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Le blog de Blaise
mardi 24 mars 2009, a 21:33
Tel est pris, qui croyait prendre
 

Peut-être vous souvenez-vous de ce jeune ministre radieux, mère d'un nouveau-né, posant juste après la naissance de l'enfant, non loin du papa, un papa au sourire un peu niaiseux et balourd, et qui ne semblait pas très à l'aise? C'est le ministre qui avait souhaité cette rencontre. Et ce ministre s'appelait :
 
(Non, nous ne parlons pas du père de l'enfant de Rachida Dati!)
 
C'est bien de Ségolène Royal dont nous parlons. Elle fut l'une des toutes premières à mettre en scène sa vie privée pour servir son parcours politique, alors que la pipolisation de la vie politique ne s'imaginait même pas. A la clinique, c'est avec un sourire radieux qu'elle pose, en 1992, avec son nouveau-né dans les bras, utilisant au-delà de son image, celle de sa famille.
 
Il faut dire que Ségolène Royal avait certains atouts à exploiter : elle est femme et même plutôt jolie femme. Pour se démarquer de tous ces hommes au pouvoir, elle tente de s'imposer par l'image, une image qui colle avec celle de la femme de l'époque, bien souvent mère, et bien souvent active en même temps, parfois très ambitieuse... Nous sommes juste à la fin de l'ère du "golden boy".
 
Assez curieusement, aujourd'hui Ségolène Royal continue à coller à l'image de son temps. A son âge, elle a vécu son mariage avant de se séparer de son mari, elle a des enfants, une situation, son mari vit désormais ses aventures de son côté, elle du sien. Elle est restée indépendante. Dans les deux cas, les journaux tiennent le public informé, par photos interposées des vies de l'un et de l'autre.
 
Les journaux ne s'arrêteront jamais de le faire. Le public est capricieux. La première photo parue, la personne découverte au détour du magazine devient une manière d'"héroïne", notamment en laissant sa vie privée déborder dans la presse. Le public attend alors la suite de l'histoire, tout comme dans les séries télévisées en plusieurs épisodes. Tant que la série marche, il  n'y a aucune raison de s'arrêter et la jeunesse passée, c'est le goût du scandale qui attire le public.
 
Cette fois-ci c'est Paris Match qui a surpris l'ex-candidate malheureuse aux élections présidentielles, au bras d'un homme, dans une station balnéaire en Espagne. Les photos ont paru dans la presse et comme chacun le sait, Ségolène Royal a répliqué en attaquant le journal en justice. Mettre en avant son image lui convient, mais seulement lorsqu'elle le souhaite.
 
Si la candidate socialiste réclamait 50.000 euros de réparation et 8.000 euros de frais de procédure, mettant en avant la violation de sa vie privée, elle n'obtiendra que 14 000 euros et 2000 de frais de procédure, assortis d'une leçon de morale du juge.

Celui-ci a en effet déclaré "L'étendue du préjudice invoqué doit être appréciée à la mesure de la discrétion relative dont (elle) a entendu s'entourer, depuis de nombreuses années", ajoutant "Il suffit à ce propos de relever que notamment ces derniers mois, à l'occasion de la parution de deux ouvrages, ou à l'occasion d'échéances politiques, elle a abondamment communiqué sur sa vie familiale avec ses enfants."

Oui, les mêmes causes amenant les mêmes effets, l'on ne peut guère s'étonner que nos politiciens et nos politiciennes, après s'être servis des journalistes pour arriver à leurs fins, ne voient la situation se retourner. Car si les politiciens existent à travers la presse, la presse, quant à elle, s'est trouvée un nouveau débouché commercial, après les "stars", chez les politiciens...  Ils l'auront, trop souvent, bien cherché!

mardi 24 mars 2009, a 11:31
Quand la presse veut se payer le pape...
 

Ecce homo crie la presse. Dans la foule, de nombreux catholiques, "43%" d'entre eux selon un sondage paru pour le JDD. Ils hurlent comme les autres à l'égard du pape, ce qui fait dire à certains observateurs que le "pape se coupe de sa base". Ces observateurs ne sont pas des plus mauvais habituellement, mais ils s'égarent comme ç'en est désormais l'habitude, à voir le pape comme un chef de parti élu, d'un quelconque pays démocrate. Si le sondage est saugrenu. Il n'en a pas moins été commandé et diffusé.

