C'est toujours un plaisir de vous lire et je me félicite de ce que preniez parfois un peu de temps pour déposer un commentaire sous un de mes modestes articles.
Cependant je censure régulièrement des messages tels que "j'adore ton blog, viens visiter le mien" ou encore "j'ai cliqué sur tes pubs, ne me fais pas de blagues, viens cliquer sur les miennes" ou encore "visite appréciée, chez moi aussi il y a ceci..." ou bien "je trouve ton blog trop génial tu peux me mettre dans tes blogs préférés?..." avec à leur suite une adresse de blog.
Je dois dire que j'aime qu'on me flatte, mais ce qui me laisse un peu perplexe, c'est qu'aucun de ces admirateurs patentés ne prenne la peine de déposer un commentaire en rapport avec le sujet sur lequel j'écris, pas même un tout petit commencement... Me lisent-ils vraiment? Je ne censure pourtant pas les commentaires même lorsqu'ils sont critiques, toute flatterie s'avère donc inutile : je suis incorruptible. Il ne m'échappe d'ailleurs pas que certains messages ne sont que des copier-collés, qu'on retrouve quelques mois plus tard sous un autre article : déposés sur le même blog, cela fait un peu tâche...
Je comprends bien sûr la démarche, il s'agit de recevoir un peu de visite, parfois quelques clics en retour, notamment sur les pubs, c'est entendu, nous sommes bien d'accord : tenir un blog prend du temps, parfois beaucoup de temps, s'il peut rapporter un petit peu (entre nous à l'heure d'écriture, cela ne représente presque rien!), c'est d'autant mieux. Mais personnellement, je préfère me concentrer sur ce que j'écris plutôt que sur le nombre de clics sur les pubs, sans pour autant cracher dans la soupe... Si elles sont cliquées, tant mieux, si elles ne le sont pas, tant pis. Je n'ai pas le temps, sinon j'arrête d'écrire et je ne fais plus rien à côté.
De manière générale, je censure déjà les camarades qui ne me laissent des messages que pour noter l'adresse de leur blog et y renvoyer, sauf si le commentaire a un rapport avec ce que j'écris, et je censure impitoyablement les commentaires qu'on ne dépose que pour faire de la pub pour produits amaigrissants ou pour des recettes miracles de guérison, pour ce genre de produit, il y a d'autres supports que mon blog.
C'est pourquoi je vous invite à déposer vos commentaires avec adresse des blogs sous ce post, je les laisserais passer. Mettez bien vos adresses en entier, c'est promis, j'irais toutes les consulter sans garantir pour autant que je laisserai un message. Si vous souhaitez laisser un commentaire sous un article, et qu'il a un rapport avec, n'oubliez pas non plus de laisser votre adresse entier, c'est bien normal.
Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix Et quand il croit serrer son bonheur il le broie Sa vie est un étrange et douloureux divorce
Il n'y a pas d'amour heureux
Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes Qu'on avait habillés pour un autre destin A quoi peut leur servir de se lever matin Eux qu'on retrouve au soir désoeuvrés incertains Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes
Il n'y a pas d'amour heureux
Mon bel amour mon cher amour ma déchirure Je te porte dans moi comme un oiseau blessé Et ceux-là sans savoir nous regardent passer Répétant après moi les mots que j'ai tressés Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
Il n'y a pas d'amour heureux
Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare
Il n'y a pas d'amour heureux
Il n'y a pas d'amour qui ne soit à douleur Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri Et pas plus que de toi l'amour de la patrie Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs
Après les diverses manifestations de sympathie à la cause Tibétaine dans le monde, à l'occasion du parcours de la flamme olympique, mais aussi suite aux réclamations des politiciens occidentaux, le Dalaï Lama devrait être reçu par les autorités chinoises. De Georges Bush à Nicolas Sarkozy en passant par d'autres gouvernements occidentaux, le monde démocratique s'en est félicité. Cela n'a pourtant été exprimé que sous la forme d'une vague promesse et la Chine répète dans son message que "La politique du gouvernement central à l'égard du dalaï-lama a toujours été de laisser ouverte la porte du dialogue", ce qui reste bien peu crédible, mais constitue une porte de sortie honorable pour tous après les incidents qui ont émaillé le parcours de la flamme olympique. Mais malgré cela le Tibet serait tout simplement l'arbre qui cache la forêt de la situation réelle des provinces chinoises, à faire un peu le tour des informations disponibles sur internet.
Et c'est bien ce que dit l'agence de presse asia news, en rappelant que la police a tiré le vingt avril sur 100 agriculteurs qui défendaient leur terre, que voulait s'approprier une compagnie minière pour en exploiter le tungstène. Au bilan, un paysan a été tué, cinq sérieusement blessés, des dizaines ont été arrêtés tandis qu'une vingtaine ont été battus. Ce n'était pas au Tibet, mais dans le Yunnan. Entre le 9 et le 13 avril, la police charge 6000 habitants, non pas au tibet, mais dans la province de Hainan. 7000 hectares de leur terre devaient être confisqués, pour y construire des terrains de golf. Au bilan, 300 paysans ont été blessés et les journalistes ont été écartés de ces évènements. Les appropriations abusives concerneraient au moins 100000 hectares depuis 2006. Le site e-deo traduit l'article de asia news : « Selon certains militants des droits de l'homme, la campagne lancée par la Chine contre le Tibet et le Dalaï Lama est aussi utilisée pour cacher toutes ces violations se produisant à travers le pays et contre la population chinoise elle-même. »
Il n'y a pas que les expropriations. D'autres provinces sont maltraités, notamment le Xinjiang, situé au nord du tibet, pays à majorité musulmane. Le site Wikipédia relate la"politique de discrimination" du gouvernement, on évoque aussi une forme de "terreur". 200000 personnes y seraient mortes des suites des essais nucléaires dans le pays et la population est contenu dans les emplois subalternes. Amnesty international évoque la répression contre ce que le gouvernement appelle "les séparatistes, les terroristes et les religieux extrémistes" . Le gouvernement Chinois ne tolère d'ailleurs pas d'autre autorité que la sienne et le fait savoir. Les catholiques chinois sont divisés en églilse officielle et en église... clandestine. Le Vatican y est assez mal vu, même si un rapprochement s'est opéré il y a peu pour permettre à l'église clandestine et réprimée de sortir de l'ombre. Des catholiques clandestins seraient même parfois torturés, toujours selon Amnesty international. Le PCC ne reconnait aucun culte, pas plus les catholiques que les musulmans ou les bouddhistes.
Tout le monde se souvient également bien sûr des images de la place Tien' anmen (ou pour dire comme le gouvernement des « Troubles politiques du printemps et de l'été 1989 » (春夏之交的政治風波) et de cet étudiant courageux qui s'était exposé devant un char, seul, terriblement chétif devant le véhicule de guerre. L'armée avait chargé la foule et réprimé l'émeute étudiante. La croix rouge chinoise et des sources occidentales avaient suggéré, pour la seule ville de Pékin, 2600 à 3000 morts, le gouvernement 300. Pour les provinces chinoises qui s'étaient également soulevées, il n'existe aucun chiffre. L'étudiant aurait été emprisonné par la suite, et l'on imagine ce qu'il a dû subir. En réalité l'on ne sait pas vraiment ce qu'il est devenu ensuite. A cette occasion le gouvernement de Pékin avait pu montrer qu'il contrôlait fort bien la presse, et les images qui nous sont parvenus de l'évènement ne le doivent qu'à des journalistes courageux qui ont pris mille risques pour faire passer leurs images. C'était en 1989, cela a-t-il changé?
