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Le blog de Blaise
jeudi 30 avril 2009, a 15:02
Psychose porcine...

Impossible de l'ignorer. En ce moment, le monde entier se protège de la "grippe porcine", une sorte de virus mutant, un peu comme dans les films de science-fiction, et qui serait en mesure de contaminer la planète, du fait des moyens de déplacement tout autour de la terre.
 
Plusieurs cas sont déjà dénombrés , le Mexique compte plus de 150 morts et l'OMS (Organisation mondiale de la santé) a tiré le signal d'alarme, à juste titre. En attendant, cette grippe, affublée de ce nom, a créé un véritable buzz dans les commentaires des journaux et dans le monde.

On se félicite ici et là, en commentaire, de ne pas manger de porc et de justifier par là son interdiction dans certaines religions, par Dieu lui-même, avec renfort de désinformation sur la viande de porc. Seulement manger du porc n'est pas dangereux, s'il est bien cuit, et la grippe se transmet désormais d'humain à humain.

Au-delà de cette curieuse tendance à vouloir absolument tout justifier par des évènements médiatiques, sauf les cas de grippe aviaire, les oiseaux n'étant pas considérés comme impurs, cette façon de voir est inappropriée : le virus n'a pas été isolé sur des animaux et son origine serait diverse, à la fois d'origine porcine, aviaire et humaine, si tant est qu'on puisse parler d'origine...

C'est pourquoi son nom est à présent discuté, elle pourrait devenir la grippe "mexicaine", ce qui selon l'endroit est plus exotique, ou encore la grippe "nord-américaine".

En Israël, le vice-ministre de la santé l'a rebaptisée du nom de grippe du Mexique pour n'avoir pas à prononcer le nom "porc", et en Egypte, le gouvernement a pris la décision de faire abattre tout son cheptel de cochons, se justifiant également du fait que les élevages ne seraient pas pratiqués de façon suffisamment hygiénique.
 
LEgypte avait déjà particulièrement souffert de la grippe aviaire. Que celle-ci soit porcine est psychologiquement un souci de plus. 
 
Les coptes égytiens, qui sont seuls à élever des cochons dans le pays ne sont pas satisfaits de la situation et des incidents ont déjà eu lieu, lorsque les services vétérinaires viennent prendre les cochons.
 
"Ils veulent se débarrasser des cochons parce que cet animal est interdit par l'Islam et qu'ils disent que l'Egypte est un pays islamique" raconte l'un des éleveurs.
 
D'autres pays également interdisent l'importation de porc en provenance des États d'Amérique.
 
Est-ce de la démagogie? On le sait bien à présent, la grippe n'est contagieuse que d'être humain à être humain. Interdire l'élevage de porc ne sert à rien, tout comme s'abstenir de le consommer.
 
Mais l'alerte est sérieuse. La grippe espagnole avait fait plus de 25 millions de morts, en 1918.Selon certains spécialistes, elle aurait fait jusqu'à 50 millions de mort, jusqu'en 1920. Le virus était du même sous-type.
 
Il faut malgré tout retenir que cette grippe "mexicaine ou nord-américaine", traitée à temps, a toutes les chances de guérir, donc la panique est parfaitement inutile, d'autant que l'information circule correctement. ce sont généralement les complications autour de la grippe qui sont dangereuses, pas la grippe elle-même (voir ce qu'il faut savoir).
 
Et selon l'OMS, la pandémie serait imminente...

lundi 27 avril 2009, a 22:38
De l'exégèse scientifique du Coran, par frère Bruno Bonnet-Eymard

Il suffit d'effectuer quelques recherches sur internet pour constater que l'exégèse scientifique du Coran, établie par le frère Bruno Bonnet-Eymard n'est pas particulièrement diffusée. Peut-être faut-il en trouver la raison du côté de sa congrégation, le CRC, autrement dit, la "Contre Réforme Catholique", menée par l'abbé Georges de Nantes.

Le mouvement est très proche de l'extrême-droite et classé comme étant une secte pas les organismes d' État. Il est aussi dénoncé par le Vatican et fait même l'objet d'un site catholique pour en dénoncer toute la dangerosité. "L'Eglise n'a cessé de condamner ce prêtre dissident, tant pour ses erreurs doctrinales que pour ses "comportements moraux inadmissibles" au sein de sa communauté", affirme le site, continuant plus loin, en disant qu'elle est reprise par "Bruno Bonnet-Eymard et Gérard Cousin, qui entendent bien aller encore plus loin que leur maître..." (J'invite le lecteur que cela intéresse à faire un tour sur le site. En effet le mouvement n'a plus grand chose de catholique. La doctrine religieuse de la CRC en est très éloignée!)

(A la demande d'un lecteur, je souhaite apporter de nouvelles précisions sur cet aspect sectaire du CRC. Il se trouve en effet que le CRC n'a pas été condamné par l'Eglise comme étant une secte et ne saurait en conséquence être décrit comme tel, aux yeux de l'Eglise. On trouvera sur le site du CRC tous les renseignements à ce sujet. Le récit semble assez complet pour que le lecteur puisse s'y intéresser, je ne m'aventure pas à tout résumer, la situation est complexe et demanderait quasiment un article...)

Malgré cela, l'exégèse du frère Bruno mérite réellement l'attention, car elle est sans précédent. Il y avait eu avant lui d'autres savants pour rechercher, dans le texte même du Coran, les racines syriaques qui pouvaient s'y trouver, mais personne encore n'avait encore entamé une traduction telle que la sienne.

Pour l'établir de manière véritablement scientifique, il décide de s'en tenir au texte initial du Coran, en éliminant d'abord la Sira, qui ne fut écrite qu'à partir de 150 ans plus tard et qui raconte la vie de Mahomet, mais selon lui, en prenant pour base le texte du Coran lui-même. Cette décision est importante, car le texte s'explique généralement par référence à la Sira, y compris pour les traductions.

 De la même façon, la particularité de la langue arabe étant d'être "née" avec le Coran, ou plutôt avec la littérature qui en a suivi, car il n'existe en effet pas de littérature arabe auparavant, il va l'entreprendre à partir du texte initial, rédigé en quelques sortes en "proto-arabe", c'est à dire sans marque diacritique (puisque celles-ci ne viendront que bien plus tard), afin de retrouver le sens des mots par ses racines hébraïques, et araméo-syriaques.

Mettre de côté la Sira lui permet également de réfléchir au monde arabe d'avant le Coran. Décrit comme une terre païenne et polythéiste, l'Arabie de l'époque était selon lui largement judaïsée et christianisée, peuplée d'ariens, ce qui remet en cause les textes traditionnels autour de la naissance de l'islam et de son contexte. En outre, il existe des vestiges ainsi que des écrits anciens dans la région du Yémen et de Syrie, datant de cette époque, qui seraient assez proches de ce qui allait devenir l'arabe et qui seraient, aux dires du frère, des écrits chrétiens.

Tout cela servira de base à sa traduction, mais aussi à définir la personnalité de l'auteur du texte. Le nom de Mohamed signifierait tout simplement "Le bien-aimé" et ne serait en aucune façon un prénom. Selon le frère Bruno, l'auteur serait bien arabe, mais un arabe christianisé, et issu de l'arianisme, qui tente de réconcilier les juifs et les arabes autour d'un nouveau texte. Son éxégèse l'amènera à faire des recoupements historiques allant dans le sens de sa théorie.

A travers cette façon de traduire le Coran, par les langues araméennes et hébraïques, un nouvel aspect du texte apparaît, donnant un sens à des mots coraniques jusqu'alors restés inexpliqués par les traducteurs arabes, comme la fameuse abréviations "ALM". Elle serait issue des abréviations rabbiniques anciennes, et  signifierait "Dieu des délivrances", ce qui semble attester d'une origine chrétienne encore largement mâtinée de judaïsme.

Le frère Bruno, qui écrivait tout cela avant 1997, sera rejoint par la suite. Christoph Luxenberg, philologue allemand, arrive indépendamment à la même conclusion que lui, en affirmant, dans un ouvrage paru en 2000, que "les sources du Coran proviendraient de l'adoption de lectionnaires syriaques destinés à évangéliser l'Arabie (citation de wikipédia)" ce qui est aussi, en gros, la thèse soutenu par le frère. Cela lui permet notamment de retraduire le mot "houri", ces fameuses vierges du paradis, pour trouver en traduction des... "raisins blancs". Selon Christoph Luxenberg, cette nouvelle approche permet de découvrir des sens nouveaux et plus profonds au texte, en se passant des textes tels que la Sira, justement...

Un autre érudit, le père Moussali, considère que l'islam est antérieur au Coran. Il fut l'inspirateur du livre "Le Messie et son prophète". Ce dernier livre, qui semble être le plus aboutit en ce qui concerne l'étude scientifique de l'islam, et qui est plus récent, arrive à la même conclusion que le frère Bruno concernant la Mecque : elle n'existait pas à l'époque de l'auteur du Coran. Ces conclusions s'appuient, comme pour le frère Bruno, en plus des études philologiques, sur des études archéologiques et historiques de la terre où est née le Coran.

Bien sûr l'exégèse du frère Bruno n'est pas sans arrière-pensées... mais son étude est sérieuse. Je ne me hasarderais pas à simplifier maladroitement les propos de frère Bruno Bonnet-Eymard, laissant le loisir au lecteur de visionner la vidéo de sa conférence. Elle est longue : plus de deux heures... A voir en plusieurs fois, si nécessaire.

Je laisse chacun retrouver la trace des livres du frère.