En attendant, on se délecte : après la levée de l'excommunication des évêques traditionalistes, après l'excommunication autour de l'avortement pratiqué sur une fillette de neuf ans, viennent les propos du pape sur le préservatif, qui aggraverait selon lui la situation dans la prévention contre le sida. Aussi, bien sûr, la foule demandera Barabas... et la démission du pape.

Oui... Car tout cela rappelle les zheures les plus sombres de l'obscurantisme le plus ténébreux du moyen-âge! Car nous, en morale, nous nous y connaissons. Ce n'est pas à nous, qui vivons au XXIème siècle qu'on va en apprendre, même après les deux plus terrible guerres que la terre ait porté, il y a quelques dizaines d'années seulement! Nous ne sommes plus, justement, au moyen-age et le pape peut dire ce qu'il veut! Que dit-il au fait? Ah oui... mais qu'a-t-il bien pu dire?

En réalité, il n'a rien dit de bien spécial, qui n'ait pas déjà été dit, il a simplement rappelé les positions de l'Eglise, sans en ajouter. Tout a été monté en épingle par la presse et quelques associations, qui tout en étalant leur indignation se permettent de refaire parler d'elles, même brièvement, par une prise de position claire, même si elle reste convenue.

Tout d'abord, l'évêque négationiste, Robert Wiliamson, n'a pas été réintégré en tant qu'évêque, l'excommunication le concernant a juste été levée, ce qui signifie qu'il peut désormais, comme un simple fidèle, et guère plus, communier parmi les autres catholiques. On sait que depuis la position de l'Eglise a été claire sur le négationisme, qu'elle ne cautionne pas et le pape l'a redit : il ne savait rien des propos de "l'evèque" et les a condamnés fermement. La demande de levée des excommunications émanait des évêques traditionalistes eux-même. Cela n'enlève rien au fait que Vatican II devra être discuté, à nouveau, avec les évêques traditionalistes, Rien n'est donc encore joué pour une pleine réintégration.

 L'indignation autour de l'excommunication après l'avortement pratiqué sur une fillette de neuf ans est à nuancer largement, en suivant les faits, en suivant l'historique. Mais le sujet dépassait cette pauvre enfant, abusée par son beau-père. L'avortement des jumeaux est, dans la pensée de l'Eglise, un drame qui s'ajoute à un autre drame. Il ne s'agit pas d'un prêtre en habit, narines fumantes, père la vertu fulminant son excommunication sur une pauvre enfant. Elle ne l'a d'ailleurs pas été, à la différence de son entourage et de ses médecins.

 
Pour un avortement, l'excommunication est automatique... c'est ce qu'a rappelé l'évêque. Si les soins donnés à la fillette avait entrainé la perte des embryons, il n'y eut pas eu d'excommunication, c'est la volonté délibérée de le pratiquer qui est en cause. Il s'agit d'une règle stricte avec laquelle on ne transige pas. Pour l'Eglise, l'avortement est, ni plus ni moins qu'une sorte de meurtre, qu'Elle ne saurait tolérer. La chose n'est pas nouvelle. Elle n'empèche pas la compassion.

Mais il s'agit en soi d'un fait divers géographiquement lointain, autour duquel tout un chacun a émis une opinion. On ne connait pas l'enfant. Lui a-t-on demandé son avis à son âge? Il est à craindre que non. On ne lui avait rien demandé non plus auparavant. Le tout est sordide. Il se dit que sa santé n'était pas réellement en danger. L'accouchement se serait fait par césarienne, si la grossesse avait été menée à terme. Au Brésil, pays très catholique, un véritable bras de fer se joue entre pro et anti avortement et tout cela se joue bien au-dessus de cette petite infortunée, qui ne demandait sans doute pas tant de publicité autour de son malheur, un malheur dont tout un chacun se moquerait si l'on ne se servait pas de sa mésaventure.

Il sera utile de lire également ce que le pape a vraiment dit au sujet du préservatif. Ici aussi, il est dans la logique de l'Eglise, maniant les interdits, la compassion et la charité. Là non plus, rien d'extraordinaire, rien de nouveau.

En attendant, le pape s'est bien rendu en Afrique, où il a été chaleureusement accueilli. En attendant le pape y a dénoncé, au-delà de la guerre, la cupidité et la corruption, mais aussi les activités des multinationales, il a exorté les plus puissants des africains à aider les plus pauvres, il a appelé l'Afrique à devenir le continent de l'espérance. Si son appel a été entendu sur place, s'il a soulevé un véritable enthousiasme, si beaucoup d'efforts devront y être fait, c'est avec beaucoup de justesse que le constat a été dressé. Personne d'autre ne pouvait le faire aussi justement.

