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Le blog de Blaise
lundi 31 mars 2008, a 22:39
L'Islam, première religion du monde?

L'islam est devenue la première religion du monde en nombre de croyants, selon le journal officiel du vatican, dépassant le catholicisme pour le première fois de l'histoire. C'est en tous cas ce qu'affirme Mgr Vittorio Formenti, responsable des études statistiques du Saint-Siège, dans un entretien au journal "L'Osservatore Romano".
 
Les musulmans représenteraient 19,2% devant les catholiques, 17,4%. "Il est vrai qu'alors que les familles musulmanes, comme on le sait bien, continuent d'avoir beaucoup d'enfants, les (familles) chrétiennes ont au contraire tendance à en avoir de moins en moins", a-t-il déclaré.
 
Ces chiffres datent de 2006 et se sont les pays musulmans qui les ont remis aux Nations Unis... L'information est intéressante, mais n'est pas sans poser de nombreuses questions : sur quoi sont basés ces chiffres? S'il s'agit de la démographie des pays musulmans, alors le chiffre est biaisé : en effet l'Arabie Saoudite par exemple ne reconnait pas les conversions, pas plus que les athées, comme l'Egypte et tant d'autres pays musulmans.
 
D'autres pays renient les conversions également, ainsi l'Algérie avec les chrétiens, notamment en Kabylie et en Europe même, de nombreux musulmans convertis au christianisme ne le reconnaissent pas, car cela est interdit en islam, ainsi qu'a pu le rappeler Magdi Allam il y a peu, dont la conversion alimente la presse musulmane de propos acerbes. L'apostasie en Islam est normalement punie de la peine de mort...
 
D'autre part, que penser de ces chiffres, sur quelle base les a-t-on avancé? Les athées sont de plus en plus nombreux, y compris chez les baptisés. Mgr Formenti rappelle également que les chrétiens représentent encore 33% de la population mondiale, malgré tout, mais ce faisant il ne semble pas faire la différence entre sunnites te chiites, pas plus entre les différents courants de l'Islam.
 

lundi 31 mars 2008, a 20:33
Les stades et le racisme, encore...

Les stades font parler d'eux à nouveau dans des situations qui se ressemblent : les supporters du PSG, de la tribune de Boulogne, se sont déshonorés ce samedi, par l'affichage d'une banderolle notée à l'attention des supporters de Lens, l'un des publics les plus fair play de France, sinon le plus,  "Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenue chez les ch'tis",  ceci en rapport  avec le film de Dany Boon qui en ce moment talonne le plus grand nombre de spectateurs au cinéma français. Les belles âmes rugissent depuis, des incantations sont lancées, tout juste si l'on ne reparle de l'horreur des camps nazis. Un homme estimable par ailleurs est allé jusqu'à déclarer "Nous sommes tous des ch'tis aujourd'hui" comme hier se disaient dans les manifestations "nous sommes tous des juifs allemands"... Le président lui-même est intervenu pour condamner l'acte.
 
Ce n'est pas le premier incident du genre dans les stades de foot. Récemment encore des joueurs "noirs" ont été insultés, taxés de "sales nègres" tandis qu'on le sait, dans certains stades européens, lorsqu'un joueur de couleur prend la balle, les plus idiots d'entre les supporters imitent le singe, attitude déplorable et mal placée qui laisse mal augurer du niveau intellectuel de quelques uns, dans les stades de nos contrées. Ici aussi, les belles âmes s'étaient écriées, à juste raison, devant ces actes inommables qui visent plus certainement à déstabiliser un adversaire qu'à lui donner un qualificatif définitif. Ne dit-on pas d'ailleurs que le sport remplace l'instinct guerrier des peuples?
 
Pourtant il serait peut-être bon de faire attention à l'image que nous donnons du sport et de nos pays par la diffusion de ces informations à outrance, avec tous ces cris d'orfraie, sonnant presque la patrie en danger. Nous grossissons des attitudes indéfendables et faisons par là croire que ces réactions sont habituelles. A bien lire certains papiers qui réagissent à ces évènements, un racisme plus sordide encore se développe. Si nous savons tous que les supporters méprisable de ces stades de foot ne sont que des exceptions, il n'en est pas de même pour d'autres illuminés racistes qui sévissent dans des journaux étrangers.
 
"Les joueurs africains sont humiliés par des spectateurs racistes qui émettent des cris de singes ou claironnent tout au long du match « sales nègres », nous raconte un petit journal qui semble être africain, et l'explication qui est donné ensuite est confendante de racisme et de préjugés. Le papier continue donc avec une petite théorie toute... personnelle : "Car nombre d'occidentaux ne peuvent se départir de l'élan raciste qui a poussé leurs aïeux à théoriser et pratiquer l'esclavage, la shoah, la colonisation, l'élimination des Indiens et bien d'autres crimes. Si le néocolonialisme reste aujourd'hui une réalité, c'est que chez la majorité des Occidentaux, le racisme est héréditaire."
 
"Héréditaire"! Tout est dit, si les occidentaux sont donc si mauvais, c'est dans leurs gènes, ils sont indécrottablement racistes et mauvais de pères en fils. C'est tout juste si l'homme blanc n'est pas accusé de dévorer des petits enfants au petit déjeuner, ce qui n'était pas loin de se dire durant l'affaire de l'Arche de Zoé, suite à l'errance de raisonnement d'un petit groupe d'idéalistes fanatiques, qui pensaient pourtant bien faire et que d'aucuns ici surnommaient les "zozos". La colonisation est toujours bien pratique dans ces cas-là pour excuser tout comportement déviant, à lire certains commentaires dans des journaux africains, . Elle avait déjà été utilisée au Zimbabwe dans les violences contre les propriétaires blancs, afin de prendre leurs terres, ce qui a provoqué les malheurs qui ont suivi ensuite pour tout le pays, et la crise économique que l'on sait. Imaginons l'impact que cela a dans nos banlieue!
 
Peut-être dans ce cas présent pourrions-nous à titre exceptionnel prendre exemple sur la Chine : ne diffusons pas ces images et bannissons simplement des stades les auteurs de ces actes. Cela fera économiser de la salive à tout le monde et évitera les comparaisons hasardeuses avec des malheurs anciens tels que la déportation, qui rappelons-le, aboutissait à la mort dans des chambres à gaz; ou encore avec la colonisation et l'esclavage dont tout le monde oublie que les responsabilités ne sont pas qu'occidentales... Rappelons à ce titre que c'est à travers la colonisation qu'à finit par être interdit l'esclavage, pratique ancestrale de divers peuples, y compris des anciens colonisés où la pratique est parfois encore en cours.
 
Laissons donc au sport, déjà dévoyé par l'argent et la bêtise ce qu'il en reste : peu de chose en réalité. Et que les ch'tis ne s'offusquent pas! C'est, dit-on, un plaisir de fin gourmet, que de passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile...

samedi 29 mars 2008, a 19:43
"Fitna" a paru, et après?

Chaque personne s'étant rendue sur le site "liveleak" pour y visionner le film "Fitna" de Geert Wilders, a pu trouver depuis samedi soir un message en anglais, disant que des menaces sérieuses concernant son personnel ayant été proférées, le site s'est senti contraint d'ôter le film de la diffusion. Il n'aura donc tenu que près de 24 heures. Les autorités européennes avaient également condamné le film, et des pays musulmans sont en passe d'intenter un procès au député, tandis que les musulmans dans leur ensemble se sentent offusqués, "modérés" compris. Dans les journaux, des journalistes et diverses personnalités parlent de "provocations" d'un démagogue populiste et d'incitation à la haine. Mais personne ne cherche à décrypter le film, comme s'il n'avait aucun objet.
 
