Valérie Bègue gardera finalement sa couronne, suite à la réunion avec le comité Miss France "à condition d'aucune participation à des élections internationales". Des photos de la jeune femme avaient paru dans le magasine entrevue, un peu dénudée, mais surtout équivoques, selon Mme de Fontenay, qui avait demandé sa démission. "Je suis heureuse de conserver mon titre et je remercie tous ceux qui m'ont soutenue" a déclaré la Miss.
Seulement elle ne pourra pas participer aux élections de Miss Monde ou de Miss Univers, où elle sera certainement remplacée par... la deuxième dauphine, Vahinerii Requillart, ce qui représente donc bien une destitution, sans en être une. L'honneur est sauf des deux cotés, mais la poire est bien tranchée.Selon Mme de Fontenay, les photos choquent, et continuent à choquer, et ne sont en rien innocentes: elles ne correspondent pas à l'image de Miss France, mais elle aurait cédé aux arguments du directeur de TF1 qui a fait diffuser l'élection, lequel a rappelé que le public avait voté, sans savoir que les photos existaient.
Si cette proposition a été acceptée des deux cotés, c'est certainement que le règlement imposait de fait une démission, ainsi que Mme de Fontenay l'avait déclaré: "Le règlement Miss France est très clair: les miss certifient par écrit n'avoir jamais posé pour des photos ou des tenues équivoques". Mais le soutien du public, de la Réunion, de l'évêque de l'île, des élus réunionnais, du ministre de l'Outremer et jusqu'au présentateur Nikos, ont pu amener le comité à laisser la jeune femme garder son titre, uniquement à l'intérieur des frontières françaises toutefois.
La Miss France 2008, qui le restera finalement sans l'être, a déclaré qu'elle reverserait les dommages et intérêts des actions judiciaires qu'elle mènera à deux associations: "Vaincre la mucoviscidose" et "la lutte contre le cancer du sein". Par cet annonce en revanche, elle ressemble bien à ce qu'une Miss France doit représenter.
Quoi qu'on puisse penser des photos, et il existe des partisans des deux cotés, pour dire que ce n'est pas bien méchant, puisqu'elle n'est pas nue, ou pour dénoncer l'aspect indécent, et provocateur, sur la croix ou dans le léchage de "laitage", l'on peut croire que cette jeune femme ne s'est pas rendue compte de ce que de telles photos pouvaient provoquer devant le comité. Lorsqu'elle affirme se sentir "trahie" après la diffusion de ces photos, prises trois ans auparavant, l'on peut croire qu'elle le pense vraiment. C'est donc bien le photographe qui est plus particulièrement responsable.
Le magasine entrevue aurait très tôt recherché des photos dénudées de la jeune femme, selon le site de la marque Pardon!, qui affirme avoir été contacté très vite après l'élection par le magasine, et qui organise une pétition, pour que la Miss France rentre dans l'intégralité des fonctions que lui donnait son titre. Mais ce sera sûrement peine perdue: en effet, les photos restant équivoques, son titre était clairement menacé, dès lors qu'elles existent.
C'est à une véritable bataille rangée qu'a donné lieu le nettoyage de l'Eglise de la Nativité de Bethléem, alors que les festivités de Noël viennent tout juste de finir, et que celles des orthodoxes vont commencer: deux rangées de prêtres se sont affrontés, d'un coté des membres de l'Eglise apostolique arménienne, et de l'autre des prêtres de l'Eglise grecque orthodoxe.
L'Eglise est en effet gérée conjointement par des catholiques, qui fêtent Noël le 25 décembre, et par les Arméniens et les orthodoxes grecs qui ne le fêtent que le 7 janvier. Les horaires de prière, et l'espace compris dans l'Eglise, sont strictement délimités. Après les premières festivités, les prètres de rite orthodoxe grec et les prêtres Arméniens s'occupent traditionnellement de nettoyer les sols, les murs et les chevrons, sur des parties qui sont bien attribuées à l'avance, mais selon le maire, des orthodoxes voulaient nettoyer la partie arménienne, ce qui a entamer cette véritable bagarre.
La police a du intervenir pour séparer les belligérants, qui se sont empoignés un quart d'heure durant , à coups de balais, mais aussi de...barres de fer, en hurlant dans un chaos indescriptible selon la dépèche AFP, tandis que d'autres sources parlent d'une simple bousculade, vite interrompue par les services de police, avec pour résultat cinq prêtres et deux policiers blessés, ou plus sobrement, quatre blessés légers au visage. Un cordon séparant les deux zones aurait alors été installé.
Il n'en reste pas moins étrange de s'attraper ainsi à la presque veille de fêter Noël, qui reste une fête pour la paix, durant laquelle il s'agit de se réjouir, de préférence ensemble, concernant les chrétiens, de la venue du Messie sur terre.
Les dés semblent jetés concernant la miss France 2008, Valérie Bègue, dont la couronne sera remise en cause par le comité ce vendredi, et qui selon certains bruits de couloirs, devrait échoir à Miss Nouvelle-Calédonie, malgré les mobilisation des Réunionnais, le soutien des politiciens de l'île, ainsi que celui de l'évêque. Mais la jeune femme ne souhaite pas s'en tenir à cela, et son avocat a déjà demandé l'interdiction de diffusion du magasine "entrevue" à la Réunion, puisqu'il doit paraître sur l'île vendredi également.
"Il est avéré que les photos de Valérie Bègue publiées dans ce magazine ont une origine frauduleuse" a déclaré à l'AFP l'avocat de Valérie Bègue, Me Iqbal Akhoun, expliquant que sa cliente n'a en aucun cas donné son aval pour la diffusion des photos, évoquant "l'atteinte au droit à l'image et à l'intimité de la vie privée", et assignant en conséquence, et le magasine "entrevue, et les sociétés ARDP et NMPP, dans une plainte au pénal pour vol, recel et atteinte à l'intimité de la vie privée.