Et ce sera toujours un avant-gout du 2 ème Synode d'Afrique qui se tiendra en octobre. En effet, au-delà de l'usage du préservatif, au-delà de telle et telle récrimination de l'occident envers le pape, les prêtres d'Afrique sont plus proche des réalités africaines que ne le sont nos penseurs occidentaux et sont plus à même de dénoncer les travers de leur société, n'excluant pas même de faire leur auto-critique...

Ce sont ces réalités qu'ont masqué durant le séjour du pape les différentes prises de position des journaux français. Dans une époque qui aime tout simplifier, le pape est parfois trop complexe, il faut souvent bien l'écouter... à défaut, ses propos sont déformés et simplifiés. Car c'est bien une forme de mépris pour les "nègres" qu'ont vu la plupart des africains dans les discours autour du préservatif de l'occident. Et on ne peut que se joindre au pape pour souhaiter que l'Afrique devienne réellement le continent de l'espérance.

jeudi 19 mars 2009, a 16:53
De la nécessité de savoir tourner sa langue
 

La rapidité de l'information et sa disponibilité font qu'elle n'est pas toujours, sous couvert de neutralité, aussi nuancée qu'il n'y parait, d'autant qu'il faut qu'elle passe vite, faute de perdre une grande partie de son intérêt. Aussi est-elle, même lorsqu'elle est incomplète, diffusée le plus vite possible. On ne peut attendre. Le temps, dit-on, c'est de l'argent... 
 
Est-ce la raison pour laquelle les propos tenus par le pape, dans l'avion qui le menait en Afrique, cette semaine, en réponse à un journaliste qui l'interrogeait, ont été tronqués? Nul ne le sait! Mais une fois le propos déformé, la charge a été lancée. Ainsi le pape aurait dit "On ne peut pas régler le drame du sida avec la distribution de préservatifs, qui au contraire augmentent le problème"
 
Du moins, cette fois-ci, le pape a-t-il vraiment cité le mot "préservatif", contrairement à Jean-Paul II, vilipendé à l'époque par tous, avant de devenir une sorte de saint laïc, le jour de sa mort.  
 
L'information passée, l'ensemble de la presse l'a reprise et il devenait difficile de rétablir la vérité telle qu'elle a été. Ainsi chacun s'est senti obligé, dans le petit monde politico-médiatique français, de lancer une petite pique à l'intention du pape, le taxant de meurtrier ici, d'irresponsable là, le disant problématique dans l'ensemble, en tant que pape.
 
Peut-être, mais nous pourrions aussi nous interroger sur nos personnalités françaises. Pas un seul n'a attendu d'avoir le texte en son intégralité. Personne n'a cherché à savoir ce que le pape avait réellement dit. sans doute faut-il savoir hurler en même temps que les autres, à défaut, l'on est pas entendu.
 
Se félicitant d'abord de l'action des organisations catholiques, Benoit XVI  a simplement répondu à la question d'un journaliste concernant la position de l'Eglise : "La position de l'Eglise catholique sur la façon de lutter contre celui-ci (le sida) est souvent considérée comme n'étant pas réaliste et efficace" disait le journaliste.
 
Ce à quoi le pape a répondu, en prônant la responsabilité de chacun et la charité envers les malades, l'allusion au préservatif n'étant qu'une a-parté. Que le lecteur prennent son temps pour se faire une idée juste en allant lire la réponse de Benoit XVI, bien plus profonde que le propos qui lui est attribué.
 
Cette démarche médiatique et les réactions qui s'en suivent restent pourtant surprenantes. Peut-être faudra-t-il un jour expliquer que le pape est catholique, et qu'il ne prônera rien autre qu'un idéal chrétien de chasteté, avant mariage.
 
"Malgré" les déclarations des papes, il est à noter que les pays africains à tendance catholique sont parmi les moins touchés par cette maladie. Et, les africains n'ont pas attendu la presse française, pour accueillir chaleureusement Benoit XVI, notamment pour une grande messe à Yaoundé...

L'on peut parier que son voyage, comme aux Etats-Unis, comme en France, sera une véritable réussite.

samedi 15 mars 2008, a 12:52
La liste des péchés de la presse...
 

