Rama Yade a encore fait parler d'elle à l'occasion d'une visite dans la ville d'Argenteuil où elle s'était rendue pour soutenir le maire sortant UMP, Georges Mothron, qui s'était fait connaître en pulvérisant du Malodore, répulsif nauséabond, afin de faire fuir des "SDF" (ce terme de Novlangue pour remplacer celui, bien plus significatif, de "clochard") du centre ville. L'affaire avait choqué : on ne chasse pas en effet des être humains comme on le fait des insectes gênants, sans suciter une polémique, ce qui est heureux. Non seulement l'opposition s'était élevée, mais les rangs de l'UMP aussi, bien qu'étant du même camp que le maire.
Rama Yade, interrogée par des journalistes à la sortie de la réunion électorale, sur le Malodore précisément, avait estimé "qu'il faut tout tenter dans une ville" et qu'un maire répond "aux préoccupations des populations". La ville a de multiples facettes a-t-elle fait remarqué, et il convient de soulever bien d'autres sujets durant la campagne, celui-ci étant un peu court pour définir un projet... Le Maldorore? Un détail, aurait pu faire remarquer le secrétaire d'Etat aux droit de l'Homme, ç'eut été plus court. Son propos a naturellement aussitôt provoqué des réaction de l'opposition municipale, qui a jugé le propos scandaleux. Interrogée par l'AFP, Rama Yade a évoqué un "malentendu", condamnant même l'idée sans réserve, ajoutant "quand je disais il faut tout tenter, je voulais dire qu'il fallait répondre aux préoccupations des gens. Ca ne veut pas dire que ce qu'on propose c'est bien".
L'équipe du candidat PS avait dans un communiqué exprimé l'espoir "qu'en tant que Secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères chargée des Droits de l'Homme, elle profitera de sa visite pour expliquer à Georges Mothron, Philippe Métezeau et à la droite locale que les hommes ne se traitent pas comme des rats, avec des produits toxiques. Les Droits de l'Homme, ce n'est pas qu'à l'étranger qu'il faut se battre pour, c'est aussi dans notre pays au quotidien qu'il faut dénoncer et traquer les actes et comportements d'un autre âge"
Oui, certes, il arrive à tout le monde de s'exprimer un peu vite. Mais Le secrétaire d'Etat a-t-il l'indignation sélective? Lorsqu'elle s'était rendue à Aubervilliers, pour soutenir des Ivoiriens expulsés, Ivoiriens dont l'un d'eux l'appelait "ma soeur", cela lui avait paru de suite abominable de voir ces personnes chassées et sans logements, elle avait aussi fustigé le comportement de la mairie communiste. Mais les clochards, n'ont-ils pas droit eux aussi à la compassion du secrétaire aux droits de l'Homme? Le style Rama Yade est troublant et semblent comporter comme la ville d'Argenteuil de multiples facettes. Elle taxe ses opposants de racisme, se présente comme une africaine lors d'une réunion où elle intervient en tant que secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme "français", sans égard pour sa fonction...
Ce sera peut-être la dernière fois que j'évoquerai la Miss France actuelle, Miss France de pacotille, qui n'a plus qu'un titre fantoche. Valérie Bègue a tant fait couler d'encre qu'il n'est plus même utile de la présenter, tandis que la "vraie" Miss France est quasiment inconnue du grand public. Pourtant pour n'importe quel observateur, la vraie Miss France est bien la deuxième dauphine, que Mme de Fontenay emmène dans ses déplacements pour la présenter au public en vue des prochaines élections de Miss internationales. Valérie Bègue a bel et bien menti pour concourir et doit s'en mordre les doigts, ce n'est que l'engouement populaire en sa faveur qui lui doit d'avoir, selon les apparences, gardé sa couronne.
Ce qui m'avait attiré dans un premier temps fut l'aspect vulgaire et un peu blasphématoire des premières photos . Le photographe n'a pas un grand talent et dans un jeu qui devait lui paraître subtilement artistique, il l'avait fait poser en bikini et sur une croix flottant dans une piscine. Se servant du petit logo de la société qui lui avait passé commande, figurant l'ombre chinoise d'un petit diablotin, il l'avait mise en position de lécher une substance laiteuse avec un regard particulièrement salace. Rien dans ces photos d'attirant, pas même le plaisir de l'oeil auquel cède tout représentant de la gent masculine : de la vulgarité, et uniquement de la vulgarité, la jeune femme n'était pas même à son avantage sur les clichés. Ironie du sort, en tant que Miss France, elle se devait de défendre une vision un peu morale des choses et avait commencé en se disant représentante de la diversité ethnique.
Pour la sortie des premiers clichés dans la presse, les journaux ont tous repris la nouvelle, journaux "pipeule" ou non. Miss France "nue", cela fait forcément de l'audience. Elle n'était pas tellement déshabillée pour autant, et même en prenant sa défense, cela fonctionnait aussi : les tirages augmentaient certainement considérablement. Les Réunionnais qui avaient vu dans cette nouvelle Miss, une compatriote, un moyen de relancer l'attractivité de leur île, avec un rien de "patriotisme", se sont tous déchainés dans les commentaires... "Touche pas à ma Miss!" Avec un peu de mauvaise foi parfois, taxant Mme de Fontenay de "raciste". La société réunionnaise "Pardon!", qui avait commandé les photos, mais avait refusé celles mentionnées plus haut, en a également profité en prenant sa défense, ce qui constitue une excellente publicité, d'autant que la marque s'implante aussi en métropole, ainsi très récemment à Marseille.
Puis le magasine "Choc" en a remis une couche en sortant des photos de Miss France "topless" . "Venez voir Miss France nue" aurait pu titrer le journal! S'il avait pu noter qu'il s'agissait de photos "porno", cela aurait plus aidé encore... C'est que la presse est un peu en difficulté ces temps-ci, aussi entre deux frasques du président, elle mise sur le "pipeule". Ah, les belles photos! A peine si l'on distingue franchement des seins, avant d'apprendre de l'aveu de la jeune femme qu'elle n'avait que 16 ans à ce moment-là. Les photos présentées comme étant sexy n'ont rien d'extraordinaire, prises sur une île où il fait chaud et où de nombreuses jeunes femmes doivent s'afficher ainsi : quand tout le monde est moitié nu de chaleur, un torse, quand bien même serait-il féminin, n'est plus si sexué... La réaction de Mme de Fontenay n'a rien d'extraordinaire pour autant : une Miss qui pose nue, pour des photos vulgaires qui plus est, n'a forcément plus ses faveurs. Pour autant, l'acharnement des journalistes devient malsain. C'est le mariage de l'argent et du sexe, sur internet la chasse aux photos a démarré, bien que les pages "lingerie" catalogue "la redoute" seraient bien plus indiquées dans le cas présent pour activer une libido même adolescente, même naissante...
Mais la jeune femme reste sur ses positions. Elle doit particulièrement souffrir de la situation et aurait pensé un temps à démissionner, sa mère s'en est fait l'écho, avant de revenir sur sa position : c'est à Geneviève de Fontenay de démissionner selon elle, dans ses dernières déclarations. Le pot de terre contre le pot de fer. Comme si sa fille était encore une Miss à part entière, avec sa couronne en carton pâte (dixit la dame au chapeau), comme si cela allait encore lui apporter quoi que ce soit, comme si toute la presse n'était pas à l'affût, parfois sous couvert de la défendre, du moindre de ses faux pas, comme si une jeune femme, déjà désavouée, avait un poid quelconque face à Mme de Fontenay! N'importe quel article fonctionne, dernièrement encore un article simplement titré "Miss France, sacrée coquine", et il tourne...!
Elle devait parait-il se rendre au salon de l'agriculture, mais y aurait renoncé. On ne sait plus très bien d'ailleurs ce qui est vrai de ce qui est faux, puisque pour d'autres cela n'était tout simplement pas prévu. Mais quelle importance? Les discours lénifiants des Miss n'attirent pas tant habituellement, sauf pour celle-ci, la dernière, la naïve, la Mme Bovary des concours et des poses photo, la moraliste qui se voulait un symbole du métissage. C'est le même photographe parait-il, auteur des premières photos, qui continue à vendre les clichés qu'il a déjà pris. Y en a-t-il d'autres? L'affaire est encore à suivre mais l'on peut être sûrs que les journaux à sensation les cherchent déjà. En tous cas pour ce qui me concerne, je ne suivrai plus tant la Miss, un peu écoeuré de ce déferlement...
Nicolas Sarkozy avait donné un long entretien devant un panel de lecteur du Parisien, dans lequel entre autres réponses on retrouve celle à une question relative à la vidéo prise au salon de l'agriculture, pendant laquelle le président répond à un homme qui refuse de lui serrer la main, lui disant "ben alors casse-toi pauvre con." L'entretien publié par le Parisien contient l'affirmation suivante "Cela étant, j'aurais mieux fait de ne pas lui répondre" et il s'avère que c'est l'Elysée qui aurait rajouté cette phrase, ayant eu le papier avant sa parution.
Initialement les propos n'étaient pas les mêmes, "Il est difficile même quand on est président de ne pas répondre à une insulte, j'ai sans doute les défauts de mes qualités. Ce n'est pas parce qu'on est le président qu'on devient quelqu'un sur lequel on peut s'essuyer les pieds". Mais c'est le directeur adjoint de la rédaction du Parisien qui l'affirme : l'autre passage a été rajouté lorsque l'Elysée a eu le document avant parution, lequel aurait été corrigé avant d'être remis au journal et imprimé. Selon le directeur, Dominique de Montgeron, c'est la simple courtoisie qui a fait que l'entretien avant de paraitre ait été remis, comme c'est le cas pour d'autres personnalités. Le passage aurait été rajouté après que la polémique ait enflé durant la journée.
C'est au cours d'une émission télévisée que le directeur-adjoint, Dominique de Montvalon, s'en est exprimé. "Sarkozy quand on le cherche on le trouve" aurait aussi déclaré en substance le président par rapport à la première vidéo. Le Parisien devrait faire aussi paraître le texte initial dans son journal au cotés du texte corrigé. Voici l'extrait de l'émission :
La vidéo tourné par le "Parisien" a fait le tour du net : Nicolas Sarkozy au salon de l'agriculture sert des mains dans la foule puis croise un homme qui lui dit : "Ah non, touche moi pas, tu me salis", ce à quoi le chef de l'Etat répond en passant : "ben alors casse toi pauvre con". La vidéo a bien sûr suscité des commentaires de gauche à droite et bien sûr une flopée dans les média venant de tous les internautes possible. Au fond cette vidéo dans un autre contexte n'aurait peut-être pas fait tant de bruit. L'homme s'approche dans la foule et son propos est tout à fait désobligeant : on ne parle pas ainsi à qui que ce soit et le chef de l'Etat mérite tout de même un peu de respect. Il y a quelques mois encore une bonne partie des Français auraient peut-être défendu Nicolas Sarkozy, voyant dans sa réponse une anecdote un peu amusante, celle d'un président qui se lache, pour une fois. Mais l'état de grâce est fini et bien fini.
Le président "n'est plus dans son rôle", s'indigne François Hollande. Pour Robert Badinter, Il "ne doit pas se comporter comme n'importe quel citoyen", "on ne tombe pas dans le pugilat", Un président qui va "vers une foule anonyme, s'exposera inévitablement à des provocations, il le sait et il doit prévoir ce que sera son attitude" ajoute-t-il, tandis que Jean Marie Le Pen juge que le président aime les foules et que c'est une grave erreur, d'abord, parce que "Ça fait plus Tintin que de Gaulle" et puis "C'est une faiblesse, car le président n'est pas là pour être aimé", mais "obéi et respecté".
C'est peut-ëtre Jean-Marie Le Pen qui a raison sur ce point. Le Président doit savoir faire en sorte d'être respecté. Ce n'est pas la première algarade que subit le chef de l'Etat, déjà par le passé en visite chez les pécheurs, il avait répondu à un homme qui l'invectivait de loin plutôt que de passer tout simplement son chemin. Mais las! Les deux fois il a répondu de façon assez vulgaire, par des provocations qui donnent une mauvaise image de lui-même ainsi que de la fonction qu'il incarne. Un Président n'est pas aux affaires pour son propre ego, mais pour incarner un pays.
C'est une évidence : en mettant sa vie privée en avant, le chef de l'Etat désacralise sa fonction, ou encore en faisant des déclarations à l'emporte-pièce comme des lubies, en imposant le traité de Lisbonne, ou la mémoire de la Shoah à des enfants de CM2 , sans se soucier le moins du monde de ce qu'en pensent électeurs et parents d'élèves. Mais s'il impose aux Français, il donne l'impression pour lui-même de prendre du bon temps... Le gouvernement lui-même a une drôle d'allure : le garde des sceaux a deux frères en justice pour trafic de drogue, le secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, qui a tout l'air d'avoir été choisi pour incarner une diversité ethnique au plus haut niveau de l'Etat, se fait remarquer en taxant de raciste (le garde des sceaux l'auraient fait lui aussi ) ses opposants (voire aussi cette autre vidéo , confondante!), le premier ministre est effacé et le président, élu sur un programme très à droite, sème la confusion en demandant des rapports à des personnalités de gauche et en choisissant des membres de gouvernement issus de la gauche.
Finalement, c'est un peu par démagogie que Nicolas Sarkozy se met à dos les électeurs. On ne peut contenter tout le monde et à présent les électeurs de gauche ne le ratent pas, tandis que les électeurs (et jusqu'aux élus...) de droite sont mécontents de son action illisible, teintée de rose. La repentance tant décriée revient par la petite porte, le pouvoir d'achat qu'on devait aller chercher est absent, les réformes se font dans tous les sens et sont contestées et contestables, plutôt illisibles bien souvent, comme lancées à la va-vite. Rien d'étonnant à ce que le président se trouve en chute libre dans les sondages. C'est un peu l'effet boomerang de sa médiatisation : il s'est servi des média et a passé la ligne blanche, à présent ce sont les média qui se servent de lui, en le filmant dans ses moments d'impulsivité, qui ne le mettent pas en valeur. La personne qui s'est adressée à lui au salon de l'agriculture doit bien rigoler derrière son écran... il suffit d'un si petit évènement pour mettre en valeur le mécontentement des électeurs.
Plus tard le Président a fait un discours plein de promesses aux paysans, évoquant l'Europe. Comme avec le pouvoir d'achat, il a annoncé que lorsque la France prendrait la présidence tournante (il n'en sera plus de même quand le traité de Lisbonne s'appliquera, un Président de l'Union sera choisi pour tous, avec une sorte de ministre des affaires étrangères européen), le chef d'Etat ferait ce qu'il faut pour les paysans, comme si encore une fois, l'on pouvait décréter au niveau européen quoi que ce soit pour les paysans français... qui ne semblent pas l'avoir cru véritablement...
Le facétieux Jean Rochefort avait donné le ton pour la cérémonie des Césars 2008 : le mot d'ordre était d'être "rigolo". La salle du théâtre du Chatelet était pleine des personnalités du cinéma dans l'attente de voir leur film récompensé, un césar pour un acteur ou une actrice et la tension était certainement forte. Marion Cotillard était particulièrement attendue, grande favorite : il allait de soi qu'elle reçoive le prix de la meilleure actrice. Après un bref discours de Jean Rochefort, président de la soirée, qui a surtout évoqué son costume, le show commence avec une petite mise en scène filmée dans laquelle on voit Antoines de Caunes avec Valérie Lemercier grimée en Edith Piaf, lui demandant de revenir à sa place. Elle décline, se disant en partance pour les Oscars. Il arrive alors sous quelques applaudissements. S'en suivent les remises de prix, dans lesquels, selon le mot d'ordre évoqué plus haut, chacun s'efforce d'être rigolo, avec un succès mitigé.