Il faut dire que ces photos ont provoqués un certain remous autour de la jeune femme depuis leur diffusion, avec les déclarations de Mme de Fontenay, disant de Miss France, qu'elle "a vraiment une tête de cochonne", au sujet de la photo la montrant en train de lécher un "laitage", offusqué également de la photo la montrant sur une croix, en bikini, et demandant sa démission immédiate, conformément au règlement: "Le règlement Miss France est très clair: les miss certifient par écrit n'avoir jamais posé pour des photos ou des tenues équivoques" a-t-elle expliqué.
Si l'affaire de la miss devrait être porté devant le tribunal, ainsi que l'a réclamé l'avocat de la jeune femme, il sera aussi tranché lors d'une réunion entre tous les intéressés, Valérie Bègue et Mme de Fontenay comprises. On notera également, que malgré la proposition de la marque de vêtement "Pardon!", pour laquelle les photos ont originellement été prises, de défendre à travers son avocat, Me Collard, la jeune femme, à titre gracieux, celle-ci a préféré prendre un avocat à titre personnel.
Les Réunionnais sont pourtant toujours très mobilisé autour de leur miss, qui fut accueilli en héroïne dès son retour dans l'île,et après une manifestation, qui avait réuni 300 personnes, une pétition circule, qui regrouperait près de 22000 signatures, lancée par le site Pardon!, allié habitué à la provocation, et qui ne sera pas forcément le meilleur soutien dans une affaire de ce genre...
Concernant la peut-être prochaine nouvelle Miss, Vahinerii Requillart, le comité serait déjà en train, selon certaines rumeurs, de rechercher si des photos équivoques n'auraient pas été prises d'elle, redoutant une nouvelle surprise.
Il est en ce moment en Egypte, à Louxor, dans un hôtel luxueux. C'est le jet privé de la compagnie de Vincent boloré qui y a emmené, tout comme à Maltes au lendemain de son élection, Nicolas Sarkozy, main dans la main avec Carla Bruni. Accueilli comme il se doit pour un hôte de marque étranger par Sami Farag, qui dirige le conseil local de la ville de Louxor pour les antiquités et suivi par les journalistes, le couple semblait dit-on mal à l'aise, bien qu'il soit fortement médiatisé depuis le passage à Dysneyland, il y a un peu moins de deux semaines.
Le voyage officiel de Nicolas Sarkozy devrait commencer seulement lundi, par une rencontre avec son homologue Hosni Moubarak et en conséquence, jusqu'à ce jour, l'Elysée comme l'ambassade se refusent à communiquer sur ce qui est décrit comme une "visite privée". "Privée"? Certes, si tant est que "privée" veut dire suivi par les journalistes du monde entier, si "privée" veut dire que l'on peut se promener lorsqu'on est président français au bras d'un top model en plein jour à Disneyland, et dans la foule, s'ilvousplait, tout en revendiquant de rester dans l'ombre.
Il y avait pourtant d'autres métiers que la politique pour rester dans l'ombre, de ces métiers où l'on travaille dur, et sans aucune reconnaissance, de ses métiers où l'on subit fortement la baisse du pouvoir d'achat, et où la seule alternative serait de travailler plus pour gagner plus, mais juste un petit peu plus. Il existe des métiers dans lesquels les responsabilités sont limitées, et dans lesquels on peut se permettre de se donner l'air détaché. Mais il est vrai que ce n'est pas aussi séduisant que la vie de star, avec ses paillettes et ses ors, ses jolies filles, ses voyages en yacht, ses invitations du monde du "show busness", et les beaux Hôtels.
Notre président se rend-il compte qu'il est chef d'Etat justement? Invité au Vatican pour se voir remettre une distinction honorifique, dans laquelle il représente le pays, il se comporte comme s'il visitait n'importe qui, bien à l'aise , à la manière d'un parvenu, qui ne concevrait pas qu'il convient de savoir se tenir dans une réception de cet ordre: celui-là aurait à l'époque de Louis XIV beaucoup fait jaser, et surtout beaucoup rire, comme le bourgeois gentilhomme de Molière, mais autre temps, autre moeurs:
Autres moeurs que celles d'un président qui va paradant avec à son bras un top model, pour se plaindre après d'être suivi comme une "star", autres moeurs qu'un président qui emmène pour voir le pape , Guy Gilbert, personnage attachant s'il en est, et qui avait toute sa place, mais qui par son attitude vaguement marginale, méritait d'être accompagné d'une autre sommité du monde catholique français, un humoriste français, Jean-Maarie Bigard, qui pour être lui aussi attachant, et sincèrement pieux, n'en méritait pas moins d'être lui aussi accompagné, au moins par des ministres. Mais las, plutôt que des ministres et des sommités intellectuelles, c'est plutôt la mère de Carla Bruni qui les accompagnait, représentation pour le moins curieuse, que d'emmener la mère de sa maîtresse attitrée voir la pape! Et pour comble, on n'y respecte pas même le protocole ...
Si l'on parle de "pipeulisation" de la politique, ce n'est pas pour rien: de la soirée au fouquet's, en passant par le séjour en yacht, les embrassades avec des "stars", les maisons luxueuses pour les vacances aux "US", les pique-nique entre présidents, avec hot-dog et tarte aux myrtilles, le divorce rendu public, la top model qu'on exhibe ostentatoirement, on ne peut que déplorer l'attitude du chef de la nation. Un président se doit dans le cadre de sa fonction de se comporter comme... un chef d'Etat... et pas comme une "star". Il est l'élu du peuple, et non pas l'idole des jeunes.
