Deux ans de prison ferme ont été requis contre six jeunes algériens convertis au christianisme, pour exercice illégal d'un culte non musulman, ce mardi 25 mai, au tribunal algérien de Tiaret. La peine est en outre assorti d'une amende de 500 000 dinars, c'est à dire 5000 euros environ, pour chacun des prévenus, tandis qu'Habiba Kouider, dont le cas avait été médiatisé dans le monde entier et qui avait été arrêté en possession de plusieurs Bibles dans son sac, devra attendre le verdict à son encontre, suite à son report pour manque d'information.
Les six personnes accusées avaient été surprises à la sortie d'une maison, dans laquelle elles auraient participé à une messe non autorisées, selon l'accusation. En effet cela nécessite dans le pays deux autorisations : une pour le prédicateur et une autre pour le lieux de culte. Le culte doit être obligatoirement agréé par le ministère des affaires religieuses, ce qui n'était pas le cas ici.
Le cas d'Habiba Kouider est différent : elle avait été arrêtée en possession de Bibles dans son sac. Selon elle les policier l'ayant interpellée se sont dirigés directement vers elle dans le bus qu'elle occupait au retour de l'école d'étude biblique, lui demandant d'ouvrir son sac. Si les services de police dénombrent 25 Bibles dans le sac, le président de l'Eglise protestante d'Algérie déclare qu'elle n'en avait qu'une dizaine. Elle est accusée précisément de "prêche d'un culte non musulman sans autorisation" et risque jusqu'à 5 ans de prison ferme. La peine requise avait été de 3 ans uniquement.
A la première comparution de la jeune femme, le juge lui avait tout simplement proposé de redevenir musulmane, pour classer ensuite l'affaire et avait tenté de retirer les carnets aux journalistes présents. Son avocat avait rappelé que sa cliente n'était pas en train de prêcher au moment où elle avait été arrêté "Lorsque ma cliente a été arrêtée, elle n'était pas en train de prêcher. Elle ne distribuait pas des bibles. Elle était assise seule dans ce bus qui l'a ramenée chez elle ", rappelant "(qu') On ne juge pas sur les intentions, mais sur les actes." L'article qui l'amène au tribunal ne punit en effet selon El Watan, que "des cas flagrants d'« incitation, d'utilisation de moyens de séduction » afin de convertir des « musulmans à une autre religion » dans les lieux publics et aussi la fabrication et la distribution de documents imprimés ou audiovisuels visant à « ébranler la foi des musulmans »."
Cette affaire avait suscité des réactions dans le monde entier, le ministre des affaires étrangères français était intervenue, déclarant : "C'est triste, c'est choquant, d'abord parce que cela contrevient à la déclaration universelle des droits de l'Homme", ce à quoi le journal algérien "La liberté" avait répondu "On voit difficilement comment Rama Yade compte conjuguer les droits de l'Homme avec la diplomatie en s'emparant d'autorité d'une affaire traitée par un tribunal algérien". Elle avait en outre ajouté "Le christianisme ne menace pas l'islam en Algérie (...) Les chrétiens en Algérie sont 1% de la population, c'est-à-dire à peu près 11.500 personnes, 32 églises par rapport à 32.000 mosquées, donc je ne pense pas qu'il y ait une menace religieuse".
Est-ce en marge du procès d'Habiba Kouider que le chef d l'exécutif algérien, Abdelaziz Belkhadem a déclaré que "«la société algérienne» a pour Constitution «le Coran» ? C'est que laisse entendre le matindz.net avec pour titre, "Algérie : Belkhadem suggère la charia pour le pays". On se rappelle que le Le président de la ligue algérienne des droits de l'Homme s'était insurgé contre les poursuites envers Habiba Kouider, comme le journal El-Watan. Le tribunal chercherait à établir des liens entre les six algériens condamnés et la jeune femme, pour poursuivre son action judiciaire.
Ajout : Merci "aux lapins" pour cette vidéo très intéressante, que je dépose ici. Elle illustre parfaitement la situation et donne un renseignement complémentaire autour de ces chrétiens d'Algérie.
