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Le blog de Blaise
lundi 29 juin 2009, a 20:05
Un psychiatre accusé d'avoir violé des patientes suite à des séances d'hypnose
 

La presse de ce jour, 29 juin 2009, nous apprend qu'un psychiatre comparait au tribunal suite à l'accusation de quatre de ses patientes, disant avoir été violées à la suite de séances d'hypnose. D'autres femmes seraient allées dans ce sens, mais ne se sont pas jointes à l'accusation.

Les "victimes", qui ont déposé plainte, disent bien avoir été "influencées" à travers des séances d'hypnose, ou avoir "agi" à l'issue de celle-ci. Selon le journal 20 minutes, il est apparu au cours de l'enquête que le praticien "racontait des contes qui mettaient (certaines patientes, ndlr) dans un état de disponibilité particulière à son égard"

Selon les plaignantes, le psychiatre leur faisait notamment le conte d'un chasseur et d'un oiseau, conte qui finissait par "Mange-moi quand je serai à ton goût.". Le journal France soir explique que "L'allégorie induirait « une conduite auto-sacrificielle consentie…"
 
C'est d'abord une des patientes qui a déposé plainte, puis qui a été suivie par sept autres femmes, dont trois se sont constituées partie civile auprès de cette dame, tout comme le planning familial (ce qui est curieux, nous en saurons plus dans les jours qui viennent, certainement?) et une association qui répond au nom de "collectif féministe contre le viol".

D'autres femmes expliquent ne pas avoir agi sous la contrainte, mais avoir bien eu des "relations" avec le psychiatre, ce qui irait confirmer des relations au-delà de la relation normale avec un patient, ce qui est contraire aux usages.

Le psychiatre, quant à lui, s'indigne auprès du journal "Sud-ouest" (il est de Bergerac), de ce procès, se disant très anxieux et en colère, ajoutant " Ce procès ne devrait pas avoir lieu, il n'y a aucun élément matériel. On a inventé l'arme du crime avec l'hypnose."

Huit experts sont mobilisés pour examiner ces accusations et la méthode qui aurait été employée. Une telle influence à travers l'hypnose va cependant tout à fait à l'encontre de ce qui est admis habituellement, avec cette méthode. En effet, la personne hypnotisée n'accepte normalement pas n'importe quoi.

Ainsi Charcot avait-il fait venir une jeune femme dans sa salle de cour, et l'avait placée sous hypnose, puis avait proposé à ses élèves de lui poser quelques questions. L'un d'entre eux lui avait demandé de déboutonner son chemisier, ce qui avait eu pour résultat de la faire partir en claquant tout simplement la porte...
 
Mais il est toujours possible d'imaginer que ces femmes aient pu être influencées, par petits pas, mais sans aller dans le sens d'une confrontation directe avec leur volonté, cependant cela parait tout de même un peu compliqué et étrange.

Le soupçon porte plus loin du fait qu'il se serait vanté sur l'oreiller (avec une autre patiente...) d'utiliser l'hypnose à des fins personnelles et que les femmes ont pu décrire certains détails précis de son anatomie. L'intervention de plusieurs psychiatres aurait été déterminante pour la tenue du procès.

L'affaire dure depuis 1998, c'est dire si elles tiennent à ce que tout cela soit bien reconnu... Le procès pourrait durer une semaine entière...

Ce psychiatre pratique l'hypnose Ericksonnienne (voir aussi ici) , qui est une pratique plus suggestive et plus "souple" que l'hypnose traditionnelle. Bien sûr il y a dans tout cela une véritable interrogation, car l'hypnose fascine depuis toujours.

Une vidéo intéressante sur l'hypnose Ericksonnienne :



vendredi 22 mai 2009, a 15:46
Floirac et son vélo, réfléchissons 5 minutes...
 

Il n'aura échappé à personne que deux très jeunes enfants, 10 et 6 ans, soupçonnés d'avoir volé des vélos, ont été interpellés par les services de police à la sortie d'une l'école de la banlieue bordelaise, du côté de Floirac, à moins de ne possèder ni la télé, ni l'ordinateur et de ne pas lire la presse.
 
La mère de l'un des deux petits raconte à qui veut l'entendre, mais surtout à des journalistes, comment son petit a été arrêté comme un vulgaire délinquant, alors qu'il allait chercher son cousin, et elle ironise, disant que, bientôt, c'est à la sortie des crèches que l'on viendra chercher les petits enfants, pour les emmener au poste de police. C'est le journal Sud-Ouest qui a le premier révélé toute l'histoire.
 
Aussitôt les partis politiques ont fait part de leur désapprobation, les magistrats de leur inquiétude, les blogs s'interrogent sur la tournure que prennent les choses le directeur de l'établissement scolaire ainsi que les parents d'élèves haussent la voix pour bien dénoncer la situation, tandis que le Directeur de la sécurité publique de la Gironde se range du côté de ses collègues policiers, tout comme le ministre de l'intérieur. Les policiers, selon le directeur de la sécurité publique, "ont des comptes à rendre au parquet" suite à la plainte engagée. Les syndicats de police ne sont pas d'accord et y voient une dérive sécuritaire et un excès de zèle.
 
A lire les témoignages de parents, c'est tout juste si une cellule psychologique ne devrait pas être montée pour les petits écoliers...
 
De quoi s'agit-il? La mère d'une petite fille croit reconnaitre la bicyclette qui a été volée à sa fille quelques temps auparavant. Elle demande à l'enfant de la lui restituer, mais celui-ci refuse. Elle se rend alors chez le directeur de l'établissement scolaire et en demande la confiscation. Le directeur reste prudent, il n'en fait rien, n'ayant pas de certitude. Il ne peut tout de même confisquer un vélo de cette façon, sans savoir. La mère porte plainte et les services de police agissent, en interpellant les enfants avec un dispositif disproportionnée, à deux voitures, avec six policiers. Ils se cachent devant l'école, puis le moment venu, emmènent les deux enfants au poste de police pour les interroger, comme on le ferait dans un téléfilm pour de dangereux criminels.
 
Bien sûr ,la mère n'est pas de suite informée de la chose, elle le sera au bout de 5 mn selon la police et au bout de 45 mn selon elle-même. Les enfants seront auditionnés deux heures durant et le fils de cette femme avouera à cette occasion avoir emprunté, selon ses propres termes, le vélo, mais tout le monde sait que les policiers savent être pressant. Ce n'est que plus tard que la mère du petit Hicham, dix ans, accusé d'être en possession de la bicyclette volée, fournira une attestation sur l'honneur, émannant d'un adjudant-chef de la base aérienne 106, à Mérignac, laquelle précise que la bicyclette avait été offerte en cadeau à l'enfant. Le voici donc couvert, tout est au mieux.
 