Les affaires sont traitées, c'est un fait, mais d'une façon qui ne semble pas toujours être la plus démocratique , pour ce qui concerne le traité européen dit "simplifié", mais qui ressemble presque en tout à l'ancien traité constitutionnel, lequel passera malgré le vote par référendum des Français, par le vote de l'Assemblée, et avec une coupe de champagne, très certainement, à la santé de ses braves citoyens français, si compréhensifs...
On croirait lire le scénario d'un mauvais "sit-com" pour adolescent, et pourtant, ce serait la réalité: après la diffusion des photos de Laure Manaudou nue, dans des positions pour le moins osées sur une sex-tape, Luca Marin, l'ancien petit ami de la nageuse, aurait avoué à un proche être à l'origine de l'envoi des clichés à la presse, par complice interposée.
C'est à travers la rivale de Laure Manaudou que les photos auraient transité: c'est Fédérica Pellegrini qui les aurait mises en ligne. Elle avait posé au bras de Luca Marin devant des paparazzi et avait aussi déclaré par le passé à une radio italienne « Elle est venue en Italie pour se rapprocher de Luca. En attendant, elle s'entraîne à Turin, alors que moi je nage à Vérone avec son fiancé tous les jours. »....« je suis célibataire et suis très intéressée par un de mes compagnons de l'équipe nationale mais ne peux pas dire son nom, car il est déjà presque fiancé ».
Luca Marin avait dans un premier temps déclaré n'être pour rien dans ces diffusions de photos, et s'était même dit attristé "J'ai vu avec une grande douleur ces photos et l'on m'a dit qu'un site français affirmait qu'elles avaient été mises en ligne par moi ou avec mon consentement. Tout ceci n'a pas de sens. Je n'ai rien à voir avec tout cela”. Il aurait pourtant bien confié les photos à Fédérica Pellegrini sur le coup de la colère après la dispute durant laquelle il se serait vu remettre la bague de fiançailles qu'il avait offerte. Il aurait ajouté le regretter aujourd'hui, mais... le mal est fait.
Ce serait donc un amant éconduit et une rivale amoureuse, en même temps que professionnelle qui seraient à l'origine de ce coup bas, qui par-delà l'atteinte à la vie privée, est aussi un handicap psychologique dans le parcours de la championne, qui a terminée une saison un peu moins bien qu'à l'accoutumée. Le scénario dans une sit-com serait déjà de mauvais goût, dans la réalité il est inqualifiable. Impossible pourtant de censurer internet, ainsi que le suggérait l'avocat de Laure Manaudou sans le dénaturer totalement. Une plainte a été lancée contre le nageur transalpin.
Jusqu'ici le doute était permis concernant le nageur italien, en effet les photos auraient été, selon certaines rédactions, proposées il y a un an. On peut aussi s'étonner de ce que Laure Manaudou n'ait pas su aussitôt d'où venaient ces clichés. Dans tous les cas, la bassesse de cette attaque personnelle, et son contexte, sont plus que détestable.
Ce serait presque officiel: la miss France 2008 sera déchu de son titre, en raison du scandale causé par la publication de photos en petite tenue dans le journal entrevue, malgré les protestations des Réunionais, qui ont manifesté leur soutien ce matin à Saint-Denis de la Réunion et sera en conséquence remplacée par la deuxième Dauphine, Vahinerii Requillart, qui n'est autre que Miss Nouvelle-Calédonie selon le journal Le Parisien/Aujourd'hui de ce dimanche.
Miss France 2004, qui avait posé nue pour un magasine de charme, avait quant à elle été suspendue pour six mois uniquement, et c'est certainement le caractère plus explicite des photos de Valérie Bègue qui sont la cause de son éviction, photos qui ont été prises pour la marque de vètement, Pardon!, qui semble spécialisé dans la provocation, et dont le sigle est un petit diable, qui tend son chapeau en montrant ses cornes. Le site de la marque assure toutefois n'être pas à l'origine de la diffusion des photos de celle qui fut une de ses "miss Pardon".
Le site fait également savoir "officiellement que Maître Collard défendra les intérêts de la marque dans cette affaire et assurera également la défense de Valérie Bègue - Miss France 2008 - si elle le souhaite et ce aux frais de Pardon! Création". " Pardon!" qui a déjà eu des démêlés judiciaire avec l'évêque de l'île a mis également en ligne une pétition en faveur de Valérie Bègue, qui dans le même temps avait reçu le soutien inattendue de l'évêque, qui considère que "Valérie est une victime qui a besoin de soutien. Je n'ai pas à lui pardonner, elle ne m'a pas offensé", et qui ne souhaite pas servir d'excuse à son éviction, tout en dénonçant une photo "choquante pour la foi des chrétiens". Il se déclare par ailleurs tout autant offusqué par "Le défilé des miss en petite tenue avec des ailes d'ange utilise le même clavier de langage avec la perversion d'un symbole religieux".
L'évêque aurait par ailleurs gagné un procès par le passé face à la marque de vêtement suite à la commercialisation d'un string à l'effigie de la vierge Marie. Une culotte est visible sur le site, avec au devant une icône de Marie tenant son coeur couronné, et derrière il est écrit "Si vous saviez combien je vous aime, vous pleureriez de joie". Mme de Fontenay, avait déclaré que la Miss France "a une tête de cochonne", et que ses amis catholique s'était offusqués, notamment "Monseigneur Di Falco est outré. Je ne me vois pas me la trimballer toute l'année dans mes campagnes" sur Europe 1, concernant plus particulièrement la photo avec un crucifix dans une piscine.
Si la nouvelle est bien juste, ce sera une grande déception pour les Réunionais, qui avaient accueilli la Miss comme une vraie princesse lors de son retour sur l'île, et qui manifestent leur soutien par de nombreux commentaires appelant à la démission de Mme de Fontenay, ou par d'autres actions, dans les blogs.
