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Le blog de Blaise
lundi 31 mars 2008, a 22:39
L'Islam, première religion du monde?

L'islam est devenue la première religion du monde en nombre de croyants, selon le journal officiel du vatican, dépassant le catholicisme pour le première fois de l'histoire. C'est en tous cas ce qu'affirme Mgr Vittorio Formenti, responsable des études statistiques du Saint-Siège, dans un entretien au journal "L'Osservatore Romano".
 
Les musulmans représenteraient 19,2% devant les catholiques, 17,4%. "Il est vrai qu'alors que les familles musulmanes, comme on le sait bien, continuent d'avoir beaucoup d'enfants, les (familles) chrétiennes ont au contraire tendance à en avoir de moins en moins", a-t-il déclaré.
 
Ces chiffres datent de 2006 et se sont les pays musulmans qui les ont remis aux Nations Unis... L'information est intéressante, mais n'est pas sans poser de nombreuses questions : sur quoi sont basés ces chiffres? S'il s'agit de la démographie des pays musulmans, alors le chiffre est biaisé : en effet l'Arabie Saoudite par exemple ne reconnait pas les conversions, pas plus que les athées, comme l'Egypte et tant d'autres pays musulmans.
 
D'autres pays renient les conversions également, ainsi l'Algérie avec les chrétiens, notamment en Kabylie et en Europe même, de nombreux musulmans convertis au christianisme ne le reconnaissent pas, car cela est interdit en islam, ainsi qu'a pu le rappeler Magdi Allam il y a peu, dont la conversion alimente la presse musulmane de propos acerbes. L'apostasie en Islam est normalement punie de la peine de mort...
 
D'autre part, que penser de ces chiffres, sur quelle base les a-t-on avancé? Les athées sont de plus en plus nombreux, y compris chez les baptisés. Mgr Formenti rappelle également que les chrétiens représentent encore 33% de la population mondiale, malgré tout, mais ce faisant il ne semble pas faire la différence entre sunnites te chiites, pas plus entre les différents courants de l'Islam.
 

lundi 31 mars 2008, a 20:33
Les stades et le racisme, encore...

Les stades font parler d'eux à nouveau dans des situations qui se ressemblent : les supporters du PSG, de la tribune de Boulogne, se sont déshonorés ce samedi, par l'affichage d'une banderolle notée à l'attention des supporters de Lens, l'un des publics les plus fair play de France, sinon le plus,  "Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenue chez les ch'tis",  ceci en rapport  avec le film de Dany Boon qui en ce moment talonne le plus grand nombre de spectateurs au cinéma français. Les belles âmes rugissent depuis, des incantations sont lancées, tout juste si l'on ne reparle de l'horreur des camps nazis. Un homme estimable par ailleurs est allé jusqu'à déclarer "Nous sommes tous des ch'tis aujourd'hui" comme hier se disaient dans les manifestations "nous sommes tous des juifs allemands"... Le président lui-même est intervenu pour condamner l'acte.
 
Ce n'est pas le premier incident du genre dans les stades de foot. Récemment encore des joueurs "noirs" ont été insultés, taxés de "sales nègres" tandis qu'on le sait, dans certains stades européens, lorsqu'un joueur de couleur prend la balle, les plus idiots d'entre les supporters imitent le singe, attitude déplorable et mal placée qui laisse mal augurer du niveau intellectuel de quelques uns, dans les stades de nos contrées. Ici aussi, les belles âmes s'étaient écriées, à juste raison, devant ces actes inommables qui visent plus certainement à déstabiliser un adversaire qu'à lui donner un qualificatif définitif. Ne dit-on pas d'ailleurs que le sport remplace l'instinct guerrier des peuples?
 
Pourtant il serait peut-être bon de faire attention à l'image que nous donnons du sport et de nos pays par la diffusion de ces informations à outrance, avec tous ces cris d'orfraie, sonnant presque la patrie en danger. Nous grossissons des attitudes indéfendables et faisons par là croire que ces réactions sont habituelles. A bien lire certains papiers qui réagissent à ces évènements, un racisme plus sordide encore se développe. Si nous savons tous que les supporters méprisable de ces stades de foot ne sont que des exceptions, il n'en est pas de même pour d'autres illuminés racistes qui sévissent dans des journaux étrangers.
 
"Les joueurs africains sont humiliés par des spectateurs racistes qui émettent des cris de singes ou claironnent tout au long du match « sales nègres », nous raconte un petit journal qui semble être africain, et l'explication qui est donné ensuite est confendante de racisme et de préjugés. Le papier continue donc avec une petite théorie toute... personnelle : "Car nombre d'occidentaux ne peuvent se départir de l'élan raciste qui a poussé leurs aïeux à théoriser et pratiquer l'esclavage, la shoah, la colonisation, l'élimination des Indiens et bien d'autres crimes. Si le néocolonialisme reste aujourd'hui une réalité, c'est que chez la majorité des Occidentaux, le racisme est héréditaire."
 
"Héréditaire"! Tout est dit, si les occidentaux sont donc si mauvais, c'est dans leurs gènes, ils sont indécrottablement racistes et mauvais de pères en fils. C'est tout juste si l'homme blanc n'est pas accusé de dévorer des petits enfants au petit déjeuner, ce qui n'était pas loin de se dire durant l'affaire de l'Arche de Zoé, suite à l'errance de raisonnement d'un petit groupe d'idéalistes fanatiques, qui pensaient pourtant bien faire et que d'aucuns ici surnommaient les "zozos". La colonisation est toujours bien pratique dans ces cas-là pour excuser tout comportement déviant, à lire certains commentaires dans des journaux africains, . Elle avait déjà été utilisée au Zimbabwe dans les violences contre les propriétaires blancs, afin de prendre leurs terres, ce qui a provoqué les malheurs qui ont suivi ensuite pour tout le pays, et la crise économique que l'on sait. Imaginons l'impact que cela a dans nos banlieue!
 
Peut-être dans ce cas présent pourrions-nous à titre exceptionnel prendre exemple sur la Chine : ne diffusons pas ces images et bannissons simplement des stades les auteurs de ces actes. Cela fera économiser de la salive à tout le monde et évitera les comparaisons hasardeuses avec des malheurs anciens tels que la déportation, qui rappelons-le, aboutissait à la mort dans des chambres à gaz; ou encore avec la colonisation et l'esclavage dont tout le monde oublie que les responsabilités ne sont pas qu'occidentales... Rappelons à ce titre que c'est à travers la colonisation qu'à finit par être interdit l'esclavage, pratique ancestrale de divers peuples, y compris des anciens colonisés où la pratique est parfois encore en cours.
 
Laissons donc au sport, déjà dévoyé par l'argent et la bêtise ce qu'il en reste : peu de chose en réalité. Et que les ch'tis ne s'offusquent pas! C'est, dit-on, un plaisir de fin gourmet, que de passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile...

samedi 29 mars 2008, a 19:43
"Fitna" a paru, et après?

Chaque personne s'étant rendue sur le site "liveleak" pour y visionner le film "Fitna" de Geert Wilders, a pu trouver depuis samedi soir un message en anglais, disant que des menaces sérieuses concernant son personnel ayant été proférées, le site s'est senti contraint d'ôter le film de la diffusion. Il n'aura donc tenu que près de 24 heures. Les autorités européennes avaient également condamné le film, et des pays musulmans sont en passe d'intenter un procès au député, tandis que les musulmans dans leur ensemble se sentent offusqués, "modérés" compris. Dans les journaux, des journalistes et diverses personnalités parlent de "provocations" d'un démagogue populiste et d'incitation à la haine. Mais personne ne cherche à décrypter le film, comme s'il n'avait aucun objet.
 
Pourtant le film a un sens et cherche à développer une idée à laquelle il est possible d'adhérer ou non, il est bien sûr critiquable sur le fond tout autant que sur la forme et sa conclusion est claire et nette. Il pose des questions très précises sur l'avenir de l'Europe et de sa culture, demande, ou plutôt affirme, que les terroriste trouvent une justification à travers les versets du Coran, en donnant des exemples clairs, chantés qui plus est par des muezzins. 
 
La question peut même s'étendre : la plupart des musulmans d'Iran ne sont pas des brutes sanguinaires, mais collectivement ils appliquent la charia et des femmes,(déjà tenues de mettre un voile, musulmanes ou non) y sont lapidées. Les paysans du Pakistan sont sûrement de braves gens, mais ils se sont laissés dépasser par un islam particulièrement violent et en Egypte la conversion d'un musulman aboutit systématiquement à des fatwa condamnant l'apostat à mort, ce qui est conforme à ce qui est demandé dans le Coran et bien sûr, dans la charia.
 
Les signaux que donnent certains musulmans en Europe sont inquiétants : séparation dans les piscines entre les hommes et les femmes, médecins passés à tabac pour avoir soigné une femme musulmane, demande d'application de la charia (radoucie il est vrai) dans certains pays comme l'Angleterre, crimes d'honneur, rejet des personnes de confession juive, appels au meurtre parfois, etc, etc, la liste peut s'allonger. Sachant que certains versets du Coran n'appellent pas à la concorde avec les autres confessions et qu'ils sont censés avoir été dictés par Dieu lui-même, quelle vision en gardent les musulmans dits "modérés"? Ne se laisseront-ils pas déborder?
 
Il va de soi qu'il serait hasardeux d'amalgamer tous les musulmans avec les terroristes. La majorité d'entre eux, vivant en Europe ou ailleurs n'aspirent qu'à la paix et même à la concorde. Ils fréquentent en Europe des personnes de confessions différentes et vivent comme tout un chacun, acceptant les règles de la démocratie, participant à la vie publique, chaque jour. Mais dans les pays musulmans les autres confessions n'ont pas les mêmes droits que les musulmans et ces différences de droit y sont parfaitement admises et considérées comme normales.
 
La rue musulmane était remplie de joie lorsque les tours jumelles sont tombés et tandis que du haut des tours des gens se jetaient dans le vide pour échapper au feu, les banlieues françaises aussi, raconte-t-on, sont sorties dans les rues manifester leur joie... Rappelons la fin du film de Wilders : une main tourne une page du Coran et le son d'une feuille déchirée s'entend. S'affiche alors un texte qui dit que c'est aux musulmans d'arracher les versets du coran qui sont les plus violents, non pas à Geert Wilders...
 
Il est compréhensible que nos amis musulmans soient un peu fâchés de la publication de ce film, mais ne se dit-on pas les choses pour régler des problèmes? Tout devrait être mis sur la table, le problème palestinien, l'impossibilité de construire des églises en Arabie Saoudite, les problèmes des coptes en Egypte, des chrétiens en Algérie, l'apostasie en Islam, le refus du terrorisme, sont quelques uns des sujets qui pourraient être abordés, comme certains l'ont été après le discours de Ratisbonne entre des personnalités musulmanes et le Vatican, ce qui a failli aboutir à la construction d'une église dans le pays, "failli" seulement, malgré les quatre millions de chrétiens qui y vivent. Pourtant c'est la réciprocité qui était réclamée, uniquement.
 
On ne peut malgré tout que s'amuser de la tartufferie des gouvernements européens qui qualifient le film de provocation à la haine, provocation qui amalgamerait tout le monde, mais qui prennent en même temps des mesures de sécurité particulières pour éviter des "débordements" de la sensibilité musulmane. A trop vouloir être d'accord avec tout le monde, pour la liberté de d'expression ici, mais contre là, les gouvernements ne savent plus sur quel pied danser. Geert Wilders a le droit de dire ce que bon lui semble, dans le cadre de la loi, ce n'est pas négociable pour un citoyen européen et c'est au tribunal de dire s'il outrepasse ses droits, pas au chef d'Etat. Ajoutons que l'Eglise est d'ailleurs régulièrement visée comme toute les autres confessions, c'est ainsi et c'est l'unique discours qui aurait dû être tenu. Libre à chacun de ne pas être d'accord et de s'exprimer aussi.
 
Le film continue à apparaître sur divers supports, y compris en français sous-titré. Il ne sera désormais plus possible d'en arrêter la diffusion. Il continuerait à se passer d'une adresse informatique à l'autre et plus il sera critiqué, plus il sera diffusé. Ne reste qu'à espérer que de la confrontation des idées naîtra une nouvelle entente (peut-être avec un peu d'humour? )... Il faut aussi saluer le calme des musulmans néerlandais, restés très stoïques après la diffusion du film sur internet.

vendredi 28 mars 2008, a 20:21
Mon petit mot sur Eric Dupin

Juste un mot pour la malheureuse affaire du bloggeur Eric dupin, assigné en justice pour avoir inséré un lien dans l'un de ses articles, lien qui renvoyait à l'actualité "pipeule" d'un comédien dont on entendait peu parler jusqu'à présent. Eric Dupin a perdu  dans cette affaire et devra verser ce qui correspond pour lui à deux mois  de salaire. Plusieurs dizaines de sites, ayant commis le crime de reprendre l'information sont dans le même cas que lui, pour la même affaire. Il a décidé de faire appel. Ma sympathie va naturellement au bloggeur, d'autant qu'il me parait évident qu'il n'y avait pas chez lui intention de nuire, et paradoxalement, la nouvelle annoncée dans le lien est maintenant reprise dans les dépêches d'information. Atteinte insupportable à la vie privée d'un personnage public?
 
Sans aller me mêler de discuter la décision finale du juge de condamner l'auteur du blog, et tout prêt à admettre qu'après tout le bloggeur a pu avoir tort, je m'étonne tout de même de ce mauvais procès qui lui est fait. Il affirme lui-même sur son blog n'avoir pas été contacté dans un premier temps par le comédien et explique que dans ce cas il aurait aussitôt ôté le lien, ce qu'il a fait après la nouvelle du procès.
 
Le comédien qui l'attaque est un personnage public qui profite de la diffusion de son image pour vivre, par un choix délibéré. Aussi la diffusion d'une rumeur sur un évènement qui n'a rien de honteux, tout au contraire, puisque la future épouse (qu'il avait déjà connu par le passé, dans le sens biblique du terme) qui lui est prêtée est de surcroît une très jolie et très talentueuse australienne,cela pourrait presque s'apparenter à de la publicité... gratuite!
 
Comme chacun le sait un procès est coûteux et il y a de quoi ici dissuader les bloggeurs d'écrire sur certains sujet, leurs finances n'ayant aucun rapport avec celles des grands journaux tels que Voici, par exemple. C'est donc finalement, pour le moins, une mauvaise publicité que le comédien se fait auprès des internautes par son coté procédurier.
 
Il faut bien le constater, notre société fait des procès pour tout, discrimination ici, violation de vie privée par là. C'est même devenu un moyen commode pour réclamer de l'argent à tout un chacun, telle personne est de couleur, elle fait un procès pour discrimination, un grand-père ou une grand-mère se fâche avec ses enfants, il fait un procès pour obtenir des jours de garde pour les petits enfants, etc, etc... et dire que nous nous moquions des Etats-unis il y a dix ans! Bientôt nous hésiterons à prendre l'ascenseur seul avec une personne de l'autre sexe, de peur d'être accusés de harcèlement sexuel!
 
Le comédien (je ne citerai pas son nom), a préféré s'adresser aux tribunaux plutôt que de contacter le bloggeur. Il suffisait pourtant de prendre son téléphone, ou mieux, de lui écrire un courriel. Le texte était tout trouvé : "Monsieur, je déplore que vous me prêtiez, par lien interposé, une relation poussée avec une jolie femme, allant jusqu'au mariage, vous la discréditez et je me sens offensé, faites moi savoir où et quand vous pourrez me donner raison de cet acte inqualifiable..."
 
Mais non... Décidément, nous ne sommes plus au temps des hussards, et le sens de l'honneur se perd... C'est donc devant un juge que l'affaire sera réglée, bonne affaire pour les avocats, mais cela fait aussi perdre du temps à la justice qui a, paraît-il, tant à faire... Heureusement pour les bloggeurs, l'avocat bloggeur Maïtre Eolas (que je salue bien bas pour la qualité de son blog) est là, qui distille toujours ses bons conseils! Lire donc impérativement son billet  (et sa suite )qui traite de ce genre d'affaire.
 
