La presse de ce jour, 29 juin 2009, nous apprend qu'un psychiatre comparait au tribunal
suite à l'accusation de quatre de ses patientes, disant avoir été
violées à la suite de séances d'hypnose. D'autres femmes seraient
allées dans ce sens, mais ne se sont pas jointes à l'accusation.
Les "victimes", qui ont déposé plainte, disent bien avoir été
"influencées" à travers des séances d'hypnose, ou avoir "agi" à l'issue de
celle-ci. Selon le journal 20 minutes, il est apparu au cours de l'enquête
que le praticien "racontait des contes qui mettaient (certaines
patientes, ndlr) dans un état de disponibilité particulière à son égard"
Selon les plaignantes, le psychiatre leur faisait notamment le conte d'un
chasseur et d'un oiseau, conte qui finissait par "Mange-moi quand je
serai à ton goût.". Le journal France soir explique que "L'allégorie
induirait « une conduite auto-sacrificielle consentie…"
C'est d'abord une des patientes qui a déposé plainte, puis qui a été
suivie par sept autres femmes, dont trois se sont constituées partie
civile auprès de cette dame, tout comme le planning familial (ce qui
est curieux, nous en saurons plus dans les jours qui viennent,
certainement?) et une
association qui répond au nom de "collectif féministe contre le viol".
D'autres femmes expliquent ne pas avoir agi sous la contrainte, mais
avoir bien eu des "relations" avec le psychiatre, ce qui irait
confirmer des relations au-delà de la relation normale avec un patient,
ce qui est contraire aux usages.
Le psychiatre, quant à lui, s'indigne auprès du journal "Sud-ouest" (il
est de Bergerac), de ce procès, se disant très anxieux et en colère,
ajoutant " Ce procès ne devrait pas avoir lieu, il n'y a aucun élément
matériel. On a inventé l'arme du crime avec l'hypnose."
Huit experts sont mobilisés pour examiner ces accusations et la
méthode qui aurait été employée. Une telle influence à travers
l'hypnose va cependant tout à fait à l'encontre de ce qui est admis
habituellement, avec cette méthode. En effet, la personne hypnotisée
n'accepte normalement pas n'importe quoi.
Ainsi Charcot
avait-il fait venir une jeune femme dans sa salle de cour, et l'avait
placée sous hypnose, puis avait proposé à ses élèves de lui poser
quelques questions. L'un d'entre eux lui avait demandé de déboutonner
son chemisier, ce qui avait eu pour résultat de la faire partir en
claquant tout simplement la porte...
Mais il est toujours possible d'imaginer que ces femmes aient pu
être influencées, par petits pas, mais sans aller dans le sens d'une
confrontation directe avec leur volonté, cependant cela parait tout de
même un peu compliqué et étrange.
Le soupçon porte plus loin du fait qu'il se serait vanté sur l'oreiller
(avec une autre patiente...) d'utiliser l'hypnose à des fins
personnelles et que les femmes ont pu décrire certains détails précis
de son anatomie. L'intervention de plusieurs psychiatres aurait été
déterminante pour la tenue du procès.
L'affaire dure depuis 1998, c'est dire si elles tiennent à ce que tout
cela soit bien reconnu... Le procès pourrait durer une semaine
entière...
Ce psychiatre pratique l'hypnose Ericksonnienne (voir aussi ici)
, qui est une pratique plus suggestive et plus "souple" que l'hypnose
traditionnelle. Bien sûr il y a dans tout cela une véritable
interrogation, car l'hypnose fascine depuis toujours.
Une vidéo intéressante sur l'hypnose Ericksonnienne :
Il n'est pas courant d'apercevoir le bombyx de l'ailante en plein jour. Ce magnifique papillon, "le plus beau de Paris", se repose lorsque nous travaillons et s'affaire au moment où nous dormons, se cachant bien pour n'être pas dérangé. Ce qui est parfaitement regrettable tant il a belle allure!
C'est au moins ce qui ressort du discours d'un ami, lequel travaille dans le XIIIème arrondissement de Paris et a eu la chance de voir ce beau papillon, un jeudi matin, comme tous les employés de sa société.
Le papillon se reposait tout simplement sur la porte d'entrée et fut l'objet de toutes les conversations. Il a été pris en photo par plusieurs personnes, et l'on a également eu la merveilleuse idée de contacter le muséum national d'histoire naturel, qui a très aimablement répondu, par le message que je reproduis ci-dessous.
Le papillon était d'une belle taille selon cet ami. En le voyant en photo, je suis resté séduit moi aussi, c'est pourquoi je reproduis tout cela ici.
La réponse du museum :
"Le Bombyx de l'ailante /Samia cynthia/ (Saturniidae)
(...)
Vous avez rencontré, ce jeudi matin 18 juin 2009, le plus beau papillon de Paris. C'est un Saturnide découvert, en Chine, par Chéron d'Incarville. Le Bombyx de l'ailante a été introduit en France, par l'entomologiste Guérin-Méneville en 1845, pour concurrencer le Bombyx du mûrier. La soie obtenue étant de moindre qualité, l'expérience a été abandonnée. L'invention du nylon est aussi, par ailleurs, pour quelque chose dans l'abandon de la soie naturelle.
