Monsieur Bernard BAJOLET, Ambassadeur de France en Algérie, vient de donner sa version, le dimanche 27 Avril 2008, à l'Universitéde Guelmades soulèvements nationalistes algériens, émeutes et massacres quieurentlieu il y a 63 ans, le 8 Mai 1945, à Sétif, Guelma , Kherrataet dans les villages et campagnes du Constantinois. Cet ambassadeur a parlé « d'épouvantables massacreset de la très lourde responsabilité des autorités Françaises de l'époque dans ce déchainement de folie meurtrière. D'après lui ces massacres aurait fait entre 15000 et 45000 morts, selon les « sources ». (Sic)
Monsieur Bajolet ne précise pas l'origine deces « sources » et il ajoute : "Aussi durs que soient les faits, la France n'entend pas, n'entend plus, les occulter. Le temps de la dénégation est terminé".
Cette déclaration de l'Ambassadeur de France en Algérie, fait suite, cinq mois après,au discours du président Nicolas Sarkozy à l'université de Constantine, dans lequel il avait évoqué "les fautes et les crimes du passé colonial français en Algérie, qualifiés d'"impardonnables".
Vu la politique de compromissions successives et de désinformationsque mènent de concertdepuis l'indépendance, par paliers successifs, les autorités de l'Algérie etla France néo-colonialiste je ne peux m'étonner d'un tel travestissement des faits qui outrage la vérité historique.
Pour restituer ces faits dramatiques dans leur authenticité, il convient de rappeler que le 8 Mai 1945, à l'appel du Parti Populaire Algérien, le PPA du nationaliste Messali Hadj, des bandesde rebellesau cours d'un soulèvement appelant à l'indépendance, avaient atrocement assassinés plus d'une centaines de familles Françaises dans les villages, fermes et campagnes du constantinois et que le même jour pénétrant dans les Villes et villages du Constantinois, dont Sétif, Guelma, Kherrata, villages et hameaux avoisinants, d'importantrassemblement de rebelles portant en début de défilé un drapeau français, pour inspirer confiance,et des drapeaux du prophète, ont tenté de soulever les populations musulmanes pour assassiner les Français au nom du Djihad (guerre sainte).
Pour rentrer dans les villes et villages en trompant les autorités sur leurs véritables intentions meurtrières, ces bandes de rebelles assassins se faisaient précéder par desfemmes musulmanes poussant de youyouset portant des drapeauxblancs accompagnées de leurs enfants et de vieillards.
Ainsi, le 8 mai 1945, il y eut à Sétifet dans un rayon de cent kilomètres,des rassemblements et soulèvements importantsappelant à la guerre sainte, aux cris de Djihad , des attaques soudaines des Européens sur les routes, dans les villages,dans les fermes isolées, les maisons forestières, dans les rues de Sétif et dès le lendemain unsoulèvement autour de Guelma et dans les villages ethameauxavoisinants et rappelons que des centaines de familles Françaises,furent à l'occasion de ces troubles sauvagementassassinées par les rebelles, les hommes mutilés,les femmesviolées et des enfants torturés avant d'être achevés et massacrés.
Monsieur Yves Chataigneau, Gouverneur général de l'Algérie,(agissant sous les ordres du Gouvernement provisoire Français du Général de Gaulle),responsable de la sécurité Intérieure et extérieure de l'Algérie, dut de tout urgence requérirl'intervention des forces armées de terre, de mer et de l'air dans le cadre du plan établi en 1944, pour le cas de troubles, par le général Catroux, ministre délégué pour l'Afrique du Nord
Il ne s'agissait donc pas de massacres comme on le prétend tendancieusement de nos jours pour discréditer la France, mais d'opérations de rétablissement de l'ordre contre les rebelles meurtriers du Parti Populaire Algérien (PPA) et d'opérations de défense et de protection des Français et musulmans d'Algérie fidèles à la France, contre les tentatives d'assassinat des rebelles indépendantistes insurgés.
Il y eut des affrontements armés entre les troupes et les insurgés au cours des opérations de dégagement deGuelmaetdes villages avoisinants,Chevreul, Kerrata, Héliopolis et bien d'autres, et des fermes et maisons forestières. Rappelons que lestroupes étaientterritorialement composées ,en majeure partie, de musulmans tirailleurs, spahis, etgoumierset qu'aucun motif raciste dans ce rétablissement de l'ordre ni dans la recherche des meneurs rebellesqui a suivi, ne peut êtreretenu.
