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Le blog de Blaise
jeudi 28 février 2008, a 21:11
Quand Rama Yade fait encore parler d'elle

Rama Yade a encore fait parler d'elle à l'occasion d'une visite dans la ville d'Argenteuil où elle s'était rendue pour soutenir le maire sortant UMP, Georges Mothron, qui s'était fait connaître en pulvérisant du Malodore, répulsif nauséabond, afin de faire fuir des "SDF" (ce terme de Novlangue pour remplacer celui, bien plus significatif, de "clochard") du centre ville. L'affaire avait choqué : on ne chasse pas en effet des être humains comme on le fait des insectes gênants, sans suciter une polémique, ce qui est heureux. Non seulement l'opposition s'était élevée, mais les rangs de l'UMP aussi, bien qu'étant du même camp que le maire.
 
Rama Yade, interrogée par des journalistes à la sortie de la réunion électorale, sur le Malodore précisément, avait estimé "qu'il faut tout tenter dans une ville" et qu'un maire répond "aux préoccupations des populations". La ville a de multiples facettes a-t-elle fait remarqué, et il convient de soulever bien d'autres sujets durant la campagne, celui-ci étant un peu court pour définir un projet... Le Maldorore? Un détail, aurait pu faire remarquer le secrétaire d'Etat aux droit de l'Homme, ç'eut été plus court. Son propos a naturellement aussitôt provoqué des réaction de l'opposition municipale, qui a jugé le propos scandaleux. Interrogée par l'AFP, Rama Yade a évoqué un "malentendu", condamnant même l'idée sans réserve, ajoutant "quand je disais il faut tout tenter, je voulais dire qu'il fallait répondre aux préoccupations des gens. Ca ne veut pas dire que ce qu'on propose c'est bien".
 
L'équipe du candidat PS avait dans un communiqué exprimé l'espoir "qu'en tant que Secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères chargée des Droits de l'Homme, elle profitera de sa visite pour expliquer à Georges Mothron, Philippe Métezeau et à la droite locale que les hommes ne se traitent pas comme des rats, avec des produits toxiques. Les Droits de l'Homme, ce n'est pas qu'à l'étranger qu'il faut se battre pour, c'est aussi dans notre pays au quotidien qu'il faut dénoncer et traquer les actes et comportements d'un autre âge"
 
Oui, certes, il arrive à tout le monde de s'exprimer un peu vite. Mais Le secrétaire d'Etat a-t-il l'indignation sélective? Lorsqu'elle s'était rendue à Aubervilliers, pour soutenir des Ivoiriens expulsés, Ivoiriens dont l'un d'eux l'appelait "ma soeur", cela lui avait paru de suite abominable de voir ces personnes chassées et sans logements, elle avait aussi fustigé le comportement de la mairie communiste. Mais les clochards, n'ont-ils pas droit eux aussi à la compassion du secrétaire aux droits de l'Homme? Le style Rama Yade est troublant et semblent comporter comme la ville d'Argenteuil de multiples facettes. Elle taxe ses opposants de racisme, se présente comme une africaine lors d'une réunion où elle intervient en tant que secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme "français", sans égard pour sa fonction...
 
Une vidéo sur Eric Zemmour face à Rama Yade
 



mercredi 27 février 2008, a 11:49
Sexe, photo et Miss France

Ce sera peut-être la dernière fois que j'évoquerai la Miss France actuelle, Miss France de pacotille, qui n'a plus qu'un titre fantoche. Valérie Bègue  a tant fait couler d'encre qu'il n'est plus même utile de la présenter, tandis que la "vraie" Miss France est quasiment inconnue du grand public. Pourtant pour n'importe quel observateur, la vraie Miss France est bien la deuxième dauphine, que Mme de Fontenay emmène dans ses déplacements pour la présenter au public en vue des prochaines élections de Miss internationales. Valérie Bègue a bel et bien menti pour concourir et doit s'en mordre les doigts, ce n'est que l'engouement populaire en sa faveur qui lui doit d'avoir, selon les apparences, gardé sa couronne.
 
Ce qui m'avait attiré dans un premier temps fut l'aspect vulgaire et un peu blasphématoire des premières photos  . Le photographe n'a pas un grand talent et dans un jeu qui devait lui paraître subtilement artistique, il l'avait fait poser en bikini et sur une croix flottant dans une piscine. Se servant du petit logo de la société qui lui avait passé commande, figurant l'ombre chinoise d'un petit diablotin, il l'avait mise en position de lécher une substance laiteuse avec un regard particulièrement salace. Rien dans ces photos d'attirant, pas même le plaisir de l'oeil auquel cède tout représentant de la gent masculine : de la vulgarité, et uniquement de la vulgarité, la jeune femme n'était pas même à son avantage sur les clichés. Ironie du sort, en tant que Miss France, elle se devait de défendre une vision un peu morale des choses et avait commencé en se disant représentante de la diversité ethnique.
 
Pour la sortie des premiers clichés dans la presse, les journaux ont tous repris la nouvelle, journaux "pipeule" ou non. Miss France "nue", cela fait forcément de l'audience. Elle n'était pas tellement déshabillée pour autant, et même en prenant sa défense, cela fonctionnait aussi : les tirages augmentaient certainement considérablement. Les Réunionnais qui avaient vu dans cette nouvelle Miss, une compatriote, un moyen de relancer l'attractivité de leur île, avec un rien de "patriotisme", se sont tous déchainés dans les commentaires... "Touche pas à ma Miss!" Avec un peu de mauvaise foi parfois, taxant Mme de Fontenay de "raciste". La société réunionnaise "Pardon!", qui avait commandé les photos, mais avait refusé celles mentionnées plus haut, en a également profité en prenant sa défense, ce qui constitue une excellente publicité, d'autant que la marque s'implante aussi en métropole, ainsi très récemment à Marseille.
 
Puis le magasine "Choc" en a remis une couche en sortant des photos de Miss France "topless"  . "Venez voir Miss France nue" aurait pu titrer le journal! S'il avait pu noter qu'il s'agissait de photos "porno", cela aurait plus aidé encore... C'est que la presse est un peu en difficulté ces temps-ci, aussi entre deux frasques du président, elle mise sur le "pipeule". Ah, les belles photos! A peine si l'on distingue franchement des seins, avant d'apprendre de l'aveu de la jeune femme qu'elle n'avait que 16 ans à ce moment-là. Les photos présentées comme étant sexy n'ont rien d'extraordinaire, prises sur une île où il fait chaud et où de nombreuses jeunes femmes doivent s'afficher ainsi : quand tout le monde est moitié nu de chaleur, un torse, quand bien même serait-il féminin, n'est plus si sexué... La réaction de Mme de Fontenay n'a rien d'extraordinaire pour autant : une Miss qui pose nue, pour des photos vulgaires qui plus est, n'a forcément plus ses faveurs. Pour autant, l'acharnement des journalistes devient malsain. C'est le mariage de l'argent et du sexe, sur internet la chasse aux photos a démarré, bien que les pages "lingerie" catalogue "la redoute" seraient bien plus indiquées dans le cas présent pour activer une libido même adolescente, même naissante...
 