C'est après une conférence de presse, donné par Mgr Gianfranco Girotti au quotidien du Vatican, L'Osservatore romano, que toute la presse a repris une curieuse nouvelle : la "liste des péchés" se serait allongée et comporterait désormais, en plus des sept péchés capitaux classiques, trois ou quatre péchés de plus. Poluer, se droguer, voire même s'enrichir à outrance serait devenu désormais péchés, loin de la désuétude un peu moyen-ageuse de la paresse, de la gourmandise ou encore de la luxure.  
 
Les qualificatifs ne manquaient pas dans les titres des journaux. Notons à leur décharge que si l'information était vraie, ce serait un petit évènement. Ils évoquent un "dépoussiérage", une liste "Plus sociale, plus verte", etc, etc. Un article va même jusqu'à titrer que l'Eglise rallonge la liste des péchés capitaux...! L'on pourrait s'en amuser, pourtant la situation est inquiétante et laisse mal augurer du sérieux de la presse en général et de la presse professionelle en particulier. D'une information déformée, par une agence de presse, aussitôt tous les journaux ont fait leur titre, sans même vérifier leurs sources. Pire encore, ils se sont entêtés dans une information qui pour un lecteur averti ne pouvait que prêter à caution.
 
Sur Europe1, une jeune femme traite de cette information très sérieusement. Elle affirme "les sept péchés capitaux c'est de la vieille histoire finalement" et qu'à présent il existe  quatre péchés de plus, avant de les citer précisément, sûre de son fait, développant une sorte de programme anti-péché qui sortirait tout droit de l'Eglise. La mondialisation a changé dit l'archevêque, selon elle, la nature des péchés, ce qui explique bien sûr ce revirement du Vatican...
 
France info a même pris la peine de faire un débat, dans un véritable dialogue de sourd selon le curé bloggeur  Emmanuel Pic. Un autre curé, Emmanuel Schwab, y explique qu'il s'agit juste d'une piste de réflexion sur le péché dans la société actuelle, mais en aucun cas d'une nouvelle "liste". L'essayiste Patrick Banon, "chercheur en sciences des religions et systèmes de pensée" (s'ilvousplait), explique qu'il faudrait classer le racisme comme un péché... Les péchés capitaux ne sont-ils pas dépassés demande la journaliste au curé... Plus qu'un dialogue de sourd, c'est à désespérer des journalistes et des chercheurs...
 
Pourtant il suffisait de chercher un peu. Le journal La Croix  ou encore le Bien public  font entendre une voix discordante, en citant notamment exactement l'archevêque : "Alors que le péché concernait jusqu'à présent plutôt l'individu, aujourd'hui il a une résonance sociale, en raison de la mondialisation ". Il ne s'agit pas pour le prélat de revenir sur une prétendue "liste de péchés", mais d'étendre la notion de péché à la responsabilité collective, le père Pic l'explique bien : "une invitation à ne pas limiter notre examen de conscience à notre seule responsabilité personnelle directe". Le père Emmanuel Pic traite aussi du sujet sur son blog ( ici et  )
 
Ne cherchez pas une liste des péchés. Le père Pic, interrogé par le "Bien public " explique "En dehors de la distinction entre les pêchés mortels et les péchés véniels, il n'existe pas de liste exhaustive des péchés. Il y avait autrefois dans les confessionnaux des listes qui permettaient aux pénitents d'établir leur examen de conscience, mais en aucun cas un classement en ordre d'importance pour les faire culpabiliser." Le curé ajoute même que le traitement médiatique de cette information n'est qu'une simple caricature.
 
Tout cela est regrettable à divers titres. La piste de réflexion, par-delà l'aspect religieux développé par l'archevêque, a toute son importance sur des questions très actuelles. La pollution est l'un des drames de notre siècle, non pas seulement à cause du réchauffement climatique, mais aussi sur le nombre d'espèce qui disparaissent (l'Eglise a d'ailleurs évoqué ce sujet sous l'angle religieux auparavant, évoquant la nécessité de préserver la Création, confiée à l'Homme) et personne ne peut agréer moralement l'exploitation dans le monde de la pauvreté, notamment par les entreprises internationales. Dans un monde qui se "globalise", nous sommes tous un peu responsable les uns des autres, c'est je crois, la piste qu'à voulu développer l'archevêque, mais chacun peut chercher un sens plus large. Par son traitement de l'information, la grande presse a tout simplement désinformée l'opinion publique.
 
