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Le blog de Blaise
mercredi 31 octobre 2007, a 14:32
Une nouvelle marche de bonzes en Birmanie

  C'est la première fois en ce 31 octobre, après les violentes répressions, que des moines défilent dans la rue: ils sont entre 100 et 200 à Pakkoku, point de départ des premières marches de bonzes, à défiler ainsi, en récitant des prières comme lors des précédentes marches. Ils ne scandent aucun slogan politique, se contentant de prier en marchant avant de regagner leur monastère.  

 

 Si les médias officiels ont fait état de 10 morts, en réalité les précédentes manifestation en auraient connu bien plus. De nombreux moines sont toujours détenus dans les prisons birmanes, aussi cette nouvelle marche est-elle certainement tout à fait significative du discrédit du régime birman. Les conditions de détention étaient rude, ainsi qu'un bonze en a témoigné:«Nous avons été battus, plusieurs fois, à coups de poing et de pied ou avec des bâtons." et parmi les moines «Certains étaient grièvement blessés, les paupières fermées à la suite des coups répétés. D’autres étaient blessés à la tête et aux bras. Certains avaient même des fractures ouvertes.».

 

 Le courrier international l'avait annoncé:  "Les manifestations pourraient reprendre fin octobre", et il semble bien que ce soit le cas.   Un responsable de l'ONU, M. Gambari, qui avait déjà rencontré le général Than Shwee ainsi que l'opposante Aung San Suu Kyi, devrait se rendre au Myanmar (nom officiel de la Birmanie) pour rencontrer à nouveau le régime birman, sans que cela ait un rapport direct avec cette nouvelle manifestation.

mardi 30 octobre 2007, a 21:56
Vladimir Poutine commémore les victimes des purges staliniennes

  "Nous sommes là pour commémorer les victimes des répressions politiques des années 30-50" a déclaré Vladimir Poutine, à Boutovo, l'un des sites de triste mémoire, témoin des purges staliniennes, "De telles tragédies se sont répétées dans l'histoire à plusieurs reprises. Cela arrivait lorsque des idéaux qui paraissaient attrayants mais étaient vides de sens étaient placés au-dessus des valeurs fondamentales: la vie humaine, les droits et les libertés de l'Homme" avant d'assister à l'office des morts, célébrée par Alexis II, patriarche de Moscou et de toutes les Russie. Vladimir Poutine n'a jusqu'ici que peu accordé d'attention aux commémorations des victimes des purges. Il a été lieutenant-colonel du KGB, KGB qui aurait participé à ces purges.  

 

Le déplacement est à la fois salué et critiqué par les représentants des droits de l'Homme, ainsi de Arseni Roguinski, président de Memorial International qui aurait déclaré "Le président Poutine avait dit dans le passé qu'il ne fallait pas oublier l'année 1937. Mais ces paroles ne se sont jamais transformées en faits concrets (monuments, musées, recherches des fosses communes, aide aux survivants)" tandis qu'un des chefs de l'opposition évoque le fait que Staline est encore sur la place rouge: "Qu'il vienne ici à la Loubianka. Quand il retirera Staline de la place Rouge, on aura des sujets à discuter".  

 

De fait comment ne pas frémir? 20675 personnes ont été fusillées dit-on... mais le chiffre serait sous-estimé selon Lidia Golovkova, chercheuse au département de l'histoire contemporaine de l'Eglise à l'Université orthodoxe Saint Tikhon, qui l'estime à 90 000 environ, les archives n'étant pas toujours vraisemblablement fiable. Lors d'une conférence, relatée par Blagovest-info, elle évoque les purges depuis l'année 1917, alors que les bolchéviques envisagent de se débarrasser de la noblesse, des officiers de l'armée tsariste, mais aussi de gens simple, paysans ou ouvriers, parfois accusés d'avoir dissimulé des provisions, d'avoir participé à un grand complot international, ou bien d'avoir mal regardé un bolchevique... Les prêtres aussi sont déclarés ennemis du peuple, et poursuivis. Pour intimider les fidèles, ils sont pendus aux portes des églises, noyés dans des trous ouverts dans la glace, ou encore jetés sur les rails. Dès 1918, et comme les fidèles révèrent les tués comme des saints, les soviétiques décident de se débarrasser aussi d'eux...

 

Plus tard en 1937, on arrête à nouveau ceux qui avaient pu fuir en exil, la plupart du temps ils sont fusillés. Les fusillés, après avoir été enterrés dans la ville de Moscou, et par manque de place le sont par la suite dans des emplacements spéciaux, un peu à l'extérieur, et c'est le cas du polygone de Boutovo, précisément là où s'est rendu le président russe.   A la fin de 1937, les voitures pénitentiaires forment de longues files ininterrompues, on y dépose ceux qui seront fusillés et les coups de feux se succèdent au polygone de Boutovo jour et nuit... 

 

Selon Lidia Golovkova, contrairement aux chiffres officiels, de 20975 personnes, se seraient 90 000 personnes qui auraient été tués à Boutovo, et précise-t-elle, de nombreux documents auraient été détruits.   Vladimir Poutine est allé déposer une gerbe sous une grande croix de 12.5 mètres en mémoire des martyrs, beaucoup de religieux à Boutovo mais pas seulement...

 

ils ont tous été victime du parti et de ses purges, et aux victimes succèdent parfois leurs bourreaux. Lidia Golovkova prépare un livre cette période, qui se nommera "Le Polygone de Boutovo", mais cela devrait prendre du temps:  des informations lui arrivent régulièrement sur les victimes des purges de 1937 et 1938...

 

La seule source trouvée sur internet pour les propos de Lidia Golovkova est sur le lien suivant: http://www.orthodoxie.com/2007/03/le_polygone_de_.html qui retraduit manifestement http://www.blagovest-info.ru/index.php?ss=2&s=4&id=12630

mardi 30 octobre 2007, a 16:11
Rachida Dati dément les rumeurs à propos de son diplôme

  Rachida Dati dément formellement les propos du journal l'Express au sujet de son diplôme MBA, qu'elle aurait selon le magazine, déclaré détenir, à tort, pour entrer à l'Ecole nationale de la magistrature en 1996, et se prépare à faire paraître un livre au titre évocateur pour mettre fin à toute polémique: "Je vous fais juge".  

 

 "Je corrige quelques rumeurs ou des choses qui sont fausses. Je corrige des incorrections. Quand on parle de faux diplômes, il faut une matérialité" affirme-t-elle au micro d'Europe 1. Le rapport officiel d'intégration, rédigé par des magistrats fait pourtant état d'un diplôme qu'elle ne possède pas, le fameux MBA européen du groupe HEC-ISA, qu'elle n'a jamais obtenu, rapport rédigé lors de l'entretien préalable en vue de son admission à l'école.  

 

Mais selon le porte parole de la chancellerie, le garde des sceaux n'aurait jamais prétendu être titulaire de ce diplôme, le cabinet du ministre évoque une erreur administrative, et Jean-Pierre Bonthoux, ancien secrétaire général du parquet général de Versailles, sans confirmer l'erreur, déclare qu'un candidat ne saurait être tenu responsable d'une erreur administrative...

 

C'est une erreur des magistrats  qui tombe donc fort bien, en effet Rachida Dati, ministre issu de l'immigration, et présentée ainsi dans la presse, ayant volontiers évoqué sa famille avant que de subir les affaires judiciaires de ses frères, est plus qu'un ministre, c'est un symbole, et chaque affaire qui vient la décrédibiliser, décrédibilise d'une certaine façon la cause de l'intégration, prônée à travers elle au plus haut niveau de l'Etat.  

 

D'autant que ces propos du journal tombent fort mal, au moment de la réforme de la carte judiciaire, et de frictions avec le CSM (Conseil Supérieur de la Magistrature), qui semble estimer que le ministre est un peu autoritaire, notamment dans ses attributions de poste.

