C'est toujours un plaisir de vous lire et je me félicite de ce que preniez parfois un peu de temps pour déposer un commentaire sous un de mes modestes articles.
Cependant je censure régulièrement des messages tels que "j'adore ton blog, viens visiter le mien" ou encore "j'ai cliqué sur tes pubs, ne me fais pas de blagues, viens cliquer sur les miennes" ou encore "visite appréciée, chez moi aussi il y a ceci..." ou bien "je trouve ton blog trop génial tu peux me mettre dans tes blogs préférés?..." avec à leur suite une adresse de blog.
Je dois dire que j'aime qu'on me flatte, mais ce qui me laisse un peu perplexe, c'est qu'aucun de ces admirateurs patentés ne prenne la peine de déposer un commentaire en rapport avec le sujet sur lequel j'écris, pas même un tout petit commencement... Me lisent-ils vraiment? Je ne censure pourtant pas les commentaires même lorsqu'ils sont critiques, toute flatterie s'avère donc inutile : je suis incorruptible. Il ne m'échappe d'ailleurs pas que certains messages ne sont que des copier-collés, qu'on retrouve quelques mois plus tard sous un autre article : déposés sur le même blog, cela fait un peu tâche...
Je comprends bien sûr la démarche, il s'agit de recevoir un peu de visite, parfois quelques clics en retour, notamment sur les pubs, c'est entendu, nous sommes bien d'accord : tenir un blog prend du temps, parfois beaucoup de temps, s'il peut rapporter un petit peu (entre nous à l'heure d'écriture, cela ne représente presque rien!), c'est d'autant mieux. Mais personnellement, je préfère me concentrer sur ce que j'écris plutôt que sur le nombre de clics sur les pubs, sans pour autant cracher dans la soupe... Si elles sont cliquées, tant mieux, si elles ne le sont pas, tant pis. Je n'ai pas le temps, sinon j'arrête d'écrire et je ne fais plus rien à côté.
De manière générale, je censure déjà les camarades qui ne me laissent des messages que pour noter l'adresse de leur blog et y renvoyer, sauf si le commentaire a un rapport avec ce que j'écris, et je censure impitoyablement les commentaires qu'on ne dépose que pour faire de la pub pour produits amaigrissants ou pour des recettes miracles de guérison, pour ce genre de produit, il y a d'autres supports que mon blog.
C'est pourquoi je vous invite à déposer vos commentaires avec adresse des blogs sous ce post, je les laisserais passer. Mettez bien vos adresses en entier, c'est promis, j'irais toutes les consulter sans garantir pour autant que je laisserai un message. Si vous souhaitez laisser un commentaire sous un article, et qu'il a un rapport avec, n'oubliez pas non plus de laisser votre adresse entier, c'est bien normal.
Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix Et quand il croit serrer son bonheur il le broie Sa vie est un étrange et douloureux divorce
Il n'y a pas d'amour heureux
Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes Qu'on avait habillés pour un autre destin A quoi peut leur servir de se lever matin Eux qu'on retrouve au soir désoeuvrés incertains Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes
Il n'y a pas d'amour heureux
Mon bel amour mon cher amour ma déchirure Je te porte dans moi comme un oiseau blessé Et ceux-là sans savoir nous regardent passer Répétant après moi les mots que j'ai tressés Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
Il n'y a pas d'amour heureux
Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare
Il n'y a pas d'amour heureux
Il n'y a pas d'amour qui ne soit à douleur Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri Et pas plus que de toi l'amour de la patrie Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs
Après les diverses manifestations de sympathie à la cause Tibétaine dans le monde, à l'occasion du parcours de la flamme olympique, mais aussi suite aux réclamations des politiciens occidentaux, le Dalaï Lama devrait être reçu par les autorités chinoises. De Georges Bush à Nicolas Sarkozy en passant par d'autres gouvernements occidentaux, le monde démocratique s'en est félicité. Cela n'a pourtant été exprimé que sous la forme d'une vague promesse et la Chine répète dans son message que "La politique du gouvernement central à l'égard du dalaï-lama a toujours été de laisser ouverte la porte du dialogue", ce qui reste bien peu crédible, mais constitue une porte de sortie honorable pour tous après les incidents qui ont émaillé le parcours de la flamme olympique. Mais malgré cela le Tibet serait tout simplement l'arbre qui cache la forêt de la situation réelle des provinces chinoises, à faire un peu le tour des informations disponibles sur internet.
Et c'est bien ce que dit l'agence de presse asia news, en rappelant que la police a tiré le vingt avril sur 100 agriculteurs qui défendaient leur terre, que voulait s'approprier une compagnie minière pour en exploiter le tungstène. Au bilan, un paysan a été tué, cinq sérieusement blessés, des dizaines ont été arrêtés tandis qu'une vingtaine ont été battus. Ce n'était pas au Tibet, mais dans le Yunnan. Entre le 9 et le 13 avril, la police charge 6000 habitants, non pas au tibet, mais dans la province de Hainan. 7000 hectares de leur terre devaient être confisqués, pour y construire des terrains de golf. Au bilan, 300 paysans ont été blessés et les journalistes ont été écartés de ces évènements. Les appropriations abusives concerneraient au moins 100000 hectares depuis 2006. Le site e-deo traduit l'article de asia news : « Selon certains militants des droits de l'homme, la campagne lancée par la Chine contre le Tibet et le Dalaï Lama est aussi utilisée pour cacher toutes ces violations se produisant à travers le pays et contre la population chinoise elle-même. »
Il n'y a pas que les expropriations. D'autres provinces sont maltraités, notamment le Xinjiang, situé au nord du tibet, pays à majorité musulmane. Le site Wikipédia relate la"politique de discrimination" du gouvernement, on évoque aussi une forme de "terreur". 200000 personnes y seraient mortes des suites des essais nucléaires dans le pays et la population est contenu dans les emplois subalternes. Amnesty international évoque la répression contre ce que le gouvernement appelle "les séparatistes, les terroristes et les religieux extrémistes" . Le gouvernement Chinois ne tolère d'ailleurs pas d'autre autorité que la sienne et le fait savoir. Les catholiques chinois sont divisés en églilse officielle et en église... clandestine. Le Vatican y est assez mal vu, même si un rapprochement s'est opéré il y a peu pour permettre à l'église clandestine et réprimée de sortir de l'ombre. Des catholiques clandestins seraient même parfois torturés, toujours selon Amnesty international. Le PCC ne reconnait aucun culte, pas plus les catholiques que les musulmans ou les bouddhistes.
Tout le monde se souvient également bien sûr des images de la place Tien' anmen (ou pour dire comme le gouvernement des « Troubles politiques du printemps et de l'été 1989 » (春夏之交的政治風波) et de cet étudiant courageux qui s'était exposé devant un char, seul, terriblement chétif devant le véhicule de guerre. L'armée avait chargé la foule et réprimé l'émeute étudiante. La croix rouge chinoise et des sources occidentales avaient suggéré, pour la seule ville de Pékin, 2600 à 3000 morts, le gouvernement 300. Pour les provinces chinoises qui s'étaient également soulevées, il n'existe aucun chiffre. L'étudiant aurait été emprisonné par la suite, et l'on imagine ce qu'il a dû subir. En réalité l'on ne sait pas vraiment ce qu'il est devenu ensuite. A cette occasion le gouvernement de Pékin avait pu montrer qu'il contrôlait fort bien la presse, et les images qui nous sont parvenus de l'évènement ne le doivent qu'à des journalistes courageux qui ont pris mille risques pour faire passer leurs images. C'était en 1989, cela a-t-il changé?
Wei Jingsheng est un illustre inconnu, au moins de la foule. C'est un militant chinois pour les droits de l'Homme. Il avait remis une pétition au siège du CIO à Lausanne en décembre 2007, contre la tenue des jeux olympiques en Chine, évoquant la corruption au sein du comité. A tort, à raison? La preuve n'est pas accessible sur internet de la véracité de ses dires. Il affirme aussi que "L'autre raison du déséquilibre commercial massif réside dans le fait que les ouvriers chinois n'ont pas le droit de se défendre pour obtenir des salaires justes, ni pour la protection de leurs droits. Les droits de l'Homme en Chine ont beaucoup à voir avec les profits économiques européens. " Il faut lire le papier de Wei Jingsheng qui met bien en valeur l'ambiguïté du rapport de l'occident avec la Chine, il y évoque aussi les relations de la France avec le gouvernement chinois.
Mais maintenant que les JO ont été attribués à la chine, il reste l'espoir qu'en s'ouvrant au monde à cette occasion, la Chine n'évolue dans le sens que tout un chacun souhaite. La ministère des affaires étrangères français s'exprime sur internet : "La situation des droits de l'homme en Chine est contrastée. La société civile a acquis une autonomie croissante dans le domaine de la sphère privée. Le développement de l'économie privée, l'accès à internet, l'ouverture aux voyages internationaux et aux études à l'étranger, la libéralisation des mœurs ont ouvert de réels espaces de liberté. Marquant leur volonté d'accompagner ces évolutions, les autorités ont facilité en 2003 les procédures de mariage ou l'obtention d'un passeport. De nombreuses ONG chinoises ont été autorisées, particulièrement dans les domaines sociaux (protection de l'environnement, aide aux personnes démunies, aux malades du SIDA, aux migrants, etc.). Toutefois, leur action est très étroitement surveillée et leurs éventuelles critiques ne doivent en aucun cas être dirigées contre le régime ou ses orientations fondamentales. " Tout cela parait réaliste mais ne saurait faire oublier ce qui est relaté ci-dessus. Le texte ajoute que "Des progrès restent également à faire dans les domaines de la liberté d'expression et de conscience, dans le respect des droits des minorités (au Tibet et au Xinjiang notamment). Les poursuites continuent à l'encontre de militants syndicaux, de défenseurs de l'identité tibétaine ou ouïgoure, ou de cyber-dissidents, qui franchissent les « lignes jaunes » du régime".
Et le Tibet? Inutile de redire ici tout ce qui se passe au Tibet. Comme chacun le sait la situation est tendue, elle l'est d'autant plus que les tibétains semblent vouloir attirer l'attention sur la situation que connait leur région. Des moines ont été battus et même abattus par balle, c'est le porte-parole du Dalaï Lama qui le dit, Matthieu Ricard, dans un article paru dans le figaro. Il n'y a pas lieu de douter de ce qu'il dit, il suffit d'avoir lu ce qui se trouve au-dessus. Ici le les jeux Olympiques sont déclencheurs à la fois du soulèvements, mais aussi de la répression en retour.
C'est toutefois une excellente chose que dans le monde de nombreuses personnes soient soucieuses du Tibet. Ce qui est malheureux en revanche, c'est d'oublier que le Tibet n'est pas la seule province à subir le gouvernement Chinois et que les répressions commises dans le pays du Dalaï Lama semblent bien être pratiquées dans tout le pays. Cet intérêt semble provenir plus particulièrement de l'image sereine et souriante que renvoie le Dalaï Lama, qui constitue une excellente vitrine avec son éternel sourire et ses petites lunettes, mais qui reste en même temps qu'un chef religieux, le chef politique d'une province.
Ce texte serait incomplet sans rappeler que selon Jean-Pierre Raffarin, "La Chine est le banquier du monde. Les Chinois financent le déficit américain. La Chine a quitté la route de la dictature". On s'amusera aussi de ses discours autour de son blog .
Après les diverses manifestations de sympathie à la cause Tibétaine dans le monde, à l'occasion du parcours de la flamme olympique, mais aussi suite aux réclamations des politiciens occidentaux, le Dalaï Lama devrait être reçu par les autorités chinoises. De Georges Bush à Nicolas Sarkozy en passant par d'autres gouvernements occidentaux, le monde démocratique s'en est félicité. Cela n'a pourtant été exprimé que sous la forme d'une vague promesse et la Chine répète dans son message que "La politique du gouvernement central à l'égard du dalaï-lama a toujours été de laisser ouverte la porte du dialogue", ce qui reste bien peu crédible, mais constitue une porte de sortie honorable pour tous après les incidents qui ont émaillé le parcours de la flamme olympique. Mais malgré cela le Tibet serait tout simplement l'arbre qui cache la forêt de la situation réelle des provinces chinoises, à faire un peu le tour des informations disponibles sur internet.