Comment ne pas s'amuser de cette presse? Comment ne pas rire en lisant les papiers sur cette prétendue "liste des péchés" décrite dans nos journaux. La presse professionnelle, toute infatuée d'elle-même, a fait tout ce qu'elle reproche au journalisme "citoyen" : des informations mal développées, aucune recherche à la source, des affirmations lancées péremptoirement... ne manque que les fautes d'orthographe, ce qui serait un moindre mal! Aussi peut-être serait-il temps, qu'avant ou après la grande messe du vingt heure, la grande presse prenne le temps de dresser une liste de ses propres péchés!
 
L'image est une allégorie des sept péchés capitaux

mardi 06 novembre 2007, a 14:43
Le "Perroquet Libéré" répète tout...
 

  Le journalisme citoyen est en train de se développer, c'est indéniable, et il s'aventure même sur le terrain plus satirique, avec la tenue du journal électronique, "Le Perroquet Libéré" , dont l'existence était menacée il y a peu, par son principal sujet d'écriture: Bertrand Delanoé. Les journaux n'ont que peu relayé l'information: trainé devant la justice, le perroquet libéré faillit y perdre tant de plumes que le site a presque fermé. 

 

En ligne de mire le nom de domaine, "delanoé2008.com", deuxième site, fondé également par François Devoucoux du Buysson et Max Dupré, deux opposants sans parti politique affiché. Le perroquet libéré doit son nom à une oeuvre d'art pour laquelle la ville de Paris avait envisagé de se procurer un perroquet vivant, ce qui avait choqué quelques personnes, n'imaginant pas un animal vivant, dans un musée. Tout comme le figaro qui cite le personnage dont il tire le nom sur sa première page, le Perroquet cite lui aussi Bertrand Delanoé, en tout premier: "Je vous demande d'être des citoyens actifs et de nous dire ce qui ne va pas".

 

Et le site s'y applique...   Impertinent, un peu sur le modèle du Canard Enchaîné, traitant de la ville de Paris et de son maire, bien souvent sur des sujets inédits dans les grands journaux, les fondateurs du site se sont attirés les foudres du maire de Paris en créant un site d'opposition en vue des municipales prochaines sous le nom de delanoe2008.com, et a été condamné durant le mois de septembre à verser "1 euro de dommages et intérêts à Bertrand Delanoë et 1.500 euros au titre de l'article 700 (5.000 euros avaient été réclamés).", ce qui est relaté dans un post dénommé "Le journalisme citoyen est un métier dangereux" , sur le site désormais rebaptisé vivement2008.com .

 

Le perroquet (et son double vivement2008) pourrait devenir incontournable: il est toujours bien renseigné,et ne s'avance jamais sans être sûr de ses informations, sa plume est précise, et ses coups de bec toujours bien assénés. Tout y passe, du naufrage annoncé de la piscine flottante Joséphine Baker, à la communication du maire de Paris, en passant par le budget municipal ou la circulation routière. Ainsi si un site  à tendance homosexuelle  le décrie dans ses pages, lui attribuant "une méchante fixette sur les pédés", pour selon lui des propos sur l'homosexualité du maire "(("Delanoë n’aime pas les tentes" à propos de la polémique sur le matériel donné aux SDF parisiens par Médecins du Monde)", cela ne l'empèche pas de dénoncer le communautarisme sexuel (ou plutôt le clientélisme du maire) de la capitale, notamment pour certaines manifestations, comme le festival de "films lesbiens" , subventionné par la mairie à hauteur de 10000 euros, mais interdit aux hommes, avec gardien(ne) de sécurité pour ce faire, à l'entrée. De fait l'on peut s'étonner de ce que l'art devienne un objet de séparation entre les personnes, par communautés (avec subventions munucipales et présence en sus de la HALDE), là où il devrait appeler à l'universel. Cela n'empêche d'ailleurs pas le perroquet d'évoquer ensuite les transexuels, pour soutenir le PASTT et sa baronne  face au maire de Paris, association qui lutte pour sortir les transexuels des problèmes de proxénétisme, entre autre.  

 

 Le perroquet est engagé, et son ton est libre, ce qui lui a déjà attiré les foudres de la municipalité. Il est regrettable que la grande presse n'ait pas relayé son aventure au tribunal de grande instance, à l'heure où elle se plaint de son manque de liberté aussi bien devant les puissance politique, que devant les puissances financières. Se décrivant comme un journal satirique, ce site de journalisme dit "citoyen", a une fonction un peu abandonnée par les journaux traditionnels, et participe de fait au bon fonctionnement de la liberté de la presse, tant évoquée par les journalistes professionnels... Ses lecteurs l'ont bien compris, qui l'ont aidé à se remplumer  après son passage devant la justice.

jeudi 01 novembre 2007, a 17:51
L'Express, le Canard enchaîné, journaux racistes!!!???
 

