Les présidents Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac seront tous deux présents aux obsèques d'Omar Bongo,
ce mardi 16 juin. En effet, comme chacun le sait, le président du Gabon
entretenait des rapports très étroits avec les différents présidents
français, il aurait même, selon Valéry Giscard d'Estaing, financé la
campagne électorale de Jacques Chirac et certainement bien d'autres
campagnes électorales françaises.
Omar Bongo était le doyen de ce qui a pu être appelé la
françafrique, ce vaste réseau franco-africain d'arrangement entre
politiciens des deux bords, et il était dernièrement visé par la
justice dans des affaires financières, qui ne sauraient masquer
totalement le fait que des politiciens français ont largement profité
de l'argent qui transitait entre le Gabon et la France.
Ce qui est sans doute le plus désolant dans la présence des chefs
d' État français, c'est qu'après le décès de Senghor, Ils brillaient
par leur absence, alors qu'il fut l'inspirateur de la francophonie et
qu'il avait imaginé la baptiser du nom de "francité", alors qu'il était
un grand poète de langue française et qu'il était également membre de
l'académie française.
Mais nos politiciens ont les priorités qu'ils peuvent. Chacun sait que
la poésie ne nourrit pas son homme, de nos jours... Et comme Omar
Bongo, que la presse a tort de mépriser, car il représente bien une
partie de l'Histoire de France avec ce qu'elle a de bon et de mauvais,
aura un successeur, il ne sera pas mauvais qu'il garde de bonnes relations avec la France, des relations saines, autant que possible.
Décidément la politique ressemble de plus en plus à une sinistre
farce et le spectacle de la campagne européenne qui vient de se
dérouler, ainsi que son résultat, ne nous inspirera pas le contraire.
Sans doute y eut-il quelques élans chez les uns et les autres qui m'ont
alors fatalement échappé, du moins rien n'a su toucher le public sur
son propre sort, ni même l'intéresser de près ou de loin aux rouages de
ce grand machin qu'est l'Union européenne.
Le débat ne volait pas bien haut non plus. Il y eut peu (ou pas?)
de traits d'esprit, cette spécialité pourtant toute française, là où un
petit mot fait parfois la différence. Mais notre époque est plus
idéologique et plus technique que ce fut le cas par le passé. On ne
fait plus d'esprit, on n'improvise pas, en témoignent les fameux
prompteurs de nos politiciens. L'esprit n'est plus nécessaire, il
suffit de savoir lire.
Même la plus petite répartie est sanctionnée. Il ne faut pas sortir des
sentiers battus, sans quoi l'on est aussitôt sanctionné par le reste de
la famille politique. Le linge sale, chacun le sait, se lave en
famille... Mais le plus marquant de cette élection est certainement
l'inversion des valeurs qui peut y être constaté.
Tout d'abord, le débat
François Bayrou et Cohn Bendith a retenu le plus particulièrement
l'attention du public et de fait, il a été particulièrement médiatisé.
Taxé de minable par son adversaire et subissant régulièrment des
attaques à caractère personnel, le président du modem a cru pouvoir
répondre sur certains écrits parfaitement nauséabonds, concernant les
enfants, dont se rendit coupable, par le passé, le candidat écologiste.
Il faudrait pouvoir s'amuser de l'aventure de François Bayrou, qui
avait su se mettre tout le monde politique à dos, sauf les électeurs,
selon lesquels il savait faire la synthèse entre les différents
courants. Attaqué personnellement, il avait une bonne réplique,
cinglante, également à caractère personnel. Il n'avait sans doute pas
prévu qu'une icône de mai 68 restait inattaquable et que la morale ne
serait pas de son côté, d'autant que ses adversaires n'attendaient que
cela.
On a même pu dire par la suite, que les préférences sexuelles ne
devaient pas être évoquées, comme si l'attirance envers des enfants
était une simple "préférence sexuelle", on a même pu dire que tout cela
était ancien et contextuel, comme si certains sujets étaient affaire de
contexte. Ici ce n'est plus une question de contexte mais une question
de personne. François Bayrou n'est que l'héritier de Giscard, son
adversaire est l'héritier de mai 68. On n'est pas sûr que mai 68 amène
forcément à cela, sans quoi il faut s'en défaire de suite...
On s'amuse, ou pas, du parti-pris des journalistes qui a permit de
sonner l'hallali... Heureusement que le pape n'a pas, dans le passé,
déclaré le quart du tiers de la moitié de ce qu'à pu dire Cohn Bendit!
La presse en parlerait à profusion, en rappelant ce qu'il a dit du
préservatif, exagérant les choses...
C'est aussi dans le cadre de la campagne
européenne que Dieudonné a pu être pointé du doigt, pour antisémitisme.
Son parti "antisioniste" y est aussi pour quelque chose, un parti dont
on se demande quel intérêt a son sujet dans une campagne purement
européenne... Toutefois la vidéo, dans laquelle il déclare, à propos de
Pascal Bernheim, "le puissant lobby des youpins sionistes qu'il
représente est voleur, raciste et menteur. J'ajoute que je l'emmerde
profondément, lui et toute sa clique d'enculés", a été parfaitement
décriée, par une presse qui a fait l'impasse sur les propos dont
Dieudonné a été victime.
La peau d'un nègre vaut-elle celle d'un youpin? il me semble qu'on ne
saurait en vouloir à Dieudonné de sa rancoeur, après le rejet de sa
plainte en Suisse. Pascal Bernheim avait plaisanté
de façon douteuse, disant qu'il était nègre, après une réplique selon
laquelle le candidat n'était pas très futé, ce qui assimilait les noirs
à des personnes mal pourvues intellectuellement. Si Dieudonné avait été
écologiste ou socialiste, tout un chacun aurait poussé de grands cris
et en tout premier les associations anti-racistes française (des associations suisses se seraient prononcées pourtant...), mais dans ce cas, il
n'en a rien été... Ici encore, ce n'est pas le principe qui est décrié,
c'est bien la personne.
Il eut été juste que Pascal Bernheim soit condamné, selon les règles en
court, même pour un euro symbolique. Ou alors les règles et les lois ne
veulent plus rien dire, si Dieudonné est poursuivi, ce qui est bien le
projet en cours... Il n'a fait que rendre la monnaie de sa pièce à
Pascal Bernheim, en précisant qu'il s'agissait d'humour... en réalité
un prêté pour un rendu. Il s'agit presque de légitime-défense, d'une certaine façon, sans vouloir défendre une personne, mais un simple principe.
En attendant, avec 60% d'abstention dans toute l'Union européenne, les
partis n'ont pas de quoi plastronner... Un 28% avec une participation à
40% ne fait que peu de chose, 20% et moins sont dérisoires, ce qui
n'empêche pas les uns et les autres de se réjouir! L'attitude la plus
juste serait pourtant de faire profil bas...
Rachida Dati par ici, Rachida Dati par là... son nom s'étale dans tous nos journaux du jour. Cette fois, ce n'est pas pour la tenue qu'elle porte, la énième confrontation avec les magistrats, une grossesse, une aventure qui lui serait prétée, des faux diplomes ou les affaires judiciaires concernant sa famille qui font jaser. Non, cette fois-ci, ce serait autrement plus "sérieux".
Rachida Dati , interrogée sur l'Union européenne, alors qu'elle brigue un mandat de député européen, a répondu en riant et avec une désinvolture goguenarde à des questions sérieuses, sur l'Union européenne, provoquant la polémique! Oui, elle rigolait gaiement de son ignorance, et la salle aussi!
Branle bas de combat! Il fallait aussitôt en informer le bon peuple. Mes amis, Rachida Dati se fout de vous et se moque comme d'une guigne, aussi bien de l'Union européenne, que de ses électeurs. D'ailleurs, dit-on, c'est Nicolas Sarkozy qui a tout fait pour qu'elle se présente, avec Michel Barnier... elle n'a eu qu'à acquiéscer.
Un journal bien connu nous raconte même comment dans la salle un jeune umpiste (populaire? Ils sont populaires les jeunes umpistes?) se demande si elle "se fout" des jeunes réunis là! Le journaliste est bien informé... Sans doute était-il présent, micro en main, et impertubable dans sa quête d'information et de vérité, à l'attention du public, auquel il doit bien cela...
Le contexte : au cours de la convention sur l'Europe des Jeunes populaires, Rachida Dati intervient après Michel Barnier. Elle arrive une heure après le début de la convention. On la dira en retard, ce qu'elle dénie aujourd'hui. Son intervention était plus tardive que celle de Barnier, voila tout, selon ses dernières déclarations.
En regardant bien la vidéo, l'on peut entendre, lorsqu'elle monte les marches du podium, la musique de présentation de "Qui veut gagner des millions". Son visage est hilare, comme une personne qui se prépare à faire une bonne blague.
Elle s'assoit. Elle n'a pas encore parlé, rien dit du tout, mais elle rigole bien quand même, puis elle se retient, en pouffant un peu. La première question a quelque chose d'ahurrissant : "Après Paris, quelle est la plus belle capitale d'Europe?", suivi de "quel est le plus beau monument hors de France?"... Une question sur les sources d'énergie en Europe. Elle demande à ce qu'on lui souffle... disant que pourtant, "on avait répété", parlant de sa "récitation".
Le jeune homme continue : "L'Europe s'occupe-t-elle trop des affaires nationales?", "Elle s'occupe de ce qu'on lui demande de s'occuper" répond-elle, avant de demander au jeune homme si sa réponse est bien la bonne... en riant de plus belle!
Aussitôt la nouvelle sue, tous les représentants politiques (c'est à dire la concurrence) des différents partis de s'offusquer, dans la lignée des journaux. La prestation est lamentable selon eux, c'est tout simplement, une honte, il faut bien le dire... elle est parachutée, d'ailleurs elle n'y connait rien. Et l'UMP de défendre Rachida Dati, en évoquant un harcèlement médiatique.
Rachida Dati qui vient pourtant de faire une mise au point sur France info, depuis le Liban où elle se trouve : "Hier on avait un moment de détente avec les Jeunes Populaires, on avait fait une parodie, moi je ne vais pas changer de tempérament j'aime la vie, j'aime rire".
Sa prestation, raconte-t-elle, n'était qu'une parodie de l'émission "Qui veut gagner des millions", ce qui parait tellement évident, que l'on s'étonne que les journalistes dans l'ensemble n'aient pas reproduit une information plus complète. Il est en effet inutile de chercher bien loin pour s'en rendre compte, d'autant que la suite de la réunion était, raconte-t-elle, bien plus sérieuse. Mais les images ne circulent pas au-delà.
Au final, Rachida Dati, en se moquant d'elle-même et du discours politique en devient finalement un peu plus sympathique. Ce qui est en revanche inquiétant, c'est le traitement médiatique de l'affaire. En quelques heures, une nouvelle est lancée et reprise partout, y compris par les adversaires politiques.
Cela n'a pourtant rien à voir avec le fond des élections européennes, qui semblent si éloignées du quotidien de chaque français, dans une période de crise où les chômeurs se multiplient. L'on pouvait attendre mieux de la part des politiciens et des journalistes, que cette parodie d'information et d'indignation chez les uns et chez les autres.
Les français méritent bien qu'on se moque d'eux, ils l'ont suffisamment prouvé. D'ailleurs, ne comprenant que rarement ce qui est bon pour eux, les français ont besoin de chaperons, en la personne de leurs dirigeants : ils ne peuvent se passer d'eux et ne sauraient en changer, ni même tenter de les remplacer!
La preuve : il y eut le référendum sur le traité constitutionnel, à l'occasion duquel les français seraient devenus les moutons noirs de l'Europe par leur "non", avant que le gouvernement ne tranche : l'on avait estimé en haut lieu que les députés étant élus au suffrage universel, les français étaient dignement représentés. La copie du traité, dite "de Lisbonne", sera adoptée, bien au-dessus d'eux.
Mais s'il n'était pas faux de dire que les français étaient représentés, l'acte était politiquement malhonnête et consistait à s'assoir sur le référendum. Tant pis pour les électeurs, ils l'avaient bien cherché. Ils en avaient redemandé. On avait rapidement conclu qu'ils souhaitaient ce traité car plus rien ne s'y opposait, les points litigieux étant contournés, après une écoute "active" des réclamations du bon peuple. Nous avons une chance folle d'avoir des élus si attentif, qu'ils comprennent aussitôt, à demi-mot, sans nul besoin de nous entendre.
C'est aussi ce que fait aujourd'hui la mairie de Paris, qui n'ignore nullement que les parisiens ne veulent pas de tours dans leur ville, mais qui souhaite imprimer sa marque sur le paysage parisien. Paris aura ses tours, qu'il le veuille ou non. Mieux encore : il aura ses tours et il le voudra, et s'il n'est pas d'accord, Il le voudra malgré lui, comme naguère les français avec leur traité.
Ne disons bien sûr pas le contraire : la question des tours se pose légitimement. Paris n'est pas extensible et manquera, tôt ou tard de place. Pour solution, la ville peut s'étendre en hauteur, à défaut, il lui faudra prendre du terrain sur la proche banlieue. D'autant que les tours ne concerneront pas le centre-ville. C'est une option, dans une ville qui manque de logements et notamment, de crèches.
Mais voila, les parisiens ne le veulent pas. Pas de tours à Paris. Paris n'est pas une ville en raideur comme New-York... elle veut rester comme elle est.
Aussi la mairie ne recule devant rien. C'est avec un aplomb sans faille qu'elle communique sur le sujet. Paris a déjà des tours nous dit-on. Tenez, la tour Montparnasse n'est pas une tour peut-être? Bien sûr que si c'est une tour et une belle même! Les parisiens la connaissent bien qui y montent volontiers!
Mieux encore : Paris possèdent deux tours sur l'île de la cité, et on vient du monde entier pour les visiter! Les parisiens les aiment aussi ces tours! Mais si! Les tours! Mais voyons! Mais si, vous le savez! Notre-Dame, ça ne vous dit rien? 62 mètres!
Puis comble de mauvaise foi, on annonce désormais aux parisiens, qu'en réalité, leur désir de tours est bien là, présent au fond d'eux-même, sans qu'ils ne le soupçonnent. C'est dans leurs trippes vous dit-on! Oui, suite à un sondage, les parisiens l'ont admis : ils souhaitent plus de logements, plus de social. et qu'est-ce que c'est si ce n'est pas un désir de tour cela, gros comme une maison, haut comme une tour? Ils les veulent vous dit-on!
Eh bien, que les parisiens ne s'inquiètent pas : leurs tours, objet de tous leurs désirs, ils les auront! N'en doutons pas, et tout cela dans les règles les plus strictes de la démocratie... Et ils seront heureux de les avoir, leurs tours... On les sondera pour le dire...
Peut-être vous souvenez-vous de ce jeune ministre radieux, mère
d'un nouveau-né, posant juste après la naissance de l'enfant, non loin
du papa, un papa au sourire un peu niaiseux et balourd, et qui ne
semblait pas très à l'aise? C'est le ministre qui avait souhaité cette
rencontre. Et ce ministre s'appelait :
(Non, nous ne parlons pas du père de l'enfant de Rachida Dati!)
C'est bien de Ségolène Royal dont nous parlons. Elle fut l'une des
toutes premières à mettre en scène sa vie privée pour servir son
parcours politique, alors que la pipolisation de la vie politique ne
s'imaginait même pas. A la clinique, c'est avec un sourire radieux
qu'elle pose, en 1992, avec son nouveau-né dans les bras, utilisant
au-delà de son image, celle de sa famille.
Il faut dire que Ségolène Royal avait certains atouts à exploiter
: elle est femme et même plutôt jolie femme. Pour se démarquer de tous
ces hommes au pouvoir, elle tente de s'imposer par l'image, une
image qui colle avec celle de la femme de l'époque, bien souvent mère,
et bien souvent active en même temps, parfois très ambitieuse... Nous
sommes juste à la fin de l'ère du "golden boy".
Assez curieusement, aujourd'hui Ségolène Royal continue à coller à
l'image de son temps. A son âge, elle a vécu son mariage avant de se
séparer de son mari, elle a des enfants, une situation, son mari vit
désormais ses aventures de son côté, elle du sien. Elle est restée
indépendante. Dans les deux cas, les journaux tiennent le public
informé, par photos interposées des vies de l'un et de l'autre.
Les journaux ne s'arrêteront jamais de le faire. Le public est
capricieux. La première photo parue, la personne découverte au détour
du magazine devient une manière d'"héroïne", notamment en laissant sa
vie privée déborder dans la presse. Le public attend alors la suite de
l'histoire, tout comme dans les séries télévisées en plusieurs
épisodes. Tant que la série marche, il n'y a aucune raison de
s'arrêter et la jeunesse passée, c'est le goût du scandale qui attire
le public.
Cette fois-ci c'est Paris Match qui a surpris l'ex-candidate
malheureuse aux élections présidentielles, au bras d'un homme, dans une
station balnéaire en Espagne. Les photos ont paru dans la presse et
comme chacun le sait, Ségolène Royal a répliqué en attaquant le journal
en justice. Mettre en avant son image lui convient, mais seulement
lorsqu'elle le souhaite.