Et c'est bien ce que dit l'agence de presse asia news, en rappelant que la police a tiré le vingt avril sur 100 agriculteurs qui défendaient leur terre, que voulait s'approprier une compagnie minière pour en exploiter le tungstène. Au bilan, un paysan a été tué, cinq sérieusement blessés, des dizaines ont été arrêtés tandis qu'une vingtaine ont été battus. Ce n'était pas au Tibet, mais dans le Yunnan. Entre le 9 et le 13 avril, la police charge 6000 habitants, non pas au tibet, mais dans la province de Hainan. 7000 hectares de leur terre devaient être confisqués, pour y construire des terrains de golf. Au bilan, 300 paysans ont été blessés et les journalistes ont été écartés de ces évènements. Les appropriations abusives concerneraient au moins 100000 hectares depuis 2006. Le site e-deo traduit l'article de asia news : « Selon certains militants des droits de l'homme, la campagne lancée par la Chine contre le Tibet et le Dalaï Lama est aussi utilisée pour cacher toutes ces violations se produisant à travers le pays et contre la population chinoise elle-même. »
Il n'y a pas que les expropriations. D'autres provinces sont maltraités, notamment le Xinjiang, situé au nord du tibet, pays à majorité musulmane. Le site Wikipédia relate la"politique de discrimination" du gouvernement, on évoque aussi une forme de "terreur". 200000 personnes y seraient mortes des suites des essais nucléaires dans le pays et la population est contenu dans les emplois subalternes. Amnesty international évoque la répression contre ce que le gouvernement appelle "les séparatistes, les terroristes et les religieux extrémistes" . Le gouvernement Chinois ne tolère d'ailleurs pas d'autre autorité que la sienne et le fait savoir. Les catholiques chinois sont divisés en églilse officielle et en église... clandestine. Le Vatican y est assez mal vu, même si un rapprochement s'est opéré il y a peu pour permettre à l'église clandestine et réprimée de sortir de l'ombre. Des catholiques clandestins seraient même parfois torturés, toujours selon Amnesty international. Le PCC ne reconnait aucun culte, pas plus les catholiques que les musulmans ou les bouddhistes.
Tout le monde se souvient également bien sûr des images de la place Tien' anmen (ou pour dire comme le gouvernement des « Troubles politiques du printemps et de l'été 1989 » (春夏之交的政治風波) et de cet étudiant courageux qui s'était exposé devant un char, seul, terriblement chétif devant le véhicule de guerre. L'armée avait chargé la foule et réprimé l'émeute étudiante. La croix rouge chinoise et des sources occidentales avaient suggéré, pour la seule ville de Pékin, 2600 à 3000 morts, le gouvernement 300. Pour les provinces chinoises qui s'étaient également soulevées, il n'existe aucun chiffre. L'étudiant aurait été emprisonné par la suite, et l'on imagine ce qu'il a dû subir. En réalité l'on ne sait pas vraiment ce qu'il est devenu ensuite. A cette occasion le gouvernement de Pékin avait pu montrer qu'il contrôlait fort bien la presse, et les images qui nous sont parvenus de l'évènement ne le doivent qu'à des journalistes courageux qui ont pris mille risques pour faire passer leurs images. C'était en 1989, cela a-t-il changé?
Wei Jingsheng est un illustre inconnu, au moins de la foule. C'est un militant chinois pour les droits de l'Homme. Il avait remis une pétition au siège du CIO à Lausanne en décembre 2007, contre la tenue des jeux olympiques en Chine, évoquant la corruption au sein du comité. A tort, à raison? La preuve n'est pas accessible sur internet de la véracité de ses dires. Il affirme aussi que "L'autre raison du déséquilibre commercial massif réside dans le fait que les ouvriers chinois n'ont pas le droit de se défendre pour obtenir des salaires justes, ni pour la protection de leurs droits. Les droits de l'Homme en Chine ont beaucoup à voir avec les profits économiques européens. " Il faut lire le papier de Wei Jingsheng qui met bien en valeur l'ambiguïté du rapport de l'occident avec la Chine, il y évoque aussi les relations de la France avec le gouvernement chinois.
Mais maintenant que les JO ont été attribués à la chine, il reste l'espoir qu'en s'ouvrant au monde à cette occasion, la Chine n'évolue dans le sens que tout un chacun souhaite. La ministère des affaires étrangères français s'exprime sur internet : "La situation des droits de l'homme en Chine est contrastée. La société civile a acquis une autonomie croissante dans le domaine de la sphère privée. Le développement de l'économie privée, l'accès à internet, l'ouverture aux voyages internationaux et aux études à l'étranger, la libéralisation des mœurs ont ouvert de réels espaces de liberté. Marquant leur volonté d'accompagner ces évolutions, les autorités ont facilité en 2003 les procédures de mariage ou l'obtention d'un passeport. De nombreuses ONG chinoises ont été autorisées, particulièrement dans les domaines sociaux (protection de l'environnement, aide aux personnes démunies, aux malades du SIDA, aux migrants, etc.). Toutefois, leur action est très étroitement surveillée et leurs éventuelles critiques ne doivent en aucun cas être dirigées contre le régime ou ses orientations fondamentales. " Tout cela parait réaliste mais ne saurait faire oublier ce qui est relaté ci-dessus. Le texte ajoute que "Des progrès restent également à faire dans les domaines de la liberté d'expression et de conscience, dans le respect des droits des minorités (au Tibet et au Xinjiang notamment). Les poursuites continuent à l'encontre de militants syndicaux, de défenseurs de l'identité tibétaine ou ouïgoure, ou de cyber-dissidents, qui franchissent les « lignes jaunes » du régime".
Et le Tibet? Inutile de redire ici tout ce qui se passe au Tibet. Comme chacun le sait la situation est tendue, elle l'est d'autant plus que les tibétains semblent vouloir attirer l'attention sur la situation que connait leur région. Des moines ont été battus et même abattus par balle, c'est le porte-parole du Dalaï Lama qui le dit, Matthieu Ricard, dans un article paru dans le figaro. Il n'y a pas lieu de douter de ce qu'il dit, il suffit d'avoir lu ce qui se trouve au-dessus. Ici le les jeux Olympiques sont déclencheurs à la fois du soulèvements, mais aussi de la répression en retour.
C'est toutefois une excellente chose que dans le monde de nombreuses personnes soient soucieuses du Tibet. Ce qui est malheureux en revanche, c'est d'oublier que le Tibet n'est pas la seule province à subir le gouvernement Chinois et que les répressions commises dans le pays du Dalaï Lama semblent bien être pratiquées dans tout le pays. Cet intérêt semble provenir plus particulièrement de l'image sereine et souriante que renvoie le Dalaï Lama, qui constitue une excellente vitrine avec son éternel sourire et ses petites lunettes, mais qui reste en même temps qu'un chef religieux, le chef politique d'une province.
Ce texte serait incomplet sans rappeler que selon Jean-Pierre Raffarin, "La Chine est le banquier du monde. Les Chinois financent le déficit américain. La Chine a quitté la route de la dictature". On s'amusera aussi de ses discours autour de son blog .
L'entretien qu'à donné le président de la République ce jeudi soir sur les chaînes de télévision française était plutôt attendu : après de très mauvais résultats dans les sondages y compris pour le bilan de sa première année à la tête de l'Etat, il devait convaincre, notamment autour du pouvoir d'achat, mais aussi sur la communication de l'Elysée ainsi que sur les réformes prévues.
L'exercice relevait naturellement plus de la communication que du véritable bilan et a bien confirmé le nouveau style que souhaite se donner le chef de l'Etat : de l'humilité, de la sobriété, loin de l'arrogance supposée des premiers mois. A huit reprises, le président admettra avoir pu faire des erreurs. L'échec des municipales pour la droite et les mauvais sondage, qui confirmaient le mécontentement des français sur le style du président, en rapport avec sa fonction présidentielle, après son voyage en yacht ou le mariage un peu pipeule du président, juste après son divorce, y sont sans doute pour quelque chose. De fait il semblerait même que le ton de la voix ait été travaillé.
A une question sur les immigrés clandestins, le chef de l'Etat répond qu'il n'est pas roi et qu'il n'a pas à faire les lois seuls, ce qui est bien vu. De fait il s'agit peut-être également de ne pas trop décevoir la branche la plus à droite de son électorat de départ aux présidentielles, qui se serait déjà très largement évaporée. On ne peut que se féliciter également d'une petite mise au point : dans l'embauche des immigrés clandestins, des patrons profitent au passage d'une main d'oeuvre bon marché, sans toujours s'acquitter des impôts habituels sur leurs salariés sans papiers, allant jusqu'à prétendre ignorer la situation de leur état civil.
Sur les questions économiques, le président laisse tout de même le spectateur un peu perplexe. Il n'y est pour rien, le prix du pétrole, la conjoncture économique, l'Etat qu'il faudrait dégraisser, etc, etc. Le discours est à peu près le même que celui du candidat Sarkozy, mais un peu moins volontaire. Il n'est plus question d'aller chercher soi-même la croissance, la France est aussi dépendante de la situation internationale. C'est un aveu d'impuissance, la promesse en plus de préparer le terrain pour son retour, en dégraissant le mammouth pour commencer : un retour à la réalité en somme.
C'est d'ailleurs sur ce sujet que le président a fait la seule déclaration vraiment concrète de son discours : financer le revenu de solidarité active en y consacrant les sommes allouées à la prime pour l'emploi, ce qui revient à déshabiller Paul pour habiller Jacques, les primes pour l'emploi étant habituellement réservées aux personnes les plus démunis, lesquelles ont parfois un emploi régulier. Le président reviendra certainement sur la chose ou sur le terme, ainsi qu'il en donné l'habitude pour d'autres réformes annoncées, d'autant que cette annonce-ci est tout à fait maladroite. Enlever des avantages aux tout petits contribuables après en avoir donné aux plus gros mécontentera forcément une bonne partie de l'opinion.
Le président a aussi plaidé pour remettre la France au travail, une évidence qui s'impose, mais qui s'oppose à une autre évidence : pour travailler il faut de l'emploi et le plein emploi n'est pas pour aujourd'hui. Un discours sur l'éducation nationale cohérent : inutile de rajouter toujours des fonds et du personnel pour des résultats improbables.
A travers cette fermeté sur différents sujets, le président retrouve un peu du ton du candidat qu'il fut il y a un an, mais il n'apporte rien de réellement nouveau. Il faudra pour convaincre joindre le geste à la parole.
Les Français étaient certainement prêts à supporter beaucoup en appelant Nicolas Sarkozy à la présidence, mais le sont-ils encore? Il faudra pourtant que tôt ou tard des décisions énergiques soient prises, sans quoi la situation française n'évoluera pas. Comme chacun le sait, ces décisions seront impopulaires mais s'imposeront d'elles-mêmes si personne ne prend le taureau par les cornes.
Yvan Rioufol, qui soutient l'esprit de réforme de Nicolas Sarkozy se posait déjà la question il y a peu sur son blog : Nicolas Sarkozy est-il de droite? Même un Sarkozyste convaincu ne saurait nier certaines évidences, l'on évoque donc dans le dernier bloc-note, "l'embrouillamini des projets", mais aussi le nouveau traité européen pour lequel on passera au-dessus des français, ou encore la décision de faire " supprimer l'obligation d'un référendum pour ratifier l'adhésion d'un nouveau pays à l'Union européenne". Tout cela est bien symptomatique de la déception que suscite le président, y compris auprès de ses plus chauds partisans. Et pourtant Yvan Rioufol ne voit pas d'autres alternatives que Sarkozy pour faire évoluer le pays
C'est une direction claire qui est attendue et le respect des promesses du candidat. Ajoutons une chose : le président m'a tant fait penser au candidat, qu'un instant il m'a semblé que ses yeux étaient redevenus bleus, comme à l'époque...
Il était suspendu à 1000 ballons gonflés à l'hélium avec pour objectif de battre le record du plus grand nombre d'heure de vol suspendu dans le ciel de cette manière, dans le but de financer un Sanctuaire du Routier, non loin de la ville de Paranaga. Mais le père Adelir Antonio de Carli a été entraîné vers l'océan et reste introuvable depuis.
Parti dimanche après-midi de la ville de Paranaga au Brésil, il devait atterrir 750 km plus loin à l'intérieur des terres, avec pour destination la ville de Dourados mais les vents contraire l'ont dérouté vers la mer, Paranage étant une ville portuaire. Il n'était pas parti imprudemment et était muni d'un casque, d'une combinaison d'aérostier, d'une chaise flottante ainsi que d'un GPS mais aussi d'un téléphone satellite. Il serait monté jusqu'à 6000 mètres.
Il a été porté disparu huit heures après son départ, lorsqu'il a perdu contact avec les autorités portuaires. Il avait fait état de difficultés juste avant de disparaître et avait appelé à l'aide. Des morceaux de ballons ont été retrouvés au large, non loin de l'endroit du dernier appel du prêtre, à 50 km des côtes. Les secours sont à sa recherche avec tous les moyens qui s'imposent, hélicoptères, avions et bateaux, mais les espoirs de le retrouver vivant diminuent au fil des heures.
Le prêtre n'en est pas à sa première expérience, c'est un parachutiste expérimenté et il avait déjà effectué un vol avec 500 ballons, atteignant 5000 mètres de haut et effectuant une distance de 110 km, mais malheureusement toute son expérience ne l'a pas prémuni des vents contraires. S'il est monté haut dans le ciel, espérons toutefois pour lui qu'il n'y soit pas encore et que les secours le retrouveront... Il transportait suffisamment d'eau et de nourriture pour cinq jours.
La France s'est sans conteste couverte à nouveau de ridicule sur la scène internationale en envoyant à la Chine un message d'excuse pour le traitement qui avait été infligé à la courageuse jeune chinoise Jin Jing, qui avait porté la flamme olympique à travers les rues de Paris, protégeant depuis son fauteuil roulant le flambeau olympique que tentaient de lui arracher des partisans du Tibet.
Cette jeune femme est tout simplement devenu un symbole en Chine, du mauvais traitement qui a été réservé à l'accueil de la flamme à Paris et y représente même un certain héroïsme. Les images chinoises ont-elles été truquées comme cela a été suggéré? Peut-être, mais cela ne change rien. C'est bien à une jeune femme handicapée que des manifestants ont voulu arracher la flamme, en se jetant quasiment sur elle.