Mais la jeune femme reste sur ses positions. Elle doit particulièrement souffrir de la situation et aurait pensé un temps à démissionner, sa mère s'en est fait l'écho, avant de revenir sur sa position : c'est à Geneviève de Fontenay de démissionner selon elle, dans ses dernières déclarations. Le pot de terre contre le pot de fer. Comme si sa fille était encore une Miss à part entière, avec sa couronne en carton pâte (dixit la dame au chapeau), comme si cela allait encore lui apporter quoi que ce soit, comme si toute la presse n'était pas à l'affût, parfois sous couvert de la défendre, du moindre de ses faux pas, comme si une jeune femme, déjà désavouée, avait un poid quelconque face à Mme de Fontenay! N'importe quel article fonctionne, dernièrement encore un article simplement titré "Miss France, sacrée coquine", et il tourne...! 
 
Elle devait parait-il se rendre au salon de l'agriculture, mais y aurait renoncé. On ne sait plus très bien d'ailleurs ce qui est vrai de ce qui est faux, puisque pour d'autres cela n'était tout simplement pas prévu. Mais quelle importance? Les discours lénifiants des Miss n'attirent pas tant habituellement, sauf pour celle-ci, la dernière, la naïve, la Mme Bovary des concours et des poses photo, la moraliste qui se voulait un symbole du métissage. C'est le même photographe parait-il, auteur des premières photos, qui continue à vendre les clichés qu'il a déjà pris. Y en a-t-il d'autres? L'affaire est encore à suivre mais l'on peut être sûrs que les journaux à sensation les cherchent déjà. En tous cas pour ce qui me concerne, je ne suivrai plus tant la Miss, un peu écoeuré de ce déferlement...

mardi 26 février 2008, a 14:05
"Sarkozy, quand on le cherche on le trouve...", les fausses excuses

Nicolas Sarkozy avait donné un long entretien devant un panel de lecteur du Parisien, dans lequel entre autres réponses on retrouve celle à une question relative à la vidéo prise au salon de l'agriculture, pendant laquelle le président répond à un homme qui refuse de lui serrer la main, lui disant "ben alors casse-toi pauvre con." L'entretien publié par le Parisien contient l'affirmation suivante "Cela étant, j'aurais mieux fait de ne pas lui répondre" et il s'avère que c'est l'Elysée qui aurait rajouté cette phrase, ayant eu le papier avant sa parution.
 
Initialement les propos n'étaient pas les mêmes, "Il est difficile même quand on est président de ne pas répondre à une insulte, j'ai sans doute les défauts de mes qualités. Ce n'est pas parce qu'on est le président qu'on devient quelqu'un sur lequel on peut s'essuyer les pieds". Mais c'est le directeur adjoint de la rédaction du Parisien qui l'affirme : l'autre passage a été rajouté lorsque l'Elysée a eu le document avant parution, lequel aurait été corrigé avant d'être remis au journal et imprimé. Selon le directeur, Dominique de Montgeron, c'est la simple courtoisie qui a fait que l'entretien avant de paraitre ait été remis, comme c'est le cas pour d'autres personnalités. Le passage aurait été rajouté après que la polémique ait enflé durant la journée.
 
C'est au cours d'une émission télévisée que le directeur-adjoint, Dominique de Montvalon, s'en est exprimé. "Sarkozy quand on le cherche on le trouve" aurait aussi déclaré en substance le président par rapport à la première vidéo. Le Parisien devrait faire aussi paraître le texte initial dans son journal au cotés du texte corrigé. Voici l'extrait de l'émission :



lundi 25 février 2008, a 16:00
Nicolas Sarkozy et le "pauvre con"

La vidéo tourné par le "Parisien" a fait le tour du net : Nicolas Sarkozy au salon de l'agriculture sert des mains dans la foule puis croise un homme qui lui dit : "Ah non, touche moi pas, tu me salis", ce à quoi le chef de l'Etat répond en passant : "ben alors casse toi pauvre con". La vidéo a bien sûr suscité des commentaires de gauche à droite et bien sûr une flopée dans les média venant de tous les internautes possible. Au fond cette vidéo dans un autre contexte n'aurait peut-être pas fait tant de bruit. L'homme s'approche dans la foule et son propos est tout à fait désobligeant : on ne parle pas ainsi à qui que ce soit et le chef de l'Etat mérite tout de même un peu de respect. Il y a quelques mois encore une bonne partie des Français auraient peut-être défendu Nicolas Sarkozy, voyant dans sa réponse une anecdote un peu amusante, celle d'un président qui se lache, pour une fois. Mais l'état de grâce est fini et bien fini.
 
 Le président "n'est plus dans son rôle", s'indigne François Hollande. Pour Robert Badinter, Il "ne doit pas se comporter comme n'importe quel citoyen", "on ne tombe pas dans le pugilat", Un président qui va "vers une foule anonyme, s'exposera inévitablement à des provocations, il le sait et il doit prévoir ce que sera son attitude" ajoute-t-il, tandis que Jean Marie Le Pen juge que le président aime les foules et que c'est une grave erreur, d'abord, parce que "Ça fait plus Tintin que de Gaulle" et puis "C'est une faiblesse, car le président n'est pas là pour être aimé", mais "obéi et respecté".

C'est peut-ëtre Jean-Marie Le Pen qui a raison sur ce point. Le Président doit savoir faire en sorte d'être respecté. Ce n'est pas la première algarade que subit le chef de l'Etat, déjà par le passé en visite chez les pécheurs, il avait répondu à un homme qui l'invectivait de loin plutôt que de passer tout simplement son chemin. Mais las! Les deux fois il a répondu de façon assez vulgaire, par des provocations qui donnent une mauvaise image de lui-même ainsi que de la fonction qu'il incarne. Un Président n'est pas aux affaires pour son propre ego, mais pour incarner un pays.

C'est une évidence : en mettant sa vie privée en avant, le chef de l'Etat désacralise sa fonction, ou encore en faisant des déclarations à l'emporte-pièce comme des lubies, en imposant le traité de Lisbonne, ou la mémoire de la Shoah à des enfants de CM2 , sans se soucier le moins du monde de ce qu'en pensent électeurs et parents d'élèves. Mais s'il impose aux Français, il donne l'impression pour lui-même de prendre du bon temps... Le gouvernement lui-même a une drôle d'allure : le garde des sceaux a deux frères en justice pour trafic de drogue, le secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, qui a tout l'air d'avoir été choisi pour incarner une diversité ethnique au plus haut niveau de l'Etat, se fait remarquer en taxant de raciste (le garde des sceaux l'auraient fait lui aussi )  ses opposants (voire aussi cette autre vidéo  , confondante!), le premier ministre est effacé et le président, élu sur un programme très à droite, sème la confusion en demandant des rapports à des personnalités de gauche et en choisissant des membres de gouvernement issus de la gauche.