Wei Jingsheng est un illustre inconnu, au moins de la foule. C'est un militant chinois pour les droits de l'Homme. Il avait remis une pétition au siège du CIO à Lausanne en décembre 2007, contre la tenue des jeux olympiques en Chine, évoquant la corruption au sein du comité. A tort, à raison? La preuve n'est pas accessible sur internet de la véracité de ses dires. Il affirme aussi que "L'autre raison du déséquilibre commercial massif réside dans le fait que les ouvriers chinois n'ont pas le droit de se défendre pour obtenir des salaires justes, ni pour la protection de leurs droits. Les droits de l'Homme en Chine ont beaucoup à voir avec les profits économiques européens. " Il faut lire le papier de Wei Jingsheng qui met bien en valeur l'ambiguïté du rapport de l'occident avec la Chine, il y évoque aussi les relations de la France avec le gouvernement chinois.
Mais maintenant que les JO ont été attribués à la chine, il reste l'espoir qu'en s'ouvrant au monde à cette occasion, la Chine n'évolue dans le sens que tout un chacun souhaite. La ministère des affaires étrangères français s'exprime sur internet : "La situation des droits de l'homme en Chine est contrastée. La société civile a acquis une autonomie croissante dans le domaine de la sphère privée. Le développement de l'économie privée, l'accès à internet, l'ouverture aux voyages internationaux et aux études à l'étranger, la libéralisation des mœurs ont ouvert de réels espaces de liberté. Marquant leur volonté d'accompagner ces évolutions, les autorités ont facilité en 2003 les procédures de mariage ou l'obtention d'un passeport. De nombreuses ONG chinoises ont été autorisées, particulièrement dans les domaines sociaux (protection de l'environnement, aide aux personnes démunies, aux malades du SIDA, aux migrants, etc.). Toutefois, leur action est très étroitement surveillée et leurs éventuelles critiques ne doivent en aucun cas être dirigées contre le régime ou ses orientations fondamentales. " Tout cela parait réaliste mais ne saurait faire oublier ce qui est relaté ci-dessus. Le texte ajoute que "Des progrès restent également à faire dans les domaines de la liberté d'expression et de conscience, dans le respect des droits des minorités (au Tibet et au Xinjiang notamment). Les poursuites continuent à l'encontre de militants syndicaux, de défenseurs de l'identité tibétaine ou ouïgoure, ou de cyber-dissidents, qui franchissent les « lignes jaunes » du régime".
Et le Tibet? Inutile de redire ici tout ce qui se passe au Tibet. Comme chacun le sait la situation est tendue, elle l'est d'autant plus que les tibétains semblent vouloir attirer l'attention sur la situation que connait leur région. Des moines ont été battus et même abattus par balle, c'est le porte-parole du Dalaï Lama qui le dit, Matthieu Ricard, dans un article paru dans le figaro. Il n'y a pas lieu de douter de ce qu'il dit, il suffit d'avoir lu ce qui se trouve au-dessus. Ici le les jeux Olympiques sont déclencheurs à la fois du soulèvements, mais aussi de la répression en retour.
C'est toutefois une excellente chose que dans le monde de nombreuses personnes soient soucieuses du Tibet. Ce qui est malheureux en revanche, c'est d'oublier que le Tibet n'est pas la seule province à subir le gouvernement Chinois et que les répressions commises dans le pays du Dalaï Lama semblent bien être pratiquées dans tout le pays. Cet intérêt semble provenir plus particulièrement de l'image sereine et souriante que renvoie le Dalaï Lama, qui constitue une excellente vitrine avec son éternel sourire et ses petites lunettes, mais qui reste en même temps qu'un chef religieux, le chef politique d'une province.
Ce texte serait incomplet sans rappeler que selon Jean-Pierre Raffarin, "La Chine est le banquier du monde. Les Chinois financent le déficit américain. La Chine a quitté la route de la dictature". On s'amusera aussi de ses discours autour de son blog .
Après les diverses manifestations de sympathie à la cause Tibétaine dans le monde, à l'occasion du parcours de la flamme olympique, mais aussi suite aux réclamations des politiciens occidentaux, le Dalaï Lama devrait être reçu par les autorités chinoises. De Georges Bush à Nicolas Sarkozy en passant par d'autres gouvernements occidentaux, le monde démocratique s'en est félicité. Cela n'a pourtant été exprimé que sous la forme d'une vague promesse et la Chine répète dans son message que "La politique du gouvernement central à l'égard du dalaï-lama a toujours été de laisser ouverte la porte du dialogue", ce qui reste bien peu crédible, mais constitue une porte de sortie honorable pour tous après les incidents qui ont émaillé le parcours de la flamme olympique. Mais malgré cela le Tibet serait tout simplement l'arbre qui cache la forêt de la situation réelle des provinces chinoises, à faire un peu le tour des informations disponibles sur internet.
Et c'est bien ce que dit l'agence de presse asia news, en rappelant que la police a tiré le vingt avril sur 100 agriculteurs qui défendaient leur terre, que voulait s'approprier une compagnie minière pour en exploiter le tungstène. Au bilan, un paysan a été tué, cinq sérieusement blessés, des dizaines ont été arrêtés tandis qu'une vingtaine ont été battus. Ce n'était pas au Tibet, mais dans le Yunnan. Entre le 9 et le 13 avril, la police charge 6000 habitants, non pas au tibet, mais dans la province de Hainan. 7000 hectares de leur terre devaient être confisqués, pour y construire des terrains de golf. Au bilan, 300 paysans ont été blessés et les journalistes ont été écartés de ces évènements. Les appropriations abusives concerneraient au moins 100000 hectares depuis 2006. Le site e-deo traduit l'article de asia news : « Selon certains militants des droits de l'homme, la campagne lancée par la Chine contre le Tibet et le Dalaï Lama est aussi utilisée pour cacher toutes ces violations se produisant à travers le pays et contre la population chinoise elle-même. »
Il n'y a pas que les expropriations. D'autres provinces sont maltraités, notamment le Xinjiang, situé au nord du tibet, pays à majorité musulmane. Le site Wikipédia relate la"politique de discrimination" du gouvernement, on évoque aussi une forme de "terreur". 200000 personnes y seraient mortes des suites des essais nucléaires dans le pays et la population est contenu dans les emplois subalternes. Amnesty international évoque la répression contre ce que le gouvernement appelle "les séparatistes, les terroristes et les religieux extrémistes" . Le gouvernement Chinois ne tolère d'ailleurs pas d'autre autorité que la sienne et le fait savoir. Les catholiques chinois sont divisés en églilse officielle et en église... clandestine. Le Vatican y est assez mal vu, même si un rapprochement s'est opéré il y a peu pour permettre à l'église clandestine et réprimée de sortir de l'ombre. Des catholiques clandestins seraient même parfois torturés, toujours selon Amnesty international. Le PCC ne reconnait aucun culte, pas plus les catholiques que les musulmans ou les bouddhistes.