Pourtant le film a un sens et cherche à développer une idée à laquelle il est possible d'adhérer ou non, il est bien sûr critiquable sur le fond tout autant que sur la forme et sa conclusion est claire et nette. Il pose des questions très précises sur l'avenir de l'Europe et de sa culture, demande, ou plutôt affirme, que les terroriste trouvent une justification à travers les versets du Coran, en donnant des exemples clairs, chantés qui plus est par des muezzins. 
 
La question peut même s'étendre : la plupart des musulmans d'Iran ne sont pas des brutes sanguinaires, mais collectivement ils appliquent la charia et des femmes,(déjà tenues de mettre un voile, musulmanes ou non) y sont lapidées. Les paysans du Pakistan sont sûrement de braves gens, mais ils se sont laissés dépasser par un islam particulièrement violent et en Egypte la conversion d'un musulman aboutit systématiquement à des fatwa condamnant l'apostat à mort, ce qui est conforme à ce qui est demandé dans le Coran et bien sûr, dans la charia.
 
Les signaux que donnent certains musulmans en Europe sont inquiétants : séparation dans les piscines entre les hommes et les femmes, médecins passés à tabac pour avoir soigné une femme musulmane, demande d'application de la charia (radoucie il est vrai) dans certains pays comme l'Angleterre, crimes d'honneur, rejet des personnes de confession juive, appels au meurtre parfois, etc, etc, la liste peut s'allonger. Sachant que certains versets du Coran n'appellent pas à la concorde avec les autres confessions et qu'ils sont censés avoir été dictés par Dieu lui-même, quelle vision en gardent les musulmans dits "modérés"? Ne se laisseront-ils pas déborder?
 
Il va de soi qu'il serait hasardeux d'amalgamer tous les musulmans avec les terroristes. La majorité d'entre eux, vivant en Europe ou ailleurs n'aspirent qu'à la paix et même à la concorde. Ils fréquentent en Europe des personnes de confessions différentes et vivent comme tout un chacun, acceptant les règles de la démocratie, participant à la vie publique, chaque jour. Mais dans les pays musulmans les autres confessions n'ont pas les mêmes droits que les musulmans et ces différences de droit y sont parfaitement admises et considérées comme normales.
 
La rue musulmane était remplie de joie lorsque les tours jumelles sont tombés et tandis que du haut des tours des gens se jetaient dans le vide pour échapper au feu, les banlieues françaises aussi, raconte-t-on, sont sorties dans les rues manifester leur joie... Rappelons la fin du film de Wilders : une main tourne une page du Coran et le son d'une feuille déchirée s'entend. S'affiche alors un texte qui dit que c'est aux musulmans d'arracher les versets du coran qui sont les plus violents, non pas à Geert Wilders...
 
Il est compréhensible que nos amis musulmans soient un peu fâchés de la publication de ce film, mais ne se dit-on pas les choses pour régler des problèmes? Tout devrait être mis sur la table, le problème palestinien, l'impossibilité de construire des églises en Arabie Saoudite, les problèmes des coptes en Egypte, des chrétiens en Algérie, l'apostasie en Islam, le refus du terrorisme, sont quelques uns des sujets qui pourraient être abordés, comme certains l'ont été après le discours de Ratisbonne entre des personnalités musulmanes et le Vatican, ce qui a failli aboutir à la construction d'une église dans le pays, "failli" seulement, malgré les quatre millions de chrétiens qui y vivent. Pourtant c'est la réciprocité qui était réclamée, uniquement.
 
On ne peut malgré tout que s'amuser de la tartufferie des gouvernements européens qui qualifient le film de provocation à la haine, provocation qui amalgamerait tout le monde, mais qui prennent en même temps des mesures de sécurité particulières pour éviter des "débordements" de la sensibilité musulmane. A trop vouloir être d'accord avec tout le monde, pour la liberté de d'expression ici, mais contre là, les gouvernements ne savent plus sur quel pied danser. Geert Wilders a le droit de dire ce que bon lui semble, dans le cadre de la loi, ce n'est pas négociable pour un citoyen européen et c'est au tribunal de dire s'il outrepasse ses droits, pas au chef d'Etat. Ajoutons que l'Eglise est d'ailleurs régulièrement visée comme toute les autres confessions, c'est ainsi et c'est l'unique discours qui aurait dû être tenu. Libre à chacun de ne pas être d'accord et de s'exprimer aussi.
 
Le film continue à apparaître sur divers supports, y compris en français sous-titré. Il ne sera désormais plus possible d'en arrêter la diffusion. Il continuerait à se passer d'une adresse informatique à l'autre et plus il sera critiqué, plus il sera diffusé. Ne reste qu'à espérer que de la confrontation des idées naîtra une nouvelle entente (peut-être avec un peu d'humour? )... Il faut aussi saluer le calme des musulmans néerlandais, restés très stoïques après la diffusion du film sur internet.

vendredi 28 mars 2008, a 20:21
Mon petit mot sur Eric Dupin

Juste un mot pour la malheureuse affaire du bloggeur Eric dupin, assigné en justice pour avoir inséré un lien dans l'un de ses articles, lien qui renvoyait à l'actualité "pipeule" d'un comédien dont on entendait peu parler jusqu'à présent. Eric Dupin a perdu  dans cette affaire et devra verser ce qui correspond pour lui à deux mois  de salaire. Plusieurs dizaines de sites, ayant commis le crime de reprendre l'information sont dans le même cas que lui, pour la même affaire. Il a décidé de faire appel. Ma sympathie va naturellement au bloggeur, d'autant qu'il me parait évident qu'il n'y avait pas chez lui intention de nuire, et paradoxalement, la nouvelle annoncée dans le lien est maintenant reprise dans les dépêches d'information. Atteinte insupportable à la vie privée d'un personnage public?
 
Sans aller me mêler de discuter la décision finale du juge de condamner l'auteur du blog, et tout prêt à admettre qu'après tout le bloggeur a pu avoir tort, je m'étonne tout de même de ce mauvais procès qui lui est fait. Il affirme lui-même sur son blog n'avoir pas été contacté dans un premier temps par le comédien et explique que dans ce cas il aurait aussitôt ôté le lien, ce qu'il a fait après la nouvelle du procès.
 
Le comédien qui l'attaque est un personnage public qui profite de la diffusion de son image pour vivre, par un choix délibéré. Aussi la diffusion d'une rumeur sur un évènement qui n'a rien de honteux, tout au contraire, puisque la future épouse (qu'il avait déjà connu par le passé, dans le sens biblique du terme) qui lui est prêtée est de surcroît une très jolie et très talentueuse australienne,cela pourrait presque s'apparenter à de la publicité... gratuite!
 
Comme chacun le sait un procès est coûteux et il y a de quoi ici dissuader les bloggeurs d'écrire sur certains sujet, leurs finances n'ayant aucun rapport avec celles des grands journaux tels que Voici, par exemple. C'est donc finalement, pour le moins, une mauvaise publicité que le comédien se fait auprès des internautes par son coté procédurier.
 
Il faut bien le constater, notre société fait des procès pour tout, discrimination ici, violation de vie privée par là. C'est même devenu un moyen commode pour réclamer de l'argent à tout un chacun, telle personne est de couleur, elle fait un procès pour discrimination, un grand-père ou une grand-mère se fâche avec ses enfants, il fait un procès pour obtenir des jours de garde pour les petits enfants, etc, etc... et dire que nous nous moquions des Etats-unis il y a dix ans! Bientôt nous hésiterons à prendre l'ascenseur seul avec une personne de l'autre sexe, de peur d'être accusés de harcèlement sexuel!
 
