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Le blog de Blaise
jeudi 31 janvier 2008, a 21:27
Il court, il court le Sarkozy...

C'était finalement prévisible. Le président de la République subit selon les institut de sondage, un recul d'opinion positive vertigineux et dans chaque nouvelle enquête, il se retrouve sous la barre des cinquante pourcent d'appréciation. En chute libre, selon le Parisien  et aussi impopulaire que Chirac lors des grèves de 1995  selon le Monde. Ce ne pourrait être que le début et il pourrait descendre encore plus bas, les Français ayant déjà exprimé leur mécontentement à l'occasion de la dernière enquête sur leur pouvoir d'achat, un pessimisme qu'on ne retrouve, parait-il, aussi profond que cela seulement des années en arrière.
 
Seulement cela ne constitue pas le seul reproche qui est fait au chef de l'Etat. Les Français lui reprocheraient aussi son style et le déballage trop régulier de sa vie privée, notamment concernant sa nouvelle conquête, Carla Bruni. Bien sûr, le président s'en était certainement rendu compte en filant tout droit en banlieue faire la leçon aux "jeunes" des quartiers, demandant à l'un d'eux de se lever tôt le matin pour aller travailler, visitant les commissariats comme autrefois lorsqu'il était ministre de l'intérieur, et s'agitant pour tout dire, dans les régions, comme peu de temps auparavant il le faisait pour ses vacances en galante compagnie. Mais rien n'y fait.
 
Même les discours de Nicolas Sarkozy, fort bien écrits, développant des valeurs auxquels la majorité adhère ne lui sont d'aucun secours, les images étant plus parlantes que les mots. Et celles qui restent pour le moment, certainement pour longtemps, sont celles d'un chef d'Etat qui augmente ces revenus (revenus qui ne seraient en réalité pas plus élevés que pour les autres présidents), enfile des costumes sur mesure que la plupart des Français ne sauraient acquérir, un homme souriant et bronzé, qui parle d'effort aux travailleurs en prenant pour lui du bon temps, tandis que se débattent les français dans une situation économique morose.
 
Le président qui avait fort bien communiqué et qui avait su se donner l'image d'un homme laborieux avant son élection, rend à présent celle d'un homme léger et mondain, comme une star "pipeule", qui fuit les caméras lors de ses déplacements en se plaignant des journalistes, comme une star "pipeule", et qui lorsqu'il se déplace auprès du "bon peuple", perd finalement toute sa crédibilité et dénature son discours : on ne peut râler sur le pouvoir d'achat en donnant l'impression de se vautrer dans un luxe tapageur, sans y perdre des plumes.
 
Mais les Français sont gens si capricieux! Ils le sont tellement qu'ils seraient capable encore, de prendre en compte leur désamour du président, pour les élections municipales...

lundi 28 janvier 2008, a 22:38
La lèpre et son traitement

Ce dimanche 27 janvier, dans toute la France des bénévoles ont fait la quête pour l'ordre de Maltes, à l'occasion de la 55ème journée mondiale des lépreux. Institué par Raoul Follereau, cette journée est aussi une occasion de faire le point sur cette maladie, qui touche une personne toutes les trois minutes dans le monde. Mais si toutes les maladies sont terribles, celle-là a une particularité: elle se soigne très bien pour peu que l'on s'y prenne à temps et son traitement n'est pas onéreux. Et cependant, pour chacun de ceux qui ne sont soignés que tardivement, cela peut constituer un handicap à vie.
 
C'est par les voies respiratoires que la maladie se transmet, par une simple bacille à évolution lente avec une incubation qui peut durer dix à vingt ans. La dépêche AFP qui le relate précise bien que la maladie est peu contagieuse, puisque 90% des personnes en contact avec la maladie ne la développent pas. Une polychimiothérapie associant trois antibiotiques permet de la soigner très efficacement en l'espace de six mois à un an, mais ne saurait malheureusement réparer les lésions que la maladie provoque, sur la peau, les nerfs, ou sur les membres, des membres qu'il faut parfois amputer.
 

Dans certains territoires, les paysans dans leurs champs s'aperçoivent bien de tâaches sur leur peau, ce qui constitue le premier symptôme, mais sans y prêter suffisamment d'attention, ce qui permet à la maladie de se développer. Lorsqu'il est trop tard en plus de la souffrance, la maladie se voit et le lépreux peut subir le rejet des autres, mais aussi se trouver en impossibilité de trouver un travail. Un témoignage très émouvant d'une jeune malgache sur le site de l'association Raoul follereau: «A 12 ans, j'ai vu les premières tâches sur mon corps. Malgré le recours à un guérisseur, mes mains et mes pieds commençaient à être rongés. A 16 ans, rendu insupportable par le désespoir, je fus mis à l'écart du village. C'est alors qu'un camarade, ancien lépreux, me parla d'un traitement. Je l'obtins d'un dispensaire après deux jours de marche à pied. Aujourd'hui, rien ne pourra me rendre mes doigts, mais je suis guéri.»

 

Le coût du traitement ? Pour six euros un enfant peut se soigner six mois durant, mais les sommes peuvent augmenter avec les besoins des malades pris en charge dans un délai trop long. Durant la journée mondiale des lépreux, l'objectif est de réunir justement des fonds pour les soins, mais aussi pour la réinsertion sociale, pour appareiller les malades handicapés ainsi que pour la recherche contre la maladie. Parmi les cas recensés dans le monde, l'association précise que "Parmi eux, plus de 20 000 enfants, soit 1 toutes les 30 minutes..." sont atteint de la maladie.

 

L'ordre de Maltes agit aussi, de la même façon que la Fondation Raoul Follereau , pour l'insertion des malades, pour le dépistage et plus généralement pour leur redonner leur dignité et les aider à s'insérer "normalement" dans la société. Que le lecteur me permette de parler un peu de mon expérience. Au cours d'un voyage en Inde, j'ai pu rencontrer des lépreux, dont l'âge moyen se situait aux alentours de 10 ans. Leurs visages étaient abimés par la maladie et les extrémités de leurs membres aussi. Leur avenir, même s'ils sont soignés, est amputé également. Pour des sommes aussi dérisoires qui servent à soigner, chaque euro est le bienvenu. Il est possible de faire des dons aux associations, en cliquant sur les liens dans le texte. Toutes les précisions quant à leur activité y sont décrites.

samedi 26 janvier 2008, a 00:57
Pater Noster

La question se pose pour les traductions du Notre-Père: reprennent-elles avec justesse la profondeur de la prière initiale? Le Notre-Père a une importance particulière: c'est la seule prière que Jésus ait laissée. Traduite dans de multiple langues, elle ne rend fatalement ni exactement  la subtilité ni la profondeur qu'elle avait dans la langue dans laquelle elle a été prononcée initialement. D'autant que les textes sont traduits puis retraduits.
 
Alors qu'un jour j'en parlais avec un ami très catholique, il m'exprimait ses doutes quant au passage qui évoque le "pain quotidien". Il lui semblait absurde de parler de pain à tout heure du jour ou de la nuit, et cette prière pour lui ne trouvait tout son sens qu'à l'heure de manger, précisément, alors que le sens est aussi tout autre, et bien plus profond. C'était un brave homme pourtant que cet ami, mais il n'avait pas bien compris le sens de la prière que chaque dimanche au moins il récitait, sans avoir toujours reçu les bonnes explications.
 
D'ailleurs, pourquoi ne pas le dire? La prière, retraduite actuellement en français perd toute sa force, et ne retranscrit que faiblement la prière initiale, dans l'usage habituel. Il n'y a que la sincérité avec laquelle elle est prononcée qui rattrape les choses, mais malheureusement, le sens est perdu, sans une connaissance un peu plus approfondie, notamment de l'ancien testament. La question n'est que rarement soulevée, et elle est presque gênante, à travers les questions en cours, entre la prière en latin ou en langue vernaculaire.
 
Le texte de l'abbé Pellabeuf y trouve donc tout son sens. L'abbé m'a permis de le copier ici, et bien entendu, j'encourage tout un chacun, à aller visiter son blog Pageliasse , pour de nombreuses raisons: il est d'abord fort bien écrit, mais aussi très profond sur diverses questions. Et puis il sent le vécu, et l'homme de foi, qui l'évoque simplement.
 
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Pater Noster
 

Le problème principal soulevé par la traduction liturgique officielle du Pater en français réside dans la phrase : " Ne nous soumets pas à la tentation. " Il s'agit de rendre " Et ne nos inducas in tentationem. " Tout va donc se jouer sur le sens des mots " tentatio " et " inducere ". La prière du Seigneur a fait l'objet d'une étude extrêmement approfondie de l'abbé Jean Carmignac dont il faudrait tenir compte : c'est son très beau petit livre " A l'écoute du Notre Père " que nous suivons essentiellement ici.