On remarquera la prestation de la présentatrice météo de canal+ avec Jean-Claude Vandamme jouant à "Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette...", ce qui a provoqué un silence glacial que l'acteur a remarqué lui-même, se penchant alors vers la salle, disant, "mais rigolez enfin!". Malheureusement pour lui, rigoler ne se décrète pas... Antoines de Caunes se rend dans les coulisses pour montrer de prétendus césarisés en fête, l'on y voit une ambiance de cotillon, avec des gens qui chantent et dansent. Il revient, le public n'applaudit pas et ne rit pas. Il en sera de même pour quasiment chacune de ses mises en scène, chacun de ses déguisements... Pour remettre des Césars, des acteurs viennent, qui avec du champagne, qui avec des petits gateaux, ou avec des mises en scène peu crédibles... Julie Depardieu, en tailleur, veste et pantalon noirs, monte prendre son prix emmenant la pétillante Ludivine sagnier avec elle, très élégante en robe. Julie Depardieu lui remet son césar, disant qu'elle en a déjà reçu, pas de vrai discours, et toutes deux rigolent "comme des cornichons". Houellebecq fait un petit discours totalement décousu pour le César du livre repris au cinéma. Edouard Baer félicite Antoine de Caunes pour la soirée très réussie. Antoine de Caunes allume une cigarette en critique de la loi contre le tabac dans les lieux publics, rappelle qu'il ne fume plus depuis quatre ans. On ne rit pas, la cérémonie continue.
Rien de très drôle dans la soirée au final! Les discours des césarisés eux-même ne trouvent pas d'écho véritable dans le public. Quelques moments plus marquant toutefois, lorsque le meilleur film étranger reçoit un César, avec un allemand qui dans un très bon français viendra chercher son prix, se félicitant de le recevoir en France eu égard aux grands films français qu'il a pu voir. Roberto Begnini remonte lui aussi le niveau, par son exubérance et par son discours très cohérent sur le cinéma français à la remise de son prix d'honneur : "vous avez inventé le cinéma, vous devez faire les meilleurs films". Convenons avec lui que le cinéma français a eu de très beaux jours derrière lui. Il eut aussi le bon goût de réclamer une minute de silence en hommage à Antonioni et Bergman. Dans cette minute de silence, on a pu voir un Roberto Begnini concentré, sérieux et recueilli.
Plus tard avec le César d'honneur remis également à Jeanne Moreau, et des extraits de films qu'elle a pu tourner, de "Jules et Jim", en passant par "Ascenseur pour l'échafaud" (avec la formidable musique de Miles Davis) et tant d'autres. Dans son discours, Jeanne Moreau, très ovationnée, évoque les subventions pour le cinéma français, disant le cinéma en besoin, ce qui pourrait nous faire tous songer que les plus grands films furent fait à une époque où le cinéma n'était justement pas subventionné. Rappelons à ce sujet que ces subventions sont le fruit du prix des séances de cinéma, que chaque spectateur paye. Alain Delon a rendu également hommage à la formidable actrice que fut Romy Schneider, rappelant leur amour et le tragique accident de son fils.
Quelques pleurs aussi. La jeune Hafsia Herzi arrive pour prendre son césar, auquel elle ne devait pas s'attendre, à 21 ans. Marion Cotillard également pleure. Avec elle, c'est l'occasion de voir une très belle jeune femme, sans tout le fard de son personnage, elle est sincère et émue. Elle remercient toutes deux chacun de ceux qui leur ont donné leur chance. Plus tard lorsque Abdellatif Kechiche vient chercher le prix du meilleur film, il fait monter avec lui Claude Berry, un Claude Berry qui marche avec difficulté, et se récrie lorsque le réalisateur dit de lui qu'il est une sorte de père, considérant son âge.
Une femme entame un youyou dans la salle. Le meilleur film est donc le portrait d'une famille franco-tunisienne, dont le père, ouvrier licencié d'un chantier naval, cherche à ouvrir un restaurant sur une péniche. Le réalisateur fait aussi un discours : "Il y a une revendication commune à défendre un cinéma qui n'est pas tout-à-fait dans les rails et qui se risque à sa propre liberté. Je vous remercie de me donner cette légitimité." Il évoque aussi son père, petit ouvrier du bâtiment. Une soirée très convenue donc, peu drôle, avec des prix très "politiquement correct", à l'image du cinéma français d'aujourd'hui, se voulant un rien intellectuel, presque snob, toujours friand de morale et de bons sentiments et qui s'aventure rarement au-delà des sentiers battus et rebattus. D'une soirée qui se voulait "rigolo", reste l'impression que le cinéma, le vrai cinéma, n'est pas vraiment mis à l'honneur. Comme Valérie Lemercier dans le petit film du début, nous attendons nous aussi les oscars, en souhaitant bonne chance au film "La Môme" .
Meilleur film français de l'année : "La Graine et le mulet" d'Abdellatif Kechiche
Meilleur réalisateur : Abdellatif Kechiche ("La Graine et le Mulet")
Meilleure actrice : Marion Cotillard ("La Môme")Meilleur acteur :Mathieu Amalric ("Le Scaphandre et le Papillon")Meilleure actrice dans un second rôle : Julie Depardieu ("Un Secret")Meilleur acteur dans un second rôle : Sami Bouajila ("Les Témoins")Meilleur espoir féminin : Hafsia Herzi ("La Graine et le Mulet")Meilleur espoir masculin : Laurent Stocker ("Ensemble c'est tout")Meilleur film étranger :"La Vie des Autres" de Florian Henckel von DonnersmarckMeilleur premier film : "Persépolis" de Marjane Satrapi et Vincent ParonnaudMeilleur scénario original : Abdellatif Kechiche ("La Graine et le Mulet")Meilleure adaptation : Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud ("Persépolis")Meilleure musique écrite pour un film :Alex Beaupain ("Les Chansons d'amour")Meilleur court métrage : "Le Mozart des pickpockets" de Philippe Pollet-VillardMeilleure photo : Tetsuo Nagata ("La Môme")Meilleurs décors: Olivier Raoux ("La Môme")Meilleur son :Laurent Zeilig, Pascal Villard et Jean-Paul Hurier ("La Môme")Meilleurs costumes : Marit Allen ("La Môme")Meilleur montage :Juliette Welfling ("Le Scaphandre et le Papillon"Meilleur film documentaire :"L'Avocat de la terreur" de Barbet SchroederDeux César d'honneuront en outre été décernés à l'acteur-réalisateur italien Roberto Benigni et à la comédienne française Jeanne Moreau.
La réaction de Madame de Fontenay ne s'est pas fait attendre : dans un entretien au magasine "télé2semaines", la dame au chapeau n'y va pas de main morte. Elle se déclare bien contente et dit de la miss qu'elle est une menteuse, disant son image écornée. Elle n'y épargne pas même la "première dame" de France... : "Valérie Bègue est une menteuse, elle a toujours menti. Ça me conforte dans mes positions. Je suis bien contente (...) cette fille, c'était l'ange et le démon. Elle a des dispositions pour se déshabiller facilement. Mais il y a pire. Quand on voit la première dame de France qui pose à poil dans un magazine en Espagne... (rires). Pauvre France !"
Mais Mme de Fontenay ne demandera pas sa démission dit-elle, démission qu'elle aurait déjà dû donner selon elle, laissant le comité Miss France faire, soupçonnant même qu'il y ait d'autres photos tout aussi osées. "Ce qu'elle fait, je m'en fous" ajoute-t-elle, et parodiant Audiard "Je l'ai rayée de ma mémoire" , disant bien qu'elle prépare les élections internationales avec la Miss Laura Tanguy exclusivement. Elle critique jusqu'à ses représentations dans les "grandes surfaces", parle de sa "bêtise" et se moque de ce qu'elle ne sache pas même répondre à la question "qui a composé le requiem de Mozart ?" dans un éclat de rire.
Les personnes qui pensaient que la démission serait demandé en sont pour leurs frais. Mais cela signifie bien une chose : si Valérie Bègue n'a pas eu à donner sa démission, elle n'en a pas moins été démise sans l'être, au profit de sa deuxième dauphine . Ce n'est pas pour rien que dans l'entretien la dame au chapeau parle de couronne en "carton-pâte".
Pour rappel, la Miss France avait déjà eu des démélés avec Mme de Fontenay suite aux précédentes photos dans des positions déjà suggestives. Valérie Bègue n'a pas encore réagi pour le moment.
C'est reparti avec Valérie Bègue qui cette fois-ci aurait posé nue sur une plage, ou plutôt "topless". Le magasine choc publie ces photos dans son magazine et toute la presse reprend en choeur, se disant que cela va encore faire des remous puisqu'avant toute élection les prétendante déclarent n'avoir jamais posé pour des photos "sexy" ou même par le passé et c'est presque avec impatience que les intervenants attendent la réaction de la dame au chapeau.
Il semblerait que les photos datent d'avant l'élection de Miss France, mais cette fois-ci il s'agit réellement de photos dénudés dans lesquelles on ne voit vraissemblablement pas beaucoup plus que le bout d'un sein, si l'on en croit les photos parues sur divers sites. Mais la jeune femme fait vendre et avait reçu beaucoup de soutien lors de la dernière affaire la concernant, qui lui avaient valu le courroux de Mme de Fontenay ainsi que l'interdiction de paraître dans les concours internationaux.
Jean-Marc Morandini qui a eu le magasine "choc" entre les mains le cite sur son blog : "Valérie aime ça : poser pour les photographes. Elle se rêve mannequin, quitte à dévoiler sa féminité pour y parvenir. La vocation de Miss lui viendra sur le tard, juste avant le concours." Décidément cette miss aura fait couler beaucoup d'encre pour un oui ou un non : elle s'offusquait il y a peu de ce que dans une émission on ait dit "c'est une pute, hein?" à son propos devant Mme de Fontenay qui n'aurait pas bronché.
Les Réunionnais qui s'étaient beaucoup mobilisés pour leur miss avaient été particulièrement déçus de son éviction des concours internationaux et avaient réagi dans de nombreux forum, ayant vu en elle une nouvelle vitrine pour le tourisme et le commerce de la région. Une pétition avait circulé. Ces nouvelles photos, assez innocentes, pourraient toutefois constituer l'alibi rêvé pour se débarrasser d'une miss France qui fait beaucoup parler d'elle.
Qu'on me permette un avis : si les premières photos parues m'avaient plutôt choqué, par leur mauvais goût et leur aspect provocateur, celles-ci m'indiffèrent absolument. Elles n'ont toutefois pas l'air beaucoup plus artistiques que les précédentes, pour ce qu'on peut en voir sur les blogs...
Les amateurs du seigneur des anneaux devraient s'en réjouir : le fils de l'écrivain John Ronald Reuel Tolkien avait fait paraître "Les enfants de Húrin", en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis en 2007, où il est d'ores et déjà ce qu'on a coutume d'appeler un "best seller", d'après un ensemble de textes que son père avait rédigé et qu'il a réuni. Le livre est à présent disponible dans les librairies françaises.
Le texte est entièrement de l'auteur et devrait contenir une carte du Beleriand dessiné par Christopher Tolkien, fils de l'auteur. L'histoire se passe bien avant la naissance des personnages du livre "Le seigneur des anneaux", à une époque où les hommes et les elfes se font la guerre. Dans ce monde, un personnage tente de survivre à travers un récit particulièrement tragique, dont une critique est disponible sur un site particulièrement intéressé à cette sortie.
Tolkien, né en 1892 et mort en 1973, était un fervent catholique et son oeuvre est empreinte de sa spiritualité. Ses romans réinventent des mondes fantastiques figurant des elfes, des nains, ou encore des trolls et bien sûr des hobbits (Frodon, Bilbo...), mais aussi des langages : l'auteur était en effet passionné de linguistique. Comme chacun le sait, son oeuvre majeure qu'est le seigneur des anneaux a été reprise en trois volets au cinéma et a connu un succès considérable.
Les éditions Christian Bourgois qui ont racheté les droits proposent sur leur site un extrait du livre ainsi que la préface de l'auteur : "L'éclat des épées que les Noldor tiraient des fourreaux était semblable à l'embrasement d'un champ de roseaux ; et si féroce et vive fut leur attaque que les plans de Morgoth faillirent être déjoués. Avant que l'armée qu'il avait envoyée vers l'ouest pour servir d'appât puisse être secourue, elle fut balayée et anéantie, et les bannières de Fingon traversèrent l'Anfauglith et furent hissées devant les murailles d'Angband." La suite sur le site.
S'il est bien un couple improbable, c'est bien celui qui uni Mélissa Theuriau et Jamel Debouze et pourtant... Ces derniers temps des rumeurs vont bon train : un mariage serait prévu selon Le Parisien, mais l'information a été démentie ensuite, par la jeune femme directement puis, aujourd'hui, un journal nous apprend que le mariage aura bien lieu.
La cérémonie pourrait se dérouler au Maroc et initialement, il a été dit que le prêtre Alain de la Morandais célébrerait la cérémonie, mais il avait démenti lui aussi qu'un mariage soit prévu. En tous les cas ce ne serait pas lui donc qui célébrera les noces. L'annonce était d'ailleurs assez étonnante en soi, puisque Jamel debouze est parait-il musulman : on sait que sa soeur porte le voile, et il a rompu le ramadan en direct sur un plateau télévisé il y a quelques temps. Si cérémonie il y a, on peut se demander si elle ne sera pas tout simplement laïque.
En bref, si le mariage est vraiment prévu, ce sera après le festival de Cannes qui durera du 14 au 28 mai. On s'amusera tout de même de ces annonces sur un mariage éventuel que tout le monde dément, puis qui reviennent d'un seul coup, tournant un peu en bourrique les journalistes. L'annonce de leur couple avait déjà provoqué une flopée de commentaires, jusqu'à des lettres injurieuses pour le couple. On s'amusera sûrement des nouvelles réactions des "fans" dans les commentaires sous les articles de journaux. A suivre donc...
C'est une polémique qui enfle après la rencontre électorale qu'a tenu Rama Yade à Colombes ce samedi. Rama Yade devait rencontrer les habitants de Colombes en tant que numéro 3 de la liste de Nicole Goueta, maire sortant UMP. Devant une assemblée de 150 personnes, elle a alors mis en avant la couleur de sa peau pour mieux se faire entendre et pour se valoriser par rapport à la gauche, tenant des propos qui ont depuis provoqué des réactions de l'opposition, outrée des propos pour le moins outrancier de la secrétaire d'Etat.
Dans son papier le journaliste du parisien explique que son discours est volontairement axé sur la discrimination : "Moi, je suis comme vous !" dit-elle "La gauche s'en prend à moi parce que je suis noire. (…) Je fais l'objet d'attaques insupportables". Ce qui est en effet une façon de draguer les jeunes, c'est à dire dans la ville une population qui pourrait se sentir proche de Rama Yade sur ce sujet. Le PS a aussitôt réagi par la voix du candidat du Parti socialiste à Colombes, Philippe Sarre qui va jusqu'à évoquer la possibilité de poursuites judiciaires si des excuses publiques ne sont pas proférées envers le groupe socialiste.
Il faudrait qu'un jour nos politiciens de tous bords cessent d'instrumentaliser le racisme et la discrimination. La gauche est risible à faire l'effarouchée, elle qui n'a de cesse de diaboliser ses adversaires en hurlant au fascisme, pour un oui ou un non. Rama Yade aussi est ridicule, elle qui instrumentalise ses origines ethniques bien souvent à mauvais escient. En tant que secrétaire d'Etat, en visite en Haïti, n'a-t-elle pas parlé de "son" pays en évoquant le Sénégal? Eric Zemmour, qu'on ne peut soupçonner de connivences avec la gauche, avait qualifié le gouvernement actuel de gouvernement de "Mickey" et n'hésite pas à dire qu'il s'agit de choix "cosmétiques" , autrement dit pour les passages à la télé, ce à quoi Rama Yade participe.
Ce n'est donc pas la première fois que Rama Yade met en avant à tort ses origines ethniques mais elle n'est pas la première à utiliser ce type d'atout, la gauche y a largement participé, ce qui fait qu'aujourd'hui dans notre pays tout un chacun est soupçonné de racisme pour un oui ou pour un non. Mais Rama Yade a tort de se dire semblable aux habitants des HLM de Colombes, car son train de vie n'est pas tout à fait le même , il s'agit donc d'une comparaison hasardeuse.
La vidéo reproduite par le Parisien de la réunion:
Emmanuelle Mignon, la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy a donné ce samedi un entretien remarqué au JDD. Elle aurait selon le journal joué un grand rôle dans la "genèse" de la décision du chef de l'Etat de faire porter la mémoire d'enfants juifs morts durant les déportations de la dernière guerre à des élèves de CM2, et y revient dans cet entretien, laissant comprendre que l'idée, loin d'être abandonnée, sera développée, même si un aménagement reste possible avec les enseignants, comme par exemple de confier la mémoire d'un enfant à une classe entière plutôt qu'à un élève.