 

Et cependant tout cela ne saurait faire taire les rumeurs, en effet, si erreur il y a, elle tombe si bien, que le livre ne sera pas de trop pour contredire le dossier de l'Express.

lundi 29 octobre 2007, a 16:34
A propos des élus belge originaire de Turquie

  Suite à l'article consacré à la situation à Bruxelles, à la suite des émeutes en liaison avec la situation Turque, Mehmet Koksal diffuse sur son blog une vidéo d'information faisant état du double discours des élus belges originaire de Turquie. Cette vidéo est passionnante: existe-t-il ce genre de situation en France? Existe-t-il un blog comparable? Si un lecteur peut m'éclairer sur ce sujet, je suis preneur.



dimanche 28 octobre 2007, a 22:10
Des émeutes à Bruxelles en rapport avec les évènements de Turquie

  Tandis que les troupes turques trépignaient à la frontière irakienne, prêtes à intervenir face à ce que le gouvernement turc qualifie de "rebelles" kurdes, à tort ou à raison, en Belgique, les esprits s'échauffaient aussi dans les deux petites communes de Bruxelles,   Schaerbeek et Saint-Josse. Directement liées, des émeutes ont éclaté par la suite, mettant aux prises un groupement extrémiste Turc, les Loups gris, et les services de police, pendant quelques jours, provoquant une série de violence.  

 

 Le gouvernement régional regrette ses agissements "qui mettent à mal les efforts visant à assurer une coexistence harmonieuse entre les différentes communautés sur le territoire de la Région-capitale", et de fait les services de police ne peuvent toujours intervenir, pour protéger les Kurdes et les Arméniens menacés par les émeutiers, à l'image de ce tenancier de café  (dans la bouche duquel on retrouve le "une fois" légendaire de nos voisins belges), et dont l'établissement a été dévasté par les extrémistes, avant que la foule ne se dirige vers l'ambassade des Etats-Unis pour en décrocher le drapeau et le remplacer par le drapeau turc.   Au milieu de cette foule furieuse, un journaliste-blogueur prend note des évènements.

 

Son nom est Mehmet Koksal, et c'est un témoin privilégié, il est originaire de Turquie et comprend parfaitement la langue, sa plume est alerte et savoureuse, et dans ses descriptions de la manifestation, le lecteur croit se trouver avec lui, il raconte: "environ 200 personnes manifestent violemment devant la grille de la représentation américaine à Bruxelles. Des slogans hostiles, des insultes, beaucoup de drapeaux turcs et du MHP (Parti d'Action Nationaliste), "... "l'un des jeunes arrive finalement à décrocher le drapeau américain qui flottait derrière la grille de l'ambassade et c'est l'extase pour la foule ".   Quelques pas plus loin, l'un des jeunes le reconnait, et s'écrit "Hé ! Les gars ! C'est Mehmet Koksal, ce fils de pute de journaliste, ce traître à la patrie, notre ennemi ! Arrêtez ce connard, on va lui faire la peau !"... "On dirait que brûler le drapeau américain est devenu soudainement secondaire par rapport à la proie facile que je représente dans cette foule."... "un gars me bloque le passage et une vingtaine de personnes plonge sur moi en me rouant de coups de poings et de coups de pieds, essentiellement sur le visage. Je tombe par terre mais les coups continuent de pleuvoir jusqu'à ce qu'un autre jeune m'arrache et me pousse vers un véhicule de police."

 

Saluons le courage de ce journaliste, il a peut-être pris des coups, tout en sachant que cela pourrait lui arriver, car en effet son visage est connu, mais on ne trouve aucune pleurnicherie sur son blog, non, il explique tout juste "Au final, je m'en sors bien avec quelques coups sur le visage, le dos et des griffes autour du cou. Heureusement qu'aucun de ces militants d'extrême droite n'avait sorti un couteau ou une arme à feu car... je n'aurai pas pu vous relater mon cassage de gueule devant l'ambassade des Etats-Unis."  

 

Un cassage de gueule, pour un conflit lointain mais bien présent dans la capitale européenne où l'on fête les martyrs turcs, en s'envoyant des sms pour se réunir dans la rue (selon le journaliste " fétichisme du drapeau turc, messages SMS à la gloire du soldat turc, appels à l'aide pour "sauver la patrie", glorification des "martyrs", récitation de certains slogans coraniques, des slogans anti-PKK mais aussi anti-Kurdes"). Un policier en a fait les frais aussi, sur lequel plus d'une dizaine de jeunes extrémistes se sont acharnés à coups de pieds et de poings tandis qu'il était à terre.  L'affaire pourrait n'être qu'un fait divers comme il y en a tant, ne serait-ce qu'en France, entre différentes communautés par rapport au conflit en Palestine, et pourtant ces émeutes ont une originalité: L'ambassade turc y aurait beaucoup aidé ainsi que des élus belges originaire de Turquie selon Mehmet Koksal...   2000 personnes étaient attendus à la manifestation non-autorisée, et c'est grâce à une forte mobilisation policière que de plus graves conséquences ont pu être évitées, et si les associations turques ont condamné les manifestations des derniers jours, les qualifiants d'inacceptable, pour autant l'ambassade Turque est pointée du doigt: elle exciterait régulièrement "la population contre les minorités turques",  ici il faut sûrement comprendre les minorités ethniques originaire de Turquie. Les meneurs arrêtés pour avoir manifesté devraient être sévèrement punis.  

 

Au bilan, trois policiers ont été admis à l'hôpital, sans compter celui qui fut rué de coups, il y eut 94 arrestations, plusieurs personnes blessées et des actes de vandalisme sont à déplorer. Le CECLR, Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme, s'est également exprimé: Le Centre sera attentif à ce que le caractère raciste de certains actes commis lors de ces manifestations soit bien pris en compte par les autorités policières et judiciaires, et que les instigateurs qui auraient incité à la haine soient identifiés et sanctionnés". Les Loups gris seraient selon wikipedia un mouvement ultra nationaliste turc d'extrème-droite.

vendredi 26 octobre 2007, a 23:29
A propos du voile et de l'affaire Truchelut

  Sous l'un de mes derniers articles, sur le port du voile en Iran et au Canada, paru sur plusieurs medias citoyens, un commentaire m'a interpellé au sujet de l'affaire Truchelut, évoquant un risque potentiel de dérive sur des critères personnels de la dame, affaire dans laquelle il était question du port du voile, bien sûr, mais ce n'était pas ce qui m'avait interpelé sur ce sujet. Le rapport qui existe entre l'affaire Truchelut et les élections au Canada, dans l'article que je citais est ailleurs: pour prendre la défense du voile, dans les deux cas, il était dit qu'il s'agissait de "discrimination" envers les femmes voilées.  

 

Dans l'affaire Truchelut, qui s'est conclue par une décision du tribunal de condamner Madame Truchelut (qui a fait appel), les avocats de la partie adverse ont fait des déclarations qui avaient tout du procès d'intention, je cite: «un condensé d'ignorance et de racisme ordinaire». Un "racisme ordinaire". Tout le monde sait ce qu'est le racisme, un sentiment très bas, indigne, injustifiable, ignoble, et ordinaire en sus, c'est à dire vulgaire, un sentiment de caniveaux, celui de la "mégère du coin", en somme. Dire de quelqu'un qu'il est raciste à notre époque, c'est exprimer un jugement moral, le décrire comme une personne stupide et très sale, indigne d'être fréquentée, et cela amène aussi l'opprobre sur les éventuels amis de l'accusé. C'est une sorte d'excommunication moderne. Mme Truchelut l'avait bien compris, en rétorquant «Je ne suis pas une cruche !».  