" Tentatio " a deux sens en dépendance l'un de l'autre, mais finalement assez différents et on ne peut pas résoudre la difficulté sans les distinguer. Le premier sens est " épreuve ", le second est " incitation au mal ". Signalons le commentaire complet de Guillaume Durand de Mende (Le sens spirituel de la liturgie, réédité en 2003 - voir chapitre XLVIII, paragraphe 8).

Une épreuve signifie une occasion de prouver ou de manifester quelque chose. Ainsi une épreuve sportive permet aux champions de prouver leur force et leur adresse ; on parle des épreuves d'un examen comme d'une occasion de manifester les connaissances et l'intelligence des élèves. Les graves peines ou difficultés de la vie sont appelées épreuves car elles permettent de révèler les qualités de l'âme de ceux qui les subissent. Par rapport à Dieu, une épreuve est une occasion de manifester son amour en résistant au mal qui en est le refus.

Ainsi Jésus éprouve Saint Pierre : " M'aimes-tu ? " Et toutes les épreuves auxquelles Il permet que nous soyons confrontés sont des variantes de cette question. On fait remarquer que Job en ce sens est éprouvé par Dieu. En fait il faut voir que ce n'est pas Dieu qui tente, mais qui permet l'épreuve. Si l'on invoque le livre de Job dans la présente discussion, on doit toujours se souvenir que la présentation de la tentation y est dépendante de l'espèce de dramaturgie initiale de ce livre : Satan s'y invite à la réunion des Anges et le Seigneur lui adresse la parole. Cette scène n'a pas d'autre fondement théologique que d'introduire le reste de l'action. Mais de soi, seule une lecture fondamentaliste de l'Ecriture Sainte permettrait d'imaginer comme vraisemblable une présence de Satan dans l'assemblée des Anges, d'où il a été exclu, et un dialogue avec Dieu, qu'il abhorre.

Dans ce premier sens du mot " tentatio ", donc, bien que Dieu permette l'épreuve, il ne la provoque pas directement. Bien au contraire, tout en laissant se développer les causes secondes selon leur cours normal, il intervient pour nous aider à triompher des difficultés. Il ne sert de rien, par conséquent, de demander à Notre Père du Ciel de ne pas nous soumettre à l'épreuve. C'est comme Lui demander de nous exempter de porter notre croix à sa suite, Lui demander de ne plus nous compter parmi ses disciples et ses frères et ses soeurs.

Reste le sens le plus courant en français contemporain du mot tentation : il s'agit d'une incitation au mal. Il suffit pour s'en persuader de voir l'usage de ce mot dans les publicités. Ces appels aux instincts de base montrent bien le sens immédiat des expressions qu'ils utilisent. La tentation est ainsi perçue comme une incitation à s'attacher totalement à un objet créé, selon un désir qu'on tente de nous inculquer. On rejoint donc la définition même du péché, qui est attachement désordonné à la créature au détriment de la perception de la bonté intrinsèque de celle-ci, simple reflet de la bonté infinie du Créateur.

C'est pourquoi beaucoup ressentent la phrase " Ne nous soumets pas à la tentation " comme un blasphème, et à des degrés divers selon les personnes, ce sentiment se rencontre dans toutes les couches de la population des fidèles. C'est comme si un enfant demandait à son Père de ne pas le jeter par la fenêtre : quand bien même un père de la terre pourrait faire du mal à son enfant en parfaite connaissance de cause et en toute responsabilité, comment imaginer que Notre Père du Ciel puisse être dans une telle disposition qu'on doive lui demander de ne pas y donner libre cours ?

Il faut à présent examiner le mot " inducere ". " Ducere " signifie " conduire ", " dux " se traduit par " guide ". Le préfixe " in " ajoute l'idée d'un mouvement vers l'intérieur. Par conséquent " inducere " peut se traduire par " conduire dans ", ce qui est synonyme de " faire entrer ". Le sens est celui d'un causatif. Le causatif est une forme verbale qui exprime qu'on cause une action. Par exemple, quand on fait construire une maison, on ne la construit pas soi-même, mais on est la cause de ce que la maison est construite.

Remarquons qu'à cette espèce de causatif qu'on pourrait dire actif, s'ajoute une autre espèce, celle du causatif qu'on peut dire passif. Ainsi quand on laisse construire une maison, on n'est pas directement cause de la construction ; simplement on ne fait rien pour s'opposer à la cause de la construction. En tout cas, que le causatif soit actif ou passif, on a besoin en français, la plupart du temps, d'un auxiliaire, faire ou laisser, pour l'exprimer.

Mais les choses se compliquent encore un peu si l'on considère que dans le Pater on a affaire à un causatif négatif. En effet, " ne pas faire construire " est très différent de " faire ne pas construire ". Dans le premier cas, on est indifférent à la construction ; dans le second cas, on y est opposé. La même remarque peut être faite pour les causatifs passifs. Tout le problème est de savoir si la négation porte sur l'auxiliaire ou le verbe d'action lui-même.

Car si, en français, on a recours à un auxiliaire pour exprimer la cause, il existe de nombreuses langues où le causatif est marqué non par un auxiliaire, mais par une forme particulière du verbe d'action. C'est le cas dans les langues bantoues par exemple. (Voir aussi annexe sur le Pater en langue bantoue.) C'est le cas aussi dans les langues sémitiques, araméen ou hébreux, dans lesquelles Jésus a enseigné sa prière à ses disciples. Par conséquent il est impossible de traduire convenablement en français cette demande du Pater sans avoir déterminé si la négation doit porter sur l'auxiliaire ou sur le verbe d'action. Les auditeurs du Christ, étant de langue sémitique, étaient habitués dans ces cas à faire les transpositions nécessaires d'après le contexte. Et c'est le contexte de la foi des disciples de Jésus, celle de l'Eglise, qui permet de trancher.

Les tout premiers traducteurs du Pater en grec faisaient naturellement cette transposition, mais pas ceux à qui était destinés la traduction. D'où sans doute la mise au point de Saint Jacques, dés le début de son épître (I,13) : " Que personne ne dise : ‘Je suis tenté par Dieu.' " Cette phrase s'explique dans le contexte du Notre Père. Très tôt l'Eglise apostolique a eu des groupes de fidèles parlant grec et a traduit pour eux l'oraison dominicale. Mais le grec, pas plus que le latin ou le français, ne connaît de forme causative sans auxiliaire. Il est fort probable que c'est dans la logique d'une traduction hâtive du Pater que certains fidèles hellénisants ont pu imaginer que Dieu nous soumet à la tentation. Toujours est-il que Dieu ne nous tente pas, dans le sens d'une incitation au mal, et qu'il est au moins incongru de Lui demander de ne pas le faire.

Ajoutons que " inducas " n'est pas à proprement parler un impératif, mais un subjonctif, ce qui est beaucoup moins abrupt. Si on avait voulu en latin une forme impérative, cela aurait donné " noli inducere nos ", littéralement : " ne veux pas nous faire entrer ". La forme au subjonctif est respectueuse de la majesté divine, et peut se rendre par : " Puisses-tu ne pas nous faire entrer en tentation ".

Enfin, le mot inducere ne peut en aucun cas se traduire par soumettre. Ajoutons que c'est le propre d'une langue liturgique que de mettre entre l'orant et le texte une distance telle que celui-ci peut prendre une valeur particulière. Tandis que dans une langue utilisée aussi pour les autres usages quotidiens, cette distanciation n'est guère possible, d'où le malaise perceptible chez un grand nombre de fidèles de tous âges et de toutes conditions à propos de la traduction de ce passage.

Il est regrettable qu'au siècle où les progrès de l'exégèse ont permis de résoudre l'énigme de cette demande on en ait fait une formulation si dommageable. Et il est pour le moins surprenant que malgré les demandes instantes et répétées il ait été impossible d'en obtenir la modification, ni même d'entrer sérieusement en discussion. Maintenir le formulation actuelle serait du fondamentalisme et de l'obscurantisme. Le principe de la " veritas latina ", énoncé plus haut, impose une rectification. Comme d'ailleurs celui du recours au texte originel en cas de doute, même s'il s'agit ici d'une rétroversion supposée, car on a fait appel dans le raisonnement non à une conjecture, mais à un fait massif : l'existence d'une forme de causatif dans l'une et l'autre des langues dans lesquelles Notre Seigneur a exprimé sa prière.