Pour voir la vidéo des conférences en entier : http://ns27074.ovh.net/exegeseflash.php

La première partie en vidéo, possibilité de voir le reste sur dailymotion :



vendredi 24 avril 2009, a 16:57
Quand Rachida Dati rigole bien...

Rachida Dati par ici, Rachida Dati par là... son nom s'étale dans tous nos journaux du jour. Cette fois, ce n'est pas pour la tenue qu'elle porte, la énième confrontation avec les magistrats, une grossesse, une aventure qui lui serait prétée, des faux diplomes ou les affaires judiciaires concernant sa famille qui font jaser. Non, cette fois-ci, ce serait autrement plus "sérieux".
 
Rachida Dati , interrogée sur l'Union européenne, alors qu'elle brigue un mandat de député européen, a répondu en riant et avec une désinvolture goguenarde à des questions sérieuses, sur l'Union européenne, provoquant la polémique! Oui, elle rigolait gaiement de son ignorance, et la salle aussi!
 
Branle bas de combat! Il fallait aussitôt en informer le bon peuple. Mes amis, Rachida Dati se fout de vous et se moque comme d'une guigne, aussi bien de l'Union européenne, que de ses électeurs. D'ailleurs, dit-on, c'est Nicolas Sarkozy qui a tout fait pour qu'elle se présente, avec Michel Barnier... elle n'a eu qu'à acquiéscer.
 
Un journal bien connu nous raconte même comment dans la salle un jeune umpiste (populaire? Ils sont populaires les jeunes umpistes?) se demande si elle "se fout" des jeunes réunis là! Le journaliste est bien informé... Sans doute était-il présent, micro en main, et impertubable dans sa quête d'information et de vérité, à l'attention du public, auquel il doit bien cela...
 
Le contexte : au cours de la convention sur l'Europe des Jeunes populaires, Rachida Dati intervient après Michel Barnier. Elle arrive une heure après le début de la convention. On la dira en retard, ce qu'elle dénie aujourd'hui. Son intervention était plus tardive que celle de Barnier, voila tout, selon ses dernières déclarations.
 
En regardant bien la vidéo, l'on peut entendre, lorsqu'elle monte les marches du podium, la musique de présentation de "Qui veut gagner des millions". Son visage est hilare, comme une personne qui se prépare à faire une bonne blague.
 
Elle s'assoit. Elle n'a pas encore parlé, rien dit du tout, mais elle rigole bien quand même, puis elle se retient, en pouffant un peu. La première question a quelque chose d'ahurrissant  : "Après Paris, quelle est la plus belle capitale d'Europe?", suivi de "quel est le plus beau monument hors de France?"... Une question sur les sources d'énergie en Europe. Elle demande à ce qu'on lui souffle... disant que pourtant, "on avait répété", parlant de sa "récitation".
 
Le jeune homme continue : "L'Europe s'occupe-t-elle trop des affaires nationales?", "Elle s'occupe de ce qu'on lui demande de s'occuper" répond-elle, avant de demander au jeune homme si sa réponse est bien la bonne... en riant de plus belle!
 
Aussitôt la nouvelle sue, tous les représentants politiques (c'est à dire la concurrence) des différents partis de s'offusquer, dans la lignée des journaux. La prestation est lamentable selon eux, c'est tout simplement, une honte, il faut bien le dire... elle est parachutée, d'ailleurs elle n'y connait rien. Et l'UMP de défendre Rachida Dati, en évoquant un harcèlement médiatique.
 
Rachida Dati qui vient pourtant de faire une mise au point sur France info, depuis le Liban où elle se trouve : "Hier on avait un moment de détente avec les Jeunes Populaires, on avait fait une parodie, moi je ne vais pas changer de tempérament j'aime la vie, j'aime rire".
 
Sa prestation, raconte-t-elle, n'était qu'une parodie de l'émission "Qui veut gagner des millions", ce qui parait tellement évident, que l'on s'étonne que les journalistes dans l'ensemble n'aient pas reproduit une information plus complète. Il est en effet inutile de chercher bien loin pour s'en rendre compte, d'autant que la suite de la réunion était, raconte-t-elle, bien plus sérieuse. Mais les images ne circulent pas au-delà.
 
Au final, Rachida Dati, en se moquant d'elle-même et du discours politique en devient finalement un peu plus sympathique. Ce qui est en revanche inquiétant, c'est le traitement médiatique de l'affaire. En quelques heures, une nouvelle est lancée et reprise partout, y compris par les adversaires politiques.
 
Cela n'a pourtant rien à voir avec le fond des élections européennes, qui semblent si éloignées du quotidien de chaque français, dans une période de crise où les chômeurs se multiplient. L'on pouvait attendre mieux de la part des politiciens et des journalistes, que cette parodie d'information et d'indignation chez les uns et chez les autres.
 
Nous méritons tout de même mieux que cela...



jeudi 23 avril 2009, a 21:53
Eric Zemmour vs Youssoupha...

J'avais d'abord résolu de ne pas l'évoquer : Eric Zemmour a porté plainte contre le rappeur Youssoupha, suite à une phrase à son encontre dans l'une de ses chansons. Le rappeur y "déclame" en effet, au milieu de de son morceau : "J'mets un billet sur la tête de celui qui fera taire ce con d'Eric Zemmour".
 
Le propos a été interprété comme une menace par Eric Zemmour et l'est depuis quelques temps déjà, par certains blogues. "Mettre un billet", "faire taire", cela vous a un petit air de scénario pour un de ces nanars que nous servent à la télévision nos chaines en mal d'inspiration.
 
Oui, j'avais décidé de ne pas en parler. Il y a tant de choses à dire, au-delà des élucubrations communes et attendues des rappeurs de nos citées, si prompts à se poser en victime de la société, et si peu enclin à se remettre en question!

Mais cela prend une toute autre allure avec les différentes prises de position. L'on s'amuse ici et là de ce qu'Eric Zemmour, dont la verve est bien connue, réagisse de manière si outragée, et par voie d'huissier, lui qui use de son verbe avec tant de hauteur et de facilité, en face de ses invités, durant ses chroniques télévisées.

Et cependant, les propos du rappeur sont assez expressifs : "faire taire" quelqu'un, pour un esprit un peu simple, c'est le faire taire... définitivement. Cela n'a rien à voir avec "contredire" quelqu'un, lui apporter la réplique, ce qui diffère de le soumettre à la question , de lui délier la langue ou de s'entretenir avec lui... Les mots ont un sens qui peut être dévoyé. Youssoupha peut-il l'ignorer?

Pour sa défense, il s'est fendu d'une tribune dans le journal le monde, article critiquable sur le fond, mais écrit dans les règles du bon français, avec ce qu'il faut de nuances dans le choix des mots, pour la compréhension du lecteur. Il n'y a pas une faute, pas un pli. Le rapeur maitrise suffisament le verbe pour en tirer ce qu'il en faut, au moins dans une tribune.

Faire taire quelqu'un... Cela vous a un double sens certain, surtout pour des esprits faibles, gavés à la série américaine et aux films de série B, surtout pour certains jeunes dévoyés, amateurs de rap, au fin fond de leur cité.

Il y a de la provocation dans les propos de Youssoupha, mais aussi dans sa tribune. Les rappeurs n'y apparaissent que comme des artistes qui s'expriment, censurés par une société bourgeoise qui les comprendrait mal, harcelés par des réactionnaires par trop rétrogrades. "Le faire taire? Il faut l'entendre dans le sens le plus élémentaire: le remettre à sa place, le mettre face à ses contradictions." dit-il dans sa tribune.

Le titre de la tribune est "Ces artistes fantômes que sont les rapeurs français". "Assimiler un rappeur à un agitateur dangereux n'est pas un fait très original." y proclame-t-il. Cette déclaration est bien trouvée mais laisse à penser que le discours du rap n'a pas un fond bien original, ni même rien de subversif. En réalité, Il trace, avec ironie, son propre portrait d'Eric Zemmour.

Il faut lire la tribune de Philippe Bilger. Tout y est dit : "Si j'étais Eric Zemmour, je retirerais ma plainte". Et quand c'est un Avocat Général près la cour d'appel de Paris qui vous le dit... La meilleure solution était bien, comme le dit Bilger, d'inviter le rappeur sur le plateau de Ruquier... pour voir s'il aurait pu "le mettre face à ses contradictions". On voit mal, d'ailleurs, le tribunal trancher dans sons sens...

La partie du texte incriminée donne, dans son paragraphe entier : "A force de juger nos gueules les gens le savent/Qu'à la télé souvent les chroniqueurs diabolisent les banlieusards/ Chaque fois que ça pète on dit qu'c'est nous/J'mets un billet sur la tête de celui qui fera taire ce con d'Eric Zemmour".



mercredi 22 avril 2009, a 22:42
Du barrouf du côté de Clairoix

C'est un syndicaliste de Continental dans une salle de la sous-préfecture de Compiègne, avec un téléphone portable à l'oreille. Il écoute, puis annonce que le syndicat a été débouté de sa demande de suspension de la fermeture de l'usine, devant le tribunal. En conséquence, les quelques 250 à 300 ouvriers de continental présents, vont saccager toute la sous-préfecture. Le syndicaliste donne l'exemple en commençant par le bureau qui se trouve en face de lui.


Le groupe passera ensuite à des locaux de l'entreprise continental. Ce n'est pas la première fois bien sûr qu'il est fait usage de la violence, il y a bien les casseurs des banlieues, qui ne reculent pas même devant une école maternelle, les paysans qui cassent des mac donald et renversent du fumier sur la voie publique, mais ces derniers temps la "violence" prend une autre tournure.