Le développement de cette idée ne daterait pas d'hier, Nicolas Sarkozy selon Emmanuelle Mignon y travaillait déjà lorsqu'il était ministre de l'intérieur. Elle revient sur les difficultés à enseigner la shoah pour les enseignants et sur le fait que "certains actes antisémites sont commis par des enfants de 10 ans contre des enfants de 10 ans". "Des comparaisons avec d'autres conflits surgissent" explique-t-elle, ajoutant plus loin que, pour exemple, "Les enfants palestiniens, vietnamiens, d'autres encore ont été victimes de conflits politiques".
C'est donc presque un aveu : les "actes" antisémites entre enfants de dix ans sont aussi le fait de problèmes de politique extérieur, ainsi que le révèlait le rapport Obin sur l'école, rapport qui date de l'année 2004, mais qui pourait être encore d'actualité. L'extrait suivant est très révélateur :
Au sujet de l'antisémitisme : "Nous ne pouvons hélas que confirmer l'ampleur et la gravité d'un phénomène qui prend deux formes principales. D'une part on observe la banalisation, parfois dès le plus jeune âge, des insultes à caractère antisémite. Le mot « juif » lui-même et son équivalent « feuj » semblent être devenus chez nombre d'enfants et d'adolescents une insulte indifférenciée
Les insultes, les menaces, les agressions, bien ciblées cette fois-ci, se multiplient à l'encontre d'élèves juifs ou présumés tels, à l'intérieur comme à l'extérieur des établissements ; elles sont généralement le fait de condisciples d'origine maghrébine.
Les événements du Proche-Orient ainsi qu'une sourate du Coran sont fréquemment invoqués par les élèves pour légitimer leurs propos et leurs agressions. Ces justifications peuvent aller jusqu'à assumer les persécutions ou l'extermination des Juifs.
L'apologie du nazisme et de Hitler n'est pas exceptionnelle : elle apparaît massivement dans d'innombrables graffitis, notamment de croix gammées, et même parfois dans des propos ouvertement tenus à des instituteurs, professeurs et personnels d'éducation."
Ceci explique-t-il la volonté du chef de l'Etat de confier ainsi la mémoire des enfants juifs morts déportés aux élèves de CM2? Peut-être, car il serait surprenant que le chef de l'Etat ne soit pas informé de ce rapport. Toutefois il est inquiétant que le vrai problème ne soit pas pointé du doigt : c'est bien en partie une situation politique extérieure qui anime un antisémitisme virulent si l'on en croit ce rapport (et si l'on peut parler d'antisémitisme dans ce cas précis, le terme étant impropre) jusque dans les cours d'école.
Le journaliste qui dirige l'entretien demande à la directrice de cabinet pour quelle raison d'autres exemples de discrimination n'ont pas été choisis, citant les enfants arméniens durant le génocide en Turquie ou encore les enfants d'africains durant l'esclavage et s'entend répondre que "tout le monde reconnaît que la Shoah est le crime raciste absolu". Plus loin elle ajoutera "Les discriminations dont sont victimes aujourd'hui les personnes issues de l'immigration ont la même origine que les crimes dont les juifs ont été victimes: la bête immonde du racisme."
Le racisme doit être bien sûr condamné mais cette hiérarchisation du faît raciste est terrible : elle nie les racismes qui subsistent entre les différentes cultures autres que celle des européens "chrétiens". Elle nie le racisme qui existe dans des pays africains où des descendants de colonisateurs arabes traitent comme des bêtes les descendants des noirs chrétiens ou animistes. Elle nie les problèmes de racisme qui existent entre personnes issues de pays étrangers, ce qui revient à nier le racisme lui-même... Plus grave encore : elle se contente de définir le racisme comme une pensée typiquement et uniquement européenne.
Le Kosovo a proclamé ce dimanche son indépendance de la Serbie provoquant des séries de réactions dans le monde, qui pour, qui contre. Les pays européens sont divisés mais la plupart sont prêts à reconnaitre l'indépendance du pays comme les Etats-Unis qui l'ont déjà annoncé tandis que la Russie et la Chine sont contre ainsi que l'Espagne. L'Albanie a aussitôt salué l'indépendance de la région voisine.
On a beaucoup évoqué à ce sujet l'exemple que cela constitue pour d'autres séparatistes dans divers pays. L'Espagne dont le gouvernement s'est prononcé contre la reconnaissance a pu entendre les représentants de son territoire basque se féliciter de cette initiative, y voyant bien entendu un exemple pour son propre cas. Il ne manquent d'ailleurs pas en Europe de territoires entiers qui pourraient demander leur indépendance, de la Bretagne, qui possède une histoire et une culture propre en passant par le pays basque français, l'Ecosse, le pays de Galles ou la Corse et ce ne sont que des exemples qui se retrouvent facilement en Pologne ou en Belgique.
La région du kosovo, sous perfusion financière, était administrée par l'OTAN, et c'est donc sous cette égide qu'elle acquerra l'indépendance si tout continue ainsi. On pourra s'étonner d'y voir les indépendantistes courir dans les rues avec des drapeaux albanais... mais la région ne possède pas de drapeau propre, signe que son histoire n'est pas enracinée autrement que dans une culture plus large, qu'elle soit albanaise ou serbe. La proximité ethnique ne justifie en rien qu'un symbole étranger au pays soit arboré pour réclamer l'indépendance. Imaginons demain dans nos rues les citoyens du comté de Nice brandissent le drapeau italien en réclamant leur indépendance ou que les alsaciens fassent flotter le drapeau allemand sur leurs édifices et se séparent de la France.
Eh bien l'exemple ne serait pas encore bon. Pour la Serbie, le Kosovo est le berceau de sa culture et de fait à l'époque médiévale, Elle s'est construite autour du Kosovo. Imaginons donc que dans notre pays l'Ile de France devienne ethniquement espagnole, polonaise ou algérienne et que ceux-ci proclament leur indépendance en brandissant le drapeau de leur origine ethnique... C'est en quelques sortes ce que sont en train d'accepter les dirigeants européens et l'exemple pris plus haut prendrait tout son sens avec le 9-3 dans lequel la population pourrait être majoritairement originaire de pays étrangers : ce précédent pourrait à l'avenir permettre une scission.
On soulignera à ce sujet que le discours de l'Union est contradictoire. Elle se déclare pour le "multicuturalisme", contre le nationalisme et le "racisme", mais parvient à accepter que sur des considérations ethniques et nationalistes une province se proclame indépendante. L'Union européenne dit bien que la situation est aussi liée à la dernière guerre que la Serbie a mené sur le territoire et considère en conséquence que le pays n'est plus capable de gérer la région, ce qui est un argument recevable si l'on considère les violences du passé.
Mais par cette connivence, les différentes diplomaties se décrédibilisent totalement par une ingérence qui ne sera pas du goût de tout le monde et qui est la porte ouverte à tout. A tout, car des régions comme la Bretagne ou l'Ecosse ont plus de légitimité encore que le Kosovo à demander leur indépendance : ce sont des nations à part entière, même si la Bretagne est française aussi de par son Histoire. On pensera aussi aux serbes isolés à présent dans un pays nouveau, et auxquels on a rien demandé du tout...
Il est 11h30 quand je sors du métro "madeleine" ce samedi. Le ciel est dégagé et le soleil abondant malgré le froid de ce mois de février. Des barrières et des agents de police bloquent le passage tout autour de l'imposante église de la Madeleine et pour atteindre le trottoir face à l'église il faut faire tout un détour. L'église est baignée de soleil et l'on peut distinguer dans le ciel les avions de ligne qui contournent Paris. Ils ressemblent à des maquettes, tout petits dans ce ciel clair.
La messe a déjà commencé depuis un moment, mais on peut continuer à la suivre depuis un écran installé là. Des journalistes attendent devant le bâtiment, appareils photos à la main. Ils sont venus nombreux, avec des grosses voitures parfois surmontées d'une sorte de parabole qui renvoie sans doute leurs images en direct à des journaux télévisés. Plus loin sur l'avenue d'autres photographes avec des "zoom" qui attendent de loin les clichés qu'ils remettront à leur rédaction. Des agents sont là aussi, ainsi que des voitures officielles munis de fanion. Sur la façade du batiment une grande photo tout en couleur d'Henri Salvador, appuyé sur sa guitare, le regard lointain, mais l'air plutôt gai.
Des personnes nombreuses suivent la messe et quelques unes répètent, ou plutôt murmurent le Notre Père à la suite du prêtre. Suit le dernier hommage de ses amis. Un musisien évoque son rire puis joue "Le loup, la biche et le chevalier" au violon, un acteur connut lit un texte de Boris Vian qui composa des chansons avec le défunt, d'autres musiciens jouent avec des instruments à vent, trompette, tuba. Devant l'église le son est imparfait car les notes résonnent en écho et arrivent en même temps que la musique sur l'enregistrement portant au dehors. Bien entendu personne n'applaudit : on applaudit pas durant une messe des morts.
Tandis que la foule dehors grelotte un peu, dans le bâtiment, où le prêtre disait "souviens toi d'Henri" au cours de sa prière, on passe pour communier. Puis chacun passe devant le cercueil, bénir le défunt ou pour un geste de sympathie, selon les convictions de chacun, ainsi que l'a demandé le prêtre. Sur l'écran, on distingue le visage du président de la République pour la première fois, et la caméra s'attarde un peu sur lui. Il est seul apparemment, sans son épouse et il a été l'un des premiers à passer devant le cercueil, vraissemblablement.
Le temps passe un peu et l'on distingue une personne qui sort du bâtiment. Tout le monde alors se hausse un peu pour voir de qui il s'agit. C'est bien Nicolas Sarkozy qui sort d'un pas pressé, descendant les marches de l'église. Devant sa voiture qui l'attend, il se tourne un peu et fait un signe à la foule agglutinée là. Une ou deux personnes applaudissent, un bravo sonore retentit. Mais le tout est si isolé, que cela cesse aussitôt. Encore un temps, les haut-parleurs diffusent la musique d'Henri Salvador, à commencer par "Sur mon île" puis l'on commence à sortir de l'église et les journalistes se pressent pour interroger les personnalités qui en sortent.
Je m'impatiente un peu et m'en vais, apprennant plus tard que lorsque le cercueil est sorti de l'église il a été copieusement applaudi par la foule. Je n'avais pas de curiosité pour les personnalités qui sortaient de l'église, venus nombreuses parait-il. A peine ai-je vu Mireille Mathieu (?) que je suis parti! Je n'ai pu m'empécher de penser à Michel Serrault dont l'enterrement a été joyeux selon sa propre volonté, sûr qu'il irait tout droit au ciel, ou encore à la chanson de Georges Brassens : Quel temps fait-il Chez les gentils De l'au delà Les musiciens Ont-ils enfin Trouvé le la Et le p'tit bleu Est-c' que ça n' le Rend pas meilleur D'être servi Au sein des vi-gnes' du Seigneur.
Les réactions à l'idée de Nicolas Sarkozy de confier aux élèves de CM2 la mémoires des petits enfants juifs morts suite à la déportation durant la guerre, s'enchaînent, les unes pour approuver, les autres pour dénoncer. Ici des avis d'homme politiques, ou de personnalités de droite comme de gauche, d'associations, de psychologues, etc, etc... Mais les parents semblent être tout à fait exclus des retranscriptions des journalistes.
Simone Veil a jugé l'idée "insoutenable", elle qui connaît pourtant fort bien ce dont il s'agit, pour l'APHG (l'Association des professeurs d'histoire et de géographie) il s'agit d'une fausse bonne idée et elle rappelle que "le devoir d'histoire, assuré par l'Education nationale s'impose inséparablement de la transmission de la mémoire", tandis que le grand maître du grand orient de France considère que "Tout ce qui peut favoriser le devoir de mémoire, en particulier en ce qui concerne la Shoah, est une très bonne chose". François Hollande aussi s'est déclaré enthousiaste face à cette idée même si derrière lui des membres du parti socialiste se sont véritablement opposés à l'idée. A l'UMP en revanche, l'idée ne semble poser aucun soucis. Des psychiatres émettent des réserves. Précisons que les juifs dans leur ensemble n'ont rien demandé et que l'on trouve sur un site adressé aux juifs des arguments plus que recevable contre cette idée.
Toutes ces réactions sont fort intéressantes et l'on suppose que par delà les groupements il existe des avis divergeant dans chaque groupe politique, ce qui est tout à l'honneur de l'intelligence de nos compatriotes : il serait regrettable par exemple que les députés n'aient pas d'avis personnels en dehors d'un avis autorisé de leurs groupements politiques. Il reste toutefois génant, l'école étant obligatoire, que personne n'est songé à demander aux parents d'élèves ce qu'ils en pensaient. Le syndicat de parents d'élèves la PEEP, s'est exprimé sur itélé par la voix de sa présidente qui estime que "Dans le cadre de l'éducation à la citoyenneté, c'est une façon d'approcher les choses",ajoutant qu'il reste "encore quelques mois pour mettre en place cette mesure". Mais les parents souhaitent-il que leurs enfants rentrent le soir avec pour devoir de faire des recherches sur un autre petit enfant mort gazé il y a 60 ans?
Leur avis n'intéresse manifestement personne et cela sera tout simplement imposé. Mais s'il est légitime que l'école enseigne les mathématiques ou le français, légitime encore qu'elle enseigne le civisme, il n'est pas dit qu'elle n'outrepasse pas son rôle en imposant des devoirs de "mémoire" à des enfants de dix ans. En attendant de savoir si des parents réagiront à cette nouvelle, il reste intéressant de leur donner la parole. C'est ce que je tente de faire ici, en demandant à chacun d'eux de noter leurs remarques et de nous alerter sur les initiatives émanant de parents et dont ils auraient connaissance.
Nicolas Sarkozy s'est rendu vendredi, en compagnie du ministre de l'éducation nationale, dans une école primaire de Périgueux, visite au cours de laquelle il a pu visiter deux classes et poser en compagnie des quelques 150 élèves de l'établissement. Cette visite fait suite à un discours sur l'école devant des parents d'élèves, prônant le recentrage de l'enseignement autour des "fondamentaux", mais aussi le retour des valeurs civiques et morale à l'école ainsi que des symboles de la République.
"Cette instruction civique et morale prévoit notamment l'apprentissage des règles de politesse et de bonne tenue, la connaissance et le respect des valeurs et des emblèmes de la République française: le drapeau tricolore, Marianne, l'hymne national, à l'écoute duquel nos enfants devront se lever".
"Cet enseignement présentera également, pour les plus grands, les règles élémentaires d'organisation de la vie publique et de la démocratie: le refus des discriminations de toute nature, la démocratie représentative, l'élaboration de la loi, les enjeux de la solidarité nationale", a-t-il continué, précisant que l'initiation au drame des enfants de la shoah se ferait dans ce cadre.
Après avoir décrit une situation scolaire précoccupante pour l'ensemble du territoire (15% des élèves en grandes difficultés et 25% avec des acquis fragiles), Le Président a souhaité que l'enseignement soit recentré autour des "fondamentaux", c'est à dire les mathématiques, le français avec grammaire orthographe et calcul mental remis à l'honneur.
Ce discours, prononcé dans la ville où se présente le ministre de l'éducation nationale pourrait avoir pour but de retrouver un électorat fuyant avant des municipales qui s'annoncent particulièrement difficile pour la droite. Le discours se rapproche de celui du candidat aux élections présidentielles, qui avait plutôt bien réussi.
Mais si le Président arrive à tenir son objectif de "diviser par trois, d'ici la fin de la mandature, le taux d'échec scolaire, à la sortie du CM2", l'initiative sera à saluer. Même si l'on peut imaginer que les professeurs manifesteront contre ces mesures, qui prévoient également une évaluation de leur travail tous les deux ans plutôt que tous les quatre ans.
Je ne peux m'empêcher d'écrire un mot un peu plus personnel sur l'idée saugrenue d'engager les enfants de CM2 à conserver la mémoire d'un des 11000 enfants juifs morts gazés durant la dernière guerre, idée lancée au cours du dîner annuel du crif par le Président lui-même, estimant ce jour-là que "Rien n'est plus intime que le nom et le prénom d'une personne, rien n'est plus émouvant pour un enfant que l'histoire d'un enfant de son âge." Ce qui signe bien l'aveu que l'opération consiste à manipuler des enfants dans leur sensibilité, sensibilité qui ne devrait pas jouer dans l'apprentissage de l'Histoire ainsi que le demande les historiens eux-même. Bien des articles de presse relatent des réticences à cette idée, craignant d'éventuels troubles psychologiques de cette charge trop lourde pour un enfant. D'autres se félicitent de l'initiative au nom du sacro-saint devoir de mémoire.