Le comédien (je ne citerai pas son nom), a préféré s'adresser aux tribunaux plutôt que de contacter le bloggeur. Il suffisait pourtant de prendre son téléphone, ou mieux, de lui écrire un courriel. Le texte était tout trouvé : "Monsieur, je déplore que vous me prêtiez, par lien interposé, une relation poussée avec une jolie femme, allant jusqu'au mariage, vous la discréditez et je me sens offensé, faites moi savoir où et quand vous pourrez me donner raison de cet acte inqualifiable..."
 
Mais non... Décidément, nous ne sommes plus au temps des hussards, et le sens de l'honneur se perd... C'est donc devant un juge que l'affaire sera réglée, bonne affaire pour les avocats, mais cela fait aussi perdre du temps à la justice qui a, paraît-il, tant à faire... Heureusement pour les bloggeurs, l'avocat bloggeur Maïtre Eolas (que je salue bien bas pour la qualité de son blog) est là, qui distille toujours ses bons conseils! Lire donc impérativement son billet  (et sa suite )qui traite de ce genre d'affaire.
 
Je ne soutiendrai pas Eric Dupin... bien des bloggeurs l'ont déjà fait et ma misérable petite voix conterait pour rien... mais s'il passe par là, je l'assure de toute ma sympathie! C'est un mauvais moment à passer et pour le soutenir activement, il faut tout simplement passer sur son blog et voir quelles sont les solutions qui peuvent lui être apportées... d'autant qu'il est perceptible que tout bloggeur est concerné!

jeudi 27 mars 2008, a 21:40
Le film "Fitna", de Geert Wilders, déjà sur internet

Geert Wilders a tenu sa promesse : son film, "Fitna", est bien visible avant le 1er avril et il l'est même dès ce jeudi en réalité, à travers le site de son parti, le PVV, en néerlandais  bien sûr mais aussi en anglais . Il s'agit d'un véritable pamphlet contre l'islam intégriste, de celui qui veut conquérir le monde, qui pense que les homosexuels doivent être combattus et que doivent se soumettre les athées, les chrétiens, les juifs et les autres confessions, que les femmes doivent filer droit et même être corrigées si besoin est.
 
Des déclarations nombreuses de musulmans intégristes sont citées en image, d'orateurs sûrs de vaincre le monde avec Allah à leur côté. S'y trouvent une décapitation, une femme condamnée à mort, une petite fille qui explique que les juifs sont des singes et des porcs, que Dieu le dit, dans le coran... Des images des attentats commis au nom de l'islam sont exposées.
 
Des versets du Coran défilent pour bien expliquer que ces attentats n'arrivent pas par hasard mais sont la conséquence de ce qui est écrit. L'Europe n'est pas absente de ce documentaire, des vidéos de musulmans condamnant la façon de vivre à l'occidentale, à travers l'apologie des crimes d'honneur et le refus des homosexuels ou de la démocratie, et sont recensées les "fatwa" envers des personnalités politiques, dont Geert Wilders...
 
Les dernières minutes sont consacrées aux Pays-Bas pour décrire son islamisation et imaginer ce que vivraient les homosexuels ou les femmes, les séparations réclamées dans certains lieux publics au nom de l'islam. Une image rappelle que l'excision est pratiquée à travers cette religion (ce n'est pas réclamé par le Coran pourtant, même si un "haddith" contesté sert de base aux partisans de cet acte).
 
Le film ne finit pas ainsi que c'était annoncé par un dessin animé, mais par un effet spécial qui fera plus parler encore : une main tourne une page en arabe qui semble être une page du Coran. L'image devient noire, s'en suit un bruit de page déchirée puis est écrit en blanc sur fond noir que le son entendu vient d'un enregistrement.
 
"Le gouvernement insiste pour que vous respectiez l'islam, mais l'islam ne vous respecte pas" dit une phrase sur fond noir, "l'islam veut détruire la civilisation occidentale". "En 1945; le nazisme a été défait en Europe, le communisme en 1989, à présent l'idéologie islamiste doit être défaite", "stoppons l'islamisation" conclue le petit film, "défendez votre liberté"... C'est alors qu'apparaît à nouveau la caricature de Mahomet qui a tant fait de bruit, avec une bombe sur le turban prête à exploser, l'écran noir, puis un éclair et le bruit du tonnerre avant que la bande annonce finale du film ne s'affiche. Pour Geert Wilders, le bruit de tonnerre en fin de film représente le danger que l'Europe court avec l'islam.
 
"Je pense que le Premier ministre Balkenende sera perplexe en voyant le film" aurait déclaré geert Wilders et d'ajouter "moins d'islam est un choix de liberté". Il affirme s'en être tenu aux faits. Pour lui le film est "convenable" et "n'enfreint pas la loi". Il ne reste donc qu' à voir comment la sensibilité musulmane réagira... et le comportement de la rue musulmane est déjà prévisible... Le film avait beaucoup fait réagir, et avait été censuré par la société hébergeant le site prévu pour la diffusion. 
 
Le lien pour le film Fitna n'est peut-être pas évident, aussi je note ici l'adresse pour le film en anglais : http://www.liveleak.com/view?i=7d9_1206624103
 

mardi 25 mars 2008, a 21:22
Les bio carburants ne sont pas l'idéal

L'écologie est nécessaire à la survie de l'humanité. Il faut nous disent des spécialistes réduire le nombre de vaches, car leurs pets favorisent le réchauffement climatique, au point que des savants avaient même tenté de réduire dans le ventre des vaches la substance chimique néfaste à l'environnement, non sans avoir auparavant préconisé de réduire le nombre de têtes de bétail... Mais ce n'était pas suffisant, il fallait réduire aussi l'usage du pétrole il favorise également le réchauffement climatique, et en conséquence, des solutions alternatives ont été trouvées pour utiliser autre chose que du pétrole : les biocarburants...
 
Mais les carburants dits "bio", s'ils ont les faveurs de certains savants, sont aussi tirés des aliments dont se nourrissent les hommes, et Peter Brabeck, ancien patron de Nestlé tire le signal d'alarme. "Si l'on veut couvrir 20% du besoin croissant en produits pétroliers avec des biocarburants, comme cela est prévu, il n'y aura plus rien à manger" a-t-il déclaré à "NZZ am Sonntag".
 
 Il ne s'arrête pas là et accuse aussi les gouvernements qui subventionnent la production de bio-carburant, qualifiant leur geste d'inacceptable moralement et  d'irresponsable, dans le sens tout cela finira par tellement augmenter les prix que cela ne se fera qu'au détriment de l'alimentation, provoquant un risque de famine.
 
Il donne des chiffres : 300 millions de tonne de maïs ont été prélevés aux Etats-Unis pour les carburants et les terres cultivables deviennent de plus en plus rares, ce qui alimente aussi la spéculation. 4 000 litres d'eau sont nécessaires pour produire un litre de bioéthanol rappelle-t-il! Dans l'express, un article rappelle également que des arbres sont abattus pour agrandir les terres cultivables, ce qui n'est pas non plus un bien pour ralentir le réchauffement climatique, suivant les critères en cours...
 
Peut-être serait-il temps de réfléchir sereinement autour du réchauffement climatique, indéniable, mais dont les causes sont largement contestées . Il ne serait pas juste qu'une partie de l'humanité crève de faim tandis que l'autre, par idéologie, se déplace en voitures écologiques, abreuvées en réalité de blé, de soja ou de colza, qui sont des produits de nécessité dans l'alimentation quotidienne. Brûler du biocarburant est un crime contre l'humanité va jusqu'à dire Peter brabeck.
 