Je ne soutiendrai pas Eric Dupin... bien des bloggeurs l'ont déjà fait et ma misérable petite voix conterait pour rien... mais s'il passe par là, je l'assure de toute ma sympathie! C'est un mauvais moment à passer et pour le soutenir activement, il faut tout simplement passer sur son blog et voir quelles sont les solutions qui peuvent lui être apportées... d'autant qu'il est perceptible que tout bloggeur est concerné!

jeudi 27 mars 2008, a 21:40
Le film "Fitna", de Geert Wilders, déjà sur internet

Geert Wilders a tenu sa promesse : son film, "Fitna", est bien visible avant le 1er avril et il l'est même dès ce jeudi en réalité, à travers le site de son parti, le PVV, en néerlandais  bien sûr mais aussi en anglais . Il s'agit d'un véritable pamphlet contre l'islam intégriste, de celui qui veut conquérir le monde, qui pense que les homosexuels doivent être combattus et que doivent se soumettre les athées, les chrétiens, les juifs et les autres confessions, que les femmes doivent filer droit et même être corrigées si besoin est.
 
Des déclarations nombreuses de musulmans intégristes sont citées en image, d'orateurs sûrs de vaincre le monde avec Allah à leur côté. S'y trouvent une décapitation, une femme condamnée à mort, une petite fille qui explique que les juifs sont des singes et des porcs, que Dieu le dit, dans le coran... Des images des attentats commis au nom de l'islam sont exposées.
 
Des versets du Coran défilent pour bien expliquer que ces attentats n'arrivent pas par hasard mais sont la conséquence de ce qui est écrit. L'Europe n'est pas absente de ce documentaire, des vidéos de musulmans condamnant la façon de vivre à l'occidentale, à travers l'apologie des crimes d'honneur et le refus des homosexuels ou de la démocratie, et sont recensées les "fatwa" envers des personnalités politiques, dont Geert Wilders...
 
Les dernières minutes sont consacrées aux Pays-Bas pour décrire son islamisation et imaginer ce que vivraient les homosexuels ou les femmes, les séparations réclamées dans certains lieux publics au nom de l'islam. Une image rappelle que l'excision est pratiquée à travers cette religion (ce n'est pas réclamé par le Coran pourtant, même si un "haddith" contesté sert de base aux partisans de cet acte).
 
Le film ne finit pas ainsi que c'était annoncé par un dessin animé, mais par un effet spécial qui fera plus parler encore : une main tourne une page en arabe qui semble être une page du Coran. L'image devient noire, s'en suit un bruit de page déchirée puis est écrit en blanc sur fond noir que le son entendu vient d'un enregistrement.
 
"Le gouvernement insiste pour que vous respectiez l'islam, mais l'islam ne vous respecte pas" dit une phrase sur fond noir, "l'islam veut détruire la civilisation occidentale". "En 1945; le nazisme a été défait en Europe, le communisme en 1989, à présent l'idéologie islamiste doit être défaite", "stoppons l'islamisation" conclue le petit film, "défendez votre liberté"... C'est alors qu'apparaît à nouveau la caricature de Mahomet qui a tant fait de bruit, avec une bombe sur le turban prête à exploser, l'écran noir, puis un éclair et le bruit du tonnerre avant que la bande annonce finale du film ne s'affiche. Pour Geert Wilders, le bruit de tonnerre en fin de film représente le danger que l'Europe court avec l'islam.
 
"Je pense que le Premier ministre Balkenende sera perplexe en voyant le film" aurait déclaré geert Wilders et d'ajouter "moins d'islam est un choix de liberté". Il affirme s'en être tenu aux faits. Pour lui le film est "convenable" et "n'enfreint pas la loi". Il ne reste donc qu' à voir comment la sensibilité musulmane réagira... et le comportement de la rue musulmane est déjà prévisible... Le film avait beaucoup fait réagir, et avait été censuré par la société hébergeant le site prévu pour la diffusion. 
 
Le lien pour le film Fitna n'est peut-être pas évident, aussi je note ici l'adresse pour le film en anglais : http://www.liveleak.com/view?i=7d9_1206624103
 

mardi 25 mars 2008, a 21:22
Les bio carburants ne sont pas l'idéal

L'écologie est nécessaire à la survie de l'humanité. Il faut nous disent des spécialistes réduire le nombre de vaches, car leurs pets favorisent le réchauffement climatique, au point que des savants avaient même tenté de réduire dans le ventre des vaches la substance chimique néfaste à l'environnement, non sans avoir auparavant préconisé de réduire le nombre de têtes de bétail... Mais ce n'était pas suffisant, il fallait réduire aussi l'usage du pétrole il favorise également le réchauffement climatique, et en conséquence, des solutions alternatives ont été trouvées pour utiliser autre chose que du pétrole : les biocarburants...
 
Mais les carburants dits "bio", s'ils ont les faveurs de certains savants, sont aussi tirés des aliments dont se nourrissent les hommes, et Peter Brabeck, ancien patron de Nestlé tire le signal d'alarme. "Si l'on veut couvrir 20% du besoin croissant en produits pétroliers avec des biocarburants, comme cela est prévu, il n'y aura plus rien à manger" a-t-il déclaré à "NZZ am Sonntag".
 
 Il ne s'arrête pas là et accuse aussi les gouvernements qui subventionnent la production de bio-carburant, qualifiant leur geste d'inacceptable moralement et  d'irresponsable, dans le sens tout cela finira par tellement augmenter les prix que cela ne se fera qu'au détriment de l'alimentation, provoquant un risque de famine.
 
Il donne des chiffres : 300 millions de tonne de maïs ont été prélevés aux Etats-Unis pour les carburants et les terres cultivables deviennent de plus en plus rares, ce qui alimente aussi la spéculation. 4 000 litres d'eau sont nécessaires pour produire un litre de bioéthanol rappelle-t-il! Dans l'express, un article rappelle également que des arbres sont abattus pour agrandir les terres cultivables, ce qui n'est pas non plus un bien pour ralentir le réchauffement climatique, suivant les critères en cours...
 
Peut-être serait-il temps de réfléchir sereinement autour du réchauffement climatique, indéniable, mais dont les causes sont largement contestées . Il ne serait pas juste qu'une partie de l'humanité crève de faim tandis que l'autre, par idéologie, se déplace en voitures écologiques, abreuvées en réalité de blé, de soja ou de colza, qui sont des produits de nécessité dans l'alimentation quotidienne. Brûler du biocarburant est un crime contre l'humanité va jusqu'à dire Peter brabeck.
 
De fait on ne peut blâmer l'ancien dirigeant de tirer le signal d'alarme! Dans notre siècle, des hommes connaissent encore la faim et la soif! Il est malheureux de constater que l'autre partie, elle fort bien nourrit, y voit de quoi faire tourner un moteur, quand d'une façon indécente elle ne spécule pas tout simplement sur le cours de telle ou telle denrée, de l'occident à l'extrème orient...
 
Un entretien avec Peter Brabeck sur France info.

lundi 24 mars 2008, a 21:18
Islam/Vatican : je t'aime moi non plus

Le baptême de Magdi Allam par Benoit XVI ne peut que susciter de nombreuses réactions, non pas que la conversion d'un musulman soit quelque chose de rare (comme l'inverse est vrai), mais elle intervient à un moment clef du dialogue entre l'islam et le christianisme, plus particulièrement entre islam et Vatican. Si Ben Laden a récemment lancé des menaces contre le pape Benoit XVI, il n'est pas le seul interlocuteur actuel des services de diplomatie de l'Eglise. "Ce qui m'étonne, c'est l'importance que le Vatican a donnée à cette conversion" a déclaré le vice-président de la communauté religieuse islamique italienne.
 
Les déclarations de Magdi Allam sur l'islam sont sans équivoque. Éditorialiste au Corriere della Sera, 55 ans, il est né musulman et s'est longtemps décrit comme un musulman modéré, mais s'est beaucoup investi dans ses écrits en faveur d'Israel mais aussi des chrétiens d'orient, dénonçant le terrorisme en particulier et fustigeant aussi l'attitude molle des autres musulmans  à l'égard des débordements de l'islam intégriste, qu'il a toujours particulièrement dénoncé.
 
"J'ai dû prendre acte que, au delà (...) du phénomène des extrémistes et du terrorisme islamique au niveau mondial, la racine du mal est inhérente à un islam physiologiquement violent et historiquement conflictuel" a-t-il notamment écrit . Il ajoute que son "esprit s'est affranchi de l'obscurantisme d'une idéologie qui légitime le mensonge et la dissimulation, la mort violente qui conduit à l'homicide et au suicide, la soumission aveugle à la tyrannie, me permettant d'adhérer à l'authentique religion de la Vérité, de la Vie et de la Liberté" expliquant ainsi en partie son choix.
 
Magdi Allam est bien conscient du symbole que représente son baptême, pour lui le pape "a lancé un message explicite et révolutionnaire à une Église qui jusqu'à présent a été trop prudente dans la conversion des musulmans", et tout en rappelant que l'apostasie est punie de mort par les principaux théologiens musulmans, il insiste sur le fait qu'en Italie même des milliers de convertis se cachent de peur d'être assassinés.
 
On ne peut croire que ce baptême ait été donné par hasard à cet instant précis, la diplomatie vaticane est l'une des plus ancienne du monde et s'exprime rarement au hasard. De même que le baptême d'une chinoise durant les négociations de Rome avec Pékin n'est pas un hasard non plus. Mais celui de Magdi Allam est plus que symbolique, à divers égards. Il a été tenu secret jusqu'à la dernière demi-heure. Un message de Ben Laden, lourd de menaces, avait été diffusé il y peu, menaces pour l'Europe et le pape en particulier, mais qui  n'a manifestement pas beaucoup impressionné Benoit XVI. Il y est  accusé d'avoir joué un rôle dans la publication des caricatures, ce qu'un porte-parole du Vatican avait pourtant dénoncé : "Le pape et le conseil pontifical pour le dialogue interreligieux ont condamné à plusieurs reprises cette campagne satirique contre l'islam".
 
Alors qu'une première église (quatre pourraient suivre) a été construite au Qatar il y a fort peu de temps et avec beaucoup de difficultés, sans droit d'afficher une cloche ou une croix sur l'édifice, le Vatican était en négociation avec l'Arabie Saoudite, seul État du golf à présent à ne pas en compter sur son territoire, mais un expert arabe avait estimé que pour que cette construction soit possible, le pape devait reconnaître Mahomet comme un prophète, ce qui revient bien sûr à ce qu'il se convertisse. L'Arabie Saoudite ne reconnaît en effet aucun chrétien sur son sol, où seuls des musulmans vivraient selon le gouvernement. Ils sont pourtant estimés à plus de quatre millions, étrangers pour la plupart, car pour un musulman il y est totalement interdit de se convertir, théoriquement sous peine de mort. Les éventuels conversions y sont donc tout à fait niées.
 
L'Observatoire de l'OCI a également remis son premier rapport au début du mois de mars, donnant sa définition de l'islamophobie pour mieux la combattre et dénonçant par la même occasion les opposants à la construction de mosquées en Europe. Lui aussi parle de Benoit XVI : " De nombreux incidents d'agression contre des Musulmans et de diffamation de l'Islam ont été notés dans un passé récent dont les plus outrageants sont les caricatures danoises, les propos du Pape Benoît XVI et les déclarations méprisantes d'hommes politiques occidentaux." Selon le rapport, ces déclarations sont des discriminations envers l'islam, rapport qui insiste sur le fait que l'islam n'a rien à voir avec le terrorisme  et qu'il est régulièrement insulté, mais qui ne joint pas à ses demandes de concessions venant de l'islam pour les autres confessions.
 
Les chrétiens connaissent en effet de nombreuses difficultés en terre musulmane, les coptes en Egypte, pays dans lequel Mohamed Hégazy est contraint de se cacher suite à sa convertion de crainte d'être assassiné, poursuivi par une fatwa, catholiques et protestants en Algérie  , les chaldéens en Irak avec encore dernièrement l'assassinat de l'archevêque de Mossoul  ce qui ne saurait toutefois masquer le véritable exode que connaissent ses chrétiens qui furent les premiers à habiter le territoire. Les exemples sont multiples, non pas seulement du fait de musulmans "intégristes" : les droits ne sont pas les mêmes pour les non-musulman sur certains territoires et figure sur la carte d'identité la religion du citoyen. Les conversions n'y sont par reconnus, sauf dans le sens de l'islam.
 
Ce baptême de Magdi Allam, Christian désormais, est-il une réponse? Quand l'islam demande toujours plus sur les territoire européens sans donner franchement en retour, les musulmans ne reconnaissant pas l'apostasie, condamnant parfois le convertit à mort, c'est pour le moins un signal fort du Vatican, signal qui n'est pas sans risque pour le nouveau baptisé, déjà sous protection policière depuis quelques temps : "Je réalise ce à quoi je m'expose mais je vais faire face à mon destin la tête haute et avec la force intérieure de quelqu'un qui est sûr de sa foi" a-t-il expliqué. Et il faut reconnaître qu'il a du courage...

dimanche 23 mars 2008, a 12:05
Le site du film fitna, désactivé

L'hébergeur de fitnathemovie.com, Network Solutions, a désactivé le site. C'est sur cette adresse fitnathemovie.com  que Geert Wilders avait prévu pour faire diffuser son film, les chaînes de télévision néerlandaises ayant refusé de le diffuser en entier. La société aurait simplement déclaré "Ce site a été suspendu le temps que Network Solutions enquête pour savoir si le contenu du site constitue une violation des conditions d'utilisation acceptables de Network Solutions". L'hébergeur avait enregistré de nombreuses plaintes et agit en conséquence.
 
Network solutions n'est pas le seul à vouloir le visionner avant sa sortie. Ce vendredi, une association musulmane avait demandé en référé à pouvoir le visionner avant sa sortie. Le tribunal devra statuer le 28 mars et en conséquence la Fédération islamique néerlandaise  lui a demandé de désigner des experts pour déterminer si des motifs existent pour le faire interdire. 1300 à 5000 personnes (selon les manifestants et la police, d'autres sources disent 3000) ont également manifesté dans le centre d'Amsterdam samedi pour clamer leur désaccord avec les idées de Geert Wilders et bien sûr contre son film. "Les Pays-Bas montrent leurs couleurs" est le nom désigné pour ce défilé qui rassemblait des personnes de toutes origines et de toutes confessions. Sur certaines pancartes on pouvait lire "arrêtez la chasse aux sorcières contre les musulmans".
 
Le site "fitnathemovie.com" étant hébergé aux Etats-Unis, il échappait en conséquence à la justice néerlandaise qui ne pouvait l'interdire sous d'autres motifs que l'incitation à la haine raciale. De l'aveu du député, le film cherche à prouver que le coran est un livre fasciste et l'avait comparé à "Mein kampf" en demandant son interdiction. Il dure quinze minutes et se finit par un dessin animé. Les scènes devraient montrer notamment les décapitations pratiquées par des islamistes ou encore la lapidation autorisée par la charia dans certains pays,  sur fond de versets du coran prônant la violence. 
 
Et Geert Wilders est toujours bien décidé! Ne restait que quelques détails techniques à régler, et Il avait envisagé de faire paraitre le film avant le 1er avril. Plusieurs pays musulmans ont déjà fait entendre leurs voix pour dire qu'ils boycotteraient peut-être les produits néerlandais, les talibans ont même annoncé qu'ils intensifieraient les attaques envers les soldats du pays en Afganisthan,  le gouvernement néerlandais a demandé à plusieurs reprises au député de ne pas sortir le film, mais rien n'y a fait... Suite à la désactivation du site,le député annonce simplement : "S'il le faut, j'irai distribuer personnellement des DVD sur le Dam", c'est à dire sur une place d'Amsterdam.
 
