De l'appel du 18 juin 1940 il ne resterait pas d'enregistrement et celui-ci aurait été relativement peu entendu. En revanche, celui du 22 juin a été enregistré.
Ces enregistrements ont quelque chose d'un peu prophétique, la France est occupée, tout semble être perdu pour son indépendance. Le texte est à disséquer, bien entendu, c'est ce qui lui donne son importance.
Voici le texte du 18 juin 1940, et plus bas l'enregistrement du 22 juin.
"Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.
Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.
Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres."
Une équipe d'archéologue pensent avoir découvert les vestiges du palais de la légendaire reine de Saba sous celle d'un ancien palais d'un roi chrétien, dans la ville d'Axum, en Ethiopie. S'y trouverait un autel sur lequel figurent des traces de sacrifice. La découverte a son importance puisque ces vestiges, datant du Xème siècle avant J-C, auraient contenu, selon la légende des chrétiens orthodoxes du pays, l'Arche d'Alliance avec bien sûr à l'intérieur les tables des dix commandements. Elles permettront aussi d'en savoir plus sur les origines du pays et de ses chrétiens orthodoxes.
Le reine de Saba apparaît dans la Bible lors de sa rencontre avec le roi Salomon, elle apporte avec elle de nombreuses richesses et témoigne de la sagesse du roi. D'autres récits auront cours, plus tard, elle sera présente dans le Coran mais aussi dans d'autres textes légendaires, Hailé Sélassié par exemple serait selon la tradition chrétienne orthodoxe éthiopienne, l'un des descendants de la reine et reste vu comme une sorte de messie par le mouvement rastafari.
Car des récits donnent pour descendance à la reine de Saba et au roi Salomon, un fils qui répond au nom de Menelek et qui aurait emporté l'Arche d'Aliance de Jérusalem jusqu'en Ethiopie, où selon la tradition du pays, elle se trouverait encore. De fait les textes de la Bible évoquant l'Arche d'Alliance ne font pas réellement état de sa disparition, si ce n'est un texte tardif des Maccabées (livre2 chapitre 2), la situant à l'époque du prophète Jérémie. Celle-ci aurait toutefois été conservée de nombreuses années dans le Saint des Saints du temple de Salomon. Elle serait faite de bois d'acacia et recouverte d'or, telle que décrite dans l'Exode .
Selon l'Université de Hambourg, des vestiges plus anciens démontreraient que le tout premier palais aurait été démoli pour être reconstruit dans l'orientation de l'étoile de Sirius dont le fils Ménelek serait devenu l'un des adorateurs. Les recherches, qui ont débuté en 1999, tentent plus particulièrement de cerner les origines de l'Eglise éthiopienne, et les premiers résultats font croire qu'un Culte de Sothis (personnification divine de l'étoile de Sirius) s'était développé à l'époque de l'Arche et de l'arrivée du judaïsme, perdurant jusqu'en 600 avant J-C.
(Tout le monde se souvient bien sûr du film "Les aventuriers de l'Arche perdue" , avec Harisson Ford dans le rôle d'Indiana Jones, à la recherche de l'Arche d'Alliance. Il va de soi que l'Arche ne peut que fasciner toute personne attirée par l'archéologie...)
Voici un texte de Lucienne Magali Pons traitant du "massacre" de Sétif et plus particulièrement de la manipulation autour de cet évènement historique. Lucienne Magali Pons ne s'intéresse pas par hasard à l'histoire de l'Algérie française : sa famille était installée là-bas depuis plusieurs générations à l'époque de la guerre d'Algérie.
J'avais toujours eu un doute en lisant ce qui se dit sur le massacre de Sétif, sans savoir où chercher. Les chiffres paraissent tellement faramineux, on raconte même que des musulmans auraient été gazés à cette occasion. Mensonge historique? C'est pour le moins ce que révèle cet article sur Bernard Bajolet, Ambassadeur de France en Algérie, ainsi que le relate Lucienne Magali Pons dans le texte qui suit, et qu'elle m'a gentiment autorisé à reproduire ici.