Si la candidate socialiste réclamait 50.000 euros de réparation et
8.000 euros de frais de procédure, mettant en avant la violation de sa
vie privée, elle n'obtiendra que 14 000 euros et 2000 de frais de
procédure, assortis d'une leçon de morale du juge.
Celui-ci a en effet déclaré "L'étendue du préjudice invoqué doit être appréciée à la mesure de
la discrétion relative dont (elle) a entendu s'entourer, depuis de
nombreuses années", ajoutant "Il suffit à ce propos de relever que notamment ces derniers mois, à
l'occasion de la parution de deux ouvrages, ou à l'occasion d'échéances
politiques, elle a abondamment communiqué sur sa vie familiale avec ses
enfants."
Oui, les mêmes causes amenant les mêmes effets, l'on ne peut guère s'étonner que nos politiciens et nos politiciennes, après
s'être servis des journalistes pour arriver à leurs fins, ne voient la
situation se retourner. Car si les politiciens existent à travers la
presse, la presse, quant à elle, s'est trouvée un nouveau débouché
commercial, après les "stars", chez les politiciens...Ils l'auront, trop souvent, bien cherché!
Voila, c'est fait. La France réintègre
l'OTAN après que le général de Gaulle l'en ai fait sortir il y a de
cela bien des années, dans un contexte, nous dit-on, parfaitement
différent. Oui, car depuis, de l'eau a passé sous les ponts, la France
n'a plus la même aura, elle n'a plus les moyens de sa politique, plus
la même influence, elle ne peut plus porter sa voix dans le monde. Elle
est seule et preuve en est, sur une carte, elle ne représente que bien
peu de chose...
C'est donc inéluctable pourrait-on croire et c'est bien ce que nous
expliquent quelques chroniques bien senties, qui laissent deviner
combien le moindre regret serait mal placé, comme une forme de
nostalgie, voire d'un nationalisme mal placé, dans un pays qui n'a plus
les moyens, on le répète, de ses ambitions, et qui sera laissé pour
compte sur le bas-côté de la route, s'il se rebiffe. Non plus le mouton
noir de l'Europe, mais pire encore, de toute la partie occidentale du
monde!
Tiens!
La France n'a plus les moyens, plus la même
influence politique? Qui plus est sa langue est sur le déclin selon
journalistes et politiciens. C'est un fait. C'est ainsi. Personne n'y
peut rien. La situation est comme tombée du ciel. Une fatalité. Les
oracles ont été consultés. Et ils ne sont pas bon. Mais... on ne sait
pas pourquoi et on ne se posera pas davantage la question.
On se demandera pas pourquoi la France n'a pas mieux soutenu tout
le réseau des alliances française, lequel permet sur tous les
continents d'enseigner (partant de l'apprendre...) le français et la
culture française, constituant parfois un point de départ pour
l'apprentissage entre dialectes locaux.
Il faut bien dire qu'ayant intégré l'Union européenne, la France ne
s'exprime plus toujours en français et que parfois même, certains des
membres de son gouvernement encouragent chaleureusement l'usage de
l'anglais, pour une meilleure "compréhension" entre les européens. Il
faut savoir faire des choix!
D'ailleurs, dès l'application du traité de Lisbonne, dès que les
peuples réticents auront fini par céder en votant oui et en acceptant
les conditions de l'Union européenne, un ministre des affaires
étrangères européen s'exprimera pour toute l'Union, en anglais, comme
il va de soi. Cela n'a donc plus qu'une importance relative. Mais la
France aura son mot à dire! Enfin, juste un peu, parmi les autres... et
pas trop fort, il ne faut pas exagérer!
On ne se demandera pas non plus pourquoi la France a laissé passer
une grande partie de son influence dans le monde, préférant se retirer
de pays dans lesquels elle avait une large place, même si le climat
social ne s'y prête plus toujours. Mais la France ne regarde plus au
large, elle regarde l'Europe. Elle n'a plus de monnaie propre et paye
ses impôts à l'union européenne. Cependant elle agi, on vous le re-dit!
Mais de concert, de loin... et avec les autres... en bande.
Et puis après tout, qu'est-ce que la France? A-t-elle encore une
identité? Tout porte à croire qu'elle est prête à l'abolir. Elle a
abandonné petit à petit une bonne partie de sa souveraineté avant de se
donner corps et bien à l'Union européenne, puis aux Etats-Unis à
travers l'OTAN.
Petit à petit, elle démoli ses vieilles églises.
Elles tombent en ruine. Leur pierre s'effrite. Sans doute, pendant des
siècles, des gens y ont prié et s'y sont mariés, des enfants y ont été
baptisés. Mais la situation est comme tombée du ciel. Elles coutent
trop cher. C'est une fatalité. On a consulté les oracles. On y peut
rien...
Nicolas Sarkozy est-il superstitieux? Les hommes politiques le sont
parait-il, n'hésitant pas à consulter les oracles, à voir les sorciers
dans des pays étrangers, pour une élection ou pour une décision,
passant de l'horoscope personnalisé à la séance de voyance, ou à des
pratiques vaguement chamaniques. C'est du moins ce que certaines
biographies et quelques journalistes trop bavards racontent. Les
journalistes, ces mauvaises langues...
Cette fois-ci, c'est une société commerciale qui reprend le flambeau,
en publiant des poupées Vaudou de Nicolas Sarkozy et peut-être dans un
souci de parité, de Ségolène Royal, par la même occasion. Ainsi ne
dira-t-on pas qu'elle est boudée parce qu'elle est femme.
Mais, cela se sait, Nicolas Sarkozy ne se laisse pas faire et avait
aussitôt entamé un procès, dans lequel le juge ne lui donne pas raison. Le tribunal a en effet estimé que la "représentation non autorisée de
l'image de Nicolas Sarkozy ne constitue
ni une atteinte à la dignité humaine, ni une attaque personnelle. Elle
s'inscrit dans les limites autorisées de la liberté d'expression et du
droit à l'humour".
Sans
être paranoïaque, imaginer lorsqu'on est superstitieux, ce qui n'est
sans doute pas le cas de notre président, qu'à chaque réforme
impopulaire, quelques milliers de personnes iront pratiquer des rites
vaudou en plantant dans une poupée à son effigie des épines sur tout le
corps, peut-être même en récitant des rites magiques, cela a tout de
même de quoi faire froid dans le dos.
Et encore, le président a
de la chance! Il n'est pas né celui qui ira clouer un poulet sur la
porte de l'Elysée ou dessiner sur le pas de la porte un pentagramme,
les abords sont bien trop surveillés pour ce faire. Mais tout de même,
sait-on jamais... Qui n'a pas un jour frémi en pensant qu'un message
internautique ayant fait plusieurs fois le tour de la terre sur la
toile, n'allait pas lui porter malheur s'il interrompt la chaine?
Passer à côté de la fortune, tout de même!
D'ailleurs, c'est un comble! Lui qui avait hypnotisé et comme
envouté quelques millions de français, se trouve à présent la cible
d'une bande de comploteurs maléfiques, qui poupée vaudou à la main, le
narguent! A n'en pas douter, ils ont aussi envouté le juge, marabouté à
distance avec on ne sait trop quel rite étrange. S'agit-il de clous de
cercueil? A moins que le juge ne possède une poupée de Nicolas Sarkozy
et une autre, plus artisanale, de Rachida Dati?
L'histoire ne le dit pas. Reste une solution pour le président :
trouver un marabout pour lui faire une poupée à l'effigie du juge ou
pour lancer envers celui-ci un rite pour se le mettre dans la poche,
malgré les propos des juges sur le blog de Maïtre Eolas. Ce ne sera pas difficile à trouver, il suffit
de faire les bouches de métro ou les petites annonces.
PS : inutile de faire une petite poupée à l'effigie d'un petit bébé
lisant son journal sur la cuve des toilettes, j'ai près de moi un fer à
cheval et je n'hésiterai pas à m'en servir.
Ite missa est, croit-on lire de l'élection américaine, dans la plupart
des journaux. Tout juste si quelques réserves se font entendre sur la
victoire présumée de Barack Obama, tandis que les sondages, qui le
donnaient largement gagnants, révèlent à présent un fléchissement de sa
campagne, que le candidat tente de renverser par une couteuse publicité
télévisuelle, couteuse et envahissante, puisqu'elle déplacera aussi un match de
baseball, sport fort prisé outre atlantique sur les chaines de
télévision.
Mais si le ralentissement est constaté aux
Etats-Unis, en France, "l'obamania" ne connait, en revanche, pas de
fléchissement. Un récent sondage proclame que 81% des français lui sont favorable et que seul 7% d'entre
eux seraient prêts à voter pour Mc Cain.
Ce n'est certes pas sans rapport avec le fait qu'Obama soit "noir".
N'être pas dans son camp reviendrait presque à être raciste en notre
pays, dont les journaux n'ont eu de cesse de titrer à l'accession du
premier noir à la maison blanche, gage d'espoir pour une partie du
monde, tout comme lors de la dernière élection, le principal atout de
Ségolène Royal était d'être femme et d'être la première en position
d'emporter l'élection.
Les personnes sondées ne connaissent naturellement que bien peu de
chose du programme et de la personnalité du candidat de ce pays
lointain, c'est donc bien sur son aspect physique que celui-ci est jugé
et le sondage ne dit pas autre chose : plus de 30 % d'entre eux mettent
la couleur de peau en avant pour leur choix.
On ne saurait
d'ailleurs blâmer ces réponses. Ce serait le premier "noir" à la Maison
blanche, perspective historique selon les journaux (!). Les américains
voteront-ils pour un noir, se demande-t-on, l'Amérique en a-t-elle
finit avec ses vieux "démons" racistes? Autant de questions qui
suggèrent que l'américain moyen (et par extension les "blancs") est un
imbécile foncièrement raciste qui ne saurait se dédouaner qu'en votant
pour un noir...
Et vous? Oseriez-vous voter contre un noir?
Le fameux
effet Bradley, que toute la
presse évoque, ne dit pas le contraire. De peur de paraitre raciste,
des électeurs blancs répondent aux sondeurs qu'ils voteront pour le
candidat métis, malgré leurs intentions. Quelle est cette contrainte
psychologique, qui s'impose aux personnes blanches mais pas aux
"noirs", qui de leur côté admettent à plus de 90% qu'ils voteront
Obama, sans que cela pose un problème moral?
La proximité historique, liée à l'esclavage? Barack Obama n'est pas un descendant d'esclave...
Quelle est cette contrainte psychologique, qui fait qu'un blogueur noir,
favorable à Mc Cain, subit des menaces de mort des autres noirs? Quelle
est cette folie "raciale" qui prend nos journalistes, de tant préter
attention à la couleur de peau du candidat démocrate?
Les électeurs sont-ils donc si légers pour prendre en compte, avant
tout le reste, la couleur de peau d'un candidat, plutôt que son
programme?
C'est bien ce qu'il semble et cela laisse mal augurer de l'état de la
démocratie en général, toute empreinte de démagogie et de faux
semblants, servie par une presse pleine de bons sentiments et qui au
cours de la campagne est restée acquise aux démocrates et plus
particulièrement à Obama...
Kasparov est parait-il assez ennuyeux lorsqu'il s'exprime à une tribune, comme il le fait dans cette vidéo, malgré tout le talent de joueur d'échec qu'il a pu démontrer par le passé.
C'est peut-être ce qui a incité un plaisantin à faire voler un pénis au dessus de la salle qui en a bien ri, avant que le garde du corps du démocrate ne le saisisse au vol et ne le fracasse à terre pour finir en l'écrasant du pied.
C'est de très mauvais goût s'insurgent déjà quelques uns. Sans doute! c'est vrai que ce n'est pas très raffiné. Mais tout de même, il est bien tentant de répéter l'expérience dans notre pays, qui ne manque pas de ces endormeurs de foule. Nous avions déjà la tarte à la crème, peut-être aurons-nous à présent les pénis volants?
S'il est vrai que Kasparov défend certaines valeurs démocratique, il ne faut pas croire non plus qu'un pénis volant lors de son discours le décrédibilisera : c'est une publicité pour lui. Ne crions pas trop vite au coup monté du Kremlin comme certains le font déjà...
C'est une petite phrase de Michelle Obama, la femme du candidat à l'investiture démocrate, qui après les propos du pasteur Jérémia Wright, relance autour du candidat les soupçons de racisme anti-blanc. C'est tout naturellement que ses adversaires se sont emparés d'une parole qu'elle a imprudemment prononcé durant d'un discours, retransmis à la télévision, pour lui donner quelques leçons de patriotisme, obligeant son mari à prendre sa défense. Mais si la parole malheureuse circule, ce faux pas ne serait pas isolé et d'autres attendent de ressortir au grand jour pour mettre encore en difficulté Barack Obama.
"Pour la première fois de ma vie d'adulte, je suis fière de mon pays" avait-elle déclaré, ce à quoi répondent, dans une publicité pour le parti républicain du Tenessee, plusieurs personnages, se disant toujours fiers du pays et fiers d'être américains. La délégation du parti aurait en outre invité les stations de radio à passer de la "musique patriote" pour son passage à Nashville. Une attaque de bas étage pour Barack Obama, qui n'en a pas moins été contraint de défendre sa femme : "S'ils pensent vouloir faire de Michelle un sujet de campagne je leur conseille d'être prudents parce que je trouve inacceptable le fait d'attaquer ma femme ou ma famille" a-t-il déclaré.
Le candidat s'était déjà trouvé en difficulté avec les propos de son pasteur, pour lequel les blancs sont "des diables aux yeux bleus" et les juifs "des sangsues", Israel comparable à l'Afrique du sud au temps de l'Apartheid, qui avait tenu des propos "homophobes", mais aussi ajouté que les noirs devraient remplacer le traditionnel "que Dieu bénisse l'Amérique" par "que Dieu maudisse l'Amérique", compte tenu du mauvais traitement qui leur est, selon lui, infligé. Toutes ces déclarations, dans un pays entretenant un fort sentiment patriotique, ne pouvait avantager le candidat, et faisait naître dans l'opinion publique un soupçon de racisme envers les blancs de la part du candidat noir, d'autant qu'il l'avait présenté comme une sorte de père spirituel.
Selon un blog conservateur, "Serum de Liberté" , la femme du candidat ne serait pas en reste dans ce domaine. Le blog révèle en date du 6 avril, que le site "Politico" avait trouvé sa thèse de dernière année à l'université de Prince town, dans laquelle elle développe des propos pour le moins tendancieux sur les rapports entre les communautés. La thèse s'intitule "Princeton-Educated Blacks and the Black Community" . Elle y développe toute une vision de la communauté noire, "j'ai basé ma définition sur la prémisse qu'il y a une culture noire distinctive très différente de la culture blanche.", et d'ajouter "Des universités principalement blanches comme Princeton sont socialement et académiquement conçues pour satisfaire les besoins des étudiants blancs, qui représentent le plus grand nombre d'inscrits".
Dans sa thèse, elle avait interrogé d'anciens étudiants noirs, dans l'espoir qu'ils s'identifieraient toujours à la communauté noire "J' espérais que ces découvertes m'aideraient à conclure que, malgré le haut degré d'identification aux Blancs résultant du parcours éducatif et professionnel que les anciens étudiants noirs de Princeton noirs ont suivi, ces mêmes étudiants maintiendraient toujours un certain niveau d'identification avec la communauté noire. Cependant, les résultats ne confirment pas cette possibilité", ce qui dénote une position pour le moins communautariste.
Le blog finit son article par une citation fort bien trouvée de la femme du candidat : "Il n'y avait aucun doute dans mon esprit que comme membre de la communauté noire, je suis redevable envers cette communauté et que j'utiliserai toutes mes ressources présentes et futures, principalement au profit de la communauté noire, tout d'abord." ce qui n'est pas de très bonne augure pour un couple qui devra peut-être incarner un pays entier, dans toutes ses composantes. La thèse aurait été retirée de la bibliothèque de Princeton, jusqu'en novembre 2008, c'est à dire la fin des élections.
"Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirais qui tu es" nous raconte l'adage populaire. Barack Obama a beau jeu d'évoquer des attaques de bas étages, il n'en est pas moins troublant de constater que tout son entourage tient des propos qui seraient inadmissibles dans la bouche d'un américain blanc et qui soulèveraient aussitôt un tollé dans toute la classe politique. Cela pourrait le desservir plus tard, au cours des confrontations envers les autres candidats, particulièrement face à John Mac Cain, et déjà sur les sites de partage des vidéos expriment ces différentes facettes du candidat.
Le rassemblement traditionnel du Front national à Paris, pour ce 1er mai, n'a pas mobilisé les foules. Le cortège aurait été particulièrement réduit, entre 2000 et 2500 personnes, loin des 4000 de l'année dernière et plus encore des 10 à 11000 des années passées. Les raisons en seraient diverses, notamment le parti n'a pas pu affréter cette année les bus habituels pour faire venir les partisans éloignés faute de trésorerie. Le discours de Jean-Marie Le Pen n'a pas été prononcé comme de coutume sous la statue de Jeanne d'Arc de l'Opéra, mais sous celle, plus petite, de la place des Pyramides. En effet le parcours avait été changé bien avant, ce qui témoigne bien de ce que la réduction de partisans était prévue par le parti, avant même certainement l'entretien donné par le chef à un petit journal breton. Lente descente du FN?