De fait on ne peut blâmer l'ancien dirigeant de tirer le signal d'alarme! Dans notre siècle, des hommes connaissent encore la faim et la soif! Il est malheureux de constater que l'autre partie, elle fort bien nourrit, y voit de quoi faire tourner un moteur, quand d'une façon indécente elle ne spécule pas tout simplement sur le cours de telle ou telle denrée, de l'occident à l'extrème orient...
 
Un entretien avec Peter Brabeck sur France info.

lundi 24 mars 2008, a 21:18
Islam/Vatican : je t'aime moi non plus

Le baptême de Magdi Allam par Benoit XVI ne peut que susciter de nombreuses réactions, non pas que la conversion d'un musulman soit quelque chose de rare (comme l'inverse est vrai), mais elle intervient à un moment clef du dialogue entre l'islam et le christianisme, plus particulièrement entre islam et Vatican. Si Ben Laden a récemment lancé des menaces contre le pape Benoit XVI, il n'est pas le seul interlocuteur actuel des services de diplomatie de l'Eglise. "Ce qui m'étonne, c'est l'importance que le Vatican a donnée à cette conversion" a déclaré le vice-président de la communauté religieuse islamique italienne.
 
Les déclarations de Magdi Allam sur l'islam sont sans équivoque. Éditorialiste au Corriere della Sera, 55 ans, il est né musulman et s'est longtemps décrit comme un musulman modéré, mais s'est beaucoup investi dans ses écrits en faveur d'Israel mais aussi des chrétiens d'orient, dénonçant le terrorisme en particulier et fustigeant aussi l'attitude molle des autres musulmans  à l'égard des débordements de l'islam intégriste, qu'il a toujours particulièrement dénoncé.
 
"J'ai dû prendre acte que, au delà (...) du phénomène des extrémistes et du terrorisme islamique au niveau mondial, la racine du mal est inhérente à un islam physiologiquement violent et historiquement conflictuel" a-t-il notamment écrit . Il ajoute que son "esprit s'est affranchi de l'obscurantisme d'une idéologie qui légitime le mensonge et la dissimulation, la mort violente qui conduit à l'homicide et au suicide, la soumission aveugle à la tyrannie, me permettant d'adhérer à l'authentique religion de la Vérité, de la Vie et de la Liberté" expliquant ainsi en partie son choix.
 
Magdi Allam est bien conscient du symbole que représente son baptême, pour lui le pape "a lancé un message explicite et révolutionnaire à une Église qui jusqu'à présent a été trop prudente dans la conversion des musulmans", et tout en rappelant que l'apostasie est punie de mort par les principaux théologiens musulmans, il insiste sur le fait qu'en Italie même des milliers de convertis se cachent de peur d'être assassinés.
 
On ne peut croire que ce baptême ait été donné par hasard à cet instant précis, la diplomatie vaticane est l'une des plus ancienne du monde et s'exprime rarement au hasard. De même que le baptême d'une chinoise durant les négociations de Rome avec Pékin n'est pas un hasard non plus. Mais celui de Magdi Allam est plus que symbolique, à divers égards. Il a été tenu secret jusqu'à la dernière demi-heure. Un message de Ben Laden, lourd de menaces, avait été diffusé il y peu, menaces pour l'Europe et le pape en particulier, mais qui  n'a manifestement pas beaucoup impressionné Benoit XVI. Il y est  accusé d'avoir joué un rôle dans la publication des caricatures, ce qu'un porte-parole du Vatican avait pourtant dénoncé : "Le pape et le conseil pontifical pour le dialogue interreligieux ont condamné à plusieurs reprises cette campagne satirique contre l'islam".
 
Alors qu'une première église (quatre pourraient suivre) a été construite au Qatar il y a fort peu de temps et avec beaucoup de difficultés, sans droit d'afficher une cloche ou une croix sur l'édifice, le Vatican était en négociation avec l'Arabie Saoudite, seul État du golf à présent à ne pas en compter sur son territoire, mais un expert arabe avait estimé que pour que cette construction soit possible, le pape devait reconnaître Mahomet comme un prophète, ce qui revient bien sûr à ce qu'il se convertisse. L'Arabie Saoudite ne reconnaît en effet aucun chrétien sur son sol, où seuls des musulmans vivraient selon le gouvernement. Ils sont pourtant estimés à plus de quatre millions, étrangers pour la plupart, car pour un musulman il y est totalement interdit de se convertir, théoriquement sous peine de mort. Les éventuels conversions y sont donc tout à fait niées.
 
L'Observatoire de l'OCI a également remis son premier rapport au début du mois de mars, donnant sa définition de l'islamophobie pour mieux la combattre et dénonçant par la même occasion les opposants à la construction de mosquées en Europe. Lui aussi parle de Benoit XVI : " De nombreux incidents d'agression contre des Musulmans et de diffamation de l'Islam ont été notés dans un passé récent dont les plus outrageants sont les caricatures danoises, les propos du Pape Benoît XVI et les déclarations méprisantes d'hommes politiques occidentaux." Selon le rapport, ces déclarations sont des discriminations envers l'islam, rapport qui insiste sur le fait que l'islam n'a rien à voir avec le terrorisme  et qu'il est régulièrement insulté, mais qui ne joint pas à ses demandes de concessions venant de l'islam pour les autres confessions.
 
Les chrétiens connaissent en effet de nombreuses difficultés en terre musulmane, les coptes en Egypte, pays dans lequel Mohamed Hégazy est contraint de se cacher suite à sa convertion de crainte d'être assassiné, poursuivi par une fatwa, catholiques et protestants en Algérie  , les chaldéens en Irak avec encore dernièrement l'assassinat de l'archevêque de Mossoul  ce qui ne saurait toutefois masquer le véritable exode que connaissent ses chrétiens qui furent les premiers à habiter le territoire. Les exemples sont multiples, non pas seulement du fait de musulmans "intégristes" : les droits ne sont pas les mêmes pour les non-musulman sur certains territoires et figure sur la carte d'identité la religion du citoyen. Les conversions n'y sont par reconnus, sauf dans le sens de l'islam.
 
Ce baptême de Magdi Allam, Christian désormais, est-il une réponse? Quand l'islam demande toujours plus sur les territoire européens sans donner franchement en retour, les musulmans ne reconnaissant pas l'apostasie, condamnant parfois le convertit à mort, c'est pour le moins un signal fort du Vatican, signal qui n'est pas sans risque pour le nouveau baptisé, déjà sous protection policière depuis quelques temps : "Je réalise ce à quoi je m'expose mais je vais faire face à mon destin la tête haute et avec la force intérieure de quelqu'un qui est sûr de sa foi" a-t-il expliqué. Et il faut reconnaître qu'il a du courage...

dimanche 23 mars 2008, a 12:05
Le site du film fitna, désactivé

L'hébergeur de fitnathemovie.com, Network Solutions, a désactivé le site. C'est sur cette adresse fitnathemovie.com  que Geert Wilders avait prévu pour faire diffuser son film, les chaînes de télévision néerlandaises ayant refusé de le diffuser en entier. La société aurait simplement déclaré "Ce site a été suspendu le temps que Network Solutions enquête pour savoir si le contenu du site constitue une violation des conditions d'utilisation acceptables de Network Solutions". L'hébergeur avait enregistré de nombreuses plaintes et agit en conséquence.
 
Network solutions n'est pas le seul à vouloir le visionner avant sa sortie. Ce vendredi, une association musulmane avait demandé en référé à pouvoir le visionner avant sa sortie. Le tribunal devra statuer le 28 mars et en conséquence la Fédération islamique néerlandaise  lui a demandé de désigner des experts pour déterminer si des motifs existent pour le faire interdire. 1300 à 5000 personnes (selon les manifestants et la police, d'autres sources disent 3000) ont également manifesté dans le centre d'Amsterdam samedi pour clamer leur désaccord avec les idées de Geert Wilders et bien sûr contre son film. "Les Pays-Bas montrent leurs couleurs" est le nom désigné pour ce défilé qui rassemblait des personnes de toutes origines et de toutes confessions. Sur certaines pancartes on pouvait lire "arrêtez la chasse aux sorcières contre les musulmans".
 
