Je suis un peu confus : Je pensais copier un commentaire de Lucienne Magali Pons , déposé sous mon article sur le mariage annulé (sur le site Come4news), je me rends compte à présent qu'il s'agit du dernier article de son blog, dont je viens à l'instant
Et ce n'est pas la première fois que je recopie un de ses articles. Elle n'est pas d'accord avec ce que j'ai pu écrire sur le sujet et apporte un complément d'information tout à fait utile.
Le voici :
Point sur l'affaire :
Le 26 juillet 2006, la mariée trouve dans sa boîte aux lettres une invitation à se rendre chez l'huissier : elle est assignée par le mari devant la justice pour l'annulation de leur mariage.
Me Xavier Labbée, avocat du mari, a conclu son assignation par le rappel de l'appartenance des deux mariés à « une communauté où une tradition veut que son épouse demeure vierge jusqu'à son mariage »
La mariée prend alors un avocat et Me Charles-Edouard Mauger, du barreau de Paris, se souvient de sa propre réaction quand il a lu l'assignation et les motifs de la demande en annulation : «J'étais ulcéré, tout comme Elisabeth Badinter aujourd'hui, que l'on puisse traiter de la sorte un être humain et accorder autant d'importance à cette virginité.»
Après un an de statu quo, la mariée «consent» à l'annulation. Elle l'écrit à son avocat. Celui-ci peut faire part de son «acquiescement» à la magistrate en charge du dossier à la première chambre du tribunal de Lille. Et Me Mauger avocat de la mariée précise : «L'acquiescement concerne l'annulation de l'union, pas les motifs de cette annulation.
Note : Contrairement à que certains commentateurs ont prétendu ,la jeune mariée n'a pas acquiescé aux motifs de l'assignation qui rappelons le faisait référence à une communauté où une tradition veut que son épouse demeure vierge jusqu'à son mariage » mais seulement à l'annulation.
.Par la suite dans sa plaidoirie Me Xavier Labbée avocat du marie plaide «Ce qui a blessé mon client, c'est le mensonge, si elle avait dit la vérité avant le mariage, il l'aurait acceptée. Après, il n'avait plus confiance. Il n'y a rien de religieux là-dedans.»
Note : L'avocat semble oublier ou feint habilement d'ignorer qu'il a conclu son assignation par le rappel de l'appartenance des deux mariés à «une communauté où une tradition veut que son épouse demeure vierge jusqu'à son mariage». Pourtant l'assignation est une pièce essentielle de l'ouverture de la procédure mais on voit bien que l'avocat habilement dirige sa plaidoirie sur le « mensonge »
Le jugement, rendu le 1er avril par une magistrate de Lille, ne reprend pas l'argument communautariste ou religieux...
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