"Vous me demandez ce que je pense de mes livres ? Infiniment plus de bien et infiniment plus de mal que vous" écrivait Julien Gracq, grand écrivain français peu connu du grand public, mais qui restera certainement comme l'un des plus grands du vingtième siècle, après sa mort ce samedi à Angers, à l'âge de 97 ans. Il avait refusé un prix Goncourt en 1951 pour son ouvrage, "Le rivage des Syrtes" et s'était tenu toute sa vie à l'écart du monde littéraire dont il avait dénoncé le fonctionnement très tôt.
Julien Gracq "pour la sonorité", de son vrai nom Louis Poirier, n'est pas aussi connu qu'un de ces écrivains dits moderne, et dont les audaces se limitent le plus souvent à l'usage des mots les plus grossiers: ceux-là franchissent allégrement les frontières, vers des pays où l'aspect ordurier de l'ouvrage enchante des habitants pour qui la France est un pays décadent depuis des siècles, à l'image de l'opinion des personnages d'Oscar Wilde et dont la culture à la dérive resterait une distraction un peu bourgeoise et pseudo-intellectuelle, avec ce besoin d'être "in". Cela c'est aussi le reflet de la culture telle qu'elle tend à se montrer de plus en plus en France. "Il n'y a personne parmi mes confrères, si je publie un nouveau livre, dont je convoiterais secrètement de connaître le jugement: constat ingrat pour moi, un peu désolant pour l'époque", confiait-il dans un entretien.
Mais Julien Gracq était poutant lu dans le monde entier, et reconnu pour la qualité de son oeuvre. Il ne s'est que peu exprimé dans des entretiens, et encore moins auprès des caméras de télévision. Dans un livre qui regroupe les rares entretiens qu'il a tout de même donné, il s'en explique: "On demande aujourd'hui à l'homme d'État d'être constamment en prise, en état de dialogue familier et immédiat avec les citoyens. On le demande aussi à l'écrivain avec son public, alors que son travail essentiel est d'écrire des livres – de qualité si possible – et non de « causer dans le poste », de parader sur les estrades télévisuelles, ou de discuter de ses livres avec les bambins des classes élémentaires. Cela n'a pas grand sens, ni grande portée, et on a le droit de s'en abstenir."
Sur le site de son éditeur, on peut lire dans sa biographie "Le pensionnat marque l'enfance de Julien Gracq. Il fréquente d'abord un lycée de Nantes, le célèbre lycée Henri IV à Paris puis l'École Normale Supérieure et l'École libre des Sciences Politiques. Agrégé d'histoire, Julien Gracq débute sa double activité en 1937. D'une part il entreprend son premier livre, Au château d'Argol, et de l'autre, il commence à enseigner, successivement aux lycées de Quimper, Nantes, Amiens, et se stabilise au lycée Claude-Bernard à Paris à partir de 1947, jusqu'à sa retraite en 1970." ainsi que retrouver la liste de ses 18 ouvrages.
Après son premier livre, publié à compte d'auteur, qui passe inaperçu avec uniquement 150 lecteurs, mais non des moindres, puisque parmi eux se trouvait notamment André Breton auquel l'ouvrage était adressé, Il était toujours resté fidèle à son éditeur, José Corti, dont il appréciait le travail à l'ancienne, et n'avait jamais fait paraître ces livres en "poche", non pas qu'il fut contre par principe, mais dans le doute que ce format puisse lui apporter de nouveaux lecteurs. Pour lire un livre de Julien Gracq, il convient donc, hormis pour l'édition de la Pléïade, ainsi que cela se faisait autrefois, de s'équiper d'un coupe-papier, afin d'en détacher les pages: cela apporte au moins l'avantage de se savoir le premier à l'ouvrir.
Si Julien Gracq avait refusé le prix Goncourt, il avait aussi refusé la Légion d'honneur, l'Accadémie Française, ainsi que les hommages insistants de François Mitterand, et était retourné vivre paisiblement à St Florent-le-Vieil, son village natal, sur les bords de la Loire. Si les éditions de ses livres sont toujours limitées, il avait eu le privilège d'être édité de son vivant dans la collection La Pleïade, et jouissait dans le monde des lettres d'un grand prestige international, avec également des ouvrages savants sur son oeuvre, traduits dans plusieurs langues.
C'est après un malaise à son domicile que l'écrivain avait été hospitalisé en début de semaine au CHU d'Angers, dans lequel il s'est éteint, ce samedi.
On lira aussi avec intéret "Un Balcon en Anjou", par Jérome Garcin, dans le Nouvel Observateur
Chaque jour apporte décidément son lot de photos dites "trash". Alors que ces derniers jours, Laure Manaudou a fait parler d'elle à travers des photos plutôt osées, c'est au tour de la toute nouvelle miss France 2008, Valérie Bègue, de retrouver des photos d'elle dans les magasines, en petite tenue, à travers la parution dans le journal "entrevue" de cette semaine, d'une série de clichés plus vulgaires qu'érotiques.
Pourtant il y a une vraie différence entre les photos de Laure Manaudou et de Valérie Bègue. Celles de Laure Manaudou sont les photos d'une jeune femme en couple, qui se dénude dans l'intimité. Si les photos sont osées, elles étaient destinées à rester dans un cadre purement privé, avant d'être dévoilées au public par une personne indélicate.
Dans le cas de Valérie Bègue, il s'agit d'une jeune femme qui pose avec complaisance devant un objectif, et si elle ne dévoile rien, ou presque rien de son anatomie, il se dégage une vulgarité inattendue d'une belle jeune femme, qui semblait un rien naïve, comme le sont les miss en général. Les premières photos nous montre le dessin des tétons sous un maillot mouillé, c'est un peu érotique, mais pas bien méchant, le lecteur moderne en a vu bien d'autres!