N'est-il pas pourtant consternant, au delà de cette idée somme toute assez sordide -que de mettre sur les épaules d'un jeune enfant le poids d'un autre, mort dans des conditions atroces- que personne ne s'offusque du rôle demandé à l'école primaire? L'école a normalement pour fonction d'enseigner aux enfants des choses utiles et pratiques, comme le bon usage du français, les mathématiques, les langues étrangères autant que possible et de leur permettre de pouvoir évoluer dans la vie en se débrouillant seul avec l'atout que constitue le savoir dans une tête bien faite. C'est d'ailleurs précisément ce qui est reproché à l'école de nos jours : tel ministre souhaitait revenir aux fondamentaux, c'est à dire lire (sic), écrire (resic) et compter (reresic!!!). Chaque année la "méthode Bosher" est littéralement dévalisée des rayons de la fnac par des parents inquiets de l'évolution de l'apprentissage de la lecture pour leurs enfants.
Mais la démagogie des hommes politiques les amène à user de toutes les possibilités qu'offre l'école pour faire entrer dans les têtes des plus jeunes enfants les principes moraux de notre époque : la lutte contre le racisme ou l'antisémitisme en est un exemple, mais petit à petit on tente de leur enseigner aussi que l'esclavagisme "ce n'est pas bien", que la colonisation c'est mal aussi et d'autres sermons viendront sans doute plus tard. Cette attitude revient à monter les petits enfants noirs contre les petits enfants blancs et les petits enfants maghrébins contre les petits enfants juifs, ici à cause des désaccords israélo-palestiniens, dans une surenchère de la victimisation. Cela ne date pas d'hier et personne ne s'en offusque : en effet quel sera l'idiot qui ira s'opposer à ce qu'on enseigne des grandes idées morales? Mais par là même, quel est l'imbécile qui ira prôner à ses enfants que la colonisation est une bonne chose et qu'il faut remettre le couvert, que le racisme est une vertu et que la détestation des juifs est salutaire???
Toute la question est là : est-ce bien le rôle de l'école que de s'occuper d'élever des enfants? Son rôle d'enseignement est déjà bien suffisamment important pour qu'elle n'aille pas empiéter sur le domaine des parents. Elle ne les remplace d'ailleurs pas à en croire les rapports sur l'école qui font état des difficultés à enseigner la shoa justement auprès des enfants d'immigrés, sensible aux évènement du proche-orient, des enfants maintenus par l'école elle-même dans une culture que leurs parents ont quitté. En effet les parents d'enfants suivant les cours de l'école primaire se voient proposer des cours différents, comprenant les langues et les cultures des pays d'origine, dans cet élan multiculturaliste idéaliste qui personnalise nos élites dorées. Pour ne pas faire de différence, on préfère donc compartimenter.
Et la série continue malheureusement avec le nouveau Président, qui pourtant s'était élevé contre la repentance, avec cette nouvelle idée. Il eut été plus judicieux peut-être de donner en exemple les villages entiers qui cachaient des juifs avec tous les risques que cela comportait. Car le devoir de mémoire ressemble de plus en plus à un concours : les descendants d'esclaves ne comprennent pas qu'il ne soit pas plus fait allusion au drame qu'ont vécu leurs ancêtres, les Vendéens réagissent par rapport au véritable génocide que la région a connu après la Révolution, etc, etc... Il serait peut-être temps de se réunir autour de grandes figures qui réuniraient toutes les composantes de la société, plutôt que de chercher, avec les meilleures intentions du monde, ce qui la morcelle en communautés.
Suite à la déclaration du Président lors du dîner avec le crif, concernant sa proposition de confier la responsabilité de la mémoire d'enfants victime de la shoa, à des élèves de CM2 dès la prochaine rentrée scolaire, la nouvelle a été confirmée par le ministre de l'éducation, et déjà, contestée par le principal syndicat des élèves d'enseignants du secteur primaire, lesquels y voient le risque de troubles chez les élèves.
Xavier Darcos, le ministre de l'éducation nationale, confirme donc que la proposition ne s'appuie pas sur un idée lancée à la légère, proclamant la confiance qu'il porte aux enseignants et faisant la promesse que ceux-ci seraient formés pourt le faire : "nous n'allons pas mettre un policier dans chaque classe de CM2 (...) Nous nous sommes posés la question de bonne foi, en pères de famille, en éducateurs", a-t-il insisté.
"La Shoah est au programme de l'école primaire de même que les questions de racisme et de xénophobie" avant d'évoquer le projet : "idée qu'on peut trouver bonne ou mauvaise" a-t-il poursuivi, expliquant vouloir "créer une relation identitaire entre un enfant d'aujourd'hui et un enfant du même âge, qui, lui, a été enlevé puis gazé". "une petite enquête sur la famille, le milieu, les circonstances dans lesquelles l'enfant a disparu, etc," a-t-il encore poursuivi, "Cette relation personnelle, affective pourra ensuite permettre de construire un travail pédagogique".
Les enseignants n'ont pas tardé à réagir, par l'intermédiaire du secrétaire général Gilles Moindrotdu Snuipp-Fsu Gilles Moindrot, syndicat majoritaire, contacté par l'AFP, qui a évoqué les risques de trouble chez les jeunes enfants, disant les enseignants mal à l'aise avec ce projet en considération des risques psychologiques possible chez de jeunes enfants de 10-11 ans, en plein développement, et qui auraient à supporter une charge émotionnelle qui pourrait avoir des conséquences négatives.
"Il y a le risque que cet enfant ou bien s'identifie, ou bien qu'il rejette cette identification, ou encore qu'il ait un sentiment de culpabilité ou de responsabilité pour le destin d'un élève duquel il n'est aucunement responsable", dit-il avant de déplorer une "annonce faite sans aucune consultation des enseignants psychologues et les pédopsychiatres, alors que c'est un sujet sensible".
L'initiative du président de la République ne part certainement pas d'un mauvais sentiment, mais les remarques des enseignants ne sont pas inutiles pour autant : ne faudrait-il pas consulter tout d'abord des psychologues? Et partant, pourquoi ne pas leur en apprendre plus sur les enfants vivants dans le monde, contraints de travailler pour se nourrir, ou pour aider leurs parents? Ce serait peut-être plus constructif que de retourner dans une forme de repentance tacite, dont les effets seront imperceptible dans un premier temps, mais les dégats, si dégats il y a, auront des conséquences psychologiques sur du long terme.
C'est un diner qui fera certainement jaser : Nicolas Sarkozy s'est rendu au diner annuel du crif (le conseil représentatif des institutions juives) ce mercredi soir, accompagné de 20 ministres. La présence du chef de l'Etat y est inhabituelle, c'est généralement le premier ministre qui s'y rend comme invité d'honneur, premier ministre qui était par ailleurs bien présent, ainsi que les plus hauts dignitaires religieux du pays, le maire de Paris et son opposante, mais aussi quelques artistes.
Au cours de ce repas, le Président, invité d'honneur de la soirée, a prononcé un discours dans lequel il revient sur des discours anciens dans lesquels lui avait été reproché de faire fi de la laïcité, notamment à Rome et à Ryad
"jamais je n'ai dit que la morale laïque était inférieure à la morale religieuse (...) Je défends l'idée que les deux morales sont complémentaires" a-t-il affirmé, "Quand il est difficile de discerner le bien du mal, ce qui somme toute n'est pas si fréquent, il est bon de s'inspirer de l'une comme de l'autre. La première préserve des certitudes toutes faites et apporte sa rationalité. La seconde oblige chaque société, chaque époque, à ne pas se penser uniquement comme sa propre fin"
"Et jamais je n'ai dit que l'instituteur était inférieur au curé, au rabbin ou à l'imam pour transmettre des valeurs. Mais ce dont ils témoignent n'est tout simplement pas la même chose. Le premier témoigne d'une morale laïque, faite d'honnêteté, de tolérance, de respect. (...) Le second témoigne d'une transcendance dont la crédibilité est d'autant plus forte qu'elle se décline dans une certaine radicalité de vie.
En réponse aux réactions s'offusquant de ce que le président puisse tenir un discours évoquant les religions et leur apport, le président a estimé que "Si les religions sont impuissantes à préserver les hommes de la haine et de la barbarie, le monde sans Dieu, que le nazisme et le communisme ont cherché à bâtir, ne s'est pas révélé tellement préférable", ajoutant que "Le drame du XXème siècle, de ces millions d'êtres projetés dans la guerre, la famine, la séparation, la déportation et la mort, n'est pas né d'un excès de l'idée de Dieu, mais de sa redoutable absence". Plus loin il devait ajouter qu'aucune des trois religions ne s'accommode de tels actes.
M. Prasquier, président du crif, avait déclaré que "Aux juifs, la loi de séparation de 1905 a apporté la neutralité bienveillante qui a garanti l'égalité" tout en se disant "partisan résolu de la laïcité." évoquant également la nécessité de lutter contre "l'antisémitisme" dès l'école, suite à la "banalisation" des discours de ce type, avant d'évoquer la menace que constitue l'Iran pour Israel, mais aussi selon lui pour l'Europe qui pourrait se trouver dans le rayon d'action d'éventuels missiles.
En conséquence, le Président de la République a proposé que chaque écolier de CM2 à la rentrée 2008 se voit confier la mémoire de l'un des 11000 enfants juifs à avoir succombé pendant la guerre dans les camps, "Les enfants de CM2 devront connaître le nom et l'existence d'un enfant mort de la Shoah", déclaré qu'il ne serrerait pas la main à quelqu'un qui refuse de reconnaitre Israel et condamné la colonisation faite par les israeliens en Palestine comme obstacle à la paix tout en souhaitant qu'un accord soit trouvé entre palestiniens et israeliens.
Les réactions se feront vite entendre, réactions de personnalités attachées à la laïcité. Notons aussi, que comme pour la lettre de Guy Moquet, que le président avait décidé de faire lire dans chaque lycée, l'idée de rendre un enfant de CM2 responsable de la mémoire d'un autre enfant devrait aussi réunir des réactions, ainsi que c'est déjà le cas dans les commentaires sous les articles de certains journaux. Israel étant lié au judaïsme, cela prendrait une tournure un peu politique... Le président du crif n'en demandait pourtant pas tant.
Il suffisait d'entendre son rire une fois pour se souvenir toujours de lui, tant son rire avait quelque chose de particulier. Il était né à Cayennes, de parents originaire de Guadeloupe, Henri Salvador, qui riait bien souvent, est mort ce mercredi 13 février, d'une rupture d'anévrisme, à l'âge de 90 ans. Il était chanteur et guitariste de jazz français, sa carrière musicale s'étend des années 1930 à l'extrême fin de l'année 2007, alors qu'il tirait sa révérence de la scène le 21 décembre. Il aurait normalement dû réapparaître le 21 avril 2008 à l'occasion du festival Chorus à l'arche de la défense, il n'en sera donc rien.
Ses chansons populaire ont marqué plusieurs générations, ainsi de "Une chanson douce" ou "Zorro est arrivé" en passant par "Faut rigoler" ou encore dernièrement "Syracuse". Il avait avant de s'envoler pour l'Amérique du sud en 1941 avec Ray Ventura et son orchestre, côtoyé Django Reinhardt. Certaines de ses chansons ont eu pour parolier Boris Vian, rien de moins. Henri Salvador racontait qu'il leur arrivait de faire une sorte de concours en créant la musique pour lui tandis qu'il écrivait le texte, ce qui se ressent dans la facétie qui parfois s'y retrouve, ainsi dans l'un de ses titres "je ne peux pas travailler", par exemple. Il serait à l'origine de la création de la bossa nova au Brésil, indirectement, en inspirant ses créateurs. En novembre 2005, il avait été décoré de l'ordre du mérite culturel, par le chanteur et ministre de la culture Brésilien, Gilberto Gil et en présence du Président Luíz Inácio da Silva pour sa contribution à la diffusion de la musique du pays.
Mais Henri Salvador avait aussi prêté sa voix pour le cinéma, pour la petite sirène notamment, dans lequel il jouait le crabe Sébastien. Au fond, au delà de sa musique, on pourra retenir l'air jovial de l'artiste un rire inimitable et une vraie personnalité qui savait aussi rire de tout, ainsi dans ses chansons facétieuses, avec "Nos ancêtres les Gaulois". Il avait appris cela à l'école, et cela l'avait beaucoup fait rire, il en avait fait un titre.
C'est au comptoir d'un café que j'ai appris son décès : des hommes entre deux âges fredonnaient sans complexe la chanson qui passait à la radio, devant leurs cafés : "une chanson douce, que me chantait ma maman; en suçant mon pouce..."
Voici un nouvel extrait de blog, un blog sénégalais cette fois-ci. Les articles de Naomed paraissent régulièrement sur come4news, et traitent de la société sénégalaise sous tous ses aspects. L'auteur est sénégalais lui-même et en parle simplement, parfois de façon critique, toujours d'une façon constructive. Naomed m'a bien sûr aimablement donné l'a persmission de reprendre cet article sur ce blog.
Très régulièrement les journaux nous apprennent que les rétrécisseurs de sexes ont encore frappé, si l'on peut dire ou plus exactement rétrécis. Je précise les journaux africains, ces cas de "sorcelleries" semblant faire partie des spécificités nègres chères à Senghor.
En 2 mots je vous résume la chose. Vous serrez la main de quelqu'un et d'un coup vous n'avez plus de sexe ou bien celui ci est devenus si ridiculement petit que vous devenez la risée de tous. Si, si ça existe, en tout cas chez moi...
La dernière fois, cela se passait à Thiès. Le journal qui relatait la chose, ne reculant devant rien pour informer ses lecteurs, se demande si notre jurisprudence a prévu la pénalisation du rétrécissement de sexe ?
Réponse : "Pas du tout affirment les patriciens du droit". On s'en serait douté !
Tandis que les djinns s'attaquent essentiellements aux jeunes filles, les rétrécisseurs s'attaquent par la force des choses aux hommes. Dans les deux cas cela ressemble à une épidémie.
Dès qu'il y a un cas dans une ville, quelques jours, semaines plus tard, comme le choléra après Magal, on en retrouve partout au Sénégal !
Ne croyant rigoureusement pas à ce genre de conneries, je m'interroge sur l'état mental des gens qui sont "victimes" de ces malfaisants.
Sont-ils des fabulateurs trouvant ainsi une occasion de se distinguer ? Quasiment personne au Sénégal ne mettant en doute ces choses là. Sont-ils des malades mentaux entrainés dans une hystérie collective ? De joyeux plaisantains ?
Il est vrai que dans une société où tant de gens ont semble t'il peur de perdre leurs attributs sexuels, y'a de quoi paniquer ! Il est difficile de croiser 10 sénégalais (males) dans la rue sans en voir au moins 2 ou trois la main à la braguette, se tenant fermement les couilles ! Curieux n'est'il pas ?
Doivent pas être trop sûr de leur virilité, au sens psychologique du terme, pour être obligés de vérifier en permanence la présence de ce qui fait toute leur puissance.
Je les comprends de paniquer ! S'ils n'ont plus cela, que leur reste t'il ? Je vous le demande.
Parce que leur virilité on la voit pas trop quand il s'agit de défendre leurs droits...
La société des rédacteurs du Nouvel Observateur a fait paraître un communiqué de presse suite à la plainte déposée par le président à l'encontre du journal concernant un article qui selon lui porte atteinte à sa vie privée. Dans l'article le texte d'un SMS, "Si tu reviens, j'annule tout " envoyé à l'ancienne épouse du président par, selon l'article, le président lui-même, ce que Nicolas Sarkozy réfute. Le SMS aurait été envoyé peu avant le mariage avec Carla Bruni, tandis que le divorce avait été prononcé en octobre.
Le communiqué dénonce un coup de force du président, rappelant qu'il jouit de l'immunité judiciaire et déclare sa solidarité avec le journaliste incriminé, Airy Routier, qui avait annoncé que ses sources sont tout à fait fiables et que le SMS avait bel et bien existé. Ce sera justement tout l'objet de l'enquête de police en cours qui devra révéler s'il existe, et qui selon la presse ne devrait pas s'intéresser aux sources du journaliste directement. Pour obtenir ces informations, il faudra donc pour les enquêteurs s'adresser au journaliste Airy Routier, à l'ex-épouse du président ou encore aux opérateurs de téléphonie mobile. Seul le téléphone du président ne sera pas examiné, puisqu'en effet cela est interdit constitutionnellement.