Mais ce n'est pas la seule version de l'affaire, car malgré les cris de désapprobation des uns et des autres, selon LCI (en bas de page), "Le directeur de l'école Louis-Aragon a entendu pour sa part une autre version provenant de la mère qui avait cru reconnaître le vélo de son fils : elle lui aurait affirmé que "tout était rentré dans l'ordre" et qu'elle "avait pu récupérer le vélo". "
 
Voici donc un fait divers des plus curieux... Tout d'abord le comportement de la police, qui ne craint pas de se rendre ridicule avec son dispositif, la mère qui va crier partout que son fils est arrêté, au risque d'attirer l'attention sur elle et sur lui, les pleureuses publiques, elles, sont habituelles.
 
En attendant, personne ne s'interroge sur le comportement des uns et des autres. Et si les policiers avaient voulu effrayer un enfant bien connu de leur service, pour l'inciter à ne plus recommencer? Et si finalement les tractations, en coulisse, avaient arrangé les choses entre les protagonistes? Autant de questions que l'on ne pose pas...
 
En attendant, l'on se demande pourquoi un tel fait divers, si anodin, est mis sur le devant de la scène! On vole des bicyclettes tous les jours. Certes, le dispositif policier était disproportionné. Sans doute, cela fait un peu désordre à la sortie d'une école! Mais il est regrettable que l'information n'ait été traitée que suivant les cris de protestation d'une seule personne... On ne sait pas par exemple pourquoi ce petit Hicham va seul à l'école, pourquoi il va chercher son cousin et son petit frère dans les écoles voisines. On ne sait pas ce qui a conduit les policiers a aller chercher directement l'enfant, sans passer par la mère, etc, etc...
 

dimanche 03 mai 2009, a 14:12
Une mauvaise note chez les petits Chanteurs à la Croix de Bois
 

Les petits Chanteurs à la Croix de Bois faisaient le bonheur de ma grand-mère. Ils sont bien habillés, ont l'air tout ce qu'il y a de plus polis, et bien sûr, ils chantent très bien. Mais derrière tout cela, ma grand-mère appréciait certainement le forme d'éducation que développe l'association, elle qui déplorait la mauvaise éducation et la façon de "mal" se vêtir de la "jeunesse".

C'est donc à ma grand-mère que j'ai pensé ce matin, en voyant la vidéo des petits Chanteurs à la Croix de Bois, sur le parvis de l'église St-Vincent-de-Paul, dans laquelle leur manifestation avait été interdite. Ils sont toujours bien habillés et chantent toujours aussi bien, même sous les insultes. C'est le préfet de l'Oise qui les muselle, faute de feuille de salaire émanant de l'association.

En effet les petits Chanteurs à la Croix de Bois sont des bénévoles. Si leurs représentations sont payantes pour le public, eux-mêmes ne perçoivent rien directement. L'argent qui en ressort permet de financer les voyages de la chorale et de "modérer les frais d'enseignement" pour les moins fortunés des élèves. Il ne s'agit pas de faire de grands spectacles à la façon de nos comédies musicales.

L'association a prévenu. Rémunérer les petits chanteurs signifierait sa perte et partant, la fin d'une tradition vieille de cent ans, tournée vers l'éducation et une certaine forme de pédagogie. D'autant que la chorale est connue de par le monde et se produit dans de nombreux pays, ce jusqu'en Chine.

Cette tracasserie administrative n'est pas une première, concernant les représentations payantes composées par des bénévoles. Les chorales y sont assimilés à des entreprises de spectacle, ce qui en est pourtant très éloigné, d'autant que les parents des élèves sont parfaitement solidaires de la chorale et refusent une quelconque forme de rémunération... Ce n'est pas leur but en laissant leur enfant chanter.

Le gouvernement pourrait trouver une solution pour les petits chanteurs. Eric Woerth et Christine Albanel se sont engagés à chercher une solution et la situation est si grotesque qu'elle ne saurait perdurer. Il reste de tout cela que l'administration, dans son cheminement, a tourné son argumentation autour de l'aspect mercantile plutôt qu'éducatif.  Les temps ont bien changé depuis 1907, date de la création de la chorale...

N'empèche, ma grand-mère, avec son bon esprit de grand-mère, aurait été outrée de cette interdiction de paraitre, jugeant qu'une chorale n'est qu'une chorale, aussi talentueuse soit-elle, et pas une de ces usines à gaz que sont les grands spectacles.

Mais surtout, surtout, ma grand-mère aurait été scandalisée de voir ces jeunes garçons (et selon le site de l'association, ils sont âgés de 9 à 15 ans), paraitre sur le parvis sous les insultes de quelques agitateurs. En regardant la vidéo, chacun pourra entendre derrière eux des insultes aux accents "racaille", et notamment "allez ni... vos mères".

Nous avons certainement la société que nous méritons... tournée autour de l'argent et dans laquelle l'éducation laisse à désirer... En attendant, les personnes le désirant peuvent se manifester auprès du préfet de l'Oise, dont l'adresse courriel est : philippe.gregoire@oise.pref.gouv.fr .



mercredi 22 avril 2009, a 22:42
Du barrouf du côté de Clairoix
 

C'est un syndicaliste de Continental dans une salle de la sous-préfecture de Compiègne, avec un téléphone portable à l'oreille. Il écoute, puis annonce que le syndicat a été débouté de sa demande de suspension de la fermeture de l'usine, devant le tribunal. En conséquence, les quelques 250 à 300 ouvriers de continental présents, vont saccager toute la sous-préfecture. Le syndicaliste donne l'exemple en commençant par le bureau qui se trouve en face de lui.


Le groupe passera ensuite à des locaux de l'entreprise continental. Ce n'est pas la première fois bien sûr qu'il est fait usage de la violence, il y a bien les casseurs des banlieues, qui ne reculent pas même devant une école maternelle, les paysans qui cassent des mac donald et renversent du fumier sur la voie publique, mais ces derniers temps la "violence" prend une autre tournure.


Après les véritables séquestrations des cadres des entreprises, c'est à présent un bâtiment publique qui est pris pour cible. Au journal de 20h00, sur TF1, le présentateur demande si tout cela ne va pas trop loin, et si les syndicalistes regrettent leurs actes, mais on lui oppose une fin de non recevoir. Pas de regrets!


Il faut dire que la situation est assez désespérante. Les employés qui seront licenciés ont peu de chance de retrouver un emploi, en pleine période de crise. Au bout de cette situation, ce sont des dettes qui ne seront pas honorées, des recherches d'emploi à n'en plus finir, la queue devant le pôle emploi qui les attend et plus tard, peut-être, la fin des droits à l'allocation de chômage..


Rien de réjouissant en somme... Les employés ont tous, sans doute, des familles qui les attendent, des femmes, et des enfants, parfois une maison durement acquise, en comptant juste, sur un salaire pas toujours très élevé, pour rembourser un crédit. Une maison qu'il faudra vendre le moment venu si la situation devient urgente.