C'est une femme intimidée qui comparait face au juge. Elle se trouve devant la cour pour "délit de chrétienté". Le juge, lui propose un marché, c'est à dire une chance d'éviter les trois ans de prison ferme qu'elle risque de subir à l'issue du procès : "Tu réintègres l'islam, et je classe le dossier ; si tu persistes dans le péché, tu subiras les foudres de la justice!". Ce procès ne date pas du moyen-âge, il ne sort pas des archives poussérieuses d'un quelconque pays, mais date simplement de ces derniers jours. Habiba Kouider a 37 ans, et la police a trouvé des Bibles et des évangiles dans son sac, elle a en conséquence été arrêté et conduite devant le juge.
Deux journaux relatent son passage au tribunal correctionnel, le Figaro et El-Watan. Aucun des deux ne se contredit l'autre et ils relatent, ainsi que le révèle le journal le Figaro, un procès "surréaliste". Habiba s'est convertie il y a quatre ans dans une église d'Oran. Alors qu'elle revient en bus de l'Ecole d'Etudes bibliques où elle étudie, des policiers contrôlent le véhicule et se dirigent tout droit vers elle, demandant à voir son sac. Elle est aussitôt après la découverte de Bibles et d'Evangiles, appréhendée avant d'être interrogée, qualifiée au passage de "mécréante". Devant le juge, la jeune femme n'a pas renié sa foi malgré les risques de prison ferme.
Ce n'est pas la première fois qu'un procès se tient envers des chrétiens, mais celui-ci est différent. Si jusqu'ici il s'agissait de prosélytisme, le cas d'Habiba est plus particulier, selon El Watan, "il s'agit du premier procès où la pratique libre de la foi chrétienne est vertement remise en cause". L'accusée a connu des difficultés à trouver un avocat pour la défendre. Le juge l'a prise de haut, a aussi demandé aux journalistes ce qu'ils faisaient là, les a menacés de "confisquer" leurs carnets de note. Il a en outre rappelé qu'en Algérie, l'islam est religion d'Etat. Le Figaro finit son papier en écrivant "Sans rire, le ministre algérien des Affaires religieuses se veut rassurant : «La communauté chrétienne jouit de tous les droits ; mais nous luttons contre les sectes !»
En Algérie même, des voix se sont élevées et le procureur a dû réunir un point presse pour évoquer l'affaire, expliquant "il n'est pas dans l'intention de la justice de toucher à la liberté du culte, garantie par la loi et les textes en vigueur, qu'il s'agisse de musulmans ou non en Algérie", ajoutant c'est "une affaire liée à la pratique sans autorisation du culte". Le président de la ligue algérienne des droits de l'Homme s'est égaelment insurgé, demandant l'arrêt des poursuites. El-Watan aussi s'est à nouveau exprimé dans un discours tout à fait bienvenu : "Le locataire d'El Mouradia a lui-même exprimé son intolérance en affirmant sa préférence pour l'islamisme contre la démocratie (...) Cette folie anti-chrétienne vise incontestablement à introduire le wahhabisme au cœur de la société algérienne. L'Islam est en train de se répandre en Europe et aux Amériques mais, à ce qu'on sache , les autorités de ces contrées n'ont manifesté aucune inquiétude. Et nous avons tendance à oublier que nous crions au racisme, lorsque par hasard des réticences sont exprimées dans une quelconque ville occidentale contre la construction d'une mosquée. »
L'affaire est à suivre, six autres chrétiens seront jugés en même temps qu'Habiba pour prosélytisme et c'est seulement mardi prochain que le verdict sera connu. Si l'on en croit toute l'agitation autour du cas d'Habiba, la décision du tribunal ne devrait pas passer inaperçue et susciter à nouveau quelques remous dans la presse et dans les milieux journalistiques. Il est à noter que cette affaire survient alors que des chrétiens se sont déjà plaints ces derniers mois de l'attitude du gouvernement à leur égard, arrêtés parfois pour une simple prière entre chrétiens de naissance.
Le lecteur est invité à cliquer dans les liens indiqués dans l'article, qui sont tout à fait intéressants, pour chacun d'entre eux.
Le cimetière chrétien d'Annaba, en Algérie, a été profané mercredi dernier ,selon le quotidien algérien "Liberté" . C'est le gardien qui a découvert la profanation lors d'une ronde, le lendemain. Des croix et des statuettes brisées, des caveaux dégradés et un cercueil éventré tandis que des pots de fleurs ont été renversées, lorsqu'il n'étaient pas tout simplement brisés, cinq tombes datant de la première guerre mondiale ont aussi été saccagées. Le vice-président de l'association "In memoriam d'Annaba" qui agit pour la sauvegarde du cimetière, Bernard Gassiot, a porté plainte tout en précisant que cet acte est loin d'être isolé.