Mais aussi sur le même sujet, un historien, Roger Vétillard, auteur d'un livre sur le sujet dont on dit le plus grand bien : http://www.jean-monneret.com/docs.php#24
Monsieur Bernard BAJOLET, Ambassadeur de France en Algérie, vient de donner sa version, le dimanche 27 Avril 2008, à l'Universitéde Guelmades soulèvements nationalistes algériens, émeutes et massacres quieurentlieu il y a 63 ans, le 8 Mai 1945, à Sétif, Guelma , Kherrataet dans les villages et campagnes du Constantinois. Cet ambassadeur a parlé « d'épouvantables massacreset de la très lourde responsabilité des autorités Françaises de l'époque dans ce déchainement de folie meurtrière. D'après lui ces massacres aurait fait entre 15000 et 45000 morts, selon les « sources ». (Sic)
Monsieur Bajolet ne précise pas l'origine deces « sources » et il ajoute : "Aussi durs que soient les faits, la France n'entend pas, n'entend plus, les occulter. Le temps de la dénégation est terminé".
Cette déclaration de l'Ambassadeur de France en Algérie, fait suite, cinq mois après,au discours du président Nicolas Sarkozy à l'université de Constantine, dans lequel il avait évoqué "les fautes et les crimes du passé colonial français en Algérie, qualifiés d'"impardonnables".
Vu la politique de compromissions successives et de désinformationsque mènent de concertdepuis l'indépendance, par paliers successifs, les autorités de l'Algérie etla France néo-colonialiste je ne peux m'étonner d'un tel travestissement des faits qui outrage la vérité historique.
Pour restituer ces faits dramatiques dans leur authenticité, il convient de rappeler que le 8 Mai 1945, à l'appel du Parti Populaire Algérien, le PPA du nationaliste Messali Hadj, des bandesde rebellesau cours d'un soulèvement appelant à l'indépendance, avaient atrocement assassinés plus d'une centaines de familles Françaises dans les villages, fermes et campagnes du constantinois et que le même jour pénétrant dans les Villes et villages du Constantinois, dont Sétif, Guelma, Kherrata, villages et hameaux avoisinants, d'importantrassemblement de rebelles portant en début de défilé un drapeau français, pour inspirer confiance,et des drapeaux du prophète, ont tenté de soulever les populations musulmanes pour assassiner les Français au nom du Djihad (guerre sainte).
Pour rentrer dans les villes et villages en trompant les autorités sur leurs véritables intentions meurtrières, ces bandes de rebelles assassins se faisaient précéder par desfemmes musulmanes poussant de youyouset portant des drapeauxblancs accompagnées de leurs enfants et de vieillards.
Ainsi, le 8 mai 1945, il y eut à Sétifet dans un rayon de cent kilomètres,des rassemblements et soulèvements importantsappelant à la guerre sainte, aux cris de Djihad , des attaques soudaines des Européens sur les routes, dans les villages,dans les fermes isolées, les maisons forestières, dans les rues de Sétif et dès le lendemain unsoulèvement autour de Guelma et dans les villages ethameauxavoisinants et rappelons que des centaines de familles Françaises,furent à l'occasion de ces troubles sauvagementassassinées par les rebelles, les hommes mutilés,les femmesviolées et des enfants torturés avant d'être achevés et massacrés.
Monsieur Yves Chataigneau, Gouverneur général de l'Algérie,(agissant sous les ordres du Gouvernement provisoire Français du Général de Gaulle),responsable de la sécurité Intérieure et extérieure de l'Algérie, dut de tout urgence requérirl'intervention des forces armées de terre, de mer et de l'air dans le cadre du plan établi en 1944, pour le cas de troubles, par le général Catroux, ministre délégué pour l'Afrique du Nord
Il ne s'agissait donc pas de massacres comme on le prétend tendancieusement de nos jours pour discréditer la France, mais d'opérations de rétablissement de l'ordre contre les rebelles meurtriers du Parti Populaire Algérien (PPA) et d'opérations de défense et de protection des Français et musulmans d'Algérie fidèles à la France, contre les tentatives d'assassinat des rebelles indépendantistes insurgés.
Il y eut des affrontements armés entre les troupes et les insurgés au cours des opérations de dégagement deGuelmaetdes villages avoisinants,Chevreul, Kerrata, Héliopolis et bien d'autres, et des fermes et maisons forestières. Rappelons que lestroupes étaientterritorialement composées ,en majeure partie, de musulmans tirailleurs, spahis, etgoumierset qu'aucun motif raciste dans ce rétablissement de l'ordre ni dans la recherche des meneurs rebellesqui a suivi, ne peut êtreretenu.
