il est à bout de souffle. Ainsi que le gouvernement s'y était engagé, un logo permettra d'y indiquer de quelle région le conducteur est originaire.  Ce logo n'est bien sûr qu'une coquetterie identitaire, mais une coquetterie à laquelle, semble-t-il, une certaine importance a été accordée, au moins dans le soin porté au dessin du logo.
 
Jusqu'ici tout un chacun peut mettre une indication autocollante sur sa vitre arrière, ce n'est pas interdit et relativement fréquent. Sont donc représentés le beffroi de Douai et autres drapeaux breton, corse, basque ou encore les symboles des différentes régions de France à l'arrière de nos voitures.
 
Pour les plaques d'immatriculation, si le choix sera libre pour la région, le logo, lui, sera imposé. Que chacun prenne le temps de découvrir le logo de sa région, cela en vaut la peine. L'Ile de France est représentée par une étrange étoile de couleur rouge, un rouge tout à fait vilain que ne renierait pas une entreprise du bâtiment ou mieux encore, une administration publique.
 
Ajoutons aussitôt que d'autres régions ne sont pas en reste, comme la Picardie avec son improbable "P" stylisé, ou la région de Guadeloupe avec un soleil en coin, tandis que le Poitou Charente se trouve sagement au milieu d'une carte de France posé de travers dans son cadre.
 
La Bretagne et la Corse gardent leurs drapeaux bien connus, tandis que la Champagne-Ardennes devra arborer deux coeurs, l'un dans l'autre, de couleur verte et jaune (d'un goût exquis!). Que dire de la Franche Comté, au contour bleu sur une France en rouge (si quelqu'un a une idée...)? Se peut-il que les deux traits bleu et vert de la région du pays de Loire dissimulent une symbolique plus profonde qui au premier abord échapperait à l'observateur profane?
 
La ch'ti reconnaîtra-t-il son beffroi dans le schéma stylisé qui en a été fait, le normand son drakkar? La Rhône-Alpes n'aura pas ce problème à gérer : Le fond de son logo est magenta (ou mauve, violet?) et il est tout simplement écrit dessus, de façon vaguement stylisé, "RhôneAlpes".
 
Je ne sais pas combien a coûté la confection de ces logos... ni dans quelle mesure ils sont vraiment différents des précédents les plus modernes.
 
Toutefois je me demande un peu pourquoi il est nécessaire de ne pas garder les drapeaux traditionnels, qui ont une histoire précise, que n'ont pas ces logos stupides qui nous seront imposés dans quelques jours.

Et bien sûr, c'est l'étoile de l'Ile de France qui me choque le plus, étant concerné. Qu'on se reconnaisse dans un drakkar, dans un coucher de soleil, je le veux bien. Mais pas dans cette étoile stupide.

A tout prendre, les trois fleurs de Lys me convenaient parfaitement... Mais puisqu'il semble être dit qu'il faut tracer un trait sur l'Histoire de toutes les régions, alors...

mardi 24 mars 2009, a 21:33
Tel est pris, qui croyait prendre
 

Peut-être vous souvenez-vous de ce jeune ministre radieux, mère d'un nouveau-né, posant juste après la naissance de l'enfant, non loin du papa, un papa au sourire un peu niaiseux et balourd, et qui ne semblait pas très à l'aise? C'est le ministre qui avait souhaité cette rencontre. Et ce ministre s'appelait :
 
(Non, nous ne parlons pas du père de l'enfant de Rachida Dati!)
 
C'est bien de Ségolène Royal dont nous parlons. Elle fut l'une des toutes premières à mettre en scène sa vie privée pour servir son parcours politique, alors que la pipolisation de la vie politique ne s'imaginait même pas. A la clinique, c'est avec un sourire radieux qu'elle pose, en 1992, avec son nouveau-né dans les bras, utilisant au-delà de son image, celle de sa famille.
 
Il faut dire que Ségolène Royal avait certains atouts à exploiter : elle est femme et même plutôt jolie femme. Pour se démarquer de tous ces hommes au pouvoir, elle tente de s'imposer par l'image, une image qui colle avec celle de la femme de l'époque, bien souvent mère, et bien souvent active en même temps, parfois très ambitieuse... Nous sommes juste à la fin de l'ère du "golden boy".
 
Assez curieusement, aujourd'hui Ségolène Royal continue à coller à l'image de son temps. A son âge, elle a vécu son mariage avant de se séparer de son mari, elle a des enfants, une situation, son mari vit désormais ses aventures de son côté, elle du sien. Elle est restée indépendante. Dans les deux cas, les journaux tiennent le public informé, par photos interposées des vies de l'un et de l'autre.
 