 

 Elle n'avait pourtant pas tenu de propos racistes, elle avait juste déclaré: «Pour moi, le voile représente la soumission de la femme. J'ai été une enfant maltraitée, battue, opprimée. Je suis extrêmement sensible à tout ce qui tourne autour du droit des femmes". L'accusation principal était suffisante pour ne pas chercher d'autres subterfuges: "refus de fourniture d'un bien ou d'un service pour motif ethnique, social ou religieux ", suffisait amplement à demander réparation, mais Fanny Truchelut rétorquait alors qu'elle demandait juste à ce que le voile ne soit pas porté dans les parties communes (ce que dénie l'accusation), qu'une autre famille, ayant aussi loué le gîte, fréquenterait, ne refusant pas les personnes ou la religion, mais juste l'expression "ostentatoire", comme le demande la loi à l'école "républicaine". L'argument n'a rien de raciste en soi et se présente comme un propos laïc. Elle n'aurait pas demandé d'ailleurs à ce que le voile disparaisse, laissant chacun libre de faire ce qu'il veut , mais dans des limites précises. Ici les parties communes sont un endroit presque public.  

 

Sur le sujet de son voile, son adversaire, voilée de rose pour l'occasion, rétorquait qu'il s'agissait du résultat "d'un long cheminement spirituel", ne s'étendant pas plus loin. Dans cette réponse, aucune précision ne pointait pour exprimer le résultat de ce long cheminement, mis à part le bout de tissu arboré. On ne demandait pas de justification pour le port du voile, en revanche l'accusation de racisme, belle et bien présente, était sans appel. Y avait-il une lueur de haine raciste dans les yeux de Mme Truchelut? Il faut croire que cela irradiait l'assistance, puisqu'aucun rapport de  journaliste ne s'en est offusqué...  Pourtant l'ignoble accusation méritait qu'on s'y arrête: est-on raciste, et donc haineux lorsque l'on refuse une expression religieuse?  

 

Dans l'article que je commentais le même discours revient, on y parle discrimination, mais aussi de... paranoïa. Il se serait agi dans le cas des Canadiens "d'une peur de l'islam. Relevons ici les deux termes employés: paranoïa et peur. Nous avons là un terme issus du lexique médical, plus particulièrement utilisé en psychiatrie: le paranoïaque se sent persécuté, à tort, et la peur, nous pourrions dire dans le même esprit l'islamophobie, est un sentiment totalement irraisonné.  Dans les deux cas, il est inutile de faire appel à la raison, ce sont deux pathologies, qui peuvent se soigner, mais pour lesquels il faut un traitement long, et qui fait appel à des ressorts inconscients. De fait cette expression de l'islam dans ces deux descriptions est la blanche brebis, mise en cause par des malades, souffrant de troubles mentaux. Il ne s'agissait pourtant que de demander à ces femmes de retirer leurs voiles au moment de voter, de façon à se laisser identifier, au besoin par une autre femme.  

 

Le procédé est malhonnête à plusieurs titres: il vise à discréditer celui qui n'est pas en accord, et à éluder les vrais questions, tout comme dans le cas de Mme Truchelut, et son racisme supposé. Dans un témoignage, Fanny Truchelut s'exprime: "j’ai donné un sens à ce foulard, que cela vous plaise ou non... Il est le symbole de l’oppression et de la soumission de la femme". Point n'est utile d'adhérer aux propos de Mme Truchelut, pour s'apercevoir qu'elle ne tient pas de propos racistes, mais qu'elle étale simplement des convictions personnelles, à tort ou à raison. Elle continue cette sorte de lettre ouverte par "Vos avocats plein de haine ont insulté Anne (Présidente de la ligue du droit des femmes) et Annie (Présidente de la ligue internationale du droit des femmes) qui se battent depuis plus de 40 ans pour le droit des femmes. Ils ont osé dire ne pas connaître, je cite « ces deux exemplaires du féminisme ». Mais comment ont-ils osé ?"

 

  Ce qui est étonnant dans l'usage du mot islamophobie, c'est qu'il a une histoire particulière avec le féminisme selon Caroline Fourest et Fiammetta Venner, dans leur livre "Tirs croisés": "Le mot “islamophobie” [...] a pour la première fois été utilisé en 1979, par les mollahs iraniens qui souhaitaient faire passer les femmes qui refusaient de porter le voile pour de "mauvaises musulmanes" en les accusant d'être "islamophobes". Il a été réactivité au lendemain de l'affaire Rushdie, par des associations islamistes londoniennes comme Al Muhajiroun ou la Islamic Human Rights Commission dont les statuts prévoient de “recueillir les informations sur les abus des droits de Dieu”."  

 

 J'ai déjà écrit sur la situation des femmes iraniennes par rapport au voile dans le précédent article, inutile d'y revenir. C'est à la justice de trancher concernant Mme Truchelut, pour autant, il est révoltant que cette dame subisse des propos outranciers et insultants, à moins de réellement prouver qu'elle a un sentiment raciste profondément ancré, de façon certaine, et dans des actes ou des paroles, non pas sur des pensées supposées, pour une personne qui nie l'être. Si ce n'est le cas, il s'agit d'un procès d'intention, inadmissible devant un tribunal, et digne des écrits de Kafka. Dans sa lettre ouverte, Mme Truchelut explique: "J’ai appris lors de l’audience, par le Procureur lui-même, que les peines encourues pour « racisme » avaient été majorées de 50%. Le risque est donc aujourd’hui de 3 ans de prison et de 45.000 € d’amende."

 

Madame Truchelut a donné un entretien au site Marianne2.fr et s'exprime sur le site riposte laïque

vendredi 26 octobre 2007, a 14:35
Le garde des sceaux...? Diplomé HEC ou pas?

  C'est l'Express  qui l'affirme: Rachida Dati, contrairement à ce qu'elle aurait affirmé auparavant, pour se présenter à l'Ecole nationale de la magistrature sur dossier, étant alors trop âgée (30ans) pour le concours et devant passer par  "une procédure d'intégration sur titres", n'aurait jamais obtenu le diplôme «MBA européen du groupe HEC-ISA». Le dossier présenté est solide et est appuyé par Simone Veil et par Marceau Long , il passera, comme une lettre à la poste...    

 

«Son dossier, marqué par le caractère éblouissant des avis émis par les personnalités sollicitées, sortait du lot. Mais j'ai surtout été frappé par sa personnalité pétillante. On ne pouvait qu'accrocher.» selon 'un des magistrats qui la reçoit. Une personnalité pétillante, recommandée en sus par Simone Veil et Marceau Long... Or, l'Express affirme que "selon la grande école, elle n'a jamais obtenu le diplôme...". et ajoute «La ministre reconnaît aujourd’hui que son diplôme n’a pas été validé, mais affirme avoir obtenu tous ses modules. Elle évoque un «différend» avec HEC.»  Le cabinet du garde des sceaux dément, le ministre avait fait état de "ragots" sur son compte, et avait annoncé lors d'une émission de télé qu'elle préparait un livre pour y répondre, ajoutant "De là d'où je viens, on n'achète pas les diplômes et de là d'où je viens, on a intérêt d'être très honnête et de ne jamais tricher, ne jamais mentir, parce que si on le découvre, vous le payez très cher. La deuxième chance, vous ne l'aurez pas".  

 

Rachida Dati présentée comme un symbole d'intégration réussie, a déjà eu à subir dans la presse les compte-rendus sur le procès de l'un de ses frères, récidiviste dans le trafic de drogue , avant qu'un deuxième frère ne soit également évoqué, pour trafic de hashich, ce qui a permis au chef de l'Etat d'afficher son soutien à cette occasion , Cecilia Sarkozy allant jusqu'à dire qu'elle est pour elle "comme une soeur", et qu'elle est de la "race des seigneurs". Les plus regardants sont aussi allés soulever l'insistance du canard enchaîné, au sujet de "savonnettes", que plus jeune le futur garde des sceaux vendait au pied de sa cité, tandis que d'autres allaient jusqu'à suggérer que le ministre de la justice devrait démissionner.   C'est donc un nouveau coup dur pour ce ministre, régulièrement taxé d'autoritarisme, et que plusieurs membres du cabinet ministériel ont déjà quitté pour cette raison, selon d'autres rumeurs.