Tout le monde se souvient également bien sûr des images de la place Tien' anmen (ou pour dire comme le gouvernement des « Troubles politiques du printemps et de l'été 1989 » (春夏之交的政治風波) et de cet étudiant courageux qui s'était exposé devant un char, seul, terriblement chétif devant le véhicule de guerre. L'armée avait chargé la foule et réprimé l'émeute étudiante. La croix rouge chinoise et des sources occidentales avaient suggéré, pour la seule ville de Pékin, 2600 à 3000 morts, le gouvernement 300. Pour les provinces chinoises qui s'étaient également soulevées, il n'existe aucun chiffre. L'étudiant aurait été emprisonné par la suite, et l'on imagine ce qu'il a dû subir. En réalité l'on ne sait pas vraiment ce qu'il est devenu ensuite. A cette occasion le gouvernement de Pékin avait pu montrer qu'il contrôlait fort bien la presse, et les images qui nous sont parvenus de l'évènement ne le doivent qu'à des journalistes courageux qui ont pris mille risques pour faire passer leurs images. C'était en 1989, cela a-t-il changé?
Wei Jingsheng est un illustre inconnu, au moins de la foule. C'est un militant chinois pour les droits de l'Homme. Il avait remis une pétition au siège du CIO à Lausanne en décembre 2007, contre la tenue des jeux olympiques en Chine, évoquant la corruption au sein du comité. A tort, à raison? La preuve n'est pas accessible sur internet de la véracité de ses dires. Il affirme aussi que "L'autre raison du déséquilibre commercial massif réside dans le fait que les ouvriers chinois n'ont pas le droit de se défendre pour obtenir des salaires justes, ni pour la protection de leurs droits. Les droits de l'Homme en Chine ont beaucoup à voir avec les profits économiques européens. " Il faut lire le papier de Wei Jingsheng qui met bien en valeur l'ambiguïté du rapport de l'occident avec la Chine, il y évoque aussi les relations de la France avec le gouvernement chinois.
Mais maintenant que les JO ont été attribués à la chine, il reste l'espoir qu'en s'ouvrant au monde à cette occasion, la Chine n'évolue dans le sens que tout un chacun souhaite. La ministère des affaires étrangères français s'exprime sur internet : "La situation des droits de l'homme en Chine est contrastée. La société civile a acquis une autonomie croissante dans le domaine de la sphère privée. Le développement de l'économie privée, l'accès à internet, l'ouverture aux voyages internationaux et aux études à l'étranger, la libéralisation des mœurs ont ouvert de réels espaces de liberté. Marquant leur volonté d'accompagner ces évolutions, les autorités ont facilité en 2003 les procédures de mariage ou l'obtention d'un passeport. De nombreuses ONG chinoises ont été autorisées, particulièrement dans les domaines sociaux (protection de l'environnement, aide aux personnes démunies, aux malades du SIDA, aux migrants, etc.). Toutefois, leur action est très étroitement surveillée et leurs éventuelles critiques ne doivent en aucun cas être dirigées contre le régime ou ses orientations fondamentales. " Tout cela parait réaliste mais ne saurait faire oublier ce qui est relaté ci-dessus. Le texte ajoute que "Des progrès restent également à faire dans les domaines de la liberté d'expression et de conscience, dans le respect des droits des minorités (au Tibet et au Xinjiang notamment). Les poursuites continuent à l'encontre de militants syndicaux, de défenseurs de l'identité tibétaine ou ouïgoure, ou de cyber-dissidents, qui franchissent les « lignes jaunes » du régime".
Et le Tibet? Inutile de redire ici tout ce qui se passe au Tibet. Comme chacun le sait la situation est tendue, elle l'est d'autant plus que les tibétains semblent vouloir attirer l'attention sur la situation que connait leur région. Des moines ont été battus et même abattus par balle, c'est le porte-parole du Dalaï Lama qui le dit, Matthieu Ricard, dans un article paru dans le figaro. Il n'y a pas lieu de douter de ce qu'il dit, il suffit d'avoir lu ce qui se trouve au-dessus. Ici le les jeux Olympiques sont déclencheurs à la fois du soulèvements, mais aussi de la répression en retour.
C'est toutefois une excellente chose que dans le monde de nombreuses personnes soient soucieuses du Tibet. Ce qui est malheureux en revanche, c'est d'oublier que le Tibet n'est pas la seule province à subir le gouvernement Chinois et que les répressions commises dans le pays du Dalaï Lama semblent bien être pratiquées dans tout le pays. Cet intérêt semble provenir plus particulièrement de l'image sereine et souriante que renvoie le Dalaï Lama, qui constitue une excellente vitrine avec son éternel sourire et ses petites lunettes, mais qui reste en même temps qu'un chef religieux, le chef politique d'une province.
Ce texte serait incomplet sans rappeler que selon Jean-Pierre Raffarin, "La Chine est le banquier du monde. Les Chinois financent le déficit américain. La Chine a quitté la route de la dictature". On s'amusera aussi de ses discours autour de son blog .
L'entretien qu'à donné le président de la République ce jeudi soir sur les chaînes de télévision française était plutôt attendu : après de très mauvais résultats dans les sondages y compris pour le bilan de sa première année à la tête de l'Etat, il devait convaincre, notamment autour du pouvoir d'achat, mais aussi sur la communication de l'Elysée ainsi que sur les réformes prévues.
L'exercice relevait naturellement plus de la communication que du véritable bilan et a bien confirmé le nouveau style que souhaite se donner le chef de l'Etat : de l'humilité, de la sobriété, loin de l'arrogance supposée des premiers mois. A huit reprises, le président admettra avoir pu faire des erreurs. L'échec des municipales pour la droite et les mauvais sondage, qui confirmaient le mécontentement des français sur le style du président, en rapport avec sa fonction présidentielle, après son voyage en yacht ou le mariage un peu pipeule du président, juste après son divorce, y sont sans doute pour quelque chose. De fait il semblerait même que le ton de la voix ait été travaillé.
A une question sur les immigrés clandestins, le chef de l'Etat répond qu'il n'est pas roi et qu'il n'a pas à faire les lois seuls, ce qui est bien vu. De fait il s'agit peut-être également de ne pas trop décevoir la branche la plus à droite de son électorat de départ aux présidentielles, qui se serait déjà très largement évaporée. On ne peut que se féliciter également d'une petite mise au point : dans l'embauche des immigrés clandestins, des patrons profitent au passage d'une main d'oeuvre bon marché, sans toujours s'acquitter des impôts habituels sur leurs salariés sans papiers, allant jusqu'à prétendre ignorer la situation de leur état civil.