Le site "fitnathemovie.com" étant hébergé aux Etats-Unis, il échappait en conséquence à la justice néerlandaise qui ne pouvait l'interdire sous d'autres motifs que l'incitation à la haine raciale. De l'aveu du député, le film cherche à prouver que le coran est un livre fasciste et l'avait comparé à "Mein kampf" en demandant son interdiction. Il dure quinze minutes et se finit par un dessin animé. Les scènes devraient montrer notamment les décapitations pratiquées par des islamistes ou encore la lapidation autorisée par la charia dans certains pays,  sur fond de versets du coran prônant la violence. 
 
Et Geert Wilders est toujours bien décidé! Ne restait que quelques détails techniques à régler, et Il avait envisagé de faire paraitre le film avant le 1er avril. Plusieurs pays musulmans ont déjà fait entendre leurs voix pour dire qu'ils boycotteraient peut-être les produits néerlandais, les talibans ont même annoncé qu'ils intensifieraient les attaques envers les soldats du pays en Afganisthan,  le gouvernement néerlandais a demandé à plusieurs reprises au député de ne pas sortir le film, mais rien n'y a fait... Suite à la désactivation du site,le député annonce simplement : "S'il le faut, j'irai distribuer personnellement des DVD sur le Dam", c'est à dire sur une place d'Amsterdam.
 
Si l'on ne trouvait jusqu'à présent sur le site, que l'image d'un Coran, et les mentions "Geerts Wilders presents Fitna - Coming soon", c'est donc un écran blanc qui apparaît désormais avec une annonce disant que le site est suspendu et que la société enquête pour savoir si le contenu est licite au regard de ses conditions d'utilisation. On ne pourra nier que le député s'est offert une réclame abondante à peu de frais pour un film que pour l'instant personne n'a vu...

samedi 22 mars 2008, a 20:25
Euthanasie : le faux débat

Le débat fait rage autour de l'euthanasie suite à la mort de Chantal Sébire, et comme souvent dans notre beau pays, les fronts se sont constitués. Il y aurait selon quelques uns un front religieux et un front athéiste, ce qui empêche la tenue d'un quelconque débat, chacun campant sur sa position avec le risque de confisquer un débat plus large. On entendra aussi que l'Eglise est obscurantiste, qu'elle est responsable de nombreux crimes, etc, etc, ce qui finit alors en dialogue de sourd.
Le débat mérite pourtant mieux que les imprécations de part et d'autre. Il concerne tout un chacun et se révèle plus complexe qu'il n'y parait.La loi Leonetti dont on dit qu'il faudrait la réviser n'est qu'un cadre dans lequel le médecin doit pouvoir agir. Le fait-il correctement? Et les médecins sont-ils correctement formés pour répondre à à la problématique de la fin de vie pour les malades?
 

Permettre ou non le suicide assisté, cette question demande le calme et la réflexion. Mais l'objet de la discussion, la loi actuelle, reste pourtant mal connue et mal interprétée par les partisans de l'euthanasie. Jean Leonetti s'est exprimé à ce sujet dans le journal le Monde . Il s'en dégage très clairement, qu'elle est utile à soulager la douleur en fin de vie. Si besoin est, elle autorise le médecin à augmenter les doses de soins pour la douleur même si cela peut abréger la vie du patient. Il ne s'agira pas de l'euthanasier pour autant : "De manière concrète, cela signifie qu'on a le droit, et même le devoir, d'utiliser tous les moyens thérapeutiques possibles pour supprimer la souffrance, même si, par les produits utilisés ou par les doses utilisées, on est conscient que l'on hâte la mort.  ". Le député explique également que l'acharnement thérapeuthique y est bani. Mais une information s'en dégage : "lors de l'appel de signataires ( ici ) (...) j'ai eu la surprise de constater que des médecins pensaient avoir eu des pratiques euthanasiques alors qu'ils étaient parfaitement dans le cadre de la loi", en revanche, "certains médecins pensent être en toute légalité alors qu'ils pratiquent des actes euthanasiques, quelquefois à l'insu même du malade dont ils s'occupent." Il constate également que les pays ayant autorisé l'euthanasie s'oriente vers une solution proche de la loi française. Il se déclare favorable à ce que les auteurs d'homicide par compassion ne soient pas poursuivis et dit bien que le suicide assisté que demandait Chantal sébire ne figure pas dans la loi.

 
Ce qui est choquant dans le cas Sébire, c'est que la mort proposée, semi coma et mort à petit feu, parait largement inhumaine, et plutôt hypocrite. Il est même étonnant que des médecins puissent proposer une telle solution plutôt que des soins palliatifs plus appropriés. Plonger un malade dans le coma pour le laisser finir sa vie pourrait même s'approcher d'une sorte d'euthanasie mal appliquée.Dans le cadre de la loi Leonetti, "débrancher" ne suffit pas. C'est pourtant ce qu'a vécu le fils de Paul et Danièle Pierra. Un livre qui sortira bientôt, relate les six jours d'agonie de leur fils, dans le coma depuis huit ans, "débranché" par les services médicaux, "son corps était comme électrocuté, ses convulsions étaient si violentes qu'il se décollait du lit, c'était inhumain". Ses dernières souffrances sont atroces et leur description fait frémir. Dans l'article du Monde  , on peut cependant également lire l'avis critique d'autres médecins : "Le docteur Aubry déplore la méthode : "Arrêter les traitements ne signifie pas arrêter les soins." "On ne peut pas laisser un patient dans un tel inconfort et une famille dans un tel désarroi, considère Bernard Devalois, chef du service des soins palliatifs de l'hôpital de Puteaux, dans les Hauts-de-Seine, qui a déjà été confronté à des cas comme celui d'Hervé. Entre les tergiversations de l'équipe médicale et le mauvais accompagnement, l'affaire Pierra est l'exemple typique d'une mauvaise application de la loi Leonetti."  On remarquera bien les mots "mauvaise application".
 
Selon le Dr d'Hérouville, interrogé par LCI , la loi Leonetti est toujours mal connue, et partant pas vraiment appliquée. Concernant Chantal Sébire, il affirme "sans connaître le dossier en détail, j'ai le sentiment que tout ce qu'on aurait pu faire pour la soulager n'a pas été fait. " Évoquant la loi, il affirme que "la première chose à faire, c'est de la faire connaître". Les professionnels ne seraient en effet pas bien au fait de manière générale, mais admettent en en prenant connaissance qu'elles les auraient aidé. Une étude aurait démontré que "les médecins formés aux soins palliatifs sont beaucoup moins dans une dynamique d'euthanasie et (...) ceux qui n'ont pas reçu cette formation sont plus dans une dynamique d'euthanasie." Dans la démarche de la fin de vie, explique-t-il se mêlent aussi un accompagnement fait d'écoute, et précise-t-il " Une fois que les personnes sont soulagées, qu'elles ont pu dire leur souffrance, souvent elles ne sont plus dans la même demande d'euthanasie." Professionnel voyant tous les jours des malades en fin de vie, il estime que "des personnes ont bénéficié d'un suicide assisté alors que des traitements étaient possibles."  
 