Les cadres du parti n'ont pas adhéré aux propos de Jean-Marie Le Pen dans le journal "Breton". Pour Bernard Anthony, ancien du parti , "les dernières déclarations de Jean-Marie Le Pen sont consternantes pour les militants de la droite nationale française qui n'ont pas pour idéal et vocation politique la plaidoirie sur les œuvres concentrationnaires du troisième Reich allemand." (...) pour nous, ce dernier est l'une des deux grandes abominations idéologiques et exterminatrices du XX° siècle ; l'autre, hélas pire encore en étendue et en durée, étant le communisme ", ajoutant "Comme vraiment rien ne laisse envisager un renouveau possible du Front National, ni une satisfaisante succession, j'invite ses derniers militants à se regrouper librement afin de préparer la nécessaire et moderne confédération des droites".
Pour Louis Alliot-Marie , "Nous sommes un certain nombre de responsables, de cadres, de militants et d'adhérents à ne pas porter sur les évènements de la seconde guerre mondiale le même regard que porte Jean-Marie LE PEN sur ceux-ci. Pour autant, ce sujet ne constitue pas pour nous une ligne de fracture et cela n'enlève rien à la confiance, l'estime, la considération et le respect que nous portons à Jean-Marie LE PEN, à son histoire et à tout ce qu'il représente à nos yeux de clairvoyance, de courage, de ténacité et de dévouement." et de recenser les propos de personnalités d'autres partis prêtant à controverse sur le même sujet. Il indique également que ces propos n'engagent pas les membres du FN.
Le charismatique Alain Soral , d'égalité et réconciliation, évoque quant à lui la libre pensée dans son texte "au nom du droit à la libre pensée face à ceux qui croient et veulent nous obliger à croire, je réclame le droit, pour Jean-Marie Le Pen, de considérer la chambre à gaz comme «un point de détail de la seconde guerre mondiale », comme tant d'autres se donnent le droit de chier sur la croix." Sans pour autant défendre le propos en lui-même "C'est, en somme, parce que je sais que l'affaire du détail est tout sauf un détail, que je réclame, pour Jean-Marie Le Pen, le droit de se tromper et le droit au détail !"
Marine Le Pen quant à elle s'est tout de suite dissociée des propos de son père, tout en précisant que cela éloignait l'attention du public des vrais problèmes du pays. "Ce n'est pas une ligne politique (...)Ca crée une polémique qui, en l'occurrence, et c'est ce que je regrette, détourne peut-être l'attention des Français de choses plus graves comme la situation de régularisation massive des clandestins à laquelle nous assistons, la situation sociale, l'écrasement des salaires" a-t-elle déclaré.
C'est une "tempête dans un verre d'eau" pour Bruno Gollnisch qui n'a pas été disert sur la question. Dans un communiqué, Jean-Marie Le Pen indique simplement le 25 avril, "Non seulement je n'ai pas autorisé « Bretons » à publier cet interview mais je le lui ai interdit expressément par lettre recommandée il y a déjà 15 jours." Comme chacun ke sait, cela n'a pas empéché la parution. Dans le défilé, quelques groupuscules qui se raréfiaient lors des dernières manifestations seraient de retour...
Y a-t-il un rapport avec cette raréfaction des troupes à Paris ce 1er mai? Il n'en reste pas moins que le parti traverse une zone de turbulence et que tout cela ne vient pas lui rendre service, après une déroute aux élections présidentielles et municipales ainsi que des difficultés financières qui aboutissent à la vente de "bijoux de famille" qui ont tout du symbole, du "paquebot" de Saint-Cloud à la voiture de son président sur e-bay. Marine Le Pen a beau déclarer "Je suis optimiste par nature. Les militants croient en l'avenir du FN car sur tous les sujets du moment, nous avons raison", il est notoire que les difficultés internes et la fin de règne de Jean-Marie Le Pen ne vont pas dans le sens de la pérennité du parti.
Pour autant, il ne faudrait pas enterrer le FN trop vite : ses anciens électeurs, après un détour vers le président actuel semblent bien en être revenus, la déroute de l'UMP aux dernières élections pourraient même avoir un rapport direct. Et puisque Jean-Marie Le Pen pourrait passer la main aux prochaines élections internes, tout dépendra du successeur et de sa faculté à rassembler. Mais ce successeur sera-t-il aussi charismatique que l'actuel chef de parti?
L'entretien qu'à donné le président de la République ce jeudi soir sur les chaînes de télévision française était plutôt attendu : après de très mauvais résultats dans les sondages y compris pour le bilan de sa première année à la tête de l'Etat, il devait convaincre, notamment autour du pouvoir d'achat, mais aussi sur la communication de l'Elysée ainsi que sur les réformes prévues.
L'exercice relevait naturellement plus de la communication que du véritable bilan et a bien confirmé le nouveau style que souhaite se donner le chef de l'Etat : de l'humilité, de la sobriété, loin de l'arrogance supposée des premiers mois. A huit reprises, le président admettra avoir pu faire des erreurs. L'échec des municipales pour la droite et les mauvais sondage, qui confirmaient le mécontentement des français sur le style du président, en rapport avec sa fonction présidentielle, après son voyage en yacht ou le mariage un peu pipeule du président, juste après son divorce, y sont sans doute pour quelque chose. De fait il semblerait même que le ton de la voix ait été travaillé.
A une question sur les immigrés clandestins, le chef de l'Etat répond qu'il n'est pas roi et qu'il n'a pas à faire les lois seuls, ce qui est bien vu. De fait il s'agit peut-être également de ne pas trop décevoir la branche la plus à droite de son électorat de départ aux présidentielles, qui se serait déjà très largement évaporée. On ne peut que se féliciter également d'une petite mise au point : dans l'embauche des immigrés clandestins, des patrons profitent au passage d'une main d'oeuvre bon marché, sans toujours s'acquitter des impôts habituels sur leurs salariés sans papiers, allant jusqu'à prétendre ignorer la situation de leur état civil.
Sur les questions économiques, le président laisse tout de même le spectateur un peu perplexe. Il n'y est pour rien, le prix du pétrole, la conjoncture économique, l'Etat qu'il faudrait dégraisser, etc, etc. Le discours est à peu près le même que celui du candidat Sarkozy, mais un peu moins volontaire. Il n'est plus question d'aller chercher soi-même la croissance, la France est aussi dépendante de la situation internationale. C'est un aveu d'impuissance, la promesse en plus de préparer le terrain pour son retour, en dégraissant le mammouth pour commencer : un retour à la réalité en somme.
C'est d'ailleurs sur ce sujet que le président a fait la seule déclaration vraiment concrète de son discours : financer le revenu de solidarité active en y consacrant les sommes allouées à la prime pour l'emploi, ce qui revient à déshabiller Paul pour habiller Jacques, les primes pour l'emploi étant habituellement réservées aux personnes les plus démunis, lesquelles ont parfois un emploi régulier. Le président reviendra certainement sur la chose ou sur le terme, ainsi qu'il en donné l'habitude pour d'autres réformes annoncées, d'autant que cette annonce-ci est tout à fait maladroite. Enlever des avantages aux tout petits contribuables après en avoir donné aux plus gros mécontentera forcément une bonne partie de l'opinion.
Le président a aussi plaidé pour remettre la France au travail, une évidence qui s'impose, mais qui s'oppose à une autre évidence : pour travailler il faut de l'emploi et le plein emploi n'est pas pour aujourd'hui. Un discours sur l'éducation nationale cohérent : inutile de rajouter toujours des fonds et du personnel pour des résultats improbables.
A travers cette fermeté sur différents sujets, le président retrouve un peu du ton du candidat qu'il fut il y a un an, mais il n'apporte rien de réellement nouveau. Il faudra pour convaincre joindre le geste à la parole.
Les Français étaient certainement prêts à supporter beaucoup en appelant Nicolas Sarkozy à la présidence, mais le sont-ils encore? Il faudra pourtant que tôt ou tard des décisions énergiques soient prises, sans quoi la situation française n'évoluera pas. Comme chacun le sait, ces décisions seront impopulaires mais s'imposeront d'elles-mêmes si personne ne prend le taureau par les cornes.
Yvan Rioufol, qui soutient l'esprit de réforme de Nicolas Sarkozy se posait déjà la question il y a peu sur son blog : Nicolas Sarkozy est-il de droite? Même un Sarkozyste convaincu ne saurait nier certaines évidences, l'on évoque donc dans le dernier bloc-note, "l'embrouillamini des projets", mais aussi le nouveau traité européen pour lequel on passera au-dessus des français, ou encore la décision de faire " supprimer l'obligation d'un référendum pour ratifier l'adhésion d'un nouveau pays à l'Union européenne". Tout cela est bien symptomatique de la déception que suscite le président, y compris auprès de ses plus chauds partisans. Et pourtant Yvan Rioufol ne voit pas d'autres alternatives que Sarkozy pour faire évoluer le pays
C'est une direction claire qui est attendue et le respect des promesses du candidat. Ajoutons une chose : le président m'a tant fait penser au candidat, qu'un instant il m'a semblé que ses yeux étaient redevenus bleus, comme à l'époque...
L'indignation légitime qu'a suscité la profanation des tombes musulmanes du cimetière Notre-Dame de Lorette d'Arras et toute l'agitation médiatique autour de celle-ci, n'est pas sans poser certaines questions sur le silence qui a entouré celles du cimetière Saint Eloi de la Rochelle, profanations commises exactement la même nuit mais qui ne sont restées fort peu relatées par la presse et très peu commentées dans le monde politique.
Dans le cimetière d'Arras, des signes sataniques, des croix gammées inscrites sur les 148 tombes et une tête de cochon a été pendue au-dessus de l'une d'elle, le slogan "white power", d'autres slogans hostiles au garde des sceaux actuel, Rachida Dati, notamment "Rachida vient me s…", ou encore racistes "Fuck les Rebeux", "Fuck Mahomet".
A La Rochelle , selon le procureur de la République, seules "Une trentaine de croix ont été déplacées et retournées et l'une d'entre elles a été cassée", mais aussi "plusieurs inscriptions à caractère satanique sur le sol devant plusieurs chapelles, les intérieurs de six chapelles noircis par des feux allumés à l'aide de détritus ou pots en plastique", plus grave encore, "la destruction de onze petites caisses en bois matérialisant les sépultures d'enfants nés de parents inconnus dans la fosse commune". Les signes sataniques sont très clairs, "Lucifer", ou encore des étoiles de David renversées. "Taguer" des croix gamée prend en effet moins de temps que de de dégrader des stèles et de briser une croix en ciment, ce qui peut expliquer cette différence dans le chiffre entre les deux cimetières.
Pour le cimetière d'Arras, aussitôt la nouvelle sue, une vague d'indignation s'est fait jour dans la presse. L'Elysée a aussitôt fait un communiqué, le président "souhaite être tenu informé des suites de l'enquête judiciaire qu'il espère rapides afin que les auteurs de cet acte soient punis comme ils le méritent". Le communiqué avait auparavant insisté : "Cet acte relève du racisme le plus inadmissible qui soit et le président de la République partage la douleur de toute la communauté musulmane de France. Mais cet acte odieux porte aussi atteinte à la mémoire de tous les combattants de la Première guerre mondiale, au-delà des confessions de chacun". Notons bien le "au-delà des confessions de chacun". Jean-Marie Bockel, ministre aux anciens combattants a été dépêché sur place, par le président lui-même. Tous les partis politiques, de l'extrême-droite à l'extrême-gauche, y sont également allés de leur petite déclaration offusquée, à juste titre.
Pour le cimetière de La Rochelle, l'Elysée n'a vraisemblablement fait aucun communiqué, si l'on en croit le site officiel. On cherche en vain des réactions d'homme politique.
Dans le cimetière d'Arras, très rapidement, "des dizaines d'enquêteurs" ont selon le Parisien , passé le périmètre au peigne fin, fermant le site pour l'occasion, enquêteurs issus de "la section scientifique de la brigade de recherche d'Arras et les services de l'identité judiciaire", à la recherche d'indices pour retrouver les coupables. Cela a dû être efficace, puisque ce mardi nous apprenons que quatre ou cinq personnes suspectes sont déjà interrogées.
Pour le cimetière Saint Eloi, un appel à témoin sera relayée par la presse régionale... On ne sait jamais, quelqu'un aura peut-être vu quelque chose... Mais pour le moment, l'enquête ne semble pas avoir progressé, du moins la presse ne le relate pas.
Dans le cimetière d'Arras, un rassemblement multiconfessionel a eut lieu dans le carré musulman de Notre-Dame de Lorette. "Nous appelons tous les musulmans a rester calme face à cette provocation gratuite" a déclaré le vice-président régional du conseil du culte musulman, tandis que le représentant de la communauté juive, déclare que dans les carrés juifs, c'est malheureusement une habitude. Plus loin une femme catholique, très émue, clame son indignation en laissant échapper quelques larmes. "Il faut s'attaquer à l'ignorance" dit un musulman. L'ignorance, ce départ du racisme, l'ignorance de l'autre et de sa différence qui conduit au racisme "primaire" aurait-il sans doute pu ajouter. A moins que ce ne soit l'ignorance et aussi l'indifférence?
Dans le cimetière de Saint Eloi, que s'est-il passé? Difficile de répondre à cette question, la presse ne relate rien. Y a-t-il eut une commémoration, un curé, un imam, un rabbin, quelques personnes émues ? Nous ne le saurons pas. Pour le moment, personne n'appelle les catholiques a rester calme devant cet affront, aucun rabbin ne vient déplorer la multiplication de ces outrages, pas de jeune femme voilée pour verser une larme...
Cette différence de traitement est-elle voulue? N'y a-t-il que démagogie de la part du gouvernement? Existe-t-il une inégalité entre les défunts et l'indignation doit-elle être sélective? S'agit-il de cathophobie ou à tout le moins de christianophobie? Ainsi que je l'écrivais dans mon précédent article au sujet d'Arras, les profanations sont légions, et touchent particulièrement des cimetières chrétiens, ce qui est logique : ils sont plus nombreux dans notre pays de tradition catholique et le satanisme se développe dans toute les régions. Deux cimetières profanées le même jour, une différence de traitement éclatante, peut-être faudrait-il contacter la HALDE devant ce "testing" involontaire des fanatiques satanistes...? Peut-être devrons-nous guetter les réactions des associations anti-racistes pour le savoir.
Le garde des sceaux Rachida Dati qui avait été visé à Arras avait demandé, dans les deux cas aux parquets concernés, à ce que les auteurs soient rapidement identifiés et poursuivis avec la plus grande fermeté.
L'hébergeur de fitnathemovie.com, Network Solutions, a désactivé le site. C'est sur cette adresse fitnathemovie.com que Geert Wilders avait prévu pour faire diffuser son film, les chaînes de télévision néerlandaises ayant refusé de le diffuser en entier. La société aurait simplement déclaré "Ce site a été suspendu le temps que Network Solutions enquête pour savoir si le contenu du site constitue une violation des conditions d'utilisation acceptables de Network Solutions". L'hébergeur avait enregistré de nombreuses plaintes et agit en conséquence.
Network solutions n'est pas le seul à vouloir le visionner avant sa sortie. Ce vendredi, une association musulmane avait demandé en référé à pouvoir le visionner avant sa sortie. Le tribunal devra statuer le 28 mars et en conséquence la Fédération islamique néerlandaise lui a demandé de désigner des experts pour déterminer si des motifs existent pour le faire interdire. 1300 à 5000 personnes (selon les manifestants et la police, d'autres sources disent 3000) ont également manifesté dans le centre d'Amsterdam samedi pour clamer leur désaccord avec les idées de Geert Wilders et bien sûr contre son film. "Les Pays-Bas montrent leurs couleurs" est le nom désigné pour ce défilé qui rassemblait des personnes de toutes origines et de toutes confessions. Sur certaines pancartes on pouvait lire "arrêtez la chasse aux sorcières contre les musulmans".
Le site "fitnathemovie.com" étant hébergé aux Etats-Unis, il échappait en conséquence à la justice néerlandaise qui ne pouvait l'interdire sous d'autres motifs que l'incitation à la haine raciale. De l'aveu du député, le film cherche à prouver que le coran est un livre fasciste et l'avait comparé à "Mein kampf" en demandant son interdiction. Il dure quinze minutes et se finit par un dessin animé. Les scènes devraient montrer notamment les décapitations pratiquées par des islamistes ou encore la lapidation autorisée par la charia dans certains pays, sur fond de versets du coran prônant la violence.
Et Geert Wilders est toujours bien décidé! Ne restait que quelques détails techniques à régler, et Il avait envisagé de faire paraitre le film avant le 1er avril. Plusieurs pays musulmans ont déjà fait entendre leurs voix pour dire qu'ils boycotteraient peut-être les produits néerlandais, les talibans ont même annoncé qu'ils intensifieraient les attaques envers les soldats du pays en Afganisthan, le gouvernement néerlandais a demandé à plusieurs reprises au député de ne pas sortir le film, mais rien n'y a fait... Suite à la désactivation du site,le député annonce simplement : "S'il le faut, j'irai distribuer personnellement des DVD sur le Dam", c'est à dire sur une place d'Amsterdam.