Sur les questions économiques, le président laisse tout de même le spectateur un peu perplexe. Il n'y est pour rien, le prix du pétrole, la conjoncture économique, l'Etat qu'il faudrait dégraisser, etc, etc. Le discours est à peu près le même que celui du candidat Sarkozy, mais un peu moins volontaire. Il n'est plus question d'aller chercher soi-même la croissance, la France est aussi dépendante de la situation internationale. C'est un aveu d'impuissance, la promesse en plus de préparer le terrain pour son retour, en dégraissant le mammouth pour commencer : un retour à la réalité en somme.
C'est d'ailleurs sur ce sujet que le président a fait la seule déclaration vraiment concrète de son discours : financer le revenu de solidarité active en y consacrant les sommes allouées à la prime pour l'emploi, ce qui revient à déshabiller Paul pour habiller Jacques, les primes pour l'emploi étant habituellement réservées aux personnes les plus démunis, lesquelles ont parfois un emploi régulier. Le président reviendra certainement sur la chose ou sur le terme, ainsi qu'il en donné l'habitude pour d'autres réformes annoncées, d'autant que cette annonce-ci est tout à fait maladroite. Enlever des avantages aux tout petits contribuables après en avoir donné aux plus gros mécontentera forcément une bonne partie de l'opinion.
Le président a aussi plaidé pour remettre la France au travail, une évidence qui s'impose, mais qui s'oppose à une autre évidence : pour travailler il faut de l'emploi et le plein emploi n'est pas pour aujourd'hui. Un discours sur l'éducation nationale cohérent : inutile de rajouter toujours des fonds et du personnel pour des résultats improbables.
A travers cette fermeté sur différents sujets, le président retrouve un peu du ton du candidat qu'il fut il y a un an, mais il n'apporte rien de réellement nouveau. Il faudra pour convaincre joindre le geste à la parole.
Les Français étaient certainement prêts à supporter beaucoup en appelant Nicolas Sarkozy à la présidence, mais le sont-ils encore? Il faudra pourtant que tôt ou tard des décisions énergiques soient prises, sans quoi la situation française n'évoluera pas. Comme chacun le sait, ces décisions seront impopulaires mais s'imposeront d'elles-mêmes si personne ne prend le taureau par les cornes.
Yvan Rioufol, qui soutient l'esprit de réforme de Nicolas Sarkozy se posait déjà la question il y a peu sur son blog : Nicolas Sarkozy est-il de droite? Même un Sarkozyste convaincu ne saurait nier certaines évidences, l'on évoque donc dans le dernier bloc-note, "l'embrouillamini des projets", mais aussi le nouveau traité européen pour lequel on passera au-dessus des français, ou encore la décision de faire " supprimer l'obligation d'un référendum pour ratifier l'adhésion d'un nouveau pays à l'Union européenne". Tout cela est bien symptomatique de la déception que suscite le président, y compris auprès de ses plus chauds partisans. Et pourtant Yvan Rioufol ne voit pas d'autres alternatives que Sarkozy pour faire évoluer le pays
C'est une direction claire qui est attendue et le respect des promesses du candidat. Ajoutons une chose : le président m'a tant fait penser au candidat, qu'un instant il m'a semblé que ses yeux étaient redevenus bleus, comme à l'époque...
Il était suspendu à 1000 ballons gonflés à l'hélium avec pour objectif de battre le record du plus grand nombre d'heure de vol suspendu dans le ciel de cette manière, dans le but de financer un Sanctuaire du Routier, non loin de la ville de Paranaga. Mais le père Adelir Antonio de Carli a été entraîné vers l'océan et reste introuvable depuis.
Parti dimanche après-midi de la ville de Paranaga au Brésil, il devait atterrir 750 km plus loin à l'intérieur des terres, avec pour destination la ville de Dourados mais les vents contraire l'ont dérouté vers la mer, Paranage étant une ville portuaire. Il n'était pas parti imprudemment et était muni d'un casque, d'une combinaison d'aérostier, d'une chaise flottante ainsi que d'un GPS mais aussi d'un téléphone satellite. Il serait monté jusqu'à 6000 mètres.
Il a été porté disparu huit heures après son départ, lorsqu'il a perdu contact avec les autorités portuaires. Il avait fait état de difficultés juste avant de disparaître et avait appelé à l'aide. Des morceaux de ballons ont été retrouvés au large, non loin de l'endroit du dernier appel du prêtre, à 50 km des côtes. Les secours sont à sa recherche avec tous les moyens qui s'imposent, hélicoptères, avions et bateaux, mais les espoirs de le retrouver vivant diminuent au fil des heures.
Le prêtre n'en est pas à sa première expérience, c'est un parachutiste expérimenté et il avait déjà effectué un vol avec 500 ballons, atteignant 5000 mètres de haut et effectuant une distance de 110 km, mais malheureusement toute son expérience ne l'a pas prémuni des vents contraires. S'il est monté haut dans le ciel, espérons toutefois pour lui qu'il n'y soit pas encore et que les secours le retrouveront... Il transportait suffisamment d'eau et de nourriture pour cinq jours.
La France s'est sans conteste couverte à nouveau de ridicule sur la scène internationale en envoyant à la Chine un message d'excuse pour le traitement qui avait été infligé à la courageuse jeune chinoise Jin Jing, qui avait porté la flamme olympique à travers les rues de Paris, protégeant depuis son fauteuil roulant le flambeau olympique que tentaient de lui arracher des partisans du Tibet.
Cette jeune femme est tout simplement devenu un symbole en Chine, du mauvais traitement qui a été réservé à l'accueil de la flamme à Paris et y représente même un certain héroïsme. Les images chinoises ont-elles été truquées comme cela a été suggéré? Peut-être, mais cela ne change rien. C'est bien à une jeune femme handicapée que des manifestants ont voulu arracher la flamme, en se jetant quasiment sur elle.
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, qui avait dénoncé la repentance permanente de l'Etat avant son élection et qui conditionne toujours sa présence à la cérémonie d'ouverture des JO en réclamant une "reprise du dialogue entre les représentants du dalaï lama et les autorités chinoises", comme si cela nous regardait, comme si le reste du peuple chinois ne souffrait pas de son propre gouvernement, a fait remettre une lettre à la jeune femme par le président du sénat (rien que cela), Christian Poncelet, dans laquelle il exprime toutes ses excuses.
Que s'est-il passé depuis que la flamme traversait Paris? Des chinois ont manifesté, pas n'importe où : devant des supermarchés carrefours, tout un symbole! Une grande entreprise française, qui n'a pas été choisie au hasard, naturellement. Il va de soi qu'en Chine les manifestations sont bien souvent téléguidées, mais il est déjà arrivé que les autorités se laissent déborder. Les manifestants brandissaient des drapeaux tricolores affublés de la croix gammée sur lesquels on pouvait lire que Jeanne d'Arc est une prostituée et Napoléon un pervers, tout en réclamant l'indépendance de... la Corse!