Après les véritables séquestrations des cadres des entreprises, c'est à présent un bâtiment publique qui est pris pour cible. Au journal de 20h00, sur TF1, le présentateur demande si tout cela ne va pas trop loin, et si les syndicalistes regrettent leurs actes, mais on lui oppose une fin de non recevoir. Pas de regrets!


Il faut dire que la situation est assez désespérante. Les employés qui seront licenciés ont peu de chance de retrouver un emploi, en pleine période de crise. Au bout de cette situation, ce sont des dettes qui ne seront pas honorées, des recherches d'emploi à n'en plus finir, la queue devant le pôle emploi qui les attend et plus tard, peut-être, la fin des droits à l'allocation de chômage..


Rien de réjouissant en somme... Les employés ont tous, sans doute, des familles qui les attendent, des femmes, et des enfants, parfois une maison durement acquise, en comptant juste, sur un salaire pas toujours très élevé, pour rembourser un crédit. Une maison qu'il faudra vendre le moment venu si la situation devient urgente.


Qui ne comprend pas ce sentiment d'avoir donné de sa personne, de s'être investi pour une entreprise, avant d'être rejeté, comme un objet, un simple robot sans âme, un numéro d'immatriculation quelconque...? Il s'agit, en quelques sortes, d'une déshumanisation du travailleur. Il n'est plus Michel, ou Roger, ou le prénom par lequel on le nommait dans son entreprise, en faisant mine de compter sur lui. Il sera désormais le chômeur numéro "tant", auquel on a ouvert des droits jusqu'à telle date.


Non, la situation n'est guère réjouissante. Mais ce n'est pas une raison pour oublier que dans un pays, les droits et les devoirs vont de paire, que les bâtiments publics existent par les cotisations de chacun, que par leur comportement les "casseurs" auront d'autant de mal à trouver un emploi. Et puis cela ne donne pas une bonne image des grévistes. Cela discrédite le syndicat.


La pente est glissante. Le tribunal a tranché. Les grévistes ont pu s'y exprimer. L'usage de la force est dès lors un abus manifeste. L'acte était inutile. Mais puisque l'État permet tout depuis longtemps, puisqu'ainsi l'on obtient habituellement tout ce que l'on veut, pourquoi les gréviste n'en feraient-ils pas autant? Ne reste qu'à voir comment le gouvernement agira cette fois, après avoir laissé la situation se dégrader...


Car ce ne sont pas des délinquants qui cassent, à présent, ce sont des employés, en tort sans doute, mais aussi en désespérance... Et si les gouvernements successifs, à force d'utiliser toutes les situations sans leur chercher de véritables solutions étaient un peu responsables? On ne calmera pas les chômeurs avec des paniers de basket ou des subventions européennes cette fois...



mercredi 22 avril 2009, a 15:32
Un dessin animé, histoire de changer

Il faut bien se détendre un peu...



mardi 21 avril 2009, a 19:25
Our Body ferme... sur décision de justice



Faut-il vraiment se réjouir de ce que l'ignoble exposition Our Body soit devenue interdite après décision du tribunal? C'est à juste raison que le juge des référés à déclaré que "L'espace assigné par la loi au cadavre est celui du cimetière".

Our body est cette exposition montrant des cadavres d'êtres humains, entiers ou disséqués et préservés par remplacement des liquides organiques avec du silicone. Fournis pas une fondation chinoise, ces cadavres font le tour du monde.

La société Encore Events qui exploite le spectacle a défendu sa position par la mise en avant de l'aspect pédagogique de la manifestation. En effet, l'anatomie du corps humain y apparaît dans toute sa froide réalité.

En tout les 17 cadavres exposés, car il s'agit bien de cadavres, devraient être inhumés, tandis que les 18 à 20 autres expositions anatomiques qui continuent à être présentés en Amérique et en Europe, continueront à l'être.

Il a fallut la détermination de deux associations pour interdire cette exposition, "Ensemble contre la peine de mort (ECPM) et Solidarité Chine" ont pris pour argument que cela porte atteinte aux droits humains. L'avocat des associations a invoqué  un texte de loi qui stipule que "le respect du corps humain ne cesse pas avec la mort", ajoutant "les restes des personnes décédées (...) doivent être traités avec respect, dignité et décence".

Suite à cette décision, si l'exposition ne ferme pas sous 24 heures, la société devra payer 20000 euros d'amende par jour de retard. Les cadavres seraient ceux de personnes consentantes selon la "fondation Anatomical Sciences and Technologie de Hong Kong", qui a fourni les corps, mais les associations craignent que ces corps émanent des prisons chinoises et de condamnés à mort.

Faut-il vraiment se réjouir de ce que l'ignoble exposition Our Body soit devenue interdite après décision du tribunal? Certainement pas! Il a fallu une action en justice pour en arriver à ce résultat. En attendant, 30 millions de personnes, dans le monde, se sont déplacées pour aller voir le spectacle morbide de ces cadavres, installés dans des positions grotesques, à moitié disséqués. En France, l'exposition est passé à Lyon et Marseille, puis à Paris.

Si l'exposition n'avait pas été interrompue, l'on ferait encore la queue pour le spectacle, à 15, 50 €. Le tribunal a estimé qu'il s'agissait d'une atteinte au respect de la personne. N'est-il pas troublant qu'il faille une décision du tribunal pour constater qu'il est indécent d'aller reluquer une exposition de cadavre? N'est-il pas troublant qu'un avocat soit nécessaire pour en arriver à cette conclusion?

Sources : ici et ici

mardi 21 avril 2009, a 16:01
Durban II, le retour... d'un mauvais film

Au cours de la conférence Durban II contre le racisme, le discours controversé du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, prononcé ce lundi, a eu pour effet de faire fuir les représentants de l'Union Européenne. Au début du sommet, se comptaient déjà quelques sièges vide : les Etats-Unis, le Canada, ainsi que d'autres pays (Allemagne, Suisse, Pologne...) n'avaient pas jugé bon de venir.

Il faut dire que les propos d'Ahmadinejad sont sans surprise. Personne ne pouvait douter du contenu de son discours. La première conférence n'avait déjà abouti à rien suite à l'attitude des pays musulmans qui s'étaient attelés à tout ramener à la question palestinienne, en tentant par la même occasion d'imposer des droits pour les religions, notamment contre le blasphème.
 
Chacun se rappelle en effet de l'affaire des caricatures de Mahomet, qui avaient provoqué un véritable tollé dans le monde musulman et des tensions diplomatiques qui en avait découlé. L'idée en avait découlé dans ces pays. D'une certaine façon, il s'agissait de placer "l'islamophobie" au même rang que "l'antisémitisme".

Ahmadinejad, qui a qualifié la shoah de "mythes" à plusieurs reprises, a donné son discours habituel, qualifiant Israël de "gouvernement raciste", avant d'entamer le procès des pays occidentaux : "Après la fin de la Seconde guerre mondiale, ils (les Alliés, ndlr) ont eu recours à l'agression militaire pour priver de terres une nation entière sous le prétexte de la souffrance juive".

Le président iranien n'est pas un idiot. Il se place en "leader" de la cause du tiers monde, notamment du monde arabe.  Tout se retrouve dans ce discours, toute la démagogie habituelle. Il ne faut pas chercher très loin pour retrouver le fond des discours type des chefs des nombreux Etats mal en point de par le monde : il est plus facile de rejeter la faute sur les pays étrangers plutôt que sur une mauvaise gouvernance.

Dans les pays arabes, il en sortira également grandi, d'être allé dire leurs quatre "vérités" en face, à tous les pays occidentaux. Vous voulez du racisme? Nous allons vous dire ce que c'est pour nous que le racisme : le gouvernement israëlien et la discrimination dont nous souffrons en tant que pays arabes.

L'on pourra dire dans les pays occidentaux que l'Iran chasse de son territoire chrétiens, juifs, soufis, sunnites, bahais, jusqu'aux kurdes, qu'elle extermine les homosexuels, que cela ne changera rien. Pour certains gouvernements l'antiracisme n'est pas un modèle, c'est une arme pour faire plier et pour culpabiliser les bonnes consciences des pays occidentaux.
 
Il faudra un jour qu'un historien des mouvements sociaux analyse clairement le phénomène qu'est l'anti-racisme. Issu de l'occident, il est d'abord un acte de repentir, après l'esclavage, après la lutte nécessaire pour les droits civiques en Amérique, entre autres. Mais seul l'occident se soucie de ses minorités. Dans le reste du monde, les gouvernements ne se sentent pas si concernés... comme en Iran par exemple.

Dans le mot "racisme" il y a deux entrées : la victime et le coupable. Il faut nécessairement un coupable et pour une bonne partie de l'orient, les coupables sont tout trouvés : l'occident et les juifs. C'est ce qui transparaît dans le discours d'Ahmadinejad... Ici le coupable est plein de haine, la victime est innocente.
 
Pendant que l'Etat hébreux crie à l'antisémitisme, les musulmans évoquent des discriminations envers leur religion. Ce n'est pas comme cela que nous pourrons faire en sorte d'établir des droits pour les minorités dans le monde, au-delà des guerres, comme en Palestine, notamment. Peut-être le nom de la conférence est-il à changer...?
 