Si l'on ne trouvait jusqu'à présent sur le site, que l'image d'un Coran, et les mentions "Geerts Wilders presents Fitna - Coming soon", c'est donc un écran blanc qui apparaît désormais avec une annonce disant que le site est suspendu et que la société enquête pour savoir si le contenu est licite au regard de ses conditions d'utilisation. On ne pourra nier que le député s'est offert une réclame abondante à peu de frais pour un film que pour l'instant personne n'a vu...
Il fait une entrée remarquée : Nicolas Princen est un jeune normalien-HEC de 24 ans qui avait participé à la chaîne du site de campagne sarkozy.fr, et comme chacun le sait désormais dans le petit monde de la blogosphère, il sera "l'oeil du président", chargé de veiller sur internet à tout ce qui concerne le chef de l'Etat.... Il aurait pour rôle de surveiller ce qui se passe plus particulièrement sur les blogs, dans le simple but de prévenir les services de l'Elysée, très certainement suite aux derniers "buzz" de la toile concernant son nouveau patron.
En guise d'accueil il a déjà affaire à son premier buzz, et qui concerne : son arrivée. Le Figaro évoque déjà les différentes réactions de bloggeurs, dont certains prennent la chose avec ironie et semblent tous unanimes pour dire que le petit nouveau aura fort à faire. Dans un de ses posts, Luc Mandret lui souhaite la bienvenue "Cher Nicolas Princen, je te souhaite bien du courage. Et je souhaite donc savoir si tu mérites bien ta place. J'ai donc décidé d'écrire cet article. Ce serait super aimable de ta part de me laisser un petit commentaire" il déclare également qu'il persévérera à noter des choses pas très gentilles sur le patron...
Il faut bien le dire, les vidéos qui circulent sur internet concernant Sarkozy ne sont pas toutes élogieuses, de Sarkozy bourré au G8, en passant par Sarkozy matte les seins d'une top model, la visite au salon de l'agriculture avec le fameux "casse-toi pauvre con", la vidéo de l'altercation avec le pécheur et tous les jours des nouvelles nombreuses et pas toujours vérifiées, voire carrément inventées, de la satyre, des rumeurs, etc, etc.
Nicolas Princen ne serait pas doté d'outils spéciaux rapportele site lepost.fr, suite à un entretien avec les services de l'Elysée, il ne devrait donc avoir qu'un rôle d'informateur pour les autres services car rien ne semble être prévu pour empêcher la diffusion des nouvelles. Toutefois Nicolas Sarkozy ayant déjà porté plainte contre le nouvelobs.com, au sujet de l'article évoquant le sms "Si tu reviens, j'annule tout" (ce que le président nie avoir écrit), il ne parait pas saugrenu d'imaginer des recours auprès des tribunaux envers certains bloggeurs.
Partout sur le web on criera donc à la dictature, à l'infamie, au big brother... ce qui ne devrait pas se justifier. Le but de l'Elysée semble juste être de faire en sorte de contrecarrer les buzz. Nous savons tous qu'il existe des sortes de réseaux sur le net, pro ou anti tout et rien. D'ailleurs il va de soi que nous sommes tous déjà plus ou moins surveillés. Pas de danger en théorie donc, la liberté existe encore dans notre pays, et chacun a droit d'avoir ses propres convictions politiques, tant que les bloggeurs ne subissent pas pressions comme, parait-il, les journaux... A nous tous de rester solidaires.
Pour finir cette nouvelle, à coté de laquelle je ne pouvais raisonnablement pas passer, je souhaite bon courage au nouveau "pion" du web. Je ne sais rien de son salaire, mais je me dit qu'il va avoir du boulot...! Surtout si le patron continue ses apparitions maladroites.
Les considérations racistes, ou plutôt raciales, s'installent dans le débat à la présidence des Etats-Unis! C'est du moins ce que déclarait en substance Barack Obama, candidat à l'élection présidentielle, ce samedi. Fils d'une femme du kansas et d'un kenyan, le candidat métis déplore des attaques touchant à la couleur de sa peau.
"J'ai remarqué ces dernières semaines que les forces de la division avaient recommencé à dresser leur sale tête. Et je ne suis pas ici pour jeter le blâme ou montrer du doigt car tout le monde sent cette inflexion (...) Nous avons un passé tragique en ce qui concerne le racisme dans ce pays. Nous avons beaucoup de colère refoulée, d'amertume et d'incompréhension (...) Ce pays veut dépasser ce genre de choses".
Le candidat le déplore d'autant que selon lui cela empêche les vrais questions de surgir, concernant notamment la santé, le terrorisme, l'économie ou la prise en charge des ancien combattants. Son adversaire démocrate, Hillary Clinton , en campagne en Pennsylvanie, s'est refusée à commenter cette déclaration.
Selon CNN, le sénateur noir aurait récolté au Mississippi (sud), sur son nom, une très large majorité des votes noirs (91%), tandis que les personnes blanches auraient plus volontiers voté pour Hillary Clinton. Un autre sondage révèle que les partisans d'Hilary Clinton ne seraient pas satisfaits à 72% d'avoir à se reporter sur les voix de Barack Obama, là où le contraire ne concerne que 55% de leurs adversaires.
Geraldine Ferraro, de l'équipe de campagne de Mme Clinton avait récemment démissionnée pour ne pas nuire à son candidat, suite à une déclaration qui avait soulevé l'indignation : "Si Obama était un homme blanc, il ne serait pas là où il est maintenant (..) et s'il était une femme (quelle que soit sa race) il ne serait pas là où il est, il se trouve qu'il a beaucoup de chance d'être qui il est". Ses commentaires, pour Barack Obama, n'ont pas "leur place en politique ni dans le parti démocrate".
Indignation légitime, mais qui toutefois ne traduit pas la réalité : la couleur de peau du candidat Obama serait un réel avantage dans la presse, une presse qui maltraite en revanche la candidate Clinton, et c'est une étude réalisée, selon le journal Libération , "par le département de journalisme de l'Université de Harvard auprès de 48 médias différents" qui le révèle.
Conter l'ascension d'une personne de couleur à la présidence est une histoire plus belle à raconter que celle d'une femme ou d'un ancien combattant, âgé qui plus est."Le vrai parti pris des journalistes réside dans le fait qu'ils veulent raconter une belle histoire, et l'élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis serait une superbe histoire" commente un journaliste. En conséquence les papiers qui lui sont consacrés sont plus élogieux que pour son adversaire.
En France, la presse n'est pas en reste de ces préjugés favorables. Un lecteur distrait aurait pu croire que seuls Hillary Clinton et Barack Obama étaient en lice, tandis qu'en face, John Mc Cain se plaçait fort bien dans son propre camp. Les députés français eux-même, interrogés par une équipe de journalistes, se déclaraient favorable à Obama. En somme, entre une femme et un "noir", qui l"emportera?
Cette attirance médiatique pour le seul noir à briguer le poste présidentiel pourrait pourtant déservir le candidat et installer un doute quant à ses réelles capacités à gouverner et à rassembler. Il avait d'ailleurs dû, un jour de commémoration pour Marthin Luther King, se déclarer non raciste, à cause de déclarations du pasteur de son église, estimant que les noirs d'Amérique devraient dire "Que Dieu maudisse l'Amérique" suite aux traitements dont il font l'objet (selon lui).
Entre autres propos "homophobes" (suivant le terme consacré) il avait aussi désigné les blancs comme des "diables aux yeux bleus" et qualifié les Juifs de "sangsues", comparé Israel à l'Afrique du sud au temps de l'Apartheid, obligeant Barack Obama, qui avait emprunté le titre de son livre, "The Audacity of Hope" à l'un de ses sermons,à intervenir pour condamner ses propos.
Pourtant ces questions, dont se servent à la fois Barack Obama et Hillary Clinton ne devraient pas avoir droit de citer. Le plus important est ailleurs, aussi bien pour les Etats-Unis que pour le reste du monde. Que le futur président soit noir, femme ou âgé n'a qu'une importance tout à fait relative et ne devrait pas influer dans les décisions politiques futures, où seule l'habileté de l'élu comptera.
Voici une nouvelle vidéo qui illustre bien le désamour des Français pour Nicolas Sarkozy. En visite dans ce qui s'apparente à un coiffeur ou à un centre de soins capillaires, Nicolas Sarkozy se trouve devant une jeune femme qui refuse de lui serrer la main, ostensiblement. Pas de "casse-toi pauvre conne" cette fois-ci, le président ne recommet pas la même erreur qu'au salon de l'agriculture, mais l'attitude de la jeune femme est tout de même curieuse.
Le président s'avance donc dans le centre avec une certaine humilité puis sert la main d'une jeune femme, sa collègue, tandis qu'elle-même s'éloigne. Nicolas Sarkozy, plutôt que de faire l'indifférent, ou celui qui n'a rien remarqué, l'appelle gentiment, "Bonjour Mademoiselle" dit-il d'un ton presque mielleux. Elle reste sur sa position marmonnant quelque chose d'incompréhensible, ne lui jetant pas même un regard.
C'est donc la deuxième fois qu'un français refuse de lui serrer la main de façon ostentatoire. La vidéo a été déposée le 7 mars, mais ne figure aucune indication quant à la date à laquelle elle a été tournée. On ne saura pas la raison qui a poussé cette jeune femme à ce refus, mais cet acte répété n'est pas sans poser quelques questions. Pourquoi ce désamour des Français?
Nicolas Sarkozy a été élu haut la main aux dernières élections, balayant Le Pen d'abord puis Ségolène Royal. Il était tellement populaire que même ses premiers faux pas, s'ils firent du bruit n'entamèrent pas sa notoriété, du dîner au Fouquet's au séjour en yacht, avant que l'aspect très "pipeule" de son style présidentiel ne le desserve dans l'opinion publique. Nicolas Sarkozy ne cesse de chuter dans les sondages depuis.
Faut-il voir dans son comportement "pipeule" la raison pour laquelle on lui manque de respect par deux fois, là où sa fonction devrait le protéger? Alors qu'un jour j'évoquais une de ses aventures avec ma boulangère, elle avait répliqué "ben oui, ils font caca et pipi comme tout le monde", s'en amusant. Certes, ce n'est que ma boulangère et son propos vaut ce qu'il vaut mais il témoigne bien de ce que l'attitude du président a rabaissé sa fonction, auprès des gens du peuple.
Cela est-il arrivé avec les autres présidents? Les images n'en auront pas transpiré, c'est possible aussi, mais peut-être notre président a-t-il tort de s'exposer ainsi à tous, n'étant plus ministre...
Le documentaire du député d'extrême-droite Geert Wilders, du parti de la liberté, sera diffusé sous forme d'un film dès le mois de mars et a déjà provoqué des manifestations et des tensions dans différents pays, ainsi qu'au sein même des Pays-Bas. Le film se nomme "Fitna", ce qui signifie le "Mal" selon le député, et la discorde entre musulmans, selon wikipédia . Le gouvernement néerlandais lui-même a tenté de dissuader l'auteur du film, pour protéger les soldats en opération extérieure, les représentations diplomatiques ou encore le commerce néerlandais, mais s'est heurté à un refus de l'auteur du film. La polémique grandit et dépasse à présent le pays, pour prendre une tournure internationale.
Le député est fort bien connu en son pays. Il avait déjà prôné l'interdiction du Coran, le considérant comme un livre fasciste à l'instar de Mein Kampf, et dont il faudrait "déchirer" plusieurs pages, ce qui fait craindre aux autorités que le coran ne soit déchiré ou brûlé dans le documentaire, provoquant très certainement, dès lors, une flopée de violence.. "J'ai insisté pour utiliser une expression qui se trouve également dans le Coran. L'Islam et le Coran sont mon épreuve. J'utilise le terme dans un sens inverse… Pour moi, le Coran vénéneux est fitna" dit-il. Il tentera de prouver dans ce documentaire que "l'islam peut nous coûter notre liberté si nous n'agissons pas contre lui". Pour y parvenir, le film long de quinze minutes devrait montrer des scènes de l'actualité, telles que les décapitations en Irak, la lapidation en Iran ou une exécution en Arabie Saoudite, tous pays dans lesquels la charia est appliquée, sur fond de sourates du coran. Selon le député il devrait finir par un dessin animé sur Mahomet et devrait être retransmis sur internet.
Les autorités sont d'autant plus inquiètes des conséquences de sa diffusion, que déjà des voix se sont élevées dans plusieurs pays musulmans. En Afganisthan 500 personnes ont déjà manifesté contre les propos du député, tandis que des talibans menacent d'intensifier leurs attaques envers les forces néerlandaises présentes sur place et que l'Iran et l'Egypte protestent contre des "attaques gratuites" et menacent de "boycotte" économique. Selon Libération, le premier ministre néerlandais fait les frais de son opposition au film en ne récoltant que 13% de satisfaction dans l'opinion publique, une attitude perçue comme une lâcheté face à l'extrémisme, tandis que Geert Wilders est de plus en plus populaire.
Le député a reçu également des autorités le conseil de s'enfuir à l'étranger après la sortie du film, ce qui pourrait ne pas changer grand chose, l'homme ayant déjà reçu plusieurs menaces de mort, vit déjà sous protection policière depuis le meurtre de Théo Van Gogh. Selon le blog danois Snaphanen, le mufti de Syrie, en visite en Europe aurait affirmé la responsabilité du gouvernement et des journalistes néerlandais pour les violences éventuelles après la diffusion, ajoutant "C'est la responsabilité du peuple des Pays-Bas de l'arrêter", mettant en garde les pays européens de "ne pas abuser de la liberté d'expression pour critiquer l'islam". Ces propos, toujours selon le blog, auraient été censurés dans les rapports officiels de l'UE.
En France, le premier ministre Jan-Peter Balkenende, qui avait tenté de convaincre le député de renoncer à faire diffuser le film, a affirmé "Aux Pays-Bas, nous avons le droit à la liberté d'expression, qui est une valeur très importante, et nous avons bien indiqué qu'il y a une différence entre l'opinion du gouvernement néerlandais et l'opinion de M. Wilders", recevant le soutien de Nicolas Sarkozy, qui a rappelé sa proposition de fonds européens, déjà évoquée dans le cas d'Ayaan Hirsi Ali, pour la protection "des ressortissants européens qui sont menacés dans leur vie par des fanatiques obscurantistes" ce qui semble avoir trouvé un écho dans le gouvernement néerlandais, se déclarant lors d'un communiqué "disposés à examiner cette question sur base d'une proposition dans le cadre du Conseil (européen)", un gouvernement qui décidément a du mal, d'exemple de multiculturalisme qu'il était, à retenir ses tensions intérieures avec l'islam, qui débordent sur des polémiques internationales.
Mais malgré tout, le député, qui déclarait dans un entretien "je n'aime pas le relativisme culturel, je ne crois pas que toutes les cultures sont égales, je crois fermement que notre culture est de loin meilleure que la culture islamique retardée…." ne cédera vraisemblablement pas. Il prépare son film depuis 2007 et compte bien le diffuser, quelles qu'en soit les conséquences, des conséquences que l'exemple des caricatures danoises laissent bien imaginer, avec ses manifestations parfois violentes et la tentative de meurtre récente de l'un des caricaturistes. Bruxelles met déjà en garde ses délégations, et le ministre des affaires étrangères néerlandais a reçu 30 ambassadeurs de l'Organisation de la conférence islamique, auxquels il aurait déclaré "le gouvernement est fondamentalement en désaccord avec M. Wilders" ajoutant "aux Pays-Bas, aussi bien la liberté d'expression que la liberté religieuse ont leur place".
Visiblement les autorités se préparent à un coup dur. Et cependant, peut-être ces différentes attaques donnent-elles à s'interroger pour le monde musulman sur sa façon de communiquer avec le monde. Il est troublant de constater que malgré les menaces de mort, des personnes dans les pays occidentaux ou dans des pays musulmans risquent leurs vies pour dénoncer ce qu'elles considèrent comme une dérive extrémiste dangereuse au sein de l'islam, un islam qui pourtant ne fait pas tellement de concessions, ainsi que la situation de certains chrétiens d'orient l'atteste. Les associations musulmanne néerlandaises ont appelé au calme leur communauté.
De nombreux renseignements ont été pris sur le site point de bascule pour cet article. On pourra s'y référer pour plus de renseignements encore. On y trouvera un extrait d'entretien du député.
C'est le blog de Jean-Marc Morandini qui a le premier relayé l'information : Sophie Marceau apprenant que Jean-Marie Le Pen était présent sur le plateau de télévision de TFI, au 20h00 auquel elle se rendait, s'est ravisée et a rebroussé chemin, ne souhaitant manifestement pas se trouver dans la même salle que le meneur du front national.
L'apprenant, le vieux chef, jamais avare d'un bon mot, l'a qualifiée de "précieuse ridicule" : "Ce sont les précieuses ridicules. Mme Marceau a du apprendre ça quand elle apprenait la comédie. (...) L'insolence de ces milieux du show-biz est sans limite (...) C'est la nouvelle seigneurie de notre temps. On gagne beaucoup d'argent, on est souvent placé dans des situations prestigieuses, favorables, on est aimé, alors par conséquent on se croit tout permis ".