Que répond Nicolas Sarkozy dans sa lettre à Jin Jing? "J'ai un profond respect envers vous et le peuple dont vous venez" dit-il, et Poncelet de le reprendre dans une conférence de presse, en Chine... Non seulement c'est une humiliation publique et volontaire, mais elle donne aussi entièrement raison au gouvernement chinois et lui permet de souder derrière lui le peuple chinois, qui pourtant ne l'aime certainement pas plus que cela. La Chine quant à elle ne s'excuse pas du comportement des manifestants de Chine, qui peuvent donc à loisir cracher sur les symboles français, affubler le drapeau des symboles nazi, taxer Jeanne d'Arc de "prostituée", Napoléon de pervers...
Plus qu'une stupidité, c'est une grosse erreur du président. On ne se range pas pour n'importe quel effet de mode derrière les bobos en mal de frisson, sur un coup de tête, pour un président cela ne fait pas sérieux. Les Français ne se souviendront qu'à peine du Tibet dont la plupart du temps ils ne connaissent rien d'autre que la frimousse souriante du Dalaï Lama, d'ici quelques mois. Le gouvernement chinois en sort grandi et la France s'est complètement décrédibilisée en tendant l'autre joue après sa leçon de morale sur le Tibet.
D'ailleurs à voir les efforts des CRS pour protéger la jeune femme, c'est la France qui aurait dû demander plusieurs médailles à la Chine. Sur la vidéo il est visible, que les services de police seraient parfaits dans une compétition, rapides à la course, bien formés pour les plaquages au sol, organisés... Ils méritent les félicitations du gouvernements chinois pour avoir protégé la flamme, gouvernement visiblement ingrat...
Il n'était pas à l'honneur des manifestants pro-tibet de se jeter ainsi sur la jeune Jin Jing, qui a eu le courage de garder le flambeau bien à côté d'elle, le serrant dans ses bras. Elle est handicapée et pratique déjà un sport à haut niveau, devant les manifestants fanatisés, elle n'a pas reculé, il faut lui reconnaître ce courage. Les tibétains peuvent et doivent dénoncer les actions au Tibet, mais cette façon de faire ne pourra que les desservir : il était évident que cette action servirait la Chine.
La vidéo qui suit provient de l'excellent site "Rue89" et a été reprise sous le titre "金晶被袭全过程 The French attack a handicapped person" , je laisse le soin de traduire aux lecteurs.
Cela fait bien longtemps que j'ai envie de mettre cette video en ligne, tout simplement parce qu'elle me fait hurler de rire à chaque fois que je la regarde. La première fois que je l'ai découverte, se trouvait en dessous une longue conversation sur l'homophobie. Le sketch de Fernandel était-il homophobe?
Il est vrai que sa chanson prète à rire des homosexuels notamment, mais il ne s'arrête pas là. Dans ses mimiques pointe aussi une moquerie des personnes qui en médisent sournoisement. Dès le début le décor est planté : "savez-vous ce qu'on dit de... "Zizi" ? On dit qu'il en est"... On ne peut ensuite qu'écouter le reste de la chanson, irrésistible.
C'est en 1968 qu'il l'a chanté, il y a seulement quarante ans, noir et blanc de mise. Dans la salle les spectateurs rient de bon coeur et personne ne semble outré. Il s'agit du palmarès de la chanson et c'est Guy Lux qui présente l'émission. Le ton très libre explique certainement la raison pour laquelle cette chanson est quasiment inconnue aujourd'hui.
Des réponses au film "Fitna" de Geert Wilders ont déjà été abondamment postées sur les sites de partage en ligne. L'une des plus complètes est sans conteste "Schism", du blogueur saoudien Raed Al-Saeed, qui reprend les mêmes recettes que le film du député néerlandais, en montrant des scènes de violence en cherchant à établir, comme dans "Fitna", un rapport avec les versets bibliques. Un sénateur pakistanais, Babar Awan, annonce également qu'un autre film "pro-Coran" verra bientôt le jour.
Mais les deux films seront particulièrement différents l'un de l'autre. Schism cherche à prouver qu'il est facile d'isoler certains versets d'un livre religieux pour faire croire à une violence intrinsèque de la religion visée. Mais se sont surtout des extraits de l'Ancien Testament qui sont pris en compte dans le film, cherchant la critique du christianisme.
S'y retrouvent le Ku Klux Klan, les massacres en Serbie envers des musulmans, les bavures de l'armée américaine ou encore les crucifixions volontaires de fidèles en Indonésie (c'est à l'occasion de Pâques, la crucifixion dure 10 minutes, une tradition locale qui n'a pas d'équivalent ailleurs), entre autres scènes. Le film se clôt sur un message affirmant que tout cela n'est que foutaises, à l'égal du film de Geert Wilders.
Le sénateur pakistanais entreprendra un film d'un tout autre ordre, "Ce film montrera comment le Coran voit le monde. Il montrera la conception de l'humanité du Coran. Il montrera combien est importante la vie humaine" a-t-il simplement expliqué. Le film, qui sera aussi une réponse à "Fitna", devrait sortir dans les salles au début du ramadan et sera en langue anglaise, en ourdou ou encore en arabe.
Ces initiatives musulmanes après le film de Geert Wilders, vont dans le bon sens et la riposte est proportionnée. Cependant les deux pays d'où vient l'initiative ne sont peut-être pas les meilleurs exemples en matière de démocratie et de tolérance. L'Arabie Saoudite notamment, ne tolère pas sur son sol d'autre expression religieuse que l'islam et le film de Raed Al-Saeed lui-même n'aura pas le droit d'y être diffusé.
Certains scènes du film "Schism" qui va suivre peuvent être un peu choquantes, pour les âmes sensibles.
Ce samedi, les images défilent sur l'écran, une chaîne de France télévision. Des manifestants de Chine se retrouvent devant des supermarchés carrefour, protestant contre le traitement médiatique en France autour des jeux olympiques de Pékin, encadrés puis dispersés par la police anti-émeute. Une voix "off" en donne le nombre, incertains tant la manipulation est grande dans l'empire du milieu. Puis l'on apprend qu'il en est de même à Paris : des chinois se sont réunis pour protester face au traitement médiatique, qui est fait au pays des droits de l'Homme, concernant la Chine et les JO.
Un homme, chinois, (il n'y a d'ailleurs que des chinois dans la manifestation), brandit un drapeau aux couleurs du pays d'accueil des jeux, et hurle dans un haut parleur que la Chine évoluera, seule, vers une nouvelle forme de démocratie, de ne pas la dénoncer ainsi, mais de lui laisser le temps. Le plan est rapidement coupé, mais c'est un aveux implicite de la mauvaise situation politique, à l'intérieur de l'empire du milieu. Puis les images défilent à nouveau, trop rapidement pour bien saisir ce qu'a été cette manifestation. La caméra s'arrête sur une jeune femme qui répond aux questions d'un journaliste, après plusieurs séquences très courtes, dans lesquelles on peut voir des manifestants brandir leurs drapeaux. Il lui demande en gros ce qu'elle pense des libertés en France. Elle répond du tac au tac, "il y en a trop". Ah bon, vous trouvez qu'il y a trop de liberté en France insiste le journaliste? "Mais oui" confirme-t-elle.