Mais la suite laisse un peu perplexe: renversant un liquide blanc d'une boite de conserve sur laquelle se trouve un dessin figurant un petit diable, sur un support qu'on croirait être une pierre, elle lèche la substance blanche avec un regard salace, et vulgaire, tandis que plus loin elle se trouve en bikini dans la position du christ sur la croix, croix qui flotte dans une piscine. La position est parfaitement voulue et tout à fait similaire à celle du christ en croix.
Tout cela ne serait rien, hormis une provocation anti-chrétienne devenue presque classique, si la miss France n'était pas censée développer certaines valeurs, ce que jusqu'ici elle a fait, en se déclarant comme une représentante de la "diversité ethnique". Ce n'est en effet pas pour rien que les miss tiennent des discours lénifiants sur la nécessité d'aider l'espèce humaine... Mais si l'image de la miss France doit se représenter ainsi, l'on peut se demander si elle est bien à sa place, car ce type de dessin un peu satanique garde un sens précis.
Geneviève de Fontenay ne s'y est pas trompée en déclarant tout simplement que Miss France "a vraiment une tête de cochonne", en réclamant sa démission et en déclarant , que tous ses amis catholiques lui ont téléphoné dit-elle, "Monseigneur Di Falco est outré. Je ne me vois pas me la trimballer toute l'année dans mes campagnes."
Sera-t-elle suspendue pour six mois, comme le fut la miss 2004 qui avait posé nue dans le magasine Play boy? Ces photos, dont l'érotisme n'évoque ni l'art photographique, ni l'art tout court, sont tout simplement grotesques et vulgaires. Leur seul intérêt se limite au personnage qui pose, et qui se trouve représenter dans le monde, la beauté... française! Geneviève de Fontenay ne s'y trompe pas en demandant sa démission.
Selon la miss, les photos auraient trois ans, et elle se dit trahie: elle n'aurait pas été payée pour ses photos, qui n'auraient pas été destinées à paraître, elle déclare hésiter à démissionner. Le discours est pourtant contradictoire: les photos auraient été prises à l'occasion d'une publicité pour une marque de vêtement, mais pas destinées à paraître? La Réunion, qui l'a accueilli en héroïne, se désole de cette aventure, "Ce n'est pas juste, elle représentait si bien la Réunion" déclare une mère de famille sur RFO télé.
Pourtant, si la miss déclare assumer une erreur de jeunesse, elle n'en sera certainement pas moins contrainte à démissionner. Ce qu'elle assume est bien trop lourd pour l'image qu'elle est censée représenter. Et on ne gagne pas un concours de miss Europe, ou de miss Univers, avec des images salaces et vulgaires, voire "sataniques", à peine dignes de figurer dans un magazine de charme...
La nouvelle s'est répandue comme une traînée de poudre: des photos et une vidéo de Laure Manaudou nue seraient en diffusion sur internet. L'avocat a rapidement demandé à ce que toute photo suggestive de sa cliente soit ôtée des sites internet, et la presse s'en est fait l'écho, diffusant par là-même la nouvelle. Il semblerait toutefois que les clichés soient en ligne depuis près de quatre mois, ce qui rend l'arrêt définitif de leur diffusion illusoire: elle pourra toujours se faire d'un courriel à l'autre.
Ces photos auraient déjà été proposées à la presse à l'été 2006, selon le journal Aujourd'hui en France, mais avaient été refusées. Il va de soi qu'après cette nouvelle, dont la rumeur s'est d'heure en heure amplifiée, le moteur de recherche google ait enregistré 10 fois plus de demandes concernant Laure Manaudou, et ce en 24 heures, depuis dimanche soir.
Dans un premier temps la presse était restée discrète, et puis l'information s'est vite révélée incontournable, d'autant plus que les journaux italiens ont diffusé avec complaisance, et la nouvelle, et les photos. D'aucun y voit une tentative de déstabilisation de la championne française, qui, cela se conçoit, digère mal cette intrusion dans sa vie intime, et qui intervient à quelques mois des JO de Pékin.
Luca Marin, très récent petit ami de la nageuse, vers qui les soupçons se sont aussitôt portés, les images ne pouvant avoir été prises que dans une situation particulièrement intime, assure n'être pas à l'origine de ces photos dans la presse, et de fait puisqu'elles sont plus anciennes, cela parait tout à fait plausible, malgré leur séparation récente: en effet selon l'avocat il s'agirait d'une vengeance numérique. Il allait toutefois de soi que les blogs reprendraient la nouvelle, malheureusement: un titre associant un nom de femme bien connue, avec des mots évocateurs tels que "sex tape" ou "à poil" ou encore "porno" ou "nue", cela vous re-dynamise l'audience d'un blog... même lorsque celui-ci se fait le champion de la demoiselle en détresse.
Quelle image ressortira de la championne de natation? Jusqu'ici autour de la nageuse, les photos avaient un air de romantisme un peu adolescent, avec les petits signes amoureux envers son petit ami, des "je t'aime" griffonés au crayon sur la paume de la main, et perçus par les caméras indiscrètes. L'on ne peut toutefois que déplorer ce geste peu élégant envers une jeune femme.
Il est fort. Il est très fort ce Sarkozy ! Après avoir vécu la pire semaine depuis le début de son quinquennat grâce à la visite de son ami Kadhafi, le président de la République a trouvé la parade pour que les Français changent de sujet de conversation dans les bistrots : Sa nouvelle meuf ! (...)
Oh la plèbe ! Arrêtez un peu de geindre avec votre pouvoir d'achat, regardez donc votre souverain qui, pour Noël, vous fait l'honneur de vous présenter sa dernière conquête. Et attention, c'est pas n'importe quoi, c'est pas du bas de gamme ! La traîtresse Cécilia peut aller se rhabiller ! Nico tape dans le top-model. Du canon certifié, de la bombasse niveau Ligue des Champions. ..
