Je cherchais sans succès un extrait du recueil de poème "Au cœur du monde", de Blaise Cendrars, recueil que j'ai dû égarer au fond de ma bibliothèque, depuis qu'une main féminine a eu la douce attention de la ranger de fond en comble... à moins que je ne l'ai prêté, avec enthousiasme, à un ami qui ne le lira jamais et chez lequel il doit prendre la poussière!
Voici donc un autre extrait, moins ludique, mais tout aussi intéressant, de Blaise Cendrars , qui fit la guerre de 14, en tant que légionnaire et qui perdit une main à cette occasion.
Je tacherai d'évoquer ce poète, romancier et voyageur, trop peu connu désormais, dans quelques temps.
"… Et voilà qu'aujourd'hui j'ai le couteau à la main. L'eustache de
Bonnot. « Vive l'humanité ! » Je palpe une froide vérité sommée d'une
lame tranchante. J'ai raison. Mon jeune passé sportif saura suffire. Me
voici les nerfs tendus, les muscles bandés, prêt à bondir dans la
réalité. J'ai bravé la torpille, le canon, les mines, le feu, les gaz,
les mitrailleuses, toute la machinerie anonyme, démoniaque,
systématique, aveugle. Je vais braver l'homme. Mon semblable. Un singe.
OEil pour oeil, dent pour dent. À nous deux maintenant. À coup de
poing, à coups de couteau. Sans merci. Je saute sur mon antagoniste. Je
lui porte un coup terrible, La tête est presque décollée. J'ai tué le
Boche. J'étais plus vif et plus rapide que lui. Plus direct. J'ai
frappé le premier. J'ai le sens de la réalité, moi, poète. J'ai agi.
J'ai tué. Comme celui qui veut vivre."
C'est un article du "Dauphiné libéré" qui nous l'apprend, en date du 23
septembre : pour la troisième fois cette année, le drapeau tricolore,
d'une petite école maternelle de Montélimar, a été incendié et son mât
a été plié en deux. En plus de l'outrage au drapeau, "des inscriptions
à caractère injurieux et raciste" ont été apposés sur les murs.
Le
journal relate que les enseignants, comme les parents d'élèves, "toutes
origines confondues" (a cru bon d'ajouter le journaliste), étaient "en
colère" de voir écrit "nike la France" sur le drapeau à moitié consumé.
La
direction de la maternelle, comme la mairie, ont d'un commun accord
décidé de remplacer à nouveau le drapeau, car, nous dit le Dauphiné,
"le maire tient à ce que le drapeau français, symbole de la République,
figure sur le fronton de chaque école publique." Bien sûr la mairie a
déposé plainte auprès des services de police.
L'on peut être
surpris de cette information et de son traitement. Tout d'abord, le
journaliste évoque "des inscriptions à caractère injurieux et raciste",
sans en préciser la nature. De quoi s'agit-il? Cette pudeur a de quoi
surprendre en rapport avec les détails habituels que donnent les
journaux, lorsqu'une inscription "antisémite" ou "islamophobe", est
retrouvée sur une mosquée ou dans un cimetière, voire dans une école
privée musulmane.
Le drapeau, symbole de la République et plus
particulièrement de la nation, c'est à dire de ce que les politiciens
appellent dans leur jargon "big-brotherien" "le vivre ensemble", c'est
à dire ce qui unit un pays autour de "valeurs" symboliques, est brulé
dans une école, symbole de "l'intégration" de tous les "jeunes",
symbole du savoir et partant, de l'ouverture aux autres. C'est cela qui
est choquant.
Mais cela ne serait qu'un fait divers, c'est à
dire rien. L'on écrit déjà dans certains journaux électroniques que ce
sont des collégiens qui ont certainement fait cela par jeu, peut-être
même des jeunes gens qui ne seraient pas d'origine immigrée puisque
l'article insinuerait que ce serait le cas. Un article finit en
dénigrant le drapeau comme étant un étendard du nationalisme, en
opposition au drapeau européen, bien préférable de l'avis de son
auteur... Bigre! Le nationalisme! Que diable n'a-t-il pas ajouté la
"violence" du nationalisme, les bruits de botte et le fascisme, le
racisme, l'antisémitisme, etc, etc...