Qui ne comprend pas ce sentiment d'avoir donné de sa personne, de s'être investi pour une entreprise, avant d'être rejeté, comme un objet, un simple robot sans âme, un numéro d'immatriculation quelconque...? Il s'agit, en quelques sortes, d'une déshumanisation du travailleur. Il n'est plus Michel, ou Roger, ou le prénom par lequel on le nommait dans son entreprise, en faisant mine de compter sur lui. Il sera désormais le chômeur numéro "tant", auquel on a ouvert des droits jusqu'à telle date.


Non, la situation n'est guère réjouissante. Mais ce n'est pas une raison pour oublier que dans un pays, les droits et les devoirs vont de paire, que les bâtiments publics existent par les cotisations de chacun, que par leur comportement les "casseurs" auront d'autant de mal à trouver un emploi. Et puis cela ne donne pas une bonne image des grévistes. Cela discrédite le syndicat.


La pente est glissante. Le tribunal a tranché. Les grévistes ont pu s'y exprimer. L'usage de la force est dès lors un abus manifeste. L'acte était inutile. Mais puisque l'État permet tout depuis longtemps, puisqu'ainsi l'on obtient habituellement tout ce que l'on veut, pourquoi les gréviste n'en feraient-ils pas autant? Ne reste qu'à voir comment le gouvernement agira cette fois, après avoir laissé la situation se dégrader...


Car ce ne sont pas des délinquants qui cassent, à présent, ce sont des employés, en tort sans doute, mais aussi en désespérance... Et si les gouvernements successifs, à force d'utiliser toutes les situations sans leur chercher de véritables solutions étaient un peu responsables? On ne calmera pas les chômeurs avec des paniers de basket ou des subventions européennes cette fois...



mardi 21 avril 2009, a 19:25
Our Body ferme... sur décision de justice
 



Faut-il vraiment se réjouir de ce que l'ignoble exposition Our Body soit devenue interdite après décision du tribunal? C'est à juste raison que le juge des référés à déclaré que "L'espace assigné par la loi au cadavre est celui du cimetière".

Our body est cette exposition montrant des cadavres d'êtres humains, entiers ou disséqués et préservés par remplacement des liquides organiques avec du silicone. Fournis pas une fondation chinoise, ces cadavres font le tour du monde.

La société Encore Events qui exploite le spectacle a défendu sa position par la mise en avant de l'aspect pédagogique de la manifestation. En effet, l'anatomie du corps humain y apparaît dans toute sa froide réalité.

En tout les 17 cadavres exposés, car il s'agit bien de cadavres, devraient être inhumés, tandis que les 18 à 20 autres expositions anatomiques qui continuent à être présentés en Amérique et en Europe, continueront à l'être.

Il a fallut la détermination de deux associations pour interdire cette exposition, "Ensemble contre la peine de mort (ECPM) et Solidarité Chine" ont pris pour argument que cela porte atteinte aux droits humains. L'avocat des associations a invoqué  un texte de loi qui stipule que "le respect du corps humain ne cesse pas avec la mort", ajoutant "les restes des personnes décédées (...) doivent être traités avec respect, dignité et décence".

Suite à cette décision, si l'exposition ne ferme pas sous 24 heures, la société devra payer 20000 euros d'amende par jour de retard. Les cadavres seraient ceux de personnes consentantes selon la "fondation Anatomical Sciences and Technologie de Hong Kong", qui a fourni les corps, mais les associations craignent que ces corps émanent des prisons chinoises et de condamnés à mort.

Faut-il vraiment se réjouir de ce que l'ignoble exposition Our Body soit devenue interdite après décision du tribunal? Certainement pas! Il a fallu une action en justice pour en arriver à ce résultat. En attendant, 30 millions de personnes, dans le monde, se sont déplacées pour aller voir le spectacle morbide de ces cadavres, installés dans des positions grotesques, à moitié disséqués. En France, l'exposition est passé à Lyon et Marseille, puis à Paris.

Si l'exposition n'avait pas été interrompue, l'on ferait encore la queue pour le spectacle, à 15, 50 €. Le tribunal a estimé qu'il s'agissait d'une atteinte au respect de la personne. N'est-il pas troublant qu'il faille une décision du tribunal pour constater qu'il est indécent d'aller reluquer une exposition de cadavre? N'est-il pas troublant qu'un avocat soit nécessaire pour en arriver à cette conclusion?

Sources : ici et ici

vendredi 27 mars 2009, a 19:10
Les experts... à Berck!
 

Les membres du club nautique de Berck Sur Mer, aidés par des bénévoles, se sont livrés au nettoyage annuel de la baie d'Authie, ce dimanche 22 mars. La baie est un site naturel en partie, qui possède sa faune et sa flore propre. Mais une surprise macabre attendait le club nautique, avec la découverte d'un avant-bras humain presque totalement décharné, suivant le récit qu'en font la voix du nord et le journal de Montreuil.
 
Les services de police de Berck, aussitôt alertés, ont pris en charge l'ossement dans un sac, à l'écart du public, pour le soumettre à un médecin légiste et ont dans le même temps mis en place tout un dispositif pour retrouver un éventuel corps, une mystérieuse victime, démunie de son avant-bras.
 
Berck est une ville de marin, qui possède de fortes marées : chaque années, des personnes imprudentes et mal avisées, sont prises au pièges sur la plage, tandis que la marée monte à vive allure. C'est ainsi qu'avec les services de police, un hélicoptère a été mis à disposition pour mener à bien les recherches.
 
Un tel ossement dans la baie d'Authie peut venir de fort loin. Les vagues sont hautes à Berck, et à marée basse, c'est à peine si l'on distingue la mer au loin.  De fait, ce mystérieux avant-bras pouvait provenir d'un endroit lointain, de centaines de kilomètres annonçaient les journaux, y compris du Cotentin ou de Bretagne, selon l'un des découvreurs, cité dans la voix du nord.

Ce fait divers a fait les gros titres des journaux du coin. La voix du nord titrait sobrement "Un bras humain découvert dans la baie d'Authie", tandis que le Réveil de Berck, faisait un peu plus sophistiqué, avec pour titre en une, "L'énigme du bras" (avec un article en page intérieure). Un bras humain, au détour de la plage, il est vrai que c'est peu commun.

Mais les recherches n'ont rien donné, l'hélicoptère est rentré bredouille... Une affaire pour les experts!

Comme le journal l'indiquait, il sera difficile de retrouver le propriétaire de l'avant-bras, mais la science permet beaucoup de chose aujourd'hui, comme notamment d'analyser l'ADN, ce qui pourra permettre d'en retrouver le propriétaire. Mais las! La semaine passe et le public reste sans nouvelle du bras et de son mystérieux propriétaire. Est-ce un marin? est-ce un simple promeneur, une personne seule?