Sophie Marceau venait faire la promotion de son dernier film sur des femmes résistantes : "Les femmes de l'ombre". Sur cette remarque, Jean-Marie Le Pen s'est exclamé, "Qu'est-ce qui a pu la gêner ? Parce que moi, je suis un vrai résistant ! (...) J'étais un petit résistant, mais vrai, alors qu'on a vu tant de grands qui sont faux ! Je ne vois pas en quoi ma présence pouvait la gêner. ( ...)Mon père est mort pour la France. Je n'ai pas de leçon de patriotisme ni de résistance à recevoir de Mme Marceau, dont je veux d'ailleurs faire chercher les antécédents" ajoutant enfin "On s'aperçoit souvent que ceux qui en font le plus dans ce cas-là, ont généralement pas toujours le nez très propre.
Même si l'on peut déplorer les outrances verbales de Jean-Marie Le Pen par le passé, le comportement de la très belle actrice n'a aucun sens, ou un sens si peu démocratique qu'il reste inqualifiable. Il n'est pas difficile de retrouver l'intervention du chef de parti, dans laquelle il évoque tout simplement les élections municipales et cantonales, très calmement, très démocratiquement... Dès lors le départ de la star du cinéma n'a aucune signification morale précise.
Peut-être serait-il temps qu'enfin le débat s'assagisse autour de ce groupement politique. En effet il y a peu, Lionel Jospin expliquait sur France culture "nous n'avons jamais été face à une menace fasciste". Il est donc dès lors quasiment anti démocratique de procéder à un ostracisme quelconque envers un parti qui ne fait que se présenter dans les urnes, comme le font tous les autres.
Ce n'est pas la première fois que je reprends ici un texte, toujours avec l'accord de l'auteur. Ici un texte de Sophy qui écrit sur come4news et dont les textes sont toujours bien tournés. Sophy n'a pas fait pas que ça pour autant, elle a été professeur, est responsable d'association, mère, et si elle est en retraite depuis peu, cela ne l'empêche pas de s'intéresser à tout, comme elle le prouve régulièrement par ses écrits sur le site, site qui au-delà d'être une plateforme de journalisme "citoyen", est aussi l'occasion de rencontrer d'autres personnalités.
Je ne sais trop quoi penser de cette information, mis à part son intérêt concernant la façon qu'ont les psychologues de voir notre président : il est vrai que ces décisions parfois hâtives ont de quoi surprendre! Définitives ou non, ces analyses de sa personnalités sont tout à fait dignes d'intérêt.
A la suite de son fameux "casse toi, pauvre con", qui a alimenté la Presse pendant une semaine, des Spécialistes en Psychologie se sont penchés sur le "cas' de Nicolas Sarkozy pour mieux "Analyser" son comportement Politique.
Je ne sais pas ce que vous penserez de ce constat rapporté par A. Sirois,personnellement je le trouve tout à fait plausible!
NICHOLAS SARKOZY SERAIT-IL MALADE ?
Si celui-ci ne souffre pas d'un cancer de la Prostate, comme F. Mitterand, sa maladie touche un organe vital : "L'Hypertrophie incurable de son EGO"
Selon Pascal de Sutter, professeur de psychologie politique à l'université de Louvain en Belgique, le Président ne souffre pas d'une maladie mentale, puisqu'il se montre capable d'assumer ses tâches (l'avenir nous le dira!). Ce qui pourrait expliquer une partie de ses frasques c'est qu'il est "atteint" d'un NARCICISME compensatoire!!!
"C'est quelqu'un, qui est fondamentalement Complexé et qui esaie de montrer au Monde entier qu'il est meilleur que les autres.
"C'est comme s'il voulait prouver à la Planète entière qu'il est quelqu'un d'exceptionnel, d'intelligent, de courageux, d'intéressant" En bref si j'ai bien compris : "c'est moi le plus beau, c'est moi le plus fort!!! ".......
Cet expert Belge auteur du livre " Ces Fous qui nous Gouvernent" avait déjà dressé le profil de N. Sarkozy, un an, avant les élections Présidentielles de Mai 2007
Aujourd'hui il n'est pas surpris de voir le Chef de l'Etat s'emporter et débiter des insultes. au contraire il est plutôt surpris que les Français s'en étonnent, neuf mois après son arrivée à l'Elysée.
Toujours selon Pascal de Sutter : " son coté bagarreur, son tempéramentne change pas quelles que soient les circonstances"
Le Narcissisme de N. sarkozy n'est pas sans lien avec son enfance " Physiquement ce n'était pas facile pour lui : il était plus petit que les autres et un peu "gros"!!, de plus il n'a pas eu une enfance heureuse, sans compter que la famille du Président était " la pauvre" d'un quartier riche de PARIS."
Un autre Psychologue Américain a analysé les propos de M.. De Sutter et pense lui aussi que N. Sarkozy est un "leader" narcissique et agressif!
Les leaders de ce type "apparaissent calmes et confiants, ou optimistes et gais, sauf lorsque leur confiance narcissique est ébranlée, leurs plans contrariés, là on voit monter une brève bouffée de "Rage"
Ce psychologue nous dit aussi que le comportement du Président Français, est exactement le même que celui d'Hillary Clinton, avec une exception majeure, N.S. est un extraverti comme l'est Georges W. Bush!
Je ne sais pas si ces deux comparaisons sont flatteuses pour notre Président, j'en doute.......
Mais souvenons nous, que seule une partie du comportement peut-être expliqué par l'étude de la personnalité.
Juste un petit rappel : mais qui était donc Narcisse : personnage légendaire célèbre par sa beauté, il devint amoureux de son propre reflet dans l'eau et ne pouvant le saisir, mourut de langueur, les Dieux le changèrent en fleur......
Quitte à me répéter je trouve ces deux analyses conformes au comportemnt de Notre président depuis son accession au "Pouvoir".
mais n'oublions pas que cette maladie n'est pas INCURABLE, alors tous les espoirs nous sont permis !
Lecteurs de C4N, de toutes tendances ,votre commentaire éclairé sera le bienvenu!!
Rama Yade a encore fait parler d'elle à l'occasion d'une visite dans la ville d'Argenteuil où elle s'était rendue pour soutenir le maire sortant UMP, Georges Mothron, qui s'était fait connaître en pulvérisant du Malodore, répulsif nauséabond, afin de faire fuir des "SDF" (ce terme de Novlangue pour remplacer celui, bien plus significatif, de "clochard") du centre ville. L'affaire avait choqué : on ne chasse pas en effet des être humains comme on le fait des insectes gênants, sans suciter une polémique, ce qui est heureux. Non seulement l'opposition s'était élevée, mais les rangs de l'UMP aussi, bien qu'étant du même camp que le maire.
Rama Yade, interrogée par des journalistes à la sortie de la réunion électorale, sur le Malodore précisément, avait estimé "qu'il faut tout tenter dans une ville" et qu'un maire répond "aux préoccupations des populations". La ville a de multiples facettes a-t-elle fait remarqué, et il convient de soulever bien d'autres sujets durant la campagne, celui-ci étant un peu court pour définir un projet... Le Maldorore? Un détail, aurait pu faire remarquer le secrétaire d'Etat aux droit de l'Homme, ç'eut été plus court. Son propos a naturellement aussitôt provoqué des réaction de l'opposition municipale, qui a jugé le propos scandaleux. Interrogée par l'AFP, Rama Yade a évoqué un "malentendu", condamnant même l'idée sans réserve, ajoutant "quand je disais il faut tout tenter, je voulais dire qu'il fallait répondre aux préoccupations des gens. Ca ne veut pas dire que ce qu'on propose c'est bien".
L'équipe du candidat PS avait dans un communiqué exprimé l'espoir "qu'en tant que Secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères chargée des Droits de l'Homme, elle profitera de sa visite pour expliquer à Georges Mothron, Philippe Métezeau et à la droite locale que les hommes ne se traitent pas comme des rats, avec des produits toxiques. Les Droits de l'Homme, ce n'est pas qu'à l'étranger qu'il faut se battre pour, c'est aussi dans notre pays au quotidien qu'il faut dénoncer et traquer les actes et comportements d'un autre âge"
Oui, certes, il arrive à tout le monde de s'exprimer un peu vite. Mais Le secrétaire d'Etat a-t-il l'indignation sélective? Lorsqu'elle s'était rendue à Aubervilliers, pour soutenir des Ivoiriens expulsés, Ivoiriens dont l'un d'eux l'appelait "ma soeur", cela lui avait paru de suite abominable de voir ces personnes chassées et sans logements, elle avait aussi fustigé le comportement de la mairie communiste. Mais les clochards, n'ont-ils pas droit eux aussi à la compassion du secrétaire aux droits de l'Homme? Le style Rama Yade est troublant et semblent comporter comme la ville d'Argenteuil de multiples facettes. Elle taxe ses opposants de racisme, se présente comme une africaine lors d'une réunion où elle intervient en tant que secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme "français", sans égard pour sa fonction...
Nicolas Sarkozy avait donné un long entretien devant un panel de lecteur du Parisien, dans lequel entre autres réponses on retrouve celle à une question relative à la vidéo prise au salon de l'agriculture, pendant laquelle le président répond à un homme qui refuse de lui serrer la main, lui disant "ben alors casse-toi pauvre con." L'entretien publié par le Parisien contient l'affirmation suivante "Cela étant, j'aurais mieux fait de ne pas lui répondre" et il s'avère que c'est l'Elysée qui aurait rajouté cette phrase, ayant eu le papier avant sa parution.
Initialement les propos n'étaient pas les mêmes, "Il est difficile même quand on est président de ne pas répondre à une insulte, j'ai sans doute les défauts de mes qualités. Ce n'est pas parce qu'on est le président qu'on devient quelqu'un sur lequel on peut s'essuyer les pieds". Mais c'est le directeur adjoint de la rédaction du Parisien qui l'affirme : l'autre passage a été rajouté lorsque l'Elysée a eu le document avant parution, lequel aurait été corrigé avant d'être remis au journal et imprimé. Selon le directeur, Dominique de Montgeron, c'est la simple courtoisie qui a fait que l'entretien avant de paraitre ait été remis, comme c'est le cas pour d'autres personnalités. Le passage aurait été rajouté après que la polémique ait enflé durant la journée.
C'est au cours d'une émission télévisée que le directeur-adjoint, Dominique de Montvalon, s'en est exprimé. "Sarkozy quand on le cherche on le trouve" aurait aussi déclaré en substance le président par rapport à la première vidéo. Le Parisien devrait faire aussi paraître le texte initial dans son journal au cotés du texte corrigé. Voici l'extrait de l'émission :
La vidéo tourné par le "Parisien" a fait le tour du net : Nicolas Sarkozy au salon de l'agriculture sert des mains dans la foule puis croise un homme qui lui dit : "Ah non, touche moi pas, tu me salis", ce à quoi le chef de l'Etat répond en passant : "ben alors casse toi pauvre con". La vidéo a bien sûr suscité des commentaires de gauche à droite et bien sûr une flopée dans les média venant de tous les internautes possible. Au fond cette vidéo dans un autre contexte n'aurait peut-être pas fait tant de bruit. L'homme s'approche dans la foule et son propos est tout à fait désobligeant : on ne parle pas ainsi à qui que ce soit et le chef de l'Etat mérite tout de même un peu de respect. Il y a quelques mois encore une bonne partie des Français auraient peut-être défendu Nicolas Sarkozy, voyant dans sa réponse une anecdote un peu amusante, celle d'un président qui se lache, pour une fois. Mais l'état de grâce est fini et bien fini.
Le président "n'est plus dans son rôle", s'indigne François Hollande. Pour Robert Badinter, Il "ne doit pas se comporter comme n'importe quel citoyen", "on ne tombe pas dans le pugilat", Un président qui va "vers une foule anonyme, s'exposera inévitablement à des provocations, il le sait et il doit prévoir ce que sera son attitude" ajoute-t-il, tandis que Jean Marie Le Pen juge que le président aime les foules et que c'est une grave erreur, d'abord, parce que "Ça fait plus Tintin que de Gaulle" et puis "C'est une faiblesse, car le président n'est pas là pour être aimé", mais "obéi et respecté".
C'est peut-ëtre Jean-Marie Le Pen qui a raison sur ce point. Le Président doit savoir faire en sorte d'être respecté. Ce n'est pas la première algarade que subit le chef de l'Etat, déjà par le passé en visite chez les pécheurs, il avait répondu à un homme qui l'invectivait de loin plutôt que de passer tout simplement son chemin. Mais las! Les deux fois il a répondu de façon assez vulgaire, par des provocations qui donnent une mauvaise image de lui-même ainsi que de la fonction qu'il incarne. Un Président n'est pas aux affaires pour son propre ego, mais pour incarner un pays.
C'est une évidence : en mettant sa vie privée en avant, le chef de l'Etat désacralise sa fonction, ou encore en faisant des déclarations à l'emporte-pièce comme des lubies, en imposant le traité de Lisbonne, ou la mémoire de la Shoah à des enfants de CM2 , sans se soucier le moins du monde de ce qu'en pensent électeurs et parents d'élèves. Mais s'il impose aux Français, il donne l'impression pour lui-même de prendre du bon temps... Le gouvernement lui-même a une drôle d'allure : le garde des sceaux a deux frères en justice pour trafic de drogue, le secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, qui a tout l'air d'avoir été choisi pour incarner une diversité ethnique au plus haut niveau de l'Etat, se fait remarquer en taxant de raciste (le garde des sceaux l'auraient fait lui aussi ) ses opposants (voire aussi cette autre vidéo , confondante!), le premier ministre est effacé et le président, élu sur un programme très à droite, sème la confusion en demandant des rapports à des personnalités de gauche et en choisissant des membres de gouvernement issus de la gauche.
Finalement, c'est un peu par démagogie que Nicolas Sarkozy se met à dos les électeurs. On ne peut contenter tout le monde et à présent les électeurs de gauche ne le ratent pas, tandis que les électeurs (et jusqu'aux élus...) de droite sont mécontents de son action illisible, teintée de rose. La repentance tant décriée revient par la petite porte, le pouvoir d'achat qu'on devait aller chercher est absent, les réformes se font dans tous les sens et sont contestées et contestables, plutôt illisibles bien souvent, comme lancées à la va-vite. Rien d'étonnant à ce que le président se trouve en chute libre dans les sondages. C'est un peu l'effet boomerang de sa médiatisation : il s'est servi des média et a passé la ligne blanche, à présent ce sont les média qui se servent de lui, en le filmant dans ses moments d'impulsivité, qui ne le mettent pas en valeur. La personne qui s'est adressée à lui au salon de l'agriculture doit bien rigoler derrière son écran... il suffit d'un si petit évènement pour mettre en valeur le mécontentement des électeurs.
Plus tard le Président a fait un discours plein de promesses aux paysans, évoquant l'Europe. Comme avec le pouvoir d'achat, il a annoncé que lorsque la France prendrait la présidence tournante (il n'en sera plus de même quand le traité de Lisbonne s'appliquera, un Président de l'Union sera choisi pour tous, avec une sorte de ministre des affaires étrangères européen), le chef d'Etat ferait ce qu'il faut pour les paysans, comme si encore une fois, l'on pouvait décréter au niveau européen quoi que ce soit pour les paysans français... qui ne semblent pas l'avoir cru véritablement...
C'est une polémique qui enfle après la rencontre électorale qu'a tenu Rama Yade à Colombes ce samedi. Rama Yade devait rencontrer les habitants de Colombes en tant que numéro 3 de la liste de Nicole Goueta, maire sortant UMP. Devant une assemblée de 150 personnes, elle a alors mis en avant la couleur de sa peau pour mieux se faire entendre et pour se valoriser par rapport à la gauche, tenant des propos qui ont depuis provoqué des réactions de l'opposition, outrée des propos pour le moins outrancier de la secrétaire d'Etat.
Dans son papier le journaliste du parisien explique que son discours est volontairement axé sur la discrimination : "Moi, je suis comme vous !" dit-elle "La gauche s'en prend à moi parce que je suis noire. (…) Je fais l'objet d'attaques insupportables". Ce qui est en effet une façon de draguer les jeunes, c'est à dire dans la ville une population qui pourrait se sentir proche de Rama Yade sur ce sujet. Le PS a aussitôt réagi par la voix du candidat du Parti socialiste à Colombes, Philippe Sarre qui va jusqu'à évoquer la possibilité de poursuites judiciaires si des excuses publiques ne sont pas proférées envers le groupe socialiste.
Il faudrait qu'un jour nos politiciens de tous bords cessent d'instrumentaliser le racisme et la discrimination. La gauche est risible à faire l'effarouchée, elle qui n'a de cesse de diaboliser ses adversaires en hurlant au fascisme, pour un oui ou un non. Rama Yade aussi est ridicule, elle qui instrumentalise ses origines ethniques bien souvent à mauvais escient. En tant que secrétaire d'Etat, en visite en Haïti, n'a-t-elle pas parlé de "son" pays en évoquant le Sénégal? Eric Zemmour, qu'on ne peut soupçonner de connivences avec la gauche, avait qualifié le gouvernement actuel de gouvernement de "Mickey" et n'hésite pas à dire qu'il s'agit de choix "cosmétiques" , autrement dit pour les passages à la télé, ce à quoi Rama Yade participe.