 

D'autres questions surgissent à la lecture du texte officiel liturgique. Elles sont moins importantes que ce qui précède, mais en raison du caractère fondamental de l'oraison dominicale, il faut aussi les évoquer.

Il y a tout d'abord l'emploi du mot " vienne " pour traduire " adveniat " : on oublie purement et simplement le préfixe " ad ". Par le cours inévitable du temps, le retour du Christ et son règne viennent, se rapprochent. Il est inutile d'en faire l'objet d'une demande spéciale. Ce que Jésus nous fait demander à son Père, c'est de hâter le jour de son retour. Nous devons demander comme une grâce non pas que le temps suive son cours, mais que le temps soit abrégé. Par son étymologie, le mot retenu traditionnellement, " arrive " - qui évoque " toucher à la rive " - mérite d'être rétabli, si l'on ne trouve rien de plus précis.

" Fiat " serait peut-être mieux rendu par " se fasse " plutôt que par " soit faite ". Cependant le mot latin permet les deux interprétations. Toutefois on peut préférer une expression qui laisse toute sa part à l'initiative de Dieu, si vraiment une nuance d'activisme humain était perçue à bon droit dans " soit faite ".

" Aujourd'hui " signifie " en ce jour ", en sorte que le texte officiel semble pléonastique : " donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour " ne rend pas le difficile " épiousios " grec; " jusqu'à demain " serait plus satisfaisant. Le pain que nous demandons n'est pas le pain " de ce jour ", mais, et la nuance est importante, le pain de chaque jour. Il y a une allusion à la manne : chaque famille des Hébreux en ramassait le matin devant sa tente durant les quarante ans au désert, et quelle que soit la quantité récoltée, il y en avait suffisamment pour la journée, sans plus. Cette réminiscence implique une mesure dont Dieu a l'initiative, là encore, Lui qui sait mieux que nous ce qu'il convient de Lui demander. Et cette mesure se prend en Dieu infini. Le Pain Vivant est en personne le Verbe de Dieu fait chair : quand Jésus annonce qu'il donnera sa chair en nourriture, c'est dans le contexte d'une discussion sur le miracle de la manne. Les auteurs insistent pour que le mot " quotidien " soit perçu comme pouvant indiquer une ouverture à la nourriture de l'âme, la nourriture surnaturelle.

" Pardonne-nous nos offenses " pourrait être avantageusement remplacé par " remets-nous nos dettes ", afin de mieux respecter ce que le latin rend de saveur évangélique. Cependant la version traditionnelle a admis l'usage maintenu dans le texte officiel liturgique et peut-être serait-il imprudent de ne pas le conserver. En revanche, le " aussi " n'est pas bien placé. " Comme nous pardonnons aussi à ceux qui... " semble indiquer que nous pardonnons d'abord à ceux qui ne nous offensent pas !... La particule " aussi ", qui existe dans le grec (et dans l'hébreu) sous-jacent ne peut se rattacher qu'au sujet : " comme nous aussi, nous pardonnons... " En latin, le " et " précède " nos " et il convient de dire " comme nous aussi nous pardonnons (ou : remettons) " et non pas " comme nous pardonnons aussi ".

 

Pour conclure, voici la traduction très nette et rigoureuse du " Pater noster " proposée, indépendamment du texte latin, par M. l'abbé Jean Carmignac :

" Notre Père des Cieux, que, sur la Terre comme au ciel, Ton Nom soit glorifié, Ton Règne arrive, Ta Volonté soit faite. Donne-nous aujourd'hui notre pain jusqu'à demain. Acquitte-nous de nos dettes comme, nous aussi, nous avons acquitté nos débiteurs. Garde-nous de consentir à la tentation, mais écarte-nous du démon. "

 

On retrouvera le texte initial sur ce lien, avec une annexe pour la langue bantoue.

vendredi 25 janvier 2008, a 22:58
La sécurité sociale est elle encore obligatoire?

Avant de parvenir au lecteur, à l'auditeur ou au (télé-)spectateur, l'information est nécessairement filtrée. Ce n'est pas forcément qu'elle est cachée, mais dans la multitude d'informations qui passent chaque jour, il faut bien faire un tri, et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord la presse s'adresse à des consommateurs aussi, et l'état actuel de la presse écrite, largement subventionnée par l'Etat, ne lui permet sans doute pas trop de distraction... Pourtant dans certains cas, sur des sujets qui touchent chacun d'entre nous, l'on peut s'étonner qu'aucune radio, et qu'aucun journal ou presque ne rapportent l'information.
 
C'est sans aucun doute le cas pour la théorique abolition du monopole de la sécurité sociale, qui aurait pu se faire, suite aux textes de l'Union européenne. A ce titre la question du député Jean-Marc Roubaut laisse à penser. Cela fait quelques années que l'information a paru, et bien sûr nous en avions été informés, mais jamais vraiment complètement, l'impossibilité manifeste de faire son choix, et le caractère obligatoire de la sécurité sociale rendaient l'information farfelue. Pour autant alors qu'un jour j'avais rendez-vous dans la sécurité sociale gérant ma commune, la conseillère l'a évoquée devant moi, prédisant un vibrant avenir aux assurances après la disparition de son établissement. Mais ce ne serait pas pour tout de suite... 
 
Le député Jean-Marc Roubaut a donc déposé une question à l'Assemblée Nationale au mois d'octobre 2007, question qui n'a toujours pas reçu de réponse. Pourtant la question est claire: dans son texte il demande pourquoi certaines directives européennes relatives à l'abolition du monopole des assurances de santé ne sont pas appliquées en France après la condamnation du pays à la demande de diverses associations. Pourquoi le monopole de la sécurité sociale est-il toujours en cours?
 
Laissons parler le député, à travers sa question: "M. Jean-Marc Roubaud appelle l'attention de Mme la ministre de l'économie, des finances et de l'emploi sur les difficultés liées à l'applicabilité des directives européennes sur l'assurance aux régimes obligatoires de sécurité sociale.(...) les articles (...)du code de la sécurité sociale et (...) du code de la Mutualité autorisent les sociétés d'assurance, les institutions de prévoyance et les mutuelles à pratiquer les opérations d'assurance branche entière à condition de bénéficier d'un agrément administratif à cet effet. Il est donc établi que toute personne résidant en France a le droit de s'assurer pour l'ensemble des risques sociaux ainsi qu'en libre prestation des services auprès de sociétés d'assurance européennes bénéficiant d'un agrément dans leur pays d'établissement.(...) le Conseil d'État a apporté une preuve supplémentaire de l'applicabilité des directives européennes sur l'assurance aux régimes obligatoires de sécurité sociale. Le Conseil d'État a en effet ordonné aux pouvoirs publics de cesser de subventionner la Mutualité fonction publique au motif que « les dispositions contestées ont pour effet de créer une différence de traitement entre des personnes et des organismes placés dans la même situation ». Le monopole dont disposait la Mutualité fonction publique a été abrogé par les directives communautaires (...) complètement transposées dans le droit français par les lois (...) du 17 juillet 2001. (...) [Le gouvernement français] n'a transposé les directives (...)qu'au terme de sept années de procédures initiées, sur plainte de citoyens et d'organisations françaises, par la Commission européenne et qui se sont traduites par la condamnation, le 16 décembre 1999, de la République française par la Cour de justice des Communautés européennes pour n'avoir pas appliqué ni transposé complètement lesdites directives. Depuis, la France a transposé complètement ces directives, mais elle continue de ne pas vouloir les appliquer au mépris des lois nationales et de ses engagements communautaires.
 
Pour être plus clair, des citoyens français ont déjà pris la liberté de s'assurer auprès d'autres assureurs que l'officiel, c'est à dire la sécurité sociale, ce qui leur coûte moins cher... un temps, car après toutes les démarches juridiques qu'ils doivent mener ils sont rapidement perdants, malgré le droit, et malgré les lois qui devraient en théorie les autoriser à effectuer ce type de démarche. La question est pourtant primordiale. La sécurité sociale étant en permanence déficitaire, et coûtant de plus en plus cher à tout salarié, sur les prélèvements obligatoires, dans la feuille de paye. Les remboursements sont remis en compte régulièrement par l'Etat, et tout le monde sait que la facture rejaillie sur toutes les générations.
 
Cela ne parait pas évident au salarié moyen, qui a l'habitude de régler la facture sur sa feuille de paye dans la différence entre le brut et le net... Pourtant la facture est particulièrement salée, et le même salarié n'est pas forcément mieux assuré que dans le privée. Ce serait même le contraire selon les personnes qui ont passées le cap. Les chiffres de la sécurité sociales en attesteraient . Cette solution pourrait donc être salutaire à l'économie française, et il pourrait être important que la question soit librement débattue.
 