Pour savoir ce qu'il en est, il faut réellement se renseigner, être bien attentif... C'est ce qu'une personne du coin a fait. Je vous livre la nouvelle, une brève dépêche ayant donné la réponse. Écoutez-bien ce qui suit, car l'énigme du bras a été résolue par le médecin légiste : il s'agit en réalité, d'un "ossement"... d'oiseau!

La baie d'Authie, en photos.

Je ne parviens pas à insérer la vidéo, chacun peut la visionner directement sur le site de partage.

vendredi 27 mars 2009, a 12:44
Un crash qui fait parler
 

C'est un fait divers divers qui pourrait être tout à fait banal, mais qui occasionne sur la toile une certaine émotion dans le milieu anti-avortement et chez les internautes les plus pieux, notamment aux États-Unis. Mais pour banal qu'il soit, ce fait divers recèle une portée plus grande que lui-même, une signification plus terrible que ce qu'il représente vraiment, à en lire les nombreuses réactions sur les forums.

Cette nouvelle aurait pu sortir d'une imagination féconde et militante, pour circuler d'un courriel à l'autre. Il n'en est pourtant rien. Mais la réalité dépasse bien souvent la fiction.

L'affaire concerne Irving Moore “Bud” Feldkamp III, homme très riche qui possède, outre des hippodromes, 17 cliniques privées, spécialisées dans l'avortement (Family Planning Clinics). Ces cliniques fonctionnent à plein rendement et sont très rentables. L'avortement y est pratiqué jusqu'au cinquième mois de grossesse. C'est dans ses établissements que se fait le plus grand nombre d'avortement de toute la Californie et c'est à cela qu'est dû en grande partie l'origine de la fortune de cet homme.

Sa fortune est si considérable, qu'il a pu acquérir un bel avion privé, tout ce qu'il y a plus moderne, qu'il prête volontiers à ses enfants (il en a quatre) tout en leur offrant de luxueuses vacances. C'est ce qu'il fit pour deux de ses filles, qui s'en allaient, ce dimanche, au Yellowstone Club, une station très prisée des riches millionnaires.

L'avion transportait à son bord, les deux filles de "Bud" ainsi que toute leurs familles, leurs deux maris et leurs sept enfants, tous agés de moins de neuf ans, avec une famille d'amis. Alors qu'il approchait à 500 pieds (c'est à dire 150 mètres) de l'aérodrome, l'engin, qui venait de traverser 3200 km sans aucun problème, a brusquement piqué du nez, pour s'écraser dans un petit cimetière catholique, le Catholic Holy Cross Cemetery, à proximité d'un mémorial dédié aux enfants non nés, sur lequel se réunissent des fidèles pour réciter le rosaire, pour les enfants avortés.

L'avion s'est écrasé puis embrasé au sol et tous les passagers ont péri.

Les circonstance de la chute de l'avion restent mystérieuse. Selon des témoins, il s'est brusquement abattu vers le sol, sans signe de lutte. Le pilote était un ancien militaire, pilote chevronné, qui n'a rien communiqué par radio d'un incident quelconque, susceptible de fournir un indice pour comprendre cet accident. On a pu supposer tout d'abord que les ailes de l'avion était prises dans des glaces des suites de l'altitude, ce qui peut être cause d'accidents. Mais un tel avion est longuement testé pour ce type de désagrément et les experts estiment qu'il est fort peu probable que l'avion en ait souffert..

De telles chutes d'avion, à basse altitude, peuvent être dues au poids transporté, à une vitesse trop lente ou à une mauvaise répartition des charges. Les deux dernières réponses sont à exclure, on imagine mal en effet le pilote de l'avion, très expérimenté, être négligeant sur des détails aussi importants. Concernant le poids transporté, l'avion était prévu pour une charge de 10 personnes, et en contenait quatorze.
 
Mais parmi ces quatorze passagers,  la moitié était des enfants, âgés de 1, 3, 4, 7 et 9 ans pour la famille de "Bud" et 4 et 5 ans pour les enfants de la famille les accompagnant. Reste à déterminer si le poids des bagages a pu déstabiliser l'appareil, ce qui semble improbable.
 
Hasard? Châtiment? Retour de bâton? A chacun sa réponse. "Bud" vient tout juste de perdre deux filles, deux gendres, et cinq petits-enfants, dans l'avion écrasé du cimetière catholique de la Sainte Croix, non loin du mémorial pour les enfants non nés...
 
Cet article doit tout (ou presque) au blog Américatho qui fut le premier blog francophone à relater cette nouvelle.

jeudi 16 octobre 2008, a 18:06
La ville de Saint-Denis est-elle en territoire étranger?
 

Le stade de France est-il un stade en territoire étranger? C'est en tous cas ce que la déclaration du secrétaire d'Etat, Bernard La Porte, laisse supposer, en proposant de "délocaliser ces matches qui sentent un peu la poudre", pour ajouter qu' "il faut les jouer chez eux ou alors en province". Le ministre a rectifié ensuite, ne voulant pas "stigmatiser" une partie de la population.
 
Mais il est trop tard... Le secrétaire d'Etat a ouvert le boite de Pandore. Si tant de précautions ont été prises pour le match amical, si les organisateurs ont fait preuve de tant de démagogie, c'est que l'emplacement même du stade de France faisait craindre les sifflements qui ont eu court, mardi soir dernier.
 
Ce n'est pas la première fois que Bernard La Porte met les pieds dans le plat. Il n'est pas politicien, et n'a pas l'habitude de pratiquer la langue de bois. Il avait déjà légèrement offusqué Rachida Dati en déclarant n'être pas le père de l'enfant qu'elle porte, sur le ton de la plaisanterie.
 
Mais ce n'est pas tant la banlieue elle-même qui est à critiquer dans ce cas de figure.
 
 L'on a eu l'occasion, à travers l'aventure de Luc Besson à Montfermeil, de découvrir que les productions de film, pour tourner en banlieue, prennent des gardiens de sécurité du coin, pour s'assurer que la population sera calme... cela ne marche pas toujours, en témoigne l'incendie des dix voitures prévues pour le film.
 
Selon un article du figaro, les sifflements étaient prévus depuis quelques semaines. Il s'agissait de ne pas faire moins bien que les supporters "marocains" ou "algériens". L'on aura beau dire que les "siffleurs" sont tous français, le problème reste le même : ils ne se reconnaissent pas en tant que français, mais plutôt d'une nation idéalisée comme la leur et dans laquelle ils n'iraient pas vivre de leur plein gré.
 
Comment le pourraient-ils d'ailleurs? Résidents du 9-3, dont Brice Hortefeux déclarait devant des étudiants africains "(qu') un tiers de la population est de nationalité étrangère (...) Un autre tiers est composé de Français d'origine étrangère et le troisième tiers de Français “de souche”, même s'il faut utiliser cette expression avec précaution", avant d'ajouter pour finir "C'est évident que cette situation pose des problèmes.", il leur est difficile de se reconnaitre comme part entière de la société.
 