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, qui avait dénoncé la repentance permanente de l'Etat avant son élection et qui conditionne toujours sa présence à la cérémonie d'ouverture des JO en réclamant une "reprise du dialogue entre les représentants du dalaï lama et les autorités chinoises", comme si cela nous regardait, comme si le reste du peuple chinois ne souffrait pas de son propre gouvernement, a fait remettre une lettre à la jeune femme par le président du sénat (rien que cela), Christian Poncelet, dans laquelle il exprime toutes ses excuses.
Que s'est-il passé depuis que la flamme traversait Paris? Des chinois ont manifesté, pas n'importe où : devant des supermarchés carrefours, tout un symbole! Une grande entreprise française, qui n'a pas été choisie au hasard, naturellement. Il va de soi qu'en Chine les manifestations sont bien souvent téléguidées, mais il est déjà arrivé que les autorités se laissent déborder. Les manifestants brandissaient des drapeaux tricolores affublés de la croix gammée sur lesquels on pouvait lire que Jeanne d'Arc est une prostituée et Napoléon un pervers, tout en réclamant l'indépendance de... la Corse!
Que répond Nicolas Sarkozy dans sa lettre à Jin Jing? "J'ai un profond respect envers vous et le peuple dont vous venez" dit-il, et Poncelet de le reprendre dans une conférence de presse, en Chine... Non seulement c'est une humiliation publique et volontaire, mais elle donne aussi entièrement raison au gouvernement chinois et lui permet de souder derrière lui le peuple chinois, qui pourtant ne l'aime certainement pas plus que cela. La Chine quant à elle ne s'excuse pas du comportement des manifestants de Chine, qui peuvent donc à loisir cracher sur les symboles français, affubler le drapeau des symboles nazi, taxer Jeanne d'Arc de "prostituée", Napoléon de pervers...
Plus qu'une stupidité, c'est une grosse erreur du président. On ne se range pas pour n'importe quel effet de mode derrière les bobos en mal de frisson, sur un coup de tête, pour un président cela ne fait pas sérieux. Les Français ne se souviendront qu'à peine du Tibet dont la plupart du temps ils ne connaissent rien d'autre que la frimousse souriante du Dalaï Lama, d'ici quelques mois. Le gouvernement chinois en sort grandi et la France s'est complètement décrédibilisée en tendant l'autre joue après sa leçon de morale sur le Tibet.
D'ailleurs à voir les efforts des CRS pour protéger la jeune femme, c'est la France qui aurait dû demander plusieurs médailles à la Chine. Sur la vidéo il est visible, que les services de police seraient parfaits dans une compétition, rapides à la course, bien formés pour les plaquages au sol, organisés... Ils méritent les félicitations du gouvernements chinois pour avoir protégé la flamme, gouvernement visiblement ingrat...
Il n'était pas à l'honneur des manifestants pro-tibet de se jeter ainsi sur la jeune Jin Jing, qui a eu le courage de garder le flambeau bien à côté d'elle, le serrant dans ses bras. Elle est handicapée et pratique déjà un sport à haut niveau, devant les manifestants fanatisés, elle n'a pas reculé, il faut lui reconnaître ce courage. Les tibétains peuvent et doivent dénoncer les actions au Tibet, mais cette façon de faire ne pourra que les desservir : il était évident que cette action servirait la Chine.
La vidéo qui suit provient de l'excellent site "Rue89" et a été reprise sous le titre "金晶被袭全过程 The French attack a handicapped person" , je laisse le soin de traduire aux lecteurs.
Cela fait bien longtemps que j'ai envie de mettre cette video en ligne, tout simplement parce qu'elle me fait hurler de rire à chaque fois que je la regarde. La première fois que je l'ai découverte, se trouvait en dessous une longue conversation sur l'homophobie. Le sketch de Fernandel était-il homophobe?
Il est vrai que sa chanson prète à rire des homosexuels notamment, mais il ne s'arrête pas là. Dans ses mimiques pointe aussi une moquerie des personnes qui en médisent sournoisement. Dès le début le décor est planté : "savez-vous ce qu'on dit de... "Zizi" ? On dit qu'il en est"... On ne peut ensuite qu'écouter le reste de la chanson, irrésistible.
C'est en 1968 qu'il l'a chanté, il y a seulement quarante ans, noir et blanc de mise. Dans la salle les spectateurs rient de bon coeur et personne ne semble outré. Il s'agit du palmarès de la chanson et c'est Guy Lux qui présente l'émission. Le ton très libre explique certainement la raison pour laquelle cette chanson est quasiment inconnue aujourd'hui.
Des réponses au film "Fitna" de Geert Wilders ont déjà été abondamment postées sur les sites de partage en ligne. L'une des plus complètes est sans conteste "Schism", du blogueur saoudien Raed Al-Saeed, qui reprend les mêmes recettes que le film du député néerlandais, en montrant des scènes de violence en cherchant à établir, comme dans "Fitna", un rapport avec les versets bibliques. Un sénateur pakistanais, Babar Awan, annonce également qu'un autre film "pro-Coran" verra bientôt le jour.
Mais les deux films seront particulièrement différents l'un de l'autre. Schism cherche à prouver qu'il est facile d'isoler certains versets d'un livre religieux pour faire croire à une violence intrinsèque de la religion visée. Mais se sont surtout des extraits de l'Ancien Testament qui sont pris en compte dans le film, cherchant la critique du christianisme.
S'y retrouvent le Ku Klux Klan, les massacres en Serbie envers des musulmans, les bavures de l'armée américaine ou encore les crucifixions volontaires de fidèles en Indonésie (c'est à l'occasion de Pâques, la crucifixion dure 10 minutes, une tradition locale qui n'a pas d'équivalent ailleurs), entre autres scènes. Le film se clôt sur un message affirmant que tout cela n'est que foutaises, à l'égal du film de Geert Wilders.
Le sénateur pakistanais entreprendra un film d'un tout autre ordre, "Ce film montrera comment le Coran voit le monde. Il montrera la conception de l'humanité du Coran. Il montrera combien est importante la vie humaine" a-t-il simplement expliqué. Le film, qui sera aussi une réponse à "Fitna", devrait sortir dans les salles au début du ramadan et sera en langue anglaise, en ourdou ou encore en arabe.
Ces initiatives musulmanes après le film de Geert Wilders, vont dans le bon sens et la riposte est proportionnée. Cependant les deux pays d'où vient l'initiative ne sont peut-être pas les meilleurs exemples en matière de démocratie et de tolérance. L'Arabie Saoudite notamment, ne tolère pas sur son sol d'autre expression religieuse que l'islam et le film de Raed Al-Saeed lui-même n'aura pas le droit d'y être diffusé.
Certains scènes du film "Schism" qui va suivre peuvent être un peu choquantes, pour les âmes sensibles.
Ce samedi, les images défilent sur l'écran, une chaîne de France télévision. Des manifestants de Chine se retrouvent devant des supermarchés carrefour, protestant contre le traitement médiatique en France autour des jeux olympiques de Pékin, encadrés puis dispersés par la police anti-émeute. Une voix "off" en donne le nombre, incertains tant la manipulation est grande dans l'empire du milieu. Puis l'on apprend qu'il en est de même à Paris : des chinois se sont réunis pour protester face au traitement médiatique, qui est fait au pays des droits de l'Homme, concernant la Chine et les JO.
Un homme, chinois, (il n'y a d'ailleurs que des chinois dans la manifestation), brandit un drapeau aux couleurs du pays d'accueil des jeux, et hurle dans un haut parleur que la Chine évoluera, seule, vers une nouvelle forme de démocratie, de ne pas la dénoncer ainsi, mais de lui laisser le temps. Le plan est rapidement coupé, mais c'est un aveux implicite de la mauvaise situation politique, à l'intérieur de l'empire du milieu. Puis les images défilent à nouveau, trop rapidement pour bien saisir ce qu'a été cette manifestation. La caméra s'arrête sur une jeune femme qui répond aux questions d'un journaliste, après plusieurs séquences très courtes, dans lesquelles on peut voir des manifestants brandir leurs drapeaux. Il lui demande en gros ce qu'elle pense des libertés en France. Elle répond du tac au tac, "il y en a trop". Ah bon, vous trouvez qu'il y a trop de liberté en France insiste le journaliste? "Mais oui" confirme-t-elle.
Retour sur le plateau du journal : une journaliste interroge une autre journaliste, chinoise celle-ci. Que pense-t-elle des manifestations? La chinoise explique que tout ce qui est montré en France est partial, que finalement la réalité est au-delà, qu'il ne faut pas se faire une idée si vite. La journaliste française attaque alors sous un autre angle, en lui demandant ce qu'elle pense de cette manifestante qui fustige le "trop" de liberté en France? Pour la journaliste chinoise, ce n'est qu'une réponse individuelle, mais on ne lui laisse pas trop le temps de répondre. Si elle avait joué un peu le jeu en dénonçant le gouvernement chinois, alors peut-être se serait-on attardé. Elle ne le fera pas.
En conséquence elle est accusée de ne pas avoir de liberté pour justement discuter, puisqu'elle est liée à la Chine. Elle réplique alors que dans son métier elle essaye tout simplement d'être objective, sans prendre de parti, qu'elle fait juste des reportages comme tout journaliste doit le faire, mais s'en est visiblement trop pour la journaliste française, qui l'expédie. Merci d'être venue! Mais fermons le ban... aurait-elle pu dire. Le spectateur doit comprendre après tout cela que la petite journaliste chinoise n'est pas une vraie journaliste, elle est chinoise, ce qui est lourd de conséquence. Elle ne peut pas être objective, mais comme dans le pays des droits de l'homme, les journalistes le sont, elle a été invitée quand même, mais vite fait... La journaliste chinoise, avant de partir, veut montrer un maillot aux couleurs des jeux de Pékin, mais encore une fois, le temps lui est compté et elle doit renoncer... La présentatrice passe à une autre information.
Il est évident que personne ne peut accepter certaines facettes de la politique du gouvernement chinois et notamment du parti communiste qui le domine. Mais ce n'est pas suffisant pour que nos journalistes français se comportent comme les journalistes chinois, dont la liberté est bridée. Mais plus personne n'ignore que l'on peut faire ce que l'on veut des images, par des séquences coupées et que dans une manifestation il y a toujours des illuminés, qu'il n'est pas difficile de trouver. Qui ne dit pas de bêtises d'ailleurs, au moins une fois dans sa vie?
Il est évident également qu'en Chine, les informations sont bridées, voire manipulées. Des journalistes ont été emprisonnés à l'occasion des JO, à l'initiative du gouvernement. Ils risquent parfois jusqu'à la peine de mort dans ce pays qui exécute plus que tout autre, faisant en sus payer la balle utilisée à la famille du fusillé. La politique de la Chine n'est pas particulièrement vertueuse non plus, dans son soutien à certains gouvernements, notamment en Afrique, mais cela ne saurait dissimuler que la France en a parfois fait autant. Tout cela doit naturellement être dénoncé mais ne justifie pas que nos journalistes français usent de tels procédés dans notre pays, sensé être libre.
Il s'agissait du journal de France 3, samedi soir vers 23h00.
La presse reprend depuis hier une information révélée par lepoint.fr, au conditionnel, disant que Patrick Binet, patron de TF1 international, se trouve depuis jeudi matin en garde à vue. Un cadavre aurait été retrouvé à son domicile et les journaux citent régulièrement une source policière.
Cette information ne peut que faire jaser. Ces journaux évoquent aussi une "partie fine", l'on apprend par la même occasion que l'homme aurait recruté deux autres hommes sur internet, pas forcément au conditionnel cette fois-ci, que la victime serait décédée d'une surdose de GHB, la "drogue du violeur" et qu'elle était chef du bureau du cabinet de Christine Albanel, mais aussi que "la piste criminel ne serait pas privilégiée"...
Une telle information ne peut qu'être lue et reprise par tous. Patrick Binet n'est pourtant pas si connu en dehors de son propre milieu et sa vie privée n'a aucune incidence sur celle d'autrui en général, quant à son travail, la presse nous apprend également que l'homme est compétent et reconnu. Nous ne savons pas s'il est personnellement responsable de la mort de la victime, tout ce que nous savons pour le moment, c'est que le corps a été retrouvé à son domicile et dans quelle circonstance elle serait décédée, mais tout provient toujours de cette fameuse source policière dont on ne sait rien.
Pour le lecteur donc, même si tout n'est que suggéré, nous apprenons par la même occasion l'homosexualité (présumée ?) de ce patron de TF1, grâce à cette fameuse source policière. Tout cela fait beaucoup pour un pays dans lequel la vie privée est sensée être protégée et où la présomption d'innocence devrait jouer. C'est toute la vie d'un homme qui défile dans les journaux. A-t-il été mis aux arrêts par la brigade des moeurs?
L'affaire est sans doute fort sérieuse : ce n'est pas tous les jours qu'un cadavre est retrouvé dans un domicile personnel. C'est peut-être Patrick Binet qui a prévenu les services de police, nous n'en savons rien. Mais sérieuse ou pas, que l'homme soit relâché ensuite ou accusé, tout cela le suivra à long terme. On chuchotera derrière lui : "vous savez, c'est le type qui avait "recruté" des hommes sur internet, etc, etc..." tout en rappelant son homosexualité. Après tout, ce chef de cabinet a peut-être simplement fait une crise cardiaque comme cela peut arriver, mais le reste ne nous regarde pas tant.