Finalement, c'est un peu par démagogie que Nicolas Sarkozy se met à dos les électeurs. On ne peut contenter tout le monde et à présent les électeurs de gauche ne le ratent pas, tandis que les électeurs (et jusqu'aux élus...) de droite sont mécontents de son action illisible, teintée de rose. La repentance tant décriée revient par la petite porte, le pouvoir d'achat qu'on devait aller chercher est absent, les réformes se font dans tous les sens et sont contestées et contestables, plutôt illisibles bien souvent, comme lancées à la va-vite. Rien d'étonnant à ce que le président se trouve en chute libre dans les sondages. C'est un peu l'effet boomerang de sa médiatisation : il s'est servi des média et a passé la ligne blanche, à présent ce sont les média qui se servent de lui, en le filmant dans ses moments d'impulsivité, qui ne le mettent pas en valeur. La personne qui s'est adressée à lui au salon de l'agriculture doit bien rigoler derrière son écran... il suffit d'un si petit évènement pour mettre en valeur le mécontentement des électeurs.

Plus tard le Président a fait un discours plein de promesses aux paysans, évoquant l'Europe. Comme avec le pouvoir d'achat, il a annoncé que lorsque la France prendrait la présidence tournante (il n'en sera plus de même quand le traité de Lisbonne s'appliquera, un Président de l'Union sera choisi pour tous, avec une sorte de ministre des affaires étrangères européen), le chef d'Etat ferait ce qu'il faut pour les paysans, comme si encore une fois, l'on pouvait décréter au niveau européen quoi que ce soit pour les paysans français... qui ne semblent pas l'avoir cru véritablement...

Mais Nicolas Sarkozy, selon le Monde, entend ne rien changer...

samedi 23 février 2008, a 14:04
A l'attention de ceux qui se félicitent de ne pas avoir regardé les Césars

Le facétieux Jean Rochefort avait donné le ton pour la cérémonie des Césars 2008 : le mot d'ordre était d'être "rigolo". La salle du théâtre du Chatelet était pleine des personnalités du cinéma dans l'attente de voir leur film récompensé, un césar pour un acteur ou une actrice et la tension était certainement forte. Marion Cotillard était particulièrement attendue, grande favorite : il allait de soi qu'elle reçoive le prix de la meilleure actrice. Après un bref discours de Jean Rochefort, président de la soirée, qui a surtout évoqué son costume, le show commence avec une petite mise en scène filmée dans laquelle on voit Antoines de Caunes avec Valérie Lemercier grimée en Edith Piaf, lui demandant de revenir à sa place. Elle décline, se disant en partance pour les Oscars. Il arrive alors sous quelques applaudissements. S'en suivent les remises de prix, dans lesquels, selon le mot d'ordre évoqué plus haut, chacun s'efforce d'être rigolo, avec un succès mitigé.
 
On remarquera la prestation de la présentatrice météo de canal+ avec Jean-Claude Vandamme jouant à "Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette...", ce qui a provoqué un silence glacial que l'acteur a remarqué lui-même, se penchant alors vers la salle, disant, "mais rigolez enfin!". Malheureusement pour lui, rigoler ne se décrète pas... Antoines de Caunes se rend dans les coulisses pour montrer de prétendus césarisés en fête, l'on y voit une ambiance de cotillon, avec des gens qui chantent et dansent. Il revient, le public n'applaudit pas et ne rit pas. Il en sera de même pour quasiment chacune de ses mises en scène, chacun de ses déguisements... Pour remettre des Césars, des acteurs viennent, qui avec du champagne, qui avec des petits gateaux, ou avec des mises en scène peu crédibles... Julie Depardieu, en tailleur, veste et pantalon noirs, monte prendre son prix emmenant la pétillante Ludivine sagnier avec elle, très élégante en robe. Julie Depardieu lui remet son césar, disant qu'elle en a déjà reçu, pas de vrai discours, et toutes deux rigolent "comme des cornichons". Houellebecq fait un petit discours totalement décousu pour le César du livre repris au cinéma. Edouard Baer félicite Antoine de Caunes pour la soirée très réussie. Antoine de Caunes allume une cigarette en critique de la loi contre le tabac dans les lieux publics, rappelle qu'il ne fume plus depuis quatre ans. On ne rit pas, la cérémonie continue.
 
Rien de très drôle dans la soirée au final! Les discours des césarisés eux-même ne trouvent pas d'écho véritable dans le public. Quelques moments plus marquant toutefois, lorsque le meilleur film étranger reçoit un César, avec un allemand qui dans un très bon français viendra chercher son prix, se félicitant de le recevoir en France eu égard aux grands films français qu'il a pu voir. Roberto Begnini remonte lui aussi le niveau, par son exubérance et par son discours très cohérent sur le cinéma français à la remise de son prix d'honneur : "vous avez inventé le cinéma, vous devez faire les meilleurs films". Convenons avec lui que le cinéma français a eu de très beaux jours derrière lui. Il eut aussi le bon goût de réclamer une minute de silence en hommage à Antonioni et Bergman. Dans cette minute de silence, on a pu voir un Roberto Begnini concentré, sérieux et recueilli.
 
Plus tard avec le César d'honneur remis également à Jeanne Moreau, et des extraits de films qu'elle a pu tourner, de "Jules et Jim", en passant par "Ascenseur pour l'échafaud" (avec la formidable musique de Miles Davis) et tant d'autres. Dans son discours, Jeanne Moreau, très ovationnée, évoque les subventions pour le cinéma français, disant le cinéma en besoin, ce qui pourrait nous faire tous songer que les plus grands films furent fait à une époque où le cinéma n'était justement pas subventionné. Rappelons à ce sujet que ces subventions sont le fruit du prix des séances de cinéma, que chaque spectateur paye. Alain Delon a rendu également hommage à la formidable actrice que fut Romy Schneider, rappelant leur amour et le tragique accident de son fils.
 
Quelques pleurs aussi. La jeune Hafsia Herzi arrive pour prendre son césar, auquel elle ne devait pas s'attendre, à 21 ans. Marion Cotillard également pleure. Avec elle, c'est l'occasion de voir une très belle jeune femme, sans tout le fard de son personnage, elle est sincère et émue. Elle remercient toutes deux chacun de ceux qui leur ont donné leur chance. Plus tard lorsque Abdellatif Kechiche vient chercher le prix du meilleur film, il fait monter avec lui Claude Berry, un Claude Berry qui marche avec difficulté, et se récrie lorsque le réalisateur dit de lui qu'il est une sorte de père, considérant son âge.
 
Une femme entame un youyou dans la salle. Le meilleur film est donc le portrait d'une famille franco-tunisienne, dont le père, ouvrier licencié d'un chantier naval, cherche à ouvrir un restaurant sur une péniche.  Le réalisateur fait aussi un discours : "Il y a une revendication commune à défendre un cinéma qui n'est pas tout-à-fait dans les rails et qui se risque à sa propre liberté. Je vous remercie de me donner cette légitimité." Il évoque aussi son père, petit ouvrier du bâtiment. Une soirée très convenue donc, peu drôle, avec des prix très "politiquement correct", à l'image du cinéma français d'aujourd'hui, se voulant un rien intellectuel, presque snob, toujours friand de morale et de bons sentiments et qui s'aventure rarement au-delà des sentiers battus et rebattus. D'une soirée qui se voulait "rigolo", reste l'impression que le cinéma, le vrai cinéma, n'est pas vraiment mis à l'honneur. Comme Valérie Lemercier dans le petit film du début, nous attendons nous aussi les oscars, en souhaitant bonne chance au film "La Môme"  .
 