Des civilsFrançais d'Algérie avaientété réquisitionnéspourgarder les villages jour et nuit en se relayantet pour protéger lesfermes et maisonsisoléeset il est vrai que certains d'entre eux, profondémentbouleversés en retrouvant, autour de Guelma, des parents ou des amis sauvagement éventrés eurent des réactions violentes à l'encontrede ceux qui étaient connus pour être des rebelles. Ce furent des cas isolés, non des représailles massivement organisées.
Legénéral Duvalalors à la tête de la division de Constantine, a su rétablir l'ordre avec unsouci constant d'apaisementpour les musulmans et à la fin de cesévénementsdramatiques il aété invitéà laMosquée de Constantine, au milieu des croyants coraniques, pour remercier avec eux le Tout-Puissant d'avoir rétabli la paix.
Les affrontementsavaient duré deux semaines et tout aussitôtleministre de l'Intérieur du gouvernement provisoire,Monsieur Tixier, vint enquêter en Algérie.
Pour dénombrer les rebelles disparus ou tués pendant les affrontements qui rappelons- le n'étaientpas un massacre, mais une opération légale de rétablissement de l'ordre, le gouverneur général Yves Chataigneaufitcomparer avec la plus granderigueur,le nombre des cartes d'alimentation présentées après les événements avec la listedes cartes distribuées auparavant et l'on aboutit à une différence d'environ 1000 personnes, très éloignéedes 35000 musulmans prétendumentsystématiquement massacrés, chiffre lancéd'Egypte sur les ondes de la radio du Caire, pour soutenir les rebelles meurtriers et la cause de la guerre sainte, le Djihad, parles Frères Musulmans en 1945au moment des faits.
Depuisl'escalademensongère se gonfle d'année en année et se poursuit dans lesradios, dans la presse, dans des livres, on parle de 45 000 et jusqu'à 60 000massacrés. De plus certains osent prétendent que les Français d'Algérie qui avaientassurés la garde des villes et villages pendant les opérations de rétablissement de l'ordre étaient « des miliciens », encore une fiction, un odieux mensonge, mais comment s'étonnerde ces propos diffamatoires alors que certains algériens nationalistes osentprétendre de nos jours, quelquefois même ouvertement en présence de personnalités françaises,que l'ancienne colonisation française peut secomparer à l'occupation nazie en France ?
De nos jours, Monsieur Bajolet, Ambassadeur de France en Algérie, n'a pas cherché la vérité avant de discourir sur ces évènements dramatiques du 8 Mai 1945, il a repris une désinformation mensongère propagée et amplifiée depuis des décennies pour accuser la France. Pour un représentant de la France, c'est inadmissiblede se prêter à travestir ainsi l'histoire.
Lapresse algérienne arabophonea interprétécette déclaration comme une "reconnaissance des crimes du colonialisme", d'autres journaux l'ont perçu au contraire, commeune tentative de "faire passer des contre vérités historiques" et « la persistance d'une glorification du colonialisme"
Plus pragmatiques certains journalistes algériens, voient dans cette déclaration en l'amalgamantauprojet d'Union pour la Méditerranée l'occasion d'une nouvelle politique des visas et d'une coopération économique accrue.
(Pour les personnes à la recherche de la vérité sur les évènements du 8 mai 1945 à Sétif, vous pouvez rechercher sur Internet l'article VICTIMES DE LA REPRESSION par Le Général Henry MARTIN, commandant le 19e corps en Algérie (1944-1946). Référence : (Historia magazine N° 196, octobre 1971).
Mon commentaire : Sans vouloir vous influencer, j'ai l'honneur de soutenir que la parole d'un général de l'Armée Française vaut mieux pour moi que celle des Frères musulmans du Caire de l'époquereprise par certains algériens de nos jours, et qu'elle vaut aussi bien plus que la déclaration actuelle,regrettable à mes yeux, de Monsieur Bernard BAJOLET, de nos jours ambassadeur de France en Algérie. Je profite de l'occasion pour vous donner à l'appui de mon article, l'adresse d'un site ( il y en a bien d'autres) ou vous trouverez les témoignages détaillés des évènements par ceux qui les ont douloureusement vécus:
www.de-malterie.fr/malte0041.html.
et en cliquant adroitement sur différents titres de ce site vous trouverez deux articles d'Historia Magazine qui en 1971 avait fait un dossier sur la question:
LE FANATISME
Colonel Adolphe GOUTA
(Historia magazine N° 196, octobre 1971)
et
LE MYTHE DES 45000 MUSULMANS
VICTIMES DE LA REPRESSION
Par Le Général Henry MARTIN,
Commandant le 19e corps en Algérie (1944-1946)
(Historia magazine N° 196, octobre 1971)