Le frère de Rachida Dati, Omar Dati , 37 ans, écope pour huit mois de prison ferme au tribunal, de Chalons, pour traffic de drogue, ce qui est plus que la demande du parquet, qui réclamait sept mois ferme. Omar Dati qui n'était pas présent, a fait demander par l'intermédiaire de son avocat, à ce que la peine soit aménagée avec la pose d'un bracelet électronique. Déjà condamné par le passé pour trafic d"héroïne, à quatre mois avec sursis, il est condamné cette fois-ci pour trafic de cannabis, ce qui en deux ans lui aurait rapporté près de 6000 euros.
L'information n'aurait aucune importance, s'il ne s'agissait pas du frère du garde des sceaux, garde des sceaux qui a aussi valeur de symbole du fait de ses origines, et qui a fait adopter une loi sur la récidive. Un premier frère de Rachida Dati, Jamel Dati, avait déjà été jugé pour des faits similaires, et encourt une peine d'un an de prison ferme. La fratrie se compose de douze enfants, Rachida Dati en étant l'aînée. L'on pourrait noter que dans ces décisions de justice, ces peines semblent représenter ce qui se fait habituellement en la matière, seulement il existe d'autres cas, autrement moins conséquents, qui par le passé n'ont pas bénéficié d'un jugement aussi favorable pour une simple consommation de cannabis, autrement plus bénigne que le trafic. Notre justice est-elle trop clémente pour le trafic de drogue?
Ce qui peut surprendre dans le cas de Rachida Dati, c'est l'absence de remise en cause: en effet il reste peu honorable pour un garde des sceaux, chargé de réformer la justice, d'avoir des membres de sa famille sur les bancs des accusés, et il eut été honorable de proposer une démission: à ce niveau de responsabilité, cela se fait. Ce cas est à rapprocher de celui de Rama Yade, qui en tant que secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, émet une critique du gouvernement auquel elle appartient lors de la visite du colonel Kadhafi, "La France n'est pas un paillasson" a-t-elle dit, exprimant une opinion de la France qui serait bienvenue, si par ailleurs cet attachement ne se démentissait pas à d'autres occasions. Il eut été de bon goût, plutôt que de se rétracter ensuite, pour défendre cette visite, de démissionner tout simplement, pour montrer son désaccord, et la fermeté de ses principes: le secrétaire d'Etat en serait sorti grandi.
Mais lorsqu'un président se fait élire sur le pouvoir d'achat, et encourage les salariés à travailler plus, passe une soirée au Fouquet's dès le soir de son élection, prend la mer dans la foulée à bord d'un yacht au luxe tapageur, s'augmente considérablement, reçoit en grande pompe un ancien-terrorriste notoire, qui ne dénonce que du bout des lèvres les agissements des groupes terroristes à Alger, ou s'affiche dans des parcs d'attraction avec un top model, il n'est pas étonnant que les symboles plus profonds de la fonction gouvernementale échappent aux membres du gouvernements eux-même...
Le blog risque de tourner encore un peu au ralenti dans les jours qui viennent pour cause de fête, entre autre, mais aussi en l'attente d'une paire de lunette... Grosse fatigue en effet derrière l'ordinateur...!
Luminita Solcan, la meurtrière de frère Roger, 37 ans, a bénéficié d'un non lieu psychiatrique, selon l'AFP, informée elle-même par le tribunal de grande instance de Macon. Elle avait assassiné le frère Roger en 2005, durant la prière du soir, qui réunissait 2500 jeunes. Selon le procureur, elle "n'était pas consciente au moment de ses actes et (qu') elle souffrait d'une altération totale de ses facultés mentales".
C'est à l'âge de 25 ans, en 1940, que le frère Roger a pris la décision de venir en France, de Genève, et c'est en bicyclette qu'il est allé jusqu'à Taizé, où séduit par l'accueil des habitants, il décide de s'installer. Au début de la guerre, avec soeur Geneviève, il accueille des réfugiés juifs, puis rentre en Suisse en 1942 avant de revenir deux années plus tard, en 1944, pour aider à présent les prisonniers de guerre allemands.
Est-ce d'avoir vécu cette époque de la guerre, que le frère Roger était aussi soucieux d''oecuménisme? " Dans ma jeunesse, j'étais étonné de voir des chrétiens qui, tout en se référant à un Dieu d'amour, perdaient tant d'énergie à justifier des oppositions. Et je me disais : pour communiquer le Christ, y a-t-il réalité plus transparente qu'une vie donnée, où jour après jour la réconciliation s'accomplit dans le concret ? Alors j'ai pensé qu'il était essentiel de créer une Communauté avec des hommes décidés à donner toute leur vie et qui cherchent à se réconcilier toujours."
A la communauté de Taizé, fondé par le frère Roger, qui est protestant, se joignent au fil du temps des frères catholiques et de diverses tendances évangéliques, issus de différentes nations (aujourd'hui plus de trente), qui vivent tous par leur travail, et qui léguent leurs héritages personnels aux plus nécessiteux, la communauté n'acceptant aucun don pour elle-même. Les jeunes de nombreux pays et de toutes tendances chrétiennes (des orthodoxes s'y rendent nombreux) ont rapidement été séduits, et si le but n'était pas d'abord de les attirer, il devint rapidement évident qu'il fallait les accueillir au sein de la communauté pour des séjours, ce qui se fait aujourd'hui.