 

La place qu'occupe Rachida Dati a été  justifiée en partie par ses diplômes, et s'il y a un mensonge à la base de tout, cela décrédibilise un peu l'action du ministre, qui a déjà eu l'occasion d'affronter les magistrats sur divers sujets. C'est aussi l'occasion de découvrir que le cas de Rachida Dati pourrait ne pas être isolé: Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale ou encore Roger Karoutchi, le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le parlement, entretiennent le flou autour de leur passage à Science-Po sur leurs CV selon Rue89.

mardi 23 octobre 2007, a 19:10
Cachez ce visage que je ne saurais voir

  L'actualité iranienne m'a amené à naviguer sur la toile internautique, pour trouver des renseignements sur le port du hejab, et c'est tout naturellement que j'en suis arrivé à un article canadien dans la rubrique "opinions"  qui s'intitule "cachez ce voile que je ne saurais voir" , et qui concerne le vote "voilé", après que le port du voile ait été autorisé pour se rendre dans l'urne, pour les dernières élections fédérales. La question avait soulevé nombre de débats, en effet comment prouver son identité si l'on ne laisse pas voir son visage? Le débat s'est tranché par l'accompagnement d'un tiers pour attester de l'identité de la femme qui votait, pour celles qui ne seraient pas enclin à se dévoiler, même devant une autre femme.

 

L'article fustige "la paranoïa collective qui a occupé les ondes de radio, les émissions de télé, les pages des journaux et tous les blogues sur Internet, et qui s'est emparée de la tête de plusieurs chroniqueurs et intellectuels jusqu'à atteindre celle de nos élus", paranoïa décrite comme "creuse" et "déplacée"...  

 

L'auteur, Gaby Hsab (Professeur au département de communication sociale et publique de l'UQAM. Membre du groupe d'études et de recherches axées sur la communication internationale et interculturelle (GERACII) se félicite de l'autorisation donnée par le Directeur général des élections, au port du voile dans l'urne, et continue en évoquant une discrimination des femmes voilées dans cette affaire et va jusqu'à donner des exemples: "C'est encore moins le principe, risible, d'une laïcité qui ne fait pas de différence entre égalité et ressemblance, entre liberté d'expression et conformité.", "quelle différence y a-t-il entre une femme dont le corps est caché par un tatouage, une autre dont le corps est caché par une robe et un voile", "Au nom de la démocratie, de l'égalité entre les hommes et les femmes, de la laïcité, de l'intégration et j'en passe, c'est le voile que l'on vise, et à travers lui on atteint les femmes qui le portent, et à travers elles la religion à laquelle elles adhèrent. Le voile fait peur parce que l'islam fait peur"  

 

Actuellement donc, et au delà du Canada, en Iran, l'actualité du port du voile ne concerne pas le bureau de vote, mais plutôt la rue: une opération a été mise sur pied pour lutter contre les femmes "mal vêtues". Voici donc un pays où l'on ne s'amuse pas avec la tenue vestimentaire, le responsable de la sécurité morale (c'est son titre) ajoute même: "porter des manteaux longs mais fendus sur le côté et un maquillage inapproprié sont des pratiques que nous allons combattre". De même un couple qui adoptera un comportement inapproprié (qualifié de délit manifeste) sera aussi visé par la police: les couples non mariés pourront être contrôlés, et les gestes "affectueux" pourront être verbalisés.  110 000 femmes ont reçu des avertissements depuis le début de l'opération, en avril dernier, et les actions vont s'intensifier avec la fin du ramadan.  

 

Je n'irai pas plus loin en citant d'autres parties de l'article du professeur, que le lecteur prennent le temps de s'y arrêter. On y explique qu'il n'y a que discrimination dans la volonté d'interdire le port du voile dans les bureaux de vote, que tel auteur évoque des femmes voilées dans un magasin de lingerie, ce qui dévoilerait bien des choses sur ses fantasmes, pour en arriver à: "Il s'agit de la forme la plus archaïque de l'ignorance, et qui se traduit en peur. " L'auteur explique qu'au delà du débat sur la laïcité, "L'objet visé, l'objet exécré, c'est le voile. Point."

 


    Il assez paradoxal que le professeur ait choisi pour titre une citation de "Tartuffe" , Tartuffe qui se sert de la religion pour arriver à ses fins, Tartuffe, faux dévot, dont le nom est devenu synonyme d'hypocrisie. Dans la pièce, justement, Tartuffe sort son mouchoir et le tend à Dorine, disant  

 

TARTUFFE 860   Couvrez ce sein, que je ne saurais voir.   Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées.
DORINE   Vous êtes donc bien tendre à la tentation;
Et la chair, sur vos sens, fait grande impression? 865   Certes, je ne sais pas quelle chaleur vous monte:
Mais à convoiter, moi, je ne suis pas si prompte*;
Et je vous verrais nu du haut jusques en bas,
Que toute votre peau ne me tenterait pas.


  et dans sa préface, Molière explique: "On me reproche d'avoir mis des termes de piété dans la bouche de mon Imposteur. Et pouvais-je m'en empêcher, pour bien représenter le caractère d'un hypocrite?", Molière qui pourtant était croyant...  

 

"Le voile, c'est aussi l'autre que l'on ignore et, de par notre ignorance on lui projette nos fantasmes et nos fabulations." nous dit le professeur. En Iran toujours, la possession ou la vente d'équipements pour recevoir des chaînes de télévision par satellite est interdite, et 300 000 CD et vidéos "décadents" ont été interdits et saisis et des avertissements ont été reçus par des cafés et des boutiques, qui auraient été fermés... L'objectif de cette grande campagne est d'"améliorer la sécurité physique et morale dans la société"...  

 

En France aussi le voile pose question, dans les écoles notamment, mais aussi sur les bancs des tribunaux, avec la récente affaire de Mme Truchelut par exemple. Mais n'est-il pas un peu malhonnête de toujours évoquer une quelconque discrimination dans le refus de voir se généraliser son port? Les questions que le voile, objet identitaire et religieux posent, sont plus profondes dans nos sociétés laïques. Le voile semble bien être, selon les textes eux-même, , une façon de cacher ce qui pourrait exciter la concupiscence chez les hommes autres que pères et maris...  mais est-elle pour autant acceptable concernant les femmes? Et n'est-ce pas être un rien soupçonneux, que de ne pas même vouloir ôter son voile, devant une autre femme? Et surtout, surtout, la généralisation du port du voile, et son autorisation, ne peut-elle donner lieu à des abus, dans la lignée de l'Iran? 

 

Pour pénétrer dans les avions Saoudien, il est interdit de porter des signes d'une autre religion que l'islam.  

 

 Certes, le Canada ou la France ne sont pas l'Iran ou l'Arabie Saoudite, c'est une évidence. Et cependant ne prendre que sous l'angle d'une discrimination quelconque le refus du voile dans les actes citoyens, sans considérer les problèmes réels que cela pose, fausse le débat dès le départ, puisque le voile peut aussi être intimement refusé, sans que la femme contrainte de le porter ne puisse s'y opposer ouvertement, comme c'est aujourd'hui le cas en Iran, et dans d'autres pays du monde. Accepter cela, c'est déjà fractionner la société, et accepter une communauté parallèle, régis par d'autres règles, religieuses celle-ci.