Meilleur film français de l'année : "La Graine et le mulet" d'Abdellatif Kechiche

Meilleur réalisateur : Abdellatif Kechiche ("La Graine et le Mulet")

Meilleure actrice : Marion Cotillard ("La Môme")

Meilleur acteur : Mathieu Amalric ("Le Scaphandre et le Papillon")

Meilleure actrice dans un second rôle : Julie Depardieu ("Un Secret")

Meilleur acteur dans un second rôle : Sami Bouajila ("Les Témoins")

Meilleur espoir féminin : Hafsia Herzi ("La Graine et le Mulet")

Meilleur espoir masculin : Laurent Stocker ("Ensemble c'est tout")

Meilleur film étranger : "La Vie des Autres" de Florian Henckel von Donnersmarck

Meilleur premier film : "Persépolis" de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud

Meilleur scénario original : Abdellatif Kechiche ("La Graine et le Mulet")

Meilleure adaptation : Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud ("Persépolis")

Meilleure musique écrite pour un film : Alex Beaupain ("Les Chansons d'amour")

Meilleur court métrage : "Le Mozart des pickpockets" de Philippe Pollet-Villard

Meilleure photo : Tetsuo Nagata ("La Môme")

Meilleurs décors : Olivier Raoux ("La Môme")

Meilleur son : Laurent Zeilig, Pascal Villard et Jean-Paul Hurier ("La Môme")

Meilleurs costumes : Marit Allen ("La Môme")

Meilleur montage : Juliette Welfling ("Le Scaphandre et le Papillon"

Meilleur film documentaire : "L'Avocat de la terreur" de Barbet Schroeder

Deux César d'honneur ont en outre été décernés à l'acteur-réalisateur italien Roberto Benigni et à la comédienne française Jeanne Moreau.

jeudi 21 février 2008, a 19:36
Valérie Bègue nue : du rififi chez les Miss France

La réaction de Madame de Fontenay ne s'est pas fait attendre : dans un entretien au magasine "télé2semaines", la dame au chapeau n'y va pas de main morte. Elle se déclare bien contente et dit de la miss qu'elle est une menteuse, disant son image écornée. Elle n'y épargne pas même la "première dame" de France... : "Valérie Bègue est une menteuse, elle a toujours menti. Ça me conforte dans mes positions. Je suis bien contente (...) cette fille, c'était l'ange et le démon. Elle a des dispositions pour se déshabiller facilement. Mais il y a pire. Quand on voit la première dame de France qui pose à poil dans un magazine en Espagne... (rires). Pauvre France !"
 
Mais Mme de Fontenay ne demandera pas sa démission dit-elle, démission qu'elle aurait déjà dû donner selon elle, laissant le comité Miss France faire, soupçonnant même qu'il y ait d'autres photos tout aussi osées. "Ce qu'elle fait, je m'en fous" ajoute-t-elle, et parodiant Audiard "Je l'ai rayée de ma mémoire"  , disant bien qu'elle prépare les élections internationales avec la Miss Laura Tanguy exclusivement. Elle critique jusqu'à ses représentations dans les "grandes surfaces", parle de sa "bêtise" et se moque de ce qu'elle ne sache pas même répondre à la question  "qui a composé le requiem de Mozart ?" dans un éclat de rire.
 
Les personnes qui pensaient que la démission serait demandé en sont pour leurs frais. Mais cela signifie bien une chose : si Valérie Bègue n'a pas eu à donner sa démission, elle n'en a pas moins été démise sans l'être, au profit de sa deuxième dauphine  . Ce n'est pas pour rien que dans l'entretien la dame au chapeau parle de couronne en "carton-pâte".
 
Pour rappel, la Miss France avait déjà eu des démélés avec Mme de Fontenay suite aux précédentes photos dans des positions déjà suggestives. Valérie Bègue n'a pas encore réagi pour le moment.

jeudi 21 février 2008, a 17:20
Valérie Bègue nue, encore

C'est reparti avec Valérie Bègue qui cette fois-ci aurait posé nue sur une plage, ou plutôt "topless". Le magasine choc publie ces photos dans son magazine et toute la presse reprend en choeur, se disant que cela va encore faire des remous puisqu'avant toute élection les prétendante déclarent n'avoir jamais posé pour des photos "sexy" ou même par le passé et c'est presque avec impatience que les intervenants attendent la réaction de la dame au chapeau.
 
Il semblerait que les photos datent d'avant l'élection de Miss France, mais cette fois-ci il s'agit réellement de photos dénudés dans lesquelles on ne voit vraissemblablement pas beaucoup plus que le bout d'un sein, si l'on en croit les photos parues sur divers sites. Mais la jeune femme fait vendre et avait reçu beaucoup de soutien lors de la dernière affaire la concernant, qui lui avaient valu le courroux de Mme de Fontenay ainsi que l'interdiction de paraître dans les concours internationaux.
 
Jean-Marc Morandini qui a eu le magasine "choc"  entre les mains le cite sur son blog : "Valérie aime ça : poser pour les photographes. Elle se rêve mannequin, quitte à dévoiler sa féminité pour y parvenir. La vocation de Miss lui viendra sur le tard, juste avant le concours." Décidément cette miss aura fait couler beaucoup d'encre pour un oui ou un non : elle s'offusquait il y a peu de ce que dans une émission on ait dit "c'est une pute, hein?" à son propos devant Mme de Fontenay qui n'aurait pas bronché.
 
Les Réunionnais qui s'étaient beaucoup mobilisés  pour leur miss avaient été particulièrement déçus de son éviction  des concours internationaux et avaient réagi dans de nombreux forum, ayant vu en elle une nouvelle vitrine pour le tourisme et le commerce de la région. Une pétition avait circulé. Ces nouvelles photos, assez innocentes, pourraient toutefois constituer l'alibi rêvé pour se débarrasser d'une miss France qui fait beaucoup parler d'elle.
 
Qu'on me permette un avis : si les premières photos  parues m'avaient plutôt choqué, par leur mauvais goût et leur aspect provocateur, celles-ci m'indiffèrent absolument. Elles n'ont toutefois pas l'air beaucoup plus artistiques que les précédentes, pour ce qu'on peut en voir sur les blogs...

jeudi 21 février 2008, a 13:06
Un nouveau livre de... Tolkien

Les amateurs du seigneur des anneaux devraient s'en réjouir : le fils de l'écrivain John Ronald Reuel Tolkien  avait fait paraître "Les enfants de Húrin", en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis en 2007, où il est d'ores et déjà ce qu'on a coutume d'appeler un "best seller", d'après un ensemble de textes que son père avait rédigé et qu'il a réuni. Le livre est à présent disponible dans les librairies françaises.
 
Le texte est entièrement de l'auteur et devrait contenir une carte du Beleriand dessiné par Christopher Tolkien, fils de l'auteur. L'histoire se passe bien avant la naissance des personnages du livre "Le seigneur des anneaux", à une époque où les hommes et les elfes se font la guerre. Dans ce monde, un personnage tente de survivre à travers un récit particulièrement tragique, dont une critique est disponible sur un site particulièrement intéressé à cette sortie. 
 
Tolkien, né en 1892 et mort en 1973, était un fervent catholique et son oeuvre est empreinte de sa spiritualité. Ses romans réinventent des mondes fantastiques figurant des elfes, des nains, ou encore des trolls et bien sûr des hobbits (Frodon, Bilbo...), mais aussi des langages : l'auteur était en effet passionné de linguistique. Comme chacun le sait, son oeuvre majeure qu'est le seigneur des anneaux a été reprise en trois volets au cinéma et a connu un succès considérable.
 