C'est au cours de la prière du soir, qui réunissait 2500 jeunes, priants les yeux fermés, en ce 16 aout 2005, dans une salle que n'éclairaient que les bougies des fidèles, que Luminita Solcan s'est glissé parmi les rangs, pour aller égorger le frère Roger. " La femme qui l'a agressé a réussi à s'introduire au milieu du chœur des Frères, elle s'est avancée vers lui, mais on ne l'a pas vue, car on était de dos, on a entendu le cri, on s'est retourné, c'était déjà fait " a déclaré le frère Emile, porte parole de la communauté, à l'AFP.
Les propos de la meurtrière semblent bien indiquer une défaillance psychologique, "Elle a commencé par dénoncer un prétendu complot franc-maçon puis de parler de pédophilie de la part de certains prêtres avant - et c'est la dernière version - de dire et redire que l'IRA, l'armée républicaine irlandaise, était à l'origine de l'assassinat, reconnaissant avoir tenu le couteau mais n'avoir jamais porté, elle, le coup mortel sur Frère Roger", a détaillé son avocat, rapporte une dépèche AFP.
En conséquence, c'est un centre spécialisé à Dijon qui accueillera cette femme, sous contrainte et en longue durée, son état psychiatrique étant toujours jugé dangereux.
La communauté de Taizé est toujours bien vivante, et continue à accueillir des jeunes du monde entier, pour de courts séjours. Elle sera présente aux rencontres de Genève, en fin d'année.
Le frère Roger, qui avait toujours prôné la réconciliation, avait déclaré en présence de Jean-Paul II, dans la basilique Saint-Pierre de Rome: "J'ai trouvé ma propre identité de chrétien en réconciliant en moi-même la foi de mes origines avec le mystère de la foi catholique, sans rupture de communion avec quiconque."
Le père d'Anne-Lorraine, la jeune femme retrouvée dans le RER D, poignardée de trente coups de couteau, s'est exprimé sur le journal La Croix, le 10 décembre. Tout en revenant sur les faits, il déclare qu'il souhaite apporter son soutien aux associations de victimes, et que les délinquants sexuels devraient rester en prison.
Le texte s'appelle, "Au nom d'Anne-Lorraine, ma fille". Pierre Schmitt s'y exprime en tant que père et citoyen, mais aussi en tant que chrétien, réfutant tout sentiment de révolte contre la société ou contre Dieu, disant que l'idée de faire justice lui-même ne lui a traversé l'esprit que brièvement, puis plus du tout. C'est la justice qui pour lui a été déficiente. La famille a été largement soutenue par la suite, avec de nombreux témoignages de soutien, et de nombreux bénévoles se sont relayés autour de la famille et lors des obsèques de la jeune femme, pour des chaînes de prière.
Au delà du réconfort qui a été apporté à cette famille, le père déclare avoir été heurté par certains messages sur internet mêlant des connotations racistes au drame, ou une polémique sur l'attitude du gouvernement. Il y aurait par ailleurs déjà eu des déclarations en ce sens e sa part, les responsables politiques auraient aussitôt réagi et soutenuent la famille qui ne demandait qu'une chose: faire tranquillement son deuil. Le sujet avait déjà été soulevé par Koz, qui déplorait que par delà le drame, il soit fait mention de la personnalité de l'assassin, et le rappel de son origine, ce qui bien sûr, n'a rien à voir avec le sujet en soi.
C'est sans fausse nuance que le père de la jeune femme déclare n'avoir aucune haine envers l'assassin de sa fille, même s'il n'en est pas encore au stade du pardon. Il se consacrera désormais à la lutte contre les récidives des délinquants sexuels: "Je pense que les délinquants sexuels doivent rester en prison" dit-il, avant de déclarer qu'il lui semble que la première affaire de l'assassin de sa fille, qui était récidiviste, avait été traitée à la légère. Il semblerait que l'avocat qui était intervenue pour la première victime soit du même avis, en déclarant il y a peu, "Les faits avaient été banalisés". C'est en effet ce qui peut donner un sens à la terrible conclusion du trajet en RER D d'Anne-Lorraine, le 25 novembre dernier: que de tels faits ne se reproduisent pas.
Tandis ce que tous les pays du monde, à travers l'ONU se penchent sur la guerre au Soudan, et que des soldats seront bientôt envoyés pour mettre fin à la guerre, la grande presse n'évoque que peu le problème de l'esclavage qui en découle. Deux milions de personnes ont été déplacés selon un rapport de l'ONU et quelques 200 000 sont mortes.
Il suffit de chercher un peu sur un moteur de recherche pour découvrir la réalité de l'esclavage au Soudan. Celui-ci aurait commencé avec l'arrivée des conquérants arabes au VIIIème siècle, et s'est perpétué depuis. Durant les razzias dans les villages, les femmes sont violées, les hommes tués, tandis que les jeunes enfants sont mis en esclavage, et emmenés avec les femmes pour être vendus ou offerts en cadeau. Ces esclaves n'ont absolument aucun droit et sont parfois maltraités d'une façon abominable, à l'image de cet esclave, razzié à l'age de 7 ans, et qui fut crucifié par son "maître" pour être allé prier dans une église en cachette et avoir la veille perdu un chameau, étant pasteur d'un troupeau, ou de cet enfant si régulièrement battu qu'il failli y perdre la vie, avant qu'une association ne lui vienne en aide, ou cette autre exemple d'un jeune esclave, puni, et attaché derrière des chevaux lancés au galop. Ce sont les tribus noires, chrétiennes et animistes qui font les frais de cet ôdieux trafic, qui dure depuis des siècles.