Les journaux ne s'arrêteront jamais de le faire. Le public est capricieux. La première photo parue, la personne découverte au détour du magazine devient une manière d'"héroïne", notamment en laissant sa vie privée déborder dans la presse. Le public attend alors la suite de l'histoire, tout comme dans les séries télévisées en plusieurs épisodes. Tant que la série marche, il  n'y a aucune raison de s'arrêter et la jeunesse passée, c'est le goût du scandale qui attire le public.
 
Cette fois-ci c'est Paris Match qui a surpris l'ex-candidate malheureuse aux élections présidentielles, au bras d'un homme, dans une station balnéaire en Espagne. Les photos ont paru dans la presse et comme chacun le sait, Ségolène Royal a répliqué en attaquant le journal en justice. Mettre en avant son image lui convient, mais seulement lorsqu'elle le souhaite.
 
Si la candidate socialiste réclamait 50.000 euros de réparation et 8.000 euros de frais de procédure, mettant en avant la violation de sa vie privée, elle n'obtiendra que 14 000 euros et 2000 de frais de procédure, assortis d'une leçon de morale du juge.

Celui-ci a en effet déclaré "L'étendue du préjudice invoqué doit être appréciée à la mesure de la discrétion relative dont (elle) a entendu s'entourer, depuis de nombreuses années", ajoutant "Il suffit à ce propos de relever que notamment ces derniers mois, à l'occasion de la parution de deux ouvrages, ou à l'occasion d'échéances politiques, elle a abondamment communiqué sur sa vie familiale avec ses enfants."

Oui, les mêmes causes amenant les mêmes effets, l'on ne peut guère s'étonner que nos politiciens et nos politiciennes, après s'être servis des journalistes pour arriver à leurs fins, ne voient la situation se retourner. Car si les politiciens existent à travers la presse, la presse, quant à elle, s'est trouvée un nouveau débouché commercial, après les "stars", chez les politiciens...  Ils l'auront, trop souvent, bien cherché!

mardi 24 mars 2009, a 11:31
Quand la presse veut se payer le pape...
 

Ecce homo crie la presse. Dans la foule, de nombreux catholiques, "43%" d'entre eux selon un sondage paru pour le JDD. Ils hurlent comme les autres à l'égard du pape, ce qui fait dire à certains observateurs que le "pape se coupe de sa base". Ces observateurs ne sont pas des plus mauvais habituellement, mais ils s'égarent comme ç'en est désormais l'habitude, à voir le pape comme un chef de parti élu, d'un quelconque pays démocrate. Si le sondage est saugrenu. Il n'en a pas moins été commandé et diffusé.

En attendant, on se délecte : après la levée de l'excommunication des évêques traditionalistes, après l'excommunication autour de l'avortement pratiqué sur une fillette de neuf ans, viennent les propos du pape sur le préservatif, qui aggraverait selon lui la situation dans la prévention contre le sida. Aussi, bien sûr, la foule demandera Barabas... et la démission du pape.

Oui... Car tout cela rappelle les zheures les plus sombres de l'obscurantisme le plus ténébreux du moyen-âge! Car nous, en morale, nous nous y connaissons. Ce n'est pas à nous, qui vivons au XXIème siècle qu'on va en apprendre, même après les deux plus terrible guerres que la terre ait porté, il y a quelques dizaines d'années seulement! Nous ne sommes plus, justement, au moyen-age et le pape peut dire ce qu'il veut! Que dit-il au fait? Ah oui... mais qu'a-t-il bien pu dire?

En réalité, il n'a rien dit de bien spécial, qui n'ait pas déjà été dit, il a simplement rappelé les positions de l'Eglise, sans en ajouter. Tout a été monté en épingle par la presse et quelques associations, qui tout en étalant leur indignation se permettent de refaire parler d'elles, même brièvement, par une prise de position claire, même si elle reste convenue.

Tout d'abord, l'évêque négationiste, Robert Wiliamson, n'a pas été réintégré en tant qu'évêque, l'excommunication le concernant a juste été levée, ce qui signifie qu'il peut désormais, comme un simple fidèle, et guère plus, communier parmi les autres catholiques. On sait que depuis la position de l'Eglise a été claire sur le négationisme, qu'elle ne cautionne pas et le pape l'a redit : il ne savait rien des propos de "l'evèque" et les a condamnés fermement. La demande de levée des excommunications émanait des évêques traditionalistes eux-même. Cela n'enlève rien au fait que Vatican II devra être discuté, à nouveau, avec les évêques traditionalistes, Rien n'est donc encore joué pour une pleine réintégration.