  Tandis que le Canard enchaîné s'exclame «Elève Rachida, au piquet !», en publiant l'extrait du curriculum vitae de Rachida Dati présenté dans son dossier administratif pour intégrer l'École nationale de Magistrature, la presse fait état de pressions inquiétantes sur les journaux ayant publié sur le sujet.  

 

Déjà l'Express aurait reçu des appels émanant de l'entourage du ministre, selon Christophe Barbier, et faisant part de menaces ahurissantes de Rachida Dati: "Je vais aller à la télévision dire que c'est un journal raciste!" ce à quoi il répond: Allons donc: raciste, le journal d'Albert Camus et de Raymond Aron ?… avant de relever les propos du Canard enchaîné, qui a vraisemblablement reçu un appel du porte-parole du ministre  qui leur explique que «la formule “ancien élève de l’Institut supérieur des affaires” signifiait clairement qu’elle n’avait pas obtenu le diplôme final», puis le ministre lui-même a décroché son téléphone pour appeler le canard et lui faire le même reproche qu'à l'express, canard qui ne s'est pas démonté en répondant «refrain connu. Seule solution, ne parler de la ministre qu’en termes élogieux et pratiquer la discrimination ministérielle positive.»

 


  Christophe Barbier souligne que Le Point diffusera les meilleurs extraits du futur livre du garde des sceaux, et conclue non sans ironie "Dans l'urgence, elle a trouvé un organe de presse docile et véloce pour porter sa défense. "La voix de son maître" est toujours un slogan valable." et c'est très à propos qu'il pose une question judicieuse: "est-il raisonnable de réagir ainsi quand on occupe un des plus hauts postes de l'Etat?" évoquant pour finir la liberté de la presse. Oui, c'est un fait la presse est libre, et en l'occurrence, dans le Canard enchainé, le curriculum vitae exhibé indique bien à l'année 1993: «M.B.A. du groupe H.E.C.» avec la mention «ancienne élève de l’Institut supérieur des affaires» confirmant ce que l'express avait dévoilé auparavant.  

 

Le ministre se serait aussi inquiété de ce que certains sites internet auraient évoqué un diplôme "falsifié", ce qui en effet n'est pas le cas. Pour autant, un Garde des sceaux se doit de garder la mesure dans ses critiques de la presse, en effet, l'accusation de racisme est malvenue, n'ayant aucun rapport avec les faits relatés dans la presse, même si les noms évoqués d'autres ministres concernant des diplômes mentionnés dans leurs CV devraient eux-aussi être traités, pour être juste.

 

 Notons que ces autres ministres n'ont pas fait de bruit autour de ces rumeurs.   Rachida Dati, présentée comme un exemple d'intégration réussie, présentée comme autoritaire selon certaines rumeurs, et actuellement en froid avec le monde judiciaire, n'a pas su faire preuve de diplomatie dans cette affaire, qui aurait pu prendre de moindre proportions...

samedi 20 octobre 2007, a 20:06
Où va la presse?
 

  C'est un fait, la presse nous a caché les aventures de nos anciens président, Mazarine Pingeot en est l'exemple éclatant. Le président apparaissait pour ce qu'il était, le chef de l'Etat, le reste étant tu, bien que toute la presse dite "parisienne" soit bien au fait de chaque affaire personnelle, de par sa proximité avec le pouvoir. Elle se fait à présent plus loquace, nous dévoilant les problèmes de couple du président, lorsqu'elle avait été plus discrète sur une liaison d'une consoeur d'un grand journal avec celui qui serait élu plus tard. Le pouvoir est-il complice de ces déclarations? Ce retournement est-il vraiment souhaitable?     