Ce n'est donc pas la première fois que Rama Yade met en avant à tort ses origines ethniques mais elle n'est pas la première à utiliser ce type d'atout, la gauche y a largement participé, ce qui fait qu'aujourd'hui dans notre pays tout un chacun est soupçonné de racisme pour un oui ou pour un non. Mais Rama Yade a tort de se dire semblable aux habitants des HLM de Colombes, car son train de vie n'est pas tout à fait le même , il s'agit donc d'une comparaison hasardeuse.
La vidéo reproduite par le Parisien de la réunion:
Le Kosovo a proclamé ce dimanche son indépendance de la Serbie provoquant des séries de réactions dans le monde, qui pour, qui contre. Les pays européens sont divisés mais la plupart sont prêts à reconnaitre l'indépendance du pays comme les Etats-Unis qui l'ont déjà annoncé tandis que la Russie et la Chine sont contre ainsi que l'Espagne. L'Albanie a aussitôt salué l'indépendance de la région voisine.
On a beaucoup évoqué à ce sujet l'exemple que cela constitue pour d'autres séparatistes dans divers pays. L'Espagne dont le gouvernement s'est prononcé contre la reconnaissance a pu entendre les représentants de son territoire basque se féliciter de cette initiative, y voyant bien entendu un exemple pour son propre cas. Il ne manquent d'ailleurs pas en Europe de territoires entiers qui pourraient demander leur indépendance, de la Bretagne, qui possède une histoire et une culture propre en passant par le pays basque français, l'Ecosse, le pays de Galles ou la Corse et ce ne sont que des exemples qui se retrouvent facilement en Pologne ou en Belgique.
La région du kosovo, sous perfusion financière, était administrée par l'OTAN, et c'est donc sous cette égide qu'elle acquerra l'indépendance si tout continue ainsi. On pourra s'étonner d'y voir les indépendantistes courir dans les rues avec des drapeaux albanais... mais la région ne possède pas de drapeau propre, signe que son histoire n'est pas enracinée autrement que dans une culture plus large, qu'elle soit albanaise ou serbe. La proximité ethnique ne justifie en rien qu'un symbole étranger au pays soit arboré pour réclamer l'indépendance. Imaginons demain dans nos rues les citoyens du comté de Nice brandissent le drapeau italien en réclamant leur indépendance ou que les alsaciens fassent flotter le drapeau allemand sur leurs édifices et se séparent de la France.
Eh bien l'exemple ne serait pas encore bon. Pour la Serbie, le Kosovo est le berceau de sa culture et de fait à l'époque médiévale, Elle s'est construite autour du Kosovo. Imaginons donc que dans notre pays l'Ile de France devienne ethniquement espagnole, polonaise ou algérienne et que ceux-ci proclament leur indépendance en brandissant le drapeau de leur origine ethnique... C'est en quelques sortes ce que sont en train d'accepter les dirigeants européens et l'exemple pris plus haut prendrait tout son sens avec le 9-3 dans lequel la population pourrait être majoritairement originaire de pays étrangers : ce précédent pourrait à l'avenir permettre une scission.
On soulignera à ce sujet que le discours de l'Union est contradictoire. Elle se déclare pour le "multicuturalisme", contre le nationalisme et le "racisme", mais parvient à accepter que sur des considérations ethniques et nationalistes une province se proclame indépendante. L'Union européenne dit bien que la situation est aussi liée à la dernière guerre que la Serbie a mené sur le territoire et considère en conséquence que le pays n'est plus capable de gérer la région, ce qui est un argument recevable si l'on considère les violences du passé.
Mais par cette connivence, les différentes diplomaties se décrédibilisent totalement par une ingérence qui ne sera pas du goût de tout le monde et qui est la porte ouverte à tout. A tout, car des régions comme la Bretagne ou l'Ecosse ont plus de légitimité encore que le Kosovo à demander leur indépendance : ce sont des nations à part entière, même si la Bretagne est française aussi de par son Histoire. On pensera aussi aux serbes isolés à présent dans un pays nouveau, et auxquels on a rien demandé du tout...
C'est un diner qui fera certainement jaser : Nicolas Sarkozy s'est rendu au diner annuel du crif (le conseil représentatif des institutions juives) ce mercredi soir, accompagné de 20 ministres. La présence du chef de l'Etat y est inhabituelle, c'est généralement le premier ministre qui s'y rend comme invité d'honneur, premier ministre qui était par ailleurs bien présent, ainsi que les plus hauts dignitaires religieux du pays, le maire de Paris et son opposante, mais aussi quelques artistes.
Au cours de ce repas, le Président, invité d'honneur de la soirée, a prononcé un discours dans lequel il revient sur des discours anciens dans lesquels lui avait été reproché de faire fi de la laïcité, notamment à Rome et à Ryad
"jamais je n'ai dit que la morale laïque était inférieure à la morale religieuse (...) Je défends l'idée que les deux morales sont complémentaires" a-t-il affirmé, "Quand il est difficile de discerner le bien du mal, ce qui somme toute n'est pas si fréquent, il est bon de s'inspirer de l'une comme de l'autre. La première préserve des certitudes toutes faites et apporte sa rationalité. La seconde oblige chaque société, chaque époque, à ne pas se penser uniquement comme sa propre fin"
"Et jamais je n'ai dit que l'instituteur était inférieur au curé, au rabbin ou à l'imam pour transmettre des valeurs. Mais ce dont ils témoignent n'est tout simplement pas la même chose. Le premier témoigne d'une morale laïque, faite d'honnêteté, de tolérance, de respect. (...) Le second témoigne d'une transcendance dont la crédibilité est d'autant plus forte qu'elle se décline dans une certaine radicalité de vie.
En réponse aux réactions s'offusquant de ce que le président puisse tenir un discours évoquant les religions et leur apport, le président a estimé que "Si les religions sont impuissantes à préserver les hommes de la haine et de la barbarie, le monde sans Dieu, que le nazisme et le communisme ont cherché à bâtir, ne s'est pas révélé tellement préférable", ajoutant que "Le drame du XXème siècle, de ces millions d'êtres projetés dans la guerre, la famine, la séparation, la déportation et la mort, n'est pas né d'un excès de l'idée de Dieu, mais de sa redoutable absence". Plus loin il devait ajouter qu'aucune des trois religions ne s'accommode de tels actes.
M. Prasquier, président du crif, avait déclaré que "Aux juifs, la loi de séparation de 1905 a apporté la neutralité bienveillante qui a garanti l'égalité" tout en se disant "partisan résolu de la laïcité." évoquant également la nécessité de lutter contre "l'antisémitisme" dès l'école, suite à la "banalisation" des discours de ce type, avant d'évoquer la menace que constitue l'Iran pour Israel, mais aussi selon lui pour l'Europe qui pourrait se trouver dans le rayon d'action d'éventuels missiles.
En conséquence, le Président de la République a proposé que chaque écolier de CM2 à la rentrée 2008 se voit confier la mémoire de l'un des 11000 enfants juifs à avoir succombé pendant la guerre dans les camps, "Les enfants de CM2 devront connaître le nom et l'existence d'un enfant mort de la Shoah", déclaré qu'il ne serrerait pas la main à quelqu'un qui refuse de reconnaitre Israel et condamné la colonisation faite par les israeliens en Palestine comme obstacle à la paix tout en souhaitant qu'un accord soit trouvé entre palestiniens et israeliens.
Les réactions se feront vite entendre, réactions de personnalités attachées à la laïcité. Notons aussi, que comme pour la lettre de Guy Moquet, que le président avait décidé de faire lire dans chaque lycée, l'idée de rendre un enfant de CM2 responsable de la mémoire d'un autre enfant devrait aussi réunir des réactions, ainsi que c'est déjà le cas dans les commentaires sous les articles de certains journaux. Israel étant lié au judaïsme, cela prendrait une tournure un peu politique... Le président du crif n'en demandait pourtant pas tant.
Suite à la plainte du président de la République après l'article du nouvel observateur en ligne, concernant un SMS que le président aurait, selon le journal, envoyé à son ancienne épouse Cécilia Sarkozy, huit jours avant son mariage, l'affaire suit son cours avec une enquête de police qui devra établir si le SMS a bien existé. Le corps du texte aurait été "Si tu reviens, j'annule tout". La nature de la plainte, faux, usage de faux et recel, autorise les services de police à investiguer aussi bien au niveau informatique qu'auprès des opérateurs téléphoniques. Nicolas Sarkozy nie en effet avoir envoyé un texto de cette nature.
Mais si le président dément l'information, le nouvel observateur est catégorique, ses sources seraient fiable affirme le directeur de sa rédaction. Rappelons que la procédure prévoit une peine de pricon de trois ans, et 45000 euros d'amende. Airy Routier, l'auteur de l'article incriminé confirme également au Figaro ses certitudes quant à l'information développée "Je considère que cette information dont je suis certain est intéressante car elle est révélatrice de la psychologie du président, et je suis choqué par cette plainte baroque dont le but est avant tout d'impressionner les journalistes". Pour l'avocat du président, c'est aux journalistes d'apporter la preuve de ce qu'ils avancent.
L'avocat du Nouvel Observateur qualifie la procédure de "gravissime" et explique qu'à son sens il s'agit de terroriser les journalistes, tandis que RSF réagit également par une déclaration "Le chef de l'Etat poursuit sur la base du code pénal, alors qu'il aurait très bien pu engager des poursuites civiles pour atteinte à la vie privée", rappelant qu'il n'était plus d'usage pour le chef de l'Etat depuis trente ans de passer par ce genre de procédure.
La procédure, qui ne sera pas publique, devrait donc révéler si le SMS a bien existé, puisque les enquêteurs auront accès aux informations des opérateurs de téléphonie mobile. Rama Yade s'était également exprimée pour qualifier les journalistes de "charognards" qui aurait flairé leur proie, ajoutant que le président est soumis à un traitement par la presse sans précédent pour les anciens présidents.
Suite à un article publié dans le site du nouvel observateur d'hier, Nicolas Sarkozy a porté plainte, par l'intermédiaire de son avocat, pour "faux, usage de faux et recel", ce qui serait passible de trois ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende. Le site avait évoqué un SMS que le président aurait envoyé à son épouse huit jours avant son mariage et qui disait simplement "Si tu reviens, j'annule tout". L'article s'étendait ensuite sur le comportement du président avec sa nouvelle épouse, en rapport avec son ex-femme. Le titre de l'article "l'obsession de Cécilia" en résume parfaitement la tournure, les actes et les pensées attribuées au président.
Il est inhabituel qu'un président en fonction porte plainte contre un journal, relatent les différents organes de presse, cela ne s'est vu qu'avec Georges Pompidou contre l'Express, concernant une publication qui utilisait son image pour une publicité mais depuis cela ne se faisait plus. Me Herzog réplique "c'est aussi la première fois que l'on traite aussi mal un président en exercice" et Rama Yade parle de "charognards", ce qui n'est pas sans évoquer le propos de François Mitterand, "des chiens" selon lui, lors des obsèques de Maurice Bérégovoy. Le Monde qui semble prendre plaisir à rappeler que le président entretient un rapport avec la presse assez ambigu, rappelle qu'avant son élection, le président se servait volontiers des journalistes et qu'il en tutoie quelques uns en privée." Usant de confidences à caractère politique ou personnel, il avait poussé la transparence aux limites de l'impudeur comme l'ont montré les épisodes de son divorce et la révélation de sa liaison avec Carla Bruni."
Rama Yade dans son intervention sur RTL, parle d'acharnement et de chasse à l'homme, explique qu'il n'y a plus de morale, et que les journaux oublient "le choix démocratique" des élections présidentielles, en appelle à la dignité, et demande l'arrêt des attaques basses et infamantes, qualifiant, rappelons-le, les journalistes de "charognards". "C'est un être humain" dit-elle, avant bien sûr d'être un président, et continue en rappelant qu'il s'agit tout de même de sa vie privée, en demandant plus de déontologie et comparant avec les présidents précédents, le disant plus attaqué que n'importe lequel d'entre eux. Rama Yade, qui agit là en bonne élève après les remarques de Nicolas Sarkozy auprès de ses ministres, a parfaitement raison. Les journalistes se mêlent bien trop de la vie privée du président de la République, et devraient se concentrer sur des sujets plus grave touchant à l'action politique menée par son gouvernement, se faisant ils égarent un peu le public dans la multitude d'information sur le chef d'Etat. "Des mots comme charognards, vouloir la peau de quelqu'un?" répète le journaliste. Des mots qui vont faire jaser...
Il serait toutefois un peu rapide d'oublier que les politiciens, et Nicolas Sarkozy en a largement profité, ont abondamment usé de l'audience des journalistes. Tout le monde se rappelle de Nicolas Sarkozy se mettant en scène, entouré de sa famille, ou de sa promenade au bras de Carla Bruni dans un parc d'attraction à une heure ou personne n'aurait pu l'ignorer, ou encore en Egypte, en yacht ou en vacance et se montrant durant sa course à pied, sans compter les déclarations de son épouse dans la presse suite à son divorce. Les journalistes, qui se sont faits longuement balader par le président d'un endroit à l'autre, dans sa vie privée ou dans son action politique, ont sans doute pris une habitude que les précédents présidents ne leur avaient pas laissé l'occasion d'installer. C'est bien le revers de la médaille qu'il subit aujourd'hui, même s'il faut lui reconnaître qu'il a pu éviter pour sa part, l'indignité d'aller répondre de savoir si "sucer c'est tromper"...
Il reste qu'il est un peu hâtif d'en appeler à la démocratie et à la légitimité de l'élection présidentielle lorsque le traité de Lisbonne, dont tout le monde s'accorde à dire qu'il est une copie du traité constitutionnel, est voté en passant outre le résultat du référendum, reste également qu'il est hasardeux de parler de la vie privée d'un homme public, sensé incarner un pays et qui se met abondamment en scène dans tous les aspects de sa vie. Mais peut-être est-ce un signe d'un changement d'attitude du président dans l'exposition de sa vie.
L'entretien sur RTL avec Rama Yade, a été mis en ligne par le Figaro et est également disponible sur internet.
La réponse ne s'est pas faite attendre. Alors que les députés ralaient il y a peu auprès du premier ministre, à l'encontre du président et plus particulièrement de ses conseillers, probablement inquiets pour les élections municipales, Nicolas Sarkozy a annoncé lors d'un conseil des ministres "J'écoute, je lis, j'entends tout ce qui se dit. Après les municipales, je prendrai avec sang-froid les décisions qui s'imposent." Le recadrage se fait donc déjà sentir. Est-il dirigé vers les ministres (?) se demande le Figaro, qui cite plus loin l'un des conseillers du président "On n'est pas agacé, on est énervé !", tandis qu'un autre homme du palais, sur l'exposition de la vie privée rétorque "L'étalage de la connerie est plus grave que celui de la vie personnelle." Le ton est donné, et le Figaro ne peut pas être accusé de grossir le trait pour gêner le président.
Il n'est donc pas question de s'exprimer pour les ministres. Le premier ministre aussi en prend pour son grade "Quand on entend dire que Fillon est un roc, on rigole…" soupire un des collaborateurs proche de Sarkozy (dixit, le figaro toujours). Et pourtant dans le même article l'on peut constater que les quelques remarques des députés et autres ministres ont été entendues. Deux ministres vont plancher rapidement sur la mise en valeur des neuf mois passés depuis l'élection, considérant par exemple le traité de Lisbonne comme un succès et mettant en valeur les différentes réformes menées.
Reste que l'avertissement est clair : aucune tête ne doit dépasser, où que ce soit. "Serrez vos rangs" eut-il pu être dit. Et pourtant les remarques commencent à affluer. Récemment Jean-Louis Debré s'exprimait un peu dans les mêmes termes que les députés, parlant de "désacralisation" de la fonction présidentielle, évoquant une "certaine tenue à avoir" et critiquant même un certain aspect désinvolte du mandataire de l'Elysée : "Cette légitimité qui est conférée par le peuple suppose une certaine dignité dans la fonction" avait-il déclaré.
L'Elysée pourra certainement faire taire les ministres un temps, mais rien ne les empêchera de démissionner si cela leur parait trop long. Quant aux députés, il ne serait pas bienvenu pour l'Elysée qu'ils ne finissent par se désolidariser, et qu'ils cessent, ainsi que c'est souvent le cas, de voter comme un seul homme chaque proposition du gouvernement. Car la cote de popularité du président, en chute libre, annonce déjà qu'au delà des députés, les électeurs dans leur ensemble sont de plus en plus mécontents.
C'est une des nouvelles du jour : Roselyne Bachelot, ministre de la santé, secondée par différentes associations, entreprend de faire interdire les publicités pour certains aliments à la télévision pendant les heures des dessins animés, afin de prévenir l'obésité chez les jeunes enfants, dès avant le mois d'avril. Une réunion devra également se tenir entre les pouvoirs publics, les entreprises agroalimentaires et les annonceurs afin que les professionnels puissent s'engager dans ces différentes démarches. Il est également envisagé de retirer les confiseries des caisses des supermarchés, projet pour lequel une autre réunion se tiendra avec les industriels, avec pour objectif de les ôter pour le mois de juin au plus tard.