En effet, c'est vers 1750 que le premier /Ailanthus altissima/ a été expédié de Pékin en France par le Père jésuite Pierre Le Chéron d'Incarville. La plante, capable de dépasser 25 m de hauteur, s'est acclimatée en Europe et l'arbre pousse aujourd'hui très facilement à Paris. La chenille inféodée à la plante trouve à se nourrir, donc il est possible de trouver le papillon dans le XIIIe arrondissement de Paris.
/Samia cynthia/ (Drury, 1773) est un Lépidoptère Hétérocère (papillon de nuit) de la famille des Saturniidae et peut avoir une envergure de 120 mm. Le spécimen que vous avez observé est magnifique et je vous laisse apprécier sa taille, sa forme et sa couleur. La présence de poils blancs sur l'abdomen est caractéristique. Une bande rose se détache sur la teinte brun olivâtre des ailes antérieures en forme de faux.
Le papillon aurait tendance à se cacher la journée et être actif la nuit mais il est facilement repérable en milieu urbain et se trouve dérangé par les hommes qui s'étonnent de sa présence. Nous avons tout simplement oublié le papillon, et son aventure parmi nous, en privilégiant la soie artificielle moins coûteuse. Je vous souhaite de vous arrêter, sur le chemin de vos vacances (sans doute une route de la soie), pour visiter une magnanerie. Ainsi, vous comprendrez mieux le récit que je viens de faire.
PS – une petite quantité d'eau placée dans du coton, ou dans une coupelle, permettra au papillon de se réhydrater.
Je ne vais pas donner mon avis sur l'à propos d'interdire la burqa (voir cet article disant les différentes appellations entre les "voiles"). Je me suis déjà prononcé en octobre 2008,
lorsque j'annonçais l'intention d'un député de faire discuter d'une loi
dans le sens de l'interdiction. En me relisant, tout récemment, je me
suis aperçu que je n'avais rien à changer à mon petit texte. En effet,
un groupement parlementaire s'est réuni pour en discuter, et le Conseil
français du culte musulman (CFCM) s'oppose à cette idée, rappelant que la grande majorité des musulmans ne pratique pas l'usage de ce vêtement.
Aujourd'hui le sujet semble incontournable, il apparaît dans la
presse classique mais aussi dans la presse dite "citoyenne". Dans les
commentaires, quelques uns s'offusquent, d'autres applaudissent. Cela
remet en cause quelques principes en cours, nous allons peut-être
interdire une tenue vestimentaire, à l'aide d'une loi.
Jean-Marie Le Pen a beau jeu de déclarer "Cette bande des Quatre, qui a ouvert en grand les vannes de
l'immigration, qui a chanté sur tous les tons que c'était une chance
pour la France, s'inquiète maintenant de voir des voiles noirs dans nos
rues. Sans remettre en cause le moins du monde la politique qui nous a menés là. Gribouille est de sortie."
Cette
interdiction se fera au nom de la liberté de chacun, notamment des
femmes voilées, ce qui est tout de même paradoxal : sommes-nous sûrs
qu'il ne s'agit pas d'un choix délibéré? Mais sans doute n'avons-nous
pas suffisamment exploré le problème de l'immigration, nous contentant
de l'examiner sous un seul angle. Une partie de l'immigration se
radicalise. S'imagine-t-elle qu'elle se rapproche ainsi de la "pureté"
de sa culture d'origine?
Dans le même temps, nous renions totalement la culture européenne,
dans son côté religieux. Nous sommes "laïcs", répète-t-on à l'envi,
nous avons dû "lutter" contre l'Église pour l'obtenir disons-nous, en
rappelant les affrontements lors de la séparation de l'Église et de
l'État.
Ce faisant, nous remettons aussi en cause une grande partie de la culture européenne, largement inspirée dans son art, et aussi dans sa science,
par l'Église justement, jusque dans les "Lumières" et dans la
Révolution. Il n'est pas idiot de dire que le "progressisme" doit
beaucoup à l'Église, dans son expression et dans son collectivisme. On
a pu dire du Christ qu'il était le premier communiste.
L'islam est la deuxième religion de France dit-on également, mais
il est plus particulièrement composé de personnes issues de
l'immigration et qui n'ont pas forcément le même vécu culturel, même si
les pays d'origine sont très largement issus des anciens pays colonisés
par la France. Durant la colonisation, les cultures ont été respectées,
ne serait-ce que pour ne pas créer de manifestations hostiles à la
France.
Il n'est pourtant pas moins naturel de refuser des rapports sexuels
et une vie de couple, en s'enfermant dans un couvent. Mais cela
appartient à notre culture : la candidate à une vie religieuse s'y
consacre entièrement, elle ne se plaint pas d'être discriminée et ne
s'occupe que d'affaires religieuses pour sa vie publique. D'une manière
générale, cela ne nous dérange pas.