Le responsable de l'association déclare "(qu')en plus de l'effet dévastateur du temps sur de nombreux cimetières mal entretenus ou tout simplement abandonnés, on viole les sépultures chrétiennes et israélites pour voler les poignées des cercueils, le marbre des tombes ou encore des dents en or ou des bijoux" avant d'ajouter que les cimetières "sont devenus le lieu privilégié des amateurs de boissons alcoolisées et de drogues, si ce n'est d'autres actes licencieux." Le quotidien précise également que le gouvernement français consacre un budget spécial de 300 000 euros à l'entretien des cimetières en Algérie.
Ce n'est pas la première fois que ce cimetière, qui date du temps de l'Algérie Française, est profané. Déjà en 2005, une centaine de tombes avait été vandalisée. Des articles en fer avaient été volés, les tombes et les caveaux ouverts, parfois complètement retournés. A certains endroits, les os des défunts étaient à découvert, selon un journaliste algérien qui s'était rendu sur place. Un employé de la commune revendait les objets provenant du cimetière à un entrepreneur, notamment des croix et des statuettes, des objets en fer et en bronze. D'autres arrestations ont pu suivre.
Le plus troublant dans le compte-rendu de ce journaliste, c'est que lui-même constate en 2005 qu'une partie du mur du cimetière a été détruite et que la partie nord est devenue... un terrain de football pour les jeunes d'un quartier résidentiel, situé non loin. S'il fait état des trafiquants de drogue qui hantent les lieux la nuit, il précise qu'ils le font aussi dans les cimetières musulmans, sans dire si les tombes musulmanes sont elles-aussi profanées, tout en décrivant le mauvais état des allées du cimetière, "jonchées de débris de bois et de pierres".
Il est regrettable que les belles âmes, qui furent si promptes à s'offusquer de la profanation du carré musulman d'Arras (voir aussi), ne s'occupent pas également d'agir pour les tombes chrétiennes qui en Algérie sont fréquemment vandalisées. Constatons aussi que l'Etat français se soucie assez médiocrement des sépultures laissées par les pieds-noirs dans ce pays.
La photo représente un cimetière en Algérie, mais pas celui d'Annaba.
Voici un texte de Lucienne Magali Pons traitant du "massacre" de Sétif et plus particulièrement de la manipulation autour de cet évènement historique. Lucienne Magali Pons ne s'intéresse pas par hasard à l'histoire de l'Algérie française : sa famille était installée là-bas depuis plusieurs générations à l'époque de la guerre d'Algérie.
J'avais toujours eu un doute en lisant ce qui se dit sur le massacre de Sétif, sans savoir où chercher. Les chiffres paraissent tellement faramineux, on raconte même que des musulmans auraient été gazés à cette occasion. Mensonge historique? C'est pour le moins ce que révèle cet article sur Bernard Bajolet, Ambassadeur de France en Algérie, ainsi que le relate Lucienne Magali Pons dans le texte qui suit, et qu'elle m'a gentiment autorisé à reproduire ici.
Mais aussi sur le même sujet, un historien, Roger Vétillard, auteur d'un livre sur le sujet dont on dit le plus grand bien : http://www.jean-monneret.com/docs.php#24
Monsieur Bernard BAJOLET, Ambassadeur de France en Algérie, vient de donner sa version, le dimanche 27 Avril 2008, à l'Universitéde Guelmades soulèvements nationalistes algériens, émeutes et massacres quieurentlieu il y a 63 ans, le 8 Mai 1945, à Sétif, Guelma , Kherrataet dans les villages et campagnes du Constantinois. Cet ambassadeur a parlé « d'épouvantables massacreset de la très lourde responsabilité des autorités Françaises de l'époque dans ce déchainement de folie meurtrière. D'après lui ces massacres aurait fait entre 15000 et 45000 morts, selon les « sources ». (Sic)
Monsieur Bajolet ne précise pas l'origine deces « sources » et il ajoute : "Aussi durs que soient les faits, la France n'entend pas, n'entend plus, les occulter. Le temps de la dénégation est terminé".