Si l'on ne trouvait jusqu'à présent sur le site, que l'image d'un Coran, et les mentions "Geerts Wilders presents Fitna - Coming soon", c'est donc un écran blanc qui apparaît désormais avec une annonce disant que le site est suspendu et que la société enquête pour savoir si le contenu est licite au regard de ses conditions d'utilisation. On ne pourra nier que le député s'est offert une réclame abondante à peu de frais pour un film que pour l'instant personne n'a vu...

samedi 22 mars 2008, a 20:25
Euthanasie : le faux débat

Le débat fait rage autour de l'euthanasie suite à la mort de Chantal Sébire, et comme souvent dans notre beau pays, les fronts se sont constitués. Il y aurait selon quelques uns un front religieux et un front athéiste, ce qui empêche la tenue d'un quelconque débat, chacun campant sur sa position avec le risque de confisquer un débat plus large. On entendra aussi que l'Eglise est obscurantiste, qu'elle est responsable de nombreux crimes, etc, etc, ce qui finit alors en dialogue de sourd.
Le débat mérite pourtant mieux que les imprécations de part et d'autre. Il concerne tout un chacun et se révèle plus complexe qu'il n'y parait.La loi Leonetti dont on dit qu'il faudrait la réviser n'est qu'un cadre dans lequel le médecin doit pouvoir agir. Le fait-il correctement? Et les médecins sont-ils correctement formés pour répondre à à la problématique de la fin de vie pour les malades?
 

Permettre ou non le suicide assisté, cette question demande le calme et la réflexion. Mais l'objet de la discussion, la loi actuelle, reste pourtant mal connue et mal interprétée par les partisans de l'euthanasie. Jean Leonetti s'est exprimé à ce sujet dans le journal le Monde . Il s'en dégage très clairement, qu'elle est utile à soulager la douleur en fin de vie. Si besoin est, elle autorise le médecin à augmenter les doses de soins pour la douleur même si cela peut abréger la vie du patient. Il ne s'agira pas de l'euthanasier pour autant : "De manière concrète, cela signifie qu'on a le droit, et même le devoir, d'utiliser tous les moyens thérapeutiques possibles pour supprimer la souffrance, même si, par les produits utilisés ou par les doses utilisées, on est conscient que l'on hâte la mort.  ". Le député explique également que l'acharnement thérapeuthique y est bani. Mais une information s'en dégage : "lors de l'appel de signataires ( ici ) (...) j'ai eu la surprise de constater que des médecins pensaient avoir eu des pratiques euthanasiques alors qu'ils étaient parfaitement dans le cadre de la loi", en revanche, "certains médecins pensent être en toute légalité alors qu'ils pratiquent des actes euthanasiques, quelquefois à l'insu même du malade dont ils s'occupent." Il constate également que les pays ayant autorisé l'euthanasie s'oriente vers une solution proche de la loi française. Il se déclare favorable à ce que les auteurs d'homicide par compassion ne soient pas poursuivis et dit bien que le suicide assisté que demandait Chantal sébire ne figure pas dans la loi.

 
Ce qui est choquant dans le cas Sébire, c'est que la mort proposée, semi coma et mort à petit feu, parait largement inhumaine, et plutôt hypocrite. Il est même étonnant que des médecins puissent proposer une telle solution plutôt que des soins palliatifs plus appropriés. Plonger un malade dans le coma pour le laisser finir sa vie pourrait même s'approcher d'une sorte d'euthanasie mal appliquée.Dans le cadre de la loi Leonetti, "débrancher" ne suffit pas. C'est pourtant ce qu'a vécu le fils de Paul et Danièle Pierra. Un livre qui sortira bientôt, relate les six jours d'agonie de leur fils, dans le coma depuis huit ans, "débranché" par les services médicaux, "son corps était comme électrocuté, ses convulsions étaient si violentes qu'il se décollait du lit, c'était inhumain". Ses dernières souffrances sont atroces et leur description fait frémir. Dans l'article du Monde  , on peut cependant également lire l'avis critique d'autres médecins : "Le docteur Aubry déplore la méthode : "Arrêter les traitements ne signifie pas arrêter les soins." "On ne peut pas laisser un patient dans un tel inconfort et une famille dans un tel désarroi, considère Bernard Devalois, chef du service des soins palliatifs de l'hôpital de Puteaux, dans les Hauts-de-Seine, qui a déjà été confronté à des cas comme celui d'Hervé. Entre les tergiversations de l'équipe médicale et le mauvais accompagnement, l'affaire Pierra est l'exemple typique d'une mauvaise application de la loi Leonetti."  On remarquera bien les mots "mauvaise application".
 
Selon le Dr d'Hérouville, interrogé par LCI , la loi Leonetti est toujours mal connue, et partant pas vraiment appliquée. Concernant Chantal Sébire, il affirme "sans connaître le dossier en détail, j'ai le sentiment que tout ce qu'on aurait pu faire pour la soulager n'a pas été fait. " Évoquant la loi, il affirme que "la première chose à faire, c'est de la faire connaître". Les professionnels ne seraient en effet pas bien au fait de manière générale, mais admettent en en prenant connaissance qu'elles les auraient aidé. Une étude aurait démontré que "les médecins formés aux soins palliatifs sont beaucoup moins dans une dynamique d'euthanasie et (...) ceux qui n'ont pas reçu cette formation sont plus dans une dynamique d'euthanasie." Dans la démarche de la fin de vie, explique-t-il se mêlent aussi un accompagnement fait d'écoute, et précise-t-il " Une fois que les personnes sont soulagées, qu'elles ont pu dire leur souffrance, souvent elles ne sont plus dans la même demande d'euthanasie." Professionnel voyant tous les jours des malades en fin de vie, il estime que "des personnes ont bénéficié d'un suicide assisté alors que des traitements étaient possibles."  
 
Dans le débat en cours, à bien lire les partisans de l'euthanasie, on croirait que les opposants réclament une souffrance sans fin pour le malade, sans compassion pour leur souffrance. Mais les deux cas emblématiques, celui de Chantal Sébire et celui de Vincent Humbert sont en partie discutables. Pour Chantal Sébire, les spécialistes s'étonnent  : "la maladie dont souffrait Mme Sébire (un esthesioneuroblastome ou neuroblastome olfactif) ne peut être qualifiée d'incurable" et aurait pu être prise en charge dans les délais, dès le moment où elle l'a apprise. Les taux de survie sont de l'ordre de 70 % cinq ans après une intervention estimeraient les experts. Elle n'aurait à l'époque "pas accepté les interventions qu'on me proposait car le risque vital était engagé".  Dans le cas de Vincent Humbert, devenu muet, aveugle et tétraplégique suite à un accident, euthanasié sur demande de sa mère, ce qui avait donné lieu à un procès conclu par un non lieu, son kinésithérapeute avait déclaré "A partir d'un fait réel, on a brodé tout ce qu'il fallait de douloureux, de souffrance, d'horrible… On a fait croire qu'il avait mal. Il n'avait mal nulle part, je parle physiquement. Pourquoi a-t-on ajouté tout cela ? Pour faire passer une idéologie... On a manipulé complètement la vérité et l'opinion". Il avait ajouté  "Profondément, je ne crois pas qu'il avait envie de mourir". 
 
Ce sont les "bien-portants" (même si cela peut mal aller très vite...) qui sont responsables des souffrants, particulièrement vulnérables en fin de vie. Il est parfaitement normal de souhaiter la mort lorsque  la souffrance est intolérable, mais ce choix peut être dicté par la souffrance, sans réel désir d'en finir aussitôt. C'est sans doute l'opinion des plus de 9000 signataires de la pétition de la SFAP , non pas des personnalités religieuses, mais des docteurs pour la plupart, qui refusent l'euthanasie, démontrant qu'au delà des fronts constitués, un autre discours est possible. Nous ne pouvons faire l'économie d'un débat serein sur ces sujets. Il serait peut-être plus judicieux, plutôt que de faire une nouvelle loi "à chaud", de développer une nouvelle connaissance de la loi Leonetti par les médecins, ainsi que des nouvelles solutions contre la douleur. Cette alternative reste plus constructive que la confrontation stérile des affrontements idéologiques des pro et anti euthanasie, certains semblant plus particulièrement rechercher un suicide assisté sans égard à une réelle compréhension du malade et de ses appels à l'aide. Selon le Dr d'Hérouville "Il existe d'autres antalgiques que la morphine. Et il n'y a pas que les médicaments : il y a des gestes chirurgicaux, une démarche d'accompagnement... ".

jeudi 20 mars 2008, a 15:30
La presse, la dignité et le suicide

Chantal Sébire, dont tout un chacun a pu voir le visage déformé par la maladie, maladie rare, tumeur incurable qui l'a tenu huit ans durant dans des souffrances qu'elle ne tolérait plus, au point de demander une aide au suicide, a été retrouvée morte à son domicile ce mercredi 19 mars, d'une mort non encore identifiée comme étant naturelle ou provoquée. Les journaux ont abondamment relaté son histoire, notamment lorsqu'elle a demandé à la justice le droit au suicide, retranscrit par l'association ADMD en "droit de mourir dans la dignité". Elle-même employait ce terme.
 
Les journaux citoyens ne sont pas en reste. C'est tout juste si l'on ne lisait pas, à coté de sa photo, "Voyez braves gens, voyez cet oeil de travers et qui vous regarde, voyez comme elle souffre! Ne faut-il pas abréger ses souffrances et trouver par la même occasion un chemin juridique pour le suicide assisté?" Le lecteur me pardonne, le terme impropre d'euthanasie ne retraduisant pas la réalité, je ne l''emploierai pas.
 
Ainsi donc tous les journaux nous ont montré ce visage déformé par la tumeur, un visage tuméfié, l'oeil gonflé et rouge. On y devine parfaitement la douleur atroce que ressentait Mme Sebire et personne ne saurait rester insensible à cela. Dans les discours associatifs revenaient toujours la même revendication : "mourir dans la dignité". Le terme est largement impropre. Meurt-on sans dignité lorsqu'on souffre, et partant vit-on sans dignité? Est-il indigne de souffrir? La naissance est alors indigne, la maladie aussi. Cela ne signifie donc rien.
 
Ces termes cachent la réalité du droit en France pour les malades. La loi Leonetti autorise les médecins à donner aux malades incurables de quoi soulager leur douleur dans des doses qui potentiellement peuvent être mortelles, si toutefois la dose normale ne soulage pas.  En clair cela signifie que le médecin soigne la douleur, mais ne cherchera jamais à tuer son patient, ce qui parait tout à fait logique et cohérent par rapport à sa fonction. Devant une douleur insupportable il pourra aller un tout petit peu plus loin, dans certaines limites. Les soins risqueront de limiter la vie malgré tout... légalement.
 
Les pires choses sont dites en commentaires par les "défenseurs" de la mort assistée : il faudrait par exemple débrancher les malades... Débrancher? Un malade n'est pas une lampe électrique dont on enlève la prise. Débrancher semble signifier tantôt ôter le boire et le manger en perfusion, dans ce cas c'est une mort de faim et de soif, ou encore débrancher l'assistance respiratoire, dans ce cas c'est une mort par asphyxie. On voit mal ce que la dignité de l'homme vient faire là-dedans... Cette façon de voir est à la limite admissible pour le malade en coma depuis longtemps, maintenu artificiellement en vie.
 
Voici des extraits de la loi Leonetti qui semble parfaitement équilibrée :
 
"Ces actes ne doivent pas être poursuivis par une obstination déraisonnable. Lorsqu'ils apparaissent inutiles, disproportionnés ou n'ayant d'autre effet que le seul maintien artificiel de la vie, ils peuvent être suspendus ou ne pas être entrepris. Dans ce cas, le médecin sauvegarde la dignité du mourant et assure la qualité de sa vie en dispensant les soins visés à l'article L. 1110-10."
 
(...)
 
 "Si le médecin constate qu'il ne peut soulager la souffrance d'une personne, en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable, quelle qu'en soit la cause, qu'en lui appliquant un traitement qui peut avoir pour effet secondaire d'abréger sa vie, il doit en informer le malade, sans préjudice des dispositions du quatrième alinéa de l'article L. 1111-2, la personne de confiance visée à l'article L. 1111-6, la famille ou, à défaut, un des proches. La procédure suivie est inscrite dans le dossier médical."
 
Est-il vraiment digne de se servir d'une femme malade, qui n'en peut légitimement plus de ses souffrances? D'afficher sa photo et sa douleur dans toute la presse, et à longueur de page internet? Une description de sa maladie n'aurait-elle pas suffit? Cette façon de faire est regrettable, car elle traite à chaud d'un sujet délicat de manière sensationnelle. Des personnalités se sont élevées pour réclamer une loi autorisant le suicide assisté dans les cas exceptionnels, mais n'ont peut-être pas songé aux conséquences ni même peut-être pris connaissance de la loi Leonetti dont elles demandent la révision. Or il ne serait pas sérieux de décider d'une loi à chaud, dans l'émotion encore du décès et de la douleur de Mme Sébire. 
 
La photo qui illustre cet article est celle de Mme Sébire alors qu'elle était en bonne santé. Volontairement j'ai décidé de l'afficher sous son meilleur jour. Une  pensée pour sa famille, particulièrement pour ses trois enfants, avec le souhait qu'ils pourront faire tranquillement leur deuil.

mercredi 19 mars 2008, a 22:30
Un extrait d'Amadeus

Les amateurs de cinéma verront tout de suite qu'il s'agit d'un extrait du film "Amadeus". Voici une scène qui m'a marqué par son humour et aussi par l'excellente qualité de l'interprétation de la reine de la nuit.

 

Voir ce film sur grand écran est un plaisir, mais soyons clair : le film est romancé et ne traduit pas la réalité de la vie de Mozart, mais c'est une oeuvre, pas une biographie et en tant que telle, la liberté n'y est pas malvenue. Elle ne démolie pas non plus le personnage mais met sa vie en valeur.

 

Une oeuvre tout à fait honnête qui a convaincu la personne m'accompagnant au Grand Rex, avant sa fermeture, d'écouter de la musique classique. On y voit en effet Mozart composer. Un grand moment de cinéma écrit pas une personne qui aime Mozart, cela ne fait aucun doute... et qui donne envie d'écouter de la musique.



mercredi 19 mars 2008, a 14:59
L'Oeil de Sarkozy, soyons sérieux!

Il fait une entrée remarquée : Nicolas Princen est un jeune normalien-HEC de 24 ans qui avait participé à la chaîne du site de campagne sarkozy.fr, et comme chacun le sait désormais dans le petit monde de la blogosphère, il sera "l'oeil du président", chargé de veiller sur internet à tout ce qui concerne le chef de l'Etat.... Il aurait pour rôle de surveiller ce qui se passe plus particulièrement sur les blogs, dans le simple but de prévenir les services de l'Elysée, très certainement suite aux derniers "buzz" de la toile concernant son nouveau patron.
 
En guise d'accueil il a déjà affaire à son premier buzz, et qui concerne : son arrivée. Le Figaro  évoque déjà les différentes réactions de bloggeurs, dont certains prennent la chose avec ironie et semblent tous unanimes pour dire que le petit nouveau aura fort à faire. Dans un de ses posts, Luc Mandret lui souhaite la bienvenue "Cher Nicolas Princen, je te souhaite bien du courage. Et je souhaite donc savoir si tu mérites bien ta place. J'ai donc décidé d'écrire cet article. Ce serait super aimable de ta part de me laisser un petit commentaire" il déclare également qu'il persévérera à noter des choses pas très gentilles sur le patron...
 
Il faut bien le dire, les vidéos qui circulent sur internet concernant Sarkozy ne sont pas toutes élogieuses, de Sarkozy bourré au G8, en passant par Sarkozy matte les seins d'une top model, la visite au salon de l'agriculture avec le fameux "casse-toi pauvre con", la vidéo de l'altercation avec le pécheur et tous les jours des nouvelles nombreuses et pas toujours vérifiées, voire carrément inventées, de la satyre, des rumeurs, etc, etc.
 
Nicolas Princen ne serait pas doté d'outils spéciaux rapportele site lepost.fr, suite à un entretien avec les services de l'Elysée, il ne devrait donc avoir qu'un rôle d'informateur pour les autres services car rien ne semble être prévu pour empêcher la diffusion des nouvelles. Toutefois Nicolas Sarkozy ayant déjà porté plainte contre le nouvelobs.com, au sujet de l'article évoquant le sms "Si tu reviens, j'annule tout" (ce que le président nie avoir écrit), il ne parait pas saugrenu d'imaginer des recours auprès des tribunaux envers certains bloggeurs.
 