Le communiqué rappelle que que c'est bien le président lui-même qui a amené une "pipolisation" de sa fonction, mais la SDR a malgré tout débattu de la charte déontologique au cours d'une Assemblée générale extraordinaire, à la suite de laquelle le message est passée aux rédactions de respecter les procédures d'édition sur la vie privée. L'affaire prend donc une tournure ubuesque, dans laquelle deux services de police, qui certainement auraient bien mieux à faire, courent après un SMS mystérieux, tandis que la principale intéressée se tait. Personne en effet n'a entendu de déclaration de Cécilia ex-Sarkozy, à croire qu'elle ne serait au courant de rien malgré l'agitation médiatique. Et le journal de s'excuser presque d'évoquer la vie privée du personnage le plus public de l'Etat, qui comme il le rappelle en a joué longtemps.
La "grimaldisation" de la fonction présidentielle est donc bien en cours, et déjà quelques parisiens, lassés sans doute de ce petit jeu entre le monde politique et le monde de la presse proposent de faire l'inverse : plutôt que d'avoir des représentants politiques dans le "people", pourquoi ne pas avoir des représentants "people" en campagne, à Paris, par exemple, avec Paris Hilton? Il ne serait plus dès lors utile de "pipoliser" le monde politique, ce serait déjà fait... et le nom de la campagne est tout trouvé : Paris save Paris , avec un programme politique détaillé.
C'est une polémique qui enfle, et l'archevêque anglican de Cantorbéry, Rowan Williams, doit bien se demander ce qui lui a pris de s'exprimer sur la charia, déclarant son application partielle en Grande-Bretagne inévitable. Depuis samedi, sa démission est réclamée par le "Sun" le plus vite possible, et ce n'est pas à tort que certaines réactions pointent du doigt l'application de la charia dans certains pays musulmans, dans lesquels les chrétiens sont persécutés. Plusieurs évèques ont élevés leurs voix également et parmi les membres du synode de l'Eglise d'Angleterre qui réclament eux aussi son départ, Alison Ruoff le déclare inapte pour sa fonction et ajoute "Les chrétiens, notamment dans les pays islamiques où ils sont persécutés, en sont vraiment bouleversés".
Pourtant l'archevêque pourrait être un précurseur et il ouvre un débat qui prendra tout son sens à l'avenir avec la multiplication de personnalités musulmanes sur nos sols européens. Ne nous voilons pas la face (si l'on peut dire), sur ce sujet comme nous le faisons sur tant d'autres, l'apport de l'immigration musulmane aura tôt ou tard des incidences sur la façon de concevoir les lois et sur leur application. Déjà des articles de presse ont relaté les dérives de prêches de certains imams, comme ce fut le cas en Italie, avec cet imam turinois qui invitait ses fidèles à ne pas composer avec les athées, qu'il fallait les tuer ou encore que les femmes sont des êtres inférieurs, qu'il faut battre et soumettre pour qu'elles "filent droit". Ainsi un autre imam, français celui-ci, expliquait dans un magasine de quelle façon il convient de battre sa femme. Le débat existe parmi les musulmans eux-même, dans l'interprétation de versets du coran.
L'archevêque a reçu un soutien venant du Caire, de l'université al-Azhar plus précisément, avec le cheikh Abdel Fattah Allam, qui estime que ces propos « encouragent le dialogue entre les cultures et les civilisations dans un cadre de respect mutuel des religions ». L'université Al-Azhar a une grande influence dans le monde sunnite. C'est elle notamment qui avait lancé une fatwa contre le converti Mohamed Ahmed Higazi , le condamnant à mort pour sa conversion ainsi que sa femme. A vrai dire, cela n'encourage pas volontiers l'application de la charia... En témoigne une fatwa lancée par un professeur, qui conduisait les hommes à téter le sein de leurs collègues de bureau, cinq fois précisément, et qu'il a finalement annulé. Rappelons également que la charia condamne en théorie à mort les athées, mais aussi les musulmans qui se convertissent et que les chrétiens n'ont en terre d'islam qu'un statut inférieur, ce que les dirigeants musulmans de certains pays appliquent.
Un article paru dans le courrier international fait le parallèle entre les déclarations de l'archevèque anglican avec les propos du pape à Ratisbonne, or justement, le pape prêchait tout le contraire. Il évoquait la nécessité de ne pas séparer la religion en tant qu'apport morale, et la raison, c'est à dire la science, plus particulièrement dans le domaine de l'éthique, pour l'avortement par exemple ou pour la fin de vie. Mais c'est bien l'Europe qui était visée et pas l'islam, ce que finalement peu d'analystes ont su saisir à la lecture de ce texte, qui explique que notre athéisme constitue un quasi scandale dans un monde resté religieux en grande partie tout en rappelant la nécessité d'une collaboration entre foi et raison, qui pour lui sont complémentaires et nécessaires pour l'un comme pour l'autre, afin d'éviter les dérives (de chacun). Le pape avait juste cité un texte, sans fatalement se l'approprier, dans lequel il était question d'islam, mais le propos n'était pas direct : le texte condamnait toutefois l'usage de la force par la religion.
Pour provocateur que soient ces propos, l'archevèque a mis le doigt là où cela fait mal. Il avait précisé qu'une dizaine de tribunaux islamiques existent déjà sur le sol anglais, pour les problèmes conjugaux ou financiers et il n'est pas si saugrenue de penser que la charia prendra de plus en plus de place dans nos sociétés. Lui-même en excluait les aspects les plus extrèmes dans sa déclaration. Toute la question est donc de savoir de quelle façon et dans quelles conditions cela se fera, ou plutôt de savoir où commence la charia et où elle s'arrête. C'est là le bien-fondé de l'accueil de personnalités comme Ayaan Hirsi Ali, actuellement à Paris. A chacun de répondre à la question de savoir si cette application est vraiment souhaitable...
Ayaan Hirsi Ali, ex-député néerlandaise, est en France pour demander aide et protection auprès des députés européens en vue d'une réunion de solidarité dimanche, et elle est soutenue par plusieurs organes de presse, par des intellectuels et par des associations. Il est à ce titre assez cocasse de lire que le mouvement SOS racisme réclame sa naturalisation, laquelle est soutenue par des intellectuels français, notamment le philosophe Bernard-Henri Lévy et l'écrivain d'origine iranienne Chahdortt Djavann, pour sa naturalisation en France, suite à la peine de mort lancée contre elle après le film qu'elle avait réalisé avec Théo Van gogh, qui fut assassiné par un extrémiste musulman. Sur le corps de Théo Van Gogh avait été retrouvée une lettre dans laquelle était écrit qu'elle serait la prochaine victime. Elle vivait depuis sous protection policière.
Ayaan Hirsi Ali, née musulmanne en Ethiopie, exisée à 5 ans, s'était réfugiée au Pays-Bas en 1992 pour fuir un mariage forcée. "Si le mariage avait eu lieu, ç'aurait été un viol arrangé" avait-elle expliqué par la suite. Elle s'était convertie suite au attaques en septembre 2001 sur le world trade center, et engagée en politique dans le parti travailliste. Le titre du film, tourné avec Théo Van Gogh était "soumission" et traitait des femmes en islam. Connue pour ses positions envers l'islam et menacée de mort, mais protégée aux Pays-Bas, elle dut quitter le pays pour les Etats-Unis à la suite d'une polémique sur l'acquisition de sa nationalité. Elle aurait en effet menti sur son age, sur le pays dont elle venait, ainsi que sur son identité afin de demander le droit d'asile. Des proches parents disent également qu'elle n'aurait jamais été contrainte à se marier (pour plus de détail, voir le site wikipédia ).
Lorsque les Pays-Bas ont refusé de continuer à payer sa protection aux Etats-Unis, elle s'est trouvé en danger, et cherche depuis à retrouver la sécurité. Le Danemark avait proposé de l'accueillir mais elle avait décliné, puis souhaité retrourner vivre aux Etats-Unis. N'avait-elle d'ailleurs pas annoncé : "il est devenu impossible de parler librement de l'islam sur le continent européen." En effet tout le sens du combat d'Ayaan Hirsi Ali est la protection de la vie des femmes dans l'islam. Dominique Sopo aurait déclaré "le pays des Droits de l'homme doit assumer ses valeurs. Il doit faire Ayaan Hirsi Ali citoyenne d'honneur et participer à sa sécurité ", ce qui est tout à son honneur, puisqu'on ne peut laisser ainsi des menaces de mort se préciser à l'encontre d'une personnalité quelle qu'elle soit. Mais cela pourrait créer quelques remous au sein de l'association, si l'on considère les décarations sur l'islam d'Ayaan Hirsi Ali, qui s'était aussi prononcée pour limiter l'immigration musulmanne.
quelques unes de ses déclarations :
"Le multiculturalisme est désastreux. Hurlez à la discrimination et toutes les portes vous seront ouvertes ! Criez au racisme et vos adversaires se tairont ! Or, le multiculturalisme est une théorie inconsistante : si on veut laisser les communautés garder leurs traditions, que se passe-t-il dès lors que ces mêmes traditions s'exercent au détriment des femmes ou des homosexuels ? Pourtant, les partisans du multiculturalisme ne veulent pas le reconnaître."
"On me demande de m'excuser parce que j'ai dit que le prophète est un pervers ; un pervers et un tyran. Mais s'excuse-t'on d'avoir dit la vérité ?"
"je suis en faveur de la guerre froide contre l'islam"
"Il est absurde de prétendre que toutes les cultures se valent, ou qu'elles sont toutes également désirables "
"Comme les milliers de personnes qui ont manifesté contre les caricatures danoises, j'ai longtemps cru que Mahomet était parfait - qu'il était la seule source du bien, le seul critère permettant de distinguer entre le bien et le mal. En 1989, quand Khomeiny a lancé un appel à tuer Salman Rushdie pour avoir insulté Mahomet, je pensais qu'il avait raison. Je ne le pense plus"
Salmann Rushdie avait déclaré à son propos, prenant sa défense : "Il faut se rendre compte qu'Ayaan Hirsi Ali pourrait bien devenir la première réfugiée d'Europe de l'Ouest depuis l'Holocauste. En tant que telle, elle est un témoin unique et essentiel des forces et des faiblesses de l'Occident : la splendeur de la société libre et l'énergie inépuisable de ses ennemis."
Ayaan Hirsi Ali ne fait que dire ce qu'elle pense. Pour elle l'islam est un danger et l'Occident se perd en voulant trop l'intégrer, elle le voit comme étant conquérant et intolérant, tout à fait dangereux et archaïque et elle le connait de l'intérieur. Cela n'enlève rien au fait qu'il n'est pas possible de transiger sur la liberté d'expression, et que les menaces de mort envers sa personne doivent être prises en compte par une protection policière, et pourquoi pas sur le territoire français.
Elle a déclaré au JDD "Je n'attendais rien. Mais avec le soutien que m'apportent, depuis des mois maintenant des intellectuels français, j'espère obtenir la naturalisation française parce que, sur le plan de la sécurité, ma situation personnelle est devenue de plus en plus périlleuse". Si l'on a pu déplorer l'attitude des intellectuels français en d'autres temps, pour Salmann Rushdie notramment, on ne peut que se féliciter de cette prise de position plus courageuse envers cette jeune femme.
N'étant pas passionné de football, il m'avait échappé que la Marseillaise avait été sifflée, cette fois-ci par le public espagnol durant la dernière rencontre sportive. L'équipe française, qui elle-même n'osait, ainsi qu'elle en a l'habitude, qu'à peine susurrer la Marseillaise, comme si elle en avait honte, était vétue de rouge pour l'occasion, couleur qui varie on ne sait trop pourquoi, tandis que le public, unanime, huait énergiquement le chant national. La presse est muette sur le sujet, comme elle le reste à chaque fois que c'est le cas. Ne peut-on déplorer le manque d'élégance et de sportivité des supporters espagnols sans passer pour un fieffé réactionnaire? A bien y regarder sur les moteurs de recherche, cela ne parait choquer personne puisqu'aucun site, ni aucun journal ne s'en fait l'écho et il semblerait même qu'il devienne normal, chaque fois que la Marseillaise retentit dans un stade de foot, de la siffler. Cela devient presque une coutume à laquelle on ne saurait déroger.
Elle avait déjà été sifflée pendant le match France-Maroc, à Saint-Denis, cela n'avait pas plus ému les journalistes, qui n'en avait pas parlé. Elle avait également été sifflée par le public israélien , italiens , ou encore par les algériens , dont la plupart étaient français, au moins sur leur carte d'identité... L'on ose à peine imaginer les commentaires si le public français s'était laissé aller à siffler l'hymne marocain ou algérien, ou encore l'hymne israëlien! L'inverse en revanche paraitrait presque normal à tout un chacun, à la vue du manque de réaction des journaux.
Cela n'est pas sans soulever une question : pourquoi? Pourquoi siffle-t-on ainsi l'hymne français? Il a été dit lors du match face à l'équipe d'Isarël que la cause en était à la politique "pro-arabe" de la France, ce qui ne constitue pas une excuse suffisante, mais qui donne au moins une explication. Pour les publics maghrébins, il sera possible d'avancer également le passé colonisateur de la France, qui quoi qu'on en dise avait aussi certains cotés positifs, même si pour notre époque la colonisation est un fait inacceptable. Mais l'Italie et l'Espagne? Ces sifflements ne sont-ils dus qu'à un public mal élevé ou faut-il en chercher des causes plus profondes?
Est-ce l'arrogance de nos journalistes, toujours prompts à faire la leçon à la terre entière? Il faut le reconnaître, les Français ont un petit coté arrogant, savent à l'occasion se faire mal voir et nos journalistes à ce niveau sont des champions. Mais il n'y a pas là de quoi casser une patte à un canard. Est-ce notre politique? On voit mal en quoi la France aurait offensé un autre pays ces dernières années. Nous ne sommes en guerre avec quiconque et nous confortons aux règles internationales. Nous mettons-nous trop en avant au niveau culturel, avec l'exception que nous brandissons inlassablement? Nous n'en encensons pas moins la belle époque du cinéma italien ou espagnol, avec lequel le cinéma français travaille en bonne intelligence.
Mais alors pourquoi? Le sport est normalement une réunion plutôt pacifique et des pays en guerre éviteraient certainement la rencontre. Cela pourrait rejoindre les propos de notre désormais "first lady" qui jugeaient les Français "minable" (tout comme la précédente, qui se serait flattée dit-on, de n'avoir pas une goutte de sang français), sans pour autant émouvoir les foules. Les Français ne sont plus si fiers dirait-on...
Faut-il y voir cette manie toute française de se repentir sans cesse, là où d'autres pays ne cherchent pas même à juger de leur passé? La question est ouverte, et je ne saurais y trouver de réponse adéquate. Pour ma part il me semble qu'un hymne se respecte, comme un drapeau, et qu'il faut être un véritable malotru pour se permettre de les siffler, surtout lors d'une rencontre pacifique, même si ces chants, parfois avinés, ont plus de sens à d'autres occasions qu'à ces rencontres sportives et il faut le dire, un peu futiles.
Si un lecteur a une explication elle sera toujours la bienvenue...
Une décision "historique". C'est de cette façon que l'avocat des douze coptes a qualifié la décision du haut tribunal administratif d'Egypte, de les autoriser a afficher sur leurs cartes d'identité leur religion, suite à une conversion à l'islam dont ils sont revenus. Cette décision en Egypte a une allure tout à fait exceptionnelle, en effet il y est interdit de se convertir lorsqu'on est musulman tout autant lorsqu'on s'y est convertit par le passé.
Ses douze personnes ne sont pas des cas isolés dans ce pays où il est interdit de se convertir lorsqu'on est musulman, suivant les règles en cours de la charia. Bien plus, en théorie la charia condamne à mort un converti, peine qui en fait ne s'applique pas dans le pays, mais occasionne la prison pour le contrevenant. Les coptes n'ont pas les mêmes droits que les musulmans en Egypte, et des conversions par commodité seraient assez fréquentes, pour divorcer, pour accéder à un poste interdit en raison de la religion chrétienne du candidat, ou encore pour épouser une femme de confession musulmane.