Ce n'est peut-être pas tant la concentration de personnes d'origine étrangère qui pose question. Les gouvernements de droite comme de gauche n'ont pas réellement mesuré la problématique, en laissant les banlieues se devenir des "zones de non droit", dans lesquelles les petits traffics de cité ont cours, mais où les services de police ou encore les pompiers ne se rendent plus sans renforts, pour raison de sécurité.
 
D'autant qu'à ce problème s'en rajoutent d'autres, qui en découlent, d'ordre social : difficile de trouver du travail avec une adresse un peu trop marqué, difficile de réussir un parcours scolaire dans un univers qui ne s'y prète pas.
 
Faut-il punir les huées envers la Marseillaise? Assurément! L'Etat doit se faire respecter, dans les cités comme ailleurs, s'il ne le fait pas sur ses symboles, autant laisser tomber pour la suite. Partir en province jouer les matchs de foot, ne fera que contourner une situation, l'aggravera peut-être.
 
L'intervention de Bernard La Porte peut faire polémique, elle n'en pose pas moins les bonnes questions...

mardi 14 octobre 2008, a 20:33
Quand Luc Besson se "frotte" à la banlieue
 

Luc Besson ne devrait pas tourner de scène pour son dernier film "From Paris With Love" à Montfermeil, comme initialement prévu. Le réalisateur du grand bleu et du cinquième élément aurait décidé d'annuler le tournage suite à l'incendie de dix voitures, prévues pour les cascades du film, avec John Travolta. C'est en tous cas ce que la mairie de Montfermeil affirme tandis que la société du réalisateur, europacorp, annonce reprendre le tournage dans quelques jours.

Ces incendies de véhicules interviennent après des désaccords sur les rémunérations des figurants et des gardiens de sécurité, tous habitants de la cité, ainsi que la mairie et Luc besson en avait convenu.

En tout, ce sont 90 habitants qui étaient concernés par ces petits boulots et rôles de figurants. Mais lorsque le budget du film fut connu, 38 milions d'euros, "certains jeunes" se sont révoltés, réclamant, plutôt que les 120 euros par jour proposés, la somme de 200 euros à la journée.

en plus du geste de la production du film, des "jeunes" étaient allés jusqu'à demander un "geste" supplémentaire, rien de moins qu'une salle de concert ou un centre culturel, ajoutant que "la seule sécurité qu'il y aura ici sera celle des habitants du quartier". Selon les manifestants déclamaient que les promesses de Luc besson n'avaient pas été tenues, concernant la rémunération.

Le geste réclamé n'était donc pas anodin, ici, cela s'apparenterait quasiment à une tentative d'intimidation. Il faudrait donc payer pour se trouver en sécurité, un peu à la façon des pratiques de la mafia dans certaines contrées. L'on imagine la scène... Est-ce une demande de charité, ou du racket?

Mais le plus déroutant est sans doute la réaction de la mairie UMP de la ville. Le figaro en rapporte les propos : "C'est une décision abrupte" déclare-t-elle, avant d'ajouter "Les voitures brûlées, c'est la Seine-Saint-Denis. On vit avec ça. Si on vient, on sait qu'il y a des risques, on assume, ce n'est pas le Club Med", avant d'ajouter "Je suis triste pour tous les habitants qui portaient leur part à cette production et dont j'espère, Luc Besson, avait mesuré l'engouement".

Luc Besson n'est pas gentil... C'est peut-être ce qu'il faut en conclure du discoutrs de la mairie. Les gentils habitants de la gentille commune de Monfertmeil sont déroutés. Des voiture ont brulé et ce n'est évidemment pas de la faute de la majorité des habitants, mais la situation est devenue intenable...

Il est un peu étonnant que Luc Besson ne se soit pas rendu compte que la situation pouvait dégénérer. Réalisateur engagé et reconnu dans son rôle pour les banlieues, il n'a sans doute pas bien mesuré les risques et les frictions qui pourraient se produire dans cette ville où les tensions lors de l'émeute en 2005 avaient été "palpable".

les figurants n'en seront pas moins rémunérés, c'est Luc Besson qui en a convenu. rémunéré sur une base de 200 euros par jour de tournage, si le lecteur a fait son calcul, cela représente sur 21 jours travaillés la somme de 4200 euros.

Les auteurs des incendies seraient des jeunes recalés, ou l'acte ferait suite à une tentative de racket, à moins que l'équipe de tournage ait été refusée par des habitants. Les résidents du 9-3 seront certainement ravis d'apprendre que les voitures qui brûlent font partie du paysage et que l'on peut en faisant pression sur des sociétés privées augmenter quasiment du double son salaire.

Amis lecteurs, si votre patron vous refuse une augmentation, vous savez désormais quoi faire...

Sources :

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/apres-un-incendie-de-voitures-luc-besson-annule-un-tournage-a/920/0/282381

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/10/14/01016-20081014ARTFIG00534-des-voitures-brulees-privent-montfermeil-de-travolta-et-de-besson-.php



mercredi 08 octobre 2008, a 15:28
A populisme, populisme et demi...
 

Le nom de Stellio Capochichi n'est pas particulièrement connu. En revanche, le personnage commence à l'être tristement sous le nom de Kemi Seba, lequel a été condamné par le tribunal à six mois de prison dont quatre avec sursis, pour avoir reconstitué son organisation, la "tribu Ka" , rebaptisée sous le nom de "Génération Kemi Seba", selon une dépèche AFP du 7 octobre. La peine est assortie d'une privation pour un an des droits civiques, civils et familiaux. Il ne s'agit que d'une deuxième condamnation après des propos antisémites sur son site internet, qui lui avaient déjà valu un mois de prison ferme et deux ans d'inéligibilité.

Pour sa défense (si l'on peut dire), Kemi Seba avait argué de ce que, "contrairement à la Tribu Ka, Génération Kemi Seba admettait les "non-Noirs". Autrement dit les "leucodermes", ainsi que le personnage appelle les "blancs", là où bien souvent d'autres africains les appellent les toubabs. Etaient-ils admis? Sans doute, mais l'on ne dit pas s'ils étaient nombreux.

D'où vient le mot toubab, me direz-vous? Il se dit, parfois, que c'est ainsi que les blancs étaient appelés et qu'il s'agit d'un mot désignant les maîtres des esclaves... Il n'en est pourtant rien. Le mot "toubab" vient du Sénégal et plus particulièrement d'un mot arabe, "tabib", dont il est le pluriel, ce qui a donné tubabu au Mali et tubaab au Sénégal.

Il désigne les docteurs et comme les docteurs en Afrique étaient souvent européens, et plus particulièrement français, le mot a fini par désigner les personnes de couleur blanche, les fameux "leucodermes" donc, dont le mot trouve son origine dans le grec ancien. C'est également depuis le Maroc, que le mot "toubib" est arrivé en France, à travers les militaires et toujours pour la même origine.