Partout sur le web on criera donc à la dictature, à l'infamie, au big brother... ce qui ne devrait pas se justifier. Le but de l'Elysée semble juste être de faire en sorte de contrecarrer les buzz. Nous savons tous qu'il existe des sortes de réseaux sur le net, pro ou anti tout et rien. D'ailleurs il va de soi que nous sommes tous déjà plus ou moins surveillés. Pas de danger en théorie donc, la liberté existe encore dans notre pays, et chacun a droit d'avoir ses propres convictions politiques, tant que les bloggeurs ne subissent pas pressions comme, parait-il, les journaux... A nous tous de rester solidaires.
 
Pour finir cette nouvelle, à coté de laquelle je ne pouvais raisonnablement pas passer, je souhaite bon courage au nouveau "pion" du web. Je ne sais rien de son salaire, mais je me dit qu'il va avoir du boulot...! Surtout si le patron continue ses apparitions maladroites. 
 

lundi 17 mars 2008, a 22:24
Musique : Tears de Django, une reprise

Les mélomanes avertis reconnaitront le petit gars qui joue dans la vidéo... Il avait déjà du talent le bougre! Quel âge avait-il à ce moment-là?

 

Epatant en tous cas...

 

 



dimanche 16 mars 2008, a 17:05
Le site Come4news, censuré en Tunisie par les autorités

Le site de journalisme "citoyen", Come4news, devenu l'un des 3000 sites les plus fréquentés de Tunisie, s'est trouvé censuré par les autorités la semaine dernière. En conséquence, naturellement, les citoyens de ce pays n'y ont plus accès.
 
 Manifestation à la fois du succès grandissant de ce support médiatique citoyen, et de sa liberté de ton, la nouvelle de cette censure, si elle fait vivement réagir le président du site, est un très bon signe de sa bonne santé et de sa vitalité.
 
 C'est précisément ce qui rend la demande de levée de l'interdiction nécessaire. Selon wikipédia, la Tunisie est listée parmi les "dix pires ennemis de la presse" pour le comité pour la protection des journalistes et RSF qualifie le pays de "prédateur de la liberté de la presse". La censure n'y serait pas rare : elle y a été rétabli en 1952...
 
Les journaux en langue française de la grande presse seraient régulièrement censurés, Le Monde, le Figaro, Libération notamment, et les journaux satiriques comme Charlie Hebdo ou le Canard enchaîné y sont totalement interdits de publication.
 
Sur internet, toujours selon Wikipédia , les serveurs du site "Wikimédia foundation" sont censurés et selon de nombreuses organisations, le pays disposerait de "procédés de censure sur internet parmi les plus stricts du monde
 
Une journaliste, Sihem bensedrine, qui se bat dans le pays pour la liberté de la presse, a connu la prison durant sept semaines et a été qualifiée de "créature du diable", vipère haineuse" ou encore de "vendue aux sionistes et aux francs-maçons" dans le journal Al Chourouk.
 
Selon RSF  "Mohammed Abbou, avocat auprès de la cour d'appel de Tunis, est emprisonné depuis le 1er mars 2005 suite à la publication sur le site Tunisnews d'un article dans lequel il comparait les tortures infligées en Tunisie à des prisonniers politiques aux exactions des soldats américains à Abou Ghraib, en Irak."
 
Il existe également une liste de sites censurés dans le pays, le premier d'entre eux étant naturellement celui de Reporter Sans Frontière, mais aussi les sites des opposants au régime ou encore des blogs.
 
Come4news pourrait avoir rejoint cette liste et, que le directeur du site me pardonne, c'est tout à son honneur. Cela prouve que la participation de chacun à son élaboration permet de développer par l'échange, la prise de conscience de  chacun, y compris dans des pays un peu lointains, à travers la francophonie.
 
Est-il possible de faire rétablir l'accès au site pour les Tunisiens? Quoi qu'il en soit, l'appel du directeur, Fabien Bardoux, doit être relayé : "Nous avons besoin de votre soutien pour communiquer cette information sur vos blogs, vos sites et vers vos proches: la liberté d'expression est en danger dans certains pays et c'est fort préjudiciable, et nous devons réclamer la levée de cette restriction. "
 
Si cela peut-être utile, chaque visiteur de ce billet a la possibilité de le copier et de le diffuser, sans restriction. ce ne sera pas seulement utile pour Come4news, le problème est plus général. La liberté de diffuser de l'information, si elle semble être un droit, a parfois besoin d'être rappelée et défendue, aussi il n'est pas inutile de dénoncer certains pays qui ne l'appliquent pas, cette situation étant surtout préjudiciable pour les populations.

dimanche 16 mars 2008, a 13:57
Obama et le racisme de la campagne américaine

Les considérations racistes, ou plutôt raciales, s'installent dans le débat à la présidence des Etats-Unis! C'est du moins ce que déclarait en substance Barack Obama, candidat à l'élection présidentielle, ce samedi. Fils d'une femme du kansas et d'un kenyan, le candidat métis déplore des attaques touchant à la couleur de sa peau.
 
"J'ai remarqué ces dernières semaines que les forces de la division avaient recommencé à dresser leur sale tête. Et je ne suis pas ici pour jeter le blâme ou montrer du doigt car tout le monde sent cette inflexion (...) Nous avons un passé tragique en ce qui concerne le racisme dans ce pays. Nous avons beaucoup de colère refoulée, d'amertume et d'incompréhension (...) Ce pays veut dépasser ce genre de choses".
 
Le candidat le déplore d'autant que selon lui cela empêche les vrais questions de surgir, concernant notamment la santé, le terrorisme, l'économie ou la prise en charge des ancien combattants. Son adversaire démocrate, Hillary Clinton  , en campagne en Pennsylvanie, s'est refusée à commenter cette déclaration.
 
Selon CNN, le sénateur noir aurait récolté au Mississippi (sud), sur son nom, une très large majorité des votes noirs (91%), tandis que les personnes blanches auraient plus volontiers voté pour Hillary Clinton. Un autre sondage révèle que les partisans d'Hilary Clinton ne seraient pas satisfaits à 72% d'avoir à se reporter sur les voix de Barack Obama, là où le contraire ne concerne que 55% de leurs adversaires.
 
Geraldine Ferraro, de l'équipe de campagne de Mme Clinton avait récemment démissionnée pour ne pas nuire à son candidat, suite à une déclaration qui avait soulevé l'indignation :  "Si Obama était un homme blanc, il ne serait pas là où il est maintenant (..) et s'il était une femme (quelle que soit sa race) il ne serait pas là où il est, il se trouve qu'il a beaucoup de chance d'être qui il est". Ses commentaires, pour Barack Obama, n'ont pas "leur place en politique ni dans le parti démocrate".
 
Indignation légitime, mais qui toutefois ne traduit pas la réalité : la couleur de peau du candidat Obama serait un réel avantage dans la presse, une presse qui maltraite en revanche la candidate Clinton, et c'est une étude réalisée, selon le journal Libération , "par le département de journalisme de l'Université de Harvard auprès de 48 médias différents" qui le révèle.
 
Conter l'ascension d'une personne de couleur à la présidence est une histoire plus belle à raconter que celle d'une femme ou d'un ancien combattant, âgé qui plus est."Le vrai parti pris des journalistes réside dans le fait qu'ils veulent raconter une belle histoire, et l'élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis serait une superbe histoire" commente un journaliste. En conséquence les papiers qui lui sont consacrés sont plus élogieux que pour son adversaire.
 
En France, la presse n'est pas en reste de ces préjugés favorables. Un lecteur distrait aurait pu croire que seuls Hillary Clinton et Barack Obama étaient en lice, tandis qu'en face, John Mc Cain se plaçait fort bien dans son propre camp. Les députés français eux-même, interrogés par une équipe de journalistes, se déclaraient favorable à Obama. En somme, entre une femme et un "noir", qui l"emportera?
 
Cette attirance médiatique pour le seul noir à briguer le poste présidentiel pourrait pourtant déservir le candidat et installer un doute quant à ses réelles capacités à gouverner et à rassembler. Il avait d'ailleurs dû, un jour de commémoration pour Marthin Luther King, se déclarer  non raciste, à cause de déclarations du pasteur de son église, estimant que les noirs d'Amérique devraient dire "Que Dieu maudisse l'Amérique" suite aux traitements dont il font l'objet (selon lui).
 
Entre autres propos "homophobes" (suivant le terme consacré) il avait aussi désigné les blancs comme des "diables aux yeux bleus" et qualifié les Juifs de "sangsues", comparé Israel à l'Afrique du sud au temps de l'Apartheid, obligeant Barack Obama, qui avait emprunté le titre de son livre, "The Audacity of Hope" à l'un de ses sermons,à intervenir pour condamner ses propos.
 
Pourtant ces questions, dont se servent à la fois Barack Obama et Hillary Clinton ne devraient pas avoir droit de citer. Le plus important est ailleurs, aussi bien pour les Etats-Unis que pour le reste du monde. Que le futur président soit noir, femme ou âgé n'a qu'une importance tout à fait relative et ne devrait pas influer dans les décisions politiques futures, où seule l'habileté de l'élu comptera.

samedi 15 mars 2008, a 12:52
La liste des péchés de la presse...

C'est après une conférence de presse, donné par Mgr Gianfranco Girotti au quotidien du Vatican, L'Osservatore romano, que toute la presse a repris une curieuse nouvelle : la "liste des péchés" se serait allongée et comporterait désormais, en plus des sept péchés capitaux classiques, trois ou quatre péchés de plus. Poluer, se droguer, voire même s'enrichir à outrance serait devenu désormais péchés, loin de la désuétude un peu moyen-ageuse de la paresse, de la gourmandise ou encore de la luxure.  
 
Les qualificatifs ne manquaient pas dans les titres des journaux. Notons à leur décharge que si l'information était vraie, ce serait un petit évènement. Ils évoquent un "dépoussiérage", une liste "Plus sociale, plus verte", etc, etc. Un article va même jusqu'à titrer que l'Eglise rallonge la liste des péchés capitaux...! L'on pourrait s'en amuser, pourtant la situation est inquiétante et laisse mal augurer du sérieux de la presse en général et de la presse professionelle en particulier. D'une information déformée, par une agence de presse, aussitôt tous les journaux ont fait leur titre, sans même vérifier leurs sources. Pire encore, ils se sont entêtés dans une information qui pour un lecteur averti ne pouvait que prêter à caution.
 
Sur Europe1, une jeune femme traite de cette information très sérieusement. Elle affirme "les sept péchés capitaux c'est de la vieille histoire finalement" et qu'à présent il existe  quatre péchés de plus, avant de les citer précisément, sûre de son fait, développant une sorte de programme anti-péché qui sortirait tout droit de l'Eglise. La mondialisation a changé dit l'archevêque, selon elle, la nature des péchés, ce qui explique bien sûr ce revirement du Vatican...
 
France info a même pris la peine de faire un débat, dans un véritable dialogue de sourd selon le curé bloggeur  Emmanuel Pic. Un autre curé, Emmanuel Schwab, y explique qu'il s'agit juste d'une piste de réflexion sur le péché dans la société actuelle, mais en aucun cas d'une nouvelle "liste". L'essayiste Patrick Banon, "chercheur en sciences des religions et systèmes de pensée" (s'ilvousplait), explique qu'il faudrait classer le racisme comme un péché... Les péchés capitaux ne sont-ils pas dépassés demande la journaliste au curé... Plus qu'un dialogue de sourd, c'est à désespérer des journalistes et des chercheurs...
 
Pourtant il suffisait de chercher un peu. Le journal La Croix  ou encore le Bien public  font entendre une voix discordante, en citant notamment exactement l'archevêque : "Alors que le péché concernait jusqu'à présent plutôt l'individu, aujourd'hui il a une résonance sociale, en raison de la mondialisation ". Il ne s'agit pas pour le prélat de revenir sur une prétendue "liste de péchés", mais d'étendre la notion de péché à la responsabilité collective, le père Pic l'explique bien : "une invitation à ne pas limiter notre examen de conscience à notre seule responsabilité personnelle directe". Le père Emmanuel Pic traite aussi du sujet sur son blog ( ici et  )
 
Ne cherchez pas une liste des péchés. Le père Pic, interrogé par le "Bien public " explique "En dehors de la distinction entre les pêchés mortels et les péchés véniels, il n'existe pas de liste exhaustive des péchés. Il y avait autrefois dans les confessionnaux des listes qui permettaient aux pénitents d'établir leur examen de conscience, mais en aucun cas un classement en ordre d'importance pour les faire culpabiliser." Le curé ajoute même que le traitement médiatique de cette information n'est qu'une simple caricature.
 
Tout cela est regrettable à divers titres. La piste de réflexion, par-delà l'aspect religieux développé par l'archevêque, a toute son importance sur des questions très actuelles. La pollution est l'un des drames de notre siècle, non pas seulement à cause du réchauffement climatique, mais aussi sur le nombre d'espèce qui disparaissent (l'Eglise a d'ailleurs évoqué ce sujet sous l'angle religieux auparavant, évoquant la nécessité de préserver la Création, confiée à l'Homme) et personne ne peut agréer moralement l'exploitation dans le monde de la pauvreté, notamment par les entreprises internationales. Dans un monde qui se "globalise", nous sommes tous un peu responsable les uns des autres, c'est je crois, la piste qu'à voulu développer l'archevêque, mais chacun peut chercher un sens plus large. Par son traitement de l'information, la grande presse a tout simplement désinformée l'opinion publique.
 
Comment ne pas s'amuser de cette presse? Comment ne pas rire en lisant les papiers sur cette prétendue "liste des péchés" décrite dans nos journaux. La presse professionnelle, toute infatuée d'elle-même, a fait tout ce qu'elle reproche au journalisme "citoyen" : des informations mal développées, aucune recherche à la source, des affirmations lancées péremptoirement... ne manque que les fautes d'orthographe, ce qui serait un moindre mal! Aussi peut-être serait-il temps, qu'avant ou après la grande messe du vingt heure, la grande presse prenne le temps de dresser une liste de ses propres péchés!
 
L'image est une allégorie des sept péchés capitaux

jeudi 13 mars 2008, a 21:53
Rendons hommage aux poilus

Qu'il me soit permis d'évoquer un peu Lazare Ponticelli, le dernier des derniers poilus, mort donc à l'âge de 110 ans. Il était né en 1897, en Italie, parti après sa famille de sa montagne natale, à l'âge de 9 neuf ans pour gagner Paris. Lorsque la guerre éclate, désoeuvré du fait des évènements et sans ressources,  il s'était engagé dans la légion étrangère à16 ans,  faisant le choix de servir la France, plutôt que de partir dans le régiment de Garibaldi. Avec ses camarades il connaîtra comme d'autres l'eau, la boue et les rats des tranchées, et tiendra toujours parole vis à vis de ses camarades, tombés sous les balles, les obus ou le gaz : "le dernier qui reste viendra nous voir."
 
C'est l'Elysée qui a annoncé sa mort et le président a déclaré dans un communiqué "J'exprime aujourd'hui la profonde émotion et l'infinie tristesse de l'ensemble de la nation alors que disparaît Lazare Ponticelli, dernier survivant des combattants français de la Première guerre mondiale". Un hommage national lui sera rendu dès lundi prochain aux invalides, une messe et des soldats en uniformes de l'époque. Le poilu avait d'abord refusé à plusieurs reprises avant d'accepter une cérémonie pour l'ensemble des poilus. 
 
Au risque de paraître un peu sentimental à bon nombre de lecteur : lorsque ce dernier des derniers poilus, de ceux-là qui ont échappé au massacre que fut cette grande guerre, la "der des ders" qu'ils disaient, a disparu, j'ai ressenti une immense peine. Non pas que cette mort me paraisse injuste, à 110 ans on peut tout de même tirer sa révérence et selon sa fille "il est mort comme en s'endormant". Mais on ne peut rester insensible à la souffrance de ces jeunes hommes qui ont combattu ainsi. Lazarre disait "Nous avons fait une guerre sans savoir pourquoi nous la faisions."
 