Retour sur le plateau du journal : une journaliste interroge une autre journaliste, chinoise celle-ci. Que pense-t-elle des manifestations? La chinoise explique que tout ce qui est montré en France est partial, que finalement la réalité est au-delà, qu'il ne faut pas se faire une idée si vite. La journaliste française attaque alors sous un autre angle, en lui demandant ce qu'elle pense de cette manifestante qui fustige le "trop" de liberté en France? Pour la journaliste chinoise, ce n'est qu'une réponse individuelle, mais on ne lui laisse pas trop le temps de répondre. Si elle avait joué un peu le jeu en dénonçant le gouvernement chinois, alors peut-être se serait-on attardé. Elle ne le fera pas.
En conséquence elle est accusée de ne pas avoir de liberté pour justement discuter, puisqu'elle est liée à la Chine. Elle réplique alors que dans son métier elle essaye tout simplement d'être objective, sans prendre de parti, qu'elle fait juste des reportages comme tout journaliste doit le faire, mais s'en est visiblement trop pour la journaliste française, qui l'expédie. Merci d'être venue! Mais fermons le ban... aurait-elle pu dire. Le spectateur doit comprendre après tout cela que la petite journaliste chinoise n'est pas une vraie journaliste, elle est chinoise, ce qui est lourd de conséquence. Elle ne peut pas être objective, mais comme dans le pays des droits de l'homme, les journalistes le sont, elle a été invitée quand même, mais vite fait... La journaliste chinoise, avant de partir, veut montrer un maillot aux couleurs des jeux de Pékin, mais encore une fois, le temps lui est compté et elle doit renoncer... La présentatrice passe à une autre information.
Il est évident que personne ne peut accepter certaines facettes de la politique du gouvernement chinois et notamment du parti communiste qui le domine. Mais ce n'est pas suffisant pour que nos journalistes français se comportent comme les journalistes chinois, dont la liberté est bridée. Mais plus personne n'ignore que l'on peut faire ce que l'on veut des images, par des séquences coupées et que dans une manifestation il y a toujours des illuminés, qu'il n'est pas difficile de trouver. Qui ne dit pas de bêtises d'ailleurs, au moins une fois dans sa vie?
Il est évident également qu'en Chine, les informations sont bridées, voire manipulées. Des journalistes ont été emprisonnés à l'occasion des JO, à l'initiative du gouvernement. Ils risquent parfois jusqu'à la peine de mort dans ce pays qui exécute plus que tout autre, faisant en sus payer la balle utilisée à la famille du fusillé. La politique de la Chine n'est pas particulièrement vertueuse non plus, dans son soutien à certains gouvernements, notamment en Afrique, mais cela ne saurait dissimuler que la France en a parfois fait autant. Tout cela doit naturellement être dénoncé mais ne justifie pas que nos journalistes français usent de tels procédés dans notre pays, sensé être libre.
Il s'agissait du journal de France 3, samedi soir vers 23h00.
La presse reprend depuis hier une information révélée par lepoint.fr, au conditionnel, disant que Patrick Binet, patron de TF1 international, se trouve depuis jeudi matin en garde à vue. Un cadavre aurait été retrouvé à son domicile et les journaux citent régulièrement une source policière.
Cette information ne peut que faire jaser. Ces journaux évoquent aussi une "partie fine", l'on apprend par la même occasion que l'homme aurait recruté deux autres hommes sur internet, pas forcément au conditionnel cette fois-ci, que la victime serait décédée d'une surdose de GHB, la "drogue du violeur" et qu'elle était chef du bureau du cabinet de Christine Albanel, mais aussi que "la piste criminel ne serait pas privilégiée"...
Une telle information ne peut qu'être lue et reprise par tous. Patrick Binet n'est pourtant pas si connu en dehors de son propre milieu et sa vie privée n'a aucune incidence sur celle d'autrui en général, quant à son travail, la presse nous apprend également que l'homme est compétent et reconnu. Nous ne savons pas s'il est personnellement responsable de la mort de la victime, tout ce que nous savons pour le moment, c'est que le corps a été retrouvé à son domicile et dans quelle circonstance elle serait décédée, mais tout provient toujours de cette fameuse source policière dont on ne sait rien.
Pour le lecteur donc, même si tout n'est que suggéré, nous apprenons par la même occasion l'homosexualité (présumée ?) de ce patron de TF1, grâce à cette fameuse source policière. Tout cela fait beaucoup pour un pays dans lequel la vie privée est sensée être protégée et où la présomption d'innocence devrait jouer. C'est toute la vie d'un homme qui défile dans les journaux. A-t-il été mis aux arrêts par la brigade des moeurs?
L'affaire est sans doute fort sérieuse : ce n'est pas tous les jours qu'un cadavre est retrouvé dans un domicile personnel. C'est peut-être Patrick Binet qui a prévenu les services de police, nous n'en savons rien. Mais sérieuse ou pas, que l'homme soit relâché ensuite ou accusé, tout cela le suivra à long terme. On chuchotera derrière lui : "vous savez, c'est le type qui avait "recruté" des hommes sur internet, etc, etc..." tout en rappelant son homosexualité. Après tout, ce chef de cabinet a peut-être simplement fait une crise cardiaque comme cela peut arriver, mais le reste ne nous regarde pas tant.
D'aucun chuchote sans doute derrière tous les hommes dont les affaires ont été mises sur la place publique, la sex-tape habillé en nazi, le harcèlement de call-girl, les amours négociés d'un homme politique américain, etc, etc, toutes ces affaires pas forcément honorables pour les hommes évoqués. La presse pourrait peut-être s'en tenir à l'information générale, même si par ailleurs elle est aujourd'hui en difficulté, il n'est pas dit qu'il est à son honneur de reprendre ce type d'information.
Peut-être n'a-t-on pas encore suffisamment exploité toutes les possibilités qu'offrent les sex-tapes. Nous avions connu celle de Paris Hilton, largement diffusée et même exploitée commercialement, celle de Laure Manaudou, clandestine et rapidement écartée, celle de Valérie Bègue, introuvable mais annoncée et très recherchée, sans véritable preuve de son existence, dernièrement encore celle de Marylin Monroe, dont seule la rumeur est parvenue jusqu'à nous, ou encore celle de Max Mosley, en habit militaire nazi, mais pourtant tout cela n'est rien, rien du tout... Parce qu'inutile.
Le Cantor Israel Rand, qui dirige une école de chantres près de Tel Aviv, en aurait trouvé un nouvel usage. Il a avoué avoir loué, selon une dépèche, les services d'une séduisante jeune femme, afin de faire chanter son rival, Naftali Hershtik, ou plus précisément de l'en empêcher, puis la scène filmée, l'avait rendue publique. Il avait ensuite écrit une lettre à la direction de la Grande synagogue de Jérusalem où Naftali Hershtik officiait, dénonçant le scandale de ce chantre nu dans des positions plus qu'osées, ce qui l'avait contraint à quitter ses fonctions.