Et c'est précisément ce type
de réflexion qui attise les haines, en niant une communauté
d'appartenance linguistique et historique, en proposant à des jeunes
"d'origine immigrée" de nous rejoindre dans un néant culturel fade et
insipide, citoyens du monde, mais du côté où l'on mange à sa faim, en
dissertant le soir venu sur la misère du monde, mais sans rien en
connaitre, ces écrivaillons d'arrière-garde crachent, en réalité, sur
le seul atout de notre pays pour réunir des individus autour d'un même
symbole : un pays avec une culture précise et une Histoire, non
dépourvue d'erreurs, mais qui n'a pas toujours manqué de grandeur. Car
c'est cela une nation, la compréhension mutuelle d'un destin commun et
non pas un instinct guerrier intarissable.
Qui a brûlé le
drapeau? A lire certaines insanités, l'on en arriverait à souhaiter
qu'en plus du drapeau l'on brûle aussi l'école. Mais le jour où ce
symbole ne vaudra plus rien, le jour où nous ne serons que citoyens de
l'Etat européiste et mondialiste, soumis au libre-échange et seulement
réunis par des attaches économiques, elles-mêmes attachées aux différentes
bourses de par le monde, alors peut-être parfois nous demanderons-nous
ce qui pourra tous nous réunir au-delà de l'argent et des crises
économiques à venir, mais surtout au-delà des appartenances
communautaires...
Il faut consommer moins d'énergie et moins d'eau potable, car cela a un
impact négatif sur l'environnement. C'est du moins ce que prônent les
"défenseurs de l'environnement". Mais à défaut d'être un écologiste
convaincu, l'idée de faire des économies sur l'eau et par la même
occasion des économies d'énergie, reste séduisante, ne serait-ce que
dans une optique bassement vénale. Prendre des douches plutôt que des
bains, couvrir les casseroles pour faire bouillir l'eau plus vite,
autant de solutions économiques et relativement simple, qui permettent
de réduire la facture d'eau et partant, de l'énergie qui sert à la
chauffer. Mais d'autres équipements relativement peu onéreux permettent
également une économie considérable sur l'année, d'autant que
l'investissement de départ est vite rentabilisé.
Tout d'abord, mais cela est déjà bien connu, les lampes basse
consommation permettraient d'économiser 5 à 6 fois moins qu'une ampoule
classique, selon EDF. L'investissement de départ est plus élevé que
pour une ampoule classique, mais cet investissement est vite
rentabilisé sur la facture d'électricité, d'autant que l'ampoule peut
durer jusqu'à 10 000 heures d'utilisation là où une ampoule classique
ne dépassera pas les 1000 heures. Il se dit également que les taxes à l'importation, les ampoules étant
fabriquées en Chine, devraient baisser dans peu de temps, conformément
à l'ambition du gouvernement sur les économies d'énergie, ce qui
devrait encore réduire leur tarif.
Il se dit moins en revanche, que changer les mousseurs des robinets permettent de
faire baisser la facture d'eau et bien sûr de la facture d'électricité
ou de gaz, selon l'énergie utilisée. L'économie en serait de 30% par
rapport à une utilisation habituelle. Rien ne change, si ce n'est que
le volume d'eau est différent grâce à l'apport d'air dans l'eau
écoulée, le mousseur étant équipé de petites turbines. Le volume
change, mais l'écoulement reste assez épais pour être aussi d'efficace
et pour ne pas changer les habitudes. En revanche, le fait de remplir
des récipients ne fera, bien entendu, pas économiser plus d'eau pour
autant et sur le même volume, il faudra un peu plus de temps. Changer
le mousseur d'un robinet est à la portée de tout le monde (dévisser
l'ancien et revisser le nouveau...) pour un coût approximatif de 2 €.
Il est bien sûr inutile de changer celui du robinet de votre baignoire,
qui mettrait plus de temps ensuite à se remplir.