Cette déclaration de l'Ambassadeur de France en Algérie, fait suite, cinq mois après,au discours du président Nicolas Sarkozy à l'université de Constantine, dans lequel il avait évoqué "les fautes et les crimes du passé colonial français en Algérie, qualifiés d'"impardonnables".
Vu la politique de compromissions successives et de désinformationsque mènent de concertdepuis l'indépendance, par paliers successifs, les autorités de l'Algérie etla France néo-colonialiste je ne peux m'étonner d'un tel travestissement des faits qui outrage la vérité historique.
Pour restituer ces faits dramatiques dans leur authenticité, il convient de rappeler que le 8 Mai 1945, à l'appel du Parti Populaire Algérien, le PPA du nationaliste Messali Hadj, des bandesde rebellesau cours d'un soulèvement appelant à l'indépendance, avaient atrocement assassinés plus d'une centaines de familles Françaises dans les villages, fermes et campagnes du constantinois et que le même jour pénétrant dans les Villes et villages du Constantinois, dont Sétif, Guelma, Kherrata, villages et hameaux avoisinants, d'importantrassemblement de rebelles portant en début de défilé un drapeau français, pour inspirer confiance,et des drapeaux du prophète, ont tenté de soulever les populations musulmanes pour assassiner les Français au nom du Djihad (guerre sainte).
Pour rentrer dans les villes et villages en trompant les autorités sur leurs véritables intentions meurtrières, ces bandes de rebelles assassins se faisaient précéder par desfemmes musulmanes poussant de youyouset portant des drapeauxblancs accompagnées de leurs enfants et de vieillards.
Ainsi, le 8 mai 1945, il y eut à Sétifet dans un rayon de cent kilomètres,des rassemblements et soulèvements importantsappelant à la guerre sainte, aux cris de Djihad , des attaques soudaines des Européens sur les routes, dans les villages,dans les fermes isolées, les maisons forestières, dans les rues de Sétif et dès le lendemain unsoulèvement autour de Guelma et dans les villages ethameauxavoisinants et rappelons que des centaines de familles Françaises,furent à l'occasion de ces troubles sauvagementassassinées par les rebelles, les hommes mutilés,les femmesviolées et des enfants torturés avant d'être achevés et massacrés.
Monsieur Yves Chataigneau, Gouverneur général de l'Algérie,(agissant sous les ordres du Gouvernement provisoire Français du Général de Gaulle),responsable de la sécurité Intérieure et extérieure de l'Algérie, dut de tout urgence requérirl'intervention des forces armées de terre, de mer et de l'air dans le cadre du plan établi en 1944, pour le cas de troubles, par le général Catroux, ministre délégué pour l'Afrique du Nord
Il ne s'agissait donc pas de massacres comme on le prétend tendancieusement de nos jours pour discréditer la France, mais d'opérations de rétablissement de l'ordre contre les rebelles meurtriers du Parti Populaire Algérien (PPA) et d'opérations de défense et de protection des Français et musulmans d'Algérie fidèles à la France, contre les tentatives d'assassinat des rebelles indépendantistes insurgés.
Il y eut des affrontements armés entre les troupes et les insurgés au cours des opérations de dégagement deGuelmaetdes villages avoisinants,Chevreul, Kerrata, Héliopolis et bien d'autres, et des fermes et maisons forestières. Rappelons que lestroupes étaientterritorialement composées ,en majeure partie, de musulmans tirailleurs, spahis, etgoumierset qu'aucun motif raciste dans ce rétablissement de l'ordre ni dans la recherche des meneurs rebellesqui a suivi, ne peut êtreretenu.
Des civilsFrançais d'Algérie avaientété réquisitionnéspourgarder les villages jour et nuit en se relayantet pour protéger lesfermes et maisonsisoléeset il est vrai que certains d'entre eux, profondémentbouleversés en retrouvant, autour de Guelma, des parents ou des amis sauvagement éventrés eurent des réactions violentes à l'encontrede ceux qui étaient connus pour être des rebelles. Ce furent des cas isolés, non des représailles massivement organisées.
Legénéral Duvalalors à la tête de la division de Constantine, a su rétablir l'ordre avec unsouci constant d'apaisementpour les musulmans et à la fin de cesévénementsdramatiques il aété invitéà laMosquée de Constantine, au milieu des croyants coraniques, pour remercier avec eux le Tout-Puissant d'avoir rétabli la paix.