 

 Nous savons tout ce qu'il est possible de savoir sur nos représentants politique à présent, du divorce du chef de l'Etat, apprenant ici que ce n'était plus possible, qu'il fallait que cela arrive, ou encore là que cela n'allait plus depuis quelques temps, qu'il y avait des précédents, avant de supporter une analyse sur le futur comportement du chef de l'Etat, sans sa muse, pour diriger le gouvernement. Les journalistes sont allés jusqu'à Lisbonne pour poser des questions sur ce fameux divorce! Ce n'est pas le seul exemple de "pipolisation", nous avions pu peu de temps auparavant admirer dans un journal "pipeul" l'ancienne candidate, en maillot de bain sur une plage, avant de voir son ex-mari lui aussi à la plage avec une autre femme, ou encore des déclarations sur les préférences sexuelles de l'un de nos plus célèbres maires, mais aussi d'un député, effectuant tous deux leur "coming out".    

 

 Que s'est-il passé pour que la presse, de celle qui fut jusqu'ici plus sérieuse, et plus mesurée, ne nous abreuve à présent de tant d'impudeur? Elle a simplement suivi le mouvement... Pendant qu'elle était sérieuse, les hommes et les femmes politiques ne l'étaient plus, ils allaient sur le petit écran, l'une posant avec son bébé à la maternité, lorsqu'elle était ministre, tel autre répondant de savoir si "sucer c'est tromper" à un présentateur de télévision bien connu, utilisant le "tu" avec des journalistes, dans ce qui leur paraissait peut-être ressembler à un dépoussiérage du discours politique. La frontière du monde politique et du monde du "show business" devenait plus ténue.

 

 Par la suite on a souhaité que le futur président soit une femme, parce qu'elle était femme précisément...    

 

Dans le même moment, un traité déjà refusé par référendum refait surface, vaguement allégé, mais gardant l'essentiel, pendant qu'à l'autre bout du monde, une femme est tenue à demeure pour son action politique, qu'une autre femme, émue en rentrant d'exil dans son pays, pleure en y posant le premier pas, et tandis qu'elle avance dans la foule qui l'acclame, le rêve se transforme en cauchemar, des bombes explosent, des corps qui l'acclamaient l'instant d'avant sont déchiquetés et mutilés, et à la joie succèdent les cris de douleur, lorsqu'elle se retire indemne et choquée. A ces deux femmes ne viendrait pas l'idée saugrenue de leur demander si "sucer c'est tromper", parce que leur combat politique est d'une autre mesure, et qu'elles ne jouent pas, il ne viendrait pas à l'idée de les photographier en maillot de bain sur la plage, non, leur combat est sérieux, et elles y jouent leurs vies.    

 

Ce ne sont pas les journalistes qui sont à mettre en cause, loin de là, on ne peut leur dénier leur talent, et certainement leur intégrité, ils couvrent tous les sujets, et le font bien, mais très certainement les rédactions qui les emploient demandant telle "une", classant les articles. Ce n'est peut-être pas sans rapport avec le malaise du secteur, pour lequel un sénateur présentait le 10 octobre un rapport titré "Presse quotidienne d'information : chronique d'une mort annoncée"  . La presse est en difficulté, et se fait racoleuse.. "La presse quotidienne d'information politique et générale traverse une période difficile marquée par la désaffection de son lectorat, la baisse continue de ses recettes publicitaires et le maintien de coûts de production élevés" selon le sénateur. Dans un élan d'enthousiasme sans doute, il va jusqu'à proposer de d'installer des points de vente dans les lycées...    

 

Mais la presse est-elle un produit comme un autre? Un journaliste doit-il parler de tout, sans égard à la moindre pudeur? Que nous importe , hormis pour des questions plus juridiques, liées au statut du chef de l'Etat, son divorce? Mais surtout, quelques lignes n'auraient-elles pas suffit? Et quels sont derrière tout cela les enjeux financiers, sachant qu'à présent les journaux sont détenus par des hommes d'affaire, dont le but est plus particulièrement financier.     De grâce, ne mélangeons pas les grands journaux d'information, et la presse "pipeul"! Cela ne la décrédibilisera que plus! Quant à savoir ce qu'attend le lectorat qui semble déserter la presse, difficile de répondre! Mais certainement pas de supporter des financiers  qui influeront sur la ligne éditoriale.

samedi 13 octobre 2007, a 19:03
Plus de mille rédacteurs chez Come4news
 

  Come4news accueille son millième reporter dans la personne d'Hélène Le , très récemment arrivée, et qui a déjà publié ses premiers articles. 1000 personnes écrivent donc à présent, les uns occasionnellement, ou qui le feront, les autres plus régulièrement, mais la diversité est là, et d'un article à l'autre, le lecteur retrouve des opinions divergentes, des points de vue opposés...  