Le pseudonyme de Kemi Séba est tout aussi connoté. En "égyptien ancien" (mais les traductions de ce type sont contestées) cela voudrait dire , tout simplement, "l'étoile noire". Il fallait oser se faire appeler "l'étoile noire"! Pourtant il n'y a pas de hasard dans ce choix. En effet, les "noirs" les plus extrémistes sont convaincus que l'Egypte ancienne était une civilisation "noire" et que les blancs auraient délibérément menti sur la couleur de peau de ces êtres antiques, à partir de l'antiquité, même si le discours ne tient pas face à la plus petite analyse  d'un historien sérieux... Les Egyptiens ne sont pas des blancs européens immaculés, il y eut même quelques pharaons noirs, mais ceux-ci ne sont pas, ainsi que cela est prétendu, une population noire de peau et de culture, et qui serait purement africaine, loin s'en faut...

Cela n'empêche nullement des noirs extrémistes d'aller prétendre que les grecs antiques ont tout volé aux populations africaines à travers l'Egypte... dans ce scénario, les blancs rejoignent les colonialistes honnis, ces misérables impérialistes, voleurs de richesse et de terre comme à l'ère moderne (ce qui est un raisonnement un peu rapide, depuis que l'on sait qu'en réalité l'Afrique a bien plus couté qu'elle n'a rapporté. On se réfèrera à Jacques Marseille sur ce sujet, pour son très sérieux livre, "Empire colonial et capitalisme français"). De là à comprendre que les "leucodermes" sont mauvais de père en fils, c'est à dire racialement, il n'y a qu'un pas...

 Les noirs, dans ce scénario, géniaux mais opprimés, perdent leur culture et les blancs les avilissent, leur volant leur richesse, intellectuelle et culturelle, sans lesquelles ils ne seraient rien. Si les bases scientifiques sont minces, le désir de supériorité raciale est tel, que ces extrémistes se prennent au jeu. Est-ce le cas de Kémi séba?

Kémi Séba ne semble pas supporter les juifs non plus, car ceux ci seraient, selon les théories de la tribu Ka, à l'origine de la première (excuse de) l'exploitation des noirs à travers le récit du déluge, dans lequel l'ancêtre putatif des noirs, Cham, est censé, suite à une erreur de jugement envers son père Noé, servir ses frères par la suite, ainsi que sa descendance. Selon le récit, Cham est l'ancêtre des habitant du sud , c'est à dire des "noirs". Ce qui, d'une certaine façon, rend les juifs responsable de l'asservissement des africains. L'on oublie ici (volontairement?) que c'est bien plus tard que les hommes réinterprèteront ce verset ancien de la Bible...

Il suffit de voir une fois les interventions de Kémi Séba pour se rendre compte de son "populisme". Le "colonialisme", "l'impérialisme", autant de mots marquants mais qui perdent tout leur sens dans ses discours, dans lesquels ils forment autant de clichés pour ses thèses, en dirigeant à présent le mouvement des damnés de l'impérialisme.

Mais la bêtise est toujours bien commode pour séduire l'homme (enfin pas tous heureusement!) de la rue, celui qui est trop pressé, ou trop dans l'embarras pour vraiment prendre le temps de réfléchir. Et puis il est si commode de se dire opprimé pour excuser ses propres insuffisances...

Quoi qu'il en soit, le plus surprenant dans ce personnage, c'est bien sa contradiction. Noir, dans un pays où les blancs sont non seulement nombreux, mais aussi plus que majoritaires dans la culture et dans la population, ayant déclamé sa haine des "leucodermes" par le passé, il reste en France, dans ce pays colonialiste, raciste et impérialiste selon lui. Pourquoi ne pas partir, aller en Afrique? Pourquoi ne pas prendre le large, dans un pays où les blancs ne sont pas?

Mystère...



mercredi 24 septembre 2008, a 23:21
Est-ce la nation ou la République qui brûle?
 

C'est un article du "Dauphiné libéré" qui nous l'apprend, en date du 23 septembre : pour la troisième fois cette année, le drapeau tricolore, d'une petite école maternelle de Montélimar, a été incendié et son mât a été plié en deux. En plus de l'outrage au drapeau, "des inscriptions à caractère injurieux et raciste" ont été apposés sur les murs.

Le journal relate que les enseignants, comme les parents d'élèves, "toutes origines confondues" (a cru bon d'ajouter le journaliste), étaient "en colère" de voir écrit "nike la France" sur le drapeau à moitié consumé.

La direction de la maternelle, comme la mairie, ont d'un commun accord décidé de remplacer à nouveau le drapeau, car, nous dit le Dauphiné, "le maire tient à ce que le drapeau français, symbole de la République, figure sur le fronton de chaque école publique." Bien sûr la mairie a déposé plainte auprès des services de police.

L'on peut être surpris de cette information et de son traitement. Tout d'abord, le journaliste évoque "des inscriptions à caractère injurieux et raciste", sans en préciser la nature. De quoi s'agit-il? Cette pudeur a de quoi surprendre en rapport avec les détails habituels que donnent les journaux, lorsqu'une inscription "antisémite" ou "islamophobe", est retrouvée sur une mosquée ou dans un cimetière, voire dans une école privée musulmane.

Le drapeau, symbole de la République et plus particulièrement de la nation, c'est à dire de ce que les politiciens appellent dans leur jargon "big-brotherien" "le vivre ensemble", c'est à dire ce qui unit un pays autour de "valeurs" symboliques, est brulé dans une école, symbole de "l'intégration" de tous les "jeunes", symbole du savoir et partant, de l'ouverture aux autres. C'est cela qui est choquant.

Mais cela ne serait qu'un fait divers, c'est à dire rien. L'on écrit déjà dans certains journaux électroniques que ce sont des collégiens qui ont certainement fait cela par jeu, peut-être même des jeunes gens qui ne seraient pas d'origine immigrée puisque l'article insinuerait que ce serait le cas. Un article finit en dénigrant le drapeau comme étant un étendard du nationalisme, en opposition au drapeau européen, bien préférable de l'avis de son auteur... Bigre! Le nationalisme! Que diable n'a-t-il pas ajouté la "violence" du nationalisme, les bruits de botte et le fascisme, le racisme, l'antisémitisme, etc, etc...

Et c'est précisément ce type de réflexion qui attise les haines, en niant une communauté d'appartenance linguistique et historique, en proposant à des jeunes "d'origine immigrée" de nous rejoindre dans un néant culturel fade et insipide, citoyens du monde, mais du côté où l'on mange à sa faim, en dissertant le soir venu sur la misère du monde, mais sans rien en connaitre, ces écrivaillons d'arrière-garde crachent, en réalité, sur le seul atout de notre pays pour réunir des individus autour d'un même symbole : un pays avec une culture précise et une Histoire, non dépourvue d'erreurs, mais qui n'a pas toujours manqué de grandeur. Car c'est cela une nation, la compréhension mutuelle d'un destin commun et non pas un instinct guerrier intarissable.