En attendant, et personne ne semble le remarquer, dans son discours, le président iranien pointe également du doigt les pays occidentaux qui eux, ne font que s'offusquer de l'antisémitisme du discours iranien, se rattachant de fait à la défense d'Israël, qui n'était pas ici le sujet. En partant de cette façon offusquée, les européens ressemblent à des coupables qui préfèrent n'avoir pas à se justifier. C'est certainement de cette façon que cela sera raconté dans certains pays.
 
Tout cela est regrettable, car l'intention de la conférence est plus que louable... De nombreuses minorités souffrent dans le monde, certaines sont encore mises en esclavages quand elles ne sont pas tout simplement chassées et tuées, d'autres ne bénéficient que de droits réduits et tout cela dans l'indifférence, pour le pays dans lequel elles vivent!
 
Mais de fait, selon le discours de M. Kouchner, le texte pour la conférence est assez ciblé : "Dans ce texte (...) tout ce que nous voulions mentionner, c'est à dire l'antisémitisme, la discrimination sur les personnes, la liberté d'expression, le génocide a été mentionné, la mémoire de l'Holocauste, les droits des femmes ont été mentionnés, la traite des êtres humains, les personnes atteintes du VIH, les personnes handicapées".
 
Il y avait d'autres "minorités" à mentionner également... Pour la prochaine fois?



jeudi 16 avril 2009, a 19:50
Les hommes battus, ces oubliés

Le 5 mars dernier paraissait dans le Nouvel observateur, un article autour de la violence conjugale, avec pour titre : "Violences faites aux femmes/ Les mots et les coups". S'en suivait la révélation d'une mission d'évaluation, commandée par Rachida Dati et qui serait en cours, pour cerner plus particulièrement les violences psychologique faites aux femmes. Le rapporteur de la mission, le député UMP Guy Geoffroy, s'y exprime : "Trop de femmes sont victimes de véritables entreprises de démolition de leur personne par des conjoints pervers narcissiques".

Le député Guy Geoffroy ne s'attendait certainement pas à recevoir, suite à ses déclarations dans le cadre de sa mission, des courriels sous forme de réclamations. Ils émanent simplement de mouvements impliqués dans la défense des hommes battus, que le député a tout l'air d'oublier. Car si le sujet fait volontiers rire, dans la réalité, et pour les victimes, ce n'est pas le cas.
 
Il va de soi qu'une prise de conscience autour du phénomène psychologique dans les violences conjugales est nécessaire. Une femme n'est pas battue du jour au lendemain par son compagnon. Cela passe par plusieurs phases, et tout d'abord par une véritable opération de manipulation, dans laquelle la femme sera dénigrée et sa personnalité démolie. Il s'agit d'abord d'un rapport de domination. La victime ne comprend pas de suite ce qui se passe. Elle est entrée dans un engrenage qu'elle n'avait pas prévu. Pour les victimes masculines, il en va de même.
 
Si dans cet article les violences faites aux femmes sont fort bien décrites, rien, absolument rien n'est dit des violences faites aux hommes, et pourtant, c'est bien là qu'est le véritable tabou. Ces violences sont mal connues et seraient, dit-on, particulièrement rares, à telle enseigne que rien n'est prévu, comme pour les femmes, pas de centre d'accueil et pas d'accompagnement dédié à cette violence. La situation est pourtant plus fréquente qu'il n'y parait, en témoignent les expériences québécoises, notamment, et elle se rapprocherait de celle des femmes assez sensiblement, y compris quantitativement.

L'origine du combat contre la violence conjugale émane des mouvements féministes et c'est à travers eux qu'il y eut d'abord une prise de conscience et partant une réelle organisation pour la combattre. A l'époque, la femme était parfaitement dépendante de l'homme, tout particulièrement au niveau financier et pour ces féministes, les hommes étaient trop souvent vus comme des ennemis de la femme, des ennemis intimes, à combattre, tout prêt à vouloir l'asservir à nouveau, la cantonnant aux taches ménagères et à la cuisine, lorsqu'ils ne profitaient pas de leur force physique pour la soumettre.

C'est peut-être pour cette raison que la cause des hommes n'est que très marginalement plaidée. L'homme est considéré comme un agresseur en puissance : il a la force physique pour lui, ce qui peut se révéler inutile face à un "adversaire" souvent plus "subtil". En effet, de tous les témoignages d'hommes battus, il ressort que les femmes qui les agressent ne sont pas différentes dans leur cheminement que les hommes violents. Tout commence par un dénigrement systématique de la virilité du compagnon. Critiqué en tant que mari, que père, qu'amant, bientôt c'est sa vie professionnelle et publique qui sera visée, il subira ensuite, généralement, un isolement familial.
 
La violence envers les hommes est plus souvent psychologique, mais pas uniquement, et une femme qui frappe son compagnon peut souvent le faire en sachant qu'il n'y aura pas de retour : un homme qui frappe une femme devient aussitôt la pire des ordures, et il le sait. Particularité consternante : les femmes violentes attendent le faux pas de leur compagnon, ceci après diverses intimidations et provocations, parfois après une série de gifles. Si l'homme répond de la même manière, elles s'empressent d'aller porter plainte et obtiennent souvent gain de cause, là où l'homme battu ne récoltera qu'un sourire narquois de l'officier de police qui le recevra, quand ce ne sera pas un bon gros rire bien gras.
 
Naturellement, ces femmes violentes vont grossir les statistiques des femmes battues, de par leur plainte... L' homme battu par sa femme a fatalement honte de lui-même. Il s'enferme dans une attitude de négation, s'il ne part pas aussitôt. Cela n'est pas venu seul et n'est pas plus risible que lorsqu'une femme reste auprès d'un homme violent, en espérant qu'il changera.
 
Comme les femmes, l'homme a peur pour ses enfants. Face à une personne déséquilibrée, il craint que toute cette violence ne rejaillisse sur eux (et de fait, les statistiques lui donnent raison : les enfants sont plus souvent maltraités par les mères que par les pères). La femme manipulatrice sait très bien ce qu'elle fait, elle n'ignore en rien que la loi sera de son côté, elle n'ignore pas que l'homme sera aussitôt jugé coupable. Elle agit en conséquence.
 
Sophie Torrent, diplômée du département social de l'université de Fribourg, a consacré un livre sur ce sujet : "Pour la majorité des gens, explique-t-elle, parler d'hommes battus est incroyable, pourtant, la triste réalité est qu'il existe des hommes battus. Sauf que ceux-ci n'en parlent pas et qu'ils ne peuvent, contrairement aux femmes compter sur des ressources communautaires pour les aider à sortit du cycle infernal de la violence conjugale".

Au Québec, une étude relativement récente, estime que 8% des femmes ont subi des violences conjugales, comme... 7 % des hommes. La violence est souvent psychologique, mais elle peut aussi être physique : les femmes sont moins fortes, mais elles utilisent des objets pour compenser, ce qui peut faire des dégâts considérables aussi bien physiquement que psychologiquement. L'on estime également que des suicides peuvent être dûs à le violence psychologique pratiquée par la compagne, bien qu'ici encore, il soit difficile d'émettre des statistiques fiables.

Au Québec, en Allemagne et en Suisses, des centres existent déjà pour accueillir les hommes battus, mais pas en France. Pourtant la situation n'a aucune raison d'être différente, le manque de statistiques réellement fiable est pour beaucoup lié au silence qui entoure cette problématique. D'autant que, puisque les mots manquent, il devient difficile pour les hommes de cerner la violence qui leur est faite.
 
En France, il n'existe aucun organisme pour les hommes battus et les organismes réservés aux femmes n'accueillent pas les hommes. Ils peuvent, dit-on, contacter le 3919. Une initiative isolée et non officielle existe toutefois : SOS hommes battus, avec un numéro d'appel non surtaxé. La personne qui tient le blog (car il s'agit aussi d'un blog), recense les différents témoignages qui lui sont faits. Le site semble incontournable sur le sujet.
 
Même un homme corpulent peut être victime de cette violence, face à une personne déséquilibrée, dans tous les milieux et de toutes origines. C'est la raison pour laquelle il ne serait sans doute pas anodin d'écrire au député en charge de la mission d'évaluation (son adresse : ggeoffroy@assemblee-nationale.fr ), pour que les personnes coupable de violence conjugale soient enfin prises pour ce qu'elles sont en dehors de leur "genre" : une femme aussi peut-être violente, notamment psychologiquement et il se trouve que c'est tout le sujet de l'évaluation.
 
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- 80% des hommes vivant cette  situation seraient pères, parmi eux, 12% sont séparés ou divorcés. Les femmes sont les plus souvent citées dans les violences envers les enfants.
 
- Selon France soir, dans une enquête sur le sujet, "8 à 10 % d'hommes seraient victimes de violences conjugales."

"En 2006, 31 d'entre eux sont décédés, soit un décès tous les 13 jours.

Par comparaison, 10 % des femmes se déclarent victimes de violences conjugales et une femme est tuée par son compagnon tous les 4 jours."
 
- Un article de l'Express relate comment des anglais se réunissent dans un pub, avec tous la particularité d'être battus par leurs femmes.
L'article précise que : "Sur 341 victimes de violences domestiques, 45% sont des hommes et 17% des femmes, d'après les conclusions d'un groupe de médecins du Leicestershire, dans un rapport rendu public par le département britannique de la Santé "
 
- L'Express a publié aussi un document sur les maris battus
 
- La violence conjugale en Europe
 
- une bonne chronique sur un blog sur le sujet
 
- Un article sur SOS papa, une association tournée sur les pères
 
Sophie Torrent a écrit "L'homme battu" et Yvon Dallaire "La violence faite aux hommes", deux livres qui traitent tous deux de ce sujet.



mercredi 15 avril 2009, a 22:46
Quand Maurice Druon s'en va

Maurice Druon nous a quitté hier, l'âge de 91 ans, à son domicile. Rapidement des réactions ont salué sa mémoire. C'est surtout l'auteur des rois maudits et le résistant qu'il fut, également parolier du chant des partisans, qui est salué dans ces premières réactions.