 L'indignation autour de l'excommunication après l'avortement pratiqué sur une fillette de neuf ans est à nuancer largement, en suivant les faits, en suivant l'historique. Mais le sujet dépassait cette pauvre enfant, abusée par son beau-père. L'avortement des jumeaux est, dans la pensée de l'Eglise, un drame qui s'ajoute à un autre drame. Il ne s'agit pas d'un prêtre en habit, narines fumantes, père la vertu fulminant son excommunication sur une pauvre enfant. Elle ne l'a d'ailleurs pas été, à la différence de son entourage et de ses médecins.

 
Pour un avortement, l'excommunication est automatique... c'est ce qu'a rappelé l'évêque. Si les soins donnés à la fillette avait entrainé la perte des embryons, il n'y eut pas eu d'excommunication, c'est la volonté délibérée de le pratiquer qui est en cause. Il s'agit d'une règle stricte avec laquelle on ne transige pas. Pour l'Eglise, l'avortement est, ni plus ni moins qu'une sorte de meurtre, qu'Elle ne saurait tolérer. La chose n'est pas nouvelle. Elle n'empèche pas la compassion.

Mais il s'agit en soi d'un fait divers géographiquement lointain, autour duquel tout un chacun a émis une opinion. On ne connait pas l'enfant. Lui a-t-on demandé son avis à son âge? Il est à craindre que non. On ne lui avait rien demandé non plus auparavant. Le tout est sordide. Il se dit que sa santé n'était pas réellement en danger. L'accouchement se serait fait par césarienne, si la grossesse avait été menée à terme. Au Brésil, pays très catholique, un véritable bras de fer se joue entre pro et anti avortement et tout cela se joue bien au-dessus de cette petite infortunée, qui ne demandait sans doute pas tant de publicité autour de son malheur, un malheur dont tout un chacun se moquerait si l'on ne se servait pas de sa mésaventure.

Il sera utile de lire également ce que le pape a vraiment dit au sujet du préservatif. Ici aussi, il est dans la logique de l'Eglise, maniant les interdits, la compassion et la charité. Là non plus, rien d'extraordinaire, rien de nouveau.

En attendant, le pape s'est bien rendu en Afrique, où il a été chaleureusement accueilli. En attendant le pape y a dénoncé, au-delà de la guerre, la cupidité et la corruption, mais aussi les activités des multinationales, il a exorté les plus puissants des africains à aider les plus pauvres, il a appelé l'Afrique à devenir le continent de l'espérance. Si son appel a été entendu sur place, s'il a soulevé un véritable enthousiasme, si beaucoup d'efforts devront y être fait, c'est avec beaucoup de justesse que le constat a été dressé. Personne d'autre ne pouvait le faire aussi justement.

Et ce sera toujours un avant-gout du 2 ème Synode d'Afrique qui se tiendra en octobre. En effet, au-delà de l'usage du préservatif, au-delà de telle et telle récrimination de l'occident envers le pape, les prêtres d'Afrique sont plus proche des réalités africaines que ne le sont nos penseurs occidentaux et sont plus à même de dénoncer les travers de leur société, n'excluant pas même de faire leur auto-critique...

Ce sont ces réalités qu'ont masqué durant le séjour du pape les différentes prises de position des journaux français. Dans une époque qui aime tout simplifier, le pape est parfois trop complexe, il faut souvent bien l'écouter... à défaut, ses propos sont déformés et simplifiés. Car c'est bien une forme de mépris pour les "nègres" qu'ont vu la plupart des africains dans les discours autour du préservatif de l'occident. Et on ne peut que se joindre au pape pour souhaiter que l'Afrique devienne réellement le continent de l'espérance.

jeudi 19 mars 2009, a 16:53
De la nécessité de savoir tourner sa langue
 

La rapidité de l'information et sa disponibilité font qu'elle n'est pas toujours, sous couvert de neutralité, aussi nuancée qu'il n'y parait, d'autant qu'il faut qu'elle passe vite, faute de perdre une grande partie de son intérêt. Aussi est-elle, même lorsqu'elle est incomplète, diffusée le plus vite possible. On ne peut attendre. Le temps, dit-on, c'est de l'argent... 
 