D'aucun chuchote sans doute derrière tous les hommes dont les affaires ont été mises sur la place publique, la sex-tape habillé en nazi, le harcèlement de call-girl, les amours négociés d'un homme politique américain, etc, etc, toutes ces affaires pas forcément honorables pour les hommes évoqués. La presse pourrait peut-être s'en tenir à l'information générale, même si par ailleurs elle est aujourd'hui en difficulté, il n'est pas dit qu'il est à son honneur de reprendre ce type d'information.
Peut-être n'a-t-on pas encore suffisamment exploité toutes les possibilités qu'offrent les sex-tapes. Nous avions connu celle de Paris Hilton, largement diffusée et même exploitée commercialement, celle de Laure Manaudou, clandestine et rapidement écartée, celle de Valérie Bègue, introuvable mais annoncée et très recherchée, sans véritable preuve de son existence, dernièrement encore celle de Marylin Monroe, dont seule la rumeur est parvenue jusqu'à nous, ou encore celle de Max Mosley, en habit militaire nazi, mais pourtant tout cela n'est rien, rien du tout... Parce qu'inutile.
Le Cantor Israel Rand, qui dirige une école de chantres près de Tel Aviv, en aurait trouvé un nouvel usage. Il a avoué avoir loué, selon une dépèche, les services d'une séduisante jeune femme, afin de faire chanter son rival, Naftali Hershtik, ou plus précisément de l'en empêcher, puis la scène filmée, l'avait rendue publique. Il avait ensuite écrit une lettre à la direction de la Grande synagogue de Jérusalem où Naftali Hershtik officiait, dénonçant le scandale de ce chantre nu dans des positions plus qu'osées, ce qui l'avait contraint à quitter ses fonctions.
Mais le cantor a été démasqué et a dû déchanter après sa petite victoire. Il risque une inculpation pour chantage et menace, tandis que son rival espère chanter à nouveau aux offices, l'enquête bouclée. Si ces deux personnages sont bien les mêmes, une toute petite recherche fera découvrir aux mélomanes deux chanteurs talentueux, avec un simple moteur de recherche. L'affaire est amusante et pourrait être un bon départ pour un scénario, qui sait? Reste que l'acte a quelque chose d'odieux...
Deux mois de prison avec sursis et 15000 euros d'amende ont été requis à l'encontre Brigitte Bardot , poursuivie devant le tribunal correctionnel de Paris pour incitation à la haine envers la communauté musulmane, nous apprend une dépèche AFP. La partie adverse était composée des associations antiracistes, Mrap, LDH et Licra.
Elle avait écrit une lettre à Nicolas Sarkozy lorsqu'il était ministre de l'intérieur, pour réclamer l'étourdissement des moutons égorgés, avant la saignée, pour l'Aïd el-Kebir. La lettre avait circulé notamment au sein de son association et avait été publiée dans le magasine info-journal. C'est un extrait de la lettre qui a provoqué une réactions de la part des associations "antiracistes" (Mrap, LDH et Licra). "Il y en a marre d'être menés par le bout du nez par toute cette population qui nous détruit, détruit notre pays en imposant ses actes".
Si la peine requise pour cette lettre semble un peu forte, c'est que Brigitte Bardot avait déjà reçu une sanction pour des extraits de son dernier livre, dans lequel elle aurait assimilé les musulmans à des envahisseurs. Elle avait également déclaré "Il y a beaucoup de nouvelles langues dans la nouvelle Europe. Le métissage est possible entre les pays latins qui ont une même base de tradition, de religion et de pensée commune mais plus difficile avec des gens qui ne partagent pas les racines de notre civilisation". Elle avait par la même occasion nié tout racisme, les larmes aux yeux.
Ses propos ont bien sûr quelque chose d'excessif, il ne faut pas le nier et ce n'est pas pour rien que l'ancienne actrice a été convoquée devant le tribunal correctionnel, mais ce qui est regrettable ici, c'est que l'accusation de racisme amènera plus particulièrement à faire taire une personne qui défend une cause animale, même si ce faisant elle est maladroite.
Ce qui est tout autant regrettable, c'est que ces mêmes propos dirigés vers des chasseurs n'auraient ému personne, et certainement pas les associations "antiracistes", qui interviennent ici pour une religion et non pas pour une "race" quelconque, mot dont elles nient absolument tout sens concret. Pour les chasseurs ou encore pour n'importe quelle religion autre que l'islam, rien n'aurait transparu dans leur discours. Or, pris dans le contexte les propos de Brigitte Bardot, d'accord ou non avec elle, ont un sens. A quoi bon faire souffrir un animal plus que de raison?
Il serait peut-être temps que notre justice cesse de prendre en compte le soupçon... Ce sont les actes qui comptent, pas ce que les individus pensent. Cette dérive est dangereuse par ailleurs, qui sait en effet ce que pense autrui? Car c'est bien sur un soupçon que Brigitte Bardot est condamnée, elle a d'ailleurs nié être raciste lors du dernier procès, ce qui parait suffisant. A moins que d'autres confessions ne pratiquent elles-aussi l'Aïd el- Kebir, mais il faudrait trouver...!
Le député UMP de l'Oise, François Michel Gonnot, a fait savoir son désaccord avec le choix de Vincent Teissier par France 3 pour représenter la chanson française à l'Eurovision 2008, du simple fait que son titre sera chanté en anglais : "pour la première fois» depuis 1956, «la France sera représentée par un chanteur, Sébastien Tellier, qui interprétera une chanson en anglais" explique-t-il et écrivant à la ministre de la culture, Christine Albanel, il lui demande de "bien vouloir faire part de son sentiment sur ce sujet et d'indiquer les démarches que le gouvernement envisage de prendre auprès de France 3 et de l'Eurovision pour qu'une chanson interprétée en français représente la France à ce concours "
Le député n'a pas tout à fait tort... Puisqu'il y a peu le gouvernement évoquait la francophonie, il donne là un curieux exemple. Ajoutons aussi pour être juste que la plupart des pays arrivent avec des chansons en anglais et bien trop rarement dans leur langue nationale, ce qui donne toujours à l'eurovision, dont les chansons dépassent rarement dans le temps le simple concours, l'air d'une finale de karaoké géant filmé au milieu des Etats-Unis.
Rappelons aussi à l'attention du député que Christine Albanel avait été nommée en 2007 pour le prix du sympathique concours de la carpette anglaise, et distancée par Christine Lagarde cette année-là parce que cette dernière... communiquait avec les services de son ministère en langue anglaise, des services bien naturellement tous francophones! Il serait donc douteux que ce ministre ne lui donne gain de cause...
Pas plus que le gouvernement d'ailleurs, que la langue française en Europe n'intéresse pas plus que cela. C'est du moins ce que pourrait laisser croire le discours de Valérie Pécresse à Bruxelles en février 2008, qui voulait "rompre le tabou de l'anglais", expliquant "Notre culture rayonne d'autant mieux qu'on s'exprime dans la langue de l'autre " et réclamant que les français soient tous totalement bilingue anglais-français. Voici donc pour la ministre une culture qui s'exprime bien mieux dans une autre langue, et pourquoi ne pas traduire Molière en anglais pour la comédie française? Ou à défaut shakespeare en français pour le jouer à Londres?
Le député se sentira peut-être également moins seul d'apprendre que des scientifiques ont signé une pétition pour pouvoir continuer à écrire dans leur langue, le français. Elle commence par "Il est largement admis que la lingua franca de la recherche scientifique est aujourd'hui l'anglais. Pourtant, il existe au moins trois bonnes raisons de penser qu'il est indispensable que les scientifiques continuent d'écrire en français... " Il ne faudrait pas chercher bien longtemps pour trouver d'autres exemples, entreprises qui réclament l'anglais même entre francophones, etc, etc, la liste est longue. Et il faut bien l'admettre, l'anglais est devenue la langue de la finance et du commerce, bien souvent les réclames se font en anglais, avec une toute petite mention en bas, donnant la traduction, vite fait... tant que les gens achètent.
Il n'empêche, pour Marc Teissier du Cros, producteur de Sébastien Teissier, il s'agit là d'un "combat d'arrière-garde" et d'ajouter "je ne pense pas que chanter en français soit la meilleure façon de se faire comprendre du monde entier". C'est sûr, mais l'on sait pas non plus si dans le monde chacun tente de comprendre les textes des chansons en anglais, qui bien souvent le disputent aux chansons françaises pour la naïveté du propos. A ce niveau bien souvent, la chanson traduite, on regrette d'en avoir fait l'effort! Le député sera certainement ringardisé par ses détracteurs et il faut admettre que le concours de l'eurovision, n' a pas un grand intérêt pour la langue. C'est tout le reste qui en a, le concours n'est qu'un symbole, et a tout prendre, mieux vaut perdre en restant intègre, si ce mot a encore un sens... en français.
C'est ce mardi que commence la visite du pape Benoit XVI aux Etats-Unis, visite qui se prolongera jusqu'au dimanche 20 avril. Lors de cette visite, le pape devrait rencontrer, hormis le prédisent qui l'accueillera à son arrivée, la conférence des évêques catholiques des Etats-Unis, le monde universitaire catholique, mais aussi les représentants d'autres religions (juives, protestantes, musulmanes, hindouistes...). Les deux évènement majeurs de son voyage seront sans aucun doute son discours à l'ONU et la prière qu'il fera au "ground zéro", à l'endroit même où se son effondrées les tours du world trade center. Il dira une messe au "Yankee Stadium", stade de plus de 55000 places avant de s'en retourner à Rome.
Cette visite de Benoit XVI est importante à divers titres. D'abord elle intervient dans un moment où les catholiques ne sont pas très à l'aise suite aux différents scandales qui l'ont frappé, autour des actes de pédophilie commis par des prêtres. De nombreux procès se sont tenus dans lesquels les évêques ont aussi été accusés, parfois à tort, d'avoir couvert les prêtres sous leur responsabilités. Cette situation bride l'Eglise américaine dans sa communication, c'est à peine si elle aurait osé élever un murmure lors de la guerre d'Irak, malgré son désaccord, dans un pays où les religions s'expriment.
Pourtant l'Eglise a beaucoup fait depuis et le nombre de plaintes n'a cessé de diminuer, même si les actions entreprises ne sont guère suffisamment couvertes dans l'actualité et peu connues. Il semblerait également que selon les statistiques, la pédophilie chez les prêtres en 2007ne concernerait que 0,01% des quarante mille sur le territoire en plaintes déposées, ce qui n'excuse en rien cet acte ignoble, mais qui reste à relativiser, notamment au regard des plaintes déposées contre 2500 enseignants du public depuis cinq ans, et qui ne seraient que le haut de l'iceberg puisque de nombreuses autres plaintes seraient en effet dissimulées par l'administration.
Benoit XVI pourrait redonner du souffle à cette église des Etats-Unis, l'une des plus grandes communautés catholiques au monde, derrière le Brésil. Lors de son discours aux Nations Unis, outre un discours sur les droits humains, il devrait évoquer la situation de l'Irak et transmettre un nouveau regard sur l'action des Etats-Unis dans le pays, préoccupé comme il l'a déjà déclaré à plusieurs reprises pour les chrétiens du Moyen-Orient, notamment pour les chaldéens. Sa prière au "Ground Zero" devrait aussi être fortement médiatisée et amener un équilibre autour de cette initiative. En outre cette communauté est particulièrement dynamique, composée en grande partie de nombreux hispaniques et particulièrement animée par des laïcs.
Georges Bush fera pour la première fois le trajet jusqu'à la base aérienne américaine d'Andrews pour revevoir un chef d'Etat, ici le pape. Il sera accompagné de son épouse et fera plus d'honneur au souverain pontife que n'en avait été fait à la reine d'Angleterre ne serait-ce que pour le nombre d'invités d'honneur à la réception. Il aurait notamment déclaré sur une chaîne catholique, pour ces honneurs rendus : "Parce que c'est une personne vraiment très importante à de nombreux égards. Premièrement, il parle pour des millions de personnes. Deuxièmement, il ne vient pas en tant qu'homme politique, il vient en tant qu'homme de foi. Et, troisièmement, je souscris tellement à cette notion que (...) dans la vie, il y a le juste et le mauvais, que le relativisme moral risque de saper les chances de sociétés faites de liberté et d'espoir, et je veux honorer ses convictions".
Par souci d'honnêteté,
L'information que je note plus haut est issue d'une source sérieuse, sur la pédophilie, mais une autre source sérieuse indique d'autres chiffres, je cite :
"Selon l'organisation "Bishop accountability" ("la responsabilité des évêques"), plus de 4000 prêtres, sur 42'000 aux Etats-Unis, ont fait l'objet d'une dénonciation pour pédophilie. Certains ont été poursuivis et condamnés, parfois pour des attouchements sur des dizaines d'enfants."
Si quelqu'un a des chiffres précis sur ces sujets, cela m'intéresse vraiment, y compris pour d'autres pays. Je suis en recherche aussi de chiffres plus large sur les églises dans le monde et d'articles dessus.