Dans le débat en cours, à bien lire les partisans de l'euthanasie, on croirait que les opposants réclament une souffrance sans fin pour le malade, sans compassion pour leur souffrance. Mais les deux cas emblématiques, celui de Chantal Sébire et celui de Vincent Humbert sont en partie discutables. Pour Chantal Sébire, les spécialistes s'étonnent  : "la maladie dont souffrait Mme Sébire (un esthesioneuroblastome ou neuroblastome olfactif) ne peut être qualifiée d'incurable" et aurait pu être prise en charge dans les délais, dès le moment où elle l'a apprise. Les taux de survie sont de l'ordre de 70 % cinq ans après une intervention estimeraient les experts. Elle n'aurait à l'époque "pas accepté les interventions qu'on me proposait car le risque vital était engagé".  Dans le cas de Vincent Humbert, devenu muet, aveugle et tétraplégique suite à un accident, euthanasié sur demande de sa mère, ce qui avait donné lieu à un procès conclu par un non lieu, son kinésithérapeute avait déclaré "A partir d'un fait réel, on a brodé tout ce qu'il fallait de douloureux, de souffrance, d'horrible… On a fait croire qu'il avait mal. Il n'avait mal nulle part, je parle physiquement. Pourquoi a-t-on ajouté tout cela ? Pour faire passer une idéologie... On a manipulé complètement la vérité et l'opinion". Il avait ajouté  "Profondément, je ne crois pas qu'il avait envie de mourir". 
 
Ce sont les "bien-portants" (même si cela peut mal aller très vite...) qui sont responsables des souffrants, particulièrement vulnérables en fin de vie. Il est parfaitement normal de souhaiter la mort lorsque  la souffrance est intolérable, mais ce choix peut être dicté par la souffrance, sans réel désir d'en finir aussitôt. C'est sans doute l'opinion des plus de 9000 signataires de la pétition de la SFAP , non pas des personnalités religieuses, mais des docteurs pour la plupart, qui refusent l'euthanasie, démontrant qu'au delà des fronts constitués, un autre discours est possible. Nous ne pouvons faire l'économie d'un débat serein sur ces sujets. Il serait peut-être plus judicieux, plutôt que de faire une nouvelle loi "à chaud", de développer une nouvelle connaissance de la loi Leonetti par les médecins, ainsi que des nouvelles solutions contre la douleur. Cette alternative reste plus constructive que la confrontation stérile des affrontements idéologiques des pro et anti euthanasie, certains semblant plus particulièrement rechercher un suicide assisté sans égard à une réelle compréhension du malade et de ses appels à l'aide. Selon le Dr d'Hérouville "Il existe d'autres antalgiques que la morphine. Et il n'y a pas que les médicaments : il y a des gestes chirurgicaux, une démarche d'accompagnement... ".

jeudi 20 mars 2008, a 15:30
La presse, la dignité et le suicide

Chantal Sébire, dont tout un chacun a pu voir le visage déformé par la maladie, maladie rare, tumeur incurable qui l'a tenu huit ans durant dans des souffrances qu'elle ne tolérait plus, au point de demander une aide au suicide, a été retrouvée morte à son domicile ce mercredi 19 mars, d'une mort non encore identifiée comme étant naturelle ou provoquée. Les journaux ont abondamment relaté son histoire, notamment lorsqu'elle a demandé à la justice le droit au suicide, retranscrit par l'association ADMD en "droit de mourir dans la dignité". Elle-même employait ce terme.
 
Les journaux citoyens ne sont pas en reste. C'est tout juste si l'on ne lisait pas, à coté de sa photo, "Voyez braves gens, voyez cet oeil de travers et qui vous regarde, voyez comme elle souffre! Ne faut-il pas abréger ses souffrances et trouver par la même occasion un chemin juridique pour le suicide assisté?" Le lecteur me pardonne, le terme impropre d'euthanasie ne retraduisant pas la réalité, je ne l''emploierai pas.
 
Ainsi donc tous les journaux nous ont montré ce visage déformé par la tumeur, un visage tuméfié, l'oeil gonflé et rouge. On y devine parfaitement la douleur atroce que ressentait Mme Sebire et personne ne saurait rester insensible à cela. Dans les discours associatifs revenaient toujours la même revendication : "mourir dans la dignité". Le terme est largement impropre. Meurt-on sans dignité lorsqu'on souffre, et partant vit-on sans dignité? Est-il indigne de souffrir? La naissance est alors indigne, la maladie aussi. Cela ne signifie donc rien.
 
Ces termes cachent la réalité du droit en France pour les malades. La loi Leonetti autorise les médecins à donner aux malades incurables de quoi soulager leur douleur dans des doses qui potentiellement peuvent être mortelles, si toutefois la dose normale ne soulage pas.  En clair cela signifie que le médecin soigne la douleur, mais ne cherchera jamais à tuer son patient, ce qui parait tout à fait logique et cohérent par rapport à sa fonction. Devant une douleur insupportable il pourra aller un tout petit peu plus loin, dans certaines limites. Les soins risqueront de limiter la vie malgré tout... légalement.
 
Les pires choses sont dites en commentaires par les "défenseurs" de la mort assistée : il faudrait par exemple débrancher les malades... Débrancher? Un malade n'est pas une lampe électrique dont on enlève la prise. Débrancher semble signifier tantôt ôter le boire et le manger en perfusion, dans ce cas c'est une mort de faim et de soif, ou encore débrancher l'assistance respiratoire, dans ce cas c'est une mort par asphyxie. On voit mal ce que la dignité de l'homme vient faire là-dedans... Cette façon de voir est à la limite admissible pour le malade en coma depuis longtemps, maintenu artificiellement en vie.
 
Voici des extraits de la loi Leonetti qui semble parfaitement équilibrée :
 
"Ces actes ne doivent pas être poursuivis par une obstination déraisonnable. Lorsqu'ils apparaissent inutiles, disproportionnés ou n'ayant d'autre effet que le seul maintien artificiel de la vie, ils peuvent être suspendus ou ne pas être entrepris. Dans ce cas, le médecin sauvegarde la dignité du mourant et assure la qualité de sa vie en dispensant les soins visés à l'article L. 1110-10."
 
(...)
 
 "Si le médecin constate qu'il ne peut soulager la souffrance d'une personne, en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable, quelle qu'en soit la cause, qu'en lui appliquant un traitement qui peut avoir pour effet secondaire d'abréger sa vie, il doit en informer le malade, sans préjudice des dispositions du quatrième alinéa de l'article L. 1111-2, la personne de confiance visée à l'article L. 1111-6, la famille ou, à défaut, un des proches. La procédure suivie est inscrite dans le dossier médical."
 
Est-il vraiment digne de se servir d'une femme malade, qui n'en peut légitimement plus de ses souffrances? D'afficher sa photo et sa douleur dans toute la presse, et à longueur de page internet? Une description de sa maladie n'aurait-elle pas suffit? Cette façon de faire est regrettable, car elle traite à chaud d'un sujet délicat de manière sensationnelle. Des personnalités se sont élevées pour réclamer une loi autorisant le suicide assisté dans les cas exceptionnels, mais n'ont peut-être pas songé aux conséquences ni même peut-être pris connaissance de la loi Leonetti dont elles demandent la révision. Or il ne serait pas sérieux de décider d'une loi à chaud, dans l'émotion encore du décès et de la douleur de Mme Sébire. 
 
La photo qui illustre cet article est celle de Mme Sébire alors qu'elle était en bonne santé. Volontairement j'ai décidé de l'afficher sous son meilleur jour. Une  pensée pour sa famille, particulièrement pour ses trois enfants, avec le souhait qu'ils pourront faire tranquillement leur deuil.

mercredi 19 mars 2008, a 22:30
Un extrait d'Amadeus

Les amateurs de cinéma verront tout de suite qu'il s'agit d'un extrait du film "Amadeus". Voici une scène qui m'a marqué par son humour et aussi par l'excellente qualité de l'interprétation de la reine de la nuit.