Les affrontementsavaient duré deux semaines et tout aussitôtleministre de l'Intérieur du gouvernement provisoire,Monsieur Tixier, vint enquêter en Algérie.
Pour dénombrer les rebelles disparus ou tués pendant les affrontements qui rappelons- le n'étaientpas un massacre, mais une opération légale de rétablissement de l'ordre, le gouverneur général Yves Chataigneaufitcomparer avec la plus granderigueur,le nombre des cartes d'alimentation présentées après les événements avec la listedes cartes distribuées auparavant et l'on aboutit à une différence d'environ 1000 personnes, très éloignéedes 35000 musulmans prétendumentsystématiquement massacrés, chiffre lancéd'Egypte sur les ondes de la radio du Caire, pour soutenir les rebelles meurtriers et la cause de la guerre sainte, le Djihad, parles Frères Musulmans en 1945au moment des faits.
Depuisl'escalademensongère se gonfle d'année en année et se poursuit dans lesradios, dans la presse, dans des livres, on parle de 45 000 et jusqu'à 60 000massacrés. De plus certains osent prétendent que les Français d'Algérie qui avaientassurés la garde des villes et villages pendant les opérations de rétablissement de l'ordre étaient « des miliciens », encore une fiction, un odieux mensonge, mais comment s'étonnerde ces propos diffamatoires alors que certains algériens nationalistes osentprétendre de nos jours, quelquefois même ouvertement en présence de personnalités françaises,que l'ancienne colonisation française peut secomparer à l'occupation nazie en France ?
De nos jours, Monsieur Bajolet, Ambassadeur de France en Algérie, n'a pas cherché la vérité avant de discourir sur ces évènements dramatiques du 8 Mai 1945, il a repris une désinformation mensongère propagée et amplifiée depuis des décennies pour accuser la France. Pour un représentant de la France, c'est inadmissiblede se prêter à travestir ainsi l'histoire.
Lapresse algérienne arabophonea interprétécette déclaration comme une "reconnaissance des crimes du colonialisme", d'autres journaux l'ont perçu au contraire, commeune tentative de "faire passer des contre vérités historiques" et « la persistance d'une glorification du colonialisme"
Plus pragmatiques certains journalistes algériens, voient dans cette déclaration en l'amalgamantauprojet d'Union pour la Méditerranée l'occasion d'une nouvelle politique des visas et d'une coopération économique accrue.
(Pour les personnes à la recherche de la vérité sur les évènements du 8 mai 1945 à Sétif, vous pouvez rechercher sur Internet l'article VICTIMES DE LA REPRESSION par Le Général Henry MARTIN, commandant le 19e corps en Algérie (1944-1946). Référence : (Historia magazine N° 196, octobre 1971).
Mon commentaire : Sans vouloir vous influencer, j'ai l'honneur de soutenir que la parole d'un général de l'Armée Française vaut mieux pour moi que celle des Frères musulmans du Caire de l'époquereprise par certains algériens de nos jours, et qu'elle vaut aussi bien plus que la déclaration actuelle,regrettable à mes yeux, de Monsieur Bernard BAJOLET, de nos jours ambassadeur de France en Algérie. Je profite de l'occasion pour vous donner à l'appui de mon article, l'adresse d'un site ( il y en a bien d'autres) ou vous trouverez les témoignages détaillés des évènements par ceux qui les ont douloureusement vécus:
www.de-malterie.fr/malte0041.html.
et en cliquant adroitement sur différents titres de ce site vous trouverez deux articles d'Historia Magazine qui en 1971 avait fait un dossier sur la question:
LE FANATISME Colonel Adolphe GOUTA (Historia magazine N° 196, octobre 1971)
et
LE MYTHE DES 45000 MUSULMANS VICTIMES DE LA REPRESSION Par Le Général Henry MARTIN, Commandant le 19e corps en Algérie (1944-1946)
Je reproduis ici un article de Lucienne Magalie Pons, paru ce jour, au sujet du voyage de Nicolas Sarkozy. J'ose espérer qu'elle ne s'offusquera pas de ce que je la reprenne en la citant. Cet article est d'autant plus courageux, que les réactions ne sont pas toutes amicales sur son blog. Mais elle a le mérite de donner une version plus personnelle de ce voyage, et a vécu en Algérie, ainsi que sa famille depuis plusieurs générations.