Le député Jean-Marc Roubaud serait aussi celui qui aurait proposé de créer une loi punissant le blasphème, ce qui n'est assurément pas sa meilleure idée. Il est possible de le contacter sur l'adresse permanencejmroubaud@wanadoo.fr
 
Merci à Dominique Dutilloy de m'avoir passé l'information. à travers le message de ce blog  

vendredi 25 janvier 2008, a 17:16
Sarkozy en Inde, Bruni en cuissardes

Mais où est Carla Bruni? c'est la question qu'inlassablement les journalistes se posent, et chaque apparition du président de la République engendre la même interrogation. Il part en voyage au Moyen-Orient, on scrute son entourage, il part dans les banlieues, comprenant trop tard que son attitude fait baisser sa cote dans les sondages, ce sont les jeunes qui lui demandent où elle se trouve... C'est qu'on emmène pas une jolie femme dans les commissariats de police des banlieues, il existe d'autres endroits plus gais, bien naturellement.
 
Plus tard on apprend que Carla bruni a posé nue pour un magasine, avec une alliance au doigt. Ce qui marque surtout les journalistes, c'est non pas les bottes, unique habillage de la séance, mais bien l'alliance à son doigt, et ce n'est pas pour se demander s'il est bien moral d'arborer une alliance dans ces cas-là. Serait-elle déjà mariée avec le président se demandent-ils? Mais non, ce n'est pas le cas, puisque les photos datent du début de l'année dernière.
 
Carla Bruni y est belle, il ne faut pas le nier. Sur la photo la plus diffusée, son regard est froid, son alliance est mise en évidence, elle porte des cuissardes et le père fouettard n'aurait pas renier cette photo pour sa fille. "Je suis belle, ô mortel! comme un rêve de pierre" pourrait être le titre, et l'on pourrait prendre en compte le deuxième vers aussi... On aurait pu éditer ainsi un magazine dans lequel on se moquerait de la femme d'un chef d'Etat. Gageons que des plaisanteries sur les cuissardes circulent déjà...
 
Et puis le voyage en Inde du président avait ravivé les rumeurs. Viendra-t-elle? Si elle accompagne le président, le protocole sera chamboulé, car n'étant pas mariée elle ne pourra se trouver à la place prévue pour l'épouse du visiteur présidentiel, ce qui a beaucoup fait jaser les journaux en Inde également. Mariée, ou pas mariée? Où place-t-on les maîtresses de président dans le protocole???
 
Pourtant, par-delà cet aspect très "pipeule" sur fond diplomatique, que développe la presse, il reste une question de fond, sur le mental du président. Après sa déclaration d'abolition des trente-cinq heures, devant un parreterre de journalistes, il revient sur ces propos le lendemain, parle d'aller chercher la croissance lui-même, comme si cela se décrétait, déclare qu'il ira chercher des ressortissants français quoi qu'ils aient fait, dans une ancienne colonie qui a beau jeu de crier à l'ingérence, là où sans doute un coup de téléphone aurait suffit, plutôt qu'une déclaration publique, etc, etc.
 
Aujourd'hui il nous déclare que "c'est du sérieux", et nous fait entendre qu'un mariage serait même envisagé. Si l'on en croit Jacques Séguéla, il n'aurait rencontré Carla Bruni que quelques temps après son élection, sans doute après son divorce, c'est dire que cette liaison est toute récente. Six mois n'ont pas passé, que la France entière est informée sans la moindre pudeur du moindre de leur pas, et cela est voulu par le président qui ne cache pas ses démarches. Quand on pense au mal que ce sont donnés les anciens présidents pour rester discret, on frémit pour eux!
 
Mais n'y a-t-il pas dans la démarche quelque chose d'un peu précipité? Que le mariage de Britney Spears ou les enfants d'Angelina Joli puissent intéresser les foules, passe encore, mais lorsque l'homme qui est chef d'Etat traite avec légèreté de la question des trente cinq heures sur laquelle tout le monde se bat depuis sa création, comme d'autres sujets graves, puis nous annonce comme une starlette son mariage quasi-prochain, pour une "romance" qui se voudrait sérieuse, tandis que tous les journaux un peu "pipeules" produisent les photos nues de son éventuelle future femme, et détaillent ses aventures passées, cela atteint finalement des sommets de mauvais goût. La discrétion eut été mieux venue que tout ce déballage, et c'est bien le président qui en est fautif, les rédactions de journaux pensant évidement à leurs tirages avant tout... Peut-on espérer de lui moins d'agitation médiatique? Un président ne s'appartient plus, il appartient à l'Etat.
 
Toute la presse s'était demandé si le Taj Mahal accueillerait un instant cette nouvelle idylle, devant ce superbe mausolée qui fut dit-on construit pour un empereur Moghol fou de douleur de la mort de sa femme, et qui voulut ce qu'il y avait de plus beau, au point d'aller chercher le plus célèbre architecte perse, de tuer sa jeune fiancée pour lui faire comprendre sa douleur, et de faire couper les doigts des ouvriers l'oeuvre achevée, de façon à ce que jamais on ne puisse refaire de bâtiment comparable... Quelle que soit l'heure du jour, le Taj Mahal est superbe, le soleil fait venir ses reflets sur les bassins d'eau dans le jardin, ou lui donne une teinte rosée le soir venu. Les indiens n'hésite pas à le nommer le temple de l'amour, parait-il.
 
Mais non. Il ira peut-être, mais seul. En Inde, on ne plaisante pas avec le protocole...

jeudi 24 janvier 2008, a 22:36
Autour du livre "Le Messie et son prophète"

Edouard-Marie Gallez est docteur en théologie et histoire des religions, il est également  l'auteur d'une thèse sur les origines de l'islam, qui réunit les dernières recherches scientifiques sur la naissance de cette religion, dans laquelle il expose une théorie selon laquelle les judeo-nazaréen pourraient être à l'origine de l'Histoire proto-islamique, et notamment dans les textes intégrés par la suite dans le coran. Si sa thèse bien sûr ne sera pas agréé par les musulmans les plus pieux, elle va bien dans le sens de la recherche scientifique, en éclairant d'un jour nouveau des faits historiques. 
 
C'est suite à sa rencontre avec le père Antoine Moussali , spécialiste des questions islamo-chétienne que l'auteur de la thèse a persévéré sur ce chemin et avec lequel il travaillera 7 ans à son livre. " le Coran tel que nous le connaissons aujourd'hui n'est pas une source sérieuse pour la connaissance de l'Islam, c'est-à-dire que l'Islam lui est fondamentalement antérieur" disait le père Moussali, qui était capable de psalmodier les versets du coran, comme un muezzin, et qui s'était étonné de retrouver à la fin du verset 51 de la sourate 5, à l'endroit où il est question des Nazaréens, une rupture dans le rythme du phrasé originel, ce qui le fit penser qu'il s'agit d'un ajout. Le terme de "Nazaréen" revient à plusieurs reprises dans le coran, mais pas toujours pour les mêmes dispositions. Une fois il faut s'en méfier, la suivante il faut être allié avec eux... " le texte coranique a certainement été repris, remanié, manipulé à plusieurs reprises" ajoutait-il, doutant de la traduction habituel du mot, retranscrit généralement par "chrétien", et y voyant plus particulièrement des judéo-nazaréens, dans bien des cas. Le père Moussali, qui connaissait fort bien le coran, y trouvait aussi divers indices, à travers certaines contradictions du texte.
 
Pour Edouard-Marie Gallez, plusieurs faits sont à revoir dans l'histoire la plus officielle de l'islam, par exemple il doute que les habitants de la Mecque de l'époque aient été païens dans un environnement baigné par l'influence des juifs et des mouvances chrétiennes, et jusqu'à son emplacement actuel en rapport avec la Mecque de l'époque, qu'il verrait plutôt en Syrie, où une ville porte bien ce nom. Pour lui c'est bien de Syrie que commencera l'Hégire, là où la première partie de la carrière de Mahommet se jouera. Les judeo-nazaréens se seraient servis de l'influence de Mahommet pour pousser les arabes à la guerre contre les Byzantins (autrement dit les Romains ainsi qu'on les appelait à l'époque), afin de récupérer la Terre promise, c'est à dire le territoire palestinien, conquête suite à laquelle selon eux le Messie devait revenir, pour soumettre aux "croyants" la terre entière. Après avoir été convaincus qu'ils étaient les descendants d'Ismaël, les arabes furent convaincus de prendre Jérusalem, devant laquelle ils essuyèrent une défaite. 
 