De fait tous ces jeunes hommes partaient insouciants. Ils pensaient que la guerre ne durerait pas, que tout cela serait vite réglé, qu'ils reviendraient rapidement glorieux... Ils sont partis enthousiastes, sans doute à l'image du personnage de Céline, Ferdinand, qui voyant un régiment passer, s'engage aussitôt. Ils ont rapidement déchanté. C'est certainement en cela que l'hommage aux poilus à travers le dernier d'entre eux est nécessaire, c'est un devoir de mémoire qui s'impose. Toute une génération de jeunes hommes, des jeunes gens simples souvent, issus de la terre, a littéralement été sacrifiée, en le faisant pour le pays et pour des raisons politiques qui ne s'imposaient pas. Derrière les lignes, la guerre ne paraissait pas si terrible et faisait parler tranquillement les civils, insouciants eux-aussi.
 
Lazare représentait le dernier lien vivant avec cette tragédie. Dans cette guerre bon nombres de jeunes hommes sont tombés, parfois ils couraient dans la boue avec les balles qui sifflaient autour de leurs têtes, ou tombaient sous les obus. Combien furent amputés, blessés? Ils furent certainement marqués à vie pour chacun d'entre eux.  Dans les "paroles de poilus"  les témoignages sont simples et émouvants, non pas des va-t-en guerre, mais de simples soldats venant de partout en France, soucieux de leurs familles et fraternels avec leurs camarades. De simples hommes du XIXème siècle, qui font la guerre par devoir pendant que des technologies du XXème siècle font leur apparition. Gaz moutarde mais aussi des armes de plus en plus sophistiquées.
 
Lazare lui-même évoque ces souffrances des blessés de la guerre mais aussi les fraternisations avec les soldats adverses, qui faisaient aussi sans haine ce qui était considéré comme un devoir. Les écrits d'Aragon témoignent également très bien de cette époque, des personnages un peu désabusés, atteints moralement par la guerre. Son poème "Il n'y a pas d'amour heureux" s'adresserait en fait à la France plutôt qu'à une personne en particulier. Céline aussi bien sûr décrit les horreurs de la guerre et des hôpitaux, dans son fameux livre "Voyage au bout de la nuit". Après cette guerre, il était sans doute fatal de rechercher un sens à la société.
 
Qu'on me permette de parler un peu de moi-même. J'ai effectué mon service militaire en Allemagne dans la Brigade franco-allemande  . Les appelés y sont mélangés, français et allemands. Ce serait mentir de dire que tout le monde s'y entendait, ce n'est pas vrai. Les allemands et les français étaient souvent de leur côté et des différences culturelles apparaissaient. Mais des amitiés se nouaient malgré tout. Nous avions été emmené à Verdun, au musée, à l'emplacement où s'étaient affrontées les deux armées par le passé. On peut y voir les tranchées, mais aussi un film sur la guerre. A l'écran, les hommes s'affrontaient, à coté de moi un soldat allemand, un bon copain du régiment, avec lequel j'avais fraternisé. Nous étions tous deux en uniforme. s'il l'avait fallu, peut-être nous serions nous retrouvé l'un en face de l'autre, sans nous connaître...
 
Lazare se préoccupait particulièrement de témoigner. Il se déplaçait dans les écoles malgré la fatigue et assistait chaque 11 novembre aux cérémonies pour les anciens combattants. Il avait donné un entretien pour libélabo.fr, en cinq parties (voici la première  ), tout à fait digne d'intérêt, dans lequel il relate quelques souvenirs du front. Il s'y est parfois comporté en héros, allant chercher un blessé sous les balles ennemis notamment. Placé ensuite dans un brancard, l'homme qui avait attendu longtemps qu'on vienne le chercher, l'avait appelé, saisi par le cou, et déclare-t-il "Il m'a embrassé et m'a dit : "Merci pour mes quatre enfants." Je n'ai jamais pu savoir ce qu'il était devenu." Lui même avait plus tard reçu un éclat d'obus dans la tête et pour le lui ôter, quatre autres soldats l'avaient tenu, pendant que le chirurgien faisait son office.
 
C'est peut-être l'occasion de découvrir, pour ceux qui ne le connaîtrait pas, le film "Les croix de bois"  . L'on peut comprendre à travers ce film combien il a pu sembler nécessaire de témoigner pour les vétérans de l'horreur de ces combats. Les figurants comme la plupart des acteurs avaient connu la guerre et dit-on, ce film fait en partie office de documentaire. Les scènes seraient relativement proches de la réalité, vécu oblige.
 
Le Monde a fait un excellent papier sur le dernier poilu  voir aussi l'article sur europe1  une lettre de poilu et la biographie de Lazarre Ponticelli.
 
Un extrait du film "Les croix de bois".



mercredi 12 mars 2008, a 22:13
Et encore un peu de musique...

Et puisque nous sommes sur les guitares, pourquoi ne pas partir un peu vers les yukulélés? Avec une reprise des beattles.

 

Ah! C'est Jiminix qui va être content s'il passe par là :) . La prochaine fois, peut-être un peu de jazz avec un guitariste hors paire, et français!



mercredi 12 mars 2008, a 22:09
Petite page musicale, à nouveau

Bon, c'est entendu, cette vidéo a déjà beaucoup circulé. Mais tout le monde ne la connait pas. Il faut aussi avouer qu'il a du talent ce garçon. Je vous livre donc ici le canon da Pachelbel à la guitare électrique, arrangé par Jerry C.

 

Pfiou! J'aimerai savoir jouer comme çà! Il se la "pète" ce garçon, mais enfin sur ce coup-là, il peut...



mardi 11 mars 2008, a 19:54
Caricature de Jésus, un rédacteur se dit menacé de mort en Suède

Une caricature figurant Jésus en croix et un diable en train de déféquer sur sa tête a paru dans un journal suédois et a occasionné des menaces de mort selon le rédacteur en chef. Sur la croix, plutôt que le traditionnel "INRI", sont affichés les dates du concert, derrière lui des flammes tandis qu'un personnage cornu en sabots, défèque sur sa tête. Sous sa longue queue  on peut voir de l'orifice tomber les étrons. C'est pour un festival punk à Linköping qu'avait paru l'affiche sur les panneaux d'information de la commune mais des employés municipaux les en avaient retiré. Le journaliste avait alors décidé, contre ce qu'il considère comme une censure, de les faire publier. Suite à cette publication dit-il "J'ai été exposé à diverses menaces (...) et j'ai interprété plusieurs d'entre elles comme des menaces de mort" a-t-il le rédacteur à l'AFP, "Il était de notre devoir de raconter ce qui s'était passé, et pour le faire, nous devions aussi montrer l'image".
 
Le rédacteur en chef a porté plainte auprès des services de police qui tout en prenant au sérieux les menaces n'a pas pris de mesures particulières pour sa sécurité, selon un inspecteur de police. Sur son répondeur un message aurait été laissé, qui  souhaitait "le voir égorgé et que si personne ne s'en chargeait, alors Jésus le ferait". Si l'image est particulièrement choquante, ces menaces sont surprenantes tout autant que la déclaration du lieutenant de police. Voila un homme qui prend au sérieux des menaces de mort mais qui ne fait pas protéger celui qui les reçoit. C'est pour le moins paradoxal. L'attitude provocatrice du journaliste ne rime d'ailleurs à rien, le dessin ne recélant pas de message social particulier.
 
Car en effet les caricatures danoises dénonçaient derrière le dessin l'usage fait de la violence à travers l'islam, un problème social donc, et qui allait au-delà du simple dessin. C'est plus particulièrement les terroristes qui déposent des bombes en criant qu'Allah est grand qui était visés (le caricaturiste avait réellement risqué d'être tué) et c'était donc prendre une position que de les publier qui se justifiait fort bien. Si Jésus avait été mis en position de conduire un bombardier dans un déchaînement de violence, alors le dessin aurait peut-être eu un sens, associé à la politique des Etats-Unis, sans être particulièrement crédible selon la personnalité décrite dans les évangiles, dans lesquels Jésus tend plutôt l'autre joue.
 
La croix possède dans le christianisme un sens profond. C'est Jésus qui par son propre sacrifice rachète les péchés des hommes d'une façon universelle, dans d'atroces souffrances. Plus qu'un manque de respect, le dessin s'attaque à tout le sens de la crucifixion, de plus il est particulièrement de mauvais goût et tout rapport avec les précédentes caricatures danoises seraient un peu hasardeux, y compris dans l'ampleur de la menace. Le rédacteur n'ignorait pas qu'il ne risquait pas grand chose et ce dessin ignoble ne sera publié qu'un temps relativement court, eu égard à son manque d'intérêt... Ce n'était pas de la censure que de retirer les affiches, mais simplement du bon sens.
 
Le rédacteur a donc fait publier cette affiche de mauvais goût dans son journal. S'il l'a fait pour l'information, alors il n'a pas nécessairement tort, mais s'il agit contre la censure alors on voit mal où il voulait en venir... La "censure" est un élément naturel d'une société. Il ne viendrait pas à l'esprit d'une municipalité de laisser par exemple des affiches pornographiques à la vue de tout un chacun, notamment des enfants. Lorsque celle-ci est dépassée, cela doit être pour une raison précise, avec un sens. Une description eut probablement suffit.
 
Pour les curieux, l'affiche est visible ici  , j'ai volontairement décidé de ne pas la diffuser. A voir si toutefois vous ne passez pas à table...

lundi 10 mars 2008, a 22:35
Le film de Geert Wilders, "Fitna", continue à faire réagir

Les réactions se multiplient concernant le film du député Geert Wilders, "Fitna ", y compris dans la presse des pays musulmans. La polémique est bien lancée, pour un film que pourtant personne n'a encore vu mais dont on devine, selon les rapports du réalisateur lui-même, ce qu'il en sera : une dénonciation en règle de tous les travers de l'islam d'aujourd'hui, avec ses longues séries de violences terroristes, ou encore judiciaires à travers l'application de la charia. Craignant des violences, le gouvernement a déjà tenté par deux fois d'en empêcher la diffusion et serait tenté de censurer. Les chaînes de télévision ont déjà refusé de le passer dans son intégralité et le réalisateur, qui aurait créé un site exprès pour cela, devrait le faire diffuser sur internet. Ainsi que ce fut le cas pour le discours de Ratisbonne, les réactions du monde "oriental" dégagent diverses tendances, plus ou moins représentatives de l'opinion générale. Le député est aussi intervenu au parlement pour faire interdire le Coran et stopper l'islamisation des Pays-Bas.
 
Dans les rues de Jalalabad, ils ont été plus de deux mille à manifester, dans la région ouest de l'Afghanistan, contre les caricatures de Mahomet au Danemark ainsi que contre le film du député néerlandais. Ainsi que c'en est presque la coutume pour ce genre de défilé, au passage sont brûlés les drapeaux danois et néerlandais. "Mort au Danemark, mort au Pays-Bas" hurlent-ils, avant d'aller brûler l'effigie du président Georges Bush, entre deux slogans anti-Américains. Ces quelques 2000 personnes appellent aussi le gouvernement a expulser les soldats de ces deux pays, en tout 1500 néerlandais et 600 danois présents dans le cadre des forces de l'OTAN. "Nous voulons que le gouvernement rompe toutes relations avec leur gouvernement, ils ont insulté notre prophète et notre religion." explique l'un d'eux à un journaliste de l'AFP. Les talibans avaient déjà menacé d'intensifier des attaques envers les soldats néerlandais. Cette manifestation se fait dans le cadre d'une série dans les plus grandes villes du pays depuis le début de la semaine. Comme c'est souvent le cas dans une foule, on cherchera en vain un esprit plus critique.

Dans un journal marocain, Aujourd'hui le Maroc, un article fustige le député. Commençant sa diatribe en expliquant que le Coran est un trésor de l'humanité, qu'il appartient à tout le monde et que chacun peut le lire et le commenter, il condamne la comparaison à Mein Kampf et évoque les tensions que cela ne saurait que raviver entre le monde occidental et le monde musulman, après les caricatures et le discours de Ratisbonne. Parlant du Coran il ajoute : "il peut être lu, analysé et interprété par tous. Ce travail doit être fait avec humilité, et non avec cette arrogance ou cette supériorité affichée par ceux qui voudraient apprendre aux musulmans comment être de bons musulmans…", dénonçant une analyse dépourvu de contexte historique et une lecture politique. L'auteur explique que dans son interprétation du Coran, Geert Wilders donne finalement raison aux extrémistes "En réduisant comme il le fait le Coran à un message de haine, il fait peut-être sans s'en rendre compte, la même chose que les extrémistes qu'il entend dénoncer."

En revanche un article émanant d'Algérie, kabyles.net  se déclare solidaire avec Geert Wilders, non pas sur le fond, mais sur la forme et sans mâcher les mots. Il commence par : "Au nom de la Liberté, je vous soutiens." et continue en exprimant tous les désaccords qui peuvent exister entre les musulmans qui se veulent ouverts et les plus fanatiques d'entre eux. "je suis certains de ne pas partager avec vous votre idéologie ainsi que certaines de vos idées et de vos prises de positions, il n'en demeure pas moins que par rapport à la dernière controverse ayant trait à votre film sur le coran, je vous exprime ici mon soutien indéfectible au nom de la liberté d'expression et de la liberté tout court qui est la base et l'essence même de la notion de démocratie et de modernité." L'auteur explique que parmi les musulmans "nombreux sont ceux, comme moi, qui ne comprennent cette énième levée des boucliers contre la diffusion d'un produit culturel, intellectuel et politique par ceux-là même qui n'ont pas hésité à mettre le feu à la poudrière lors de l'affaire des caricatures du Jyllands-Posten au Danemark, de celle du journal Charlie Hebdo en France, d'égorger en pleine rue le réalisateur, Theo Van Gogh, en 2004 pour son film Submission, consacré à la place de la femme dans la religion musulmane, la députée libérale Ayaan Hirsi Ali scénariste du film, avait aussi été menacée ..."

Puis parlant "des obscurantistes à l'affût de la moindre occasion pour semer la terreur" il décrit "les peuples vivants dans les pays dits musulmans (qui) croupissent sous le poids des dictatures qui se maintiennent par la corruption, la misère, l'endoctrinement, le musellement de la liberté d'expression (...) par la désinformation qui travestie la liberté d'expression dans le monde occidental pour en faire une supposée velléité de nuire et/ou d'agresser le musulman et sa conscience (...) il évoque encore "les régimes politiques musulmans et (...) l'internationale intégriste islamiste dont la volonté de prolonger ses tentacules sectaires et obscurantistes aux quatre coins de la planète prend appuis sur la violence aveugle, l'assassinat par égorgement, les viols collectifs sur des filles de 08 à 88 ans, des massacres collectifs...etc. livrés au préalable aux citoyens épris de justice et de liberté dans ces mêmes contrées (on lira avec attention la suite qui traite du sort qui est fait aux chrétiens en terre d'islam).

Le site "Point de bascule " a traduit l'intervention du député au parlement. "Le Coran est avant tout un livre de guerre - un appel à massacrer les non-musulmans (2:191, 3:141, 4:91, 5:3), à les faire rôtir (4:56, 69:30-69:32), et à provoquer des effusions de sang parmi eux (47:4). Les Juifs sont comparés à des singes et des porcs (2:65, 5:60, 7:166) tandis que les personnes qui croient en Jésus-Christ comme le Fils de Dieu doivent, selon le Coran, être combattues (9:30)." (...) il est encore possible pour les musulmans de voir le Coran, qu'ils considèrent comme valable pour tous les temps, comme un permis de tuer. (...) le Coran est un livre qui incite à la violence. Je rappelle à l'Assemblée que la distribution de ces textes est illicite (en suite le texte de loi)." Il cite Erdogan, "Il n'y a pas d'islam modéré ou immodéré. L'islam est l'islam et c'est tout. (...) "faisons en sorte que la troisième invasion islamique, (...) sera également arrêtée en dépit de son caractère insidieux et nonobstant le fait que, contrairement aux 8e et 17e siècles, elle n'a pas besoin d'une armée islamique parce que les dhimmis apeurés en Occident." Continuant il évoque l'attitude des politiciens néerlandais, dont les déclarations sur la charia seraient tendancieuses. Il ne fait pas que dénoncer : il cite en même temps des sourates du Coran, en appui de ce qu'il avance...

dimanche 09 mars 2008, a 21:18
Quand l'anti-racisme fait de la manipulation

Un réalisateur néerlandais qui tentait de démontrer à travers un documentaire le racisme de ses compatriotes, notamment envers l'islam, s'est trouvé désavoué par les images d'une autre équipe de télévision (qui passait là ou qui suivait simplement le tournage lui-même) : les scènes du documentaire, filmées par la deuxième équipe, semblent démontrer que le film a fait l'objet d'un montage, montage qui n'est pas innocent, puisqu'il vise à manipuler l'opinion publique. Une vidéo fait tout doucement le tour de la toile en relatant la supercherie.
 