Pourquoi notre pays se choque-t-il du port du voile, et pas
seulement de la burqa? Pour une raison simple : nous n'y sommes pas
habitués. Nous sommes aujourd'hui laïcs, voire athées, mais notre
laïcisme est un laïcisme lié à notre histoire, notre athéisme
également. Nous rendons à Dieu ce qui est à Dieu, et à César ce qui lui
appartient.
Cependant nos signaux sont parfois contradictoires. Nous mettons la
lutte contre les discriminations à toutes les sauces, les entreprises
refusant le voile sont montrées du doigt, mais hormis cela, mais ne
tolérons pas les manifestations ostentatoires des religions
"importées", dans la rue, qui est un endroit public et où chacun
devrait être libre de ce qu'il fait, tant que cela ne remet pas en
cause la liberté d'autrui. Après tout, la burqa n'est qu'un port du
voile, à l'extrême...
En attendant, nous avons banni la viande
de porc de certains établissements scolaires, dans certains endroits,
le sapin de noël n'apparaît plus, car il est considéré comme une
manifestation chrétienne. En d'autres endroits d'Europe, c'est la croix
qui est détachée du mur pour ne pas offusquer une "minorité"
quelconque. Pour ne pas créer de conflits, nous préférons tout aplanir.
Sans doute y avait-il aussi dans cette démarche une certaine foi en
l'universalisme du laïcisme, tendant à croire la "conversion" proche
des autres religions, au laïcisme. Si nous avions été parfaitement
honnêtes depuis le début, tout ce battage n'aurait pas lieu d'être.
Nous mettons les religions traditionnelles au banc de la société ou en
concurrence avec les religions "nouvelles", mais nous râlons quand ces
dernières prennent trop de place. En réalité, ce ne sont pas les
musulmans qui ont un problème de comportement, c'est bien nous, en
accueillant sans dire sincèrement que nous attendons des arrivants une
certaine conformité à nos usages...
Je remets cette vidéo hilarante, déjà insérée auparavant.
Voici un entretien qui sera proposé très bientôt au journalisme citoyen. Je dois dire que je suis très heureux que Madame Sylvianne Spitzer ait accepté de répondre à ces quelques questions. L'entretien peut paraitre un peu long, néanmoins il me semble que les réponses qui y sont apportées méritent de passer un peu de temps à les lire.
La photo qui l'illustre est celle de Sylvianne Spitzer qui me l'a aimablement remise.
Tout
d'abord je tiens à remercier Madame Sylvianne Spitzer d'avoir si
aimablement répondu à cette série de questions, envoyées et renvoyées
par courriel interposé. Je précise qu'il n'est en aucune façon question
d'instrumentaliser la démarche de «SOS HOMMES BATTUS» ; cet entretien
n'ayant aucun autre but que celui de faire connaître une réalité trop
peu développée aujourd'hui dans notre pays. Selon la formule consacrée,
la violence niée fait d'autant plus mal et aucune raison ne justifie le
silence autour de la violence conjugale faite aux hommes.
Le lecteur, que cela intéresse, prendra aussi la peine de se renseigner sur l'association «SOS HOMMES BATTUS» à travers son blog et son forum,
dans lequel des femmes interviennent aussi, toujours à propos ; le but
n'étant pas d'opposer les hommes aux femmes dans une course à la
victimisation.
Je laisse la parole à Madame Spitzer, à travers l'entretien précité :
-Bonjour
Sylvianne Spitzer, vous êtes présidente et fondatrice de l'association
SOS Hommes Battus, mais également psychologue tenant cabinet,
criminologue et profiler, ainsi que présidente de l' Association
Nationale des "Profilers" et Analystes Criminels.
Pouvez-vous nous en dire plus sur vos activités professionnelles et associatives?
Eh
bien comme vous l'avez écrit, je suis psychologue en libéral. Je suis
par ailleurs criminologue et j'effectue une recherche doctorale dans le
domaine du profilage criminel.
Si je me recentre sur les victimes, j'en reçois en consultation dans le
cadre d'agressions diverses : agressions physiques, abus sexuels,
violences conjugales… J'ai créé en janvier 2008 l'association SOS
Hommes Battus afin de proposer une aide psychologique aux victimes de
la violence au féminin.
-Qu'est-ce qui vous a poussé à mettre en place l'association SOS Hommes Battus?
Tout
simplement parce que dans le cadre de mes consultations, j'ai rencontré
des couples au bord de la séparation qui s'inscrivaient dans cette
problématique particulière. Lorsque j'ai voulu orienter ces hommes vers
une aide plus adéquate, je me suis aperçue qu'il n'existait rien : ni
association, ni structure, ni tout simplement prise en compte de ces
hommes victimes de la violence de leur compagne.
J'ai donc
décidé de créer mon association afin d'apporter un soutien
psychologique à ces hommes perdus, terrorisés, torturés
psychologiquement mais parfois aussi physiquement, via une permanence
téléphonique. Il s'agit pour eux de trouver -enfin- quelqu'un qui les
écoute parler de leur situation, de quelqu'un qui peut accepter qu'ils
pleurent et surtout de trouver une personne au moins qui les croit et
ne les dénigre pas. Il s'agit alors de leur montrer qu'ils peuvent
regagner leur dignité.