Mais le cantor a été démasqué et a dû déchanter après sa petite victoire. Il risque une inculpation pour chantage et menace, tandis que son rival espère chanter à nouveau aux offices, l'enquête bouclée. Si ces deux personnages sont bien les mêmes, une toute petite recherche fera découvrir aux mélomanes deux chanteurs talentueux, avec un simple moteur de recherche. L'affaire est amusante et pourrait être un bon départ pour un scénario, qui sait? Reste que l'acte a quelque chose d'odieux...
Deux mois de prison avec sursis et 15000 euros d'amende ont été requis à l'encontre Brigitte Bardot , poursuivie devant le tribunal correctionnel de Paris pour incitation à la haine envers la communauté musulmane, nous apprend une dépèche AFP. La partie adverse était composée des associations antiracistes, Mrap, LDH et Licra.
Elle avait écrit une lettre à Nicolas Sarkozy lorsqu'il était ministre de l'intérieur, pour réclamer l'étourdissement des moutons égorgés, avant la saignée, pour l'Aïd el-Kebir. La lettre avait circulé notamment au sein de son association et avait été publiée dans le magasine info-journal. C'est un extrait de la lettre qui a provoqué une réactions de la part des associations "antiracistes" (Mrap, LDH et Licra). "Il y en a marre d'être menés par le bout du nez par toute cette population qui nous détruit, détruit notre pays en imposant ses actes".
Si la peine requise pour cette lettre semble un peu forte, c'est que Brigitte Bardot avait déjà reçu une sanction pour des extraits de son dernier livre, dans lequel elle aurait assimilé les musulmans à des envahisseurs. Elle avait également déclaré "Il y a beaucoup de nouvelles langues dans la nouvelle Europe. Le métissage est possible entre les pays latins qui ont une même base de tradition, de religion et de pensée commune mais plus difficile avec des gens qui ne partagent pas les racines de notre civilisation". Elle avait par la même occasion nié tout racisme, les larmes aux yeux.
Ses propos ont bien sûr quelque chose d'excessif, il ne faut pas le nier et ce n'est pas pour rien que l'ancienne actrice a été convoquée devant le tribunal correctionnel, mais ce qui est regrettable ici, c'est que l'accusation de racisme amènera plus particulièrement à faire taire une personne qui défend une cause animale, même si ce faisant elle est maladroite.
Ce qui est tout autant regrettable, c'est que ces mêmes propos dirigés vers des chasseurs n'auraient ému personne, et certainement pas les associations "antiracistes", qui interviennent ici pour une religion et non pas pour une "race" quelconque, mot dont elles nient absolument tout sens concret. Pour les chasseurs ou encore pour n'importe quelle religion autre que l'islam, rien n'aurait transparu dans leur discours. Or, pris dans le contexte les propos de Brigitte Bardot, d'accord ou non avec elle, ont un sens. A quoi bon faire souffrir un animal plus que de raison?
Il serait peut-être temps que notre justice cesse de prendre en compte le soupçon... Ce sont les actes qui comptent, pas ce que les individus pensent. Cette dérive est dangereuse par ailleurs, qui sait en effet ce que pense autrui? Car c'est bien sur un soupçon que Brigitte Bardot est condamnée, elle a d'ailleurs nié être raciste lors du dernier procès, ce qui parait suffisant. A moins que d'autres confessions ne pratiquent elles-aussi l'Aïd el- Kebir, mais il faudrait trouver...!
Le député UMP de l'Oise, François Michel Gonnot, a fait savoir son désaccord avec le choix de Vincent Teissier par France 3 pour représenter la chanson française à l'Eurovision 2008, du simple fait que son titre sera chanté en anglais : "pour la première fois» depuis 1956, «la France sera représentée par un chanteur, Sébastien Tellier, qui interprétera une chanson en anglais" explique-t-il et écrivant à la ministre de la culture, Christine Albanel, il lui demande de "bien vouloir faire part de son sentiment sur ce sujet et d'indiquer les démarches que le gouvernement envisage de prendre auprès de France 3 et de l'Eurovision pour qu'une chanson interprétée en français représente la France à ce concours "
Le député n'a pas tout à fait tort... Puisqu'il y a peu le gouvernement évoquait la francophonie, il donne là un curieux exemple. Ajoutons aussi pour être juste que la plupart des pays arrivent avec des chansons en anglais et bien trop rarement dans leur langue nationale, ce qui donne toujours à l'eurovision, dont les chansons dépassent rarement dans le temps le simple concours, l'air d'une finale de karaoké géant filmé au milieu des Etats-Unis.
Rappelons aussi à l'attention du député que Christine Albanel avait été nommée en 2007 pour le prix du sympathique concours de la carpette anglaise, et distancée par Christine Lagarde cette année-là parce que cette dernière... communiquait avec les services de son ministère en langue anglaise, des services bien naturellement tous francophones! Il serait donc douteux que ce ministre ne lui donne gain de cause...
Pas plus que le gouvernement d'ailleurs, que la langue française en Europe n'intéresse pas plus que cela. C'est du moins ce que pourrait laisser croire le discours de Valérie Pécresse à Bruxelles en février 2008, qui voulait "rompre le tabou de l'anglais", expliquant "Notre culture rayonne d'autant mieux qu'on s'exprime dans la langue de l'autre " et réclamant que les français soient tous totalement bilingue anglais-français. Voici donc pour la ministre une culture qui s'exprime bien mieux dans une autre langue, et pourquoi ne pas traduire Molière en anglais pour la comédie française? Ou à défaut shakespeare en français pour le jouer à Londres?
Le député se sentira peut-être également moins seul d'apprendre que des scientifiques ont signé une pétition pour pouvoir continuer à écrire dans leur langue, le français. Elle commence par "Il est largement admis que la lingua franca de la recherche scientifique est aujourd'hui l'anglais. Pourtant, il existe au moins trois bonnes raisons de penser qu'il est indispensable que les scientifiques continuent d'écrire en français... " Il ne faudrait pas chercher bien longtemps pour trouver d'autres exemples, entreprises qui réclament l'anglais même entre francophones, etc, etc, la liste est longue. Et il faut bien l'admettre, l'anglais est devenue la langue de la finance et du commerce, bien souvent les réclames se font en anglais, avec une toute petite mention en bas, donnant la traduction, vite fait... tant que les gens achètent.
Il n'empêche, pour Marc Teissier du Cros, producteur de Sébastien Teissier, il s'agit là d'un "combat d'arrière-garde" et d'ajouter "je ne pense pas que chanter en français soit la meilleure façon de se faire comprendre du monde entier". C'est sûr, mais l'on sait pas non plus si dans le monde chacun tente de comprendre les textes des chansons en anglais, qui bien souvent le disputent aux chansons françaises pour la naïveté du propos. A ce niveau bien souvent, la chanson traduite, on regrette d'en avoir fait l'effort! Le député sera certainement ringardisé par ses détracteurs et il faut admettre que le concours de l'eurovision, n' a pas un grand intérêt pour la langue. C'est tout le reste qui en a, le concours n'est qu'un symbole, et a tout prendre, mieux vaut perdre en restant intègre, si ce mot a encore un sens... en français.