 
Comme pour Julien Gracques il y a peu de temps, tout le monde ne connaît pourtant pas Maurice Druon. Pas les plus jeunes. Pas ceux qui n'ont pas grandi en regardant la série dédiée à son roman, le plus connu de lui sans doute, que sont les rois maudits.
 
Au fil des articles qui paraissent autour de l'homme, l'on perçoit un tout autre personnage, plus haut en couleur, plus romanesque : non, Maurice Druon n'est pas le simple auteur des rois maudits! Il est bien plus! Il est un roman à lui seul, un personnage épique, il est ce que notre époque ne fournit plus, il est une aventure à lui seul.
 
De par sa naissance, il était en quelque sorte prédestiné. Comment ne pas s'intéresser au roman avec un père à la comédie française, Joseph Kessel pour oncle, avec pour grand-père le roi du royaume éphémère d'Araucanie et des oncles et grand-oncles tous écrivains, savants ou poètes.
 
Il y avait, d'une telle descendance, de quoi hériter d'un caractère accompli : ce sera le cas de Maurice Druon, dans une époque déjà trouble.  Né en 1918, à la fin de la première guerre mondiale, il n'échappera pas à la deuxième et sera parmi les mobilisés en 1940, participant à la campagne de France. Il passera suite à l'occupation la frontière espagnole avec son oncle Joseph Kessel, en déclamant des vers pour tromper la lassitude d'une longue marche nocturne, dans le but de gagner Londres, depuis l'autre côté de la frontière.

Chacun le sait à présent, c'est là que Maurice Druon écrira les paroles du chant des partisans. De fait, notre auteur avait commencé à écrire jeune, dès l'âge de dix-huit ans, notamment pour des revues, tandis qu'il accomplissait ses études à la Faculté des lettres de Paris puis à l'École libre des sciences politiques. Dans ces romans, le verbe est juste, le mot est bien placé. Correspondant de guerre jusqu'en 1944, il recevra le prix Goncourt pour son roman "Les grandes familles", que toute personne se targuant d'aimer la littérature se doit d'avoir lu.

Ce n'est donc pas par hasard qu'en 1967, Maurice Druon entre à l'académie française. Il n'a pas encore 50 ans et a été élu en 1966 pour le fauteuil de Jean Duhamel. Dans le discours de réception, M. Pasteur Vallery-Radot lui répond dans des termes fort juste : "Quelque chose nous a plu : vous avez du charme." Et le charme de Maurice Druon se retrouve d'abord dans sa belle voix grave, dans un phrasé impeccable qui se perdra après son époque.

"Druon, continue-t-il : on trouve ce nom dans une chanson de geste ; il est porté par un géant légendaire qui terrorisait Anvers... On le trouve aussi dans le dictionnaire des saints : au XIe siècle un saint avait pris ce nom."

Un géant! Comme cela va bien à notre auteur! Mais si son roman "Les rois maudits", à travers lequel il accède à la célébrité suite à la série télévisée, est basé sur une erreur historique bien volontaire et bien pardonnable, puisqu'elle sera la clef du roman, et si cet ouvrage a pu réjouir la jeunesse de beaucoup, il n'est pas l'auteur d'un seul livre. De son amour de l'antiquité grecque, il écrira "Alexandre Le grand" et "Les Mémoires de Zeus", qu'il faut également avoir lu, parmi ses autres livres. Il a aussi été polémiste, un polémiste de talent.

L'on retiendra aussi une phrase de son passage au ministère des affaires culturelles, en 1973 :"Les gens qui viennent à la porte de ce ministère avec une sébile dans une main et un cocktail Molotov devront choisir", ce qui marque bien chez l'homme de lettre le goût de l'ordre, ne dira-t-il pas "L'anarchie m'a toujours paru aussi haïssable dans le verbe que dans la société"? Il n'échappera pas à une manifestation à son encontre... Le caractère est bien là, et toujours accompagné du verbe! Il sera également député de 1978 à 1981, sous étiquette RPR, fidèlement à ses opinions gaullistes.

Dans un de ces derniers essais parus, "La France aux ordres d'un cadavre", il décrit une France au bord de l'insurrection et blâme la faiblesse des dirigeants français pour les évènements de mai 68. Selon lui, la France en est restée influencée par le marxisme de l'URSS, et de l'entrisme qui en a découlé, ce dont proviendraient toutes les difficultés de notre pays à se moderniser. Il préconise quelques solutions dans "Ordonnances pour un État malade". Des solutions énergiques mais qui restent mesurées après une description très juste et lucide des problèmes français.

Fidèle à son énoncé sur le verbe anarchique, il était très impliqué dans la défense du français. Dans une tribune pour le figaro, il tempête contre le mauvaise usage de la langue, commençant sa diatribe par " Le régime stalinien était spécialiste du détournement des mots afin de leur faire revêtir un sens différent de leur signification première, sinon même leur donner un sens franchement contraire." et de dénoncer tous les travers de langage de notre nov'langue moderne, à commencer par le détournement de la grammaire..

C'est donc un personnage haut en couleur qui s'en va. Un de ces derniers géants que le XXème siècle nous avait légué, encore tout imprégné des humanités, encore imprégné de la lutte qui s'était engagée entre les différentes idéologies qui furent la ruine du siècle.. On peut ne pas être d'accord avec Maurice Druon, mais il reste difficile de lui être insensible.

samedi 11 avril 2009, a 13:05
Calomniez, il en restera toujours quelque chose...

C'est dans le sillage des journaux Golias, de Rue 89, et du Vif.be, que nombre de blogs et de sites internet ont repris la même nouvelle, dans des termes à peu près  similaires, laissant penser que Benoit XVI écrivait, par le passé, dans une revue dite d'extrême-droite. Golias y va de "L'étrange collaboration de Joseph Ratzinger avec la presse d'extrême-droite autrichienne", Rue 89 enfonce le clou avec pour titre "Quand Benoit XVI écrivait dans une revue facho", tandis que le Vif se fait plus sobre en titrant "Nouvelles révélations embarrassantes pour Benoit XVI". Plus sobre?

 
Si le titre de Rue 89 nous fait miroiter la suite d'un article révélant un passé engagé de pigiste "fasciste" pour le pape, déjà pointé du doigt (pour ne pas dire mis à l'index) pour avoir été enrôlé dans les jeunesses hitlériennes (sans y adhérer, cela est évident. On notera que les conversations sont rudes sur ce sujet), celui du Vif tend à insinuer de par les mots "nouvelles révélations" que ce n'est pas la première fois que le passé du pape ressurgit, et pour des révélations similaires. Des "révélations" : c'est à dire des évènements cachés et secrets, mais très embarrassants et confidentiels. Pour ce qui est de Golias, l'on se trouve là dans la confusion entre les récits journalistiques habituels et les nouvelles d'Edgard Allan Poe, déformation du texte initial en plus. Et de fait, les contenus sont à l'avenant.

C'est la revue Der Spiegel en date du 16 mars qui a lancé l'annonce, dans un article signé Gunther Latsch, un député vert autrichien, qui y dénonce la parution d'un article du cardinal Ratzinger dans une revue marquée à l'extrême-droite. En effet, à l'occasion d'un numéro spécial et hors série pour commémorer la révolution allemande de 1848, le journal Aula avait demandé l'autorisation de faire paraître ce texte. Dans ce numéro, parmi des auteurs douteux, l'article du cardinal parait... Le numéro spécial s'intitule 1848 – Erbe und auftrag ». (1848 – héritage et mission).

L'article du député vert autrichien, intitulé en allemand "Les mains sales", n'avait trouvé qu'un faible écho, certainement suite aux propos du pape sur le préservatif en Afrique, qui furent tant décriés dans la presse, avant que la réflexion ne soit reprise par des spécialistes, qui se félicitent désormais de son discours averti. On ne peut mener plusieurs cabales à la fois : dans une même parution, ce n'est guère rentable. Le journal d'extrême-droite en question, Aula, s'était fait tristement connaître par son soutien à un  négationniste, ce qui avait fait scandale, au point que même les partis d'extrême-droite autrichiens s'étaient désolidarisé du journal, ce qui est tout dire.

Ainsi la lecture de ces articles nous apprend que le mensuel autrichien d'extrême-droite, Aula, est connu (redisons-le) pour avoir défendu un auteur négationiste, et avait sollicité Benoit XVI en 1998, cardinal à l'époque, et que celui-ci avait accepté, par l'intermédiaire de son secrétaire, la parution de son article intitulé "critique de la démocratie", selon l'express et Golias, mais "Freiheit und Wahrheit" c'est à dire "Liberté et Vérité" selon Rue 89. Cet article avait déjà paru dans une revue catholique en 1995, du nom de "Communio".

Mais selon les journaliste de Rue 89, qui republie un second texte à la suite du premier (car des lecteurs s'étaient montrés très critiques sur le premier opus), le titre initial était bien "Critique de la démocratie" (bien que, curieusement, dans son autorisation, le secrétaire du cardinal lui donne pour titre "Freiheit und Wahrheit", autrement dit "Libertés et vérités", ce que relate le même journal), titre qui en lui-même fait déjà frémir les bonnes consciences et les belles âmes... Tocqueville a décidément été bien inspiré de ne pas naître à notre siècle!