Il est difficile en regardant cette vidéo de comprendre ce que disent les intervenants qui s'expriment tous en langue néerlandaise, mais les images se suffisent à elles-même. Si l'on suit bien le petit film, dans un premier temps, le réalisateur du documentaire avait fait appel à une jeune femme qui au court d'une première scène, vêtue simplement et le visage découvert, renverse un sac plein de fruits et pleure bruyamment. En conséquence elle reçoit de l'aide des passants qui s'arrêtent et l'aident à ramasser ses fruits épars.
 
Par la suite, la même jeune femme, affublée d'une burka dans laquelle seuls les yeux apparaissent sous le vêtement noir qui la recouvre, refait tomber son sac dans une rue très passante et se met, de la même façon, à gémir bruyamment. Cette fois, personne ne s'arrête pour secourir la jeune comédienne qui ramasse ses fruits dans l'indifférence générale, malgré ses pleurs.
 
Mais sur les images tournées au même moment (selon la deuxième équipe), il est non seulement parfaitement visible que les passants s'arrêtent et aident la jeune femme, mais il y a plus grave encore : le réalisateur les interpelle, et les en empêche à plusieurs reprises au motif qu'il est en train de tourner un film et qu'il sont en train de gâcher une séquence. Sur une demande d'explication, le réalisateur s'en défend : la jeune femme selon lui n'aurait été aidée qu'après le départ de ses propres caméras et la voix sur les images n'est donc pas la sienne...
 
L'explication est mince. Relevons d'abord une évidence qui n'aura sans doute échappée à personne : on voit mal pourquoi la jeune comédienne aurait continué à ramasser des fruits avec sa burka sur le visage tandis que l'équipe était partie, seule bizarrement, sans l'attendre, d'autant qu'il faut du temps pour replier le matériel. Il parait donc dès lors évident que le réalisateur ment, dans son tournage et dans sa réponse. Et puis si ce n'est le cas, quelle manque de courtoisie! Quoi, personne dans l'équipe pour aider la jeune comédienne?
 
Ce que le réalisateur a fait porte un nom : cela s'appelle de la manipulation, ici au nom de "l'anti-racisme", pour fustiger toute une population qui manifestement ne l'est pas, dans l'exemple pris. Quelle était le but? L'anti-racisme fait-il vendre? S'agit-il de défendre cette idéologie, qui se porte pourtant fort bien? Quelle qu'en soit la raison, cette façon de faire est inquiétante, dans un pays où déjà les tensions sont palpables et se révèlent aussi bien dans le cas d'Ayaan Hirsi Ali que dans celui de Geert Wilders dont les discours révèlent, au-delà d'un racisme supposé, une mésentente entre la population musulmane et la population indigène.
 
Cette façon de faire est inquiétante lorsqu'on sait que dans un pays comme le nôtre sont organisés des "testings" auprès des entreprises ou des discothèques qui refuseraient une personne d'origine étrangère. A la suite, des procès pour discriminations se multiplient dans tous les pays européens, en France, en Angleterre ou ailleurs en Europe.
 



samedi 08 mars 2008, a 14:12
Une lettre pour le paradis, revenue en NPAI

La petite Anaïs, 13 ans, a perdu sa mère depuis deux ans et à son âge une mère manque terriblement A-t-elle eu cette idée avec les encouragements de son père? Toujours est-il qu'elle a décidé d'écrire à sa mère "un message d'amour comme une bouteille à la mer" et joignant le geste à la parole, elle a déposé sa lettre dans une enveloppe, l'a fermée et envoyée, le jour anniversaire de sa mort par la poste, au nom de sa maman et avec pour adresse la rue du paradis au ciel.
 
La lettre n'est pas affranchie mais simplement déposée à la poste de la commune du Châtillonnais, traitée par les services postaux, qui, constatant que l'adresse ne correspond pas, la renvoie au domicile de la jeune fille avec la mention "n'habite pas à l'adresse indiquée", assortie d'une taxe d'1,35 euro réclamée la poste. Le père d'Anaïs a reçu très froidement le facteur lorsqu'il a ramené la lettre de sa fille... inutile de se demander pourquoi! La petite Anaïs est inconsolable depuis.
 
"Je lui ai demandé si les mots humanité et compassion voulaient dire quelque chose" (...) "On a beau dire que c'est l'administration, ce n'est quand même pas seulement des machines à distribuer" a déclaré la mère d'adoption d'Anaïs, Martine, au quotidien Le Journal de Saône-et-Loire qui a relaté l'histoire de la jeune fille. La poste quant à elle, a simplement déclaré que la commune "Ciel" existe bien, mais que cette commune ne comporte pas de "rue Paradis", à sa connaissance.
 
La réaction de cette famille est tristement compréhensible, et l'on peut féliciter la nouvelle maman d'Anaïs de la compassion qu'elle a pour la petite fille. On ne peut décidément plus compter sur la poste! Mais que la petite Anaïs se rassure, elle n'a pas besoin de la poste pour envoyer des messages à sa maman, qui l'a sans doute déjà bien entendu.

samedi 08 mars 2008, a 12:30
Le désamour des français pour Nicolas Sarkozy

Voici une nouvelle vidéo qui illustre bien le désamour des Français pour Nicolas Sarkozy. En visite dans ce qui s'apparente à un coiffeur ou à un centre de soins capillaires, Nicolas Sarkozy se trouve devant une jeune femme qui refuse de lui serrer la main, ostensiblement. Pas de "casse-toi pauvre conne" cette fois-ci, le président ne recommet pas la même erreur qu'au salon de l'agriculture, mais l'attitude de la jeune femme est tout de même curieuse.
 
Le président s'avance donc dans le centre avec une certaine humilité puis sert la main d'une jeune femme, sa collègue, tandis qu'elle-même s'éloigne. Nicolas Sarkozy, plutôt que de faire l'indifférent, ou celui qui n'a rien remarqué, l'appelle gentiment, "Bonjour Mademoiselle" dit-il d'un ton presque mielleux. Elle reste sur sa position marmonnant quelque chose d'incompréhensible, ne lui jetant pas même un regard.
 
C'est donc la deuxième fois qu'un français refuse de lui serrer la main de façon ostentatoire. La vidéo a été déposée le 7 mars, mais ne figure aucune indication quant à la date à laquelle elle a été tournée. On ne saura pas la raison qui a poussé cette jeune femme à ce refus, mais cet acte répété n'est pas sans poser quelques questions. Pourquoi ce désamour des Français?
 
Nicolas Sarkozy a été élu haut la main aux dernières élections, balayant Le Pen d'abord puis Ségolène Royal. Il était tellement populaire que même ses premiers faux pas, s'ils firent du bruit n'entamèrent pas sa notoriété, du dîner au Fouquet's au séjour en yacht, avant que l'aspect très "pipeule" de son style présidentiel ne le desserve dans l'opinion publique. Nicolas Sarkozy ne cesse de chuter dans les sondages depuis.
 
Faut-il voir dans son comportement "pipeule" la raison pour laquelle on lui manque de respect par deux fois, là où sa fonction devrait le protéger? Alors qu'un jour j'évoquais une de ses aventures avec ma boulangère, elle avait répliqué "ben oui, ils font caca et pipi comme tout le monde", s'en amusant. Certes, ce n'est que ma boulangère et son propos vaut ce qu'il vaut mais il témoigne bien de ce que l'attitude du président a rabaissé sa fonction, auprès des gens du peuple.
 
Cela est-il arrivé avec les autres présidents? Les images n'en auront pas transpiré, c'est possible aussi, mais peut-être notre président a-t-il tort de s'exposer ainsi à tous, n'étant plus ministre...



vendredi 07 mars 2008, a 21:53
Le nouvel an à Bali, on fait silence...

C'est le nouvel an hindouiste ce vendredi sur la petite île de Bali et comme chaque année ce jour-là, le jour de Nyepi, les rues sont vides et silencieuses, aucun avion ne décolle ni n'atterrit, les discothèques sont fermées et les hôtels recouverts d'une bâche. Selon les croyances des quelques quatre millions d'habitants de l'île, les mauvais esprits descendent ce jour-là précisément, aussi pour les chasser leur font-il croire que l'île est déserte.
 
Le Nyepi est un jour de silence et de jeûne. Trois jours auparavant la population s'applique à nettoyer la nature,  les temples, ainsi qu'à "purifier" les effigies religieuses en les plongeant dans la mer, les rivières ou encore dans les lacs de l'île, ce qui donne lieu à des processions bigarrées. Puis la veille du Nyepi, les "Ogoh-ogoh", monstres en carton-pâte et en bambou, représentants l'esprit des démons, sont sortis pour un grand carnaval au cours duquel il s'agit de faire fuir les vrais démons. Ces monstres seront brûlés ensuite.
 
Puis quand vient le jour du Nyepi, plus rien ne bouge, chacun reste chez soi... L'île se protège des mauvais esprits qui s'ils venaient à trouver quelqu'un dans les rues, pourraient venir s'installer, et hanter les lieux. C'est la raison pour laquelle l'aéroport international de Bali cesse toute activité pendant 24 heures et que les touristes sont priés de  rester dans leurs hôtels. Il serait même arrivé que des récalcitrants étrangers y soient raccompagnés à coup de batons, ce qui prouve que la situation est bien sérieuse pour les habitants.
 
Car une milice est organisé ce jour-là, composée de Pecalangs, qui remplacent les policiers habituels pour faire respecter les interdits du jour. Ils sont vétus d'un vètement traditionnel, le sarong, et portent un poignard, traditionnel lui aussi. Le touriste qui n'aura pas pu partir avant le jour de Nyepi est donc contraint de passer la journée et la nuit à l'hôtel avant de repartir.
 
Je ne sais pas si l'on souhaite la bonne année comme ici ce jour-là, mais il convient sans doute de le faire doucement... on ne sait jamais! 
 
Une vidéo avec des "Ogoh-ogoh"



jeudi 06 mars 2008, a 21:11
L'affaire de Bagneux

Le 22 février dernier à Bagneux, ville dans laquelle Ilan Halimi avait succombé à la barbarie d'un "gang", un jeune homme  de 18 ans (ou de 19 ans selon les journaux) était séquestré et passé à tabac pendant plusieurs heures par six personnes âgés de 16 à 25 ans. La police ayant révélé des atteintes à caractère "raciste" et "homophobe" ( bien que le terme serait plutôt "antisémite" selon les critères en cours), les journalistes et diverses associations ont relayé l'affaire sordide, à l'occasion de l'évocation de l'affaire au tribunal.
 
Tout aurait commencé au sujet d'un camescope volé, que la victime ne possédait pas et d'une prétendue dette. Les jeunes gens se connaissaient manifestement, les services de police diront effectivement que le jeune homme leur est connu, comme probablement ses agresseurs. Séquestré, de 10h00 à 19h30 selon la presse, dans un appartement puis dans un box, menotté, il est battu, attaché avec des menottes, frappé et contraint d'avaler des mégots de cigarette avant que ces agresseurs n'écrivent sur son visage au typex, ou au feutre, les termes de "sale juif" et de "sale pédé", ce que les agresseurs semblent avoir admis.
 
Il n'en fallait pas plus pour que les associations juives et anti-racistes se mêlent de la chose, avec des déclarations relatées dans la presse, criant à l'antisémitisme et au racisme et parmi lesquels le MRAP se distingue par son discours : "cet acte ignoble relève du racisme qui appelle à une sanction à la hauteur du caractère abominable des faits." tandis que la Licra parle de "banalisation de l'antisémitisme", ce qui n'est pas faux dans les expressions employées. Curieusement selon la presse toujours, les agresseurs, qui ne brillent pourtant pas pour cet acte par leur intelligence, ont pris soin d'effacer les deux inscriptions avant de laisser repartir leur victime (non sans lui dire “Si tu parles, on te marave"), très choquée mais relativement indemne, qu'ils avaient forcé à ingurgiter de l'alcool et qui est partie dès le lendemain porter plainte devant les services de police.
 
Pour les habitants de Bagneux, il n'y a aucun doute. Il s'agit d'un crime crapuleux entre jeunes gens. La directrice du cabinet du maire le dit aussi : "Le mobile est crapuleux, a priori, il n'a pas été agressé parce qu'il était juif." Les habitants tiennent des discours tout à fait cohérents avec cette déclaration. Une boulangère, selon 20 minutes  le dit : "Il n'y a aucun rapport avec l'affaire Halimi, ce sont les médias qui relient artificiellement les deux histoires. "Sale juif", c'est le genre d'insultes qu'on peut malheureusement entendre quotidiennement. Tous ces jeunes, y compris la victime, se connaissaient depuis longtemps, ça ne peut être qu'un règlement de comptes". Des problèmes de drogue sont évoqués par d'autres personnes.
 
Dans les journaux, on comprend rapidement que le père du jeune homme est juif mais pas sa mère, qu'il est totalement athée, que son nom est à consonance juive, et qu'au premier abord tout semble indiquer que toute l'histoire n'est liée qu'à des jeunes gens en "affaire" entre eux et qui ont subi un désaccord sur de l'argent relativement "sale". Le magistrat lui-même tempère. Au premier abord il s'agit donc d'un crime crapuleux commis par des jeunes gens mal élevés, racistes, et surtout profondément bêtes, mais dont le mobile est ailleurs. Un vague fait divers donc, mais qui n'a pas empêché que les associations anti-racistes réagissent avec toute la virulence possible. L'affaire, plutôt que de renvoyer à celles d'Ilan Halimi, renverrait donc plutôt à celle des agressions d'Epinay Villetaneuse, avec une première agression envers un juif, puis une série d'agressions de la même personne envers tous types de communauté. Là aussi les associations s'étaient hativement jetées sur l'information pour conclure à l'antisémitisme.
Ne reste qu'à féliciter la presse qui est restée prudente et les politiciens, qui pour cette fois, ont su rester en retrait... sauf à constater que certains endroits du territoire recèlent une violence inadmissible, que tout un chacun est susceptible de supporter un jour. Le jeune homme s'est enfui de Bagneux et son père lui-même déclare, selon le Figaro , "Moi-même, je suis très inquiet et j'envisage de déménager pour échapper à ces voyous". Ses voyous font la loi, ils passent au tribunal, mais le jeune homme a quand même peur, ainsi que sa famille. A méditer... A méditer aussi l'attitude des associations. Qu'auraient-elles dit si la victime n'avait pas été soi disant "juive", ou assimilée? Nul ne le sait! Au moins, elles restent dans leur rôle.

mercredi 05 mars 2008, a 20:37
Le film contre le Coran, "Fitna", la polémique

Le documentaire du député d'extrême-droite Geert Wilders, du parti de la liberté, sera diffusé sous forme d'un film dès le mois de mars et a déjà provoqué des manifestations et des tensions dans différents pays, ainsi qu'au sein même des Pays-Bas. Le film se nomme "Fitna", ce qui signifie le "Mal" selon le député, et la discorde entre musulmans, selon wikipédia . Le gouvernement néerlandais lui-même a tenté de dissuader l'auteur du film, pour protéger les soldats en opération extérieure, les représentations diplomatiques ou encore le commerce néerlandais, mais s'est heurté à un refus de l'auteur du film. La polémique grandit et dépasse à présent le pays, pour prendre une tournure internationale.
 