Le président français Nicolas Sarkozy,arrivé lundi après-midi à Alger pour une visite d'Etat de trois jours en Algérie, a été accueilli par le président algérien Abdelaziz Bouteflika,
Nous apprenonsqueministre algérien des Anciens combattants Mohammed Chérif Abbasqui s'était livré la semaine précédente à des attaques personnelles contre Monsieur Nicolas Sarkozy doublées d'attaques sur la politique coloniale de la France, ne faisait pas partie de la délégation officielle algérienne chargée d'accueillir le président Sarkozy au bas de l'avion à l'aéroport international Houari Boumédiène.
Une centaine de chefs d'entreprises français accompagnent le président Sarkozy dans cette visite, qui doit permette de relancer la coopération économique et les partenariats industriels entre la France et l'Algérie
A la suite d'unun premier entretienen fin d'après –midi à la résidence d'Etat de Zeralda, sur la côteouest d'Alger, Le Chef de l'Etat Français a assisté, dans un hôtel proche, à un Forum de chefs d'entreprises algériens et français et personnalités importantes, au cours duquel il a pris la parole.
Dans son intervention, il a été tropfacile pour Nicolas Sarkozy, qui n'avait que 7 ans en 1962, et qui n'a jamais été directement concerné par la guerre d'Algérie, de près ou de loin, d'affirmer pratiquement dès son arrivée sur le solalgérien,devant des chefs d'entreprises Français et algériens et autres personnalités, se faisant ainsi l'écho des accusateurs de la France :"Oui,le système colonial a été profondément injuste, contraire aux trois mots fondateurs de notre République : liberté, égalité, fraternité", se faisant ainsi injustement l'écho des accusateurs de la France.
Or, rappelons que selon le Journal El Khabar, la semaine précédenteMonsieur Mohammed Chérif Abbas,Ministre des anciens combattants algériens de la guerre d'indépendance, avait affirmé que Nicolas Sarkozy, devait son arrivée au Pouvoir,en raison de ses origines tout en le déclarant inféodé à un "lobby juif qui a le monopole de l'industrie en France ». Monsieur Chérif Abbès, avait ajouté qu'il n'y aurait pas de réconciliation totale avec la France si celle-ci ne reconnaissait pas ses "crimes" de la période coloniale.
Dans un deuxième temps, Monsieur Saïd Abadou, secrétaire général de la puissante Organisation nationale des Moudjahiddines (anciens combattants), dans une déclarationfaite jeudipar téléphone au quotidien Al Khabar,avait confirmé que le président français Nicolas Sarkozy n'étaitpas le bienvenu en Algérie : ….. En tant qu'Organisation nationale des Moudjhadines, nous disons que Sarkozy n'est pas le bienvenu en Algérie, car nous considérons que sa visite s'inscrit dans des objectifs diplomatiques clairs", a ajouté M. Abadou, sans toutefois énumérerles "objectifs diplomatiques" qu'il attribue au chef de l'Etat français.
Le président français a choisi de leur répondre indirectementdès son premier discours en mettant sur le même plan l'islamophobie et l'antisémitisme, qui ont "tous deux le même visage, celui de la bêtise et celui de la haine".
"Le racisme, l'islamophobie et l'antisémitisme ne s'expliquent pas, ils se combattent. Ce qui vaut pour la France vaut partout ailleurs", a-t-il déclaré.
Curieusement, Nicolas Sarkozy n'a pas fait allusion au racisme anti-français ou anti-occidental pratiquement ambiant dans certaines anciennes colonies, ou même en France, dans certainescommunautés françaises d'origines et de religions étrangèresqui ne se gênent pas ici même pour nous critiquer et nous casser du sucre sur le dos à la moindre occasion, enpratiquant ouvertementune « francophobie » dontle monde politique s'accommode avec une complaisance coupable etcritiquable , alors que le moindre mot qui serait prononcé par un Français contre des Français d'origine étrangère ou des étrangers vivant en France donnerait lieu à des poursuites et des sanctions pénales pour son auteur. …. Le racisme anti-français n'a pasété expressémentévoqué dans son discours, c'est le signe qu'il ne mérite pas l'attention de notre Président au même titre que« l'islamophobie et l'antisémitisme » ce qui est tout à fait regrettable pour nous.