Mais si ce geste est inutile pour un robinet de
baignoire, changer le pommeau de douche (ou équiper l'ancien) pour un
pommeau plus économique est largement conseillé et très économique.
Certains pommeaux permettraient une économie de 75% d'eau par rapport à
un pommeau classique. Sans aller jusqu'à prendre pour parole d'évangile
les propos des vendeurs de ce matériel, à l'usage il est manifeste que
le volume d'eau utilisé est bien moindre. Il suffit de dévisser
l'ancien matériel et de le remplacer par le nouveau. L'arrivée de l'eau
actionne des turbines d'air, donnant un volume comparable à l'usage
classique, ce qui permet de garder les mêmes habitudes, si ce n'est que
l'eau arrive en jets plus drus. Bien entendu l'économie d'énergie
(électricité ou gaz) est en rapport avec l'eau consommée chaude.
Enfin
pour les cuves de toilette qui ne sont pas équipées des systèmes
modernes, lesquels possèdent déjà une double-chasse, il est possible de
placer un petit équipement, sous forme de plaquettes, à insérer des
deux côtés de la colonne d'évacuation. L'évacuation reste la même car
c'est la hauteur de l'eau dans la cuve qui permet l'évacuation. Cela
s'installe facilement et sans matériel. Une chasse d'eau demande 9
litres d'eau potable. Ce système économiserait trois à quatre litres à
chaque usage. Pour un usage normal, c'est donc plus de 10 litres par
jour d'eau économisée. Je laisse le lecteur faire ses calculs à
l'année...
Il est possible aussi de récupérer l'eau de pluie pour certains usages,
l'initiative est à encourager, même si ce n'est pas toujours possible
et un peu plus fastidieux. Que le lecteur de passage pense à nous
laisser ces idées pour économiser son eau. Pensons au delà de nos
factures, que nous avons la chance d'avoir de l'eau potable à
profusion, qu'elle arrive directement dans nos foyers (même pas besoin
d'aller la prendre au puits
!), c'est une chance et aussi une bonne raison d'économiser notre eau.
Au besoin, éloigner son chat de la chasse d'eau...
Alors que le ciel était bleu, que le soleil brillait haut dans le
ciel et que les esprits étaient ailleurs, les grands industriels des
produits d'entretien annonçaient la hausse prochaine de leurs tarifs,
pour la rentrée. La raison de cette hausse n'étaient pas
particulièrement motivée, mais l'on faisait remarquer qu'elle serait
moins élevée en pourcentage que ne l'a été l'inflation dans un même
laps de temps et que cela n'alourdirait les factures que de bien
peu, au regard des hausses des autres produits de consommation
habituels.
De peu, sans doute! Mais dans un pays où le caddie des ménagères
de moins et de plus de cinquante ans, pèse de plus en plus lourd dans
le portefeuille et de moins en moins dans les placards et autres
réfrigérateurs, la nouvelle, d'une nouvelle hausse, avait de quoi faire
bondir, notamment lorsque tous les acteurs du secteur sont en accord.
Qui a dit que le capitalisme et le libéralisme participent à la baisse
des tarifs grâce à la mise en concurrence?
Il n'est pourtant pas inéluctable de ne s'équiper que de produits
"ultra-performants", donnant un blanc plus blanc, séparant les couleurs
et donnant du linge à la clarté aveuglante, tout en prenant soin du
noir à la fois, du moins à ce que nous annoncent les réclames, réclames
qui ne seraient pas pour rien dans le tarif final du produit fini,
lequel trône fièrement en haut des rayons de nos supermarchés. Mais il
existe des produits plus économiques et plus écologiques à la fois, qui
lavent presque tout aussi bien, sans polluer et sans provoquer
d'allergies. En effet, les lessives industrielles déversent dans les
eaux des produits chimiques néfastes pour l'environnement et sont
parfois mis en cause dans les problèmes de démangeaisons.