-Existe-t-il une définition admise de la violence conjugale?
Oui bien sur il y a celle du code pénal (La loi n° 92-683 du 22 juillet 1992 modifiée par la loi n° 2006-399 du 4 avril 2006). La
reconnaissance de la violence conjugale concerne depuis peu non
seulement les couples mariés, mais aussi les personnes déjà séparées
(les « ex »), les concubins et les pacsés.
Néanmoins on ne parle que de violence conjugale au singulier car seule
les atteintes volontaires à la personne (coups et blessures et viols)
sont prises en compte. En effet, elles se voient et sont faciles à
prouver par un simple constat médical.
Mais
cela reste très restrictif. Rien sur les autres types de violences
conjugales : psychologique, financière, sexuelle, sociale ….
-Y a-t-il une particularité dans les violences faites aux hommes dans le couple?
Oui.
Je constate que dans les couples où c'est l'homme qui est victime il
existe une forte violence psychologique. Cela peut durer des années
avant que la compagne passe à "l'agir" de la violence physique.
L'homme déstructuré psychiquement n'est plus en état d'anticiper et de
réagir. C'est alors que les coups, les morsures, les coups de pieds
peuvent pleuvoir.
Alors que dans les couples où c'est la femme qui est victime, cela
débute souvent par la violence physique. Il s'agit d'installer le
souvenir de la souffrance physique. La violence psychologique
s'installe par la peur des représailles puis la déstructuration de la
personnalité se réalise petit à petit.
En fait, les «méthodes» sont les mêmes mais elles n'apparaissent pas dans le même ordre chronologique.
-L'on
admet généralement que les statistiques de la violence conjugale sont
en dessous de la réalité concernant les hommes, en France. Selon vous,
quelle estimation se rapproche le plus de la réalité? Existe-t-il des
statistiques plus fiables dans d'autres pays et qui pourraient
s'appliquer au nôtre?
En France difficile de savoir exactement. On
constate simplement que le nombre de plaintes de femmes victimes à
tendance à diminuer alors que les plaintes des hommes victimes sont en
légère augmentation. Si l'on se fie aux différentes études sur le
sujet, le chiffre noir des statistiques des hommes victimes est
important.
En Amérique du Nord, les études ont démontré que les meurtres au sein
du couple étaient en diminution et cela depuis le début des années 90
(début de la communication de prévention sur la violence au sein du
couple). Les Canadiens ont dès 1999 lancés de grandes études
statistiques sur le sujet. La plus importante à ce jour est celle de
2007 où les chiffres parlent d'eux mêmes. Il y est même fait référence
à 196 études et analyses réalisées entre 1997 et 2007 dans le monde
entier qui montrent que la violence exercée par les femmes envers leur
compagnon est égale, et parfois même plus élevée, que celui de la
violence commise par les hommes.
-Un
homme a généralement plus de force qu'une femme. Comment explique-t-on
qu'un homme puisse recevoir des coups d'une personne plus faible, sans
réagir, sur des délais parfois très longs?
Tout d'abord de
façon générale, les hommes –tout comme les femmes- ne se mettent pas en
couple avec la volonté d'entrer dans la violence. Chacun de nous est
capable d'être violent. On nous a appris à nous retenir, à user de
notre intelligence pas de notre force musculaire. On sait qu'on peut le
faire, mais on préfère régler nos conflits sociaux comme amoureux d'une
façon plus «intellectualisée».
Ensuite, les hommes victimes de violence physique sont d'abord
passés par la phase de destruction mentale. Rabaissés, humiliés,
continuellement traités de «bons à rien, mauvais à tout» même devant
les enfants, privés de leur capacité de décision et d'action, petit à
petit ils perdent leur réactivité. Ils ne savent plus agir par eux
mêmes. On a affaire à un vrai lavage de cerveau. L'homme est sans cesse
dans l'obéissance parce qu'il ne sait plus faire autrement mais aussi
parce que chaque «rébellion» donne lieu à des éclats voire à des
représailles.
Enfin, ces femmes violentes savent utiliser la
loi pour elles. En fait parfois elles n'attendent que ça : que leur
compagnon réagisse. Cela leur permettra de déposer plainte pour
violence conjugale s'il frappe à son tour ou abandon de famille s'il
part du logement et avec toutes les sanctions immédiates que cela
sous-entend : garde à vue, interdiction d'approcher du foyer,
interdiction de voir les enfants…. Elles le disent d'ailleurs à leur
compagnon. Donc s'il réagit, il se met immédiatement dans son tort. Les
représentants de l'ordre tout comme la Justice portant plus de poids
aux dires d'une femme qu'à celle d'un homme.
-Lors
d'un précédent article sur ce sujet, des intervenants se sont offusqués
de ce que l'homme puisse être décrit comme étant victime d'une femme,
rappelant combien les femmes sont victimes des hommes, par trop
souvent. Comment accueille-t-on votre association d'une manière
générale?