Des civilsFrançais d'Algérie avaientété réquisitionnéspourgarder les villages jour et nuit en se relayantet pour protéger lesfermes et maisonsisoléeset il est vrai que certains d'entre eux, profondémentbouleversés en retrouvant, autour de Guelma, des parents ou des amis sauvagement éventrés eurent des réactions violentes à l'encontrede ceux qui étaient connus pour être des rebelles. Ce furent des cas isolés, non des représailles massivement organisées.
Legénéral Duvalalors à la tête de la division de Constantine, a su rétablir l'ordre avec unsouci constant d'apaisementpour les musulmans et à la fin de cesévénementsdramatiques il aété invitéà laMosquée de Constantine, au milieu des croyants coraniques, pour remercier avec eux le Tout-Puissant d'avoir rétabli la paix.
Les affrontementsavaient duré deux semaines et tout aussitôtleministre de l'Intérieur du gouvernement provisoire,Monsieur Tixier, vint enquêter en Algérie.
Pour dénombrer les rebelles disparus ou tués pendant les affrontements qui rappelons- le n'étaientpas un massacre, mais une opération légale de rétablissement de l'ordre, le gouverneur général Yves Chataigneaufitcomparer avec la plus granderigueur,le nombre des cartes d'alimentation présentées après les événements avec la listedes cartes distribuées auparavant et l'on aboutit à une différence d'environ 1000 personnes, très éloignéedes 35000 musulmans prétendumentsystématiquement massacrés, chiffre lancéd'Egypte sur les ondes de la radio du Caire, pour soutenir les rebelles meurtriers et la cause de la guerre sainte, le Djihad, parles Frères Musulmans en 1945au moment des faits.
Depuisl'escalademensongère se gonfle d'année en année et se poursuit dans lesradios, dans la presse, dans des livres, on parle de 45 000 et jusqu'à 60 000massacrés. De plus certains osent prétendent que les Français d'Algérie qui avaientassurés la garde des villes et villages pendant les opérations de rétablissement de l'ordre étaient « des miliciens », encore une fiction, un odieux mensonge, mais comment s'étonnerde ces propos diffamatoires alors que certains algériens nationalistes osentprétendre de nos jours, quelquefois même ouvertement en présence de personnalités françaises,que l'ancienne colonisation française peut secomparer à l'occupation nazie en France ?
De nos jours, Monsieur Bajolet, Ambassadeur de France en Algérie, n'a pas cherché la vérité avant de discourir sur ces évènements dramatiques du 8 Mai 1945, il a repris une désinformation mensongère propagée et amplifiée depuis des décennies pour accuser la France. Pour un représentant de la France, c'est inadmissiblede se prêter à travestir ainsi l'histoire.
Lapresse algérienne arabophonea interprétécette déclaration comme une "reconnaissance des crimes du colonialisme", d'autres journaux l'ont perçu au contraire, commeune tentative de "faire passer des contre vérités historiques" et « la persistance d'une glorification du colonialisme"
Plus pragmatiques certains journalistes algériens, voient dans cette déclaration en l'amalgamantauprojet d'Union pour la Méditerranée l'occasion d'une nouvelle politique des visas et d'une coopération économique accrue.
(Pour les personnes à la recherche de la vérité sur les évènements du 8 mai 1945 à Sétif, vous pouvez rechercher sur Internet l'article VICTIMES DE LA REPRESSION par Le Général Henry MARTIN, commandant le 19e corps en Algérie (1944-1946). Référence : (Historia magazine N° 196, octobre 1971).
Mon commentaire : Sans vouloir vous influencer, j'ai l'honneur de soutenir que la parole d'un général de l'Armée Française vaut mieux pour moi que celle des Frères musulmans du Caire de l'époquereprise par certains algériens de nos jours, et qu'elle vaut aussi bien plus que la déclaration actuelle,regrettable à mes yeux, de Monsieur Bernard BAJOLET, de nos jours ambassadeur de France en Algérie. Je profite de l'occasion pour vous donner à l'appui de mon article, l'adresse d'un site ( il y en a bien d'autres) ou vous trouverez les témoignages détaillés des évènements par ceux qui les ont douloureusement vécus:
www.de-malterie.fr/malte0041.html.