Les éditions Christian Bourgois qui ont racheté les droits proposent sur leur site un extrait du livre ainsi que la préface de l'auteur : "L'éclat des épées que les Noldor tiraient des fourreaux était semblable à l'embrasement d'un champ de roseaux ; et si féroce et vive fut leur attaque que les plans de Morgoth faillirent être déjoués. Avant que l'armée qu'il avait envoyée vers l'ouest pour servir d'appât puisse être secourue, elle fut balayée et anéantie, et les bannières de Fingon traversèrent l'Anfauglith et furent hissées devant les murailles d'Angband." La suite sur le site.
 
Pour en savoir plus sur la genèse de l'oeuvre

mercredi 20 février 2008, a 22:05
Petite page musicale

Un peu de musique, avec cette jeune fille qui joue admirablement. Il y a de quoi l'envier, elle a vraiment beaucoup de talent...



mercredi 20 février 2008, a 16:01
Mariage (?) : Melissa Theuriau et Jamel Debouze

S'il est bien un couple improbable, c'est bien celui qui uni Mélissa Theuriau et Jamel Debouze et pourtant... Ces derniers temps des rumeurs vont bon train : un mariage serait prévu selon Le Parisien, mais l'information a été démentie ensuite, par la jeune femme directement puis, aujourd'hui, un journal nous apprend que le mariage aura bien lieu.
 
La cérémonie pourrait se dérouler au Maroc et initialement, il a été dit que le prêtre Alain de la Morandais célébrerait la cérémonie, mais il avait démenti lui aussi qu'un mariage soit prévu. En tous les cas ce ne serait pas lui donc qui célébrera les noces. L'annonce était d'ailleurs assez étonnante en soi, puisque Jamel debouze est parait-il musulman : on sait que sa soeur porte le voile, et il a rompu le ramadan en direct sur un plateau télévisé il y a quelques temps. Si cérémonie il y a, on peut se demander si elle ne sera pas tout simplement laïque.
 
En bref, si le mariage est vraiment prévu, ce sera après le festival de Cannes qui durera du 14 au 28 mai. On s'amusera tout de même de ces annonces sur un mariage éventuel que tout le monde dément, puis qui reviennent d'un seul coup, tournant un peu en bourrique les journalistes. L'annonce de leur couple avait déjà provoqué une flopée de commentaires, jusqu'à des lettres injurieuses pour le couple. On s'amusera sûrement des nouvelles réactions des "fans" dans les commentaires sous les articles de journaux. A suivre donc...

mercredi 20 février 2008, a 13:24
Rama Yade instrumentalise le racisme

C'est une polémique qui enfle après la rencontre électorale qu'a tenu Rama Yade à Colombes ce samedi. Rama Yade devait rencontrer les habitants de Colombes en tant que numéro 3 de la liste de Nicole Goueta, maire sortant UMP. Devant une assemblée de 150 personnes, elle a alors mis en avant la couleur de sa peau pour mieux se faire entendre et pour se valoriser par rapport à la gauche, tenant des propos qui ont depuis provoqué des réactions de l'opposition, outrée des propos pour le moins outrancier de la secrétaire d'Etat.
 
Dans son papier le journaliste du parisien explique que son discours est volontairement axé sur la discrimination : "Moi, je suis comme vous !" dit-elle "La gauche s'en prend à moi parce que je suis noire. (…) Je fais l'objet d'attaques insupportables". Ce qui est en effet une façon de draguer les jeunes, c'est à dire dans la ville une population qui pourrait se sentir proche de Rama Yade sur ce sujet. Le PS a aussitôt réagi par la voix du candidat du Parti socialiste à Colombes, Philippe Sarre qui va jusqu'à évoquer la possibilité de poursuites judiciaires si des excuses publiques ne sont pas proférées envers le groupe socialiste.
 
Il faudrait qu'un jour nos politiciens de tous bords cessent d'instrumentaliser le racisme et la discrimination. La gauche est risible à faire l'effarouchée, elle qui n'a de cesse de diaboliser ses adversaires en hurlant au fascisme, pour un oui ou un non. Rama Yade aussi est ridicule, elle qui instrumentalise ses origines ethniques bien souvent à mauvais escient. En tant que secrétaire d'Etat, en visite en Haïti, n'a-t-elle pas parlé de "son" pays en évoquant le Sénégal? Eric Zemmour, qu'on ne peut soupçonner de connivences avec la gauche, avait qualifié le  gouvernement actuel de gouvernement de "Mickey" et n'hésite pas à dire qu'il s'agit de choix "cosmétiques"  , autrement dit pour les passages à la télé, ce à quoi Rama Yade participe. 
 
Ce n'est donc pas la première fois que Rama Yade met en avant à tort ses origines ethniques mais elle n'est pas la première à utiliser ce type d'atout, la gauche y a largement participé, ce qui fait qu'aujourd'hui dans notre pays tout un chacun est soupçonné de racisme pour un oui ou pour un non. Mais Rama Yade a tort de se dire semblable aux habitants des HLM de Colombes, car son train de vie n'est pas tout à fait le même  , il s'agit donc d'une comparaison hasardeuse.
 
La vidéo reproduite par le Parisien de la réunion:



mardi 19 février 2008, a 23:06
La shoah et le racisme

Emmanuelle Mignon, la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy a donné ce samedi un entretien  remarqué au JDD. Elle aurait selon le journal joué un grand rôle dans la "genèse" de la décision du chef de l'Etat de faire porter la mémoire  d'enfants juifs morts durant les déportations de la dernière guerre à des élèves de CM2, et y revient dans cet entretien, laissant comprendre que l'idée, loin d'être abandonnée, sera développée, même si un aménagement reste possible avec les enseignants, comme par exemple de confier la mémoire d'un enfant à une classe entière plutôt qu'à un élève.
 
Le développement de cette idée ne daterait pas d'hier, Nicolas Sarkozy selon Emmanuelle Mignon y travaillait déjà lorsqu'il était ministre de l'intérieur. Elle revient sur les difficultés à enseigner la shoah pour les enseignants et sur le fait que "certains actes antisémites sont commis par des enfants de 10 ans contre des enfants de 10 ans". "Des comparaisons avec d'autres conflits surgissent" explique-t-elle, ajoutant plus loin que, pour exemple, "Les enfants palestiniens, vietnamiens, d'autres encore ont été victimes de conflits politiques".
 
C'est donc presque un aveu : les "actes" antisémites entre enfants de dix ans sont aussi le fait de problèmes de politique extérieur, ainsi que le révèlait le rapport Obin  sur l'école, rapport qui date de l'année 2004, mais qui pourait être encore d'actualité. L'extrait suivant est très révélateur :
 
Au sujet de l'antisémitisme : "Nous ne pouvons hélas que confirmer l'ampleur et la gravité d'un phénomène qui prend deux formes principales. D'une part on observe la banalisation, parfois dès le plus jeune âge, des insultes à caractère antisémite. Le mot « juif » lui-même et son équivalent « feuj » semblent être devenus chez nombre d'enfants et d'adolescents une insulte indifférenciée

Les insultes, les menaces, les agressions, bien ciblées cette fois-ci, se multiplient à l'encontre d'élèves juifs ou présumés tels, à l'intérieur comme à l'extérieur des établissements ; elles sont généralement le fait de condisciples d'origine maghrébine.