Les associations d'aide aux femmes victimes de
violence conjugale font comme si SOS Hommes Battus n'existait pas. J'ai
demandé à plusieurs d'entres elles de bien vouloir mettre un lien de
leur site vers le mien, cela m'a toujours été refusé.
Le fait que l'association soit présidée par une femme fait que nous ne
sommes pas attaqués de toute part. C'est plus «sournois». Certaines
féministes ou femmes victimes de violences n'hésitent pas à contacter
les étudiant(e)s qui travaillent sur le sujet des hommes victimes en
les insultant et en les accusant de «traîtrise».
L'association fait néanmoins son chemin par le bouche à oreille :
services de mairie, assistantes sociales, éducateurs, médecins… donnent
nos coordonnées.
-L'association
se retrouve sous la forme d'un blog, avec un forum. Dans le cadre de
l'association, vous tenez aussi une permanence. Recevez-vous de
nombreux appels?
Oui, en tout cas par rapport à ce que j'en attendais !! Au
départ je n'ai pas décompté ni pris note des appels car je ne pensais
pas avoir affaire à un tel phénomène. J'ai du commencé à prendre en
compte le nombre d'appelants à partir de mars 2008. A l'heure où
j'écris la permanence de SOS Hommes Battus a reçu plus de 450 contacts,
par téléphone mais principalement par email. Soit environ 2 contacts
par jour. Étrangement, il n'y a pas d'appel ou d'email pendant les
périodes de vacances scolaires.
-Selon vous, est-il
nécessaire que les infrastructures évoluent, par exemple avec des
centres d'accueils à l'égal des femmes et pour quelles raisons?
Il
ne faut pas qu'elles évoluent, il faut qu'elles soient créées !!
Aujourd'hui il n'existe rien pour les hommes victimes de violences
conjugales. Le 3919 est pour les femmes victimes. Les hommes y sont
reçus sèchement et on ne leur propose pas grand chose. Les centres
d'accueil pour victimes de violences conjugales ne sont pas adaptés
pour les hommes. Les rares qui acceptent d'en recevoir hésitent car
cela pose problèmes pour les femmes victimes de croiser si tôt un
homme, ce qui peut se comprendre.
-Existe-t-il des
infrastructures pour les hommes, dans certains pays européens, ainsi
que dans le monde? Quels sont les ressorts qui en ont permis la mise en
place ?
Oui, en fait les violences conjugales faites aux hommes sont prises en compte dans d'autres pays.
D'abord citons l'Allemagne qui a mis en place des structures d'accueil,
certaines pour les hommes victimes mais d'autres aussi pour les femmes
agresseuses.
La
Suisse, bien qu'encore peu concernée par cette problématique, vient
néanmoins d'ajouter à son foyer d'accueil pour les femmes victimes de
violences conjugales, une "aile" pour accueillir les hommes victimes.
Et c'est tout en Europe. La
problématique des hommes victimes de violences conjugales est très
prise en compte dans certains pays d'Afrique (Kenya, Ouganda, Tanzanie,
Malawi, Zimbabwe, Botswana, Namibie, Afrique du Sud, Mozambique, Rwanda
et Burundi). Contre toute attente, dans ces pays, les violences faites
aux femmes ne sont pas considérées voire sont niées, alors que celles
faites aux hommes sont étudiées et donnent lieu à des actions de
prévention ou d'accueil.
En Afrique du Nord, les violences conjugales dont les hommes sont
victimes sont extrêmement dénoncées. S'il n'existe pas d'institution
pour les suivre, il existe des actions de prévention et de
communication sur le sujet (Algérie, Maroc, Iran...).
Aux Etats-Unis, chaque état a mis en place des structures d'écoute et
d'accueil pour les hommes victimes. Les dernières études menées par le
"Department of Justice" chiffrent 1,3 millions de femmes et 835 000
hommes victimes de violence conjugale physique.
Enfin, bien sûr, au Canada et au Québec sont réalisées de très
nombreuses études sur les violences conjugales. Il existe une
communication gouvernementale, des associations, des institutions pour
aider les hommes victimes de violences conjugales. D'autant plus que
leurs études tendent à démontrer que la violence conjugale envers les
hommes est plus fréquente que celles envers les femmes !
-Cette violence conjugale envers les hommes est-elle un fait nouveau?
Non.
Si vous regardez bien les images d'Epinal vous constaterez que ce n'est
pas nouveau. Qui n'a jamais vu la représentation d'une femme armée d'un
rouleau à pâtisserie cachée derrière la porte en attendant son mari ?
Qui n'a jamais entendu dire que l'homme ne fait pas la loi chez lui ?
Mais cela était censé faire rire car on était dans la caricature
sociale avec des rôles soit disant inversés : un homme faible et une
forte femme, mais en fait cela ne faisait que mettre au grand jour les
différences entre ce qu'on montrait à l'extérieur et ce qui se passait
lorsqu'on arrivait chez soi.
-Les victimes de violence
conjugales sont-elles des personnes plus vulnérables que d'autres, à
travers leur passé affectif par exemple? Ont-elles tendance à se
sous-estimer par rapport à leur compagnon avant même que violence ne
leur soit faite?