La Serbie saisira le TPI suite aux extraits dévoilés du livre de l'ancien procureur de la Haye, Carla Del Ponte, "La chasse, moi et les criminels de guerre", qui relate ses mémoires et dans lequel elle révèle sans preuves définitives que près de 300 prisonniers serbes et slaves (parmi eux des femmes) auraient été victimes d'un trafic d'organe en 1999, avec la quasi complicité des hauts officiers de l'UCK dont faisait à l'époque partie le premier ministre kosovar actuel, ce qu'il dément.
Selon Carla Del Ponte, qui n'a pas pu apporter de preuves définitives de ces faits, les prisonniers étaient transférés du Kosovo en Albanie, où l'on prélevait des organes sur eux, les laissant parfois en vie quelques temps avant de reprendre d'autres organes vitaux. Naturellement, ces prélèvements étaient ensuite vendus à des cliniques. C'est l'UCK, c'est à dire la milice kosovar qui aurait été à l'origine de ce trafic.
"Ces organes étaient ensuite envoyés depuis l'aéroport de Tirana vers des cliniques à l'étranger pour être implantés sur des patients qui payaient (...) Les victimes privées d'un rein étaient de nouveau enfermées dans une baraque jusqu'au moment où elles étaient tuées pour d'autres organes" affirme t-elle avant de préciser "Les dirigeants d'un niveau intermédiaire et élevé de l'UCK étaient au courant et étaient impliqués de manière active dans la contrebande des organes"
Ce qui déclenche aussi la polémique autour de ces déclarations, c'est que les dirigeants de l'UCK de l'époque ne sont autres que "Agim Ceku, Premier ministre du Kosovo de mars 2006 jusqu'en janvier 2008, et Hashim Thaçi, actuel Premier ministre" selon une dépêche AFP. La juriste conclue également que malheureusement les preuves dont elle dispose, si elles sont issues de témoignages fiable et que lors d'une enquête en Albanie sur les lieux présumés ont été retrouvés "des traces de sang (...), une seringue, des flacons vides de médicaments dont un utilisé lors d'interventions chirurgicales", cela ne constitue pas des preuves suffisantes. Les témoins auraient aussi subi des violences.
Il serait un peu difficile d'accuser Carla Del Ponte de partialité puisque dans le même livre elle évoque les difficultés que lui ont fait certains gouvernements (Russie, Serbie...) pour lui remettre des criminels de guerre et insiste aussi sur le rôle de certains gouvernements occidentaux, rôle risqué dans la situation politique actuel des balkans. Elle évoque aussi certaines tractations entre diplomaties autour des criminels de guerre ainsi que les enjeux financiers dans la région.
Mais les extraits du livre de Carla Del Ponte n'ont pas plu au gouvernement helvétique pour lequel elle est ambassadeur et qui lui a interdit de représenter son livre en Italie durant son mandat, lui laissant de fait le choix entre être ambassadeur ou... écrivain.
Le cimetière de Marville, classé aux monuments historiques a été profané entre jeudi et vendredi après-midi. "Une trentaine de croix, stèles et plaques funéraires chrétiennes du cimetière Saint-Hilaire de Marville (Meuse)" ont été dégradées. Les soupçons se portent sur de jeunes néerlandais "gothiques", dont le véhicule aurait stationné non loin du cimetière et que des riverains auraient aperçu, notant au passage le numéro de la plaque d'immatriculation.
Le cimetière de Marville, l'un des plus anciens de France, comprend des tombes fort anciennes, datant parfois du XIème siècle. Des plaques funéraires et des pots de fleurs y ont été cassées, des stèles anciennes brisées, des croix retournées. Toutefois la dépêche indique que cette fois-ci aucune inscription d'aucune sorte n'aurait été retrouvée. Les croix renversées peuvent toutefois faire penser à du satanisme.
Cela ne sera sûrement pas repris par les grands journaux, malheureusement ou heureusement : s'il ne faut pas encourager les profanations des tombes par une trop grande publicité, celles-ci ne semblent pas en avoir besoin tant elles sont fréquentes, encore qu'ici ne se retrouve pas d'exhumation sur les cadavres comme c'est parfois le cas. N'attendons pas plus de réactions des pouvoirs politiques que des grands journaux.
Après l'indignation légitime causée par la profanation de tombes musulmanes dans un cimetière militaire, celle moins médiatisée d'un cimetière de La Rochelle, cette nouvelle profanation à une semaine d'intervalle mériterait pourtant que les services gouvernementaux s'y arrêtent : il n'est pas sain que dans notre pays des tombes ou pire encore, des cadavres, soient régulièrement profanés.
Cela a changé d'un seul coup, sans crier gare. Les couleurs s'en sont allées tandis qu'un fond blanc sur liseré rouge prenait leur place. Sur le site cette soirée là, je l'ai vu se modifier petit à petit, les articles disparaître dans le schémas, réapparaître derrière et toute la page d'accueil se modifier et se compléter.
Dans un premier temps il m'a semblé que le nom en changeait! Puis tout s'est organisé, la une en première page, qui désormais tournera automatiquement, permettant au lecteur de voir en un coup d'oeil tous les articles du jour. Il pourra aussi avoir une vision plus large des derniers articles en cours en se rendant dans les petits items sur le côté, tribune libre, sport, faits divers, etc, etc, s'afficheront alors les quatre derniers articles du thème.
C'est un bien puisque suite à la dernière organisation du site, n'apparaissaient en première page que les articles classés en "people" en "fait divers" ou en "santé" notamment, tandis que pour d'autres sujets il fallait fouiller un peu, ce qui constituait une petite injustice pour leurs auteurs. En outre le nombre d'items possible rendait la navigation un peu ennuyeuse d'un article à l'autre.
Les dernières nouvelles (news) apparaissent sur le côté comme les derniers commentaires, les articles les plus commentés, mais aussi les auteurs commentant le plus, innovations intéressantes, mais qui méritaient pour les articles les plus commentés, qu'ils soient plus proches dans le temps. En effet n'étant plus forcément tous d'actualité, l'intérêt de se joindre aux commentateurs y est un peu limité. Les articles les plus commentés de la semaine ou du mois pourraient trouver une autre audience plus intéressée.
Enfin tout le monde a pu s'apercevoir que pour déposer des commentaires, deux cases sont à cocher : souscrire par e-mail (pourquoi ne pas écrire courriel?), c'est facultatif mais cela permet de recevoir un message pour les nouveaux commentaires sous l'article (pour les inscrits uniquement) et il est également demandé d'accepter les règles d'utilisation avant de les envoyer, ce qui est juste.
La possibilité de voter les commentaires est aussi offerte ainsi que de signaler un abus. Votez si vous le souhaitez, à ma connaissance cela ne repliera pas le commentaire comme c'est le cas sur d'autres sites, c'est donc une nouvelle façon de manifester son avis, sans prendre trop de temps pour l'écrire. En ce qui concerne les abus, chacun saura se manifester en temps voulu, c'est donc une fort bonne idée.
J'ai ouï dire que tout le monde n'est pas content de cette nouvelle présentation, pour deux raisons : les couleurs des écrits dans les commentaires ne seraient pas bien visible et feraient un peu mal aux yeux, mais surtout, les messages nous arrivent à présent en anglais. De plus nous persistons dans l'usage du mot "news" plutôt que "nouvelles" et le nom de l'auteur d'un commentaire est suivi du verbe "said", ce qui m'a fait me demander dans un premier temps qui était ce Saïd qui intervenait sans arrêt...
Nous devons bien sûr laisser une place à nos amis anglophones, fort peu nombreux sur le site, mais la grande majorité des intervenants étant francophone, l'usage des mots anglais ne s'impose pas pas plus que cela. Qu'une place leur soit réservée sans que nous mélangions tout, si possible?
Enfin après ces quelques petites critiques, qu'il me soit permis de féliciter les concepteurs de la nouvelle présentation. Cela fait bien plus sérieux qu'avec les anciennes couleurs un peu trop vives, l'usage du site est facilité par la nouvelle présentation et la possibilité de lire les commentaires postés sous les articles des camarades, à la suite des nôtres, est tout à fait agréable.
Nous avions connu le scandale de Miss France, recadrée parce qu'elle avait posée dans des tenues "osées" , celui de Laure Manaudou, trahie par son petit ami de l'époque avec sa "sex-tape" , récemment celui de Madame de Fontenay qui aurait demandé à ses miss de poser les seins nues (ce qu'elle a nié énergiquement), nous avons à présent la "première dame" de France, notre "first Lady" nationale, à poil sur le net , à nouveau, mais cette fois-ci en bien plus correct : le cliché vaut 91 000 dollars.
C'est plus correct, c'est du "nu" Messieurs Dames, du vrai! On ne voit pas grand chose, un mannequin un peu maigrichon, qui cache sa "pudeur" sur un cliché en noir et blanc façon "artistique". Le visage froid, elle ne se pâme pas du tout et affiche toute sa hauteur! De la vraie first lady, fière et pas bégueule du tout, même si l'on oserait l'approcher tant elle a l'air peu commode, à l'image de tous ces mannequins glacés, si éloignés de l'imaginaire masculin.
Mais une first lady nue, ça se paye et ça se paye cher : 91000 dollars pour un cliché disponible avec une simple petite recherche internet, c'est un luxe de milliardaire. Un luxe que s'est offert un riche collectionneur auprès de Christie's à New York, luxe d'autant plus intéressant que la dame sur l'image est la femme d'un chef d'Etat. Le collectionneur ne s'est pas déplacé lui-même, il a fait venir un "enchérisseur" pour lever le doigt à sa place et emporter pour lui le fameux cliché. Un chinois dit-on... Les JO non, mais les sous, oui...
Comme il fallait bien trouver une inspiration à ce cliché, on est allé trouver un tableau, "les poseuses" de Georges Seurat, même s'il est un peu difficile, hormis pour la position des mains de faire un rapport avec le cliché, car en effet si la pose ressemble de loin à la peinture, ce n'est que très, très lointain. Mais qu'importe! foin des grincheux les plus prudes qui voient dans la femme du chef de l'Etat la représentation, comme pour une Miss France, d'une certaine idée du pays!
Les journalistes, qui sont gens un peu taquins, font bien remarquer que le cliché de Brigitte Bardot, cette icône du cinéma, qui fut aussi une Marianne au sein dénudé, s'est vendu plus cher à l'époque, 181000 dollars, et que la fonction de la première dame de France a dû jouer. L'on a appris que Rachida Dati est vétue gracieusement par Dior comme d'autres ministres, l'on a à présent notre première dame de France en tenue d'Eve pour plus cher encore que les vêtements de nos ministres.
Peut-être ne devrait-on pas s'arrêter là et demander à voir Condollezza Rice, Angela Merkel et pourquoi pas Ségolène Royal en petite tenue. Il se dit que la somme obtenue ira à une fondation caritative, ce serait peut-être une alternative à la pauvreté : des femmes nues pour habiller des gens mal vêtus... C'est Miss France qui doit se sentir rassurée de n'avoir pu, à cause d'un téton finalement trop peu visible, sous un maillot mouillé, représenter la France devant des jury très pipeules, tandis que la first lady française le peut, elle, devant la reine d'Angleterre...
Le débat sur l'euthanasie pourrait trouver là son prolongement naturel. Lydie Debaine, 66 ans, a été acquittée du meurtre de sa fille Anne-Marie (en 2005), handicapée moteur cérébrale, devant un tribunal du Val d'Oise. Elle avait estimé que la jeune femme souffrait trop et en conséquence, elle lui avait donné plusieurs cachets d'anxiolytiques avant de la noyer dans une baignoire. Lorsque le tribunal a donné son verdict, le public a applaudi la décision. Le procureur avait simplement requis trois ans avec sursis et le parquet ne fera pas appel.
Anne-Marie était née prématurée et invalide à 90%. Elle avait été placée dans des centres spécialisées de 6 à 22 ans, mais lorsqu'en 2001 ses parents ne trouvent auncune place disponible pour l'accueillir selon son handicap et par rapport à son âge, sa mère se voit contrainte de cesser son activité pour s'en occuper, refusant trois ans plus tard de la placer, craignant qu'elle ne soit violentée (!) . L'état de dépendance de la jeune femme, dont l'âge mental était estimé à cinq ans, ne pouvait aller qu'en s'amplifiant et son dossier médical le confirmait, elle souffrait de violents maux de tête, de crises d'épilepsie et de vomissements à répétition, obligeant sa mère à une attention constante, jusque dans la nuit.
LCI donne quelques détails sur le procès. Lydie Debaine vient témoigner à la barre des souffrances de sa fille "Vous ne pouvez pas savoir l'angoisse que c'est d'avoir un enfant comme ça. D'être assise à côté d'elle, d'essayer d'attirer son attention pour l'occuper, sans y arriver. C'est atroce. Personne ne pouvait rien à ses souffrances". Un médecin témoigne aussi et précise que son état allait s'empirant, qu'elle était semi-grabataire et portait des couches.
Puis en mai 2005, la mère fait prendre plusieurs cachets d'anxiolytiques à sa fille avant de la noyer : "J'ai choisi la noyade parce que c'est rapide. J'ai regardé dans un dictionnaire: la mort survient en cinq minutes. Et puis je ne voulais pas abîmer son corps". Puis trouvant les mêmes arguments que ceux utilisés par les partisans de l'euthanasie, "Je me voyais dans une impasse. Elle souffrait trop. Pour les médecins, il n'y avait pas de solution".