Qui a brûlé le drapeau? A lire certaines insanités, l'on en arriverait à souhaiter qu'en plus du drapeau l'on brûle aussi l'école. Mais le jour où ce symbole ne vaudra plus rien, le jour où nous ne serons que citoyens de l'Etat européiste et mondialiste, soumis au libre-échange et seulement réunis par des attaches économiques, elles-mêmes attachées aux différentes bourses de par le monde, alors peut-être parfois nous demanderons-nous ce qui pourra tous nous réunir au-delà de l'argent et des crises économiques à venir, mais surtout au-delà des appartenances communautaires...

PS : et tant pis, je "cafte"...

samedi 05 juillet 2008, a 17:44
Le corps du curé volant, peut-être retrouvé au large des côtes brésiliennes
 

Le lecteur se souvient peut-être du père brésilien Antonio Adelir de Carli, 41 ans, lequel s'était envolé dans les airs suspendus à 1000 ballons gonflés à l'hélium, afin de battre le record du plus grand nombre d'heures de vol suspendu ainsi, c'est à dire 20 heures, pour financer un sanctuaire routier au Brésil. Il s'était envolé le dimanche 20 avril pour gagner l'intérieur des terres et avait été entrainé vers l'océan, puis était resté introuvable.
 
Parachutiste expérimenté, il était aussi fort bien équipé, d'un GPS tout d'abord, mais aussi d'un casque, d'une combinaison d'aérostier, d'une chaise flottante et d'un téléphone satellite. Ce n'était pas sa première expérience de ce type. Monté à cette occasion jusqu'à 6000 mètres, il avait lancé un appel de détresse huit heures après son départ, mais les recherches mises en place, avec tous les moyens possible, n'ont rien donné. Il était au moment de sa disparition muni de 5 jours d'eau et de nourriture.
 
Selon une dépêche de la Presse Canadienne, le remorqueur d'une compagnie pétrolière aurait trouvé un corps dans l'océan, qui pourrait être celui du prêtre, à une centaine de kilomètres des côtes et au large de l'Etat de Rio de Janeiro. L'identification n'est pas encore établi et les services de police vont enquêter pour établir s'il s'agit bien du "curé volant", notamment grâce à des tests ADN .
 
Mais que le corps soit celui d'Antonio Adelir de Carli ou non, il n'y a plus guère d'espoir de le retrouver en vie, plus d'un mois après sa disparition.
 
Le moins qui puisse être dit, c'est que celle-ci ne manque pas de panache! Voila un curé qui s'est élevé au ciel, avec des ballons d'enfants, pour une cause charitable et qui est monté à 6000 mètres, plus haut, dans le ciel...
 
La vidéo sur le vol du père de Carli :



mercredi 23 avril 2008, a 22:55
Un curé brésilien suspendu à des ballons s'abîme en mer
 

Il était suspendu à 1000 ballons gonflés à l'hélium avec pour objectif de battre le record du plus grand nombre d'heure de vol suspendu dans le ciel de cette manière, dans le but de financer un Sanctuaire du Routier, non loin de la ville de Paranaga. Mais le père Adelir Antonio de Carli a été entraîné vers l'océan et reste introuvable depuis.
 
Parti dimanche après-midi de la ville de Paranaga au Brésil, il devait atterrir 750 km plus loin à l'intérieur des terres, avec pour destination la ville de Dourados mais les vents contraire l'ont dérouté vers la mer, Paranage étant une ville portuaire. Il n'était pas parti imprudemment et était muni d'un casque, d'une combinaison d'aérostier, d'une chaise flottante ainsi que d'un GPS mais aussi d'un téléphone satellite. Il serait monté jusqu'à 6000 mètres.
 
Il a été porté disparu huit heures après son départ, lorsqu'il a perdu contact avec les autorités portuaires. Il avait fait état de difficultés juste avant de disparaître et avait appelé à l'aide. Des morceaux de ballons ont été retrouvés au large, non loin de l'endroit du dernier appel du prêtre, à 50 km des côtes. Les secours sont à sa recherche avec tous les moyens qui s'imposent, hélicoptères, avions et bateaux, mais les espoirs de le retrouver vivant diminuent au fil des heures.
 
Le prêtre n'en est pas à sa première expérience, c'est un parachutiste expérimenté et il avait déjà effectué un vol avec 500 ballons, atteignant 5000 mètres de haut et effectuant une distance de 110 km, mais malheureusement toute son expérience ne l'a pas prémuni des vents contraires. S'il est monté haut dans le ciel, espérons toutefois pour lui qu'il n'y soit pas encore et que les secours le retrouveront... Il transportait suffisamment d'eau et de nourriture pour cinq jours.



dimanche 06 avril 2008, a 17:26
Les profanations de tombes à Arras... des actes trop fréquents
 

148 tombes musulmanes ont été profanées dans la nuit de samedi à dimanche, provoquant à juste titre l'indignation de tout un chacun, inscriptions de croix nazis ou de croix celtiques, injures envers le garde des sceaux, Rachida Dati, inscriptions qui démontrent de façon éclatante s'il était besoin que la bêtise des profanateurs de tombe est éclatante. Il est d'ailleurs heureux que le gouvernement ait réagi si vite et l'on peut espérer que dorénavant il saura, de la même manière, s'insurger contre ces actes inacceptables. Car ne nous voilons pas la face, ces actes ne sont pas isolés, ils deviennent même de plus en plus courants, mais ne sont que rarement relevés. La Mivilude avait en effet tiré le signal d'alarme dans son dernier rapport et ne le faisait pas par hasard.
 
Pots de fleurs brisés, croix renversées, inscriptions satanistes ou paganistes, avec notamment le numéro "666" ou la croix de David inversée, les profanateurs manquent un peu d'imagination pour leurs inscriptions, mais fourmillent d'idées pour leurs profanations. Il y a un an déjà le cimetière d'Arras avait connu ce genre d'actes avec 52 tombes musulmanes profanées, des tombes juives ont été profanées également dans d'autres cimetières... Toutes les confessions sont touchées, chrétienne, juives ou musulmanes, il est fréquent que pour les tombes se soient le cas, ce qui est déjà une idiotie, mais qui ne saurait faire oublier que parfois les corps sont également exhumés et dégradés. Si la presse ne reprend que fort peu ces informations, des tombes chrétiennes sont régulièrement visées et bien souvent aucune plainte n'est enregistrée.
 