Est-ce la raison pour laquelle les propos tenus par le pape, dans l'avion qui le menait en Afrique, cette semaine, en réponse à un journaliste qui l'interrogeait, ont été tronqués? Nul ne le sait! Mais une fois le propos déformé, la charge a été lancée. Ainsi le pape aurait dit "On ne peut pas régler le drame du sida avec la distribution de préservatifs, qui au contraire augmentent le problème"
 
Du moins, cette fois-ci, le pape a-t-il vraiment cité le mot "préservatif", contrairement à Jean-Paul II, vilipendé à l'époque par tous, avant de devenir une sorte de saint laïc, le jour de sa mort.  
 
L'information passée, l'ensemble de la presse l'a reprise et il devenait difficile de rétablir la vérité telle qu'elle a été. Ainsi chacun s'est senti obligé, dans le petit monde politico-médiatique français, de lancer une petite pique à l'intention du pape, le taxant de meurtrier ici, d'irresponsable là, le disant problématique dans l'ensemble, en tant que pape.
 
Peut-être, mais nous pourrions aussi nous interroger sur nos personnalités françaises. Pas un seul n'a attendu d'avoir le texte en son intégralité. Personne n'a cherché à savoir ce que le pape avait réellement dit. sans doute faut-il savoir hurler en même temps que les autres, à défaut, l'on est pas entendu.
 
Se félicitant d'abord de l'action des organisations catholiques, Benoit XVI  a simplement répondu à la question d'un journaliste concernant la position de l'Eglise : "La position de l'Eglise catholique sur la façon de lutter contre celui-ci (le sida) est souvent considérée comme n'étant pas réaliste et efficace" disait le journaliste.
 
Ce à quoi le pape a répondu, en prônant la responsabilité de chacun et la charité envers les malades, l'allusion au préservatif n'étant qu'une a-parté. Que le lecteur prennent son temps pour se faire une idée juste en allant lire la réponse de Benoit XVI, bien plus profonde que le propos qui lui est attribué.
 
Cette démarche médiatique et les réactions qui s'en suivent restent pourtant surprenantes. Peut-être faudra-t-il un jour expliquer que le pape est catholique, et qu'il ne prônera rien autre qu'un idéal chrétien de chasteté, avant mariage.
 
"Malgré" les déclarations des papes, il est à noter que les pays africains à tendance catholique sont parmi les moins touchés par cette maladie. Et, les africains n'ont pas attendu la presse française, pour accueillir chaleureusement Benoit XVI, notamment pour une grande messe à Yaoundé...

L'on peut parier que son voyage, comme aux Etats-Unis, comme en France, sera une véritable réussite.

mercredi 18 mars 2009, a 23:21
L'OTAN? On n'y peut rien, c'est comme ça...
 

Voila, c'est fait. La France réintègre l'OTAN après que le général de Gaulle l'en ai fait sortir il y a de cela bien des années, dans un contexte, nous dit-on, parfaitement différent. Oui, car depuis, de l'eau a passé sous les ponts, la France n'a plus la même aura, elle n'a plus les moyens de sa politique, plus la même influence, elle ne peut plus porter sa voix dans le monde. Elle est seule et preuve en est, sur une carte, elle ne représente que bien peu de chose...

C'est donc inéluctable pourrait-on croire et c'est bien ce que nous expliquent quelques chroniques bien senties, qui laissent deviner combien le moindre regret serait mal placé, comme une forme de nostalgie, voire d'un nationalisme mal placé, dans un pays qui n'a plus les moyens, on le répète, de ses ambitions, et qui sera laissé pour compte sur le bas-côté de la route, s'il se rebiffe. Non plus le mouton noir de l'Europe, mais pire encore, de toute la partie occidentale du monde!

Tiens!

La France n'a plus les moyens, plus la même influence politique? Qui plus est sa langue est sur le déclin selon journalistes et politiciens. C'est un fait. C'est ainsi. Personne n'y peut rien. La situation est comme tombée du ciel. Une fatalité. Les oracles ont été consultés. Et ils ne sont pas bon. Mais... on ne sait pas pourquoi et on ne se posera pas davantage la question.

On se demandera pas pourquoi la France n'a pas mieux soutenu tout le réseau des alliances française, lequel permet sur tous les continents d'enseigner (partant de l'apprendre...) le français et la culture française, constituant parfois un point de départ pour l'apprentissage entre dialectes locaux.

Il faut bien dire qu'ayant intégré l'Union européenne, la France ne s'exprime plus toujours en français et que parfois même, certains des membres de son gouvernement encouragent chaleureusement l'usage de l'anglais, pour une meilleure "compréhension" entre les européens. Il faut savoir faire des choix!