 

  Non, Monsieur le professeur, il n'y a pas d'équivalence entre un tatouage et un voile, qui ne montre que les yeux. Non Monsieur le professeur, il n'y a pas de relation entre un visage accidenté et le port du voile, ces comparaisons sont hasardeuses. Le port d'un tatouage n'implique pas une idéologie religieuse, et un visage accidenté non plus. Il est évident que l'islam est aussi en cause, vous avez en revanche raison, car par son intransigeance, il symbolise trop souvent le rejet de la liberté, et parfois, justement, l'obligation pour les femmes de porter un voile, comme c'est le cas en Iran ( voir ici, ici, et )... Et c'est bien de cela dont nos sociétés ne veulent pas. Ce n'est pas la religion qui est rejetée, c'est l'utilisation qui en est faite.

lundi 22 octobre 2007, a 21:55
Guy Môquet... résistant?

  La lettre de Guy Moquet fait couler bien de l'encre (virtuelle ou non) pour un hommage détourné de tout son sens selon quelques uns, par le changement du mot "camarade" en "compagnon", ce qui , il est vrai, est assez scandaleux dans le traitement de l'Histoire. Guy Môquet était communiste nous rappelle-t-on ici et là, et il se retournerait aujourd'hui dans sa tombe, s'il savait que Sarkozy le récupère. Sur les journaux s'étale le visage de ce jeune homme souriant et charmant, avec des légendes qui le mettent en valeur... mais des professeurs d'histoire s'inquiètent aussi du manque de traitement de l'histoire du communisme à cette époque.  

 

C'est le monde  qui a lancé le pavé dans la marre, par un article de Jean-Marc Berlière (professeur d'histoire contemporaine à l'université de Bourgogne, chercheur au Cesdip (CNRS/ministère de la justice) et de Sylvain Boulouque (doctorant en histoire à l'université de Reims), qui affirme que l'histoire du jeune homme est pour le moins arrangée: " on a vu ressurgir à cette occasion les stéréotypes et clichés d'une "histoire" de la Résistance et du PCF qu'on croyait définitivement rangée au magasin des mythes et légendes." "Faire de Guy Môquet et de ses vingt-six camarades des "résistants de la première heure" relève de la téléologie, puisque la plupart d'entre eux ont été arrêtés en un temps où le PCF, pris dans la logique du pacte germano-soviétique, était tout sauf résistant"   C'est en 1939 que le parti communiste avait été interdit par Daladier , ainsi que le journal l'Humanité pour intelligence avec l'ennemi, à la suite du pacte de non-agression entre l'Allemagne nazi et l'URSS, pacte qui laissera les mains libre à l'Allemagne pour envahir l'Europe de l'Ouest, et dès le pacte le parti communiste adoptera la ligne du parti, avant de se retourner après que le pacte entre les deux puissances soit rompu. Le père de Guy Moquet, Prosper Moquet, député communiste en 1939, aurait été arrêté pour "intelligence avec l'ennemi allemand", il sera jugé et condamné à cinq ans de prison. Guy Moquet lui-même aurait distribué des tracts qui étaient dans la lignée du parti en 1940, et c'est la raison pour laquelle il sera arrêté également.   Si les Allemands demandent des otages à fusiller, c'est qu'un soldat allemand a été tué, par des civils communistes, ce qui leur donne le droit à cette époque de réclamer des otages, ce qui sera fait. En plus des otages désignés pour être abattus, des civils bretons seront fusillés. De fait Guy Moquet n'aurait jamais été résistant, mais tout au contraire militant pour le respect du pacte et si à la sortie de la guerre, le parti communiste revendique 70 000 fusillés, Maurice Druon rappelle dans son livre "La France aux ordres d'un cadavre" qu'il n'y eut que 20 000 fusillés en tout, sans qu'il ne s'agisse uniquement de communistes. Bien sûr parmi les communistes de l'époque, les uns ont suivi le parti, mais pas nécessairement tous. De plus les attentats commis envers les soldats allemands génèrent des otages, automatiquement fusillés, selon les lois de l'époque, ce qui rend le parti communiste particulièrement responsable de ces exécutions.

 

  Il est donc tout à fait malvenu que cette lettre soit lue à tous les lycéens, sans un véritable enseignement de ce que fut l'Histoire avec ses zones d'ombre. Il suffit de lire Georges Orwell pour se rendre compte de la manipulation de l'URSS durant la guerre, et particulièrement durant  la guerre d'Espagne, dans "Hommage à la Catalogne" et le dernier chapitre dans la version française: l'URSS retourne sa veste, et condamne ou aide à condamner ses alliés d'hier, combattants sincères du mouvement républicain...   Il est donc un peu hatif de voir en Guy Môquet une victime du patronat français. Mais peut-être apportons-nous trop de conclusions morales à l'Histoire, pour des époques que nous n'avons pas connues...?

dimanche 21 octobre 2007, a 15:51
Plantons des fleurs!

  Voici un message que je souhaite relayer, du blog de Libertus , concernant les abeilles, qui seraient en voie de disparition , en souhaitant que mon modeste blog puisse aider.     Plantons des fleurs! Même si cela ne sert à rien, nous aurons le plaisir malgré tout de profiter des fleurs de nos jardins... Tant que nous le pouvons encore.:    

 

Par La rédaction du Post , le 20/10/2007

Les abeilles, à l'échelle mondiale, sont menacées de disparition. Une association propose de planter des fleurs de 10 espèces pour tenter d'enrayer l'extinction de ces insectes qui serait une catastrophe.
Les abeilles, à l'échelle mondiale, sont menacées de disparition. Différentes études ont récemment démontré que leur population était régulièrement décimée à la sortie de l'hiver. Face à cette situation alarmante, le Réseau Biodiversité pour les Abeilles sensibilise les jardiniers amateurs et les incite à passer à l'action, en plantant des fleurs pour tenter de sauver les colonies d'abeilles.

 

Que planter ?


L'association, qui rassemble apiculteurs, agriculteurs et organisations professionnelles, recommande 10 espèces de fleurs à planter dans son jardin, son balcon ou sa jardinière : Reseda, Centaurée, Cameline, Coquelicot, Marguerite, Phacélie, Lotier, Sainfoin, Souci et Trèfles. La multiplication de ces fleurs mellifères, c'est-à-dire riches en pollen et en nectar, contribuerait à reconstituer les sources d'alimentation des petites butineuses.

 

Pourquoi meurent-elles ?


"L'une des causes de la surmortalité des abeilles est le manque de biodiversité qui touche les villes et les campagnes depuis de nombreuses années" explique Pierre Testu, du Réseau Biodiversité pour les Abeilles. "Les abeilles ont besoin de pollen et de nectar en quantité, et il est urgent de rétablir leur équilibre alimentaire".

 

D'après le Réseau, la France compte 1 millions d'hectares de jardins privés. La modification de 0,3% d'une zone de butinage permettr! ait d'accroître jusqu'à 70% les réserves de grains de pollens.

On peut agir
Pour lutter contre le déclin des abeilles en France, le Réseau Biodiversité pour les Abeilles oeuvre également pour la préservation de la végétation sur les bords de route et l'implantation de "jachères apicoles" en milieu agricole, afin de reconstituer les garde-manger des abeilles.

Rendez-vous sur www.jacheres-apicoles.fr

(avec Relaxnews)

samedi 20 octobre 2007, a 20:06
Où va la presse?

  C'est un fait, la presse nous a caché les aventures de nos anciens président, Mazarine Pingeot en est l'exemple éclatant. Le président apparaissait pour ce qu'il était, le chef de l'Etat, le reste étant tu, bien que toute la presse dite "parisienne" soit bien au fait de chaque affaire personnelle, de par sa proximité avec le pouvoir. Elle se fait à présent plus loquace, nous dévoilant les problèmes de couple du président, lorsqu'elle avait été plus discrète sur une liaison d'une consoeur d'un grand journal avec celui qui serait élu plus tard. Le pouvoir est-il complice de ces déclarations? Ce retournement est-il vraiment souhaitable?     