 

Voir ce film sur grand écran est un plaisir, mais soyons clair : le film est romancé et ne traduit pas la réalité de la vie de Mozart, mais c'est une oeuvre, pas une biographie et en tant que telle, la liberté n'y est pas malvenue. Elle ne démolie pas non plus le personnage mais met sa vie en valeur.

 

Une oeuvre tout à fait honnête qui a convaincu la personne m'accompagnant au Grand Rex, avant sa fermeture, d'écouter de la musique classique. On y voit en effet Mozart composer. Un grand moment de cinéma écrit pas une personne qui aime Mozart, cela ne fait aucun doute... et qui donne envie d'écouter de la musique.



mercredi 19 mars 2008, a 14:59
L'Oeil de Sarkozy, soyons sérieux!

Il fait une entrée remarquée : Nicolas Princen est un jeune normalien-HEC de 24 ans qui avait participé à la chaîne du site de campagne sarkozy.fr, et comme chacun le sait désormais dans le petit monde de la blogosphère, il sera "l'oeil du président", chargé de veiller sur internet à tout ce qui concerne le chef de l'Etat.... Il aurait pour rôle de surveiller ce qui se passe plus particulièrement sur les blogs, dans le simple but de prévenir les services de l'Elysée, très certainement suite aux derniers "buzz" de la toile concernant son nouveau patron.
 
En guise d'accueil il a déjà affaire à son premier buzz, et qui concerne : son arrivée. Le Figaro  évoque déjà les différentes réactions de bloggeurs, dont certains prennent la chose avec ironie et semblent tous unanimes pour dire que le petit nouveau aura fort à faire. Dans un de ses posts, Luc Mandret lui souhaite la bienvenue "Cher Nicolas Princen, je te souhaite bien du courage. Et je souhaite donc savoir si tu mérites bien ta place. J'ai donc décidé d'écrire cet article. Ce serait super aimable de ta part de me laisser un petit commentaire" il déclare également qu'il persévérera à noter des choses pas très gentilles sur le patron...
 
Il faut bien le dire, les vidéos qui circulent sur internet concernant Sarkozy ne sont pas toutes élogieuses, de Sarkozy bourré au G8, en passant par Sarkozy matte les seins d'une top model, la visite au salon de l'agriculture avec le fameux "casse-toi pauvre con", la vidéo de l'altercation avec le pécheur et tous les jours des nouvelles nombreuses et pas toujours vérifiées, voire carrément inventées, de la satyre, des rumeurs, etc, etc.
 
Nicolas Princen ne serait pas doté d'outils spéciaux rapportele site lepost.fr, suite à un entretien avec les services de l'Elysée, il ne devrait donc avoir qu'un rôle d'informateur pour les autres services car rien ne semble être prévu pour empêcher la diffusion des nouvelles. Toutefois Nicolas Sarkozy ayant déjà porté plainte contre le nouvelobs.com, au sujet de l'article évoquant le sms "Si tu reviens, j'annule tout" (ce que le président nie avoir écrit), il ne parait pas saugrenu d'imaginer des recours auprès des tribunaux envers certains bloggeurs.
 
Partout sur le web on criera donc à la dictature, à l'infamie, au big brother... ce qui ne devrait pas se justifier. Le but de l'Elysée semble juste être de faire en sorte de contrecarrer les buzz. Nous savons tous qu'il existe des sortes de réseaux sur le net, pro ou anti tout et rien. D'ailleurs il va de soi que nous sommes tous déjà plus ou moins surveillés. Pas de danger en théorie donc, la liberté existe encore dans notre pays, et chacun a droit d'avoir ses propres convictions politiques, tant que les bloggeurs ne subissent pas pressions comme, parait-il, les journaux... A nous tous de rester solidaires.
 
Pour finir cette nouvelle, à coté de laquelle je ne pouvais raisonnablement pas passer, je souhaite bon courage au nouveau "pion" du web. Je ne sais rien de son salaire, mais je me dit qu'il va avoir du boulot...! Surtout si le patron continue ses apparitions maladroites. 
 

lundi 17 mars 2008, a 22:24
Musique : Tears de Django, une reprise

Les mélomanes avertis reconnaitront le petit gars qui joue dans la vidéo... Il avait déjà du talent le bougre! Quel âge avait-il à ce moment-là?

 

Epatant en tous cas...

 

 



dimanche 16 mars 2008, a 17:05
Le site Come4news, censuré en Tunisie par les autorités

Le site de journalisme "citoyen", Come4news, devenu l'un des 3000 sites les plus fréquentés de Tunisie, s'est trouvé censuré par les autorités la semaine dernière. En conséquence, naturellement, les citoyens de ce pays n'y ont plus accès.
 
 Manifestation à la fois du succès grandissant de ce support médiatique citoyen, et de sa liberté de ton, la nouvelle de cette censure, si elle fait vivement réagir le président du site, est un très bon signe de sa bonne santé et de sa vitalité.
 
 C'est précisément ce qui rend la demande de levée de l'interdiction nécessaire. Selon wikipédia, la Tunisie est listée parmi les "dix pires ennemis de la presse" pour le comité pour la protection des journalistes et RSF qualifie le pays de "prédateur de la liberté de la presse". La censure n'y serait pas rare : elle y a été rétabli en 1952...
 
Les journaux en langue française de la grande presse seraient régulièrement censurés, Le Monde, le Figaro, Libération notamment, et les journaux satiriques comme Charlie Hebdo ou le Canard enchaîné y sont totalement interdits de publication.
 
Sur internet, toujours selon Wikipédia , les serveurs du site "Wikimédia foundation" sont censurés et selon de nombreuses organisations, le pays disposerait de "procédés de censure sur internet parmi les plus stricts du monde
 
Une journaliste, Sihem bensedrine, qui se bat dans le pays pour la liberté de la presse, a connu la prison durant sept semaines et a été qualifiée de "créature du diable", vipère haineuse" ou encore de "vendue aux sionistes et aux francs-maçons" dans le journal Al Chourouk.
 
Selon RSF  "Mohammed Abbou, avocat auprès de la cour d'appel de Tunis, est emprisonné depuis le 1er mars 2005 suite à la publication sur le site Tunisnews d'un article dans lequel il comparait les tortures infligées en Tunisie à des prisonniers politiques aux exactions des soldats américains à Abou Ghraib, en Irak."
 
Il existe également une liste de sites censurés dans le pays, le premier d'entre eux étant naturellement celui de Reporter Sans Frontière, mais aussi les sites des opposants au régime ou encore des blogs.
 
Come4news pourrait avoir rejoint cette liste et, que le directeur du site me pardonne, c'est tout à son honneur. Cela prouve que la participation de chacun à son élaboration permet de développer par l'échange, la prise de conscience de  chacun, y compris dans des pays un peu lointains, à travers la francophonie.
 
Est-il possible de faire rétablir l'accès au site pour les Tunisiens? Quoi qu'il en soit, l'appel du directeur, Fabien Bardoux, doit être relayé : "Nous avons besoin de votre soutien pour communiquer cette information sur vos blogs, vos sites et vers vos proches: la liberté d'expression est en danger dans certains pays et c'est fort préjudiciable, et nous devons réclamer la levée de cette restriction. "
 
Si cela peut-être utile, chaque visiteur de ce billet a la possibilité de le copier et de le diffuser, sans restriction. ce ne sera pas seulement utile pour Come4news, le problème est plus général. La liberté de diffuser de l'information, si elle semble être un droit, a parfois besoin d'être rappelée et défendue, aussi il n'est pas inutile de dénoncer certains pays qui ne l'appliquent pas, cette situation étant surtout préjudiciable pour les populations.

dimanche 16 mars 2008, a 13:57
Obama et le racisme de la campagne américaine

Les considérations racistes, ou plutôt raciales, s'installent dans le débat à la présidence des Etats-Unis! C'est du moins ce que déclarait en substance Barack Obama, candidat à l'élection présidentielle, ce samedi. Fils d'une femme du kansas et d'un kenyan, le candidat métis déplore des attaques touchant à la couleur de sa peau.
 