"C'est un verdict historique, une victoire de la liberté de la foi en Egypte, l'application de l'article 46 de la Constitution qui garantit la liberté de la foi", a déclaré l'avocat Ramses al-Naggar, à l'agence AFP. Dans les faits cet article n'est pas appliqué et il n'est pas rare que des affaires soient relatées concernant les difficultés des chrétiens en Egypte. Ainsi un converti, du nom de Mohamed Ahmed Higazi, à présent Bichoï, a été condamné à mort par une fatwa émanant de l'université réputée Al Azhar, du fait de sa conversion au christianisme, et il se cache (voir aussi ici). Sa femme, convertie elle-aussi n'a pas reçu le soutien de son propre père, qui avait déclaré qu'il préférait la voir morte, plutôt que convertie, demandant son divorce.
L'Eglise copte ne soutient pas plus le couple, expliquant ne pas faire de prosélytisme, ce qui est rigoureusement interdit. Ils se cachent depuis, bien conscient que n'importe qui pourrait surgir pour appliquer la fatwa, avec la certitude de faire une bonne chose. Il n'est pas rare qu'ils reçoivent des menaces de mort sur leur téléphone portable, de fanatiques.
C'est donc une décision tout à fait exceptionnelle dans un contexte très rigide qu'a rendu la haute cour, ce samedi. En effet les coptes sont issus des premiers habitants de l'Egypte et vivent dans ce pays des situations pas toujours heureuses, avec des lois qui qui restent tout à fait discriminatoires à leur encontre.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, le parlement Turc a adopté un amendement constitutionnel afin d'autoriser le port du voile dans les universités, sujet qui divise la population turque, musulmane à 99%, mais de tradition laïque. En conséquence, le week-end dernier plus de 100000 personnes s'étaient réunies pour protester à Ankara, capitale du pays. Le deuxième tour pour finaliser l'ensemble de la révision aura lieu ce samedi.
Le gouvernement a mené cette réforme en l'expliquant comme une nécessité pour l'adhésion à l'Union européenne mais les milieux laïcs, armée, magistrature et milieux universitaire, ainsi que l'opposition, sont tout à fait opposés à cette réforme, concevant le voile comme un signe de l'islam politique. De fait les filles et les épouses des gouvernants, tous du parti de l'AKP (Parti de la justice et du développement) sont toutes voilées et le chef de l'Etat qui doit ratifier la décision au final est un ancien poids lourd du parti. Sa femme également porte le voile. L'Union européenne a déclaré ne pas voir d'inconvénient à cet amendement, n'ayant aucune législation concernant ce sujet.
L'article central de l'amendement précise que "personne ne peut être privé de son droit à l'éducation supérieure", ce qui fait bien sûr allusion aux femmes voilées et c'est bien le discours que tiennent les partisans de l'amendement : il s'agirait de ne plus laisser des jeunes femmes aux portes de l'université, mais cela fait aussi craindre aux opposants que des jeunes femmes ne soient à leur tour contraintes de porter le voile, à travers les pressions de leur entourage et de leurs quartiers. 65% de la population serait favorable, et de nombreuses femmes voilées avaient cessé de se rendre à l'université lorsque le port du voile avait été interdit. Toutefois ne sera permis que le voile noué sous le menton, et ne couvrant pas le cou, ce dernier ayant une connotation plus politique. L'opposition y voit une façon d'éroder la laïcité en cours dans le pays et un député ajoute même qu'il s'agit selon lui de poser les fondations d'un futur Etat islamique, en exploitant dans un premier temps le sentiment religieux.
La romancière Sevgi Özel avait déclaré durant la première manifestation : "Je suis très en colère, pas contre les femmes voilées mais contre ceux qui veulent recouvrir d'un voile les valeurs de la République" et une nouvelle manifestation pourrait se tenir durant le week-end. Les milieux religieux également ne sont pas satisfait de ce projet, divisés par la nature du foulard à porter.
Suite à la plainte du président de la République après l'article du nouvel observateur en ligne, concernant un SMS que le président aurait, selon le journal, envoyé à son ancienne épouse Cécilia Sarkozy, huit jours avant son mariage, l'affaire suit son cours avec une enquête de police qui devra établir si le SMS a bien existé. Le corps du texte aurait été "Si tu reviens, j'annule tout". La nature de la plainte, faux, usage de faux et recel, autorise les services de police à investiguer aussi bien au niveau informatique qu'auprès des opérateurs téléphoniques. Nicolas Sarkozy nie en effet avoir envoyé un texto de cette nature.
Mais si le président dément l'information, le nouvel observateur est catégorique, ses sources seraient fiable affirme le directeur de sa rédaction. Rappelons que la procédure prévoit une peine de pricon de trois ans, et 45000 euros d'amende. Airy Routier, l'auteur de l'article incriminé confirme également au Figaro ses certitudes quant à l'information développée "Je considère que cette information dont je suis certain est intéressante car elle est révélatrice de la psychologie du président, et je suis choqué par cette plainte baroque dont le but est avant tout d'impressionner les journalistes". Pour l'avocat du président, c'est aux journalistes d'apporter la preuve de ce qu'ils avancent.
L'avocat du Nouvel Observateur qualifie la procédure de "gravissime" et explique qu'à son sens il s'agit de terroriser les journalistes, tandis que RSF réagit également par une déclaration "Le chef de l'Etat poursuit sur la base du code pénal, alors qu'il aurait très bien pu engager des poursuites civiles pour atteinte à la vie privée", rappelant qu'il n'était plus d'usage pour le chef de l'Etat depuis trente ans de passer par ce genre de procédure.
La procédure, qui ne sera pas publique, devrait donc révéler si le SMS a bien existé, puisque les enquêteurs auront accès aux informations des opérateurs de téléphonie mobile. Rama Yade s'était également exprimée pour qualifier les journalistes de "charognards" qui aurait flairé leur proie, ajoutant que le président est soumis à un traitement par la presse sans précédent pour les anciens présidents.
La déclaration de l'archevèque de Cantorbury, Rowan Williams, a aussitôt soulevé une cascade de réaction dans le monde politique anglais. Les tensions sont restés fortes en Grande-Bretagne entre les différentes communautés suite aux attentats qui avaient secoués Londres, et la proposition de l'archevêque d'admettre la charia, même partiellement, pour des affaires familiales telles que les divorces ou la garde des enfants a soulevé la polémique. Car si des "conseils" musulmans existent sur le territoire ils n'ont aucun statut légal. "Il est possible de trouver ce qui serait un arrangement constructif avec certains aspects de la loi islamique, comme nous le faisons déjà avec des aspects d'autres lois religieuses" a-t-il donc affirmé, en mettant toutefois de coté les châtiments corporels. Proposition inacceptable pour les politiciens anglais, pour lesquels la loi ne saurait reposer sur autre chose que sur le vote démocratique applicable à tout le pays. "Il n'est pas question d'ériger un système légal parallèle. Cette déclaration est un facteur de division plutôt que d'encouragement au multiculturalisme moderne" a donc répliqué Trevor Phillips, responsable de la commission pour l'égalité et les droits de l'homme. Le premier ministre a également aussitôt réagis "La loi britannique doit s'appliquer dans ce pays, fondée sur les valeurs britanniques."
Aussi saugrenu que soit le message développé par l'archevêque, il est pourtant d'actualité si l'on considère les sondages parus dans le pays. L'un d'eux, réalisé en 2006, avait révélé que 40% des musulmans (2,5 millions dans le pays), et jusqu'à 50% des 16-24 ans, seraient pour l'application de la charia, tandis que l'archeque de York dénonce de véritables ghettos musulmans dans le nord du pays dans lesquels les chrétiens ne sont admis. C'est donc toute une population qui se retrouve sur les mêmes bases religieuses et qui se replierait sur elle-même.
Il existe des précédents dans les sociétés européennes auprès des cours de justice. En mai 2006, un juge refuse d'accorder un divorce à une jeune femme originaire du Maroc, battue par son mari, en invoquant la charia. Selon le juge, la violence est autorisée par la quatrième sourate du coran et en conséquence le juge adapte sa décision. En Italie, une jeune femme, Fatima, subissant des coups, des mauvais traitements et la séquestrations par ses parents, a vu leur acquittement par la cour, au motif qu'ils ont agi pour le bien de la jeune femme, en toute bonne foi, dans le but de la punir "pour son style de vie non conforme à leur culture", ce qui a aussitôt provoqué une réaction de Souad Sbaï, présidente de l'association des femmes marocaines : "c'est une décision digne d'un pays arabe où serait en vigueur la charia. Au nom du multiculturalisme et du respect des traditions, les juges appliquent deux types de règles, l'une pour les Italiens, l'autre pour les immigrés. Un père catholique, qui se serait comporté de la sorte, aurait été durement condamné".
En France aussi les juges appliqueraient les décisions en fonction des pays d'origine, pas toujours pour le bien-être des plaignantes, qui subissent parfois des mariages forcés. L'archevêque ne fait donc que soulever un tabou, précisant qu'il ne s'agit pas des formes les plus extrèmes de la charia. Mais où la charia commence-t-elle, et où s'arrête-t-elle? Selon wikipédia "il faut également noter que la charia n'a jamais été codifiée dans un livre de lois, mais se comprend plus comme une opinion partagée par la communauté des musulmans, basée sur de nombreuses sources. De plus, la charia n'a pas été écrite sous l'autorité d'un corps particulier (en effet, l'islam ne dispose pas d'un clergé)." La charia variraie donc d'un pays à l'autre, mais les sociétés occidentales ne sauraient en accepter certaines formes strictes, ainsi de son application au Nigéria , en Arabie Saoudite ou au Pakistan. Tous les domaines de la vie courante peuvent y être codifiés semble-t-il, y compris la façon de soulager des besoins naturels .
L'archevèque, qui est aussi théologien du monde anglican, s'est avancé sur un sujet glissant, embarrassant jusqu'à ses partisans. Le journal "The Sun" a aussitôt vivement réagis en publiant notamment des photos de personnes décapitées au nom de la charia, le qualifiant de "dangereuse menace pour notre nation", évoquant des "divagations stupides". Mohammed Shafiq, le directeur de la Fondation Ramadhan, regrette que les formes extrêmes de la charia soient seulement retenues. On "tente de diaboliser l'islam explique-t-il. Anthony O'Mahony, directeur de recherche au Heythrop College de Londres fait valoir que l'application de la charia, même partiellement poserait des problèmes : "On a mis en Europe quelques centaines d'années à passer à un système unitaire avec les mêmes droits pour chacun, alors évoluer vers ça est une question politique de taille".
Rowan Williams se défend d'avoir proposé l'application de la charia et explique avoir voulu "soumettre au débat quelques-uns des problèmes posés par les droits des groupes religieux dans un Etat laïque", et cela concernait l'avortement, refusé par les chrétiens, et dit avoir pris la charia pour exemple... Curieux exemple, puisque les musulmans partagent ce point de vue. Exemple ou pas, l'évèque a bien ravivé un débat houleux.
Suite à un article publié dans le site du nouvel observateur d'hier, Nicolas Sarkozy a porté plainte, par l'intermédiaire de son avocat, pour "faux, usage de faux et recel", ce qui serait passible de trois ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende. Le site avait évoqué un SMS que le président aurait envoyé à son épouse huit jours avant son mariage et qui disait simplement "Si tu reviens, j'annule tout". L'article s'étendait ensuite sur le comportement du président avec sa nouvelle épouse, en rapport avec son ex-femme. Le titre de l'article "l'obsession de Cécilia" en résume parfaitement la tournure, les actes et les pensées attribuées au président.
Il est inhabituel qu'un président en fonction porte plainte contre un journal, relatent les différents organes de presse, cela ne s'est vu qu'avec Georges Pompidou contre l'Express, concernant une publication qui utilisait son image pour une publicité mais depuis cela ne se faisait plus. Me Herzog réplique "c'est aussi la première fois que l'on traite aussi mal un président en exercice" et Rama Yade parle de "charognards", ce qui n'est pas sans évoquer le propos de François Mitterand, "des chiens" selon lui, lors des obsèques de Maurice Bérégovoy. Le Monde qui semble prendre plaisir à rappeler que le président entretient un rapport avec la presse assez ambigu, rappelle qu'avant son élection, le président se servait volontiers des journalistes et qu'il en tutoie quelques uns en privée." Usant de confidences à caractère politique ou personnel, il avait poussé la transparence aux limites de l'impudeur comme l'ont montré les épisodes de son divorce et la révélation de sa liaison avec Carla Bruni."
Rama Yade dans son intervention sur RTL, parle d'acharnement et de chasse à l'homme, explique qu'il n'y a plus de morale, et que les journaux oublient "le choix démocratique" des élections présidentielles, en appelle à la dignité, et demande l'arrêt des attaques basses et infamantes, qualifiant, rappelons-le, les journalistes de "charognards". "C'est un être humain" dit-elle, avant bien sûr d'être un président, et continue en rappelant qu'il s'agit tout de même de sa vie privée, en demandant plus de déontologie et comparant avec les présidents précédents, le disant plus attaqué que n'importe lequel d'entre eux. Rama Yade, qui agit là en bonne élève après les remarques de Nicolas Sarkozy auprès de ses ministres, a parfaitement raison. Les journalistes se mêlent bien trop de la vie privée du président de la République, et devraient se concentrer sur des sujets plus grave touchant à l'action politique menée par son gouvernement, se faisant ils égarent un peu le public dans la multitude d'information sur le chef d'Etat. "Des mots comme charognards, vouloir la peau de quelqu'un?" répète le journaliste. Des mots qui vont faire jaser...
Il serait toutefois un peu rapide d'oublier que les politiciens, et Nicolas Sarkozy en a largement profité, ont abondamment usé de l'audience des journalistes. Tout le monde se rappelle de Nicolas Sarkozy se mettant en scène, entouré de sa famille, ou de sa promenade au bras de Carla Bruni dans un parc d'attraction à une heure ou personne n'aurait pu l'ignorer, ou encore en Egypte, en yacht ou en vacance et se montrant durant sa course à pied, sans compter les déclarations de son épouse dans la presse suite à son divorce. Les journalistes, qui se sont faits longuement balader par le président d'un endroit à l'autre, dans sa vie privée ou dans son action politique, ont sans doute pris une habitude que les précédents présidents ne leur avaient pas laissé l'occasion d'installer. C'est bien le revers de la médaille qu'il subit aujourd'hui, même s'il faut lui reconnaître qu'il a pu éviter pour sa part, l'indignité d'aller répondre de savoir si "sucer c'est tromper"...
Il reste qu'il est un peu hâtif d'en appeler à la démocratie et à la légitimité de l'élection présidentielle lorsque le traité de Lisbonne, dont tout le monde s'accorde à dire qu'il est une copie du traité constitutionnel, est voté en passant outre le résultat du référendum, reste également qu'il est hasardeux de parler de la vie privée d'un homme public, sensé incarner un pays et qui se met abondamment en scène dans tous les aspects de sa vie. Mais peut-être est-ce un signe d'un changement d'attitude du président dans l'exposition de sa vie.
L'entretien sur RTL avec Rama Yade, a été mis en ligne par le Figaro et est également disponible sur internet.
La réponse ne s'est pas faite attendre. Alors que les députés ralaient il y a peu auprès du premier ministre, à l'encontre du président et plus particulièrement de ses conseillers, probablement inquiets pour les élections municipales, Nicolas Sarkozy a annoncé lors d'un conseil des ministres "J'écoute, je lis, j'entends tout ce qui se dit. Après les municipales, je prendrai avec sang-froid les décisions qui s'imposent." Le recadrage se fait donc déjà sentir. Est-il dirigé vers les ministres (?) se demande le Figaro, qui cite plus loin l'un des conseillers du président "On n'est pas agacé, on est énervé !", tandis qu'un autre homme du palais, sur l'exposition de la vie privée rétorque "L'étalage de la connerie est plus grave que celui de la vie personnelle." Le ton est donné, et le Figaro ne peut pas être accusé de grossir le trait pour gêner le président.
Il n'est donc pas question de s'exprimer pour les ministres. Le premier ministre aussi en prend pour son grade "Quand on entend dire que Fillon est un roc, on rigole…" soupire un des collaborateurs proche de Sarkozy (dixit, le figaro toujours). Et pourtant dans le même article l'on peut constater que les quelques remarques des députés et autres ministres ont été entendues. Deux ministres vont plancher rapidement sur la mise en valeur des neuf mois passés depuis l'élection, considérant par exemple le traité de Lisbonne comme un succès et mettant en valeur les différentes réformes menées.