C'est ce mardi que commence la visite du pape Benoit XVI aux Etats-Unis, visite qui se prolongera jusqu'au dimanche 20 avril. Lors de cette visite, le pape devrait rencontrer, hormis le prédisent qui l'accueillera à son arrivée, la conférence des évêques catholiques des Etats-Unis, le monde universitaire catholique, mais aussi les représentants d'autres religions (juives, protestantes, musulmanes, hindouistes...). Les deux évènement majeurs de son voyage seront sans aucun doute son discours à l'ONU et la prière qu'il fera au "ground zéro", à l'endroit même où se son effondrées les tours du world trade center. Il dira une messe au "Yankee Stadium", stade de plus de 55000 places avant de s'en retourner à Rome.
Cette visite de Benoit XVI est importante à divers titres. D'abord elle intervient dans un moment où les catholiques ne sont pas très à l'aise suite aux différents scandales qui l'ont frappé, autour des actes de pédophilie commis par des prêtres. De nombreux procès se sont tenus dans lesquels les évêques ont aussi été accusés, parfois à tort, d'avoir couvert les prêtres sous leur responsabilités. Cette situation bride l'Eglise américaine dans sa communication, c'est à peine si elle aurait osé élever un murmure lors de la guerre d'Irak, malgré son désaccord, dans un pays où les religions s'expriment.
Pourtant l'Eglise a beaucoup fait depuis et le nombre de plaintes n'a cessé de diminuer, même si les actions entreprises ne sont guère suffisamment couvertes dans l'actualité et peu connues. Il semblerait également que selon les statistiques, la pédophilie chez les prêtres en 2007ne concernerait que 0,01% des quarante mille sur le territoire en plaintes déposées, ce qui n'excuse en rien cet acte ignoble, mais qui reste à relativiser, notamment au regard des plaintes déposées contre 2500 enseignants du public depuis cinq ans, et qui ne seraient que le haut de l'iceberg puisque de nombreuses autres plaintes seraient en effet dissimulées par l'administration.
Benoit XVI pourrait redonner du souffle à cette église des Etats-Unis, l'une des plus grandes communautés catholiques au monde, derrière le Brésil. Lors de son discours aux Nations Unis, outre un discours sur les droits humains, il devrait évoquer la situation de l'Irak et transmettre un nouveau regard sur l'action des Etats-Unis dans le pays, préoccupé comme il l'a déjà déclaré à plusieurs reprises pour les chrétiens du Moyen-Orient, notamment pour les chaldéens. Sa prière au "Ground Zero" devrait aussi être fortement médiatisée et amener un équilibre autour de cette initiative. En outre cette communauté est particulièrement dynamique, composée en grande partie de nombreux hispaniques et particulièrement animée par des laïcs.
Georges Bush fera pour la première fois le trajet jusqu'à la base aérienne américaine d'Andrews pour revevoir un chef d'Etat, ici le pape. Il sera accompagné de son épouse et fera plus d'honneur au souverain pontife que n'en avait été fait à la reine d'Angleterre ne serait-ce que pour le nombre d'invités d'honneur à la réception. Il aurait notamment déclaré sur une chaîne catholique, pour ces honneurs rendus : "Parce que c'est une personne vraiment très importante à de nombreux égards. Premièrement, il parle pour des millions de personnes. Deuxièmement, il ne vient pas en tant qu'homme politique, il vient en tant qu'homme de foi. Et, troisièmement, je souscris tellement à cette notion que (...) dans la vie, il y a le juste et le mauvais, que le relativisme moral risque de saper les chances de sociétés faites de liberté et d'espoir, et je veux honorer ses convictions".
Par souci d'honnêteté,
L'information que je note plus haut est issue d'une source sérieuse, sur la pédophilie, mais une autre source sérieuse indique d'autres chiffres, je cite :
"Selon l'organisation "Bishop accountability" ("la responsabilité des évêques"), plus de 4000 prêtres, sur 42'000 aux Etats-Unis, ont fait l'objet d'une dénonciation pour pédophilie. Certains ont été poursuivis et condamnés, parfois pour des attouchements sur des dizaines d'enfants."
Si quelqu'un a des chiffres précis sur ces sujets, cela m'intéresse vraiment, y compris pour d'autres pays. Je suis en recherche aussi de chiffres plus large sur les églises dans le monde et d'articles dessus.
La Serbie saisira le TPI suite aux extraits dévoilés du livre de l'ancien procureur de la Haye, Carla Del Ponte, "La chasse, moi et les criminels de guerre", qui relate ses mémoires et dans lequel elle révèle sans preuves définitives que près de 300 prisonniers serbes et slaves (parmi eux des femmes) auraient été victimes d'un trafic d'organe en 1999, avec la quasi complicité des hauts officiers de l'UCK dont faisait à l'époque partie le premier ministre kosovar actuel, ce qu'il dément.
Selon Carla Del Ponte, qui n'a pas pu apporter de preuves définitives de ces faits, les prisonniers étaient transférés du Kosovo en Albanie, où l'on prélevait des organes sur eux, les laissant parfois en vie quelques temps avant de reprendre d'autres organes vitaux. Naturellement, ces prélèvements étaient ensuite vendus à des cliniques. C'est l'UCK, c'est à dire la milice kosovar qui aurait été à l'origine de ce trafic.
"Ces organes étaient ensuite envoyés depuis l'aéroport de Tirana vers des cliniques à l'étranger pour être implantés sur des patients qui payaient (...) Les victimes privées d'un rein étaient de nouveau enfermées dans une baraque jusqu'au moment où elles étaient tuées pour d'autres organes" affirme t-elle avant de préciser "Les dirigeants d'un niveau intermédiaire et élevé de l'UCK étaient au courant et étaient impliqués de manière active dans la contrebande des organes"
Ce qui déclenche aussi la polémique autour de ces déclarations, c'est que les dirigeants de l'UCK de l'époque ne sont autres que "Agim Ceku, Premier ministre du Kosovo de mars 2006 jusqu'en janvier 2008, et Hashim Thaçi, actuel Premier ministre" selon une dépêche AFP. La juriste conclue également que malheureusement les preuves dont elle dispose, si elles sont issues de témoignages fiable et que lors d'une enquête en Albanie sur les lieux présumés ont été retrouvés "des traces de sang (...), une seringue, des flacons vides de médicaments dont un utilisé lors d'interventions chirurgicales", cela ne constitue pas des preuves suffisantes. Les témoins auraient aussi subi des violences.
Il serait un peu difficile d'accuser Carla Del Ponte de partialité puisque dans le même livre elle évoque les difficultés que lui ont fait certains gouvernements (Russie, Serbie...) pour lui remettre des criminels de guerre et insiste aussi sur le rôle de certains gouvernements occidentaux, rôle risqué dans la situation politique actuel des balkans. Elle évoque aussi certaines tractations entre diplomaties autour des criminels de guerre ainsi que les enjeux financiers dans la région.
Mais les extraits du livre de Carla Del Ponte n'ont pas plu au gouvernement helvétique pour lequel elle est ambassadeur et qui lui a interdit de représenter son livre en Italie durant son mandat, lui laissant de fait le choix entre être ambassadeur ou... écrivain.