Tout d'abord il est bien sûr possible d'utiliser le savon de
Marseille en paillette (ou râper un savon avec une râpe à fromage, par
exemple). Mélangé avec de l'eau chaude (20 g. pour un litre d'eau),
c'est une excellente alternative à la lessive industrielle, d'autant
que cette solution est non-polluante et n'agresse pas les peaux
allergiques aux produits chimiques. Un verre de ce mélange dans le
tambour suffit, le coût de la lessive en sera dérisoire et le linge
tout à fait propre et même très doux. L'on prendra un soin particulier
à choisir son savon, pour éviter les parfums chimiques.
Les noix de lavage sont tout aussi économiques. Originaires
d'Inde, elles sont emmaillotées dans un sachet en lin ou dans
une chaussette, puis déposées directement dans le tambour (comme le
savon de Marseille) et sont réutilisables plusieurs fois, selon la
température dans laquelle elles ont été utilisées et, selon la dureté
de l'eau (voir la carte ), par trois à
six ou sept noix si nécessaire (moduler en fonction de la saleté du
linge). En effet les noix recèlent une substance lavante, la saponine,
qui ne se libère que selon la température de l'eau et plus ou moins
bien selon sa dureté. Un sachet d'un kilo de ces noix se vend aux
alentour de 10 € et selon Ekopedia "un kilo de noix dure un an pour 3
lessives par semaine". Pour le blanc, Il convient toutefois d'utiliser
du percarbonate de
sodium, ce qui assure que le linge restera bien blanc lors du lavage.
Mais ce n'est pas leur seul atout. L'eau du lavage peut-être
réutilisée pour l'arrosage des plantes (d'autant que les noix font fuir
les insectes nuisibles), elles se glissent dans le lave-vaisselle pour
remplacer le produit habituel et peuvent aussi servir de compost,
lorsque leur propriété lavante est épuisée. L'on s'aventure aussi
parfois à en faire des décoctions pour le shampoing, mais le produit ne
moussant que fort peu, l'on peut être déstabilisé par ce manque de
mousse assez inhabituel. L'on notera qu'il existe un débat sur le
succès de des noix de lavage et sur le risque d'une surexploitation de
l'arbre qui donne ce fruit.
Le savon de Marseillaise comme les noix de lavage ne laissent pas
d'odeur sur le linge. Pour le parfum d'autres solutions existent,
mettre par exemple des savonnettes parfumés à chaque étages des
armoires...
Ces deux produits n'étant pas munis d'agent détachants, même si le
linge en ressort tout à fait propre, il convient de faire disparaître
les taches avant de faire partir une machine. Pour plus d'efficacité,
l'on peut aussi rajouter 2 cuillères à soupe de cristaux de soude au
fond de la machine et deux cuillères à soupe de bicarbonate de soude
(prendre du bicarbonate de sodium alimentaire, cela fera tout aussi
bien l'affaire, l'on se renseignera aussi sur ces différentes vertus
pour la cuisine et aussi pour le corps) dans le tambour. Le vinaigre
blanc (prendre le moins cher, en général, tout en bas du rayon...) est
un assouplissant remarquable, qui en plus de cette fonction a la
propriété de détartrer les machines dans le même temps. Son odeur ne
restera pas sur le linge. En mettre également deux cuillères à soupe à
la place de l'assouplissant.
Enfin le savon noir liquide, bien connu de nos grand-mères, est
parfaitement efficace pour le sol, pour dégraisser (y compris les
fours), pour les vitres, ainsi que pour de multiples usages, il
remplacera avantageusement et pour un moindre prix de nombreux produits
ménagers. Très concentré, Il se dilue tout simplement dans l'eau et
étant dépourvu de produits chimiques superflus, il est une solution à
la fois économique et écologique pour de nombreuses utilisations. Il a
aussi l'avantage de ne pas déposer de produits chimiques à l'usage,
lesquels restent dans le foyer après application. Une bouteille de ce
produit se gardera très longtemps.
L'usage de ces produits est un excellent pied de nez aux industriels et
un bon geste pour l'environnement et le porte-monnaie. L'on ne se
risquera pas à évaluer les économies réalisées pour un foyer à l'année,
cela dépend de l'usage habituel des lessives et des produits pour le
sol et autres. Mais l'investissement de départ est vite rentabilisé. Le
site ekopedia fournit aussi d'autres recettes pour les lessives à
l'usage de ceux qui ont la chance de vivre dans un environnement
naturel. La lessive ne leur coûtera presque plus rien. A consulter sur
le site.