Ce n'est en rien un problème d'estime de
Soi. Mais vous avez raison de le souligner, il existe un problème
affectif. On est face à des hommes qui aiment les femmes, leur mère,
leur compagne. Ils les mettent au dessus de tout. J'ai maintes fois été
surprise de constater que les hommes victimes regardaient leur compagne
comme « une madone sur un piédestal ». L'homme victime admire sa femme,
est prêt à tout pour elle, il est à genoux devant elle. Il finit par
céder à ses tous ses caprices, à toutes les exigences. C'est d'ailleurs
souvent lorsque l'homme n'est plus en moyen de répondre à une exigence
(problèmes financiers par exemple) que la femme devient ouvertement
agressive voire passe à l'acte.
-Au-delà de la personnalité de chacun, existe-t-il des éléments déclencheurs à la violence dans le couple?
Oui, mais dire cela c'est ne pas prendre en compte le passé de l'agresseuse. Les
études canadiennes le démontrent et les témoignages que je reçois le
confirment : ces femmes semblent souvent atteintes de troubles de la
personnalité avec des incapacités à supporter la frustration, avec des
crises de colère aiguës, issues d'une famille dans laquelle la violence
par les hommes (père ou frère) est déjà présente. Elles ont été des
adolescentes mal dans leur peau, agressives ou violentes.
Contre toute attente, ces femmes se « calment » avec l'accès au travail
ou à l'autonomie. Dès la mise en couple, certains traits
réapparaissent, mais comme cela reste du domaine de ce que le conjoint
qualifie "d'acceptable", cela passe.
Si toutes les situations ne se ressemblent pas, je note néanmoins une
forte mise en place de la violence psychologique tout de suite après la
naissance du premier enfant. Le
passage à la violence physique s'effectue souvent lorsque le compagnon
se rebelle, envisage de partir ou de divorcer. C'est alors clastique.
-Il se dit parfois que la violence conjugale envers les
femmes découle d'une société patriarcale. Avez-vous conscience de ce
que votre initiative peut remettre en cause certaines idées sur notre
société?
La seule chose que je remets en cause c'est la
vision féministe actuelle qui veut que la femme ne soit qu'une victime
soumise dès sa naissance. A croire que les femmes ne sont pas capables
d'être dominantes, qu'elles ne sont pas dans "l'agir", qu'elles ne
peuvent avoir de la violence en elles. Les faits divers nous démontrent
tous les jours qu'il n'en n'est rien. De lointains souvenirs nous
ramènent aux comportements des gardiennes de camps pendant la guerre et
plus près de nous les photos prises à Guantanamo, nous montrent que les
femmes agressent, torturent autant que les hommes.
En poussant le raisonnement au bout, on peut se dire que reconnaître
qu'un homme puisse être victime d'une femme, c'est reconnaître
l'égalité des femmes dans leur liberté d'action et de pensée.
-Qu'attendez-vous du rapport de la mission du député Guy Geoffroy, sur
la violence psychologique dans les rapports conjugaux, qui sera rendu
durant le mois de juin ?
Pas
grand-chose, j'en ai peur. SOS Hommes Battus a bien sûr écrit à
Monsieur Geoffroy. La réaction de son staff a été de me demander des
données sur les violences faites aux hommes. Comme s'ils n'avaient pas
accès aux statistiques police et gendarmerie !! En tout cas SOS Hommes
Battus n'a pas plus été convié à participer aux réflexions de la mission qu'aux Assises sur les violences intra-familiales ! On
ne peut qu'espérer que la cause des hommes victimes de violences
conjugales sera considérée.
-Enfin, quel conseil donnez-vous aux victimes de violences conjugales?
Partir !!! C'est
facile d'écrire cela car la victime de violences conjugales est dans le
déni de sa situation. Hommes comme femmes victimes se sentent coupables
de ce qui leur arrivent. La prise de conscience est parfois longue. De
plus, ces victimes n'ont plus l'habitude de réfléchir et d'agir par
eux-mêmes. Or avant même de fuir la situation critique il leur faut
avant tout retrouver les capacités d'action propre.
C'est alors seulement que le processus de mise à distance peut se
mettre en place. Soit la personne qui agresse est accessible aux soins
et on peut espérer que cela s'arrange. Soit elle ne l'est pas (par sa
volonté tout simplement en général) et il faut accepter de quitter une
personne destructrice. Pour se reconstruire et pour retrouver sa
dignité.
-Je tiens à rappeler que vous avez également écrit un guide sur les hommes battus. Comment peut-on se le procurer?
Oui,
c'est un petit guide d'une vingtaine de pages que j'ai rédigé, que l'on
peut glisser dans sa poche, qui explique ce que sont les différents
types de violences conjugales, comment savoir si on est en situation
d'abus et qui donne aussi quelques «trucs» pour s'en sortir.
Il est disponible uniquement via le site de SOS Hommes Battus ou sur mon site professionnel.