Le pape, germanophone, ne pouvait ignorer le contenu de ce journal, nous dit-on. Un blogueur a rapidement fait une petite mise au point sur les "révélations" de ces différents journaux. En effet les écrits du pape sont nombreux, et paraissaient déjà sur divers journaux. L'article n'avait pas été écrit pour paraitre dans le journal Aula, mais sur un journal catholique. Le titre du tirage exceptionnel de ce journal (prenons soin de noter que la photo du pape est particulièrement malhonnête sur cette réclame, pour ne pas dire plus) est semblable à celui d'une revue bénédictine. Était-ce intentionnel? La revue Aula n'a rien de recommandable, ce n'est pas à exclure.

Le secrétaire du cardinal Ratzinger a pu faire une erreur d'appréciation en envoyant une autorisation de parution, parmi d'autres, au journal, en ces termes : « Très cher M. Reisegger ! En rapport à votre aimable courrier du 18 septembre 1997, je suis autorisé, sur ordre de M. le cardinal Ratzinger, à vous informer que ce dernier est d'accord pour que son texte, “Libertés et vérités” (Communio 24, pages 526-542), soit reproduit dans le mensuel Aula de la Freiheitlichen Akademikerverbände Österreichs. ».

Le titre du hors série du journal était parfaitement inhabituel, la confusion est compréhensible et ce type d'autorisation est un simple accord usuel. Un article a paru pour une revue douteuse. Un seul. Nous saurions déjà que de nombreux articles de Ratzinger sont dans ce cas si la réalité était là. Mais las! rien d'autre à nous mettre sous la dent... Même pas la signature personnelle du cardinal Ratzinger qui très certainement avait d'autres chats à fouetter (c'est une image, il ne fouettait pas de vrais chats, je précise...).

En outre, le texte de Benoit XVI n'a rien de répréhensible. Il s'agit d'une réflexion sur la démocratie et la liberté comme le dit fort bien Rue 89, qui décrit aussi des changements dans le texte disponible en anglais sur internet, donnant pour exemple les titres des chapitres, ce qui , chacun en conviendra, ne casse pas une patte à un canard.

La réflexion de Benoit XVI mérite le détour. Comme l'intellectuel accompli qu'il est, il commence sa réflexion par l'idée de la liberté dans la société actuelle et depuis l'époque des Lumières. Il pose comme préalable que la liberté individuelle est devenue l'impératif de notre époque, impératif incontournable et qui passe avant tout. Mais est-on vraiment libre sans des règles précises? Le droit, avec son aspect contraignant, n'est-il pas un préalable à la liberté? Qu'en est-il de la liberté de l'Homme, en rapport avec sa nature propre? N'est-elle pas en elle-même limitée, ne serait-ce que par le rapport avec l'autre, les autres? Et partant, de quelle façon est-il réellement juste de définir ses limites, par rapport à quoi? La société en elle-même?

Selon Benoit XVI, notre société ne peut plus se faire d'illusion sur les promesses de liberté des idéologies politiques et sociales. Il cite le nazisme et le marxisme. Plus loin il critiquera le libéralisme avec son cortège de chômeurs et sa marchandisation de toute chose.

Les exemples du texte repris par Rue 89 sont isolés, mais ne sont pas bien méchants. Le but en est de manifester à quel point la pensée du pape sur la liberté et la démocratie a une visée "conservatrice" :

« Il est assez courant et répandu d'avoir le sentiment que la démocratie n'est pas encore la bonne forme de liberté. La critique marxiste de la démocratie ne peut pas tout simplement être mise de côté : à quel point les élections sont-elles libres ? « Jusqu'où va la volonté par certains de manipuler l'opinion publique à travers la publicité, donc à travers le capital ? N'existe-il-pas une oligarchie qui décide ce qui est moderne et doit servir d'exemple, de ce qu'un homme éclairé doit penser ? « La cruauté de cette oligarchie, ses possibilités d'expression publique, sont connues depuis longtemps. Qui veut s'y opposer est ennemi de la liberté, parce qu'il handicape la liberté d'expression. »

Il suffit d'avoir lu Orwel et son fameux 1984 pour comprendre, en gros, ce que Ratzinger décrit ici. Ne sommes-nous pas influencés par les organes de presse, la répétition de certaines informations en boucle, par la désinformation pure et simple, par la publicité? N'y a-t-il pas dans nos vies de chaque jours des lobbies, des tentatives d'influence, notamment? Ne sommes-nous pas d'une époque, "prisonniers" de notre époque? Sommes-nous réellement libres dans ces conditions?

Mais achtung! C'est un crime impardonnable de remettre en cause le fonctionnement démocratique et libérale des sociétés modernes! N'oublions pas que le texte est en grande partie un texte philosophique. Nos journalistes ne citent pas l'un des premiers propos dans le texte du pape, qui n'a jamais été ambigu sur sa pensée concernant aussi bien le nazisme que le marxisme. Il dénonce la faillite de leurs promesses de liberté :

"Néanmoins, le fait que le système marxiste n'a pas fonctionné comme promis est manifeste pour tous. Personne ne peut encore sérieusement dénier que cet apparent mouvement de libération était, avec le national socialisme, le plus grand système d'esclavage de l'histoire moderne"

Et la véritable question que pose le cardinal Ratzinger est de savoir comment l'Homme peut être véritablement libre, individuellement et collectivement. Mais il ne propose pas d'alternative politique. Il faut une "purification" personnelle pour y parvenir nous dit-il, dans un sens moral. La notion de responsabilité ne peut s'affranchir de la vérité. Comment devenir libre? Le cardinal Ratzinger passe par dessus les idéologies collectives. Il a sa réponse, une réponse propre et toute chrétienne : "Seule la vérité nous rend libre".

Pour conclure, et que le lecteur nous excuse d'avoir fait aussi long, Il n'est pas sérieux d'aller prétendre que Benoit XVI écrivait dans une revue "fasciste" (il faudra que nous nous mettions tous d'accord un jour, le fascisme est mort depuis un bout de temps, et tant mieux!) et il serait bon qu'en ce domaine, lorsqu'il s'agit d'une personne de grande influence, les écrits soient un peu plus mesurés, chez les journalistes professionnels comme sur les blogs, qui méritent tous un peu mieux que ces dénonciations aléatoires.

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« La calomnie, monsieur ! vous ne savez guère ce que vous dédaignez ; j'ai vu les plus honnêtes gens près d'en être accablés. Croyez qu'il n'y a pas de plate méchanceté, pas d'horreurs, pas de conte absurde, qu'on ne fasse adopter aux oisifs d'une grande ville en s'y prenant bien : et nous avons ici des gens d'une adresse !... D'abord un bruit léger, rasant le sol comme hirondelle avant l'orage, pianissimo murmure et file, et sème en courant le trait empoisonné. Telle bouche le recueille, et piano, piano, vous le glisse en l'oreille adroitement. Le mal est fait, il germe, il rampe, il chemine, et, rinforzando de bouche en bouche, il va le diable ; puis tout à coup, ne sais comment, vous voyez calomnie se dresser, siffler, s'enfler, grandir à vue d'œil. Elle s'élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription. Qui diable y résisterait ? »
Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, Le Barbier de Séville (1775), Acte II Scène VIII.

mercredi 08 avril 2009, a 22:33
Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es...

"Dieudonné fait de moins en moins rire" nous dit-on, et surtout pas les juges devant lesquels il est appelé à comparaître, ce dont tout un chacun se félicite, après son renvoi devant le tribunal, suite à une enquête.

Et il était attendu, ce renvoi devant le tribunal... Dieudonné, qui avait invité sur scène le tristement célèbre Faurisson, avait dès lors fait l'objet d'une enquête de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), rien que cela!

 
Une dépêche AFP relate comment le parquet a "engagé des poursuites pénales à l'encontre de Dieudonné Mbala Mbala des chefs d'injures commises à l'encontre d'un groupe de personne à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, en l'espèce des injures antisémites".

Ah! Ouf! Notre pays ne saurait accepter "l'intolérable". Faurisson n'est pas fréquentable, il le restera. Tout le monde le sait, ou plutôt, la plupart des gens viennent de découvrir le personnage, après son invitation au spectacle de Dieudonné. Mais l'humoriste, qui ne l'était déjà plus tant (fréquentable), après ses condamnations devant les tribunaux, après différents propos qu'il a tenu, ne l'est plus du tout.

Et pourtant... Pourtant je m'interroge.

Bien sûr il n'est pas très malin d'inviter Faurisson à un spectacle, fût-ce pour lui remettre le prix de "l'infréquentabilité", mais il est également évident qu'il s'agissait d'une provocation. Une provocation qui a manifestement bien réussi et plus particulièrement auprès des personnes visées par Dieudonné, c'est à dire les associations anti-racistes, dont c'est le fond de commerce. Le comique a également déclaré qu'il n'était pas d'accord "avec tout" ce que disait Faurisson, notamment au sujet de l'île de Gorée. Il s'agit bien sûr d'une provocation supplémentaire mais qui met en rapport deux "victimisations".

Dieudonné a fait fort ce jour-là. L'on se souvient que l'humoriste a demandé à la salle d'applaudir le plus fort possible. Dans la foule qui acclame, des huées se font aussi entendre. il n'est pas sûr que la salle connaisse Faurisson : demandez à une salle d'applaudir, elle le fera, c'est même pour cette raison qu'elle est venue. Cela se produit tous les jours dans les enregistrements télévisuels, la plupart du temps pour tout et n'importe quoi.