Les judéo-Nazaréens ne sont ni vraiment juifs encore, ni des chrétiens. Ils font partie des anciens juifs qui croyaient que Jésus était le Messie, mais qu'il avait été élevé au ciel, évitant la crucifixion, tout comme les musulmans aujourd'hui, et ils respectaient scrupuleusement les lois juives. Ils font partie d'une de ses mouvances juives, du 1er siècle, mais qui après la crucifixion de Jésus n'avait pas accepté les païens, jugés impurs, dans leur foi, et qui en conséquence s'était réunis à part. Ce qui fait croire entre autre que les païens de la Mecque décrits dans le coran soient des judeo-nazaréens, c'est que les personnages se disent monothéistes, se qui détone pour des polythéistes convaincus. Les judeo-Nazaréens, qui récusent le terme de "fils de Dieu", croient que Jésus est un serviteur de Dieu, simplement, et roi. Selon la thèse d' Edouard-Marie Gallez, Waraqa, qui maria Mahommet à sa première femme, Hadidja dont il était l'oncle (ou peut-être le cousin selon les traditions), était lui-même judeo-nazaréen (et non pas nestorien comme cela se dit ), et aurait eu une influence déterminante sur Mahommet. A sa mort, pendant quelques temps, les révélations se tarissent...
 
Pour Edouard-Marie Gallez la séparation de ceux qui allaient devenir des musulmans d'avec les judeo-nazaréens viendra après la conquête de Jérusalem par Umar, et la reconstruction d'un temple. Au bout des quatre ans qui devait le voir revenir, Jésus ne revient pas, les judeo-nazaréens devenus génants sont massacrés, ou tout au moins leurs chefs. S'impose alors la nécessité pour les arabes de justifier leur action dans l'orient, et selon l'auteur "C'est dans ce cadre qu'apparut la nécessité d'avoir un livre propre à eux, opposable à la Bible des juifs et des chrétiens, et qui consacrerait la domination arabe sur le monde… et qui contribuerait à occulter le passé judéo-nazaréen."
 
Par la suite, toujours selon l'auteur de la thèse, que je laisse libre de son propos, le coran subira des modifications, des ajouts, dans une véritable collecte de textes plus anciens. "Quand il devint trop tard pour le modifier encore, toujours selon l'auteur, en ses consonnes, sa voyellisation puis son interprétation furent à leur tour l'objet d'élaborations (parfois assez savantes). Ainsi, à force d'être manipulé, le texte coranique devint de plus en plus obscur, ce qu'il est aujourd'hui." Toute la thèse est réunie dans le livre "le Messie et son prophète", qui est en vente dans diverses librairies, mais plus à la FNAC, qui aurait déclaré que le livre n'est plus disponible. Le lecteur qui souhaite plus de détail que je n'ai pu, ni su tant le sujet est complexe, relever ici, aura tout à gagner à se rendre sur le site , avec aussi un intérêt pour la question du verset sur Marie et Dieu.
 
Nul besoin d'adhérer ou pas à ces théories, il s'agit de recherches scientifiques, qui comme dans toute recherche doit s'exprimer hors des passions, et en outre une théorie scientifique n'est pas définitive tant qu'elle n'a pas apporté de certitudes. Les musulmans pieux n'adhéreront pas à cette thèse, naturellement. Et pourtant dans un forum, un musulman se demande si finalement il n'y a pas une part de réalité, puisque les judeo-nazaréens marquent une continuité entre les anciennes traditions, et celle qui pour l'islam contient la dernière révélation. C'est la position de celui qui croit, et qui pense que la vérité en laquelle il adhère, finit toujours par rejaillir...
 

mardi 22 janvier 2008, a 21:55
IRE et CHATIMENT

C'est avec l'aimable autorisation de l'abbé Bernard Pellabeuf, que je publie ici un texte qu'il a rédigé, et qui est visible sur son blog Pageliasse. Sa plume est alerte et très belle, et s'il est profond dans le domaine religieux, il sait faire preuve de fantaisie sur des sujets plus légers, comme ici. J'encourage tout un chacun à le lire, ses récits sur ses voyages en Afrique sont absolument passionnants. On gagnera aussi réellement à lire ses écrits dans le domaine religieux.

 

IRE ET CHATIMENT

 Information à la clientèle.

 Service résiliation, Trois carrétel

Cher Monsieur,

 

Vous allez rire : en effet je vais vous parler de votre système d'assistance par téléphone.

Il y a eu chez moi une panne : je ne pouvais plus ni me connecter à internet, ni téléphoner.

J'ai heureusement des amis qui habitent non loin de chez moi et qui m'ont permis de téléphoner de chez eux.

J'ai donc téléphoné au numéro qu'on m'avait indiqué lors de mon inscription chez vous pour le service technique. Un répondeur m'a indiqué un autre numéro.

Heureusement mes amis m'ont permis de téléphoner à nouveau.

Je suis tombé sur un autre répondeur, qui, après un long interrogatoire, m'a mis en attente puis a coupé la communication sans autre forme de procès.

Heureusement mes amis m'ont permis de téléphoner à nouveau.

J'ai donc recommencé et, après le même long interrogatoire, le répondeur m'a mis en attente. Après plusieurs minutes, j'ai été mis en relation avec une personne – oui, une personne ! – à qui j'ai exposé mon problème. Elle m'a dit à toute allure et avec un accent très particulier qui la rendait difficilement compréhensible, qu'il fallait faire diverses manipulations dont je n'ai pu mémoriser ou noter qu'une partie – elle ne parlait pas de câble, mais il était question notamment d'une touche " risette ", car c'est ainsi qu'elle disait.

Je suis donc rentré chez moi, et j'ai trouvé l'emplacement marqué " reset " et j'y ai fait la manipulation indiquée. Comme j'étais toujours en panne, je suis retourné chez mes amis.

Heureusement mes amis m'ont permis de téléphoner à nouveau.

Je suis tombé sur le répondeur, qui, après un long interrogatoire, m'a mis en attente puis m'a dit qu'il ne pouvait pas continuer la communication.

Heureusement mes amis m'ont permis de téléphoner à nouveau.

J'ai donc recommencé et, après le même long interrogatoire, le répondeur m'a mis en attente. Après plusieurs minutes, j'ai été mis en relation avec une personne – oui, quelqu'un ! – à qui j'ai exposé mon problème. La Dame m'a dit à toute allure et avec un accent très particulier qui la rendait difficilement compréhensible, qu'il fallait faire diverses manipulations dont je n'ai pu mémoriser ou noter qu'une partie – elle ne parlait pas de câble, mais il était question notamment d'un filtre adsl et j'ai réussi, non sans peine, à obtenir qu'on m'explique ce dont il s'agissait.

Je suis donc rentré chez moi, et j'ai fait la manipulation indiquée. Comme j'étais toujours en panne, je suis retourné chez mes amis.

Heureusement mes amis m'ont permis de téléphoner à nouveau.

J'ai donc recommencé et, après encore le même long interrogatoire, le répondeur m'a mis en attente. Après plusieurs minutes, j'ai été mis en relation avec une personne – oui, une personne ! – à qui j'ai à nouveau exposé mon problème. Le Monsieur m'a demandé quel câble j'utilisais. J'en ai déduit que le Monsieur n'avait qu'un seul câble à son ordinateur. J'ai essayé de le faire s'expliquer, mais il paraissait incapable de me dire les objets que devait joindre ce câble, ni ses caractéristiques.

J'ai réalisé alors que, à supposer qu'il condescende à m'expliquer de quoi il parlait, je devrais retourner chez moi voir quel câble j'utilisais, retourner chez mes amis, leur redemander si je pouvais téléphoner, appeler plusieurs fois peut-être avant d'obtenir de parler à quelqu'un, sans être davantage sûr que cette fois j'avais affaire à quelqu'un de compétent. Car enfin, si le choix du câble avait une influence sur le diagnostic, n'eût-il pas été judicieux de m'en parler plus tôt ?

Heureusement mes amis m'ont permis de téléphoner une nouvelle fois, j'ai choisi de le faire au service commercial. J'ai donc téléphoné au numéro qu'on m'avait indiqué lors de mon inscription chez vous pour le service commercial. Un répondeur m'a indiqué un autre numéro.

Heureusement mes amis m'ont permis de téléphoner à nouveau.