Certains blogs fourmillent de bonnes idées écologiques et économiques.
Je laisse le lecteur utiliser les moteurs de recherche, ne souhaitant
pas donner l'impression de faire de la publicité pour telle ou telle
marque. Pour les noix de lavage, il est important de trouver sur le
sachet la mention "sapindus mukorossi" , qui
correspond à la noix la plus efficace.
Le professeur Delbet avait en son temps dévoilé les propriété du
chlorure de magnésium, lequel aurait tout du remède miracle pour de
nombreux maux, sans les inconvénients des produits plus modernes et un
plus agressifs pour le corps. C'est du moins ce que s'efforce de
démontrer Marie-France Muller dans son livre sobrement intitulé "Le
chlorure de magnésium", et paru aux éditions jouvence.
Le professeur Delbet est né en 1865 et a eu l'occasion durant la
grande guerre d'expérimenter ce produit, sur les blessés notamment, lui
découvrant des qualités notoires pour lutter contre les infections, sur
les plaies, mais aussi contre les états de fatigue ou d'anxiété. Plus
tard, il l'utilisera en complément alimentaire contre le cancer,
inventant également un nouveau produit, du nom de delbiase. Selon le
professeur Delbet, la recrudescence des cancers, à son époque, déjà,
était tout simplement liée à un manque de magnésium dans la nourriture
la plus moderne.
Le chlorure de magnésium est bien connu dans le monde de la
médecine douce, mais pas dans la médecine traditionnelle. Il n'est pas
à proprement parler un médicament, mais tout juste un complément
alimentaire. Il serait, toujours selon Marie-France Muller,
particulièrement efficace pour des problèmes aussi divers que la
fatigue, le stress et l'anxiété (voire les états dépressifs), les
rhumes, les plaies, l'acné et les effets du psoriasis (qu'il ne guérit
pas pour autant), les cheveux blancs, certaines douleurs, notamment
musculaires, les brulures, la mauvaise digestion, il préviendrait même
l'apparition des cancers, résorberait les cheveux blancs, retarderait
le vieillissement et aurait permis, selon l'auteur, pendant l'épidémie
de chikungunya (une élue de Nice avait envoyé un message aux
réunionnais leur conseillant le produit, ce qui ne fut pas toujours
bien accepté http://www.temoignages.re/article.php3?id_article=13720 ,
l'on en contesta l'efficacité ), de sauver quelques personnes atteintes
de ce mal. La liste n'est pas exhaustive...
Ce produit est vendu librement en pharmacie, en sachet de 20 g et
seulement pour un 1,50 €, au maximum... Dilué dans 1 litre d'eau, il se
boit et s'applique en complément sur la peau, pour l'acné notamment, ou
le psoriasis. Si dans les forums les commentaires élogieux sur le
produit fleurissent (sauf très rares exceptions), d'autres intervenants
remarquent qu'aucune étude scientifique sérieuse ne vient étayer les
théories du docteur, qui pourtant aurait mis tous ses soins, dans la
pratique, pour étayer ses thèses, sur des malades de la guerre, et plus
tard, le docteur Neveu également, pour le traitement de la poliomyélite
et de la méningite. Mais l'on relèvera l'évidence : depuis les années
1930, la médecine a évolué et ces tests de médecins ne sont peut-être
plus aussi convaincants qu'ils ont pu l'être. Le débat est d'autant
plus prégnant, que les antibiotiques sont à présent décriés suite à la
résistance nouvelle des virus, qui s'adaptent aux médicaments. Le
chlorure de magnésium ne s'attaque pas directement au mal, mais stimule
les défenses immunitaires.
Faut-il faire confiance à Marie-France Muller et à ce produit?