 

 Nous savons tout ce qu'il est possible de savoir sur nos représentants politique à présent, du divorce du chef de l'Etat, apprenant ici que ce n'était plus possible, qu'il fallait que cela arrive, ou encore là que cela n'allait plus depuis quelques temps, qu'il y avait des précédents, avant de supporter une analyse sur le futur comportement du chef de l'Etat, sans sa muse, pour diriger le gouvernement. Les journalistes sont allés jusqu'à Lisbonne pour poser des questions sur ce fameux divorce! Ce n'est pas le seul exemple de "pipolisation", nous avions pu peu de temps auparavant admirer dans un journal "pipeul" l'ancienne candidate, en maillot de bain sur une plage, avant de voir son ex-mari lui aussi à la plage avec une autre femme, ou encore des déclarations sur les préférences sexuelles de l'un de nos plus célèbres maires, mais aussi d'un député, effectuant tous deux leur "coming out".    

 

 Que s'est-il passé pour que la presse, de celle qui fut jusqu'ici plus sérieuse, et plus mesurée, ne nous abreuve à présent de tant d'impudeur? Elle a simplement suivi le mouvement... Pendant qu'elle était sérieuse, les hommes et les femmes politiques ne l'étaient plus, ils allaient sur le petit écran, l'une posant avec son bébé à la maternité, lorsqu'elle était ministre, tel autre répondant de savoir si "sucer c'est tromper" à un présentateur de télévision bien connu, utilisant le "tu" avec des journalistes, dans ce qui leur paraissait peut-être ressembler à un dépoussiérage du discours politique. La frontière du monde politique et du monde du "show business" devenait plus ténue.

 

 Par la suite on a souhaité que le futur président soit une femme, parce qu'elle était femme précisément...    

 

Dans le même moment, un traité déjà refusé par référendum refait surface, vaguement allégé, mais gardant l'essentiel, pendant qu'à l'autre bout du monde, une femme est tenue à demeure pour son action politique, qu'une autre femme, émue en rentrant d'exil dans son pays, pleure en y posant le premier pas, et tandis qu'elle avance dans la foule qui l'acclame, le rêve se transforme en cauchemar, des bombes explosent, des corps qui l'acclamaient l'instant d'avant sont déchiquetés et mutilés, et à la joie succèdent les cris de douleur, lorsqu'elle se retire indemne et choquée. A ces deux femmes ne viendrait pas l'idée saugrenue de leur demander si "sucer c'est tromper", parce que leur combat politique est d'une autre mesure, et qu'elles ne jouent pas, il ne viendrait pas à l'idée de les photographier en maillot de bain sur la plage, non, leur combat est sérieux, et elles y jouent leurs vies.    

 

Ce ne sont pas les journalistes qui sont à mettre en cause, loin de là, on ne peut leur dénier leur talent, et certainement leur intégrité, ils couvrent tous les sujets, et le font bien, mais très certainement les rédactions qui les emploient demandant telle "une", classant les articles. Ce n'est peut-être pas sans rapport avec le malaise du secteur, pour lequel un sénateur présentait le 10 octobre un rapport titré "Presse quotidienne d'information : chronique d'une mort annoncée"  . La presse est en difficulté, et se fait racoleuse.. "La presse quotidienne d'information politique et générale traverse une période difficile marquée par la désaffection de son lectorat, la baisse continue de ses recettes publicitaires et le maintien de coûts de production élevés" selon le sénateur. Dans un élan d'enthousiasme sans doute, il va jusqu'à proposer de d'installer des points de vente dans les lycées...    

 

Mais la presse est-elle un produit comme un autre? Un journaliste doit-il parler de tout, sans égard à la moindre pudeur? Que nous importe , hormis pour des questions plus juridiques, liées au statut du chef de l'Etat, son divorce? Mais surtout, quelques lignes n'auraient-elles pas suffit? Et quels sont derrière tout cela les enjeux financiers, sachant qu'à présent les journaux sont détenus par des hommes d'affaire, dont le but est plus particulièrement financier.     De grâce, ne mélangeons pas les grands journaux d'information, et la presse "pipeul"! Cela ne la décrédibilisera que plus! Quant à savoir ce qu'attend le lectorat qui semble déserter la presse, difficile de répondre! Mais certainement pas de supporter des financiers  qui influeront sur la ligne éditoriale.

samedi 20 octobre 2007, a 14:41
Vers une talibanisation des évangélistes?

  Deux statuettes d'art sacré du XVIIème siècles ont été brûlées par un pasteur évangéliste à Sao Borja au Mexique. Ces statuettes en bois représentant un "christ mort" (définition provenant de la dépêche AFP) et "Saint Pierre" faisaient partie du patrimoine culturel brésilien, et en tant que telles, les brûler représente, toute proportion gardée, le même acte que de dynamiter des anciennes statues de Bouddha en Asie.  

 

Le pasteur s'en est défendu, expliquant qu'il ignorait qu'elles faisaient partie du patrimoine culturel, il a expliqué que cette pratique, brûler des statues de saints, visait à "promouvoir la libération spirituelle". Une famille les détenait depuis cinq génération, dans ce village qui est issu d'une ancienne "réduction" et les avait remises au pasteur Flavio Guimaraes da Silva Pereira, qui leur avait affirmé qu'il soignerait l'un d'eux, atteint d'un cancer, "à travers des prières". 

 

Or il n'existe plus que quelques dizaines de pièces d'art sacré dans cette ville fondée par des jésuites, toutes déclarées patrimoine historique du pays, dont 34 chez des particuliers, les quarante-huit autres se trouvent dans un musée, et pour une petite partie d'entre eux, dans l'Église catholique.   Les missions de Jésuites installées au Brésil formaient des petits villages, du nom de "réduction", dans lesquels les indiens guaranis s'organisaient. Le but était à la fois de les amener à la foi catholique, mais aussi de les intégrer à la vie civile, économique et politique. Les Indiens étaient aussi armés par les jésuites eux-même dans le but de les protéger des razzias d'esclaves, ce qui fut mal vu de certains colons.

 

 Dans les réductions, la peine de mort est abolie, les services publics sont libre,  s'y trouvent des hôpitaux et des dispensaires, les indiens sont instruits, et bien sûr s'y trouvaient des églises.  Dans ces réductions, l'économie est florissante, et les indiens guaranis sont très doués pour les sculptures et le travail du bois et fabriquent aussi des instruments de musique et des montres. Leur culture n'y est pas mise de côté pour autant, mais s'insère dans celle des réductions. De fait il s'agit bien d'une partie de l'Histoire du Brésil.  

 

Il serait surprenant que le pasteur ne sache pas que ces statuettes faisaient partie du patrimoine culturel, d'autant que le mouvement protestant s'est toujours montré hostile aux représentations religieuses, et dès le départ, ont démoli dans les églises, également en France, les statues qui s'y trouvaient. Sao Borja fait partie des sept missions créé par des jésuites en 1636, parmi les indiens guaranis.

jeudi 18 octobre 2007, a 22:59
Le président de HRW, spécialiste de la charia?

  C'est un étrange discours que tient le directeur de HRW, Ken Roth, devant la presse. En effet il déclare que c'est une "mauvaise connaissance" de la charia qui est responsable de violations des droits de l'Homme au Nigéria, évoquant une "compréhension simpliste " qui négligerait les droits fondamentaux des femmes, et des accusés.  

 

Il faut s'assurer dit-il "qu'il ne s'agisse pas d'une version simplifiée qui existe dans l'imaginaire de nombreux responsables et qui provoque de nombreuses injustices". Des jeunes filles de douze ou treize ans seraient mariées de force sous la charia et des femmes répudiées ou divorcées se verraient refuser la garde de leurs enfants. Partant le directeur évoque des discriminations contre les femmes...  