Le député est fort bien connu en son pays. Il avait déjà prôné l'interdiction du Coran,  le considérant comme un livre fasciste à l'instar de Mein Kampf, et dont il faudrait "déchirer" plusieurs pages, ce qui fait craindre aux autorités que le coran ne soit déchiré ou brûlé dans le documentaire, provoquant très certainement, dès lors, une flopée de violence.. "J'ai insisté pour utiliser une expression qui se trouve également dans le Coran. L'Islam et le Coran sont mon épreuve. J'utilise le terme dans un sens inverse… Pour moi, le Coran vénéneux est fitna" dit-il. Il tentera de prouver dans ce documentaire que "l'islam peut nous coûter notre liberté si nous n'agissons pas contre lui". Pour y parvenir, le film long de quinze minutes devrait montrer des scènes de l'actualité, telles que les décapitations en Irak, la lapidation en Iran ou une exécution en Arabie Saoudite, tous pays dans lesquels la charia est appliquée, sur fond de sourates du coran. Selon le député il devrait finir par un dessin animé sur Mahomet et devrait être retransmis sur internet.
 
Les autorités sont d'autant plus inquiètes des conséquences de sa diffusion, que déjà des voix se sont élevées dans plusieurs pays musulmans. En Afganisthan 500 personnes ont déjà manifesté contre les propos du député, tandis que des talibans menacent d'intensifier leurs attaques envers les forces néerlandaises présentes sur place et que l'Iran et l'Egypte protestent contre des "attaques gratuites" et menacent de "boycotte" économique. Selon Libération, le premier ministre néerlandais fait les frais de son opposition au film en ne récoltant que 13% de satisfaction dans l'opinion publique, une attitude perçue comme une lâcheté face à l'extrémisme, tandis que Geert Wilders est de plus en plus populaire.
 
Le député a reçu également des autorités le conseil de s'enfuir à l'étranger après la sortie du film, ce qui pourrait ne pas changer grand chose, l'homme ayant déjà reçu plusieurs menaces de mort, vit déjà sous protection policière depuis le meurtre de Théo Van Gogh. Selon le blog danois Snaphanen, le mufti de Syrie, en visite en Europe aurait affirmé la responsabilité du gouvernement et des journalistes néerlandais pour les violences éventuelles après la diffusion, ajoutant "C'est la responsabilité du peuple des Pays-Bas de l'arrêter",  mettant en garde les pays européens de "ne pas abuser de la liberté d'expression pour critiquer l'islam". Ces propos, toujours selon le blog, auraient été censurés dans les rapports officiels de l'UE.
 
En France, le premier ministre Jan-Peter Balkenende, qui avait tenté de convaincre le député de renoncer à faire diffuser le film, a affirmé "Aux Pays-Bas, nous avons le droit à la liberté d'expression, qui est une valeur très importante, et nous avons bien indiqué qu'il y a une différence entre l'opinion du gouvernement néerlandais et l'opinion de M. Wilders", recevant le soutien de Nicolas Sarkozy, qui a rappelé sa proposition de fonds européens, déjà évoquée dans le cas d'Ayaan Hirsi Ali, pour la protection "des ressortissants européens qui sont menacés dans leur vie par des fanatiques obscurantistes" ce qui semble avoir trouvé un écho dans le gouvernement néerlandais, se déclarant lors d'un communiqué "disposés à examiner cette question sur base d'une proposition dans le cadre du Conseil (européen)", un gouvernement qui décidément a du mal, d'exemple de multiculturalisme qu'il était, à retenir ses tensions intérieures avec l'islam, qui débordent sur des polémiques internationales.
 
Mais malgré tout, le député, qui déclarait dans un entretien "je n'aime pas le relativisme culturel, je ne crois pas que toutes les cultures sont égales, je crois fermement que notre culture est de loin meilleure que la culture islamique retardée…." ne cédera vraisemblablement pas. Il prépare son film depuis 2007 et compte bien le diffuser, quelles qu'en soit les conséquences, des conséquences que l'exemple des caricatures danoises laissent bien imaginer, avec ses manifestations parfois violentes et la tentative de meurtre récente de l'un des caricaturistes. Bruxelles met déjà en garde ses délégations, et le ministre des affaires étrangères néerlandais a reçu 30 ambassadeurs de l'Organisation de la conférence islamique, auxquels il aurait déclaré "le gouvernement est fondamentalement en désaccord avec M. Wilders" ajoutant "aux Pays-Bas, aussi bien la liberté d'expression que la liberté religieuse ont leur place".
 
Visiblement les autorités se préparent à un coup dur. Et cependant, peut-être ces différentes attaques donnent-elles à s'interroger pour le monde musulman sur sa façon de communiquer avec le monde. Il est troublant de constater que malgré les menaces de mort, des personnes dans les pays occidentaux ou dans des pays musulmans risquent leurs vies pour dénoncer ce qu'elles considèrent comme une dérive extrémiste dangereuse au sein de l'islam, un islam qui pourtant ne fait pas tellement de concessions, ainsi que la situation de certains chrétiens d'orient l'atteste. Les associations musulmanne néerlandaises ont appelé au calme leur communauté.
 
De nombreux renseignements ont été pris sur le site point de bascule pour cet article. On pourra s'y référer pour plus de renseignements encore. On y trouvera un extrait d'entretien du député.

mercredi 05 mars 2008, a 11:28
Une école juive de Londres, au tribunal pour discrimination raciale

C'est une dépêche AFP qui le relate : une école juive de Londres, la Jewish free School, a dû passer devant la haute cour de justice pour discrimination raciale. Elle aurait refusé un élève de 11 ans parce que sa mère n'était pas née juive, selon les plaignants. Cette plainte pour discrimination se base sur le fait que la mère, une catholique convertit avant son mariage, interprète le refus comme une discrimination sur la base des origines ethnique et non sur la foi.
 
L'école, qui est financée par des fonds publics, explique devoir procéder à une sélection pour préserver sa réputation d'excellence, mais selon l'avocat de la plaignante, obéirait pour le faire aux avis de l'United synagogue, mouvement orthodoxe, principal groupe de la communauté juive britannique, et sur la reconnaissance par l'organisme d'un "statut juif" (terme textuellement repris de la dépèche) des candidats. Or l'organisation tout en reconnaissant la judaïté du père de l'enfant, ne reconnaît pas celui de la mère, convertie du catholicisme au judaïsme, mais sans entrer dans la tradition juive orthodoxe. En effet dans la tradition du judaïsme, est juif celui dont la mère est née juive ou qui s'est converti selon la loi juive.
 
Les parents de l'enfant refusé  appartiennent à un courant juif traditionnel et progressiste à la fois. Le père s'est dit "consterné". L'école accueillerait selon le même principe, aux dires de l'avocat, des enfants de parents totalement athées mais dont la mère serait juive de naissance, ce qui pourrait signifier qu'il existe bien une sélection obéissant à un principe "racial".

mardi 04 mars 2008, a 21:55
La posture de Sophie Marceau

C'est le blog de Jean-Marc Morandini qui a le premier relayé l'information : Sophie Marceau apprenant que Jean-Marie Le Pen était présent sur le plateau de télévision de TFI, au 20h00 auquel elle se rendait, s'est ravisée et a rebroussé chemin, ne souhaitant manifestement pas se trouver dans la même salle que le meneur du front national.
 
L'apprenant, le vieux chef, jamais avare d'un bon mot, l'a qualifiée de "précieuse ridicule" : "Ce sont les précieuses ridicules. Mme Marceau a du apprendre ça quand elle apprenait la comédie. (...) L'insolence de ces milieux du show-biz est sans limite (...) C'est la nouvelle seigneurie de notre temps. On gagne beaucoup d'argent, on est souvent placé dans des situations prestigieuses, favorables, on est aimé, alors par conséquent on se croit tout permis ".
 
Sophie Marceau venait faire la promotion de son dernier film sur des femmes résistantes : "Les femmes de l'ombre". Sur cette remarque, Jean-Marie Le Pen s'est exclamé, "Qu'est-ce qui a pu la gêner ? Parce que moi, je suis un vrai résistant ! (...) J'étais un petit résistant, mais vrai, alors qu'on a vu tant de grands qui sont faux ! Je ne vois pas en quoi ma présence pouvait la gêner. ( ...)Mon père est mort pour la France. Je n'ai pas de leçon de patriotisme ni de résistance à recevoir de Mme Marceau, dont je veux d'ailleurs faire chercher les antécédents" ajoutant enfin "On s'aperçoit souvent que ceux qui en font le plus dans ce cas-là, ont généralement pas toujours le nez très propre.
 
Même si l'on peut déplorer les outrances verbales de Jean-Marie Le Pen par le passé, le comportement de la très belle actrice n'a aucun sens, ou un sens si peu démocratique qu'il reste inqualifiable. Il n'est pas difficile de retrouver l'intervention du chef de parti, dans laquelle il évoque tout simplement les élections municipales et cantonales, très calmement, très démocratiquement... Dès lors le départ de la star du cinéma n'a aucune signification morale précise.
 
Peut-être serait-il temps qu'enfin le débat s'assagisse autour de ce groupement politique. En effet il y a peu, Lionel Jospin expliquait sur France culture "nous n'avons jamais été face à une menace fasciste". Il est donc dès lors quasiment anti démocratique de procéder à un ostracisme quelconque envers un parti qui ne fait que se présenter dans les urnes, comme le font tous les autres.



mardi 04 mars 2008, a 18:59
Marion Cotillard évoquait les complots... il y a un an

D'une façon un peu surprenante et pour un objectif assez incompréhensible, le site internet du journal Marianne est allée déterrer (l'endroit où la vidéo a été tournée justifie pleinement l'emploi de ce mot) une ancienne vidéo dans laquelle Marion Cotillard, au cours d'une émission de télévision, se déclare favorable à la théorie du complot, concernant notamment le drame des tours du "world trade center", mais aussi la mort de Coluche ou encore émet des doutes sur le passage des hommes sur la Lune, provoquant de nombreuses réactions dans les journaux anglophones. La vidéo avait été tournée il y a un an, vers une ou deux heures du matin, sur un ton presque confidentiel.
 
""Aucune de ces tours ne s'effondre, dit-elle. Et là, en quelques minutes, le truc s'effondre. Et puis après, on peut en parler longuement… Parce que c'était bourré d'or les tours du 11 septembre. Et puis c'était un gouffre à thunes parce qu'elles ont été terminées, il me semble, en 1973 et pour recâbler tout ça, pour le mettre à l'heure de toute la technologie et tout, c'était beaucoup plus cher de faire des travaux etc. que de les détruire…" et l'actrice d'ajouter "Est-ce que l'homme a vraiment marché sur la lune ? J'ai vu pas mal de documentaires là-dessus et ça, vraiment je m'interroge. Et en tout cas je ne crois pas tout ce qu'on me dit, ça c'est sûr. "
 
Sur la vidéo on aperçoit d'abord un journaliste en préambule, qui commence un léger discours, avant de se tourner vers Marion Cottillard, "T'en pense quoi toi, Marion?". Avec les journalistes un peu tendance, c'est souvent ainsi, on se dit tu tout de suite, on se trouve en confiance... En bas à droite de l'écran, le petit logo "-16" signifiant que le contenu de l'émission peut être choquant sous cet âge, ce qui est rarement vrai, mais attire le téléspectateur, toujours friand de scènes un peu osées. Ici, en matière de scène osée, n'apparaissent pourtant que les os des squelettes des catacombes, tandis que tous deux s'enfoncent dans le couloir obscur, juste éclairés par les lumières des cameramen qui les suivent. Oui ça, c'est sûr, Marion Cotillard, toute jolie qu'elle est, ne croit pas tout ce qu'on lui dit, mais ces arguments sont tout de même un peu courts.
 
Qui ne connaît les catacombes, dans le ventre de Paris? C'est par excellence l'endroit propice à laisser vaquer son imagination. Sur le passage des écriteaux s'adressant aux vivants, passant leur chemin parmi ces morts, avec, hormis les bruits de crissement de pas, un silence... de tombe justement. L'endroit a quelques chose d'un peu irréel, comme un décor de cinéma, une scène avec "Indiana Jones", dans un univers improbable. On  laisse donc aller son imagination et c'est un peu ce qu'a dû faire l'actrice récemment césarisée et oscarisée, en reprenant des théories qui feront sûrement demain les beaux jours du cinéma catastrophe, à l'instar du Da Vinci Code et autres films romancés de ce type, dans lesquels des complots imaginaires sont systématiquement énoncés. Car d'une certaine façon Marion est une actrice bien de son siècle, peut-être même en avance sur son temps! Même s'il faut convenir que son discours prête largement à sourire, voire, à rire!
 
Aux Etats-Unis on ne l'entend toutefois pas de cette oreille, et même si l'avocat de la jeune femme s'est exprimé, disant qu'elle ne remettait pas du tout en cause les attentats du 11 septembre, rien n'y fait. Selon l'AFP, le supplément du Los Angeles Time relève que "normalement, il faut au moins quelques mois ou années avant qu'un vainqueur d'Oscar ne s'attire des problèmes, mais Marion Cotillard pourrait établir un record, en raison de (ces) commentaires bizarres", et un éditorialiste du même journal aurait déclaré que, ces propos révélées, "elle aurait probablement perdu l'Oscar (...) on peut dire des choses folles, ça arrive tout le temps à Hollywood, mais c'est une étrangère qui est perçue comme prononçant des propos anti-américains". La dépêche AFP relève aussi qu'outre-Atlantique des journalistes relativisent les propos malheureux de Marion Cotillard. Bref, cela arrive souvent, mais Marion n'est pas du coin...
 
Marion Cotillard, anti-américaine? Non, certainement pas. Juste une jeune femme pleine d'imagination, qui a vu comme toute sa génération les mannequins figurant des morts, dans des films relatant des guerres bien réelles, ou qui s'est tenu informée des manipulations médiatiques de la première guerre en Irak , par exemple. Se méfier des vidéos... dans un sens comme dans l'autre! L'on peut douter que cela nuise à la carrière de la jeune Française, ainsi qu'une partie de la presse le laisse penser. Après tout, les malentendus franco-américains sont choses fréquentes et les Etats-Uniens n'ont guère besoin des Français pour développer des théories de complot! Mais s'il faut retenir une leçon de l'aventure de l'actrice, c'est bien la discrétion dont il faut savoir faire preuve devant une caméra! Qui en effet n'a pas, dans une ambiance un peu intime et à une heure tardive, parfois après avoir bu quelques verres, tenu des propos décalés et prêtant à confusion? Une actrice n'a en effet pas le même devoir de réserve que les politiciens.



lundi 03 mars 2008, a 21:08
Du nouveau dans le débat sur l'authenticité du Linceul de Turin

S'il existe un mystère fascinant, c'est bien celui du Linceul de Turin  , autrement dit le "Saint-Suaire" ainsi qu'il est communément appelé. Des livres entiers ont été écrit, recensant les pollens du tissu, en grande partie originaires de Palestine, du Bosphore et des parties du monde où le linceul de Jésus aurait transité, décrivant les détails de l'image représenté sur le tissu, seule image tridimentionnelle existante, ce qui en retour est contesté avec des essais qui n'ont pas convaincu tout le monde.
 
Mais si ces données scientifiques sont importantes, l'image est plus que troublante : un homme de grande taille et robuste, une épaule démise, qui a été crucifié et sur lequel on peut compter les coups de fouet, fouet comparable à celui en usage chez les romains de l'époque de Jésus, des blessures sur la tête qui rappellent la couronne d'épine et bien sûr des blessures aux mains (aux poignets, même si d'autres essais disent que c'est aux paumes des mains) et aux pieds. A travers l'Histoire, le linceul aurait été présent à Constantinoples, sous le nom du Mandylion dont le monde orthodoxe s'inspirait pour les icônes (C'est du moins ainsi que les partisans de l'authenticité décrivent son histoire), avant de disparaître pendant le saccage de la ville et de réapparaître ... en France, vers le XIVème siècle, où plus tard il subit un incendie, est recousu, transféré à Turin ensuite, avant qu'à une époque plus contemporaine, à l'occasion d'une photo, il créé la surprise : l'image ressemble à un négatif.
 