Elle semble de bonne foi, cette femme, en disant qu'elle était au bord des nerfs, qu'elle ne supportait plus de voir souffrir sa fille ou encore qu'elle l'aime et qu'elle lui manque. Mais partant elle évoque surtout sa propre souffrance, son propre désarroi, à son mari elle dit "Fernand, j'ai essayé de tenir encore mais ce n'est plus possible. Je ne suis pas un monstre". La souffrance d'une personne handicapée mentale est difficile à évaluer, et sa fille ne lui a jamais demandé à mourir, elle n'en était pas capable. Pose-t-on d'ailleurs ce genre de question à un enfant de cinq ans?
Le meurtre était prémédité, en témoigne les cachets et des lettres que la mère écrivait dans le secret, pour elle-même, cherchant sans doute à se confier sur papier, préméditant son terrible geste. Comment cela s'est-il passé? Ce n'est guère difficile à imaginer. Elle l'a conduite vers la baignoire comme pour lui faire prendre un bain, elle l'a plongée dedans. Anne-Marie était sûrement docile, droguée par les cachets. Combien de temps faut-il attendre pour que les cachets fassent vraiment effet? La jeune femme était en confiance et n'a sûrement rien vu venir. L'emmener vers la baignoire, la soulever, la mettre dans le bain... Quand on lui a plongé la tête sous l'eau, elle a dû se débattre, cinq minutes selon le dictionnaire de Mme Debaine. Cinq très longues minutes. Cinq minutes pour tuer quelqu'un... cela doit prendre un temps fou, tuer quelqu'un qui doit se débattre... Un temps bien long, qui plus est pour son propre enfant!
Son avocate avait expliqué "Elle est très ébranlée. Elle attend ce procès, la suite de son histoire. Sans faire de déclarations générales sur la nécessité de légaliser l'euthanasie ou sur l'actualité récente, elle expliquera ce qui l'a amené à tuer sa fille. Sa sanction, c'est sa peine". Ébranlée elle a dû l'être, cela se comprend aisément. Le père n'approuve pas, mais pardonne. Mme Debaine, "lavée" par la justice, déclarera : "C'est une reconnaissance des souffrances et de ce qui a provoqué mon geste. J'espérais cet acquittement mais je ne m'y attendais pas". Ici elle évoque clairement ses propres souffrances, pas celles de sa fille..
Sous les articles de journaux, les commentaires vont bon train. Ah! comment ne pas comprendre cette femme qui a tué son enfant? Elle n'en pouvait plus, c'est bien normal croit-on lire, ébahi... Et puis la jeune femme souffrait après tout. On ne lui a pas demandé son avis? Bof, et alors? Mais lorsqu'on prône l'avortement systématique au moindre doute, en oubliant que les méthodes de détection des maladies pour les embryons comportent de nombreuses erreurs, lorsqu'on estime qu'après tout l'euthanasie est une bonne solution, la suite vient rapidement : pourquoi pas pour les handicapés...? Tout devient alors relatif.
C'est l'euthanasie de demain que le tribunal vient d'autoriser, pour les handicapés compris. En Belgique, où l'euthanasie est déjà pratiquée, des politiciens envisagent de déposer un projet de loi pour autoriser sa pratique sur les enfants et sur les personnes âgées atteintes de démence. Mais à quoi bon faire de même en France, si le tribunal fait mine d'autoriser l'infanticide sur les handicapés? Nulle besoin d'une loi, la justice s'en charge seule, elle qui se mêle déjà de tout. Et quand les citoyens suivent, ils devraient peut-être eux-aussi penser que tôt ou tard ils vieilliront, se ratatineront, leur dos se cambrera et ils tiendront des discours décousus, répétant sans cesse le temps de leur jeunesse. Puis quand ils seront un peu séniles, plus très alertes, "déments", alors peut-être appellera-t-on le chirurgien qui fera son oeuvre, sur autorisation signée de leurs enfants.
Le cas de Mme Debaine n'est pas le seul. Un autre enfant polyhandicapé a été assassiné, des traces de valium ont été trouvés dans son sang, mais il serait mort asphyxié. La mère en serait responsable, et se trouve à l'hôpital psychiatrique : on ne tue pas son propre enfant impunément, même s'il est atteint d'un handicap. Ne jugeons pas cette femme, meurtrière de sa fille. C'est un cadeau empoisonnée que lui a fait la cour. Elle ne paiera pas son acte à la société, c'est à elle d'en estimer le prix et bien souvent l'on est plus dur avec soi-même que d'autres pourraient l'être. Comme pour l'euthanasie, les réflexions ne vont pas dans le sens d'une meilleure prise en charge de la souffrance. Avec un handicapé, à quoi bon? à quoi bon penser à les soigner? Ils sont déjà malade... Il serait peut-être bon de se demander si les hôpitaux prennent correctement en charge les handicapés mentaux et si les parent reçoivent une assistance suffisante.
Pas de réflexion non plus sur la société en général. Personne ne songe que les nazis aussi pratiquait l'euthanasie sur les malades mentaux notamment... Le terme utilisé était d'ailleurs le même...
L'indignation légitime qu'a suscité la profanation des tombes musulmanes du cimetière Notre-Dame de Lorette d'Arras et toute l'agitation médiatique autour de celle-ci, n'est pas sans poser certaines questions sur le silence qui a entouré celles du cimetière Saint Eloi de la Rochelle, profanations commises exactement la même nuit mais qui ne sont restées fort peu relatées par la presse et très peu commentées dans le monde politique.
Dans le cimetière d'Arras, des signes sataniques, des croix gammées inscrites sur les 148 tombes et une tête de cochon a été pendue au-dessus de l'une d'elle, le slogan "white power", d'autres slogans hostiles au garde des sceaux actuel, Rachida Dati, notamment "Rachida vient me s…", ou encore racistes "Fuck les Rebeux", "Fuck Mahomet".
A La Rochelle , selon le procureur de la République, seules "Une trentaine de croix ont été déplacées et retournées et l'une d'entre elles a été cassée", mais aussi "plusieurs inscriptions à caractère satanique sur le sol devant plusieurs chapelles, les intérieurs de six chapelles noircis par des feux allumés à l'aide de détritus ou pots en plastique", plus grave encore, "la destruction de onze petites caisses en bois matérialisant les sépultures d'enfants nés de parents inconnus dans la fosse commune". Les signes sataniques sont très clairs, "Lucifer", ou encore des étoiles de David renversées. "Taguer" des croix gamée prend en effet moins de temps que de de dégrader des stèles et de briser une croix en ciment, ce qui peut expliquer cette différence dans le chiffre entre les deux cimetières.
Pour le cimetière d'Arras, aussitôt la nouvelle sue, une vague d'indignation s'est fait jour dans la presse. L'Elysée a aussitôt fait un communiqué, le président "souhaite être tenu informé des suites de l'enquête judiciaire qu'il espère rapides afin que les auteurs de cet acte soient punis comme ils le méritent". Le communiqué avait auparavant insisté : "Cet acte relève du racisme le plus inadmissible qui soit et le président de la République partage la douleur de toute la communauté musulmane de France. Mais cet acte odieux porte aussi atteinte à la mémoire de tous les combattants de la Première guerre mondiale, au-delà des confessions de chacun". Notons bien le "au-delà des confessions de chacun". Jean-Marie Bockel, ministre aux anciens combattants a été dépêché sur place, par le président lui-même. Tous les partis politiques, de l'extrême-droite à l'extrême-gauche, y sont également allés de leur petite déclaration offusquée, à juste titre.
Pour le cimetière de La Rochelle, l'Elysée n'a vraisemblablement fait aucun communiqué, si l'on en croit le site officiel. On cherche en vain des réactions d'homme politique.
Dans le cimetière d'Arras, très rapidement, "des dizaines d'enquêteurs" ont selon le Parisien , passé le périmètre au peigne fin, fermant le site pour l'occasion, enquêteurs issus de "la section scientifique de la brigade de recherche d'Arras et les services de l'identité judiciaire", à la recherche d'indices pour retrouver les coupables. Cela a dû être efficace, puisque ce mardi nous apprenons que quatre ou cinq personnes suspectes sont déjà interrogées.
Pour le cimetière Saint Eloi, un appel à témoin sera relayée par la presse régionale... On ne sait jamais, quelqu'un aura peut-être vu quelque chose... Mais pour le moment, l'enquête ne semble pas avoir progressé, du moins la presse ne le relate pas.
Dans le cimetière d'Arras, un rassemblement multiconfessionel a eut lieu dans le carré musulman de Notre-Dame de Lorette. "Nous appelons tous les musulmans a rester calme face à cette provocation gratuite" a déclaré le vice-président régional du conseil du culte musulman, tandis que le représentant de la communauté juive, déclare que dans les carrés juifs, c'est malheureusement une habitude. Plus loin une femme catholique, très émue, clame son indignation en laissant échapper quelques larmes. "Il faut s'attaquer à l'ignorance" dit un musulman. L'ignorance, ce départ du racisme, l'ignorance de l'autre et de sa différence qui conduit au racisme "primaire" aurait-il sans doute pu ajouter. A moins que ce ne soit l'ignorance et aussi l'indifférence?
Dans le cimetière de Saint Eloi, que s'est-il passé? Difficile de répondre à cette question, la presse ne relate rien. Y a-t-il eut une commémoration, un curé, un imam, un rabbin, quelques personnes émues ? Nous ne le saurons pas. Pour le moment, personne n'appelle les catholiques a rester calme devant cet affront, aucun rabbin ne vient déplorer la multiplication de ces outrages, pas de jeune femme voilée pour verser une larme...
Cette différence de traitement est-elle voulue? N'y a-t-il que démagogie de la part du gouvernement? Existe-t-il une inégalité entre les défunts et l'indignation doit-elle être sélective? S'agit-il de cathophobie ou à tout le moins de christianophobie? Ainsi que je l'écrivais dans mon précédent article au sujet d'Arras, les profanations sont légions, et touchent particulièrement des cimetières chrétiens, ce qui est logique : ils sont plus nombreux dans notre pays de tradition catholique et le satanisme se développe dans toute les régions. Deux cimetières profanées le même jour, une différence de traitement éclatante, peut-être faudrait-il contacter la HALDE devant ce "testing" involontaire des fanatiques satanistes...? Peut-être devrons-nous guetter les réactions des associations anti-racistes pour le savoir.
Le garde des sceaux Rachida Dati qui avait été visé à Arras avait demandé, dans les deux cas aux parquets concernés, à ce que les auteurs soient rapidement identifiés et poursuivis avec la plus grande fermeté.
Des actions en justice avaient été entreprises dès avant la sortie du film "Fitna" (la discorde en arabe) envers le député Geert Wilders, bien sûr, mais aussi afin de faire interdire le film comme étant porteur d'appels à la haine et de racisme. Le film ayant paru , certains pays du moyen-orient avaient déposé des plaintes ou encore coupé l'accès aux hébergeurs de vidéos le diffusant. Mais un juge néerlandais vient de rejeter une plainte émanant d'une association musulmane réclamant l'interdiction du film.
L'association musulmane néerlandaise, la NIF, avait déjà demandé à voir le film avant sa sortie, réclamant qu'un expert statue sur sa conformité avec la loi qui punit l'appel au racisme. Le film ayant paru, la même association a demandé son retrait. Mais selon le juge du tribunal de la Haye, Geert Wilders n'a pas outrepassé la loi en déclarant du Coran qu'il s'agit d'un livre "fasciste" et a tout simplement ajouté que : "On ne peut pas dire que l'assigné appelle à la haine ou la violence contre les musulmans par les formulations choisies, bien qu'elles soient provocantes". Le juge avait également ajouté que "Une interdiction générale de faire des déclarations dans le futur est une atteinte inacceptable à la liberté d'expression de l'assigné" (...) "Cela revient en effet à une censure préventive".
Il est inutile de rappeler que le film Fitna, qui a tant fait de bruit, présente une compilation d'images d'actualités, autour du terrorisme, entrecoupées de versets du Coran venant en rapport avec les scènes de violence qui y défilent. Le film avait provoqué de nombreuses polémiques, notamment avant sa sortie et depuis, de nombreux musulmans s'offusquent de ce qu'il fasse un rapport entre l'islam, le Coran et la violence terroriste. Le député Geert Wilders avait également proposé de faire interdire le Coran à l'instar de Mein Kampf.
La France n'est pas moins procédurière avec l'intention du mrap de lancer une plainte contre dailymotion pour avoir fait diffuser le film. "l'attitude de Dailymotion est à la fois irresponsable et criminogène". aurait déclaré Mouloud Aounit, porte-parole du mrap qui ajoute qu'il "s'avoue choqué que la plate-forme française se fasse le porte-voix de ce qu'il convient d'appeler de la haine et de l'incitation au racisme". Des avocats étudieraient à l'heure actuelles les possibilités pour lancer concrètement une plainte, devant la justice française qui pourrait statuer différemment.