Reste que l'avertissement est clair : aucune tête ne doit dépasser, où que ce soit. "Serrez vos rangs" eut-il pu être dit. Et pourtant les remarques commencent à affluer. Récemment Jean-Louis Debré s'exprimait un peu dans les mêmes termes que les députés, parlant de "désacralisation" de la fonction présidentielle, évoquant une "certaine tenue à avoir" et critiquant même un certain aspect désinvolte du mandataire de l'Elysée : "Cette légitimité qui est conférée par le peuple suppose une certaine dignité dans la fonction" avait-il déclaré.
L'Elysée pourra certainement faire taire les ministres un temps, mais rien ne les empêchera de démissionner si cela leur parait trop long. Quant aux députés, il ne serait pas bienvenu pour l'Elysée qu'ils ne finissent par se désolidariser, et qu'ils cessent, ainsi que c'est souvent le cas, de voter comme un seul homme chaque proposition du gouvernement. Car la cote de popularité du président, en chute libre, annonce déjà qu'au delà des députés, les électeurs dans leur ensemble sont de plus en plus mécontents.
Les nouvelles se succèdent concernant Britney Spears, toujours suivie de près par les paparazzi, à chacun de ses mouvements. elle serait à présent sortie de l'hopital psychiatrique dans lequel elle avait été placée, pour se rendre dans un endroit inconnu des journalistes, peut-être dans une de ses maisons de Beverly hills, bien qu'on puisse douter que sa famille ait entrepris de la placer dans un endroit connu de tous les journalistes, et dans lequel le repos recherché pour sa convalescence serait rendu difficile.
Dans la foultitude d'articles qui parait sur ses tristes aventures, revers du monde des paillettes et de l'argent, le public peut apercevoir une jeune femme à la dérive, droguée par son manager, Sam Lufti, selon la mère de celle-ci, qui déclare : "Il nous a dit qu'il les mettait dans la nourriture et que c'est pour ça qu'elle avait été particulièrement calme ces trois derniers jours. Elle dormait". Selon la même source, il serait également à l'origine des pleurs de la chanteuse sur un trottoir non loin de sa villa, moment "immortalisé" par un paparazzi. Son manager, agacé de sa relation avec Adnan Ghalib, l'aurait injurié et l'aurait accusé d'être une mauvaise mère, ne méritant pas ses enfants. Une mère indigne dirait-on... Le juge avait confirmé l'interdiction pour le manager de tout contact avec elle.
En plein procès pour la garde de ses enfants, la chanteuse qui s'est vu supprimer jusqu'à son droit de visite, ne peut qu'être sensible à ce genre de déclaration.Il faut dire aussi que les derniers échos ne vont pas dans son sens. Britney Spears s'est illustrée dans un magasin de vêtement en se réfugiant nue dans une cabine d'essayage avec son désormais ex-ami, (aux dires d'une vendeuse, les bruits en ressortant étaient clairs sur leurs activités), elle a aussi été filmée dans un "sex-shop", ne s'est pas même présentée au tribunal pour la garde de ses enfants, a été retrouvée à son domicile sous l'emprise d'alcool et de drogue et a été mise sous curatelle, c'est à dire sous la responsabilité de son père et d'un avocat, étant jugée incapable de s'occuper d'elle-même, ce que le juge aurait confirmé, et considérée dangereuse pour soi comme pour les autres, elle avait été conduite à l'hôpital dont elle sort en ce moment.
De fait il semble bien que Britney Spears ne sache plus bien où elle en est, à lire la conversation qu'elle eut avec son père sur son lit d'hôpital, le repoussant d'abord avant d'entendre les infirmières lui dire que c'est bien l'établissement qui la retenait. Elle lui aurait alors demandé à en sortir, signe qu'elle ne comprend pas bien la situation."Allez papa, sortons de là, prends ma main. " lui aurait-elle demandé. Son état étant devenu relativement stable, elle a pu sortir de l'établissement, pour un endroit qui reste encore mystérieux.
C'est une des nouvelles du jour : Roselyne Bachelot, ministre de la santé, secondée par différentes associations, entreprend de faire interdire les publicités pour certains aliments à la télévision pendant les heures des dessins animés, afin de prévenir l'obésité chez les jeunes enfants, dès avant le mois d'avril. Une réunion devra également se tenir entre les pouvoirs publics, les entreprises agroalimentaires et les annonceurs afin que les professionnels puissent s'engager dans ces différentes démarches. Il est également envisagé de retirer les confiseries des caisses des supermarchés, projet pour lequel une autre réunion se tiendra avec les industriels, avec pour objectif de les ôter pour le mois de juin au plus tard.
Un "observatoire de la qualité alimentaire" sera également mis en place, et des associations seront partie prenante de cette démarche, associations qui avaient fait paraitre une demande sous le nom "Obésité : protégeons nos enfants" et comme il se doit, "un plan national nutrition santé", dénommé sous l'abréviation barbare de PPNS a vu le jour, ce que le ministre a pu commenter. Ce sont évidemment les habitudes alimentaires des jeunes qui favorisent l'obésité, nul besoin d'un nutritioniste pour s'en rendre compte. La "Malbouffe" n'en est pas même responsable et si les repas sont équilibrés, même un soda de temps en temps et un hamburger à l'occasion ne favoriseront pas l'obésité chez les enfants. Ce rapport du ministre parait donc bien inconsistant et fait mine de vouloir palier à l'irresponsabilité des parents. En revanche d'autres questons pourraient être soulevées. Comment se fait-il que dans nos pays les fruits et les légumes n'aient presqu'aucun goût? Une bonne tomate en Inde se mange sans assaisonnement avec plaisir, une tomate de nos supermarchés nécessite un sérieux assaisonnement pour être digeste et masquer ce manque de goût qui se retrouve dans la plupart de nos légumes, affadis par un apport d'engrais certainement considérable. Ce serait peut-être une piste que de tenter de retrouver des produits de qualité accessible à la masse des consommateurs.
Il sera néanmoins louable de les éloigner des consoles de jeux, qui les retiennent à l'intérieur lorsque d'autres enfants de leur âge s'en allait autrefois jouer et courir. Et surtout, les parents sont à éduquer dans leur façon de se nourir et de nourir leurs enfants. Pourquoi ne pas éduquer aussi les enfants à la cuisine? Cela sera toujours mieux que de les laisser plus tard se nourir de surgelés dont on connait mal la provenance à l'achat. Que ressortira de ce plan? Quels seront ses résultats? Au minimum il sera mis en avant pour nous faire bien comprendre que le gouvernement fait quelque chose, que l'Etat nounou est encore là pour chanter de jolies berceuses à nos braves compatriotes, empétrés dans leurs problèmes de surpoid. Mais là encore, personne ne remplacera les parents dans l'éducation qu'ils donneront à leurs enfants. Un parent qui n'est pas en mesure de refuser un bonbon devant la caisse reste un parent irresponsable, qui ne le refusera pas dans un autre rayon, à moins que ce ne soit que pour l'occasion...
D'où sort cette vidéo? Qui est l'auteur de cette parodie de la chanson de Carla Bruni? Nul ne le sait. Un instant il a été dit que Philippe Katerine en serait l'auteur, mais c'est sans compter avec le talent des parodistes du net. De nombreuses chansons sont détournées à travers les plateforme comme youtube ou dailymotion, parfois avec un certain talent.
Sur celle-ci il est piquant d'entendre une chanson de la nouvelle épouse du président, qui s'est toujours dite de gauche. Mais philippe Katerine ne serait pas responsable de ce détournement, il aurait même déclaré "Non je n'ai pas composé cette chanson et ce n'est pas moi qui l'interprète. Encore, si ça avait été bien, je vous aurais dit oui " . Bon, c'est vrai, il faut bien l'admettre, la parodie n'est pas absolument exceptionnelle, mais ça ne l'empêche pas de faire le tour du net.
A voir pour les curieux. Les paroles sont très critiques de l'action du président, "t'as mis tellement de flics partout" , "il y a quelqu'un qui m'a dit qu'on t'aimait encore, comment serait-ce possible alors?" , "tu t'es fait balader par Kadhafi", "On m'a dit que tu cirais les pompes de dobble you" etc, etc.
Non seulement les élus UMP ne sont pas contents, mais il l'ont fait savoir lors d'une réunion avec le premier ministre. La plupart d'entre eux sont actuellement en campagne pour les élections municipales, et ils déplorent tous l'action et la communication de l'Elysée, notamment sur les nombreuses réformes. Les griefs s'attachent surtout à leur éparpillement. "Il faut faire attention à la fuite en avant. L'emploi, le pouvoir d'achat, la protection sociale, voilà l'essentiel" déclare un député qui fustige aussi les idées lancées un peu vite telles que la "politique de civilisation", ce véritable fourre-tout sans précision aucune, terme sur lequel se sont acharnés quelques journalistes, afin d'y trouver une explication. ou les publicités sur le petit écran qui seront potentiellement supprimées. Il eut pu rajouter la déclaration d'abolition des trente-cinq heures lancée au cours d'une conférence de presse, mais démentie le lendemain...
Cela pourrait prendre l'allure d'une véritable rébellion, puisque les députés en course pour les municipales se plaignent également des différentes lois qui pourraient leur être imposées, assez curieusement, puisque ce sont eux qui les votent, ce qui laisse bien apparaître qu'au sein de l'UMP, quelque chose s'est cassée. On ne suit plus le chef avec autant d'enthousiasme. Ici un député qui se plaint d'être littéralement agressé par les conducteurs de taxi suite au rapport Attali, qu'ils contestent fortement car le projet touchent à leurs licences. Le rapport de Jacques Attali, ancien "sherpa" (le terme provient de libération) du président Mitterand, pourrait aussi avoir causé une brèche dans l'électorat du président, en appelant à plus d'immigration. Le pays comptant déjà de nombreux chômeurs, certains électeurs provenant du Front National, comme d'autres, ont pu s'étonner de ces décisions prises en compte contrairement aux signaux donnés lors des élections et il est à supposer que cet apport de voix pourrait s'amenuire pour le groupement politique. Ce serait bien l'ouverture qui apporte des signes contradictoires, et toute l'action du gouvernement en vient à manquer de lisibilité, justifiant ainsi la colère des députés. Jean-François Coppé aurait aussi déclaré "En tout état de cause, on ne veut pas de taxes nouvelles".
Mais la personnalité du chef de l'Etat n'y est certes pas pour rien. Sa vie privée trop largement étalée alimente les journaux "pipeules", et un nouveau mot a même été inventée pour la qualifier : plus qu'une "pipolisation", on parle à présent de "grimaldisation". Dernièrement encore le nouvel observateur fait paraître un petit article sur un sms qu'il aurait envoyé à Cécilia Sarkozy, sms pour le moins étrange: "Si tu reviens j'annule tout". Le message écrit huit jours avant son mariage nous montre un Sarkozy obsédé par sa désormais ex-femme, qui pourtant devrait se marier dans un mois elle aussi, avec Richard Attia. Le développement de l'article établi en effet clairement les similitudes dans les voyages ou les cadeaux faits à sa nouvelle épouse. Ses conseillers tacheraient même de le dissuader de partir avec elle en Guyane, comme il l'avait fait avec son ex-épouse, mais il ne voudrait rien savoir. Instable le nouveau président? Il est vrai en tous les cas que son mariage est particulièrement précipité.
En attendant c'est bien le premier ministre Fillon qui rassure les députés de droite. Jugé un peu falot par le passé, c'est bien lui qui représente aujourd'hui un élément plus stable, loin de l'exubérance du président et des paillettes autour de sa personne, le tout risquant de brouiller un message politique qui paraissait pourtant clair et énergique.
Hans-Gert Poettering, le président du parlement européen est heureux.Pour lui la France est de retour dans le jeu européen et Elle est un pays incontournable de l'Union européenne. L'évènement qui rend Herr Poettering si heureux, c'est le vote hier par le parlement de la révision de la constitution permettant aux députés d'entériner le traité européen, traité dont tout le monde politique convient qu'il s'agit non pas d'un "traité simplifié", mais bien du traité refusé à 55% par les Français lors du dernier référendum.
Mais cela n'empêche pas nos politiciens, avec un sens admirable de la langue de bois et du contournement, de faire des déclarations tout à fait extraordinaires. Qu'on en juge par soi-même : François Fillon a tout simplement déclaré que le choix des Français lors du référendum devait être respecté, mais que pour autant il n'y a pas de plan B, et que la France doit "relancer au plus vite l'élan que nous avions contribué à briser." En conséquence, M. Fillon, tout "en respectant le choix des Français" lors du référendum et estimant que le nouveau texte lève toutes les objections des partisans du non, approuve sa ratification à travers le parlement (Rappelons que le texte, tout le monde en convient, ne change que les termes, mais que le fond demeure.).
C'est aussi ce que pense Jean-François Coppé, le président du groupe UMP, lorsqu'il déclare que le traité est l'occasion de "réconcilier la France du oui et la France du non", et pour Pierre Moscovici, qui représente les socialistes, "la majorité des socialistes soutenait ce traité, mais ils ont choisi de s'abstenir pour exprimer leur désaccord avec le refus du président de la République de recourir au référendum"... mais comme le dit l'adage, qui ne dit mot consent, et cette abstention est tout simplement un "oui" discret à cette démarche... les socialistes sont donc allés voter "oui" également par la suite à la ratification du traité lui-même. François Bayrou est lui aussi pour un référendum, mais... il va tout simplement voter oui, pour dit-il, contribuer à débloquer la situation en Europe. Rsppelons à nouveau que le traité de Lisbonne, s'il change dans la forme, est semblable quant au fond au traité rejeté.
Pour Hans-Gert Poettering, président du parlement européen, "le peuple français avait voté contre la Constitution européenne à cause d'un sentiment de peur" lors du denier référendum. Et d'ajouter la phrase attribuée au Général de Gaulle "dans un referendum, le peuple s'exprime sur toutes les questions, sauf sur celle qu'on lui demande", ce qui est sans doute vrai dans bien des cas.
Seulement ces déclarations, qui ne sont pas les seules, loin de là, démontrent bien une chose : les Français sont des imbéciles, et ne savent pas voter correctement. Il faudrait en conséquence retirer le droit de s'exprimer à ce peuple qui vote pour des sentiments de peur sous-jacent, et dont les intentions, loin d'être subtiles, puisque le bruit de leurs gros sabots se fait si parfaitement entendre qu'il résonne même dans les bureaux de Matignon, est une véritable insulte à la démocratie.
Le président du parlement l'évoque également, les Français ont déçu leurs partenaires européens : "Vous ne pouvez imaginer notre déception lorsque la France avait rejeté le traité par referendum". Oui, décidément l'on devine, à lire tous ces propos, que les Français sont des cuistres et qu'ils ne méritent pas même le titre de citoyen à part entière, eu égard au manque de responsabilités dans leurs actes. Mettons les donc en curatelle, comme Britney Spears...! C'est tout ce qu'il méritent.
59% des Français étaient encore décidés pour un référendum avant ce vote, et devant le château de Versailles où se déroulait le vote du parlement, dans les rues, quelques manifestants s'agitaient en faveur d'une nouvelle consultation populaire, et contre le traité, exprimant leur désaccord avec la méthode employée pour contourner le premier vote. "On n'a pas le droit de contredire les Français. Cela va rester comme un moment de déchéance démocratique." s'exclamait Le député gaulliste Dupont-Aignan, tandis que la sénatrice communiste Nicole Borvo commentait "Les parlementaires ne sauraient désavouer le peuple. Le peuple a le droit de changer d'avis mais ce n'est pas au Parlement de changer l'avis du peuple".
Droit ou pas, c'est fait... Il ne reste plus aux mécontents qu'à se renseigner sur le vote de leurs propres députés, et à leur écrire pour se manifester, puisque tant que le droit de vote n'est pas aboli, même si, comme nous venons de le voir, cela pourrait venir, ce sont bien les électeurs qui élisent leur députés, et non pas encore l'inverse.
Entre deux voeux de bonheur pour les mariés, Jean-Louis Debré a dit ce qu'il pensait, assez sobrement finalement, de l'attitude un rien désinvolte du chef de l'Etat et de l'image de la fonction présidentielle que celui-ci devrait incarner. Aussitôt des ténors de l'UMP se sont quasiment jetés sur lui, lui reprochant son manque de réserve. Le président du conseil constitutionnel a en effet osé critiquer le style du président dans des termes qui sans être forts, dénoncent tout simplement la "désacralisation" de la fonction présidentielle.