et en cliquant adroitement sur différents titres de ce site vous trouverez deux articles d'Historia Magazine qui en 1971 avait fait un dossier sur la question:
LE FANATISME Colonel Adolphe GOUTA (Historia magazine N° 196, octobre 1971)
et
LE MYTHE DES 45000 MUSULMANS VICTIMES DE LA REPRESSION Par Le Général Henry MARTIN, Commandant le 19e corps en Algérie (1944-1946)
Qu'il me soit permis d'évoquer un peu Lazare Ponticelli, le dernier des derniers poilus, mort donc à l'âge de 110 ans. Il était né en 1897, en Italie, parti après sa famille de sa montagne natale, à l'âge de 9 neuf ans pour gagner Paris. Lorsque la guerre éclate, désoeuvré du fait des évènements et sans ressources, il s'était engagé dans la légion étrangère à16 ans, faisant le choix de servir la France, plutôt que de partir dans le régiment de Garibaldi. Avec ses camarades il connaîtra comme d'autres l'eau, la boue et les rats des tranchées, et tiendra toujours parole vis à vis de ses camarades, tombés sous les balles, les obus ou le gaz : "le dernier qui reste viendra nous voir."
C'est l'Elysée qui a annoncé sa mort et le président a déclaré dans un communiqué "J'exprime aujourd'hui la profonde émotion et l'infinie tristesse de l'ensemble de la nation alors que disparaît Lazare Ponticelli, dernier survivant des combattants français de la Première guerre mondiale". Un hommage national lui sera rendu dès lundi prochain aux invalides, une messe et des soldats en uniformes de l'époque. Le poilu avait d'abord refusé à plusieurs reprises avant d'accepter une cérémonie pour l'ensemble des poilus.
Au risque de paraître un peu sentimental à bon nombre de lecteur : lorsque ce dernier des derniers poilus, de ceux-là qui ont échappé au massacre que fut cette grande guerre, la "der des ders" qu'ils disaient, a disparu, j'ai ressenti une immense peine. Non pas que cette mort me paraisse injuste, à 110 ans on peut tout de même tirer sa révérence et selon sa fille "il est mort comme en s'endormant". Mais on ne peut rester insensible à la souffrance de ces jeunes hommes qui ont combattu ainsi. Lazarre disait "Nous avons fait une guerre sans savoir pourquoi nous la faisions."
De fait tous ces jeunes hommes partaient insouciants. Ils pensaient que la guerre ne durerait pas, que tout cela serait vite réglé, qu'ils reviendraient rapidement glorieux... Ils sont partis enthousiastes, sans doute à l'image du personnage de Céline, Ferdinand, qui voyant un régiment passer, s'engage aussitôt. Ils ont rapidement déchanté. C'est certainement en cela que l'hommage aux poilus à travers le dernier d'entre eux est nécessaire, c'est un devoir de mémoire qui s'impose. Toute une génération de jeunes hommes, des jeunes gens simples souvent, issus de la terre, a littéralement été sacrifiée, en le faisant pour le pays et pour des raisons politiques qui ne s'imposaient pas. Derrière les lignes, la guerre ne paraissait pas si terrible et faisait parler tranquillement les civils, insouciants eux-aussi.
Lazare représentait le dernier lien vivant avec cette tragédie. Dans cette guerre bon nombres de jeunes hommes sont tombés, parfois ils couraient dans la boue avec les balles qui sifflaient autour de leurs têtes, ou tombaient sous les obus. Combien furent amputés, blessés? Ils furent certainement marqués à vie pour chacun d'entre eux. Dans les "paroles de poilus" les témoignages sont simples et émouvants, non pas des va-t-en guerre, mais de simples soldats venant de partout en France, soucieux de leurs familles et fraternels avec leurs camarades. De simples hommes du XIXème siècle, qui font la guerre par devoir pendant que des technologies du XXème siècle font leur apparition. Gaz moutarde mais aussi des armes de plus en plus sophistiquées.
Lazare lui-même évoque ces souffrances des blessés de la guerre mais aussi les fraternisations avec les soldats adverses, qui faisaient aussi sans haine ce qui était considéré comme un devoir. Les écrits d'Aragon témoignent également très bien de cette époque, des personnages un peu désabusés, atteints moralement par la guerre. Son poème "Il n'y a pas d'amour heureux" s'adresserait en fait à la France plutôt qu'à une personne en particulier. Céline aussi bien sûr décrit les horreurs de la guerre et des hôpitaux, dans son fameux livre "Voyage au bout de la nuit". Après cette guerre, il était sans doute fatal de rechercher un sens à la société.