Je vais vous surprendre. J'ai demandé à résilier mon abonnement chez vous. La Dame a bien essayé de me dire que j'allais payer plus cher dans la concurrence, mais vous concevrez que payer pour quelque chose qui ne marche pas, c'est toujours de l'argent perdu. Et je l'ai priée d'être brève, j'avais déjà suffisamment encombré la ligne téléphonique de mes amis.

Mais puisque vous m'avez quand même rendu service quelques mois, je voudrais à mon tour essayer de vous être utile. Au cas où, comme mes interlocuteurs m'en ont donné l'impression, ils seraient payés au nombre d'appels traités, vous ne devriez leur accorder la prime que si le client ne rappelle pas dans les quarante-huit heures.

Et puis dites-leur que certains clients ont encore un peu de dignité et qu'ils n'aiment pas être traités avec mépris. Faites-leur aussi comprendre qu'en définitive, c'est le client qui amène l'argent qui sert à les payer. Représentez-leur enfin qu'ils peuvent bien avoir affaire à des clients nuls en technique, mais qu'ils sont là pour ces clients aussi. D'autant plus qu'un client nul en technique n'est pas forcément nul pour le choix des mots qui peuvent tuer la réputation d'une entreprise dans la blogosphère, à laquelle votre concurrence peut, elle, se faire un plaisir de leur donner accès.

Je vous prie donc de bien vouloir procéder à la résiliation complète de mon abonnement chez vous. Cette demande a été enregistrée sous la référence XXX.

Avec tous mes remerciements pour cette résiliation.

mardi 22 janvier 2008, a 21:19
La France condamnée pour discrimination

La cour européenne des droits de l'Homme a condamné la France pour discrimination, dans son refus d'accorder l'adoption à une femme de quarante-cinq ans, enseignante qui vit avec une autre femme. En l'absence d'un référent masculin pour tenir le rôle du père, les services d'adoption avaient refusé son dossier, et les cours de justice françaises avaient justifié ce refus. Mais la cour européenne des droits de l'Homme ayant statuée en dernier recours, considérant qu'il s'agit d'une discrimination envers une personne homosexuelle, la France devra se plier à cette décision. Cela fera jurisprudence dans l'Union, et la France devra en tenir compte. C'est donc l'Union Européenne qui décide par delà les députés.
 
Cela se savait déjà, et on avait pu se gausser au sujet des taxes sur la restauration, que Jacques Chirac avait promis de baisser. L'Union européenne s'y était opposée, et le président avait fait marche arrière. Au delà du sujet de l'adoption par des homosexuels, ce qui est ici notoire, c'est que la France n'est plus indépendante pour sa justice, pas plus que pour faire baisser sa fiscalité d'elle-même dans certains cas, et que c'est bien au niveau de l'Union qu'au final se prennent les décisions. Bientôt, grâce au traité "simplifié", la France n'aura plus même d'indépendance dans sa politique étrangère: puisqu'en effet un ministre européen des affaires étrangères sera nommé, et la France ne sera plus représentative sur la scène internationale. L'Union se dotera aussi d'un super-président. 
 
Plusieurs questions pourraient se poser à ce sujet: combien de temps encore la France gardera-t-elle son siège à l'ONU? Il est désormais inutile puisque le pays est contraint de se soumettre à l'Union Européenne, et le sera particulièrement après le nouveau traité. Si demain l'Union décide de faire la guerre en Iran et que la France n'est pas d'accord, Elle y sera tenue malgré tout. C'est sans doute le sens du discours d'un diplomate Etats-Uniens qui déclarait lorsque la France s'opposait à la guerre en Irak, que l'Allemagne et la France ne représentaient que la "vieille Europe", par opposition à la nouvelle, avec plus de vingt nouveaux membres, et qui n'étaient pas tous en accord. Encore serait-il heureux qu'enfin ne soit plus fait de mélange entre l'Europe, et l'Union européenne, cette supercherie dans le vocabulaire, qui nous fait oublier que tous les pays européens ne sont pas dans l'Union, et que des pays qui ne sont pas européens y entreront peut-être...
 
La France refuse jusqu'ici l'adoption aux homosexuels, considérant qu'un référent masculin, c'est à dire un père adoptif, est essentiel au bon équilibre d'un enfant. L'argument se défend très largement, mais la France n'a pas le choix. Et elle aura de moins en moins le choix dans tous les domaines. Elle subit déjà, à travers l'Union, une politique économique qui ne cherche pas à protéger ses salariés, mais plutôt à ouvrir au maximum ses frontières pour les marchandises. Et notre président l'a dit dès le départ: la France est de retour dans l'Union...
 

lundi 21 janvier 2008, a 15:54
Une manifestation de soutien à Benoit XVI, après l'annulation de sa visite

Ils sont près de 200 000 à s'être réuni sur la place Saint-Pierre à Rome ce dimanche, en soutien au pape Benoit XVI, suite à l'annulation volontaire par sécurité de sa visite prévue initialement le 16 janvier à l'université de la Sapienza, où des manifestations laïcistes d'une soixantaine de professeurs, ainsi que de certains étudiants, qui avaient décrété un déjeuner social avec porc et vin à volonté. De leur propre aveu, les 200 000 personnes viennent soutenir le pape, mais aussi "la démocratie italienne". « Benoît XVI, on t'aime et on te fait confiance », et parfois « Le Christ, la vraie Sagesse », disent-ils, sagesse par opposition au nom de l'université (sagesse =sapienza). Les manifestations laïcistes ont parfois choqué en Italie, d'autant que le pape ne venait pas en position d'imposer, mais simplement, selon son discours, qui finalement a été envoyé malgré cela à l'université, donner simplement une "leçon".
 
Le 17 janvier, l'Osservatore Romano, publiait le texte intégral  que le pape aurait du prononcer, lui donnant pour titre: "Je ne viens pas imposer la foi, mais solliciter le courage de la vérité", entamant une série de témoignage de soutien au pape dans tout le monde italien. Le ministre de l'Université et de la recherche, Fabio Mussi,est intervenu pour dire: « Donner la parole au pape, ce n'est pas attenter à la laïcité ». « L'université est laïque, c'est-à-dire, a-t-il dit, libre, tolérante, ouverte. S'il y a un lieu où la règle est la parole, la parole de tous, c'est l'Universitas », et Le représentant des étudiants, Gianluca Senatore, a également expliqué: « Je veux exprimer le mécontentement sincère et profond de la très grande majorité des étudiants, laïcs et catholiques, croyants et non-croyants, du fait que Benoît XVI ne soit pas présent ici », le maire de Rome, repris par radio Vatican et l'agence "Zenit"  : "Vous qui enseignez dans une université prestigieuse, vous savez bien que le devoir de rappeler par les principes de votre discipline, quelle qu'elle soit, qu'il ne doit jamais arriver que l'intolérance enlève la parole à quelqu'un. En aucun cas (applaudissements) et encore moins lorsqu'il s'agit de thèmes qui ont à faire avec les droits universels de l'homme, et lorsque celui qui exprime une telle opinion est une figure comme Benoît XVI qui, pour des millions et des millions de personnes (applaudissements) du monde entier représente une référence spirituelle, culturelle et morale d'une très grande élévation et incontournable". D'autres réactions ont suivi, en soutien au pape, dans leur quasi totalité, et toute la presse italienne a voulu défendre la liberté d'expression, à ce sujet. 
 
Que s'est-il passé? Tout semble parti d'une parole attribuée au pape mais qu'il n'aurait jamais prononcée au sujet de Galillée, alors qu'il était cardinal en 1990, au cours d'une conférence à laquelle il était présent, dans la même université, et où il l'aurait justement défendu. Pour l'un des professeurs qui manifestait, la visite du pape représentait une "incroyable violation de la tradition d'autonomie des universités". Pourtant, à lire le discours de Benoit XVI, il venait en effet simplement disserter comme il le fit à Ratisbonne, où déjà on lui avait attribué une citation qu'il faisait. Dans ce contexte, le pape n'est pas "infaillible", il peut comme tout autre intervenant être contredit, et il ne se présentait pas non plus comme une autorité hiérarchique dans l'établissement. Son discours, qui finalement aurait dû ne pas dépasser l'enceinte de l'université, a été lu dans le monde entier à présent, et dans la soirée de sa parution avec le texte intégral de l'intervention prévue, l'Osservatore Romano était épuisé, et introuvable. Le pape y rappelle l'attachement du vatican à cet établissement, créé par un de ses prédécesseurs par le passé, et offre une réflexion sur sa propre présence en ces lieux. Qu'est ce qu'un pape  a à faire dans une université? Quel est son rôle en tant que pape? Quel est celui de l'université? Que peut-il apporter à la recherche de vérité dans une école, etc, etc. Le discours parle surtout de la recherche de la Vérité, et comme à Ratisbonne, il rappelle l'importance de la raison dans la foi, et de la foi pour la raison, notamment dans le domaine de l'éthique, après une réflexion sur l'histoire de la science, son utilité pour le christianisme et son histoire avec lui.
 