Ces actions ne sont pas anodines pour les blogueurs et rejoignent l'actualité récente : dans l'affaire fuzz, un blogueur avait en effet été condamné pour un lien installé sur son site, lien qui relatait des rumeurs de mariage concernant un comédien, comédien qui l'a attaqué en justice. La notion d'hébergeur aurait en théorie dû le mettre à couvert du contenu, mais n'a pas été retenue en sa faveur : il a été considéré comme étant responsable du contenu vers lequel il renvoyait ses lecteurs et en conséquence, a été condamné à une forte amende. Cela pourrait être le cas pour dailymotion, qui ne se veut pas responsable du contenu des vidéos sur sa plateforme. On peut imaginer que les blogueurs ayant déposé un lien vers le film pourraient être concernés.
Il serait pourtant un peu rapide de conclure au racisme. La chaîne de télévision néerlandaise, KRO, qui avait pris l'initiative de faire évoluer le débat par un second film, visant cette fois-ci la Bible, dans l'idée de démontrer que les textes peuvent en être détournés et caricaturés de la même façon que pour le Coran dans "Fitna", a dû renoncer! L'idée est tombée à l'eau : les journalistes et les rédactions de la chaîne, après de longs débats, n'ont pas su trouver dans les violences politiques actuelles de rapports avec les textes bibliques!
Cette initiative avortée démontre parfaitement que le film n'eut pas été possible sans l'appui de l'actualité récente. En conséquence, l'accusation de racisme et d'appel à la haine a du mal à tenir. Sans cet appui, chacun aurait tout simplement accueilli le film avec un haussement d'épaule, y compris les musulmans, qui bien souvent ne se reconnaissent pas dans l'islam intégriste et extrémiste, pas plus que dans son expression violente.
148 tombes musulmanes ont été profanées dans la nuit de samedi à dimanche, provoquant à juste titre l'indignation de tout un chacun, inscriptions de croix nazis ou de croix celtiques, injures envers le garde des sceaux, Rachida Dati, inscriptions qui démontrent de façon éclatante s'il était besoin que la bêtise des profanateurs de tombe est éclatante. Il est d'ailleurs heureux que le gouvernement ait réagi si vite et l'on peut espérer que dorénavant il saura, de la même manière, s'insurger contre ces actes inacceptables. Car ne nous voilons pas la face, ces actes ne sont pas isolés, ils deviennent même de plus en plus courants, mais ne sont que rarement relevés. La Mivilude avait en effet tiré le signal d'alarme dans son dernier rapport et ne le faisait pas par hasard.
Pots de fleurs brisés, croix renversées, inscriptions satanistes ou paganistes, avec notamment le numéro "666" ou la croix de David inversée, les profanateurs manquent un peu d'imagination pour leurs inscriptions, mais fourmillent d'idées pour leurs profanations. Il y a un an déjà le cimetière d'Arras avait connu ce genre d'actes avec 52 tombes musulmanes profanées, des tombes juives ont été profanées également dans d'autres cimetières... Toutes les confessions sont touchées, chrétienne, juives ou musulmanes, il est fréquent que pour les tombes se soient le cas, ce qui est déjà une idiotie, mais qui ne saurait faire oublier que parfois les corps sont également exhumés et dégradés. Si la presse ne reprend que fort peu ces informations, des tombes chrétiennes sont régulièrement visées et bien souvent aucune plainte n'est enregistrée.
En Bretagne notamment ces mouvements sont particulièrement virulents, bien souvent liés au neo-paganisme. Ainsi en juin 2006, le journal Libération faisait le récit du procès de jeunes gens, impliqués décrivant profanations et croix renversées, expliquant qu'ils voulaient "laver la terre d'Armorique des intrus qui y avaient pris place, sans le moindre respect pour nos racines celtiques", et le journal de relater "Ils se veulent seulement des défenseurs du paganisme celte et du druidisme, sans pour autant pratiquer des rituels, précise Anne Kayanakis. Ils se contentaient de se retrouver de temps en temps la nuit sur certains sites pour écouter leur musique." Ils se "contentaient", avant de brûler une chapelle classée aux monuments historiques.
A Toulon , des jeunes gens s'expriment après avoir profané des tombes, disant en vouloir aux juifs d'avoir apporté le christianisme, jugé dégradant, et justifiant par là l'alliance du paganisme, du nazisme et du satanisme dans leurs actes... ils comparaissent pour profanations dans le cimetière où ils auraient dit des messes noires et ont ouvert un cercueil en sautant dessus à pieds joints. L'un des prévenus dira avoir été fasciné par le cadavre momifié, dont il caressera la poitrine devant ses deux complices "Ce soir-là, on voulait se faire un cadavre pour se faire plaisir... Les morts dans les cimetières ne sont que du bétail." Le cadavre après avoir été exhumé, subit d'autres outrages : à l'aide d'un marteau, on lui frappe le crâne à plusieurs reprises, avant de planter à hauteur du coeur une croix renversée. Leur témoignage est calme et serein...
Dans une autre affaire, des jeunes gens, après avoir profané des tombes, s'attardent sur un cadavre, l'exhument et tentent de lui arracher le tête pour dire une messe noire, de leur propre aveux, mais sont interrompus juste avant de détacher la tête du corps. Le corps n'en a pas moins été exhumé. La presse est discrète sur ces actes hormis bien souvent dans une brève dépèche. En aout 2007, tombes profanées, "Plusieurs tombes ont été recouvertes de l'inscription "Damned the Christ" ou de croix gammées tandis que des jardinières de fleurs ont été renversées et des panneaux indicateurs de sections du cimetière de Terre-Cabade ont été endommagé", la presse reste quasi muette, comme le gouvernement. En avril 2007 dans les Côtes d'Armor, 77 tombes profanées, les croix sont retournées, la presse reste quasi muette, comme le gouvernement. En mai 2007, dans la Marne, 114 tombes chrétiennes sont vandalisées, avec des inscriptions satanistes également, la presse relate rapidement l'affaire, mais le gouvernement n'en dit rien... etc, etc.
La liste est longue, en faire le récit détaillé ne mènera à rien, il n'est d'ailleurs pas difficile avec un peu de temps et un bon moteur de recherche de découvrir que ces actes sont malheureusement légions. Que le lecteur sache simplement, qu'au delà de l'indignation sélective et dangereuse du gouvernement et des journalistes, qui tend à faire croire que ces profanations sont ciblées envers une communauté en particulier, ces actes ne sont plus rares et l'on voit mal comment y remédier. Patrouiller dans les cimetières semblait jusqu'ici inutile tant il est stupide, lâche et bas de s'en prendre à un défunt.
Samedi à Arras, c'est envers des anciens combattants de la grande guerre que l'acte était tourné, ce qui le rend d'autant inadmissible...
Le révérend Martin Luther King est mort voici quarante ans, le quatre avril 1968. Si la ségrégation a pris fin aux Etats-Unis, il y est pour beaucoup à travers ses actions non violentes ainsi que chacun le sait. C'est tout particulièrement le discours "I have a dream" qui est mis en valeur à son sujet, mais uniquement ce discours. C'est regrettable, car ce n'est qu'une toute petite partie des discours de Martin Luther King et cela ne reflète pas suffisamment la longueur du combat non violent qu'il s'est imposé. "Ils savent répondre à la violence, mais ils n'ont jamais su répondre à la non-violence" avait-il déclaré un jour, devant les réactions violentes accompagnant les défilés de son mouvement fait de désobéissance civile.
Les images du documentaire qui va suivre sont parfois choquantes. Certes, on y voit des noirs maltraités injustement, sans doute est-ce particulièrement révoltant pour des personnes de couleur aujourd'hui, soyons-en heureux. Peut-être certains d'entre eux seront pris de révolte : quoi? Les blancs aux Etats-Unis agissaient ainsi? Lançant les chiens sur les noirs qui ne demandaient qu'à être traités comme tous, ni plus ni moins? Quoi, comme sur des bêtes? Choquantes les lances à eaux, choquantes les réactions de violence envers les manifestants! Choquant de voir les forces de l'ordre se déchaîner sur les manifestants!
Mais dans les défilés et dans les répressions, il faut aussi rappeler que des blancs étaient présents, aux cotés des noirs, pour une cause qui leur semblait juste. Ils allaient, dans un monde qui ne l'acceptait pas, contre l'opinion publique qui les privilégiait, se mettre du côté des manifestants, ils prenaient des risques, risques physiques, risque d'être jetés en prison, rejetés peut-être, alors qu'ils eurent pu rester tranquillement dans leur petit confort douillet. Les répressions étaient parfois violentes, ils le savaient.
Marthin Luther King n'est pas un simple révolté. Tout ce qu'il exprime, il va le chercher dans sa spiritualité : il prêche. Il prêche dans la rue ce qu'il eut pu dire au temple et en réalité, il applique les évangile : il tend l'autre joue, retrouvant sans doute le sens initial de la parole de Jésus, auprès des juifs occupés par les romains. Il a toujours refusé la violence, même lorsque d'autres noirs se sont jetés dedans, le ringardisant dans son combat fort long. La violence n' amène que la violence et un mouvement dur eut sans doute pris plus de temps pour aboutir...
Je suis très heureux d'avoir trouvé ce documentaire, j'en cherchais un un peu similaire mais plus complet, vu il y a longtemps. Le discours enregistré par Martin Luther King et qui fut diffusé à son enterrement est d'une grande beauté mais ne figure pas sur ces images. Qu'on ne parle pas de mes diplômes, qu'on ne parle pas de mes titres et de mes distinctions disait-il... Qu'on dise simplement que j'ai été au service des autres...
Si un lecteur connaît un site avec les discours en entier du révérend, qu'il ait l'amabilité de me le faire savoir.
Ce ne serait pas la première fois. Wafa Sultan aurait été menacée de mort dans le cadre d'une fatwa lancée contre elle et se cacherait à présent ainsi que sa famille. Elle avait au début du mois de mars participé à un débat sur la chaîne arabophone Al Jazira et s'y était exprimée dans les termes les plus vifs face l'islamiste égyptien Talat Rheim, concernant les caricatures danoises, argumentant dans un sens favorable à la publication des dessins. Après cela Al Jazira aurait même été tenu de s'excuser pour cette diffusion.
Elle est née en 1958 en Syrie, de parents musulmans et a reçu une éducation musulmane traditionnelle. Son père étant particulièrement dévot, elle a bien sûr suivi tous les préceptes religieux jusqu'à l'âge adulte. Lorsqu'en 1979 elle a vu, de ses propres yeux (selon son récit car cela est contesté par le Dr. Riyad Asfari notamment, le meurtre aurait pour lui eut lieu à l'extérieur du bâtiment) et en pleine salle de cours, le meurtre de son professeur, commis aux cris de "Allah est grand, Allah est grand", elle a décidé de remettre en question les enseignements qu'elle avait reçu.
Cet évènement se révèle capital pour elle, "à ce moment précis, j'ai perdu la foi en leur dieu, et commencé à remettre en question tous nos enseignements. C'était le tournant de ma vie, et cela m'a amenée à la situation présente. J'ai dû partir. J'ai dû rechercher un autre dieu " et la décide à s'expatrier aux Etats-Unis, où elle finit ses études, devient psychologue et participe à la rédaction d'un journal "réformateur" sur l'islam, " An-naqed ". C'est là qu'elle sera remarquée pour participer à des émissions sur Al Jazira en février 2006. Cette première émission va lui donner une certaine notoriété internationale.
Elle connaît bien l'islam, elle est très critique et répond du tac au tac à ses interlocuteurs avec beaucoup d'énergie. Elle ne mâche pas ses mots, lors d'un de ses entretiens elle déclare "Le choc dont nous sommes témoins dans le monde n'est pas un choc des religions ou un choc des civilisations, c'est un choc entre deux opposés, entre deux ères. C'est un choc entre une mentalité qui appartient au Moyen-Âge et une mentalité qui appartient au XXIe siècle. C'est un choc entre la civilisation et l'arriération, entre civilisé et primitif, entre barbarie et rationalité. C'est un choc entre liberté et oppression, entre démocratie et dictature. C'est un choc entre les droits de l'homme d'un côté, et leur violation d'un autre côté. C'est un choc entre ceux qui traitent les femmes comme des bêtes et ceux qui les traitent en êtres humains."
Mais si elle est dure avec l'islam, elle explique également chercher à le faire évoluer, non pas à le mener à sa perte, critiquant uniquement son côté politique mais pas son côté religieux."En tant que musulmans, nous avons été otages de notre propre système ; depuis des siècles, nous avons été otages de notre propre prison." L'islam, selon elle, doit se remettre en cause et ne l'a jamais fait, "Il nous faut continuer à critiquer l'islam pour le forcer à être réformé et changé." Elle exprime malgré tout des doutes quant à ses facultés à le faire, bien consciente que cela ne saurait se faire que de l'intérieur.
A la voir expliquer sa position et son avis sur les plateaux télé, on ne peut lui dénier un véritable courage, un certain cran. Elle parle et répond vite, elle connaît parfaitement son sujet et ses critiques fusent, elle ne se laisse pas impressionner, défend Israël en mettant le point sur les agissements des Palestiniens. Mais son discours ne passe pas forcément auprès de ses interlocuteurs et sur la chaîne, lors de son intervention, elle est quasiment taxée d'hérétique sur le plateau d'Al Jazira. Wafa sultan, peu connue jusqu'ici en Europe, est à l'instar de Taslima Nasreen, Salmann Rushdie ou d'Ayann Hirsi Ali par exemple, une des figures culturellement musulmanes qui s'opposent avec courage à l'extrémisme. A tort, à raison? Le débat ne fait manifestement que commencer...