"J'ai remarqué ces dernières semaines que les forces de la division avaient recommencé à dresser leur sale tête. Et je ne suis pas ici pour jeter le blâme ou montrer du doigt car tout le monde sent cette inflexion (...) Nous avons un passé tragique en ce qui concerne le racisme dans ce pays. Nous avons beaucoup de colère refoulée, d'amertume et d'incompréhension (...) Ce pays veut dépasser ce genre de choses".
 
Le candidat le déplore d'autant que selon lui cela empêche les vrais questions de surgir, concernant notamment la santé, le terrorisme, l'économie ou la prise en charge des ancien combattants. Son adversaire démocrate, Hillary Clinton  , en campagne en Pennsylvanie, s'est refusée à commenter cette déclaration.
 
Selon CNN, le sénateur noir aurait récolté au Mississippi (sud), sur son nom, une très large majorité des votes noirs (91%), tandis que les personnes blanches auraient plus volontiers voté pour Hillary Clinton. Un autre sondage révèle que les partisans d'Hilary Clinton ne seraient pas satisfaits à 72% d'avoir à se reporter sur les voix de Barack Obama, là où le contraire ne concerne que 55% de leurs adversaires.
 
Geraldine Ferraro, de l'équipe de campagne de Mme Clinton avait récemment démissionnée pour ne pas nuire à son candidat, suite à une déclaration qui avait soulevé l'indignation :  "Si Obama était un homme blanc, il ne serait pas là où il est maintenant (..) et s'il était une femme (quelle que soit sa race) il ne serait pas là où il est, il se trouve qu'il a beaucoup de chance d'être qui il est". Ses commentaires, pour Barack Obama, n'ont pas "leur place en politique ni dans le parti démocrate".
 
Indignation légitime, mais qui toutefois ne traduit pas la réalité : la couleur de peau du candidat Obama serait un réel avantage dans la presse, une presse qui maltraite en revanche la candidate Clinton, et c'est une étude réalisée, selon le journal Libération , "par le département de journalisme de l'Université de Harvard auprès de 48 médias différents" qui le révèle.
 
Conter l'ascension d'une personne de couleur à la présidence est une histoire plus belle à raconter que celle d'une femme ou d'un ancien combattant, âgé qui plus est."Le vrai parti pris des journalistes réside dans le fait qu'ils veulent raconter une belle histoire, et l'élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis serait une superbe histoire" commente un journaliste. En conséquence les papiers qui lui sont consacrés sont plus élogieux que pour son adversaire.
 
En France, la presse n'est pas en reste de ces préjugés favorables. Un lecteur distrait aurait pu croire que seuls Hillary Clinton et Barack Obama étaient en lice, tandis qu'en face, John Mc Cain se plaçait fort bien dans son propre camp. Les députés français eux-même, interrogés par une équipe de journalistes, se déclaraient favorable à Obama. En somme, entre une femme et un "noir", qui l"emportera?
 
Cette attirance médiatique pour le seul noir à briguer le poste présidentiel pourrait pourtant déservir le candidat et installer un doute quant à ses réelles capacités à gouverner et à rassembler. Il avait d'ailleurs dû, un jour de commémoration pour Marthin Luther King, se déclarer  non raciste, à cause de déclarations du pasteur de son église, estimant que les noirs d'Amérique devraient dire "Que Dieu maudisse l'Amérique" suite aux traitements dont il font l'objet (selon lui).
 
Entre autres propos "homophobes" (suivant le terme consacré) il avait aussi désigné les blancs comme des "diables aux yeux bleus" et qualifié les Juifs de "sangsues", comparé Israel à l'Afrique du sud au temps de l'Apartheid, obligeant Barack Obama, qui avait emprunté le titre de son livre, "The Audacity of Hope" à l'un de ses sermons,à intervenir pour condamner ses propos.
 
Pourtant ces questions, dont se servent à la fois Barack Obama et Hillary Clinton ne devraient pas avoir droit de citer. Le plus important est ailleurs, aussi bien pour les Etats-Unis que pour le reste du monde. Que le futur président soit noir, femme ou âgé n'a qu'une importance tout à fait relative et ne devrait pas influer dans les décisions politiques futures, où seule l'habileté de l'élu comptera.

samedi 15 mars 2008, a 12:52
La liste des péchés de la presse...

C'est après une conférence de presse, donné par Mgr Gianfranco Girotti au quotidien du Vatican, L'Osservatore romano, que toute la presse a repris une curieuse nouvelle : la "liste des péchés" se serait allongée et comporterait désormais, en plus des sept péchés capitaux classiques, trois ou quatre péchés de plus. Poluer, se droguer, voire même s'enrichir à outrance serait devenu désormais péchés, loin de la désuétude un peu moyen-ageuse de la paresse, de la gourmandise ou encore de la luxure.  
 
Les qualificatifs ne manquaient pas dans les titres des journaux. Notons à leur décharge que si l'information était vraie, ce serait un petit évènement. Ils évoquent un "dépoussiérage", une liste "Plus sociale, plus verte", etc, etc. Un article va même jusqu'à titrer que l'Eglise rallonge la liste des péchés capitaux...! L'on pourrait s'en amuser, pourtant la situation est inquiétante et laisse mal augurer du sérieux de la presse en général et de la presse professionelle en particulier. D'une information déformée, par une agence de presse, aussitôt tous les journaux ont fait leur titre, sans même vérifier leurs sources. Pire encore, ils se sont entêtés dans une information qui pour un lecteur averti ne pouvait que prêter à caution.
 
Sur Europe1, une jeune femme traite de cette information très sérieusement. Elle affirme "les sept péchés capitaux c'est de la vieille histoire finalement" et qu'à présent il existe  quatre péchés de plus, avant de les citer précisément, sûre de son fait, développant une sorte de programme anti-péché qui sortirait tout droit de l'Eglise. La mondialisation a changé dit l'archevêque, selon elle, la nature des péchés, ce qui explique bien sûr ce revirement du Vatican...
 
France info a même pris la peine de faire un débat, dans un véritable dialogue de sourd selon le curé bloggeur  Emmanuel Pic. Un autre curé, Emmanuel Schwab, y explique qu'il s'agit juste d'une piste de réflexion sur le péché dans la société actuelle, mais en aucun cas d'une nouvelle "liste". L'essayiste Patrick Banon, "chercheur en sciences des religions et systèmes de pensée" (s'ilvousplait), explique qu'il faudrait classer le racisme comme un péché... Les péchés capitaux ne sont-ils pas dépassés demande la journaliste au curé... Plus qu'un dialogue de sourd, c'est à désespérer des journalistes et des chercheurs...
 
Pourtant il suffisait de chercher un peu. Le journal La Croix  ou encore le Bien public  font entendre une voix discordante, en citant notamment exactement l'archevêque : "Alors que le péché concernait jusqu'à présent plutôt l'individu, aujourd'hui il a une résonance sociale, en raison de la mondialisation ". Il ne s'agit pas pour le prélat de revenir sur une prétendue "liste de péchés", mais d'étendre la notion de péché à la responsabilité collective, le père Pic l'explique bien