Un "observatoire de la qualité alimentaire" sera également mis en place, et des associations seront partie prenante de cette démarche, associations qui avaient fait paraitre une demande sous le nom "Obésité : protégeons nos enfants" et comme il se doit, "un plan national nutrition santé", dénommé sous l'abréviation barbare de PPNS a vu le jour, ce que le ministre a pu commenter. Ce sont évidemment les habitudes alimentaires des jeunes qui favorisent l'obésité, nul besoin d'un nutritioniste pour s'en rendre compte. La "Malbouffe" n'en est pas même responsable et si les repas sont équilibrés, même un soda de temps en temps et un hamburger à l'occasion ne favoriseront pas l'obésité chez les enfants. Ce rapport du ministre parait donc bien inconsistant et fait mine de vouloir palier à l'irresponsabilité des parents. En revanche d'autres questons pourraient être soulevées. Comment se fait-il que dans nos pays les fruits et les légumes n'aient presqu'aucun goût? Une bonne tomate en Inde se mange sans assaisonnement avec plaisir, une tomate de nos supermarchés nécessite un sérieux assaisonnement pour être digeste et masquer ce manque de goût qui se retrouve dans la plupart de nos légumes, affadis par un apport d'engrais certainement considérable. Ce serait peut-être une piste que de tenter de retrouver des produits de qualité accessible à la masse des consommateurs.
Il sera néanmoins louable de les éloigner des consoles de jeux, qui les retiennent à l'intérieur lorsque d'autres enfants de leur âge s'en allait autrefois jouer et courir. Et surtout, les parents sont à éduquer dans leur façon de se nourir et de nourir leurs enfants. Pourquoi ne pas éduquer aussi les enfants à la cuisine? Cela sera toujours mieux que de les laisser plus tard se nourir de surgelés dont on connait mal la provenance à l'achat. Que ressortira de ce plan? Quels seront ses résultats? Au minimum il sera mis en avant pour nous faire bien comprendre que le gouvernement fait quelque chose, que l'Etat nounou est encore là pour chanter de jolies berceuses à nos braves compatriotes, empétrés dans leurs problèmes de surpoid. Mais là encore, personne ne remplacera les parents dans l'éducation qu'ils donneront à leurs enfants. Un parent qui n'est pas en mesure de refuser un bonbon devant la caisse reste un parent irresponsable, qui ne le refusera pas dans un autre rayon, à moins que ce ne soit que pour l'occasion...
Non seulement les élus UMP ne sont pas contents, mais il l'ont fait savoir lors d'une réunion avec le premier ministre. La plupart d'entre eux sont actuellement en campagne pour les élections municipales, et ils déplorent tous l'action et la communication de l'Elysée, notamment sur les nombreuses réformes. Les griefs s'attachent surtout à leur éparpillement. "Il faut faire attention à la fuite en avant. L'emploi, le pouvoir d'achat, la protection sociale, voilà l'essentiel" déclare un député qui fustige aussi les idées lancées un peu vite telles que la "politique de civilisation", ce véritable fourre-tout sans précision aucune, terme sur lequel se sont acharnés quelques journalistes, afin d'y trouver une explication. ou les publicités sur le petit écran qui seront potentiellement supprimées. Il eut pu rajouter la déclaration d'abolition des trente-cinq heures lancée au cours d'une conférence de presse, mais démentie le lendemain...
Cela pourrait prendre l'allure d'une véritable rébellion, puisque les députés en course pour les municipales se plaignent également des différentes lois qui pourraient leur être imposées, assez curieusement, puisque ce sont eux qui les votent, ce qui laisse bien apparaître qu'au sein de l'UMP, quelque chose s'est cassée. On ne suit plus le chef avec autant d'enthousiasme. Ici un député qui se plaint d'être littéralement agressé par les conducteurs de taxi suite au rapport Attali, qu'ils contestent fortement car le projet touchent à leurs licences. Le rapport de Jacques Attali, ancien "sherpa" (le terme provient de libération) du président Mitterand, pourrait aussi avoir causé une brèche dans l'électorat du président, en appelant à plus d'immigration. Le pays comptant déjà de nombreux chômeurs, certains électeurs provenant du Front National, comme d'autres, ont pu s'étonner de ces décisions prises en compte contrairement aux signaux donnés lors des élections et il est à supposer que cet apport de voix pourrait s'amenuire pour le groupement politique. Ce serait bien l'ouverture qui apporte des signes contradictoires, et toute l'action du gouvernement en vient à manquer de lisibilité, justifiant ainsi la colère des députés. Jean-François Coppé aurait aussi déclaré "En tout état de cause, on ne veut pas de taxes nouvelles".
Mais la personnalité du chef de l'Etat n'y est certes pas pour rien. Sa vie privée trop largement étalée alimente les journaux "pipeules", et un nouveau mot a même été inventée pour la qualifier : plus qu'une "pipolisation", on parle à présent de "grimaldisation". Dernièrement encore le nouvel observateur fait paraître un petit article sur un sms qu'il aurait envoyé à Cécilia Sarkozy, sms pour le moins étrange: "Si tu reviens j'annule tout". Le message écrit huit jours avant son mariage nous montre un Sarkozy obsédé par sa désormais ex-femme, qui pourtant devrait se marier dans un mois elle aussi, avec Richard Attia. Le développement de l'article établi en effet clairement les similitudes dans les voyages ou les cadeaux faits à sa nouvelle épouse. Ses conseillers tacheraient même de le dissuader de partir avec elle en Guyane, comme il l'avait fait avec son ex-épouse, mais il ne voudrait rien savoir. Instable le nouveau président? Il est vrai en tous les cas que son mariage est particulièrement précipité.
En attendant c'est bien le premier ministre Fillon qui rassure les députés de droite. Jugé un peu falot par le passé, c'est bien lui qui représente aujourd'hui un élément plus stable, loin de l'exubérance du président et des paillettes autour de sa personne, le tout risquant de brouiller un message politique qui paraissait pourtant clair et énergique.
Hans-Gert Poettering, le président du parlement européen est heureux.Pour lui la France est de retour dans le jeu européen et Elle est un pays incontournable de l'Union européenne. L'évènement qui rend Herr Poettering si heureux, c'est le vote hier par le parlement de la révision de la constitution permettant aux députés d'entériner le traité européen, traité dont tout le monde politique convient qu'il s'agit non pas d'un "traité simplifié", mais bien du traité refusé à 55% par les Français lors du dernier référendum.
Mais cela n'empêche pas nos politiciens, avec un sens admirable de la langue de bois et du contournement, de faire des déclarations tout à fait extraordinaires. Qu'on en juge par soi-même : François Fillon a tout simplement déclaré que le choix des Français lors du référendum devait être respecté, mais que pour autant il n'y a pas de plan B, et que la France doit "relancer au plus vite l'élan que nous avions contribué à briser." En conséquence, M. Fillon, tout "en respectant le choix des Français" lors du référendum et estimant que le nouveau texte lève toutes les objections des partisans du non, approuve sa ratification à travers le parlement (Rappelons que le texte, tout le monde en convient, ne change que les termes, mais que le fond demeure.).
C'est aussi ce que pense Jean-François Coppé, le président du groupe UMP, lorsqu'il déclare que le traité est l'occasion de "réconcilier la France du oui et la France du non", et pour Pierre Moscovici, qui représente les socialistes, "la majorité des socialistes soutenait ce traité, mais ils ont choisi de s'abstenir pour exprimer leur désaccord avec le refus du président de la République de recourir au référendum"... mais comme le dit l'adage, qui ne dit mot consent, et cette abstention est tout simplement un "oui" discret à cette démarche... les socialistes sont donc allés voter "oui" également par la suite à la ratification du traité lui-même. François Bayrou est lui aussi pour un référendum, mais... il va tout simplement voter oui, pour dit-il, contribuer à débloquer la situation en Europe. Rsppelons à nouveau que le traité de Lisbonne, s'il change dans la forme, est semblable quant au fond au traité rejeté.
Pour Hans-Gert Poettering, président du parlement européen, "le peuple français avait voté contre la Constitution européenne à cause d'un sentiment de peur" lors du denier référendum. Et d'ajouter la phrase attribuée au Général de Gaulle "dans un referendum, le peuple s'exprime sur toutes les questions, sauf sur celle qu'on lui demande", ce qui est sans doute vrai dans bien des cas.
Seulement ces déclarations, qui ne sont pas les seules, loin de là, démontrent bien une chose : les Français sont des imbéciles, et ne savent pas voter correctement. Il faudrait en conséquence retirer le droit de s'exprimer à ce peuple qui vote pour des sentiments de peur sous-jacent, et dont les intentions, loin d'être subtiles, puisque le bruit de leurs gros sabots se fait si parfaitement entendre qu'il résonne même dans les bureaux de Matignon, est une véritable insulte à la démocratie.
Le président du parlement l'évoque également, les Français ont déçu leurs partenaires européens : "Vous ne pouvez imaginer notre déception lorsque la France avait rejeté le traité par referendum". Oui, décidément l'on devine, à lire tous ces propos, que les Français sont des cuistres et qu'ils ne méritent pas même le titre de citoyen à part entière, eu égard au manque de responsabilités dans leurs actes. Mettons les donc en curatelle, comme Britney Spears...! C'est tout ce qu'il méritent.
59% des Français étaient encore décidés pour un référendum avant ce vote, et devant le château de Versailles où se déroulait le vote du parlement, dans les rues, quelques manifestants s'agitaient en faveur d'une nouvelle consultation populaire, et contre le traité, exprimant leur désaccord avec la méthode employée pour contourner le premier vote. "On n'a pas le droit de contredire les Français. Cela va rester comme un moment de déchéance démocratique." s'exclamait Le député gaulliste Dupont-Aignan, tandis que la sénatrice communiste Nicole Borvo commentait "Les parlementaires ne sauraient désavouer le peuple. Le peuple a le droit de changer d'avis mais ce n'est pas au Parlement de changer l'avis du peuple".
Droit ou pas, c'est fait... Il ne reste plus aux mécontents qu'à se renseigner sur le vote de leurs propres députés, et à leur écrire pour se manifester, puisque tant que le droit de vote n'est pas aboli, même si, comme nous venons de le voir, cela pourrait venir, ce sont bien les électeurs qui élisent leur députés, et non pas encore l'inverse.
Entre deux voeux de bonheur pour les mariés, Jean-Louis Debré a dit ce qu'il pensait, assez sobrement finalement, de l'attitude un rien désinvolte du chef de l'Etat et de l'image de la fonction présidentielle que celui-ci devrait incarner. Aussitôt des ténors de l'UMP se sont quasiment jetés sur lui, lui reprochant son manque de réserve. Le président du conseil constitutionnel a en effet osé critiquer le style du président dans des termes qui sans être forts, dénoncent tout simplement la "désacralisation" de la fonction présidentielle.
A bien y réfléchir, il est tout à fait logique que des membres de l'UMP réagissent ainsi, pour une raison toute simple : dans la critique du chef de l'Etat, Jean-Louis Debré a visé si juste, qu'il soulève un presque tabou dans sa famille politique, qui s'apprète à affronter les élections municipales dans un climat qui leur est de plus en plus défavorable . Nicolas Sarkozy peut donc voir les différents sondages le donner au plus bas, ce qui rejaillit sur tout le groupement politique, et il a perdu en crédibilité, même lorsqu'il se rend comme autrefois dans les banlieues, depuis qu'il hante les avions au bras de Carla Bruni. Mais tout cela se savait déjà dans les rangs de l'UMP. Sitôt son mariage annoncé, il a encore chuté de façon brutale dans les sondages, ce qui laisse augurer d'une véritable déculottée lors des municipales. Le chef portait bonheur jusqu'ici mais l'UMP est peut-être en train de devenir, de machine de guerre qu'elle était, une simple machine à perdre. "il y a une certaine tenue à avoir" a déclaré Jean-Louis Debré "Cette légitimité qui est conférée par le peuple suppose une certaine dignité dans la fonction".
Faut-il voir un lien entre les sondages et la vie privée du président? C'est un "effondrement d'une rare ampleur" déclare un directeur d'étude politique. L'effondrement serait lié à des raisons économiques, mais aussi à l'affichage permanent de la vie privée du chef de l'Etat. François Bayrou lui aussi ne s'est pas privé de critiquer l'affichage consenti par le chef de l'Etat, et les critiques vont bon train dans l'opposition, qui trouve même des bons mots. "Pendant que vous vous serrez la ceinture, Sarkozy se fait péter la sous-ventrière." ou encore on villipende "ses amours paillettes de star aux mœurs trop légères pour un chef d'Etat " . Cela ne mange pas de pain diront les uns, mais ces attaques ont du poid, et résonnent sans doute dans l'opinion publique, dont les fins de mois commencent de plus en plus tôt, tandis que le président semble être bien à son aise. Le français moyen, qui avait pu espérer, ne voit pas sa situation économique évoluer.
Dame! Voila bien peu de temps que cet homme est élu, il part en voyage en yacht, se marie avec un mannequin, comme une star de foot et s'affiche avec la jet-set ou le monde de la finance, doit se dire l'homme du "peuple", et c'est "moi" qui l'ait élu pour s'occuper de mes affaires... avant de se demander si en attendant, il ne s'occupe pas bien mieux des siennes... Le candidat, qui avait pris soin de se monter travailleur et droit, avant d'être élu, pourrait s'il n'y prend garde, donner l'impression à son électeur de s'être tout simplement fait rouler.
C'était finalement prévisible. Le président de la République subit selon les institut de sondage, un recul d'opinion positive vertigineux et dans chaque nouvelle enquête, il se retrouve sous la barre des cinquante pourcent d'appréciation. En chute libre, selon le Parisien et aussi impopulaire que Chirac lors des grèves de 1995 selon le Monde. Ce ne pourrait être que le début et il pourrait descendre encore plus bas, les Français ayant déjà exprimé leur mécontentement à l'occasion de la dernière enquête sur leur pouvoir d'achat, un pessimisme qu'on ne retrouve, parait-il, aussi profond que cela seulement des années en arrière.
Seulement cela ne constitue pas le seul reproche qui est fait au chef de l'Etat. Les Français lui reprocheraient aussi son style et le déballage trop régulier de sa vie privée, notamment concernant sa nouvelle conquête, Carla Bruni. Bien sûr, le président s'en était certainement rendu compte en filant tout droit en banlieue faire la leçon aux "jeunes" des quartiers, demandant à l'un d'eux de se lever tôt le matin pour aller travailler, visitant les commissariats comme autrefois lorsqu'il était ministre de l'intérieur, et s'agitant pour tout dire, dans les régions, comme peu de temps auparavant il le faisait pour ses vacances en galante compagnie. Mais rien n'y fait.
Même les discours de Nicolas Sarkozy, fort bien écrits, développant des valeurs auxquels la majorité adhère ne lui sont d'aucun secours, les images étant plus parlantes que les mots. Et celles qui restent pour le moment, certainement pour longtemps, sont celles d'un chef d'Etat qui augmente ces revenus (revenus qui ne seraient en réalité pas plus élevés que pour les autres présidents), enfile des costumes sur mesure que la plupart des Français ne sauraient acquérir, un homme souriant et bronzé, qui parle d'effort aux travailleurs en prenant pour lui du bon temps, tandis que se débattent les français dans une situation économique morose.
Le président qui avait fort bien communiqué et qui avait su se donner l'image d'un homme laborieux avant son élection, rend à présent celle d'un homme léger et mondain, comme une star "pipeule", qui fuit les caméras lors de ses déplacements en se plaignant des journalistes, comme une star "pipeule", et qui lorsqu'il se déplace auprès du "bon peuple", perd finalement toute sa crédibilité et dénature son discours : on ne peut râler sur le pouvoir d'achat en donnant l'impression de se vautrer dans un luxe tapageur, sans y perdre des plumes.
Mais les Français sont gens si capricieux! Ils le sont tellement qu'ils seraient capable encore, de prendre en compte leur désamour du président, pour les élections municipales...
Mais où est Carla Bruni? c'est la question qu'inlassablement les journalistes se posent, et chaque apparition du président de la République engendre la même interrogation. Il part en voyage au Moyen-Orient, on scrute son entourage, il part dans les banlieues, comprenant trop tard que son attitude fait baisser sa cote dans les sondages, ce sont les jeunes qui lui demandent où elle se trouve... C'est qu'on emmène pas une jolie femme dans les commissariats de police des banlieues, il existe d'autres endroits plus gais, bien naturellement.
Plus tard on apprend que Carla bruni a posé nue pour un magasine, avec une alliance au doigt. Ce qui marque surtout les journalistes, c'est non pas les bottes, unique habillage de la séance, mais bien l'alliance à son doigt, et ce n'est pas pour se demander s'il est bien moral d'arborer une alliance dans ces cas-là. Serait-elle déjà mariée avec le président se demandent-ils? Mais non, ce n'est pas le cas, puisque les photos datent du début de l'année dernière.