Voici la première intervention de Wafa sultant sur Al Jazira, celle qui l'a fait connaître, elle date de février 2006. Il faut dire que ses propos sont assez remarquable sur la chaîne arabophone. Ils ont dû sérieusement dénoter!
Je laisse chacun libre de se faire son opinion sur cette femme :
Le blog Plume de presse est de retour après quelques temps d'interruption qui furent consacrés à l'écriture d'un livre sur Nicolas Sarkozy. L'auteur, Olivier Bonnet, avait du interrompre sa production d'articles sur son blog suite à des problèmes de trésorerie et pour consacrer du temps à la sortie de son prochain livre, qui sera, certainement, un véritable pamphlet sur le chef de l'Etat. Ses lecteurs avaient abondamment commenté l'arrêt du blog, avec bien des regrets et recommencent à présent, avec plaisir, à commenter cette fois-ci son retour.
Il faut dire que le blog avait su se faire une place de choix dans la "blogosphère". 4000 lecteurs par jour, classé 4ème de la catégorie politique wikio, et de l'aveu de l'auteur, référencé "au fil du temps et suivant les billets, par Rézo.net, Wikipédia, la revue de presse de Yahoo, De source sûre, Rue89, Politis.fr et Politis papier, l'Obs.com, Libération.fr et Libération papier, Acrimed, Bellaciao, Arrêt sur images ou encore le site de la Télé Suisse Romande." Olivier Bonnet "postait" aussi pour le journalisme citoyen sur Come4news mais aussi Agoravox.
Le livre, Sarkozy, "la grande manipulation", étant presque terminé, déjà en précommande (pour la somme de 19.90€, frais de port inclus, on trouvera sur le blog l'avant-propos et toutes les adresses pour se le procurer ) le blog rouvre donc et l'auteur semble s'en féliciter, "J'ai juste aéré un peu la pièce, tout est là, comme avant. C'est bon de rentrer chez soi." écrit-il sur l'un de ses premiers posts, avant de reprendre des billets lapidaires sur Sarkozy et ses Sarkozettes, annonçant clairement son retour et comme autrefois, on taillera au sabre clair dans la situation politique française.
On peut bien sûr ne pas être d'accord avec Olivier bonnet, ce sera de temps en temps mon cas, son blog incline fortement à gauche, pour le plaisir de ses lecteurs, et le revendique, mais cela n'empêche bien sûr pas d'apprécier un blog nanti d'une forte personnalité et qui ne mâche pas ses mots. Il avait pensé un moment créer un abonnement, mais a préféré en laisser la consultation du blog tout à fait libre. Une bonne nouvelle donc pour les lecteurs qui appréciaient de le retrouver, notamment sur come4news.
Bien re-venu donc à Olivier Bonnet, nous pourrons discuter à nouveau de ce qui nous sépare, avec courtoisie s'entend. Très heureux de le revoir, manifestement, toujours en pleine forme...
Le rapport que remet ce jeudi la miviludes au gouvernement révèle un satanisme virulent dans notre pays, aussi lié à une résurgence du paganisme qui tendrait même à dépasser les courants habituels tout en lui restant relativement comparables. Des résurgences du nazisme s'insèrent dans ces différents mouvements également, qui concerneraient en gros 25000 personnes, dont 80% de moins de 21 ans.
Ce n'est pas la première fois que la miviludes s'intéresse au satanisme, en 1995, l'accent avait déjà été mis sur le danger que représentaient les sectes lucifériennes et satanistes, en 2004 le sujet fut à nouveau soulevé dans un autre rapport, mais depuis les cas se mutltiplient. 92 cas de profanations ont été recensés de janvier à novembre 2007, ce qui représente une augmentation de 300% sur les trois dernières années et la mivilude de constater qu'en avril dernier un cas de profanation par jour était relevé en moyenne...
Le lecteur attentif de la presse relatant les "faits divers" dans ce domaine peut croire que ces cas sont minorés : en effet lors des profanations dans les cimetières, croix retournées et inscriptions satanistes en évidence, les services de police ne font bien souvent que "pencher" vers une thèse sataniste. Des affaires tiennent littéralement de la psychiatrie, ainsi cette profanation qui fut accompagnée d'une exhumation et dont on a découvert les coupables juste au moment où ils allaient détacher la tête d'un défunt pour célébrer, de leur propre aveux, une messe noire avec. Si les sépultures chrétiennes sont touchées par ces profanations, les autres confessions le sont aussi.
Le rapport révèle également que les suicides de "jeunes liés à l'appartenance satanique" sont en augmentation, il fait état aussi de "conduites déviantes, scarifications, auto-mutilations diverses", mais aussi "d'incitations à la haine raciale et au suicide" ainsi que de "commission d'acte de barbarie, notamment envers les animaux". Ce n'est bien sûr pas nouveau, mais l'époque serait à une "radicalisation des exactions commises par les adeptes". Les mouvements purement lucifériens perdraient du terrain devant d'autres mouvements inspirés du paganisme celtique ou nordique, notamment en relation avec le nazisme qui rappelons-le, développait déjà un néo-paganisme, présent déjà dans le choix de son symbole, la croix gammée.
Selon la miviludes, il existerait des "initiateurs" dans ces mouvements mais des jeunes gens découvrent aussi seuls certains rites sataniques, dont les sites grouilleraient sur internet. Des familles ont en effet signalé des "scarifications sataniques aboutissant à des évanouissements, sensations d'étouffement, etc...". Le satanisme ne saurait être interdit, à travers la législation en vigueur, ce qui n'empêche pas le docteur Guivier d'en dénoncer les risques médicaux. Les jeunes gens concernés sont bien souvent en absence de repères et déjà fragilisés.
Mais si la miviludes dénombre 25000 adeptes, toutes "chapelles" confondues, avec 80% de moins de 21 ans, il reste difficile d'établir un calcul juste de la mouvance, qui évolue dans le secret. Mais si l'on en croit les études sur ce sujet, il est nécessaire de dénoncer ces mouvements, rappelons qu'ils sont à l'origine de troubles chez des jeunes gens, déjà certainement fragilisés avant d'adhérer au mouvement.
Pour lire le rapport, bien plus complet sur d'autres domaines, voir le site officiel
La France, toute occupée à discuter de l'euthanasie suite à des affaires bien précises, celles de Chantal Sébire et de Vincent Humbert, dernièrement de Laura Blanc, a peu parlé de la dernière initiative en la matière en Belgique : étendre l'euthanasie aux enfants et aux personnes agées en état de démence. Le parlement devrait disposer d'assez de voix pour l'imposer, ainsi il devrait bientôt être possible, en Belgique, de se livrer à l'euthanasie, avec l'accord de l'entourage, sur les enfants et les vieillards, si la loi passe bien. C'est l'Open Vld qui est à l'origine de cette proposition de loi, encore dans les cartons, mais qui devrait être bientôt proposée.
Ce projet de loi n'est pas sans poser de questions; en effet les vieillards en état de démence seraient alors euthanasiés sur décision de leurs proches parents, proches parents qui pourraient être tentés de se débarrasser d'un "vieux" un peu génant, et qui peut posséder un petit héritage. Quant à l'idée d'euthanasier des mineurs, elle est assez choquante en soi même si l'on peut imaginer que dans certains cas un mineur peut souffrir atrocement de certaines maladies. Il va de soi que dans le cas d'une décision des parents, qui auront à signer une décharge, les enfants euthanasiés n'auront pas vraiment leur mot à dire.
L'information paru le 25 mars, eut fait un formidable poisson d'avril quelques jours plus tard. De fait cela pourrait illustrer les fameuses dérives possible de l'euthanasie, dont on sent bien qu'elle est une question de principe et que tout accord est désormais impossible entre les partisans et les opposants, d'autant qu'à trop l'étendre, elle rappelle de bien mauvais souvenirs . En effet le nazisme prônait déjà des positions semblable, ainsi pour Fritz Lenz, titulaire de la seule chaire "d'hygiène raciale" en Allemagne avant 1933, l'euthanasie était essentiellement une "question d'humanité"...
Pour ou contre, reste que les solutions contre la douleur ne trouvent pas pour l'instant place dans le débat frontal, il faut être "pour" ou "contre" l'euthanasie, ce qui reste bien sûr fortement réducteur...
Il est possible depuis mon blog de m'envoyer un message directement dans ma boite mail et certains intervenants ne s'en privent pas, ce qui ne me gène en rien, tout au contraire. Dernièrement avec l'actualité du film "Fitna", mon blog notamment a connu de nombreux commentaires et quelques uns aussi en message direct. La plupart du temps l'ambiance est au dialogue et même si parfois il est un peu vif, que les propos fusent, le ton reste relativement courtois. La censure n'est pas de mise et chacun s'exprime librement ainsi que je le souhaite.
J'ajoute que j'ai toujours tout fait pour respecter les sensibilités de chacun et ne me permets pas d'écrire n'importe quoi ni sur l'islam, ni sur Mahomet. Mon attitude, accusatrice parfois, me semble malgré tout respectueuse envers tous et je crois pouvoir dire être ouvert au dialogue avec les musulmans. Mais aujourd'hui je reçois le message suivant : "tout le monde sait que pour l'argent on est pret a tout faire rien qu a voir le travail des pauvres prostituees. mais arrive a blasphemer pour de l'argent n est jamais arrive dans l'esprit d'un etre sains.donc mr blaise vous etes malades vous mettez tout le monde en danger pour de l'argent.vous etes a plaindre."
Je souhaite donc clarifier les choses : je ne suis pas musulman, d'une part. D'autre part, je ne vois pas pourquoi je me retiendrai d'évoquer ce dont toute la presse parle, et de les évoquer dans des termes qui ne me semblent pas excessifs. Les accusations gratuites ne m'intéressent pas, en revanche si je dis quelque chose de faux, je laisse tout un chacun s'exprimer, sur mon blog comme ailleurs. Qu'on aille pas croire qu'écrire sur l'islam me rapporte de l'argent, cela n'en rapporte pas plus que d'écrire sur autre chose. Si une certaine vision de l'Homme, la pudeur et la morale ne me retenait pas, j'écrirai tout simplement sur les fesses de telle ou telle actrice, ce qui serait certainement bien plus rentable.
Ensuite il est un peu trop facile de taxer les personnes avec lesquels on est pas en accord de "malade", mot dont l'emploi dans le contexte me semble bien plus signifier "pervers". Personne n'est obligé de me lire et l'on peut passer son chemin, je n'en prendrai pas ombrage, bien que je sois heureux d'accueillir les personnes de tous bords, prêtes à discuter. Je plains donc en retour la personne qui m'a écrit, incapable de chercher plus loin que sa toute petite vision des choses et qui ne doit pas être facile à vivre.
Pour finir, le délit de blasphème n'existe pas en France et l'acte lui-même est régulièrement pratiqué dans notre pays, notamment envers le christianisme. C'est presque un droit, dont personnellement je n'use pas et dont je réprouve bien souvent l'usage. Je ne vois d'ailleurs pas où j'aurais "blasphémé" selon les règles des uns et des autres. Sinon, qu'on ait l'amabilité de me dire où...
On jurerait le scénario d'un film Hollywoodien : en Russie, les adeptes d'une secte se sont enfermés volontairement depuis cinq mois dans un abri souterrain, dans l'attente de l'apocalypse, qui selon eux serait imminente. Les services de police, qui encerclent le souterrain qu'ils occupent, ne réussissant pas à les convaincre de sortir, ont eu l'idée de faire appel à un spécialiste de l'apocalypse.
Les trente-cinq personnes de la secte sont enfermées depuis le début du mois de novembre, suite à un calcul effectué grâce aux étoiles, pour définir la date de la fin du monde, qui aura donc lieu, selon la secte, au mois de mai de notre année en cours, c'est à dire dans moins de 61 jours.
Si les services de police entourent le souterrain 24H sur 24, c'est que les adeptes avaient menacé de tout faire exploser si l'on tentait de les en faire sortir, sept d'entre eux, sont déjà dehors suite à des négociations avec leur chef, sous l'autorisation de son hôpital psychiatrique, juste le temps d'intervenir pour les raisonner. La situation est urgente car le toit du souterrain menace de s'effondrer à cause de la neige accumulée.
Le spécialiste appelé à la rescousse n'est autre que le père Hermogène, spécialiste de du "Livre de la Révélation" selon le vice gouverneur de la région de spenza, située 500 km au sud-est de Moscou, autrement dit, un spécialiste du livre de l'apocalypse. Il a fallu au prêtre se rendre au fond d'un ravin, devant la bouche d'aération installée là, afin de s'entretenir avec eux. De quoi ont-ils parlé? La dépêche ne le révèle pas, pas même si le prêtre a aidé potentiellement les services de police.
Il y a là toute matière pour un film, l'étude des étoiles, l'apocalypse, le spécialiste religieux du livre ancien, les services de police, le coté angoissant du souterrain, jusqu'à la menace de faire exploser l'endroit... Espérons toutefois que cela se finira par un "happy end" ainsi que c'est la coutume dans ce genre de film...