Quelques extraits du discours: "Le Pape parle comme le représentant d'une communauté de croyants dans laquelle, au cours des siècles de son existence, a mûri une sagesse déterminée de la vie ; il parle comme le représentant d'une communauté qui conserve en soi un trésor de connaissance et d'expérience éthiques, qui est important pour l'humanité tout entière : en ce sens, il parle comme le représentant d'une raison éthique." Et son discours finit par: "Je retourne ainsi à mon point de départ. Qu'est-ce que le Pape a à faire ou à dire à l'université ? Assurément, il ne doit pas tenter d'imposer aux autres de manière autoritaire la foi, qui peut seulement être donnée en liberté. Au-delà de son ministère de pasteur dans l'Eglise et sur la base de la nature intrinsèque de ce ministère pastoral, il est de son devoir de maintenir vive la sensibilité pour la vérité ; inviter toujours à nouveau la raison à se mettre à la recherche du vrai, du bien, de Dieu et, sur ce chemin, la solliciter à découvrir les lumières utiles apparues au fil de l'histoire de la foi chrétienne et à percevoir ainsi Jésus Christ comme la lumière qui éclaire l'histoire et aide à trouver le chemin vers l'avenir."
 
Le pape ne représente donc bien sûr pas un parti politique, mais juste une raison éthique dans ce cadre. Sur la place Saint Pierre, les 200 000 personnes ont ovationné un pape ému, tout au long de son discours, après l'angélus  "En tant que professeur émérite, explique-t-il, pour ainsi dire, qui a rencontré beaucoup d'étudiants tout le long de sa vie, je vous encourage tous, chers universitaires, à être toujours respectueux des opinions d'autrui et à rechercher  - ( Ndlr: longue ovation) -, avec un esprit libre et responsable, la vérité et le bien."
 
Les professeurs de l'université ayant manifesté leur opposition à la visite du pape, ne représentent que 65 professeurs sur 4500, et les étudiants qui les ont suivi ne représentaient qu'une petite minorité, suffisante toutefois à créer une gène à la venue du pape.

dimanche 20 janvier 2008, a 16:44
Le témoignage de Blaise sur come4news.com

Ainsi que le demande la rédaction de come4news, site de journalisme "citoyen" , à ses rédacteurs réguliers, je livre ici mon propre témoignage, ressenti de mon expérience avec le site. J'avais déjà un peu évoqué ma découverte de ce médium, et mon appréciation des autres rédacteurs par le passé, je n'y reviendrais donc que rapidement. Cela fera presque un an que j'ai commencé à y écrire, d'une manière plutôt constante, avec un nombre d'article que je ne saurais compter, de crainte d'y prendre un peu trop de temps, bien que je ne sois pas le plus prolixe des rédacteurs du site.
 
Pour  pouvoir y écrire, rien n'est plus facile. Il suffit de s'inscrire , de rédiger un texte, de l'envoyer, et plus tard si la rédaction l'approuve, elle le diffuse. Je n'ai jamais constaté de parti pris politique dans le choix des articles, ni par ailleurs aucun parti pris d'aucune sorte sur les opinions développées par les auteurs, bien au contraire, la diversité y est de mise, et s'exprime d'une personne à l'autre. Si certains sites censurent les commentaires, ce n'est pas non plus le cas ici.
 
C'est donc très facilement que j'ai posté mon premier article, tout heureux qu'il soit publié, et j'ai renchéri par la suite en écrivant régulièrement, voire quotidiennement. Je ne saurais dire combien j'ai posté d'articles en presque un an, la page qui les répertorie s'est tout doucement allongée au fil du temps. Le plus plaisant est sans doute de pouvoir développer autrement l'actualité, notamment en tribune libre, et d'avoir la possibilité de la soumettre à l'appréciation de tout un chacun, puisque les commentaires sont libre, et peuvent permettre d'apporter un complément d'information ou de donner son avis pour le lecteur.
 
Il arrive que le site soit parmi les premiers à diffuser une information, comme la vidéo tournée en belgique, sur Nicolas Sarkozy au G8. J'ai été heureux parfois de publier des articles qu'on ne trouve pas ailleurs, comme celui sur cette femme enceinte, qui s'est littéralement fait piétiner dans un mouvement de foule à la gare du nord  , ou encore sur l'endométriose , maladie sur la quelle je souhaitais diffuser un peu plus largement l'information: si au début ce billet a très peu été lu, plus de 800 personnes sont venus depuis, et j'espère que cela a pu aider. Je suis toujours heureux de lire des commentaires sous mes articles, même lorsque ceux ci ne vont pas dans mon sens, car il est toujours enrichissant de pouvoir échanger des opinions. J'ai été heureux aussi d'avoir découvert d'autres rédacteurs, avec lesquels je ne suis pas toujours d'accord dans le développement, mais qui apportent toujours une nouveauté. Je serais très heureux également de les rencontrer dans le futur, si j'en ai l'occasion.
 
Come4news recherche régulièrement de nouveaux rédacteurs, et j'encourage tout un chacun à écrire sur ce support, dans tous les domaines. Un avocat  y écrit occasionnellement, j'espère le lire plus souvent. Il ne faut pas croire que le site ne s'occupe que d'actualité "brute", tout peut être diffusé. Si une information vous semble essentielle, il faut écrire, si un évènement vous intéresse, il faut le développer: vous trouverez toujours une audience si votre papier est diffusé. J'ai constaté que Lucienne Magali Pons, rédactrice d'article sur le site, et que j'apprécie particulièrement, écrit aussi des nouvelles, et des poésies ont déjà été mises en ligne sur C4N. Il serait peut-être intéressant qu'un item soit créé pour que des nouvelles soient également postées sur le site, ce serait enrichissant. Après tout autrefois les journaux diffusaient des feuilletons pour le plus grand plaisir de leurs lecteurs. Et pourquoi pas également des pages de bandes dessinées, des conseils de cuisines, ou des développement sur des sujets de société un peu complexes? Tout semble possible sur le site, qui se développe très rapidement (j'en témoignais au sujet du 1000ème reporter ), et qui manifestement reste ouvert à tout.
 
Petit avantage: le site rémunère bel et bien ses rédacteurs, à hauteur d'un euro par article, et il est toujours plaisant de recevoir un règlement sur paypal . L'article le plus apprécié peut rapporter 100€, et même s'il est devenu difficile de les atteindre, cela reste une possibilité. Gageons que les rémunérations d'articles seront plus élevées avec le développement du site. Le blogueur pourra y trouver une nouvelle audience, l'article le plus lu sur le support ayant reçu plus de 60 000 visiteurs, et le simple rédacteur d'article sur le site aura toujours le plaisir d'être lu, d'écrire, et de développer son opinion, ainsi que l'information qui l'intéresse.

jeudi 17 janvier 2008, a 17:25
Georges Frêche et Lénine

"Et encore, on ne rapporte pas tout ce qu'on entend. S'il fallait reproduire toutes les conneries que Frêche sort, ça remplirait une page chaque jour." racontait au journal "Libération" un journaliste de midi-libre, pour un article daté du 18 novembre 2006. Il faut avouer que Georges frêche va souvent un peu loin, et fait beaucoup parler de lui pour ses outrances. Les dernière en date est sans conteste son idée de faire installer sur une place de Montpellier une statue de Lénine, qui trône jusqu'ici sur un carrefour routier de Seatle, où il l'a découverte lors de son passage dans la ville. Si l'achat de cette statue n'est pas encore totalement décidé, Georges Frêche défend son idée en disant que "Lénine fait partie des grands hommes qui auront marqué le XXe siècle, au même titre que Mao Tsé-toung ou le général de Gaulle. Il a tout de même réussi la révolution d'Octobre là où la Commune de Paris a échoué."  Au fond, il ne fait que défendre ce qu'il juge donc être un héritage de la gauche, et plus loin il ajoute "Certes, Lénine a commis des erreurs, mais il est entré dans l'histoire alors qu'aujourd'hui la Russie réhabilite Staline. Et puis nous avons déjà installé dans les rues de la ville des personnages comme Robespierre, Danton ou Périclès."
 