Tout autre que Monsieur Sarkozy aurait exigé des excuses personnelles de MessieursAbbas et Abadou avant de se rendre en Algérie,comme l'avait souhaité et suggéré leprésident du Groupe PS à l'Assemblée Nationale Monsieur Jean-Marc Ayrault (voir en fin d'article note **) , mais Monsieur Sarkozya préféré « noyer le poisson » dans des formules passe partout, quelque peu vagues et génériques, adressées à la cantonade. C'est regrettable, c'est l'aveu d'un manque de fermeté vis-à-vis du respect qui est dû à un Chef d'état Françaistout autant qu'à sa personnalitéprivée, et c'est la marque d'une faiblesse personnelle,pour ne pas dire d'un manque courage politique, dont les algériens profiteront un jour ou l'autre.
Quand aux différentes appréciations de Monsieur Sarkozysur l'injustice du système colonial, contraire selon lui aux trois mots fondateurs de notre République : liberté, égalité, fraternité, il ignore, ou veut ignorer, que lors de la conquête de l'Algérie nous avons délivré les populations de ce pays de la domination turque, que nous avons ensuite au prix de douloureux sacrifices humains et financiers, pacifiés et civilisés ce pays etfait connaître et partager, à tous ses habitants qu'ils fussent d'origine berbèreou descendants des anciennes invasions arabes et turques, la pratique d' une liberté qu'ils n'avaient jamais connu depuis l'antiquité romaine etdont certains ont ensuite usés abusivement en seretournant contre leurs bienfaiteurs colonisateurset civilisateurs, en les égorgeant sauvagement, pour réclamer une indépendance, qui ne leur était pas due en contrepartie de leurs crimes contre l'autorité , l'arméeet les civils défenseurs de l'Algérie Française.
Les autres platitudes verbalesde Monsieur Sarkozy, qui engagent la France dont il est le représentant, pour expliquer à sa façon la présence coloniale en Algérie et la guerre d'indépendance, ne reflètent pas, tant s'en faut,l'opinion de tous les Français.
Ces platitudes ne sont que les faveursqui enjolivent son objectif principalqui est de récolter« la gloire médiatique »de signatures ou de promesses de contrats d'un montant estimé à quelques 5 milliards.
J'ajouterai que 5 milliards ne représentent qu'une poussière au regard des richesses dont nous avons doté l'Algérie en 132 ans de présence Française et des milliards de subventions et d'aides que nous leur avons versés depuis l'indépendance.
Je retiendrai aussi que Monsieur Sarkozy afait un pas de plus vers une des revendications constantes des Algériens en estimant qu'il fallait "aller plus loin pour faciliter la circulation des personnes entre les deux rives de la Méditerranée", mais en réalité dans le sens sud – Nord.
Pour ce qui est del'Union méditerranéenne qui sera probablement évoquée lors de la visite à Constantine le 5 décembre, c'est un sujet épineux qui semble laisser pour l'instant l'opinion politiquealgérienne faussement indifférente. …. « L'Algérie n'est ni pour ni contre le projet de l'Union méditerranéenne d'autant qu'elle n'a pas de détails à ce propos. La visite de Sarkozy permettra d'en savoir plus », a déclaré mardi Monsieur Abderrachid Boukerzaza, le ministre algérien de la Communication.Quant à Monsieur Mohammed Chérif Abbas, ministre des Moudjahiddines, qui s'était déjà distingué par ses attaquescontre Nicolas Sarkozy et la France, il conditionnel'adhésion de ce projet à une repentance de la France pour les exactions commises durant la période coloniale. « A mon avis, expliquait lundi Mohamed Cherif Abbas à El Khabar, si la France ne reconnaît pas les crimes qu'elle a commis en Algérie, une normalisation ou une réconciliation n'est pas envisageable. Les relations ne dépasseront pas le cadre des échanges commerciaux. Parler d'un traité d'amitié ou de réconciliation sans excuses ?...Impossible ajoute-t-il.