Les événements du Proche-Orient ainsi qu'une sourate du Coran sont fréquemment invoqués par les élèves pour légitimer leurs propos et leurs agressions. Ces justifications peuvent aller jusqu'à assumer les persécutions ou l'extermination des Juifs.

L'apologie du nazisme et de Hitler n'est pas exceptionnelle : elle apparaît massivement dans d'innombrables graffitis, notamment de croix gammées, et même parfois dans des propos ouvertement tenus à des instituteurs, professeurs et personnels d'éducation."

Ceci explique-t-il la volonté du chef de l'Etat de confier ainsi la mémoire des enfants juifs morts déportés aux élèves de CM2? Peut-être, car il serait surprenant que le chef de l'Etat ne soit pas informé de ce rapport. Toutefois il est inquiétant que le vrai problème ne soit pas pointé du doigt : c'est bien en partie une situation politique extérieure qui anime un antisémitisme virulent si l'on en croit ce rapport (et si l'on peut parler d'antisémitisme dans ce cas précis, le terme étant impropre) jusque dans les cours d'école.

Le journaliste qui dirige l'entretien demande à la directrice de cabinet pour quelle raison d'autres exemples de discrimination n'ont pas été choisis, citant les enfants arméniens durant le génocide en Turquie ou encore les enfants d'africains durant l'esclavage et s'entend répondre que "tout le monde reconnaît que la Shoah est le crime raciste absolu". Plus loin elle ajoutera "Les discriminations dont sont victimes aujourd'hui les personnes issues de l'immigration ont la même origine que les crimes dont les juifs ont été victimes: la bête immonde du racisme."

Le racisme doit être bien sûr condamné mais cette hiérarchisation du faît raciste est terrible : elle nie les racismes qui subsistent entre les différentes cultures autres que celle des européens "chrétiens". Elle nie le racisme qui existe dans des pays africains  où des descendants de colonisateurs arabes traitent comme des bêtes les descendants des noirs chrétiens ou animistes. Elle nie les problèmes de racisme qui existent entre personnes issues de pays étrangers, ce qui revient à nier le racisme lui-même... Plus grave encore : elle se contente de définir le racisme comme une pensée typiquement et uniquement européenne.

lundi 18 février 2008, a 18:51
Le Kosovo proclame son indépendance

Le Kosovo a proclamé ce dimanche son indépendance de la Serbie provoquant des séries de réactions dans le monde, qui pour, qui contre. Les pays européens sont divisés mais la plupart sont prêts à reconnaitre l'indépendance du pays comme les Etats-Unis qui l'ont déjà annoncé tandis que la Russie et la Chine sont contre ainsi que l'Espagne. L'Albanie a aussitôt salué l'indépendance de la région voisine.
 
On a beaucoup évoqué à ce sujet l'exemple que cela constitue pour d'autres séparatistes dans divers pays. L'Espagne dont le gouvernement s'est prononcé contre la reconnaissance a pu entendre les représentants de son territoire basque se féliciter de cette initiative, y voyant bien entendu un exemple pour son propre cas. Il ne manquent d'ailleurs pas en Europe de territoires entiers qui pourraient demander leur indépendance, de la Bretagne, qui possède une histoire et une culture propre en passant par le pays basque français, l'Ecosse, le pays de Galles ou la Corse et ce ne sont que des exemples qui se retrouvent facilement en Pologne ou en Belgique.
 
La région du kosovo, sous perfusion financière, était administrée par l'OTAN, et c'est donc sous cette égide qu'elle acquerra l'indépendance si tout continue ainsi. On pourra s'étonner d'y voir les indépendantistes courir dans les rues avec des drapeaux albanais... mais la région ne possède pas de drapeau propre, signe que son histoire n'est pas enracinée autrement que dans une culture plus large, qu'elle soit albanaise ou serbe. La proximité ethnique ne justifie en rien qu'un symbole étranger au pays soit arboré pour réclamer l'indépendance. Imaginons demain dans nos rues les citoyens du comté de Nice brandissent le drapeau italien en réclamant leur indépendance ou que les alsaciens fassent flotter le drapeau allemand sur leurs édifices et se séparent de la France.
 
Eh bien l'exemple ne serait pas encore bon. Pour la Serbie, le Kosovo est le berceau de sa culture et de fait à l'époque médiévale, Elle s'est construite autour du Kosovo. Imaginons donc que dans notre pays l'Ile de France devienne ethniquement espagnole, polonaise ou algérienne et que ceux-ci proclament leur indépendance en brandissant le drapeau de leur origine ethnique... C'est en quelques sortes ce que sont en train d'accepter les dirigeants européens et l'exemple pris plus haut prendrait tout son sens avec le 9-3 dans lequel la population pourrait être majoritairement originaire de pays étrangers : ce précédent pourrait à l'avenir permettre une scission.
 
On soulignera à ce sujet que le discours de l'Union est contradictoire. Elle se déclare pour le "multicuturalisme", contre le nationalisme et le "racisme", mais parvient à accepter que sur des considérations ethniques et nationalistes une province se proclame indépendante. L'Union européenne dit bien que la situation est aussi liée à la dernière guerre que la Serbie a mené sur le territoire et considère en conséquence que le pays n'est plus capable de gérer la région, ce qui est un argument recevable si l'on considère les violences du passé.
 
Mais par cette connivence, les différentes diplomaties se décrédibilisent totalement par une ingérence qui ne sera pas du goût de tout le monde et qui est la porte ouverte à tout. A tout, car des régions comme la Bretagne ou l'Ecosse ont plus de légitimité encore que le Kosovo à demander leur indépendance : ce sont des nations à part entière, même si la Bretagne est française aussi de par son Histoire. On pensera aussi aux serbes isolés à présent dans un pays nouveau, et auxquels on a rien demandé du tout...
 
La fiche du Kosovo sur wikipédia

dimanche 17 février 2008, a 21:18
La Madeleine, ce samedi, l'enterrement d'Henri Salvador

Il est 11h30 quand je sors du métro "madeleine" ce samedi. Le ciel est dégagé et le soleil abondant malgré le froid de ce mois de février. Des barrières et des agents de police bloquent le passage tout autour de l'imposante église de la Madeleine et pour atteindre le trottoir face à l'église il faut faire tout un détour. L'église est baignée de soleil et l'on peut distinguer dans le ciel les avions de ligne qui contournent Paris. Ils ressemblent à des maquettes, tout petits dans ce ciel clair.
 
La messe a déjà commencé depuis un moment, mais on peut continuer à la suivre depuis un écran installé là. Des journalistes attendent devant le bâtiment, appareils photos à la main. Ils sont venus nombreux, avec des grosses voitures parfois surmontées d'une sorte de parabole qui renvoie sans doute leurs images en direct à des journaux télévisés. Plus loin sur l'avenue d'autres photographes avec des "zoom" qui attendent de loin les clichés qu'ils remettront à leur rédaction. Des agents sont là aussi, ainsi que des voitures officielles munis de fanion. Sur la façade du batiment une grande photo tout en couleur d'Henri Salvador, appuyé sur sa guitare, le regard lointain, mais l'air plutôt gai.
 