Certainement pas, conclue-t-elle dans son livre, "ne me croyez surtout
pas sur parole (...). Faites-en vous-même l'expérience!" L'on pourra
faire un test, puisque le produit ne vaut presque rien, et que des
études scientifiques démontrent parfaitement que l'absence de magnesium
provoque de la fatigue, du stress et que les cellules vieillissent
moins vite avec son apport. Près de 50% de la population américaine
souffrirait d'un manque en magnésium, des problèmes de santé pourrait
en découler directement. Il ne serait pas inintéressant de réaliser une
étude semblable sur le sol européen, où les habitudes alimentaires
évoluent dans le même sens.
L'on notera qu'au goût, le produit est détestable. Il est possible de
le remplacer par le nigari, sel alimentaire originaire du Japon,
naturellement riche en chlorure de magnésium. L'usage est d'en prendre
un demi-verre par jour, 20 jours au maximum, avec des pauses de dix
jours entre les "cures". Le livre de Marie-France Muller est disponible
dans les librairies, au besoin sur simple commande.
Le chlorure de magnésium est incompatible avec un régime sans sel et
est déconseillé en cas de néphrite sérieuse, d'insuffisance rénale
grave ou d'hypertension artérielle, ainsi que dans les cas
d'hémophilie. Le produit a aussi un effet laxatif, léger, mais
indéniable, selon la quantité absorbée.
(extrait : Il est un traitement efficace et indiscutable contre la polio s'il est
utilisé dès les premiers signes de la maladie mais il est aussi
efficace pour : un abcès, de l'acné, une amygdalite, une angine,
l'arthrose, l'asthénie, l'asthme, la bronchite, en prévention du
cancer, les caries, la coqueluche, les crampes, les dermatoses, la
diarrhée, la diphtérie, l'eczéma, la fièvre, les oreillons, la gale,
les gingivites, la grippe, l'hypertension, l'impétigo, les otites, les
panaris, la polio, les rhino, les rhumes, la rougeole, la scarlatine,
la tuberculose, l'urticaire, etc...")
Tandis que Benoit XVI s'en retourne à Rome, une partie de la presse
française est contrainte de changer de ton le concernant. Elle, qui
l'avait beaucoup pointé du doigt (à défaut de le mettre à l'index...)
pour son manque de charisme supposé, là où son prédécesseur réunissait
les foules, émettant des doutes sur sa capacité à captiver les jeunes
gens, évoquant un discours rétrograde, ce qu'elle fera encore pour
évoquer les messes dites par le pape.
Elle doit bien se rendre à l'évidence : non seulement le pape a
déclenché un enthousiasme franc, mais il a aussi gagné l'attention des
intellectuels, ainsi qu'il avait su le faire aussi bien à Ratisbonne, à
travers son discours mal compris de la plupart des observateurs (mais
il n'est jamais trop tard pour se faire une idée... lien ) ou encore à
travers ses encycliques. Le geste du pape n'est pas aussi ample et les
foules, dit-on, ne sont pas tout à fait aussi denses que du temps de
Jean-Paul II, mais elles n'en étaient pas moins fort attentives, y
compris parmi les jeunes.
Et justement, vendredi soir, ils avaient rendez-vous avec lui
devant la cathédrale Notre-Dame. C'était l'occasion, étant bloqué le
lendemain, jour de la messe aux Invalides, de m'y rendre également.
Sachant que la station St Michel serait fermée à l'heure des vêpres, je
quittai le RER station Chatelet, pour remonter par la rue de Rivoli
jusqu'à l'île de la cité. Voyant la foule agglutinée de l'autre côté du
pont, je décidai de couper à travers le marché aux fleurs, pour
contourner tout ce monde, mais là, de la même façon, une petite foule
s'était agglutinée, attendant d'être dirigée par des gendarmes et par
rang de dix, d'être fouillée un peu plus loin.