 

C'est en février 2007 que j'ai découvert le site qui ne s'appelait pas encore ainsi, et qui portait le nom de technoblog, avant son rachat . Il faut croire que je suis arrivé à une époque charnière, puisque peu de temps après le site prenait son nouveau nom, et surtout sa nouvelle présentation  . La première présentation était un peu sommaire: dans une colonne au centre se trouvaient les articles mais la couleur n'était pas engageante, et naviguer était un peu fastidieux. Déjà de nombreux articles de Michel , dont le premier article date de novembre 2006, et qui a toujours été fécond. A l'heure où j'écris, 1012 personnes sont enregistrés en tant qu'auteur, et 7305 articles ont été référencés. En quelques mois de nombreuses personnes sont arrivées, et le déclic me semble avoir été les élections présidentielles: on se battait dans ces pages pour savoir qui était le meilleur des candidats, qui pour Bayrou, qui pour Royal, qui pour Sarkozy. Un tel était fasciste, telle autre incapable, celui-ci rassembleur. Et de nouveaux auteurs sont arrivés, parfois repartis, comme Mouton , féroce opposant à Sarkozy! Il reviendra peut-être un jour exercer sa plume.  

 

Les commentaires sur le coté gauche, d'abord par cinq, puis par dix, et aujourd'hui par quinze, sont arrivés un peu après la nouvelle présentation, ce qui a donné lieu à des commentaires plus fréquents, qui auparavant restaient comme confidentiels, uniquement lisibles sous l'article. Sont arrivés des personnages tels que Dominique Dutilloy , que je connaissais pour l'avoir croisé dans agoravox, la belle Nathalie 21 , gergoviaLibertus  pour l'écologie, 0Jiminix pour les végétariens et les mélomanes, 1Selda , les dessins de 2Frep (pour le premier) ou de 3Hub, 3Phildu19 , 5Olivier Bonnet , déjà journaliste comme Dominique Dutilloy ou encore la toute récente 6évajournalisterésistante , de la poésie avec 7Joël Conte  le pilote 8Julien133 , des rédacteurs francophones d'autre pays comme 9Jam, ou 0Pacsey  , et le site héberge aussi depuis longtemps les textes en anglais de 1amitm123 . Je ne peux citer tout le monde, qu'on m'en pardonne!!!

 

Je dois dire que les articles, d'une façon générale, ont de plus en plus d'intérêts, quelle que soit l'opinion qu'ils défendent. Il me semble qu'ils sont devenus plus longs, et surtout plus détaillés et plus construits que par le passé, mais ce n'est qu'un opinion personnelle. Come4news est une excellente occasion de s'exprimer, mais aussi de s'exercer, et d'évoluer dans sa façon d'écrire, je suis convaincu que de nombreux étudiants en journalisme passeront par ici, dans ce but.  

 

Jamais je n'ai vu de censure sur le site, sauf peut-être une fois, pour des propos qui en effet le méritaient. Les rédacteurs n'ont pas toujours les mêmes opinions politiques ni les mêmes centres d'intérêt.Je crois pouvoir dire que les commentaires se sont multipliés par dix, il y avait Aurélie qui laissait un mot de temps en temps (j'espère avoir le plaisir de la relire), et puis Vautier qui est resté prolixe sous chaque article, avec bien sûr les commentaires fréquents de Dominique, ce qui est toujours bienvenu. J'ai moi-même trouvé beaucoup de plaisir depuis que je connais le site, à écrire, à confronter mes opinions, à m'exprimer, parfois avec vivacité, mais toujours pour trouver une nouvelle entente, et surtout à écrire des articles sur des sujets que je souhaitais développer, avec une véritable liberté, telle que la permet Come4news.  

 

J'ai personnellement toujours trouvé une bonne écoute de la rédaction, je pense notamment à 2Michael Flamand , qui est très aimable et très présent, même si cette présence reste peu visible, et qui a su m'aider lorsque, nul en informatique, je me débattais pour installer une vidéo, par exemple. Peut-être une toute petite remarque: les couleurs du site pourraient être plus nuancées, ce qui donnerait plus de sérieux d'un premier abord au site, pour le visiteur. Mais c'est le fond qui compte, le fond est de plus en plus présent, et aussi l'intention du blog: je sais en écrivant ceci que je ne serais en aucune façon censuré sur le site.   Merci donc à Come4news!  

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Ce petit blogue parle de tout et de rien, il veut être ouvert aux débats et se félicite toujours de recevoir des commentaires.

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