A bien y réfléchir, il est tout à fait logique que des membres de l'UMP réagissent ainsi, pour une raison toute simple : dans la critique du chef de l'Etat, Jean-Louis Debré a visé si juste, qu'il soulève un presque tabou dans sa famille politique, qui s'apprète à affronter les élections municipales dans un climat qui leur est de plus en plus défavorable . Nicolas Sarkozy peut donc voir les différents sondages le donner au plus bas, ce qui rejaillit sur tout le groupement politique, et il a perdu en crédibilité, même lorsqu'il se rend comme autrefois dans les banlieues, depuis qu'il hante les avions au bras de Carla Bruni. Mais tout cela se savait déjà dans les rangs de l'UMP. Sitôt son mariage annoncé, il a encore chuté de façon brutale dans les sondages, ce qui laisse augurer d'une véritable déculottée lors des municipales. Le chef portait bonheur jusqu'ici mais l'UMP est peut-être en train de devenir, de machine de guerre qu'elle était, une simple machine à perdre. "il y a une certaine tenue à avoir" a déclaré Jean-Louis Debré "Cette légitimité qui est conférée par le peuple suppose une certaine dignité dans la fonction".
Faut-il voir un lien entre les sondages et la vie privée du président? C'est un "effondrement d'une rare ampleur" déclare un directeur d'étude politique. L'effondrement serait lié à des raisons économiques, mais aussi à l'affichage permanent de la vie privée du chef de l'Etat. François Bayrou lui aussi ne s'est pas privé de critiquer l'affichage consenti par le chef de l'Etat, et les critiques vont bon train dans l'opposition, qui trouve même des bons mots. "Pendant que vous vous serrez la ceinture, Sarkozy se fait péter la sous-ventrière." ou encore on villipende "ses amours paillettes de star aux mœurs trop légères pour un chef d'Etat " . Cela ne mange pas de pain diront les uns, mais ces attaques ont du poid, et résonnent sans doute dans l'opinion publique, dont les fins de mois commencent de plus en plus tôt, tandis que le président semble être bien à son aise. Le français moyen, qui avait pu espérer, ne voit pas sa situation économique évoluer.
Dame! Voila bien peu de temps que cet homme est élu, il part en voyage en yacht, se marie avec un mannequin, comme une star de foot et s'affiche avec la jet-set ou le monde de la finance, doit se dire l'homme du "peuple", et c'est "moi" qui l'ait élu pour s'occuper de mes affaires... avant de se demander si en attendant, il ne s'occupe pas bien mieux des siennes... Le candidat, qui avait pris soin de se monter travailleur et droit, avant d'être élu, pourrait s'il n'y prend garde, donner l'impression à son électeur de s'être tout simplement fait rouler.
Dans la lignée de quelques reprises de "posts" d'autre blogs, je reprends ici un post de l'auteur du site "courir pour vivre" avec bien sûr son accord. Le blog est consacré à la course à pied, d'une façon toute personnelle. On y découvre plus particulièrement les efforts et l'évolution d'un coureur, avec des conseils sur le matériel, tels que le choix des chaussures, dont la qualité est toujours importante. Ici l'un des avantages de courir, l'endorphine, qui est une substance naturelle que le corp dégage durant la course à pied, et qui peut être comparé à une drogue, mais une drogue saine, qui apporte un bien-être durable à l'organisme.
Ce blog est très personnel à l'auteur, et j'invite les lecteurs à aller y faire un petit tour.
Bonne humeur, bien dans sa peau, protection contre le stress, inhibition de la douleur. Comment mieux tirer profit des endorphines, ces substances produites naturellement par le cerveau ?
Découverte au cours des années 1970 par Hans Kosterlitz et John Hughes dans le cerveau d'un cochon, l'endorphine est une substance endogène et de morphine produite naturellement par le corps humain, et retrouvée notamment au niveau du système digestif, de la moelle épinière et même du cerveau. Après une expérience faite sur un rat, l'on remarqua que, ces récepteurs opiacés étaient à l'origine de sensations de plaisir chez les mammifères. Mais à quoi servent exactement les endorphines ?
Les endorphines ont pour rôle, de contrôler de la respiration et le transit gastro-intestinal, de moduler la réponse hormonale et celle immunitaire, de provoquer des sensations de plaisir, de diminuer le stress et d'atténuer la douleur, de provoquer le sommeil ainsi que le sentiment amoureux durable.
Quelles peuvent en être les conséquences ?
Les conséquences des endorphines se mesurent au niveau de la libération en grande quantité, où, elles peuvent provoquer un sentiment d'euphorie, d'extase ou encore une sensation quasiment comparable à la prise de drogue, sauf que ces dernières sont bénéfiques à l'organisme. Et qu'en est-il de ses effets ? Les effets des endorphines sont des plus agréables (relaxation, bien être anesthésie contre la douleur et anxiété). Libérée en forte quantité, elle peut aussi développer un sentiment d'euphorie, de puissance. Les coureurs de fond parlent même d'extase, une sensation proche de celle éprouvée par la prise de substances illicites. A une différence prés, cette substance libérée naturellement par notre cerveau est des plus bénéfique !
Les endorphines sont des messages chimiques qui permettent à l'organisme de garder son équilibre, son bien être. Tout stress, toute situation exigeant de rester en alerte, entraîne une augmentation de notre sécrétion d'endorphine. Cet apport procure du plaisir, réconforte, calme la douleur et l'angoisse.
Mais il ne suffit pas de courir pour gouter aux endorphines, il faut maintenir l'effort pendant au moins une demi heure. C'est a portée de tous.
Les visiteurs du château de Vincennes ce dimanche matin, 3 février, ont pu admirer des dizaines de voitures, parfois rutilantes, parfois plus anciennes, quelques unes un peu rouillées par l'âge mais belles cependant, quelques modèles plutôt rares et rencontrer leurs propriétaires, tous des passionnés de belles autos. C'est à l'initiative d'un club que la manifestation a eu lieu, avec la réunion de ses adhérents.
Ici une ferrari, là une triumph, ou encore une renault 16, une vieille mini, une ami8 en fort bon état, des traction-avants, des ferraris ou des porsches et bien d'autres voitures, parfois de légende, parfois attachantes parce qu'elles rappellent un père, un grand-père, ou une première voiture, dans la jeunesse des plus anciens. Et puis les voitures anciennes, avec leurs formes et leurs intérieurs qui font toujours réver. Les participants sont accessible, et donnent des conseils pour réparer, ou pour trouver des pièces devenues trop rares, parfois pour s'occuper d'une voiture restée longtemps dans un garage. On s'étonne de l'état impeccable de voitures de plus de trente ans, qui roulent encore parfaitement.
Cela pourrait parfois ressembler à un avant-goût du prochain salon rétromobile qui se tiendra à Paris dès le 8 février ou de celui de Reims au mois de mars où quelques exposants présents pourraient se retrouver. Une bonne occasion pour les propriétaires de voitures anciennes de trouver des pièces et d'échanger de bons conseils.
C'est incontournable, personne ne peut y échapper. Nicolas Sarkozy et Carla Bruni se sont mariés! Elle est arrivée, toute de blanc vétue, lui, costume sobre, cravatte, tous deux sérieux et concentrés, et ils se sont dit "oui"! Le mariage s'est déroulé dans le palais de l'Elysée, les bans n'ont pas été publiés, avec l'autorisation du procureur de la république, qui pourtant, d'ordinaire, ne devrait pas rigoler sur le sujet : il faut une raison grave pour le justifier, selon la loi. Quelques amis intimes, un peu de champagne, le maire présent à domicile, et s'en est dit, vive les mariés!
Mais les commentaires que relatent la dépèche AFP, pour le reste, sont un peu consternants. Le maire qui les a mariés dit simplement (qu') "Il n'y a rien d'exceptionnel, si ce n'est que ça s'est passé au premier étage de l'Elysée", après avoir indiqué que la mariée était ravissante, comme d'habitude, ce qu'on veut bien croire. Il affirme ne pas avoir été choisi,mais avoir officié en temps que maire de l'arrondissement, ce qui est sans doute vrai. La formule d'usage, "dans la maison commune", a tout de même été remplacée par "dans le palais de l'Elysée".
Plus loin, la dépêche ajoute que le nouveau marié a déjà connu trois mariage, avec deux enfants du premier, un du deuxième, tandis que sa nouvelle épouse, selon wikipédia, avait contracté mariage avec le fils de son ancien concubin, dont elle avait eu un enfant. Ce qui détonne ici, c'est que le rien d'exceptionnel semble prendre toute sa mesure... On passera les remarques de mauvais goût sur les liaisons de la belle, car cela appartient désormais au passé. En revanche, il faut espérer, que dans ce rien d'exceptionnel, la désormais "première dame de France" aura l'esprit de ne plus trouver les Français aussi minable qu'elle le disait autrefois.
Le maire de Levallois, Patrick Balkany, aurait déclaré que la discrétion de la cérémonie est dûe au désir du président de ne pas faire dire à la presse qu'il met en avant sa vie privée, et sa femme déclarerait également (si nous comprenons bien la dépèche AFP), "S'il y avait eu des invités et une réception, je vois déjà certains de vos confrères l'accuser d'instrumentaliser son mariage. Je n'arrête pas d'entendre cette accusation débile". Patrick Balkany : "Il en avait envie, et en plus cela clarifie les choses". Ah? Il en avait "envie"? Envie? Le terme "d'envie" vise habituellement autre chose qu'un mariage pourtant... et si cela clarifie les choses, alors s'agit-il d'un accommodement?
Revenons-y donc, et "instrumentalisons". N'est-il pas étrange qu'un président se marie si vite? D'octobre, date du divorce, à décembre pour la rencontre, puis le mariage suit au mois de février, sitôt divorcé, sitôt remarié! C'est tout de même la marque d'une certaine impulsivité. Il le fait en catimini, l'annonçant sans l'annoncer, bien à l'écart. Il se montre, et se plaint d'être vu dans la presse. Et préfère en conséquence se marier discrètement à ce qu'il semble, en faisant tout de même quelques annonces, pour que tout un chacun le comprenne. "Discrètement" donc, pour la cérémonie, mais l'annonce du mariage est quasiment criée sur la place publique, après la presse, bien sûr, mais aussi après l'annonce de l'Elysée! L'on peut gager pourtant que le secret eut pu être gardé, si le chef de l'Etat l'avait voulu.
Mais cessons là toute critique! Puisque mariage il y a, vive la mariée! Et souhaitons-leur plein de bonheur, que le mariage dure longtemps, dans l'espoir qu'un divorce dans un esprit un peu trop pressé ne se présente pas! Peut-être cette union est-elle le départ d'une gouvernance bien assurée, et d'une communication plus aérée envers le "public". C'est du moins ce qu'il faut souhaiter.
Sa plume est élégante et précise, il ne mâche pas ses mots, et aborde les sujets de l'actualité très au-dessus du politiquement correct. D'inspiration libérale, et plutôt favorable à Nicolas Sarkozy qu'il soutenait durant les élections présidentielles, bien qu'il laisse échapper une critique à l'occasion sur le président, il ne se prive pas d'aborder le sujet de l'identité nationale ou de se prononcer sur l'immigration, fustigeant les "belles âmes", pointant du doigt les dérives de l'islam politique, sans jamais s'abaisser à la simplicité "bien-pensante" ayant cours chez la plupart de ses confrères journalistes.
"Je suis heureux de constater que ce blog, lancé ce matin en catimini, a déjà trouvé ses premiers visiteurs" écrit-il dans l'un de ses premier "post". Il est évident qu'il sera fréquenté avec assiduité, car on ne passe à coté du blog d'un journaliste de cette qualité. C'est donc un petit nouveau qui déboule dans le monde de la "blogosphère", un petit nouveau qui n'est pas du tout "politiquement correct", et qui l'a déjà prouvé à plusieurs reprises. Si nouveau que cela ? Dans le petit monde des blogs, assidu à la lecture de la presse, il n'est bien sûr pas inconnu. Yvan Rioufol est l'auteur du bloc-notes qui porte son nom, chaque vendredi dans le figaro, et qui est particulièrement suivi par de très nombreux lecteurs, dont la plupart le lisent aussitôt paru.
Mais on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs dit-on, et Yvan Rioufol a aussi ses détracteurs : "Yvan Rioufol offre, dans ses "bloc notes" hebdomadaires du "Figaro", un florilège de la pensée réactionnaire." s'exclame un auteur sur "Acrimed" , en reprenant quelques uns de ses bloc-notes. Certes, le figaro est un journal de droite et Yvan Rioufol est lui aussi un journaliste de droite, comme il se doit dans la ligne éditoriale de son journal, mais son mérite est d'apporter une autre approche de l'information. Wikipédia nous informe qu'il a soutenu la guerre en Irak, et qu'il est proche des néo-conservateur américain. Mais Yvan Rioufol argumente suffisamment ses avis pour qu'ils puissent ensuite être discutés.
Dans la présentation de son blog , Yvan Rioufol note : "ce blog a pour objectif d'être un lieu d'échanges. Un rendez-vous régulier, amical et tolérant", prévenant ses visiteurs que la courtoisie y sera de mise. "Ce blog veut être celui de la liberté de la parole et de la confrontation des idées." L'on ne peut douter qu'en tous les cas, pour ce qui est des idées, elles seront franchement développées, très librement, à l'image du bloc notes.
Il est inutile d'être en accord en tout avec un journaliste pour avoir envie de le suivre dans ses écrits. Pour ce qui me concerne, même si tous ses avis ne me séduisent pas, je le lis très régulièrement, avec beaucoup de plaisir. Le blog ouvre aujourd'hui, 1er février.
Après Britney spears sans culotte, Britney Spears sans "sous-tif", ou encore Britney Spears nue dans un magasin et s'envoyant en l'air dans une cabine d'essayage devant une vendeuse , voici l'opus suivant : Britney Spears hospitalisée, peut-être sous un pseudonyme, à la demande de sa famille et de son psychiatre, avec son consentement.
Il faut dire que cela semblait s'imposer. Britney Spears avait déjà été hospitalisée récemment après avoir consommé diverses substances, s'était vu retirer la garde de ses enfants au profit de leur père dans l'attente d'un jugement, et l'on ne compte plus les articles relatant ses frasques, lorsque les journaux "pipeules" n'inventent pas purement et simplement des rumeurs sur son sujet. Dernièrement encore on affirmait que la chanteuse, qui pourtant à ce que l'on raconte, ne mettrait que rarement des culottes, serait sur le point de se convertir à l'islam , jusqu'à en porter le voile. Bien naturellement l'information a été démentie par la suite, mais elle illustre bien le désarroi actuel de la jeune femme dont on sent qu'elle pourrait faire n'importe quoi et qui continue à faire vendre, quoi qu'elle fasse.
Ce n'est pas la première hospitalisation de Britney Spears, qui a aussi suivi une cure de désintoxication en 2007 et qui y aurait suivi son traitement jusqu'au bout, mais cette fois c'est un peu différent. Elle serait jugée dangereuse pour elle-même ainsi que pour les autres et selon Stars actu , c'est un juge qui aurait décidé de la placer en isolement pour la protéger d'elle-même, après que son psychiatre, en accord avec ses proches, n'ait réussi à la convaincre de se faire soigner. Les dernières nouvelles concernant son comportement en public agréé la thèse de son médecin. En arrivant à l'hôpital, elle aurait déclaré prendre plus de dix laxatifs par jour et aurait tenu des propos incohérents et plutôt agressifs envers le personnel hospitalier. Elle avait déjà effrayé la vendeuse du magasin dans lequel elle avait causé un petit scandale.
Ne faudrait-il pas que la chanteuse décroche un peu? Que l'on aime ou non son chant, on ne peut que déplorer ses dernières aventures, tout autant pour elle que pour l'exemple qu'elle donne. Il est par trop évident qu'il y a là trop d'argent, trop de mauvaises substance en tout genre, et surtout, trop d'artifice. Le mélange n'est pas forcément bon pour l'esprit! c'est sans doute ce que sa mère a bien compris, qui envisagerait de l'emmener en Louisianne après son hospitalisation, ce qui représente une bonne façon de la soustraire aux paillettes, et à l'univers superficiel de Los Angeles.