D'ailleurs, dès l'application du traité de Lisbonne, dès que les peuples réticents auront fini par céder en votant oui et en acceptant les conditions de l'Union européenne, un ministre des affaires étrangères européen s'exprimera pour toute l'Union, en anglais, comme il va de soi. Cela n'a donc plus qu'une importance relative. Mais la France aura son mot à dire! Enfin, juste un peu, parmi les autres... et pas trop fort, il ne faut pas exagérer!

On ne se demandera pas non plus pourquoi la France a laissé passer une grande partie de son influence dans le monde, préférant se retirer de pays dans lesquels elle avait une large place, même si le climat social ne s'y prête plus toujours. Mais la France ne regarde plus au large, elle regarde l'Europe. Elle n'a plus de monnaie propre et paye ses impôts à l'union européenne. Cependant elle agi, on vous le re-dit! Mais de concert, de loin... et avec les autres... en bande.

Et puis après tout, qu'est-ce que la France? A-t-elle encore une identité? Tout porte à croire qu'elle est prête à l'abolir. Elle a abandonné petit à petit une bonne partie de sa souveraineté avant de se donner corps et bien à l'Union européenne, puis aux Etats-Unis à travers l'OTAN.

Petit à petit, elle démoli ses vieilles églises. Elles tombent en ruine. Leur pierre s'effrite. Sans doute, pendant des siècles, des gens y ont prié et s'y sont mariés, des enfants y ont été baptisés. Mais la situation est comme tombée du ciel. Elles coutent trop cher. C'est une fatalité. On a consulté les oracles. On  y peut rien...

mardi 17 février 2009, a 23:07
Obama, priez pour nous
 

La mise en vente, dans une boutique du Mississipi, de cierges veilleuses à l'image de Barack Obama, figurant saint-Martin-De-Porres, avec pour visage celui du nouveau président des Etats-Unis ne fait pas rire le révérend des lieux, qui n'y voit qu'une forme de moquerie envers le christianisme.

Si le corps représente bien le saint péruvien, très populaire outre-atlantique, premier noir d'Amérique a avoir été canonisé et saint patron des noirs et des métis, le visage ne le rappelle en rien. Le cierge-veilleuse de 60 cm de haut, en vente pour 15 dollars, s'écoule particulièrement bien. 700 unités en seraient déjà vendues depuis noël et les protestations du révérend accélèrent encore le mouvement.

La biographie de Saint-Martin-De-Porres nous apprend qu'il est né à Lima, au XVI ème siècle, d'un conquérant espagnol et d'une esclave noire devenue libre. Il vécu sa vie en nourrissant des pauvres, et en guérissant de nombreuses personnes. Il entra dans le Tiers-Ordre de St-Dominique. Le saint avait la particularité d'apparaitre miraculeusement au chevet des malades et de prédire l'avenir.

 Fait marquant, le saint, qui a toujours vécu au Pérou, fut aperçu en Europe, en Chine, en Algérie ou encore au Maroc. Il se serait un jour élevé durant sa prière jusqu'à un crucifix, en lévitation. Le saint ne parlait que de Dieu et s'exprimait très doctement sur tout ce qui concerne la théologie, faisant l'admiration des plus doctes.

Sa charité ne s'étendait pas qu'aux hommes, il protégeait aussi les animaux, jusqu'aux nuisibles, les considérant comme des créatures de Dieu, lesquels allèrent à sa demande vivre au fond du jardin du couvent, sur promesse de les nourrir. Là, il faisait cohabiter le chat, le chien, l'oiseau et les souris, les nourrissant en commun.

La réaction du clergé local est certes compréhensible, dans cette confusion entre le politique et le religieux. Reste que l'image d'un président qui s'occuperait des pauvres au point de savoir les nourrir, tout en soignant les malades, reste un idéal bien prometteur, même si l'esprit dans lequel le magasin, qui se consacre plus particulièrement aux farces, semble n'être que commercial.

Quant à faire cohabiter chats et chiens, il faudra espérer que Barack Obama en soit capable, car ce sera peut-être là sa mission la plus délicate dans un monde en proie aux tensions de toutes sortes...

(le blog americatho a le premier relevé cette étonnante nouvelle)

jeudi 12 février 2009, a 17:23
Détente, un peu de musique
 

Une vidéo de Ravi Shankar, de temps en temps, cela fait tout de même un grand bien!

 

Il faut découvrir aussi ses filles qui sont toutes deux très talentueuses.



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Bonjour,

Ce petit blogue parle de tout et de rien, il veut être ouvert aux débats et se félicite toujours de recevoir des commentaires.

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