Des personnes nombreuses suivent la messe et quelques unes répètent, ou plutôt murmurent le Notre Père à la suite du prêtre. Suit le dernier hommage de ses amis. Un musisien évoque son rire puis joue "Le loup, la biche et le chevalier" au violon, un acteur connut lit un texte de Boris Vian qui composa des chansons avec le défunt, d'autres musiciens jouent avec des instruments à vent, trompette, tuba. Devant l'église le son est imparfait car les notes résonnent en écho et arrivent en même temps que la musique sur l'enregistrement portant au dehors. Bien entendu personne n'applaudit : on applaudit pas durant une messe des morts.
 
Tandis que la foule dehors grelotte un peu, dans le bâtiment, où le prêtre disait "souviens toi d'Henri" au cours de sa prière, on passe pour communier. Puis chacun passe devant le cercueil, bénir le défunt  ou pour un geste de sympathie, selon les convictions de chacun, ainsi que l'a demandé le prêtre. Sur l'écran, on distingue le visage du président de la République pour la première fois, et la caméra s'attarde un peu sur lui. Il est seul apparemment, sans son épouse et il a été l'un des premiers à passer devant le cercueil, vraissemblablement.
 
Le temps passe un peu et l'on distingue une personne qui sort du bâtiment. Tout le monde alors se hausse un peu pour voir de qui il s'agit. C'est bien Nicolas Sarkozy qui sort d'un pas pressé, descendant les marches de l'église. Devant sa voiture qui l'attend, il se tourne un peu et fait un signe à la foule agglutinée là. Une ou deux personnes applaudissent, un bravo sonore retentit. Mais le tout est si isolé, que cela cesse aussitôt. Encore un temps, les haut-parleurs diffusent la musique d'Henri Salvador, à commencer par "Sur mon île" puis l'on commence à sortir de l'église et les journalistes se pressent pour interroger les personnalités qui en sortent.
 
Je m'impatiente un peu et m'en vais, apprennant plus tard que lorsque le cercueil est sorti de l'église il a été copieusement applaudi par la foule. Je n'avais pas de curiosité pour les personnalités qui sortaient de l'église, venus nombreuses parait-il. A peine ai-je vu Mireille Mathieu (?) que je suis parti! Je n'ai pu m'empécher de penser à Michel Serrault dont l'enterrement a été joyeux selon sa propre volonté, sûr qu'il irait tout droit au ciel, ou encore à la chanson de Georges Brassens : Quel temps fait-il Chez les gentils De l'au delà Les musiciens Ont-ils enfin Trouvé le la Et le p'tit bleu Est-c' que ça n' le Rend pas meilleur D'être servi Au sein des vi-gnes' du Seigneur.



dimanche 17 février 2008, a 18:27
Mémoire de la Shoah : et les parents d'élèves?

Les réactions à l'idée de Nicolas Sarkozy de confier aux élèves de CM2 la mémoires des petits enfants juifs morts suite à la déportation durant la guerre, s'enchaînent, les unes pour approuver, les autres pour dénoncer. Ici des avis d'homme politiques, ou de personnalités de droite comme de gauche, d'associations, de psychologues, etc, etc... Mais les parents semblent être tout à fait exclus des retranscriptions des journalistes.
 
Simone Veil a jugé l'idée "insoutenable", elle qui connaît pourtant fort bien ce dont il s'agit, pour l'APHG (l'Association des professeurs d'histoire et de géographie) il s'agit d'une fausse bonne idée et elle rappelle que "le devoir d'histoire, assuré par l'Education nationale s'impose inséparablement de la transmission de la mémoire", tandis que le grand maître du grand orient de France considère que "Tout ce qui peut favoriser le devoir de mémoire, en particulier en ce qui concerne la Shoah, est une très bonne chose". François Hollande aussi s'est déclaré enthousiaste face à cette idée même si derrière lui des membres du parti socialiste se sont véritablement opposés à l'idée. A l'UMP en revanche, l'idée ne semble poser aucun soucis. Des psychiatres émettent des réserves. Précisons que les juifs dans leur ensemble n'ont rien demandé et que l'on trouve sur un site adressé aux juifs des arguments plus que recevable contre cette idée.
 
Toutes ces réactions sont fort intéressantes et l'on suppose que par delà les groupements il existe des avis divergeant dans chaque groupe politique, ce qui est tout à l'honneur de l'intelligence de nos compatriotes : il serait regrettable par exemple que les députés n'aient pas d'avis personnels en dehors d'un avis autorisé de leurs groupements politiques. Il reste toutefois génant, l'école étant obligatoire, que personne n'est songé à demander aux parents d'élèves ce qu'ils en pensaient. Le syndicat de parents d'élèves la PEEP, s'est exprimé sur itélé par la voix de sa présidente qui estime que "Dans le cadre de l'éducation à la citoyenneté, c'est une façon d'approcher les choses",ajoutant qu'il reste "encore quelques mois pour mettre en place cette mesure". Mais les parents souhaitent-il que leurs enfants rentrent le soir avec pour devoir de faire des recherches sur un autre petit enfant mort gazé il y a 60 ans?
 
Leur avis n'intéresse manifestement personne et cela sera tout simplement imposé. Mais s'il est légitime que l'école enseigne les mathématiques ou le français, légitime encore qu'elle enseigne le civisme, il n'est pas dit qu'elle n'outrepasse pas son rôle en imposant des devoirs de "mémoire" à des enfants de dix ans. En attendant de savoir si des parents réagiront à cette nouvelle, il reste intéressant de leur donner la parole. C'est ce que je tente de faire ici, en demandant à chacun d'eux de noter leurs remarques et de nous alerter sur les initiatives émanant de parents et dont ils auraient connaissance.



vendredi 15 février 2008, a 17:44
Nicolas Sarkozy prône le civisme et la morale à l'école

Nicolas Sarkozy s'est rendu vendredi, en compagnie du ministre de l'éducation nationale, dans une école primaire de Périgueux, visite au cours de laquelle il a pu visiter deux classes et poser en compagnie des quelques 150 élèves de l'établissement. Cette visite fait suite à un discours sur l'école devant des parents d'élèves, prônant le recentrage de l'enseignement autour des "fondamentaux", mais aussi le retour des valeurs civiques et morale à l'école ainsi que des symboles de la République.
 
"Cette instruction civique et morale prévoit notamment l'apprentissage des règles de politesse et de bonne tenue, la connaissance et le respect des valeurs et des emblèmes de la République française: le drapeau tricolore, Marianne, l'hymne national, à l'écoute duquel nos enfants devront se lever".

"Cet enseignement présentera également, pour les plus grands, les règles élémentaires d'organisation de la vie publique et de la démocratie: le refus des discriminations de toute nature, la démocratie représentative, l'élaboration de la loi, les enjeux de la solidarité nationale", a-t-il continué, précisant que l'initiation au drame des enfants de la shoah se ferait dans ce cadre.