En Bretagne notamment ces mouvements sont particulièrement virulents, bien souvent liés au neo-paganisme. Ainsi en juin 2006, le journal Libération faisait le récit du procès de jeunes gens, impliqués décrivant profanations et croix renversées, expliquant qu'ils voulaient  "laver la terre d'Armorique des intrus qui y avaient pris place, sans le moindre respect pour nos racines celtiques", et le journal de relater "Ils se veulent seulement des défenseurs du paganisme celte et du druidisme, sans pour autant pratiquer des rituels, précise Anne Kayanakis. Ils se contentaient de se retrouver de temps en temps la nuit sur certains sites pour écouter leur musique." Ils se "contentaient", avant de brûler une chapelle classée aux monuments historiques.
 
A Toulon  , des jeunes gens s'expriment après avoir profané des tombes, disant en vouloir aux juifs d'avoir apporté le christianisme, jugé dégradant, et justifiant par là l'alliance du paganisme, du nazisme et du satanisme dans leurs actes... ils comparaissent pour profanations dans le cimetière où ils auraient dit des messes noires et ont ouvert un cercueil en sautant dessus à pieds joints. L'un des prévenus dira avoir été fasciné par le cadavre momifié, dont il caressera la poitrine devant ses deux complices "Ce soir-là, on voulait se faire un cadavre pour se faire plaisir... Les morts dans les cimetières ne sont que du bétail." Le cadavre après avoir été exhumé, subit d'autres outrages : à l'aide d'un marteau, on lui frappe le crâne à plusieurs reprises, avant de planter à hauteur du coeur une croix renversée. Leur témoignage est calme et serein...
 
Dans une autre affaire, des jeunes gens, après avoir profané des tombes, s'attardent sur un cadavre, l'exhument et tentent de lui arracher le tête pour dire une messe noire, de leur propre aveux, mais sont interrompus juste avant de détacher la tête du corps. Le corps n'en a pas moins été exhumé. La presse est discrète sur ces actes hormis bien souvent dans une brève dépèche. En aout 2007, tombes profanées, "Plusieurs tombes ont été recouvertes de l'inscription "Damned the Christ" ou de croix gammées tandis que des jardinières de fleurs ont été renversées et des panneaux indicateurs de sections du cimetière de Terre-Cabade ont été endommagé", la presse reste quasi muette, comme le gouvernement. En avril 2007 dans les Côtes d'Armor, 77 tombes profanées, les croix sont retournées, la presse reste quasi muette, comme le gouvernement. En mai 2007, dans la Marne, 114 tombes chrétiennes sont vandalisées, avec des inscriptions satanistes également, la presse relate rapidement l'affaire, mais le gouvernement n'en dit rien... etc, etc.
 
La liste est longue, en faire le récit détaillé ne mènera à rien, il n'est d'ailleurs pas difficile avec un peu de temps et un bon moteur de recherche de découvrir que ces actes sont malheureusement légions. Que le lecteur sache simplement, qu'au delà de l'indignation sélective et dangereuse du gouvernement et des journalistes, qui tend à faire croire que ces profanations sont ciblées envers une communauté en particulier, ces actes ne sont plus rares et l'on voit mal comment y remédier. Patrouiller dans les cimetières semblait jusqu'ici inutile tant il est stupide, lâche et bas de s'en prendre à un défunt.
 
Samedi à Arras, c'est envers des anciens combattants de la grande guerre que l'acte était tourné, ce qui le rend d'autant inadmissible...

samedi 10 novembre 2007, a 16:15
Une jeune belge originaire du Pakistan, tuée par son frére
 

 

Sadia Sheick avait 20 ans, elle était jolie, pleine de joie si l'on en croit ses photos, et elle fréquentait un jeune belge, ce qui n'était pas du goût de ses parents, originaire du Pakistan, qui considéraient que leur fille était trop "occidentale". Un mariage avait été arrangé pour elle, avec un Pakistanais, ce qu'elle avait refusé au point de fuir le domicile familial plutôt que d'y être forcée. Et puis, plusieurs mois après sa fuite, en se rendant à une invitation de ses parents, elle a été tuée devant leur domicile par son frêre, Moussafa.
 
C'est le 26 octobre que les coups de feux ont retenti dans les rues de Lodelinsart. Sadia Sheick s'attendait sûrement à passer un bon repas en famille, mais c'est son frère qui l'attendait sur le pas de la porte, et l'a accueilli avec une arme au poing. Sa jeune soeur de 18 ans, Sarya, s'est-elle interposée? Toujours est-il que les deux soeurs ont été emmenée à l'hopital, sérieusement touchées, Sarya s'y trouve encore, mais plus sa soeur, qui a succombé à ses blessures deux jours après son hospitalisation.
 
Sadia étudiait le droit à l'HEPCUT (Haute Ecole Provinciale de Charleroi, en Belgique) et avait une véritable volonté de réussir ses études, aux dires des étudiants de sa classe, dont plusieurs l'auraient hébergée en apprenant que sa famille envisageait de la marier de force au pakistan. Selon les élèves, ce n'est pas seulement le frère qui serait à mettre en cause, il s'agirait d'un traquenard familial, auquel la famille en entier aurait participé, la jeune femme avait par ailleurs rédigé un testament dans lequel elle demande à ce que son argent soit reversé à un orphelinat.
 
Selon un blog le frère de Sadia aurait préparé une lettre qui est aujourd'hui entre les mains de la cellule de police anti-terroriste. " Le nombreux public n'a pas osé se rendre à la mosquée où a eu lieu le rite funéraire musulman. On s'est contenté de placer une photo de la martyre dans sa classe afin de s'y recueillir et déposer des fleurs." Sadia repose aujourd'hui au Pakistan selon les voeux de sa famille.
 
Le jeune homme qu'elle fréquentait se cache aujourd'hui. il déclare que "Le père de Sadia avait proféré des menaces de mort à son encontre ainsi qu'à mon endroit", et si la police ne le garde pas sous protection policière, elle lui conseille malgré tout de se cacher. "Sadia a dû se battre pour chercher une structure d'accueil, il n'y a rien de mis en place. Or, toutes les filles pakistanaises sont concernées par cela", a-t-il encore indiqué " selon un journal belge. 
 
Des amis de la jeune femme ont créé un blog, et ont décidé de manifester en sa mémoire et pour dénoncer "ces agissements inqualifiables"(...) "le 14/11/2007 à 10H00 au départ de l'HEPCUT Charleroi (près du MARSUPILAMI)". Le Centre Prévention des Violences Conjugales auquel Sadia avait fait appel et qui n'avait malheureusement pas pu empécher ce qui allait arriver, et a fait part dans un communiqué de  "sa profonde tristesse et révolte". Le frère meurtrier, Moussafa, est encore en fuite.
 
Le Comité d'avis du Sénat pour l'égalité des chances entre les femmes et les hommes, en Belgique, a mis à l'ordre du jour la question des crimes d'honneur, à travers la sénatrice Anne-Marie Lizin.

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