 

Certes, dans le Coran les femmes ont des droits, c'est indiscutable. Reste à être bon connaisseur de la charia, et l'on peut s'inquiéter de ce que le président de HRW les connaissent sur le bout des doigts, et les comprennent au point d'en approuver les rêgles, dans sa version raisonnée.

 

Les nigérians ont-ils le même point de vue que le président sur la chose, lui qui n'est pas musulman, à priori?   Au début du mois, un tribunal islamique a interdit une pièce satirique, qui ironisait la pratique de la charia.

jeudi 18 octobre 2007, a 21:45
Le prix Nobel de la paix, et ses détracteurs

  Le prix Nobel de la paix, attribué à Al gore ainsi qu'au Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), est de plus en plus décrié. On s'étonne dans un premier temps qu'un prix destiné à promouvoir la paix soit remis pour défense de l'environnement, et l'on conteste aussi la pertinence du documentaire comme la personnalité d'Al Gore.    

 

En effet Al Gore est "l'un des dix sénateurs démocrates à avoir voté pour la première guerre contre l'Irak en 1990. Il était le commandant en second d'une administration qui a envoyé des troupes en Somalie, en Haïti, et en Bosnie, qui a financé les escadrons de la mort en Colombie, bombardé l'Irak, l'Afghanistan et le Soudan, maintenu un blocus économique de l'Irak qui a causé la mort de 500 000 enfants irakiens, et ordonné des raids aériens dévastateurs contre la Serbie." selon le world socialist web site, ce qui n'en fait déjà pas un exemple pour ce qui est diffuser la paix dans le monde. Sur un site bien connu des internautes, un rédacteur tente de justifier l'attribution du prix nobel à travers la deuxième guerre en Irak, à laquelle Al Gore était opposé, en évoquant le pétrole comme cause principal des évènements, et y reliant l'écologie comme moteur principal de la paix...    

 

Et de fait, son engagement est aussi critiqué dans l'écologie. Claude Allègre notamment pour qui "la climatologie n'est pas une discipline, ça n'existe pas", et qui s'attaque au film de l'ancien candidat à la présidence US  "le nombre de conneries qui sont racontées dans le film d'Al Gore ! Ca c'est de la politique, c'est pour intervenir dans la politique américaine, c'est scandaleux!". Andreï Illarionov, ancien conseiller économique de Poutine, va jusqu'à parler du "pire choix de toute l'histoire", et emboitant le pas à Claude Allègre, affirme que "le prix Nobel est décerné pour la déformation et la falsification des connaissances sur l'environnement et pour un appel à un règlement, non pas pacifique, mais violent de problèmes inexistants".    

 

 Les plus malicieux ajouteront que la maison de Nashville d'Al Gore a consommé en 2006,  220 000kWh (ou 191 000kWh selon l'Associated Press), là où la moyenne aux Etats-Unis est de 11 000kWh par an , et de 15 600kWh à Nashville. Son entourage déclare en revanche qu'il s'agit d'une alimentation en énergie renouvelable.    

 

 Et on ne peut nier en effet que le réchauffement climatique existe, mais les causes sont discutées, notamment d'une manière historique. En France notamment la glace du Mont Blanc aurait avancé et reculé de manière régulière, à diverses époques, pendant lesquelles le climat évoluait de manière naturelle de périodes froides en périodes plus chaudes, et cela est retraçable depuis le moyen-age (voir Histoire humaine et comparée du climat, Emmanuel Le Roy Ladurie, Fayard, 2004), tandis qu'un documentaire disponible sur internet met en doute l'action du CO2 sur l'atmosphère (merci à Jiminix), attribuant entre autre le réchauffement au soleil.  

jeudi 18 octobre 2007, a 18:53
Sus au traité!

  Tandis qu'on s'accorde entre Etats à faire signer le nouveau traité européens par les assemblées nationales, des voix s'élèvent pour dénoncer un traité en tous points semblable au premier traité refusé en referendum par deux pays. les Etats essayent de repasser le traité par la petite porte avec pour argument que les soucis soulevés par le premier texte ont été levés. Quel soucis? Pour les rédacteurs du texte, il semble bien que ce soit, l'hymne européen, que peu de gens connaissent, très certainement, et le drapeau européen, selon un texte de courrier international.    

 

Joie qui montes et débordes,
Tu veux nos cœurs ? Les voilà.
Et nos âmes sont les cordes
Où ton archer passera.

 


   "Parle à mon cul, mon référendum est malade !" s'exclame un internaute, repris toujours par le courrier international. Cela pourrait aussi être le propos de Paul Marie Couteau, dans un article débat et opinion du figaro, qui rappelle que le "mini-traité" n'a de mini que le nom (plus de 250 pages) et que Valérie Giscard d'Estaing s'est lui-même plaint de "la lourdeur du remaquillage..." avant de rappeler en cinq points "que ce texte vise de nouveau à créer un superÉtat. " Tous les reproches fait au premier texte seraient toujours présents, aussi bien pour les plus souverainistes que pour les autres opposants, sur la souveraineté, sur les lois du marché intérieur, etc, etc... C'est donc bien un texte refusé que représente l'Union, et malgré ce refus, elle l'adoptera sans rien demander aux peuples européens. Valérie Giscard d'Estaing l'aurait qualifié textuellement de “changement cosmétique pour le faire avaler plus facilement“, ce qui témoigne bien de ce que les dirigeants savent ce qu'ils sont en train de faire, c'est à dire passer outre toute consultation populaire.    

 

Peuples des cités lointaines
Qui rayonnent chaque soir,
Sentez-vous votre âme pleine
D’un ardent et noble espoir ?
Luttez-vous pour la justice
L’esprit de fraternité ?
Ah ! Qu’un hymne retentisse de paix pour l’humanité.     

 

 L'Union Européenne défend les droits de l'Homme, et la démocratie, c'est même une condition sine qua non pour l'intégrer, mais pour des évènements aussi important qu'un nouveau traité, elle laisse de coté ses grandes résolutions. Elle décrète de loin, le peuple doit s'exécuter. Le texte de courrier internationnal émanne d'une personne ouverte à " une Union transnationale ", celui de Paul-Marie Couteau est un peu plus souverainiste, preuve s'il en est que le texte mécontente un électorat relativement large.  

 

Jean-Pierre Chevènement n'est pas en reste, et parle de coup d'Etat :

"Seul le peuple peut revenir sur un référendum populaire".  "Le président de la République n'a pas le droit d'interpréter seul la volonté du peuple français. C'est un véritable coup d'Etat!",  et de s'interroger "Le président de la République a-t-il le droit de faire ratifier par le Parlement un traité reprenant l'essentiel d'une Constitution qui a été rejetée par référendum par le peuple français?"

  

 

Je ne peux que m'associer à ces protestations, ne serait-ce que par principe.

jeudi 18 octobre 2007, a 17:46
Solidarité de moine

  Une lettre du président de la conférence monastique française a été adressée à l'ambassadeur de Birmanie, pour témoigner de l'émoi suscité chez les religieux français, en solidarité avec les moines birmans, mais aussi bien sûr avec la population birmane après la terrible répression des manifestions dans le pays.  La lettre rappelle que la devise de ces moines catholiques est PAX, et qu'elle est partagée avec beaucoup d'autres, mobilisant "le meilleur de tous les peuples et de toute notre humanité"...