En outre l'approbation quele président français a apportée lors de son dernier voyage au Maroc, au plan mis en place par les autorités marocaines soutenues par la droite conservatrice marocaine,à propos du Sahara Occidental,en déclarant « la France sera à vos côtés » n'a pas fait l'unanimité à Alger, je dirais mêmequ'elle a provoqué une inquiétude diplomatique et unedésapprobation générale des hommes politiques et de l'opinion publique Algérienne, qui ne sont pas prêts d'oublier que Nicolas Sarkozy a qualifié de "sérieux" le projet d'autonomie du Sahara occidental, proposé par le Maroc mais fermementrejeté par Alger.
Sur ce point attendons la suite des évènements et sespossibles remous algériens et méditerranéens. L'affaire est loin d'être dans le sac !
Pour le reste je reviendrai sur le voyage de Monsieur Nicolas Sarkozy et de son « escorte » présidentielle et économique en Algérie, au fil des jours jusqu'au 5 décembre. Mais j'ai tout lieu de croire qu'il se poursuivra, entre les autorités des deux pays, dans un climat de politesse politique complaisamment hypocrite, essentiellement axé sur les affaires économiques.
Vous retrouverez dans vos journaux habituels les informations concernant le détail des diversprojets d'avenirque les deux Chefs d'Etat sortiront tour à tour , en offres et demandes plus ou moins réciproques, de leur parapluie respectifs,comme des brocanteurs de foire, à savoir l'espoir d' accords futursde coopération concernant l'énergie nucléaire « civile » , la prospection et l'exploitation de gisements d'uranium, les projets de formation, etc.… Ne doutons pas qu'une fois de plus le plateau de la balance penchera à l'avantage de l'Algérie à qui nous ne devons rien et qui nous tientpour redevables de tout.
Pour en terminer, et pour ajouter une note de charme à ma relation, j'ai pu voir sur TF1 Madame Rachida DATI surgir immédiatement derrière le Président à son arrivée en Algérie , alors qu'il était accueilli par le Président Bouteflika, et que les deux hommes comme à leur habitude prenaient contact en s'embrassant amicalement. Je ne sais pas si notre Garde des sceaux a eu droit pour son accueil à la même faveur, les cameramen de la télévision ne se sont pas attardés sur elle comme pour ne pas la mettre en évidence, par rapport à la suite du cortège.
Selon l'Elysée attendri, Abdelaziz Bouteflika a redit qu'il avait avec Nicolas Sarkozy des "relations d'amitié et d'affection anciennes" et que les divergences d'appréciation, quelles qu'elles soient et les différences de points de vue sur la "mémoire" n'empêcheraient pas le président français Nicolas Sarkozyd'être le bienvenu en Algérie.
ooOoo
**Note : Rappelons que le président du groupe PS à l'Assemblée nationale Jean-Marc Ayrault a estimé jeudi que Nicolas Sarkozy ne pouvait "pas aller à Alger sans obtenir avant des excuses", après les propos d'un ministre algérien évoquant la contribution d'un "lobby juif" à l'élection du chef de l'Etat. M. Ayrault s'est dit, sur RTL, "fortement indigné" par les déclarations du ministre des anciens combattants Mohammed Chérif Abbas.
"Je pense que Nicolas Sarkozy ne peut pas aller à Alger sans obtenir avant des excuses", a-t-il déclaré alors que le président de la République doit se rendre le 3 décembre en Algérie pour une visite d'Etat. "Quand un ministre du gouvernement algérien dit ça, il faut qu'il s'excuse", a insisté le chef de file des députés socialistes. "Il ne faut pas laisser passer ce genre de choses".
"Je ne dis pas que tous les Algériens pensent ça, et j'espère bien que non, mais l'objectif, c'est quand même que les relations entre la France et l'Algérie s'apaisent. Il faut que chacun y mette du sien, il faut travailler ensemble main dans la main. Ca passe par des gestes forts, mais pas seulement de la France, aussi de l'Algérie", a expliqué le député-maire de Nantes.
Je recense ici les articles que j'écris pour come4news.com mais aussi au gré de mes envies des vidéos ou un peu de musique, des photos, des extraits d'autres blogs que j'apprécie, etc, etc.
Mon blog traite donc de l'actualité, et je ne m'y interdis aucun sujet, ne méprisant pas même le "pipeule".
Je suis toujours heureux des passages ici, et toujours heureux de lire des commentaires sous mes articles.
Merci donc à chacun d'entre vous pour votre passage sur mon blog.