Le livre de Mende Nazer fort connu dans le monde anglo-saxon décrit sa mise en esclavage, les viols qu'elle a dû subir, alors que des milices "arabes" massacrent les habitants de son village sous ses yeux, à seulement douze ans, forcée de vivre durant sept ans en tant qu'esclave domestique, d'abord d'une famille aisée, dormant sur le sol dans un réduit étroit et ne se nourrissant que des restes. Au quotidien les insultes racistes pleuvent, et elle est régulièrement menacée de mort, avant d'être cédée à la femme d'un diplomate soudanais à Londres, six ans plus tard, chez lequel la situation perdure: 20 heures de travail quotidien, interdiction de parler à qui que ce soit. Son calvaire ne prendra fin qu'avec sa fuite. Francis Bock, autre ancien esclave, et auteur également d'un livre, décrit son enlèvement à l'age de sept ans, sa vie d'esclave dormant avec les animaux, mangeant les restes. Alors qu'il demandait un jour pourquoi il devait dormir avec les bêtes, il lui fut répondu qu'il est un animal. Il fut esclave dix ans durant, avant de réussir à s'enfuir.
Des associations ont tenté de sauver des esclaves, notamment en les rachetant. L'une d'elles évoquait un jour le tarif pour acquérir un esclave: une ou deux chèvres... Mais les esclaves sont parfois vendus bien plus cher, et les associations ont pu faire appel à des mécènes, notamment aux Etats-Unis pour sauver un maximum d'esclaves avant de cesser ces pratiques: en achetant des esclaves (manifestement pour 50€), non seulement elles alimentaient le trafic, mais cela donnait lieu à des abus, des faux esclaves ayant été utilisés par leur patron, affirmant après leur libération avoir subit des viols, des violences parmi d'autres humiliations, pour ceux qui n'étaient pas tout simplement volontaire et liés au trafiquant.
Bien sûr cette guerre est plus large et comprend des enjeux en rapport avec les matières premières telles que le pétrole ou l'eau. Nous ne pouvons cependant ignorer la souffrance de ces esclaves, car tout cela se passe aujourd'hui, peut-être en ce moment même, des hommes sont massacrés, des femmes violées et des enfants exploités. Que pouvons nous faire? Si nous sommes informés, et si nous sommes capable de faire pression sur les gouvernements, pour ne pas tolérer sans rien dire, dans notre petit confort, que plus au sud des gens soient massacrés dans l'indifférence totale des autres hommes...
Il y a presque cent ans naissait Stéphane Grappelli, le 28 janvier 1908. Il sera certainement fété comme il se doit, mais en attendant, rien en nous empèche de nous régaler de cette excellente vidéo, dans laquelle on retrouve Stéphane Grappelli bien sûr, mais aussi Django Reinhardt.
En voyage en Italie, le Dalaï Lama s'est déclaré favorable à ce que son successeur puisse être une femme, en effet a-t-il expliqué, "les femmes et les hommes ont le même droit dans le bouddhisme", ce qui serait malgré tout une première dans la tradition. Le Dalaï Lama, qui initialement devait rencontrer le pape, a vu sa visite annulée par le Vatican, et aucune rencontre n'est prévue avec les représentants du gouvernement de Romano Prodi, ce qui n'empêche pas la Chine d'être mécontente du voyage.
Le Dalaï Lama, qui avait déclaré il y a peu que son successeur pourrait être désigné avant son décès, pour perpétuer la "tradition du Dalaï Lama", compte tenu de ce que la Chine s'est arrogé le droit de valider les décisions des lamas, qui désignent traditionnellement après enquête le successeur, a déclaré lors de son voyage à Milan, que le futur Dalaï Lama pourrait tout aussi bien être une femme, car "Si une femme se révèle plus utile, le Lama pourrait très bien se réincarner sous cette forme". Sa visite en Italie n'aura rien de politique, afin d'éviter les tensions dans le pays avec la Chine qui avait déjà protesté lors de ses précedents voyages en Allemagne, ou encore aux Etats-Unis, si ce n'est une rencontre avec les députés italiens à Rome, à la mi-décembre. Le Vatican, selon certains observateurs, devraient l'ordination rendue plus facile d'un nouvel évêque de l'Eglise officielle (avec l'autorisation du Vatican), en Chine à cette annulation. L'Eglise est en froid depuis longtemps avec la chine, qui admet mal qu'un organisme religieux puisse revendiquer une autorité externe à son gouvernement, aussi le pays compte-t-il une Eglise officielle, et une église clandestine.
La souverain Tibétain, en exil depuis 1959, demande à la Chine une autonomie réduite, ce que Pékin refuse catégoriquement. Le Dalaï Lama, qui s'est déclaré en pleine forme pour ses 72 ans, sait qu'inéluctablement sa succession viendra, et que la Chine pourrait en profiter pour se doter d'un Dalaï Lama plus favorable à ses intérets.
Elle était venu témoigner au procès en septembre, par visioconférence, seul son visage était apparu, un visage agréable, un visage épargné par le feu dans l'attaque du bus où 62% de son corps avait été atteint, brûlé au 2ème et 3ème degré. Mama Galledou disait à l'attention des assaillants du bus « Pourquoi n'avez-vous pas attendu que tout le monde soit sorti du bus pour mettre le feu ? », « Pourquoi m'avez-vous laissée brûler ? », « A quoi pensiez-vous lorsque vous vous êtes enfuis ? » devant des jeunes gens muets, "Ils ont la tête dure comme des murs de prison." dira devant leur attitude renfrognée l'avocat du conducteur du bus. Et puis ce mercredi, l'un des accusés a parlé, et décrit le rôle de chacun... c'est lui tenait le chiffon qui a enflammé le bus...
Le père de l'un des accusés avait été lui-même choqué par l'attitude de son fils, expliquant « Depuis qu'il est en prison, il a beaucoup changé. Même à moi, lorsque je vais le voir au parloir, il ne me dit rien. Il s'est refermé sur lui-même. » comme pour expliquer cette attitude incompréhensible, muette devant le drame vécu par la jeune femme. La mère de Mama Galledou s'était exprimée auprès de la mère d'un des accusés, pour qu'il dise ce qu'il savait et une des mères avait donné un