Qu'on me permette de parler un peu de moi-même. J'ai effectué mon service militaire en Allemagne dans la Brigade franco-allemande . Les appelés y sont mélangés, français et allemands. Ce serait mentir de dire que tout le monde s'y entendait, ce n'est pas vrai. Les allemands et les français étaient souvent de leur côté et des différences culturelles apparaissaient. Mais des amitiés se nouaient malgré tout. Nous avions été emmené à Verdun, au musée, à l'emplacement où s'étaient affrontées les deux armées par le passé. On peut y voir les tranchées, mais aussi un film sur la guerre. A l'écran, les hommes s'affrontaient, à coté de moi un soldat allemand, un bon copain du régiment, avec lequel j'avais fraternisé. Nous étions tous deux en uniforme. s'il l'avait fallu, peut-être nous serions nous retrouvé l'un en face de l'autre, sans nous connaître...
Lazare se préoccupait particulièrement de témoigner. Il se déplaçait dans les écoles malgré la fatigue et assistait chaque 11 novembre aux cérémonies pour les anciens combattants. Il avait donné un entretien pour libélabo.fr, en cinq parties (voici la première ), tout à fait digne d'intérêt, dans lequel il relate quelques souvenirs du front. Il s'y est parfois comporté en héros, allant chercher un blessé sous les balles ennemis notamment. Placé ensuite dans un brancard, l'homme qui avait attendu longtemps qu'on vienne le chercher, l'avait appelé, saisi par le cou, et déclare-t-il "Il m'a embrassé et m'a dit : "Merci pour mes quatre enfants." Je n'ai jamais pu savoir ce qu'il était devenu." Lui même avait plus tard reçu un éclat d'obus dans la tête et pour le lui ôter, quatre autres soldats l'avaient tenu, pendant que le chirurgien faisait son office.
C'est peut-être l'occasion de découvrir, pour ceux qui ne le connaîtrait pas, le film "Les croix de bois" . L'on peut comprendre à travers ce film combien il a pu sembler nécessaire de témoigner pour les vétérans de l'horreur de ces combats. Les figurants comme la plupart des acteurs avaient connu la guerre et dit-on, ce film fait en partie office de documentaire. Les scènes seraient relativement proches de la réalité, vécu oblige.
Des archéologues italiens affirment avoir découvert la grotte mythique, la Lupercale, dans laquelle Romulus et Remus auraient été, selon la légende, allaités par une louve, qui aurait recueilli ces deux fils du Dieu Mars après leur abandon sur les rives du Tibre. Les deux enfants étant également fils de la vestale Rhea Silvia, fille du roi de la ville légendaire d'Alba Longa, le frêre de celle-ci avait ordonné qu'ils soient noyés dans le fleuve, pour garder le trône en héritage, mais ces ordres avaient été mal exécutées.
Son existence dans les murs de Rome étaient connues, en attestent des documents qui relatent très précisément les fêtes païennes qui s'y déroulaient en l'honneur du Dieu des troupeaux, Faunus Lupercus. Une fois l'an, le 15 février, en souvenir de l'allaitement de Romulus et Remus, douzes prêtres de Faunus, les Luperques (qui représentaient les grandes familles aristocrates romaines), sacrifiaient un bouc, puis touchaient avec le couteau le front de deux jeunes hommes vêtus d'un simple pagne en peau de bouc. Le sang étaient ensuite essuyé par un flocon de laine trempé dans le lait, puis les jeunes hommes, qui devaient à ce moment rire aux éclats, partaient ensuite dans la ville pour fouetter, avec les lanières du bouc sacrifié, les femmes qui souhaitaient enfanter dans l'année, pour les rendre fécondes. Le pape Gélase I avait fait interdire cette fête païenne au Vème siècle. Selon Tite Live, Romulus et Remus auraient pu être nourris par une "lupa", louve en latin, mais dans l'autre sens du mot: ce serait en fait une prostitué, ce qui expliquerait d'une façon plus historique les origines de cette légende.