Les présidents Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac seront tous deux présents aux obsèques d'Omar Bongo,
ce mardi 16 juin. En effet, comme chacun le sait, le président du Gabon
entretenait des rapports très étroits avec les différents présidents
français, il aurait même, selon Valéry Giscard d'Estaing, financé la
campagne électorale de Jacques Chirac et certainement bien d'autres
campagnes électorales françaises.
Omar Bongo était le doyen de ce qui a pu être appelé la
françafrique, ce vaste réseau franco-africain d'arrangement entre
politiciens des deux bords, et il était dernièrement visé par la
justice dans des affaires financières, qui ne sauraient masquer
totalement le fait que des politiciens français ont largement profité
de l'argent qui transitait entre le Gabon et la France.
Ce qui est sans doute le plus désolant dans la présence des chefs
d' État français, c'est qu'après le décès de Senghor, Ils brillaient
par leur absence, alors qu'il fut l'inspirateur de la francophonie et
qu'il avait imaginé la baptiser du nom de "francité", alors qu'il était
un grand poète de langue française et qu'il était également membre de
l'académie française.
Mais nos politiciens ont les priorités qu'ils peuvent. Chacun sait que
la poésie ne nourrit pas son homme, de nos jours... Et comme Omar
Bongo, que la presse a tort de mépriser, car il représente bien une
partie de l'Histoire de France avec ce qu'elle a de bon et de mauvais,
aura un successeur, il ne sera pas mauvais qu'il garde de bonnes relations avec la France, des relations saines, autant que possible.
Tout et n'importe quoi a été dit sur les causes du crash du vol AF447, des raisons parfois plus saugrenues les unes que les autres... C'est d'abord la foudre qui a été évoqué, avant que les professionnels ne dénoncent cette assertion comme non fondée. A la suite de cela on a aussi pu évoquer les extra-terrestres comme étant une des causes possible de cette disparition si subite et si mystérieuse.
Il faut dire que selon les messages envoyés par l'appareil lui-même, il n'aura fallut qu'une quinzaine de minutes pour que l'avion tombe suite à des pannes en série. Ce sont à présent les capteurs de vitesse qui sont évoqués, peut-être à raison, car ils auraient pu induire les pilotes en erreur au cours des perturbations que l'appareil rencontrait.
La presse a beaucoup évoqué cet accident, d'une façon presque macabre... elle continue aujourd'hui encore, d'autant plus depuis que des corps de passagers ont été retrouvés, à grand renfort d'experts en tout genre sur les problèmes techniques que les avions peuvent rencontrer. Il serait à présent question de faire l'analyse ADN des corps, en comparaison avec celui des proches, et si les boites noires de l'avion sont retrouvées, au fond de l'océan, nous en saurons aussi un peu plus sur les raisons de cet accident. Pour celui qui souhaite mourir en paix, qu'il le fasse chez lui!
Mais ce n'est pas la technique à laquelle je souhaite m'intéresser. Je n'ai pas d'explication en ce qui me concerne, je ne saurais dire si l'appareil s'est finalement disloqué, ni si les sondes étaient toutes défectueuses, la seule certitude que j'en ai étant que les extraterrestres n'y sont pour rien. Sans doute ont-ils en effet d'autres chats à fouetter, si chat extraterrestre il y a. Sans doute sont-ils en cours d'élaborer un plan machiavélique pour envahir la terre entière, en commençant comme il se doit par les Etats-Unis...
C'est la petite histoire d'une connaissance que je souhaite vous conter. Un couple avait fait les gros titres peu de temps après la disparition de l'avion. Il devait le prendre et avait fait des pieds et des mains pour monter à bord, selon ce qui nous était annoncé, avant d'être contraint à changer de vol, échappant ainsi à ce terrible quart d'heure, qui l'aurait conduit à sa perte. Le public avait été réceptif à cette nouvelle. Cela rejoint un côté un peu superstitieux que nous avons tous : ce couple a eu de la chance.
Mais il n'est pas le seul. Une femme de mon entourage aurait elle-aussi dû le embarquer ce jour-là, pour des raisons professionnelles, mais un petit évènement l'en a empéché : son chat était malade. Juste avant qu'elle ne parte, elle a dû aller le faire piquer, avec beaucoup de tristesse. Cela a aussi eu pour effet de retarder son départ de quelques jours et a par conséquent, de décaler le jour de son retour. Il n'est pas ridicule d'être attaché à son chat, surtout lorsqu'il fut un compagnon de solitude pendant de longues années.
Donc, finalement la mort de son chat, aussi triste soit-elle, lui a sauvé la vie. Dans le vol AF447, celui qu'elle devait prendre, la femme de son patron a perdu la vie. Elle n'a, pour son compte, connu qu'une petite turbulence, deux jours plus tard, avec toute la frayeur que l'on peut imaginer... Mais son heure à elle, n'était pas encore venue..
Décidément la politique ressemble de plus en plus à une sinistre
farce et le spectacle de la campagne européenne qui vient de se
dérouler, ainsi que son résultat, ne nous inspirera pas le contraire.