 Cependant, autant que l'on puisse en juger avec la vidéo, il n'y eut pas d'appel aux meurtres et pas de propos racistes, et même sur la question de la "négation", Faurisson et Dieudonné se sont montrés particulièrement prudent dans leurs propos.

Ce qui cantonne, autant que l'on puisse en juger, les services de la BRDP a enquêter sur un délit d'opinion, non pas celui de Faurisson pour lequel l'affaire est entendue, puisqu'elle est punie par la loi de fait, mais sur celle de Dieudonné, qu'il n'a pas exprimé en public, même s'il a été précédemment condamné pour des "faits" similaires.

Rappelons-nous que dans un premier temps, c'est un scketch de l'humoriste, grimé en juif et faisant le salut nazi qui avait mis le feu aux poudres. La comparaison avait quelque chose de scandaleux, mais elle avait déjà été faite par un juif, Yeshayahou Leibowitz, qui avait même parlé de "judéo-nazis", tout en remettant en place sa kipa sur son crâne, au sujet des relations entre Israël et la Palestine, tout comme Dieudonné, mais le plus sérieusement du monde pour ce qui le concernait.

Dieudonné nie-t-il le génocide organisé pendant la guerre? Peut-être, l'on en est pas sûr! Est-il bien normal de mettre en branle le système policier et judiciaire pour s'assurer d'une opinion non exprimée? Est-ce bien conforme à l'esprit de nos lois? Et surtout, cela ne représente-t-il pas un danger pour l'avenir?

Dieudonné affirme et c'est sans doute vrai, avoir été tabassé aux cris de sale nègre, aux Antilles, par des israéliens qui auraient fait le voyage uniquement pour cela, il y a quelques années.

Cet article ne cherche pas à prendre position pour ou contre Faurisson, Dieudonné, Israël, la Palestine, ni même sur la véracité de la Shoah, qui est plus que largement admise.



mardi 07 avril 2009, a 19:35
Polémique autour des "racailles" d'un bus noctilien

C'est la dernière polémique en date sur le net. La vidéo passe et repasse d'un site à l'autre, d'un blog à l'autre. Elle est choquante, elle révulse, elle révolte. Pourtant sa violence n'est pas inhabituelle en banlieue, elle serait même plutôt courante. Il n'y a guère que les personnes éloignées de ces enclaves pour ne pas s'en rendre compte.

Ce sont des caméras de sécurité qui filment la scène dans un bus et c'est un policier qui les auraient mises en circulation. La ratp mènerait actuellement une enquête interne pour constater de l'authenticité de cette vidéo, sur laquelle les visages ne sont pas floutées.

Est-ce une mise en scène? Il n'y a pas vraiment lieu de douter de sa véracité. Le tout semble bien véridique et ce genre de scène n'est, je le répète, pas une rareté. Il suffit de sortir le soir de la fête de la musique dans les endroits populaires pour le constater ou même dans d'autres soirées équivalentes, il suffit d'avoir assisté à certaines scènes de violence de ce type. Il n'y a rien de plus réaliste!

Sur la vidéo un jeune homme dans un bus se fait fouiller son manteau par un voyou, tandis qu'un autre le distrait. Petit à petit, les choses s'enveniment. Il faut dire que la victime n'ose rien dire, le peut-elle d'ailleurs? Il est la victime idéale, pas trop virulent. Le petit  groupe qui se trouve derrière se jette d'un seul coup sur lui et le rue de coup. Personne ne dit rien dans la bus, dans un premier temps.

Le jeune homme est à terre, il est rapidement sonné. Mais le groupe s'acharne en hurlant. Il ne réagit toujours pas aux coups de ces agresseurs qui persévèrent. Puis le groupe s'échauffe encore et les personnes qui interviennent sont ruées de coups. Car cette vidéo s'écoutent également : "Sale français" lancent les voyous, en cognant de plus belle. Le chauffeur du bus est impuissant. Il se contente d'appeler la police, mais bien tardivement.

Les petits vandales sortent et reviennent dans le bus, avant de s'enfuir. Ils seront interpellés un peu plus tard par la police.

Le policier qui a transmis la vidéo l'a fait depuis facebook et son profil aurait été retiré par la suite. Contacté par 20 minutes, il aurait annoncé "Je vais retirer tout de suite la vidéo. Si l'IGS [la police des polices, ndlr] est au courant, je perds mon emploi" avant d'ajouter "Je ne pensais pas qu'autant de monde verrait la vidéo, nous explique le policier. Elle était juste destinée à mes amis"

Le plus troublant de tout cela, sont les réactions de certains internautes, qui se contentent de se révolter de la mise en ligne de cette vidéo. Elle a d'abord transité par des blogs dits "d'extrème-droite", ce qui fait hurler au complot. Mais un fait est un fait, une réalité est une réalité, d'où qu'elle vienne.

Ne doutons pas que les vandales du bus ne seront pas inquiétés pour propos racistes. Cela ne leur est pas réservé. Personne non plus n'ira dire combien cette haine qui se développe dans ces actes a un fond de violence profondément raciste. En société, il faut savoir rester correct. Ce sont des jeunes, nous dira-t-on...

Mais si nous changions les scènes, en mettant un paisible arabe, un africain ou un juif à la place de la victime, agressés par des skined tenant des propos racistes équivalents, nous entendrions aussitôt la réaction outrée  des mêmes internautes, qui crieront au scandale, avec les associations antiracistes en tête.

Le président et le premier ministre se déplacerait, inviterait la famille, déclarerait presque la patrie en danger tout en dénonçant d'atroces crimes racistes sur le territoire, comme s'il s'agissait d'une habitude.

Au fait, depuis le temps, ces fameuses associations sont restées muettes. L'agression date du 7 décembre dernier... Peut-être n'ont-elles pas encore trouvé le temps... (?)

Que les âmes sensibles s'abstiennent de voir la vidéo, tout à fait violente...

La vidéo ayant été rejetée par le site de partage qui la diffusait, elle ne reste disponible que sur le site Rutube . (cliquer pour la voir)



dimanche 05 avril 2009, a 15:04
A quand du cannabis en ordonnance?

C'est tout à fait le genre de nouvelle propre à enflammer les esprits. Une étude récente, parue dans une très sérieuse revue, le "Journal of Clinical Investigation", relate comment des scientifiques ont pu traiter avec succès des tumeurs cancéreuses humaines, implantées sur des souris, grâce à la molécule active du cannabis, le fameux THC (le psychotrope tétrahydrocannabinol).

Voila de quoi relancer les conversations sur les vices et les vertus de cette herbe si répandue et surtout sur l'éventualité d'une dépénalisation de cette substance.

Mais cela n'est pas nouveau. Il se dit depuis longtemps que le cannabis est efficace, notamment pour les problèmes cardiaques, mais aussi dans l'accompagnement de la sclérose en plaque, du sida et de certains cancers. Cette plante est donc indéniablement intéressante pour traiter certains cas médicaux, c'est un fait.

Dans le cas présent, les essais sur son efficacité concerne le cancer du cerveau et selon leurs auteurs, "l'administration de cannabis pourrait faire partie d'une stratégie thérapeutique efficace contre les cancers de l'homme" et plus précisément "Nos conclusions montrent que des doses sûres et thérapeutiquement efficaces de THC peuvent être administrées à des cancéreux."

Ce qui constitue donc une excellente nouvelle, une nouvelle qui n'aurait qu'un retentissement léger s'il ne s'agissait pas de cette plante. La médecine est en effet une activité complexe sur laquelle le grand public ne se penche que rarement.

Déjà certains blogs reprennent la nouvelle d'une manière gourmande. Ah ah! et voila, nous vous l'avions bien dit croit-on lire : la cannabis, c'est formidable! Il faut en consommer, c'est très bien de le faire! La preuve! Il faut donc dé-pé-na-li-ser!

Et pourtant, il faut se raisonner. Les souris n'ont pas fumé de cannabis, c'est juste la substance active du cannabis qui leur a été inoculé, mais celle-ci a d'abord été isolée pour leur être administrée. La fumer peut même devenir cancérigène.

Inutile donc de fumer "joints" sur "joints", cela reste mauvais pour la santé. Il va de soi également que, si du cannabis apparait dans le traitement des cancers, se sera sous forme de spray ou de pilules, loin de la petite herbe à rouler avec du tabac.

Eh oui, malgré l'espoir suscité par la nouvelle, il n'est pas encore venue le jour où le docteur nous conseillera au cours d'une visite de fumer un joint de cannabis après chaque repas...


De plus, encourager la consommation du cannabis est aussi une façon de soutenir une certaine criminalité... à moins de consommer "l'herbe" de son jardin...

Pour voir le reportage en entier, c'est ici



vendredi 03 avril 2009, a 16:58
De la journée sans achat, à l'année "sans achat"

C'est un message qui circule d'un blog à l'autre, d'une adresse électronique à l'autre et qui propose une journée sans achat, avec pour but d'agir contre les hausses de prix. Et cela fonctionnera nous promet-on! D'autres pays auraient obtenu, par cette initiative, rien moins qu'une baisse du prix des pâtes ou encore du pain... N'achetez pas d'alcool, ne fréquentez pas les supermarchés, n'achetez ni essence, ni tabac durant toute la journée du 4 avril, et ne vous autorisez d'achats que dans les petits commerces, et seulement en cas de besoin.
 