Le ministre de la culture italien (voir la vidéo et aussi ici) a tenu à révéler en personne la découverte de cette grotte, dans laquelle Rome, la ville éternelle, trouve son origine mythique. C'est entre le temple d'Apollon et l'église Sainte-Anastasie, tandis qu'ils travaillaient sur les ruines du palais de l'empereur Auguste que les archéologues ont découvert la grotte. Englobé dans le bâtiment et révélant l'aigle impériale blanc au centre de sa voûte, la grotte est ornée de coquillage et de mosaïques et mesure 7 mètres de haut. C'est une sonde qui a été descendue dans la cavité, pour en remonter des images qui font croire qu'en effet il s'agit bien de la célèbre grotte, dont il faudra ôter les détritus avant de pouvoir poursuivre les recherches archéologiques.
La lettre de Guy Moquet fait couler bien de l'encre (virtuelle ou non) pour un hommage détourné de tout son sens selon quelques uns, par le changement du mot "camarade" en "compagnon", ce qui , il est vrai, est assez scandaleux dans le traitement de l'Histoire. Guy Môquet était communiste nous rappelle-t-on ici et là, et il se retournerait aujourd'hui dans sa tombe, s'il savait que Sarkozy le récupère. Sur les journaux s'étale le visage de ce jeune homme souriant et charmant, avec des légendes qui le mettent en valeur... mais des professeurs d'histoire s'inquiètent aussi du manque de traitement de l'histoire du communisme à cette époque.
C'est le monde qui a lancé le pavé dans la marre, par un article de Jean-Marc Berlière (professeur d'histoire contemporaine à l'université de Bourgogne, chercheur au Cesdip (CNRS/ministère de la justice) et de Sylvain Boulouque (doctorant en histoire à l'université de Reims), qui affirme que l'histoire du jeune homme est pour le moins arrangée: " on a vu ressurgir à cette occasion les stéréotypes et clichés d'une "histoire" de la Résistance et du PCF qu'on croyait définitivement rangée au magasin des mythes et légendes." "Faire de Guy Môquet et de ses vingt-six camarades des "résistants de la première heure" relève de la téléologie, puisque la plupart d'entre eux ont été arrêtés en un temps où le PCF, pris dans la logique du pacte germano-soviétique, était tout sauf résistant" C'est en 1939 que le parti communiste avait été interdit par Daladier , ainsi que le journal l'Humanité pour intelligence avec l'ennemi, à la suite du pacte de non-agression entre l'Allemagne nazi et l'URSS, pacte qui laissera les mains libre à l'Allemagne pour envahir l'Europe de l'Ouest, et dès le pacte le parti communiste adoptera la ligne du parti, avant de se retourner après que le pacte entre les deux puissances soit rompu. Le père de Guy Moquet, Prosper Moquet, député communiste en 1939, aurait été arrêté pour "intelligence avec l'ennemi allemand", il sera jugé et condamné à cinq ans de prison. Guy Moquet lui-même aurait distribué des tracts qui étaient dans la lignée du parti en 1940, et c'est la raison pour laquelle il sera arrêté également. Si les Allemands demandent des otages à fusiller, c'est qu'un soldat allemand a été tué, par des civils communistes, ce qui leur donne le droit à cette époque de réclamer des otages, ce qui sera fait. En plus des otages désignés pour être abattus, des civils bretons seront fusillés. De fait Guy Moquet n'aurait jamais été résistant, mais tout au contraire militant pour le respect du pacte et si à la sortie de la guerre, le parti communiste revendique 70 000 fusillés, Maurice Druon rappelle dans son livre "La France aux ordres d'un cadavre" qu'il n'y eut que 20 000 fusillés en tout, sans qu'il ne s'agisse uniquement de communistes. Bien sûr parmi les communistes de l'époque, les uns ont suivi le parti, mais pas nécessairement tous. De plus les attentats commis envers les soldats allemands génèrent des otages, automatiquement fusillés, selon les lois de l'époque, ce qui rend le parti communiste particulièrement responsable de ces exécutions.
Il est donc tout à fait malvenu que cette lettre soit lue à tous les lycéens, sans un véritable enseignement de ce que fut l'Histoire avec ses zones d'ombre. Il suffit de lire Georges Orwell pour se rendre compte de la manipulation de l'URSS durant la guerre, et particulièrement durant la guerre d'Espagne, dans "Hommage à la Catalogne" et le dernier chapitre dans la version française: l'URSS retourne sa veste, et condamne ou aide à condamner ses alliés d'hier, combattants sincères du mouvement républicain... Il est donc un peu hatif de voir en Guy Môquet une victime du patronat français. Mais peut-être apportons-nous trop de conclusions morales à l'Histoire, pour des époques que nous n'avons pas connues...?
