C'est un étrange discours que tient le directeur de HRW, Ken Roth, devant la presse. En effet il déclare que c'est une "mauvaise connaissance" de la charia qui est responsable de violations des droits de l'Homme au Nigéria, évoquant une "compréhension simpliste " qui négligerait les droits fondamentaux des femmes, et des accusés.
Il faut s'assurer dit-il "qu'il ne s'agisse pas d'une version simplifiée qui existe dans l'imaginaire de nombreux responsables et qui provoque de nombreuses injustices". Des jeunes filles de douze ou treize ans seraient mariées de force sous la charia et des femmes répudiées ou divorcées se verraient refuser la garde de leurs enfants. Partant le directeur évoque des discriminations contre les femmes...
Certes, dans le Coran les femmes ont des droits, c'est indiscutable. Reste à être bon connaisseur de la charia, et l'on peut s'inquiéter de ce que le président de HRW les connaissent sur le bout des doigts, et les comprennent au point d'en approuver les rêgles, dans sa version raisonnée.
Les nigérians ont-ils le même point de vue que le président sur la chose, lui qui n'est pas musulman, à priori? Au début du mois, un tribunal islamique a interdit une pièce satirique, qui ironisait la pratique de la charia. |