Le but est de faire pression sur les grands réseaux de distribution, mais aussi sur l'État,en ne se mettant pas en position d'être verbalisé, pour faire valoir que tout passe par le consommateur, contribuable et citoyen et qu'il est un maillon indispensable au bon fonctionnement de toute la société. C'est une menace précise. Il suffit d'imaginer une entreprise, toute seule, prise pour cible par le non-consommateur. Elle ne tiendrait pas longtemps.
 
L'action est tentante. Depuis quelques années, Le consommateur subit une hausse continue des tarifs sur chaque produit de première nécessité et de façon générale sur tous les produits, notamment depuis le passage à l'euro. Pour le constater, il suffit de convertir l'euro en franc. La différence saute aux yeux.
 
Le 4 avril est un samedi, le jour de la semaine où généralement les supermarchés fonctionnent à plein. Le jour où les ménagères, de tous âges, jouent du coude dans les rayons et remplissent leur caddie pour toute la semaine, se délestant au passage d'une bonne partie de leur salaire. Choisir ce jour n'est bien sûr pas anodin pour une telle initiative.
 
Toutefois  cette action est fatalement limitée. Une famille peut se passer de faire ses courses un samedi, elle devra effectuer les achats en retard le lundi qui suit, ou à défaut, le mardi. Mais tôt ou tard, elle devra s'alimenter. Si elle diffère ses courses du samedi au lundi, cela ne fera qu'étaler la clientèle du magasin... Or c'est un coup dans l'eau si le magasin n'en souffre pas. L'action sera, de fait, limitée, pire encore : elle contribuera à étaler sur la semaine le travail du personnel de l'établissement, ce qui est plus confortable à l'entreprise.
 
Mais ce faisant, à travers cette initiative, personne ne relève que si les grandes industries alimentaires ont pris tant d'essor, c'est bien grâce au consommateur qui achète tout ce qu'elles vendent. Nous ne sommes pourtant pas obligés d'acheter leurs produits cancérigènes, plein de conservateurs en toutes sortes, avec leur huile bon marché et leurs ignobles préparations culinaires. Nous sommes libre d'accepter la situation. Persévérer dans ces conditions est une adhésion au système du supermarché.
 
Faire la grève des achats est, dans ce contexte, une attitude presque puérile. Il suffit tout simplement de faire ses achats ailleurs. A l'heure d'internet, alors que la plupart des denrées sont accessibles du producteur au consommateur avec des produits frais et sains, nous persévérons à nous entasser dans des magasins mal aérés, pour faire la queue comme des bêtes, afin de payer à la caisse, des produits dont nous savons qu'ils ne sont pas toujours bons pour notre santé. 
 
Et pourtant... Il est plus que facile de trouver des produits à un prix plus que raisonnable, et de se les faire livrer. Accéder directement au producteur n'est pas une gageure, et cela constitue généralement un gain de temps et d'argent. En livraison, se trouvent des paniers de légumes de saison, du vin, mais aussi toutes sortes d'autres denrées avec de nombreuses soldes, notamment sur le vin. Inutile d'aller au supermarché, dans la plupart des cas...
 
Pour ceux qui ne possèdent pas de potager,c'est aussi la saison où les cueillettes ouvrent leurs portes avec généralement des produits fermiers à disposition. Les cueillettes pratiquent généralement l'agriculture raisonnée et l'on peut y cueillir des fruits et légumes bon marché. Plutôt que d'acheter des oeufs de poules élevées en batterie, autant y acheter, moins cher, ceux de poules élevées en plein air. A défaut de cueillette, les fermes ne sont pas toujours si loin des villes et l'oeuf d'une poule élevée normalement possède un goût incomparable avec celui de la pauvre bête élevée en cage.
 
De plus, la plupart des sauces que nous consommons en supermarché peuvent se faire à la maison, comme les pâtes fraîches et bien d'autres denrées. Cela prend juste un peu plus de temps, le temps de tout faire soi-même. Le marché ne pratique pas toujours des tarifs excessifs non plus, selon la ville. Il s'agit juste de faire des choix...
 
Organiser la non-consommation, pourquoi pas! Mais une journée ne suffit pas. C'est toute l'année qu'il faut lutter contre le système du supermarché et son quasi-monopole. C'est la seule façon de changer durablement les choses. Car c'est bien le consommateur qui conditionne le commerce et aller au supermarché consiste à en développer le principe...
 
On trouvera ici le texte qui encourage à la journée sans achat du 4 avril.

mercredi 01 avril 2009, a 14:21
Une taxe, encore une!

C'est une nouvelle taxe dont on se serait bien passé, et si les raisons de la voter ne sont pas mauvaises, elle sera sans doute controversée. La loi sera votée, il ne reste plus qu'à en établir les modalités, elle sera appliquée dès l'année prochaine, dans la grande majorité des pays européens, dont la France, après le vote déjà acquis, à l'Assemblée.
 
Ce sont les députés européens qui se sont réunis pour la discuter. En effet la pollution de l'air est un sujet préoccupant, et une prise de conscience était sans doute nécessaire. Les élus écologistes, qui sont en partie à l'origine de cette nouvelle loi, ont bien fait valoir les vertus pédagogiques de cette nouvelle taxe.
 
Elle s'appliquera au niveau européen et tous les pays devront y contribuer.
 
Comme chacun le sait, l'air est pollué à travers l'activité humaine, par la "combustion des énergies fossiles dans les centrales électriques, les systèmes de chauffage individuels et collectifs, et le trafic automobile, mais aussi par l'industrie et l'agriculture."
 
La pollution de l'air est certainement l'un des problèmes majeurs de notre siècle, et le réchauffement climatique lui est attribué. Le principe polueur-payeur devra bien sûr être appliqué aux entreprises, mais... pas seulement.
 
La démographie galopante de l'espèce humaine est aussi en grande partie responsable de la pollution et partant du réchauffement climatique. On estime en effet que 6 Milliards d'êtres humains rejettent 6 360 000 tonnes de CO2/jour. Les calculs sont les suivants : A raison de 18 respirations par minute, et de 5/8 litre d'air par respiration, on calcule le volume d'air inspiré/expiré, soit 16 200 litres d'air/jour. Le taux de CO2 dans l'air expiré est de 3.5 % , soit 567 litres/jour. La densité du CO2 est de 1.87 g/l. Le poids de CO2 est de 567 * 1.87 = 1, 06 kg.
 
Par conséquent, chacun d'entre nous pollue un peu plus l'atmosphère à chaque respiration. Il était mal venu jusqu'ici de le dire. Les élus ont passé un cap en réclamant une taxe pour chaque européen sur son rejet de CO2. Le but de cette nouvelle taxe servira à développer de nouvelles solutions pour assainir l'air, en faisant des recherches scientifiques pour lutter contre le pollution de l'air, notamment par solidarité avec les habitants du sud, qui manqueront d'eau dans un avenir proche.
 
Bien sûr, les réactions sont diverses. Si les élus écologistes se réjouissent de ce "grand pas en avant", d'autres élus sont plus mitigés. Les élus communistes ont fait valoir que l'air respiré par les plus démunis ne saurait leur être taxé au même tarif que l'air respiré par les bourgeois, "qui eux, ont les moyens de se l'offrir".
 
Du côté du medef européen, cette extension du principe polueur payeur, en réjouis plus d'un, du fait que les entreprises ne seront plus les seules à être pointés du doigt. Toutefois le syndicat européen du patronat remarque tout de même que, dans une économie libérale, ces taxes diverses nuisent au commerce, en réservant l'argent des consommateurs à d'autres usages.
 
Sans surprise les élus d'extrême-droite soulignent que les nombreux immigrés d'Europe respirent comme tout le monde, avec un nombre d'enfants plus élevés que la moyenne des habitants des différents pays. En 2005, l'Union européenne comptait déjà 41 millions d'immigrées, et "ils respirent tous!" a ainsi déclaré le député hollandais Franz Kroenig, ce qui a provoqué un véritable tollé dans toute l'assemblée....
 
Les élus socialistes ont proposé la création d'un observatoire du rejet de CO2 dans la population et, pour ne pas être en reste, les élus conservateurs proposent qu'une Haute autorité de lutte contre la fraude à la respiration puisse être désignée avec un statut d'observateur.
 
La taxe sera prélevée chaque année à côté de la redevance audiovisuelle dans notre pays, tandis qu'elle pourrait être directement prélevée à la source dans les pays nordiques, qui perçoivent leurs impôts d'une façon différente, mais cela reste à encore à définir précisément.
 
Quoi qu'il en soit, le calcul de cette nouvelle taxe se fera à l'individu, ainsi plus une famille est nombreuse, plus elle devra acquitter cet impôt. Sur justification de revenu, les personnes démunies devraient donc y échapper, et les montants seront étalés sur la taxe à l'air respiré des contribuables imposables, ce qui fait hurler les associations de contribuables, qui voient mal pourquoi une personne serait imposée sur l'air que respire son voisin, qui respire aussi bien que lui, et plus encore peut-être...
 
On le voit bien, les discussions ne sont pas finies autour de cette loi et l'on imagine mal les députés en parler ouvertement avant qu'elle n'apparaisse dans les pays concernés. Une nouvelle taxe n'est jamais très populaire...
 
Rappelons-nous que la recherche  persévère pour limiter le rejet de méthane dans les gazs intestinaux des troupeaux ovins et bovins. Là aussi une taxe pourrait voir le jour.

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