Dans cette petite foule, composée en majorité de scouts, mais aussi de
personnes de tous les âges, une vieille femme toute frêle et s'appuyant
sur sa canne, interpelle les agents pour passer, mettant en avant son
âge. Un gendarme la laisse passer, avant de s'amuser du ton sur lequel
elle l'a interpellé. Elle a d'ailleurs plus d'énergie qu'il n'y parait
et c'est avec une certaine vigueur qu'elle se rend au prochain arrêt,
où tous les sacs sont fouillés. Des familles aussi attendent, avec des
enfants, parfois avec une poussette. Un peu gêné du désordre de mon sac
à dos, je préviens le gendarme : "Il
y a de tout là dedans." "Pas de bombe?" répond-il, mi-figue, mi-raisin,
dans un demi sourire.
Il est difficile sur le parvis de Notre-Dame de circuler, parmi les
sacs des scouts et les gens assis à même le sol. Si les policiers sont
nombreux, on les devine sereins : il ne s'agit que de gérer la foule et
l'on constate rapidement qu'en réalité, tout ce monde s'est assis plus
loin, sur le parvis, l'on y attend le pape, tout simplement, bannières
(et livrets de prières) distribués par la chaîne kto à la main, pour les agiter le moment venu. Des
bénévoles veillent à suppléer aux éventuels malaises parmi les
personnes nombreuses ce jour-là. Les jeunes sont, pour la plupart,
assis et regardent, sur l'écran géant, les vêpres en direct, dans la
cathédrale.
S'ils ont poussé des clameurs en guettant l'arrivée du pape, c'est avec
un certain calme qu'il verront les vêpres, sur les abords, les plus
jeunes chahutent bien un peu, mais la fin des vêpres sonnant,
l'impatience prédomine : Le pape sur les écrans salue les participants,
il met un peu de temps à rejoindre les jeunes, suscitant l'impatience,
avant d'être copieusement acclamé. Le discours venu, le silence est
recueilli. Cela n'empêche pas les ovations sur certains points de son
discours.
Et le pape, "rétrograde" selon certains journaux ne transige pas. " (...)Ces dangers sont semblables à ceux que nous connaissons aujourd'hui. Je ne citerais que les suivants : les
querelles et les luttes au sein de la communauté des croyants, la
séduction offerte par de pseudo sagesses religieuses ou philosophiques,
la superficialité de la foi et la morale dissolue (...) Tous, vous cherchez la vérité et vous voulez en vivre ! Cette
vérité, c'est le Christ. Il est le seul Chemin, l'unique Vérité et la
vraie Vie. Suivre le Christ signifie véritablement « prendre le large »(...) Il est urgent de parler du Christ autour de vous, à vos
familles et à vos amis, sur vos lieux d'études, de travail ou de
loisirs. N'ayez pas peur ! Ayez « le courage de vivre l'évangile et
l'audace de le proclamer ». La réponse des jeunes, mais aussi des moins jeunes, est claire : le pape est à nouveau ovationné. "L'Église vous fait confiance, je tiens à vous le dire !" continue-t-il, et lorsqu'avant de se séparer d'eux, il leur lance "Il est temps maintenant de commencer la veillée de prière pour laquelle
vous vous êtes rassemblés ce soir. N'oubliez pas les deux trésors que
le Pape vous a présentés ce soir : l'Esprit Saint et la Croix!" Lorsque le pape béni la foule, l'on distingue que chacun se signe. Le pape s'en retourne, ovationné à nouveau.
Au retour, de l'autre côté des quais, la foule est dense. L'on ne
déborde pas les barrières métalliques, l'on chante parfois. Il faut du
temps pour dépasser la foule, contenue aisément par les forces de
l'ordre et parvenir à trouver un chemin dégagé pour sortir du boulevard
à pied. Voici donc un pape dont le manque de charisme semblait évident
à la majorité de la presse, mais pour lequel les jeunes, les moins
jeunes, les familles, les curieux, bref, tout un chacun s'est déplacé
pour l'ovationner. Les jeunes sont allés assister aux vêpres et le
lendemain pour la messe des Invalides, il y aura plus de monde encore,
260 000 personnes y seront. Là encore le pape ne transigera sur rien,
il restera désespérément "rétrograde" selon le reproche qui lui était
fait, mais pire peut-être : le pape sera catholique... Le traitement
journalistique n'aurait pas été le même s'il s'était agi du dalaï lama
ou de tout autre représentant d'une autre religion.