Sans doute, Robespierre et Danton n'étaient pas des tendres, mais Lenine a tout de même pratiqué des épurations, ce qui est considérable comme "erreur", et le souvenir en est assez récent (voir aussi au sujet des purges ), ce qui fait que le président de la région Languedoc-Roussillon s'attire le blâme de son opposition, qui déclare en la personne de son rival UMP, Jacques Domergue: "C'est surtout un gadget négatif, le pire signe que l'on puisse donner pour le développement économique d'une ville. Car Lénine a tout de même été un tyran sanguinaire. Il a pratiqué les purges. Il a inventé la police politique. Et il a fini fou, c'est dire le symbole. "
 
Mais Georges Frêche , ancien maoïste, n'en démord pas. Il n'en est d'ailleurs pas à sa première outrance verbale, par le passé, il avait déjà déclaré à deux harkis "Ah, vous êtes allés avec les gaullistes… Vous faites partie des harkis qui ont vocation à être cocus toute leur vie… Faut-il vous rappeler que 80 000 harkis se sont fait égorger comme des porcs parce que l'armée française les a laissés ? Moi qui vous ai donné votre boulot de pompier, gardez-le et fermez votre gueule ! Je vous ai trouvé un toit et je suis bien remercié. Arrêtez-vous ! Arrêtez-vous ! Allez avec les gaullistes ! Allez avec les gaullistes à Palavas. Vous y serez très bien ! Ils ont massacré les vôtres en Algérie et vous allez leur lécher les bottes ! Mais vous n'avez rien du tout ! Vous êtes des sous-hommes ! Rien du tout ! Il faut que quelqu'un vous le dise ! Vous êtes sans honneur. Vous n'êtes pas capables de défendre les vôtres ! Voilà, voilà… Allez, dégagez ", et chacun se souvient de ses propos sur les joueurs de football, qu'il avait indiqué comme étant presque tous noirs.
 
Après l'élection de Benoit XVI, il déclare tout simplement devant 90 élus du conseil de Montpelliers "J'espère qu'il sera meilleur que l'autre abruti" (l'autre "abruti" étant Jean-Paul II mort peu de temps auparavant), avant d'évoquer plus tard, toujours au sujet du pape avec le bombardement de Dresde par les alliés, pendant la deuxième guerre mondiale, "C'est dommage, ils en ont loupé un", pape qu'il baptise du nom d'Adolf II lors d'une émission télévisuelle, comme nouvel Hitler consacré, s'attirant par là les protestation des directions de canal +, ainsi que du CRIF... Georges Frêche est aussi professeur d'université, et selon le Figaro, les étudiants se plaindraient "de cours d'une heure dont les trois quarts sont consacrés à la politique et à des blagues grivoises."... Mais le conseil régional fournissant les subventions, il semble délicat de s'en prendre à la personne du président de région, pour la direction de l'université même si les collègues semblent s'en rendre compte. Lors d'un discours  pour "la journée de Jérusalem", il commente "Je suis content que les Français aient élu un juif président de la République au suffrage universel. Et en plus, avec Kouchner comme ministre des Affaires étrangères, qu'est-ce qu'on veut de plus ?", Bernard Kouchner qu'il apostrophe plus loin dans son discours "Et je vais dire à mon ami Kouchner : et quand c'est que tu reconnais Jérusalem, capitale d'israël?".
 
Georges Freche, qui se présente comme un historien, là il n'est que spécialiste de l'histoire du droit, n'a pas sa langue dans sa poche, avec des déclarations à l'emporte-pièce, telles que "Les Sénégalais sont plus français que les Bretons : les premiers le sont depuis 1532, alors que les seconds depuis 1536", et n'en finit pas d'embarrasser le PS, PS qui n'a pourtant pas besoin de ce type de déclaration dans la situation actuelle, où il n'est pas même capable de tenir une ligne précise sans s'affronter en interne, sur des sujets aussi grave que la réforme de la constitution. Son adversaire UMP ne se prive d'ailleurs pas de répertorier ses outrances , sans même prendre la peine de forcer le trait... Lorsque le parti avait déclaré son intention de se débarrasser de lui en 2006, après ses déclarations sur les joueurs de l'équipe de foot, Georges Frêche avait menacé de sortir de vieux dossiers , semble-t-il en rapport avec l'affaire Urba Graco. 
 
La statue de Lénine qui a tant séduit Georges Frêche et qui depuis le décès de son propriétaire est à vendre, ne pèse pas moins de 7 tonnes, et devrait coûter entre 150 000 et 250 000 dollars, hors frais de transport.

mercredi 16 janvier 2008, a 17:04
Britney Spears, et les cabines d'essayage

Heureusement que lors de cette période politique française un peu morose, et qui se voudrait glamour, entre l'hypocrisie des socialistes et celle du gouvernement sur le traité simplifié, l'actualité "pipeule" vient nous distraire en la personne de Britney Spears et de ses frasques digne, ou plutôt indigne d'une adolescente. La jeune Britney, dont on annonçait il y a peu la conversion hypothétique à l'islam, a été surprise dans un grand magasin de Los Angeles, non pas en Burka, mais bien dans le plus simple appareil, choquant une vendeuse au passage.
 
Le journal info jeune sur le net décrit la scène dans le détail, avec le témoignage de la vendeuse de la très chic boutique Betsey Johnson. La jeune femme a saisi "une tonne de fringue" à essayer, s'est rendu dans la cabine d'essayage avant d'en ressortir totalement nue, et la vendeuse, choquée, s'est décidée à lui tendre une robe pour qu'elle se couvre, avant de se faire envoyer promener par la chanteuse, qui s'est ensuite acheminée vers la cabine d'essayage pour retrouver son chevalier servant d'Adnan, avec lequel durant 45 mn, elle se serait adonnée à des exercices physique dont les bruits trahissaient la nature: il est rare qu'une cabine d'essayage soit équipé d'un système anti-bruit, les gens normaux essayant discrètement leurs habits, en général.
 
La vendeuse a déclaré "c'était dégoûtant"... disant bien que pour elle ils se sont "envoyés en l'air". Elle était "méchante" selon elle, et son visage était couvert d'acné et irrité, son cuir chevelu avait des trous, et pour comble de snobisme, elle s'exprimait avec l'accent britannique. L'histoire ne dit pas en revanche si elle a conservé son accent lorsqu'en sortant de la boutique, la star de la chanson a marmonné un "va te faire foutre", ce qui , cela va de soit, est beaucoup plus classe avec l'accent des "sir" anglais.
 
Mais n'écrivons pas trop vite que "Britnay est une sale gamine. C'est aussi le "star système" qui veut tout cela. Lorsque tout jeune on a tout ce que l'on veut, et que pour gagner de l'argent il suffit de se promener sur le petit écran en tenue légère et en se trémoussant des reins, avec tout un chacun à ses pieds, la plupart du temps des personnes très certainement hypocrite, on perd sans doute le sens des réalités. Le petit passage de la chanteuse à l'hôpital semble bien se justifier, une femme qui se comporte ainsi, sans la moindre gène, peut poser des questions quant à sa faculté à élever correctement des enfants... 
 
En revanche il sera inquiétant de savoir si des jeunes adolescents pourront encore prendre modèle sur elle! Etait-elle sobre durant cette aventure? Il serait presque à souhaiter que non!

mercredi 16 janvier 2008, a 13:47
Le calendrier d'Effiliation

C'est une initiative originale qu'a eu la société "effiliation" spécialisée dans l'affiliation, en créant un calendrier à l'image de celui des joueurs de rugby, avec pour nom "Les Dieux du web"  , et avec ses employés en petite tenue, voire sans tenue du tout. Les photos sont belles, et prises d'une façon plutôt artistique, tout le personnel s'est pris au jeu, du service informatique au ressources humaines, en passant par le service clientèle.
 
"L'équipe d'Effiliation se met toujours à nu pour ses clients comme pour ses affiliés" a confirmé la société, avant d'envoyer le calendrier  pour les voeux en 2008 à ses clients, qui l'on s'en doute, ne téléphoneront certainement plus de la même façon. Chaque mois développe une problématique du métier de l'entreprise, avec des employés en tenue d'Eve, mais sans tout dévoiler non plus, ce qui témoigne d'un certaine complicité entre les membres de cette entreprise, qui pose d'une façon tout à fait sympathique, et sans prétention.
 
L'idée est bonne et sera certainement un bonne publicité pour l'entreprise, car déjà plusieurs blogs s'en sont faits l'écho. On peut se demander comment l'idée est venue, et comment elle a été proposée. Dans tous les cas on devine, à voir les clichés, qu'ils se sont plutôt amusés, avec un photographe qui a su les mettre en valeur.
 
Le calendrier est visible sur internet http://www.da-ko