Il était évident à notre époque que des recherches scientifique s'imposait, ce qui fut fait. La datation au carbone 14 a révélé que le suaire daterait du... XIVème siècle, ce qui bien sûr rendait impossible au personnage présent sur l'image d'être Jésus. Mais très vite la datation a été contestée également, à cause des prélèvements et des rapiéçages du tissu au fil du temps. C'est le laboratoire d'Oxford qui avait conclu en 1988 à sa non authenticité, puis dernièrement, le directeur du laboratoire relance la polémique en avançant qu'il s'était peut-être trompé. Lorsqu'en 2005, un laboratoire teste l'échantillon prélevé, il prouve qu'il n'était pas représentatif. Il serait issu d'un rapiéçage du XIIIème siècle selon trois experts en tissu ancien, ce qui relance la controverse, d'autant que la procédure n'aurait pas été respectée : un seul échantillon aurait été prélevés au lieu des sept, et aucune analyse microscopique ou chimique n'a été faite...
 
Une journaliste interroge un spécialiste du Suaire, le professeur Barma Bollone qui explique : "Un tissu parfaitement identique au saint suaire, provenant du fort de Massada (Israël) est conservé dans le Musée de Jérusalem. Sa datation a été prouvée et tous les détails de sa fabrication prouvent qu'il vient du même atelier de tissage que celui du saint suaire. Ensuite, les fils de lin du linceul ne correspondent pas à la période égyptienne mais à la période syro-palestinienne, qui est celle de Jésus", dit-il avant de préciser que les datations au carbone 14 ne saurait être entièrement fiable "Aucune méthode n'est totalement fiable. Il faut donc toujours rester prudents". Il souligne également que l'empreinte des pièces retrouvées à l'endroit des yeux sur l'image, ce qui est conforme à une tradition juive de l'époque, correspondent bien à des pièces de monnaies similaires, exposées à Budapest et qui datent des années trente après Jésus-Christ.
 
Ainsi c'est bien une bombe dans le monde scientifique que vient de révéler le directeur du laboratoire d'Oxford, car cela relance totalement les recherches sur le linceul et son authenticité. A l'occasion de Paques, la chaîne BBC diffusera un documentaire sur le linceul de Turin, bonne occasion de s'instruire un peu plus sur ce linceul mystérieux... à défaut d'apporter une preuve définitive de son authenticité ou de son inauthenticité...
 

dimanche 02 mars 2008, a 13:38
Katoucha contre l'excision

Il est donc avéré à présent que l'ex égérie de "Monsieur" Yves Saint Laurent (comme elle l'appelait), Katoucha, s'est noyée dans la Seine en rentrant à son domicile, à l'age de 47 ans. Bonne vivante, elle rentrait d'une soirée arrosée, raccompagnée par quelques amis, qui l'ont laissé devant une péniche, des amis qui ne savaient pas que pour regagner son propre domicile, il lui fallait traverser la première péniche à laquelle la sienne était amarrée. Vétu d'une robe courte, et peut-être ayant bu quelques verres durant la soirée, elle aurait pu enjamber le bastinguage, tomber, et se noyer dans la Seine, coulant à pic, ce qui est pour l'instant la thèse la plus plausible. Son sac avait été retrouvé après sa disparition sur le pas de sa porte par le fils du propriétaire de la péniche.
 
Mère de trois enfants et une carrière de mannequin bien remplie, elle avait créé le concours "ebène top model" pour promouvoir des mannequins noirs et s'était investie dans la lutte contre l'excision, excision qu'elle avait subi à l'âge de neuf ans et qui l'avait marqué à vie. Elle s'en était ouverte dans un livre intitulée "Dans ma chair" dont un extrait a paru sur le magasine "Paris match". Le passage racontant son excision est bouleversant :
 
"Sous une lame. J'ai 9 ans. Maman m'annonce que nous allons au cinéma voir – ô miracle, ce n'est pas un film soviétique ! – «Quatre garçons dans le vent». Les Beatles... Je suis folle de joie. Nous entrons dans un immeuble qui ressemble à tout sauf à un cinéma. C'est chez ma tante. Elle est médecin. Je ne comprends pas. Mais je suis maman. Je finis dans la salle de bains. Là, l'horreur, l'horreur... En un coup tranchant, un seul, l'horreur. Sans anesthésie. La douleur est inimaginable. Maman me maintient sur la table. Elle ne m'a jamais parlé d'excision. Elle a préféré m'emmener sans explications plutôt que de me tenir le discours habituel, obsolète : «Tu vas devenir une femme ; ainsi, tu ne courras pas les hommes ; tu es l'honneur de la famille, surtout ne crie pas.» J'ai hurlé. Vous avez déjà entendu un bébé qui pleure parce qu'il a mal ? Multipliez par un million ce cri et vous saurez. Plus tard, adolescente, j'ai passé mes vacances – la «saison» de l'excision – à courir, courir loin pour ne pas entendre les petites filles qu'on mutile. Ce jour-là, dans la salle de bains, je suis devenue une enfant sauvage. Maman m'avait trahie. J'ai fermé plein de tiroirs dans mon cœur. Et j'ai perdu les clés. On guérit d'une blessure physique, mais pas d'un uppercut à l'âme."
 
C'est le père de Katoucha qui l'aurait demandé, conformément à la tradition. Il était pourtant cultivé, historien et archéologue, recteur à l'université à ce moment-là, mais rien n'y fit, la tradition était plus forte. "On dirait qu'on m'arrache les jambes, le ventre, la douleur monte au cou, à la tête, je hurle je saigne, mon corps se tord dans tous les sens Après, j'ai eu une hémorragie, chaque pansement qui suivit fut un calvaire." explique-t-elle dans son livre. Il n'y eut aucune anesthésie.
 
Pourtant elle estime avoir été chanceuse. Sa mère s'est arrangée pour qu'elle ne subisse pas l'excision comme tant d'autres filles, avec le même couteau, sans précaution sanitaire malgré les risques d'hémorragie. Il ne serait pas rare que des jeunes filles meurent des suites de cette acte. Mais en Afrique, on en parle pas, le sujet est tabou, ce serait une affaire de femme... C'est pourquoi Katoucha allait visiter des villages africains, tentant de convaincre des exciseuses de renoncer à cette pratique ancestrale, avec succès bien souvent, les exciseuses se faisant alors éducatrices.
 
Les arguments en faveur de l'excision existent, parfois ils sont effarants. Le premier d'entre eux est que les jeunes femmes excisées ne courent pas les hommes, puisque privée de clitoris, elles ne trouvent le même plaisir, argument faux néanmoins, puisque des femmes excisées connaissent des aventures. Le plaisir masculin en serait aussi accru. Le reste est confondant dans certaines sociétés. Le clitoris grandirait jusqu'à dépasser la taille du pénis de l'homme, un sexe féminin non excisé pourrait avaler le sexe masculin, le bébé pourrait mourir à la naissance en touchant le clitoris ou encore, plus étonnant, c'est Dieu qui demanderait l'excision, en vertu d'un Haddith dont l'authenticité est toutefois contestée : "La circoncision est une sunna pour les hommes et l'excision est un honneur pour les femmes". Mais si l'excision est plus fréquente  en islam, elle n'en touche pas moins aussi les autres religions, la coutume étant ancestrale, et antérieure aux nouvelles croyances. En France aussi, l'excision se perpétue, notamment chez les personnes originaires d'Afrique, parfois à travers une retour au pays de quelques jours.
 
130 millions de jeunes filles seraient excisées dans le monde "Ces pratiques sont en cours surtout en Afrique (dans 28 pays), mais aussi en Egypte, en Asie (Malaisie, Indonésie, Inde), et au Moyen Orient (Yémen, Arabie Saoudite, Emirat d'Oman)" (source). Ce chiffre correspond à une excision toutes les quatre minutes et il s'agit bien d'une affaire d'éducation. Parfois les maris, constatant que leur femme n'est pas excisée, le demande. Comme le disait Katoucha, il s'agit d'une "mise aux normes".
 
katoucha avait créé une association pour lutter contre l'excision, du nom de KPLCE  . L'association, réunit des fonds avec pour objectif de reconstruire affectivement et physiquement les femmes atteintes, et de donner une tribune médiatique aux associations investies contre cette pratique.
 
L'excision peut aussi être plus large, plus de renseignement sur Wikipédia  , voir aussi un entretien avec Katucha.



samedi 01 mars 2008, a 21:52
Nicolas SARKOZY, vu par les PSYCHOLOGUES!!

Ce n'est pas la première fois que je reprends ici un texte, toujours avec l'accord de l'auteur. Ici un texte de Sophy qui écrit sur come4news et dont les textes sont toujours bien tournés. Sophy n'a pas fait pas que ça pour autant, elle a été professeur, est responsable d'association, mère, et si elle est en retraite depuis peu, cela ne l'empêche pas de s'intéresser à tout, comme elle le prouve régulièrement par ses écrits sur le site, site qui au-delà d'être une plateforme de journalisme "citoyen", est aussi l'occasion de rencontrer d'autres personnalités.
 
Je ne sais trop quoi penser de cette information, mis à part son intérêt concernant la façon qu'ont les psychologues de voir notre président : il est vrai que ces décisions parfois hâtives ont de quoi surprendre! Définitives ou non, ces analyses de sa personnalités sont tout à fait dignes d'intérêt.

 

nicolas_sarkozy_main_levef5dd09ad03d697af47b1838c2105510a.jpgA la suite de son fameux "casse toi, pauvre con", qui a alimenté la Presse pendant une semaine, des Spécialistes en Psychologie  se sont penchés sur le "cas' de  Nicolas Sarkozy pour mieux "Analyser" son comportement Politique.

Je ne sais pas ce que vous penserez de ce constat rapporté par A. Sirois,personnellement je le trouve tout à fait plausible!

NICHOLAS SARKOZY SERAIT-IL MALADE ?

Si celui-ci ne souffre pas d'un cancer de la Prostate, comme F. Mitterand, sa maladie touche un organe vital : "L'Hypertrophie incurable de son EGO"

Selon Pascal de Sutter, professeur de psychologie politique à l'université de Louvain en Belgique, le Président ne souffre pas d'une maladie mentale, puisqu'il se montre capable d'assumer ses tâches (l'avenir nous le dira!). Ce qui pourrait expliquer une partie de ses frasques c'est qu'il est "atteint" d'un NARCICISME compensatoire!!!

"C'est quelqu'un, qui est fondamentalement Complexé et qui esaie de montrer au Monde entier qu'il est meilleur que les autres.

"C'est comme s'il voulait prouver à la Planète entière qu'il est quelqu'un  d'exceptionnel, d'intelligent, de courageux, d'intéressant" En bref si j'ai bien compris : "c'est moi le plus beau, c'est moi le plus fort!!! ".......

Cet expert Belge auteur du livre " Ces Fous qui nous Gouvernent" avait déjà dressé le profil de N. Sarkozy, un an, avant les élections Présidentielles de Mai 2007

Aujourd'hui il n'est pas surpris de voir le Chef de l'Etat s'emporter et débiter des insultes. au contraire il est plutôt surpris que les Français s'en étonnent, neuf mois après son arrivée à l'Elysée.

Toujours  selon Pascal de Sutter : " son coté bagarreur, son tempérament  ne change pas quelles que soient les circonstances"

Le Narcissisme de N. sarkozy  n'est pas sans lien avec son enfance  " Physiquement ce n'était pas facile pour lui : il était plus petit que les autres et un peu "gros"!!, de plus il n'a pas eu une enfance heureuse, sans compter que la famille du Président était " la pauvre" d'un quartier riche de PARIS."

Un autre Psychologue Américain a analysé les propos de M.. De Sutter et pense lui aussi que N. Sarkozy est un "leader" narcissique et agressif!

Les leaders de ce type "apparaissent calmes et confiants, ou optimistes et gais, sauf  lorsque leur confiance narcissique est ébranlée,  leurs plans contrariés, là on voit monter une brève bouffée de "Rage"

Ce psychologue nous dit aussi que le comportement du Président Français, est exactement le même que celui d'Hillary Clinton, avec une exception majeure, N.S. est un extraverti comme l'est Georges W. Bush!

Je ne sais pas si ces deux comparaisons sont flatteuses pour notre Président, j'en doute.......

Mais souvenons nous, que seule une partie du comportement peut-être expliqué par l'étude de la personnalité.

Juste un petit rappel  : mais qui était donc Narcisse : personnage légendaire célèbre par sa beauté, il devint amoureux de son propre reflet dans l'eau et ne pouvant le saisir, mourut de langueur, les Dieux le changèrent en fleur......

Quitte à me répéter je trouve ces deux analyses conformes au comportemnt de Notre président depuis son accession au "Pouvoir".

mais n'oublions pas que cette maladie n'est pas INCURABLE, alors tous les espoirs nous sont permis !

Lecteurs de C4N, de toutes tendances ,votre  commentaire éclairé sera le bienvenu!!

 

Le lien vers l'article : http://www.come4news.com/index.php?option=com_content&task=view&id=13101

 

Le lien vers la fiche de présentation de Sophy, avec tous ses articles recensés : http://www.come4news.com/mon-profil-1195399366/1195399366/userprofile-2.html

 

 

samedi 01 mars 2008, a 19:46
Handicap et sport extrême

On a coutume de ne parler des handicapés que pour les problèmes qu'ils rencontrent, avec un rien de commisération dans nos journaux télévisés. Et il faut bien l'admettre, le handicap au jour le jour présente de nombreuses difficultés à surmonter. Traverser la rue, trouver un travail, avoir accès à des bâtiments non équipés pour recevoir un fauteuil roulant, se diriger malgré la cécité, etc, etc, autant de difficultés que les valides ignorent et que la presse reprend parfois, sur un ton un peu alarmiste.
 
Toutes ces difficultés sont une réalité, mais ce faisant, on oublie trop souvent de souligner que les handicapés ont aussi des aspirations et ne se considèrent pas forcément comme des sucres d'orge. Une fois les difficultés surmontées, ils sont capable de donner le meilleur d'eux-même et de prendre des risques que des gens valides ne prendraient pas toujours. On parle peu des activités sportives  pratiquées par des non-valides et personne ne retransmet les jeux olympiques qui leur sont réservés.
 
C'est dommage, car ces jeux ont peut-être plus d'intérêt encore, car ils sont dénués de tout ce qui salit le sport en général, tel que le dopage, l'argent à profusion que déroulent les "sponsors" (sponsor est le mot consacré à présent, le terme de mécène tombe malheureusement dans l'oubli! Il est vrai qu'un mécène est généralement désintéressé...), et les sportifs qui demandent des sommes folles pour les réclames des différentes marques.
 
Mais faire du sport lorsqu'on est handicapé, n'est-ce pas retrouver le véritable intérêt du sport? Ne se dépasse-t-on pas plus encore en surmontant auparavant des difficultés plus grandes et dans une optique plus sincère? Il existe des sports pour de nombreux handicaps et c'est aussi donner une excellente leçon  aux personnes valides, parfois trop enclines à se plaindre dans leur vie de chaque jour.
 
Ne nous imaginons pas non plus que les sports "extrêmes" ne sont pas pratiqués par des invalides. Ainsi avec un fauteuil roulant, le parapente  n'est pas une impossibilité, pas plus que d'autres sports à frisson  et ce n'est pas le désespoir qui pousse des handicapés à les pratiquer, bien au contraire...!
 
Pourquoi cette petite présentation? Parce que j'ai une grande admiration pour ces personnes qui se prennent en main malgré les difficultés, et que j'ai découvert une vidéo épatante, très loin du cliché habituel sur les "invalides". Car si l'on se soucie des aménagements, il serait peut-être temps qu'enfin leur soit attribuée la place qui leur revient dans la presse sportive, d'autant que le sport, s'il est un bienfait pour tous, apporte certainement un surplus de fierté à celui qui le pratique avec un handicap.
 
Le lecteur m'excusera d'avoir été aussi long... Voici donc une vidéo avec des personnes en fauteuil roulant, pratiquant un sport dit "extrême". Des personnes qui n'ont pas peur de se faire mal...!



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