Il est haut de 12 à quinze mètres, long de 32 à 34 mètres, et devait peser huit tonnes, jamais ce dinosaure n'avait été découvert auparavant. Il a été mis à jour en Patagonie par une équipe de paléontologues argentins et brésiliens.
C'est le troisième plus grand fossile de dinosaures jamais découvert dans le monde et le plus complet d'entre eux, puisque nous avons retrouvé 70% du squelette" affirme l'un d'entre eux. Les chercheurs ont par ailleurs trouvé plus de 1000 fossiles depuis 2000 dans la même zone, de 400 m², près du lac articiel "Lago Barreales", en Patagonie Argentine: "Jusqu'à présent, on ne connaissait aucun dépôt du Crétacé Supérieur réunissant une telle diversité d'animaux rassemblés en un seul endroit".
Le "Futalognkosaurus dukei" doit son nom à la langue des indiens Mapuche, et signifie "chef géant des sauriens", l'ajout de dukei pour l'entreprise privée Duke Energy Argentina, qui a financé la plus grande partie des fouilles.
Cela pourrait relancer toute la recherche sur l'ordre des templiers. Des archives secrètes du Vatican dévoileraient des actes perdus du procès des templiers. Ils auraient été égarés depuis sept siècles avant d'être retrouvés il y a six ans par un chercheur, et si l'on en croit le reportage mené par euronews, ces documents pourraient remettre en cause l'accusation d'hérésie prononcée à leur égard.
En effet ces documents dévoileraient que le pape Clément V a bien ordonné leur dissolution pour le bien de l'Église, mais qu'il affirme aussi que les templiers n'étaient pas coupable d'hérésie, mais juste de "violence et d'abus", tout ceci dans le parchemin dit de Chinon, inclus parmi ces documents. Une spécialiste déclare: "l'ordre aurait donc pu renaître, mais les templiers ruinés, décimés et psychologiquement détruits n'ont pas été capable de recréer l'ordre depuis cette époque".
Qu'on me permette de faire part de mon étonnement devant les affirmations de ce spécialiste, j'avoue très humblement que je n'en suis pas un.
Mais pour avoir lu dans un livre d'histoire très sérieux que les templiers avaient été accusés lors du procès en France, ordonné par Philippe le Bel, roi très pieux dans une époque très pieuse, de reniement de la Sainte-Croix, et du Christ, mais aussi de sodomie (ce qui n'est pas forcément vraiment prouvé, mais probable pour certains), mais aussi d'avoir vénéré une idole, je suis un peu réservé. Par ailleurs le trésor des templiers ne serait qu'une légende, il n'en serait resté presque rien à la fin du procès, contrairement à ce qui est dit dans le reportage...
Il n'en reste pas moins vrai qu'ils étaient aussi soumis à la "question" ( c'est à dire la torture) et que dans ces conditions, leurs aveux sont sujets à caution. Accusations fondées ou pas, cette nouvelle est particulièrement intéressante, et l'on souhaiterait vérifier tout cela dans les archives même! La fondation culturelle italienne Scrinium édite justement un livre en 799 exemplaires issus des archives secrètes du Vatican qui seront présentés en exclusivité mondiale le 25 octobre prochain, au Vatican, au tarif de... 5900 euros pièce.
Cela n'enlève en rien l'intérêt que suscite la légende des templiers, racontée également par les romans passionnants de ce grand auteur qu'est Maurice Druon, "Les Rois maudits"... mais dont je conseille plus volontiers "Les Mémoires de Zeus", ou "Alexandre Le Grand". D'aucun pense que "l'idole" que vénérait les templiers serait tout simplement... le linceul de Turin, qui réapparaîtra quelques années plus tard, ce qui bien sûr annulerait l'accusation d'idolatrie, en considération de la légende qui y est attachée.
Je recense ici les articles que j'écris pour come4news.com mais aussi au gré de mes envies des vidéos ou un peu de musique, des photos, des extraits d'autres blogs que j'apprécie, etc, etc.
Mon blog traite donc de l'actualité, et je ne m'y interdis aucun sujet, ne méprisant pas même le "pipeule".
Je suis toujours heureux des passages ici, et toujours heureux de lire des commentaires sous mes articles.
Merci donc à chacun d'entre vous pour votre passage sur mon blog.