 

"nous déplorons unanimement la violente répression mise en oeuvre pour enrayer le grand mouvement qui s’est déployé au sein même du peuple birman désireux de grandir en dignité humaine et en liberté véritable"   Se sentant proche des moines birmans, et considérant la place qu'ils ont pris dans le cours des évènements, proche aussi des personnes ayant souffert de la répression, les moines déclarent qu'ils feront un jour spécial de jeune et de prière  "en union avec tous ceux et celles qui pensent qu’il n’est d’avenir heureux pour la Birmanie et l’ensemble des Nations qu’au prix d’une Paix respectueuse des personnes, et en particulier des plus démunies".   La date retenue pour la journée de prière est le 27 octobre, 21 ans tout juste après que le pape Jean-Paul II ait réuni les plus grands responsables de toutes les religions pour une prière commune et pour manifester un attachement à la paix.  

 

La lettre (reproduite par le quotidien La Croix) a aussi été envoyé à des journaux et à des responsables politiques pour bien manifester la sollicitude des moines français envers le peuple birman, en bas, la signature "Dom Philippe Piron", le président de la conférence monastique française.   L'initiative pourra paraître anodine aux moins religieux, pourtant elle est d'importance, tout d'abord par sa rareté, mais aussi parce que le petit monde spirituel et religieux se déclare solidaire du peuple birman et de ses moines, dont l'initiative était elle aussi tout à fait inhabituelle.

jeudi 18 octobre 2007, a 17:02
Une nouvelle chaîne de télé pour bébé

  Depuis le 16 octobre, Canal Sat émet une nouvelle chaîne strictement réservé au tout petit de six mois à trois ans. Le concept provient des Etats-Unis, et se rapproche du programme déjà diffusé par TPS depuis deux ans. Aucune publicité ne sera diffusé sur le nouveau canal pour des raisons éthiques et un guide d'utilisation sera aussi proposé aux parents. Certes, les programmes seront préparés avec des pédopsychiatres, certes, on ne trouvera que des programmes d'éveil sur cette nouvelle chaîne, mais on peut aussi se demander si la simple vie, et l'attention de ses parents ne suffisent pas pour éveiller un enfant!   D'autant qu'objectivement, on ne peut savoir encore quel impact peut avoir un abus du poste de télé sur un tout jeune enfant. Espérons que les parents sauront rester raisonnable sur le temps passé derrière l'écran, et qu'ils n'en feront pas des télévores...

mercredi 17 octobre 2007, a 22:13
Des instincts cannibals...!

  Alejandra, 32 ans, mère de deux enfants a disparu, et sa famille s'inquiète. Présageant le pire, elle demande aux services de police d'intervenir et de se rendre chez son "ami" du moment, elle s'exécute et se rend chez l'homme d'une façon impromptue, découvrant les restes d' un morceau de viande, entre deux quartiers de citron vert. Des voisins avaient déclaré qu'un odeur fétide se dégageait, et en fouillant l'appartement la police découvre dans le placard le corps démembré de la jeune femme, sa jambe dans le réfrigérateur, un os dans une boite de céréale, et un bras, dans un bouillon sanguinolent. L'homme se jette par dessus son balcon et se blesse à la tête en heurtant une voiture.  

 

 Plus tard les analyses confirment que le reste de morceau de viande retrouvée chez l'homme était bien un morceau de viande humaine, on le soupçonne même d'avoir tué d'autres femmes, étranglées puis mutilées. Le personnage est complexe, il vit de son écriture, qu'il vend au coin de la rue, son dernier roman, inachevé, s'appelle "instincts cannibals", avec en couverture son visage, travesti du masque d'Hannibal Lecter, le personnage du "Silence des agneaux". Sur sa table de chevet trône "Les 120 journées de Sodome" du marquis de Sade. Une de ses anciennes fiancées racontent qu'il l'avait séduite avec ses poèmes, et qu'il était amateur de film pornographiques et zoophiles, et qu'en outre il pratiquait la sorcellerie. C'est aussi avec des roses et des poèmes qu'il avait séduit sa dernière conquête. Il est aussi consommateur d'alcool et de cocaïne, qu'il arrive à se payer grâce à la vente de ses écrits.  

 

Fiction? Non, l'homme s'appelle José Luis Calva, et vit au Mexique, il a quarante ans et son ambition est d'écrire des romans d'horreur. Après avoir été arrêté la semaine dernière, il sera jugé pour homicide, et encourt une peine de cinquante ans de prison. Comment en est-il venu à commettre ces crimes? Ses lectures, ses goûts audiovisuels? On ne peut nier que l'affaire semble tout droit sortie d'un mauvais film de série B... L'est-elle pour de bon?

mardi 16 octobre 2007, a 16:16
Le "Futalognkosaurus dukei"

  Il est haut de 12 à quinze mètres, long de 32 à 34 mètres, et devait peser huit tonnes, jamais ce dinosaure n'avait été découvert auparavant. Il a été mis à jour en Patagonie par une équipe de paléontologues argentins et brésiliens.

 

  C'est le troisième plus grand fossile de dinosaures jamais découvert dans le monde et le plus complet d'entre eux, puisque nous avons retrouvé 70% du squelette" affirme l'un d'entre eux.   Les chercheurs ont par ailleurs trouvé plus de 1000 fossiles depuis 2000 dans la même zone, de 400 m², près du lac articiel "Lago Barreales", en Patagonie Argentine: "Jusqu'à présent, on ne connaissait aucun dépôt du Crétacé Supérieur réunissant une telle diversité d'animaux rassemblés en un seul endroit".  

 

Le "Futalognkosaurus dukei" doit son nom à la langue des indiens Mapuche, et signifie "chef géant des sauriens", l'ajout de dukei pour l'entreprise privée Duke Energy Argentina, qui a financé la plus grande partie des fouilles.

mardi 16 octobre 2007, a 12:51
Un écolier du Zimbabwe, autorisé à garder des dread locks par la justice

  Un enfant de huit ans, portant des dread locks avait été exclu de son établissement scolaire au Zimbabwe en 2006, réintégré pendant le débat, jusqu'à ce que la cour suprême décide de sa réintégration définitive. ce sont ses "longues tresses" qui posaient problème à l'administration. Le règlement intérieur de l'établissement stipule en effet que "les élèves doivent avoir une coupe de cheveux correct en toute circonstance", mais la cour suprême a jugé que l'école ne pouvait interdire au jeune garçon d'aller en classe, et pas plus d'interférer dans son éducation, selon les réponses de son avocat à l'AFP.

 

   Le directeur mettait l'enfant en isolement et lui ordonnait de s'asseoir par terre pour le punir, l'accusant de défier le règlement intérieur. Cette décision de justice pourrait permettre aux autres écoliers de laisser leurs jeunes enfants se rendre à l'école avec cette coupe de cheveux, à condition bien sûr, que les parents soient d'accord. Ce n'est pas le premier cas au Zimbabwe, dans lequel les nattes rasta sont mises en cause: si un avocat a été autorisé à plaider avec ses locks, et un journaliste se faire photographier avec cette coiffure sur son passeport, trois membre de l'équipe de cricket nationale ont dû se faire couper les cheveux pour participer à la coupe du monde.  

 

 Les rastas portent originellement les cheveux longs en référence à l'ancien testament, au voeu de nazarite plus particulièrement, et notamment à l'histoire de Samson  . Le nom de ras tafari viendrait du prénom d'Hailé Sélassié, empereur d'Ethiopie de 1930 à 1974, dont l'ascendance remonterait aux rois biblique Samson et David, prénom qui signifie, selon wikipedia : "Ras Tafari de ras, tête (mais ici « leader, seigneur »), et Tafari, « Celui qui sera Craint »."   Traversé par les traditions biblique, le "mouvement" rasta est imprégné de ses références, à Babylone, par exemple, signifiant l'argent et le pouvoir dans la société moderne, et retraduit les personnages bibliques comme étant de couleur noire, à l'image de l'empereur éthiopien, mais si le "mouvement" revendique originellement des traditions diverses, il est aussi art de vivre pour certains, voire philosophie de vie.