Sans doute y eut-il quelques élans chez les uns et les autres qui m'ont
alors fatalement échappé, du moins rien n'a su toucher le public sur
son propre sort, ni même l'intéresser de près ou de loin aux rouages de
ce grand machin qu'est l'Union européenne.
Le débat ne volait pas bien haut non plus. Il y eut peu (ou pas?)
de traits d'esprit, cette spécialité pourtant toute française, là où un
petit mot fait parfois la différence. Mais notre époque est plus
idéologique et plus technique que ce fut le cas par le passé. On ne
fait plus d'esprit, on n'improvise pas, en témoignent les fameux
prompteurs de nos politiciens. L'esprit n'est plus nécessaire, il
suffit de savoir lire.
Même la plus petite répartie est sanctionnée. Il ne faut pas sortir des
sentiers battus, sans quoi l'on est aussitôt sanctionné par le reste de
la famille politique. Le linge sale, chacun le sait, se lave en
famille... Mais le plus marquant de cette élection est certainement
l'inversion des valeurs qui peut y être constaté.
Tout d'abord, le débat
François Bayrou et Cohn Bendith a retenu le plus particulièrement
l'attention du public et de fait, il a été particulièrement médiatisé.
Taxé de minable par son adversaire et subissant régulièrment des
attaques à caractère personnel, le président du modem a cru pouvoir
répondre sur certains écrits parfaitement nauséabonds, concernant les
enfants, dont se rendit coupable, par le passé, le candidat écologiste.
Il faudrait pouvoir s'amuser de l'aventure de François Bayrou, qui
avait su se mettre tout le monde politique à dos, sauf les électeurs,
selon lesquels il savait faire la synthèse entre les différents
courants. Attaqué personnellement, il avait une bonne réplique,
cinglante, également à caractère personnel. Il n'avait sans doute pas
prévu qu'une icône de mai 68 restait inattaquable et que la morale ne
serait pas de son côté, d'autant que ses adversaires n'attendaient que
cela.
On a même pu dire par la suite, que les préférences sexuelles ne
devaient pas être évoquées, comme si l'attirance envers des enfants
était une simple "préférence sexuelle", on a même pu dire que tout cela
était ancien et contextuel, comme si certains sujets étaient affaire de
contexte. Ici ce n'est plus une question de contexte mais une question
de personne. François Bayrou n'est que l'héritier de Giscard, son
adversaire est l'héritier de mai 68. On n'est pas sûr que mai 68 amène
forcément à cela, sans quoi il faut s'en défaire de suite...
On s'amuse, ou pas, du parti-pris des journalistes qui a permit de
sonner l'hallali... Heureusement que le pape n'a pas, dans le passé,
déclaré le quart du tiers de la moitié de ce qu'à pu dire Cohn Bendit!
La presse en parlerait à profusion, en rappelant ce qu'il a dit du
préservatif, exagérant les choses...
C'est aussi dans le cadre de la campagne
européenne que Dieudonné a pu être pointé du doigt, pour antisémitisme.
Son parti "antisioniste" y est aussi pour quelque chose, un parti dont
on se demande quel intérêt a son sujet dans une campagne purement
européenne... Toutefois la vidéo, dans laquelle il déclare, à propos de
Pascal Bernheim, "le puissant lobby des youpins sionistes qu'il
représente est voleur, raciste et menteur. J'ajoute que je l'emmerde
profondément, lui et toute sa clique d'enculés", a été parfaitement
décriée, par une presse qui a fait l'impasse sur les propos dont
Dieudonné a été victime.
La peau d'un nègre vaut-elle celle d'un youpin? il me semble qu'on ne
saurait en vouloir à Dieudonné de sa rancoeur, après le rejet de sa
plainte en Suisse. Pascal Bernheim avait plaisanté
de façon douteuse, disant qu'il était nègre, après une réplique selon
laquelle le candidat n'était pas très futé, ce qui assimilait les noirs
à des personnes mal pourvues intellectuellement. Si Dieudonné avait été
écologiste ou socialiste, tout un chacun aurait poussé de grands cris
et en tout premier les associations anti-racistes française (des associations suisses se seraient prononcées pourtant...), mais dans ce cas, il
n'en a rien été... Ici encore, ce n'est pas le principe qui est décrié,
c'est bien la personne.
Il eut été juste que Pascal Bernheim soit condamné, selon les règles en
court, même pour un euro symbolique. Ou alors les règles et les lois ne
veulent plus rien dire, si Dieudonné est poursuivi, ce qui est bien le
projet en cours... Il n'a fait que rendre la monnaie de sa pièce à
Pascal Bernheim, en précisant qu'il s'agissait d'humour... en réalité
un prêté pour un rendu. Il s'agit presque de légitime-défense, d'une certaine façon, sans vouloir défendre une personne, mais un simple principe.
En attendant, avec 60% d'abstention dans toute l'Union européenne, les
partis n'ont pas de quoi plastronner... Un 28% avec une participation à
40% ne fait que peu de chose, 20% et moins sont dérisoires, ce qui
n'empêche pas les uns et les autres de se réjouir! L'attitude la plus
juste serait pourtant de faire profil bas...