Après avoir décrit une situation scolaire précoccupante pour l'ensemble du territoire (15% des élèves en grandes difficultés et 25% avec des acquis fragiles), Le Président a souhaité que l'enseignement soit recentré autour des "fondamentaux", c'est à dire les mathématiques, le français avec grammaire orthographe et calcul mental remis à l'honneur.

Ce discours, prononcé dans la ville où se présente le ministre de l'éducation nationale pourrait avoir pour but de retrouver un électorat fuyant avant des municipales qui s'annoncent particulièrement difficile pour la droite. Le discours se rapproche de celui du candidat aux élections présidentielles, qui avait plutôt bien réussi.

Mais si le Président arrive à tenir son objectif de "diviser par trois, d'ici la fin de la mandature, le taux d'échec scolaire, à la sortie du CM2", l'initiative sera à saluer. Même si l'on peut imaginer que les professeurs manifesteront contre ces mesures, qui prévoient également une évaluation de leur travail tous les deux ans plutôt que tous les quatre ans.

vendredi 15 février 2008, a 14:35
Qui a eu cette idée folle?

Je ne peux m'empêcher d'écrire un mot un peu plus personnel sur l'idée saugrenue d'engager les enfants de CM2 à conserver la mémoire d'un des 11000 enfants juifs morts gazés durant la dernière guerre, idée lancée au cours du dîner annuel du crif par le Président lui-même, estimant ce jour-là que "Rien n'est plus intime que le nom et le prénom d'une personne, rien n'est plus émouvant pour un enfant que l'histoire d'un enfant de son âge." Ce qui signe bien l'aveu que l'opération consiste à manipuler des enfants dans leur sensibilité, sensibilité qui ne devrait pas jouer dans l'apprentissage de l'Histoire ainsi que le demande les historiens eux-même. Bien des articles de presse relatent des réticences à cette idée, craignant d'éventuels troubles psychologiques de cette charge trop lourde pour un enfant. D'autres se félicitent de l'initiative au nom du sacro-saint devoir de mémoire.
 
N'est-il pas pourtant consternant, au delà de cette idée somme toute assez sordide -que de mettre sur les épaules d'un jeune enfant le poids d'un autre, mort dans des conditions atroces- que personne ne s'offusque du rôle demandé à l'école primaire? L'école a normalement pour fonction d'enseigner aux enfants des choses utiles et pratiques, comme le bon usage du français, les mathématiques, les langues étrangères autant que possible et de leur permettre de pouvoir évoluer dans la vie en se débrouillant seul avec l'atout que constitue le savoir dans une tête bien faite. C'est d'ailleurs précisément ce qui est reproché à l'école de nos jours : tel ministre souhaitait revenir aux fondamentaux, c'est à dire lire (sic), écrire (resic) et compter (reresic!!!). Chaque année la "méthode Bosher" est littéralement dévalisée des rayons de la fnac par des parents inquiets de l'évolution de l'apprentissage de la lecture pour leurs enfants.
 
Mais la démagogie des hommes politiques les amène à user de toutes les possibilités qu'offre l'école pour faire entrer dans les têtes des plus jeunes enfants les principes moraux de notre époque : la lutte contre le racisme ou l'antisémitisme en est un exemple, mais petit à petit on tente de leur enseigner aussi que l'esclavagisme "ce n'est pas bien", que la colonisation c'est mal aussi et d'autres sermons viendront sans doute plus tard. Cette attitude revient à monter les petits enfants noirs contre les petits enfants blancs et les petits enfants maghrébins contre les petits enfants juifs, ici à cause des désaccords israélo-palestiniens, dans une surenchère de la victimisation. Cela ne date pas d'hier et personne ne s'en offusque : en effet quel sera l'idiot qui ira s'opposer à ce qu'on enseigne des grandes idées morales? Mais par là même, quel est l'imbécile qui ira prôner à ses enfants que la colonisation est une bonne chose et qu'il faut remettre le couvert, que le racisme est une vertu et que la détestation des juifs est salutaire???
 
Toute la question est là : est-ce bien le rôle de l'école que de s'occuper d'élever des enfants? Son rôle d'enseignement est déjà bien suffisamment important pour qu'elle n'aille pas empiéter sur le domaine des parents. Elle ne les remplace d'ailleurs pas à en croire les rapports sur l'école qui font état des difficultés à enseigner la shoa justement auprès des enfants d'immigrés, sensible aux évènement du proche-orient, des enfants maintenus par l'école elle-même dans une culture que leurs parents ont quitté. En effet les parents d'enfants suivant les cours de l'école primaire se voient proposer des cours différents, comprenant les langues et les cultures des pays d'origine, dans cet élan multiculturaliste idéaliste qui personnalise nos élites dorées. Pour ne pas faire de différence, on préfère donc compartimenter.
 
Et la série continue malheureusement avec le nouveau Président, qui pourtant s'était élevé contre la repentance, avec cette nouvelle idée. Il eut été plus judicieux peut-être de donner en exemple les villages entiers qui cachaient des juifs avec tous les risques que cela comportait. Car le devoir de mémoire ressemble de plus en plus à un concours : les descendants d'esclaves ne comprennent pas qu'il ne soit pas plus fait allusion au drame qu'ont vécu leurs ancêtres, les Vendéens réagissent par rapport au véritable génocide que la région a connu après la Révolution, etc, etc... Il serait peut-être temps de se réunir autour de grandes figures qui réuniraient toutes les composantes de la société, plutôt que de chercher, avec les meilleures intentions du monde, ce qui la morcelle en communautés.

jeudi 14 février 2008, a 16:01
Les réactions des enseignants en primaire suite au dîner du crif

Suite à la déclaration du Président lors du dîner avec le crif, concernant sa proposition de confier la responsabilité de la mémoire d'enfants victime de la shoa, à des élèves de CM2 dès la prochaine rentrée scolaire, la nouvelle a été confirmée par le ministre de l'éducation, et déjà, contestée par le principal syndicat des élèves d'enseignants du secteur primaire, lesquels y voient le risque de troubles chez les élèves.
 
Xavier Darcos, le ministre de l'éducation nationale, confirme donc que la proposition ne s'appuie pas sur un idée lancée à la légère, proclamant la confiance qu'il porte aux enseignants et faisant la promesse que ceux-ci seraient formés pourt le faire : "nous n'allons pas mettre un policier dans chaque classe de CM2 (...) Nous nous sommes posés la question de bonne foi, en pères de famille, en éducateurs", a-t-il insisté.

"La Shoah est au programme de l'école primaire de même que les questions de racisme et de xénophobie" avant d'évoquer le projet : "idée qu'on peut trouver bonne ou mauvaise" a-t-il poursuivi, expliquant vouloir "créer une relation identitaire entre un enfant d'aujourd'hui et un enfant du même âge, qui, lui, a été enlevé puis gazé". "une petite enquête sur la famille, le milieu, les circonstances dans lesquelles l'enfant a disparu, etc," a-t-il encore poursuivi, "Cette relation personnelle, affective pourra ensuite permettre de construire un travail pédagogique".

Les enseignants n'ont pas tardé à réagir, par l'intermédiaire du secrétaire général Gilles Moindrotdu Snuipp-Fsu Gilles Moindrot, syndicat majoritaire, contacté par l'AFP, qui a évoqué les risques de trouble chez les jeunes enfants, disant les enseignants mal à l'aise avec ce