Carla Bruni y est belle, il ne faut pas le nier. Sur la photo la plus diffusée, son regard est froid, son alliance est mise en évidence, elle porte des cuissardes et le père fouettard n'aurait pas renier cette photo pour sa fille. "Je suis belle, ô mortel! comme un rêve de pierre" pourrait être le titre, et l'on pourrait prendre en compte le deuxième vers aussi... On aurait pu éditer ainsi un magazine dans lequel on se moquerait de la femme d'un chef d'Etat. Gageons que des plaisanteries sur les cuissardes circulent déjà...
Et puis le voyage en Inde du président avait ravivé les rumeurs. Viendra-t-elle? Si elle accompagne le président, le protocole sera chamboulé, car n'étant pas mariée elle ne pourra se trouver à la place prévue pour l'épouse du visiteur présidentiel, ce qui a beaucoup fait jaser les journaux en Inde également. Mariée, ou pas mariée? Où place-t-on les maîtresses de président dans le protocole???
Pourtant, par-delà cet aspect très "pipeule" sur fond diplomatique, que développe la presse, il reste une question de fond, sur le mental du président. Après sa déclaration d'abolition des trente-cinq heures, devant un parreterre de journalistes, il revient sur ces propos le lendemain, parle d'aller chercher la croissance lui-même, comme si cela se décrétait, déclare qu'il ira chercher des ressortissants français quoi qu'ils aient fait, dans une ancienne colonie qui a beau jeu de crier à l'ingérence, là où sans doute un coup de téléphone aurait suffit, plutôt qu'une déclaration publique, etc, etc.
Aujourd'hui il nous déclare que "c'est du sérieux", et nous fait entendre qu'un mariage serait même envisagé. Si l'on en croit Jacques Séguéla, il n'aurait rencontré Carla Bruni que quelques temps après son élection, sans doute après son divorce, c'est dire que cette liaison est toute récente. Six mois n'ont pas passé, que la France entière est informée sans la moindre pudeur du moindre de leur pas, et cela est voulu par le président qui ne cache pas ses démarches. Quand on pense au mal que ce sont donnés les anciens présidents pour rester discret, on frémit pour eux!
Mais n'y a-t-il pas dans la démarche quelque chose d'un peu précipité? Que le mariage de Britney Spears ou les enfants d'Angelina Joli puissent intéresser les foules, passe encore, mais lorsque l'homme qui est chef d'Etat traite avec légèreté de la question des trente cinq heures sur laquelle tout le monde se bat depuis sa création, comme d'autres sujets graves, puis nous annonce comme une starlette son mariage quasi-prochain, pour une "romance" qui se voudrait sérieuse, tandis que tous les journaux un peu "pipeules" produisent les photos nues de son éventuelle future femme, et détaillent ses aventures passées, cela atteint finalement des sommets de mauvais goût. La discrétion eut été mieux venue que tout ce déballage, et c'est bien le président qui en est fautif, les rédactions de journaux pensant évidement à leurs tirages avant tout... Peut-on espérer de lui moins d'agitation médiatique? Un président ne s'appartient plus, il appartient à l'Etat.
Toute la presse s'était demandé si le Taj Mahal accueillerait un instant cette nouvelle idylle, devant ce superbe mausolée qui fut dit-on construit pour un empereur Moghol fou de douleur de la mort de sa femme, et qui voulut ce qu'il y avait de plus beau, au point d'aller chercher le plus célèbre architecte perse, de tuer sa jeune fiancée pour lui faire comprendre sa douleur, et de faire couper les doigts des ouvriers l'oeuvre achevée, de façon à ce que jamais on ne puisse refaire de bâtiment comparable... Quelle que soit l'heure du jour, le Taj Mahal est superbe, le soleil fait venir ses reflets sur les bassins d'eau dans le jardin, ou lui donne une teinte rosée le soir venu. Les indiens n'hésite pas à le nommer le temple de l'amour, parait-il.
Mais non. Il ira peut-être, mais seul. En Inde, on ne plaisante pas avec le protocole...
"Et encore, on ne rapporte pas tout ce qu'on entend. S'il fallait reproduire toutes les conneries que Frêche sort, ça remplirait une page chaque jour." racontait au journal "Libération" un journaliste de midi-libre, pour un article daté du 18 novembre 2006. Il faut avouer que Georges frêche va souvent un peu loin, et fait beaucoup parler de lui pour ses outrances. Les dernière en date est sans conteste son idée de faire installer sur une place de Montpellier une statue de Lénine, qui trône jusqu'ici sur un carrefour routier de Seatle, où il l'a découverte lors de son passage dans la ville. Si l'achat de cette statue n'est pas encore totalement décidé, Georges Frêche défend son idée en disant que "Lénine fait partie des grands hommes qui auront marqué le XXe siècle, au même titre que Mao Tsé-toung ou le général de Gaulle. Il a tout de même réussi la révolution d'Octobre là où la Commune de Paris a échoué." Au fond, il ne fait que défendre ce qu'il juge donc être un héritage de la gauche, et plus loin il ajoute "Certes, Lénine a commis des erreurs, mais il est entré dans l'histoire alors qu'aujourd'hui la Russie réhabilite Staline. Et puis nous avons déjà installé dans les rues de la ville des personnages comme Robespierre, Danton ou Périclès."
Sans doute, Robespierre et Danton n'étaient pas des tendres, mais Lenine a tout de même pratiqué des épurations, ce qui est considérable comme "erreur", et le souvenir en est assez récent (voir aussi au sujet des purges ), ce qui fait que le président de la région Languedoc-Roussillon s'attire le blâme de son opposition, qui déclare en la personne de son rival UMP, Jacques Domergue: "C'est surtout un gadget négatif, le pire signe que l'on puisse donner pour le développement économique d'une ville. Car Lénine a tout de même été un tyran sanguinaire. Il a pratiqué les purges. Il a inventé la police politique. Et il a fini fou, c'est dire le symbole. "
Mais Georges Frêche , ancien maoïste, n'en démord pas. Il n'en est d'ailleurs pas à sa première outrance verbale, par le passé, il avait déjà déclaré à deux harkis "Ah, vous êtes allés avec les gaullistes… Vous faites partie des harkis qui ont vocation à être cocus toute leur vie… Faut-il vous rappeler que 80 000 harkis se sont fait égorger comme des porcs parce que l'armée française les a laissés ? Moi qui vous ai donné votre boulot de pompier, gardez-le et fermez votre gueule ! Je vous ai trouvé un toit et je suis bien remercié. Arrêtez-vous ! Arrêtez-vous ! Allez avec les gaullistes ! Allez avec les gaullistes à Palavas. Vous y serez très bien ! Ils ont massacré les vôtres en Algérie et vous allez leur lécher les bottes ! Mais vous n'avez rien du tout ! Vous êtes des sous-hommes ! Rien du tout ! Il faut que quelqu'un vous le dise ! Vous êtes sans honneur. Vous n'êtes pas capables de défendre les vôtres ! Voilà, voilà… Allez, dégagez ", et chacun se souvient de ses propos sur les joueurs de football, qu'il avait indiqué comme étant presque tous noirs.
Après l'élection de Benoit XVI, il déclare tout simplement devant 90 élus du conseil de Montpelliers "J'espère qu'il sera meilleur que l'autre abruti" (l'autre "abruti" étant Jean-Paul II mort peu de temps auparavant), avant d'évoquer plus tard, toujours au sujet du pape avec le bombardement de Dresde par les alliés, pendant la deuxième guerre mondiale, "C'est dommage, ils en ont loupé un", pape qu'il baptise du nom d'Adolf II lors d'une émission télévisuelle, comme nouvel Hitler consacré, s'attirant par là les protestation des directions de canal +, ainsi que du CRIF... Georges Frêche est aussi professeur d'université, et selon le Figaro, les étudiants se plaindraient "de cours d'une heure dont les trois quarts sont consacrés à la politique et à des blagues grivoises."... Mais le conseil régional fournissant les subventions, il semble délicat de s'en prendre à la personne du président de région, pour la direction de l'université même si les collègues semblent s'en rendre compte. Lors d'un discours pour "la journée de Jérusalem", il commente "Je suis content que les Français aient élu un juif président de la République au suffrage universel. Et en plus, avec Kouchner comme ministre des Affaires étrangères, qu'est-ce qu'on veut de plus ?", Bernard Kouchner qu'il apostrophe plus loin dans son discours "Et je vais dire à mon ami Kouchner : et quand c'est que tu reconnais Jérusalem, capitale d'israël?".
Georges Freche, qui se présente comme un historien, là il n'est que spécialiste de l'histoire du droit, n'a pas sa langue dans sa poche, avec des déclarations à l'emporte-pièce, telles que "Les Sénégalais sont plus français que les Bretons : les premiers le sont depuis 1532, alors que les seconds depuis 1536", et n'en finit pas d'embarrasser le PS, PS qui n'a pourtant pas besoin de ce type de déclaration dans la situation actuelle, où il n'est pas même capable de tenir une ligne précise sans s'affronter en interne, sur des sujets aussi grave que la réforme de la constitution. Son adversaire UMP ne se prive d'ailleurs pas de répertorier ses outrances , sans même prendre la peine de forcer le trait... Lorsque le parti avait déclaré son intention de se débarrasser de lui en 2006, après ses déclarations sur les joueurs de l'équipe de foot, Georges Frêche avait menacé de sortir de vieux dossiers , semble-t-il en rapport avec l'affaire Urba Graco.
La statue de Lénine qui a tant séduit Georges Frêche et qui depuis le décès de son propriétaire est à vendre, ne pèse pas moins de 7 tonnes, et devrait coûter entre 150 000 et 250 000 dollars, hors frais de transport.
Tout est mis en place à présent pour la ratification du traité européen, et l'Assemblée s'apprête à faire voter dans un premier temps par les députés "Le projet de loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la Constitution" , ce qui permettra de faire voter le parlement pour la ratification du traité européen dit "simplifié". Le texte sera examiné en séance publique le 15 janvier à l'Assemblée Nationale, puis le 28 par le Sénat, et le parlement devra se réunir en congrès à Versailles, où pour être adoptée la modification devra réunir les trois cinquième des suffrages exprimés. Il s'agit très clairement de passer outre le référendum sur le premier traité, qui avait rejeté ce premier texte.
Le parti socialiste, par la voix de Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste, radical et citoyen (SRC) , avait annoncé que le parti ne se présenterait pas à Versailles, mais qu'il signerait le traité définitif, après que la constitution ait été modifiée, ce qui constitue une quasi adhésion à la modification, puisque seuls les suffrages exprimés seront pris en compte: qui ne dit mot consent. Le président du groupe admet donc implicitement que le texte reprend tout simplement les grandes lignes du texte rejeté, ce que dénonce ses opposants. François Hollande a confirmé cette ligne du parti.
Le traité devrait être ratifié par la suite le 7 février, en passant outre, répétons-le, l'opinion publique, et ce qu'elle avait exprimé précédemment, et des voix discordante se font entendre. Si Jack Lang, qui a toujours été pour la ratification du traité déclare qu'il ira voter "oui" à Versailles et "oui" pour le traité, Henri Emmanuelli souligne très justement "(qu'il n'a) pas été élu par le peuple pour le priver de sa souveraineté", s'en prenant dans le même temps à la direction du parti socialiste, et précisant qu'il ne sera pas le seul à contourner la décision du parti, Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez ont déclaré qu'ils se rendraient à Versailles, pour voter contre également.
Il est évident que cette décision de la tête du parti socialiste est d'une hypocrisie totale, puisque s'abstenir facilitera l'adoption du texte, et les députés qui y participent, vont bien contre la "voix" (ou plutôt LES voix) du peuple. L'on peut espérer que comme Henri Emmanuelli, les députés sauront faire preuve de bon sens, en ne participant pas à ce déni de démocratie. Jean-Pierre Chevènement et Nicolas Dupont-Aignan avaient déjà eu le bon goût de se réunir en conférence par-delà les différences politique, avec d'autres personnalités de droite comme de gauche.
Le président de la République, qui avait jusqu'à présent su préserver sa cote de confiance, subit une baisse dans les sondages auprès de l'opinion publique, passant pour la première fois sous la barre des 50%, à 48%, et les sociétés de sondages sont même allées un peu plus loin: si 60% des personnes interrogées considèrent qu'il donne une bonne image de la France sur la scène internationale, ils sont également 63% à considérer qu'il affiche trop sa vie privée.
Pourtant cela fait un moment que Nicolas Sarkozy l'affiche, de façon tout à fait ostentatoire comme la plupart des hommes politiques. Ainsi lorsqu'il était ministre des finances, l'on a pu le voir en compagnie de sa femme, Cécilia Sarkozy, qui l'accompagnait dans toute sa carrière, ou encore avec son fils Louis, jouant près du bureau de papa, à seulement quelques mois. Puis son divorce également a été particulièrement médiatisé, avec des entretiens que sa désormais ex-femme a pu donner à la presse, médiatisant les détails de la rupture.
Aujourd'hui la rupture est consommée, mais les affaires de coeur du président font toujours la une, avec un top model cette fois: Carla Bruni. Se promener à son bras dans un parc d'attraction y a fatalement aidé, et c'est donc bien le président qui médiatise cette nouvelle histoire amoureuse (?), qui satisfait sûrement à sa vanité. Carla Bruni est une belle femme, et elle plait sûrement aussi aux ménagères de plus de 50 ans, comme aux autres ménagères...
Seulement c'est bien là que le bas blesse. Si les ménagères françaises peuvent apprécier les aventures du président, elles ne sont pas forcément du goût des opinions publiques étrangères. Ainsi durant son voyage en Egypte, un député s'est exprimé pour s'indigner de ce qu'il soit avec une femme dans un hotel ouvertement, et en Inde, pays dans lequel il doit se rendre prochainement, on se demande déjà comment gérer ce casse-tête protocolaire: en effet en Inde aussi, dans les hôtels, les couples non-mariés n'ont pas le droit de prendre une chambre en commun.
Ce n'est donc pas une bonne image que donne le président à l'étranger, tout au contraire. Il pourrait même passer pour un "jouisseur" selon les coutumes de certains pays étrangers. Dans tous les cas, il n'est pas sain que toute la presse reprenne, même si c'est bien le président lui-même qui met en avant sa vie amoureuse, toutes ses frasques. D'autres sujets autrement plus importants méritent que l'on s'y arrête. Notamment le traité européen, quasi clone du traité rejeté par la voie des urnes, et qui sera, d'une façon tout à fait antidémocratique, voté par l'Assemblée Nationale très prochainement. Cela reste plus important que le mariage supposé du président avec Carla Bruni en février...
Il est en ce moment en Egypte, à Louxor, dans un hôtel luxueux. C'est le jet privé de la compagnie de Vincent boloré qui y a emmené, tout comme à Maltes au lendemain de son élection, Nicolas Sarkozy, main dans la main avec Carla Bruni. Accueilli comme il se doit pour un hôte de marque étranger par Sami Farag, qui dirige le conseil local de la ville de Louxor pour les antiquités et suivi par les journalistes, le couple semblait dit-on mal à l'aise, bien qu'il soit fortement médiatisé depuis le passage à Dysneyland, il y a un peu moins de deux semaines.
Le voyage officiel de Nicolas Sarkozy devrait commencer seulement lundi, par une rencontre avec son homologue Hosni Moubarak et en conséquence, jusqu'à ce jour, l'Elysée comme l'ambassade se refusent à communiquer sur ce qui est décrit comme une "visite privée". "Privée"? Certes, si tant est que "privée" veut dire suivi par les journalistes du monde entier, si "privée" veut dire que l'on peut se promener lorsqu'on est président français au bras d'un top model en plein jour à Disneyland, et dans la foule, s'ilvousplait, tout en revendiquant de rester dans l'ombre.
Il y avait pourtant d'autres métiers que la politique pour rester dans l'ombre, de ces métiers où l'on travaille dur, et sans aucune reconnaissance, de ses métiers où l'on subit fortement la baisse du pouvoir d'achat, et où la seule alternative serait de travailler plus pour gagner plus, mais juste un petit peu plus. Il existe des métiers dans lesquels les responsabilités sont limitées, et dans lesquels on peut se permettre de se donner l'air détaché. Mais il est vrai que ce n'est pas aussi séduisant que la vie de star, avec ses paillettes et ses ors, ses jolies filles, ses voyages en yacht, ses invitations du monde du "show busness", et les beaux Hôtels.
Notre président se rend-il compte qu'il est chef d'Etat justement? Invité au Vatican pour se voir remettre une distinction honorifique, dans laquelle il représente le pays, il se comporte comme s'il visitait n'importe qui, bien à l'aise , à la manière d'un parvenu, qui ne concevrait pas qu'il convient de savoir se tenir dans une réception de cet ordre: celui-là aurait à l'époque de Louis XIV beaucoup fait jaser, et surtout beaucoup rire, comme le bourgeois gentilhomme de Molière, mais autre temps, autre moeurs:
Autres moeurs que celles d'un président qui va paradant avec à son bras un top model, pour se plaindre après d'être suivi comme une "star", autres moeurs qu'un président qui emmène pour voir le pape , Guy Gilbert, personnage attachant s'il en est, et qui avait toute sa place, mais qui par son attitude vaguement marginale, méritait d'être accompagné d'une autre sommité du monde catholique français, un humoriste français, Jean-Maarie Bigard, qui pour être lui aussi attachant, et sincèrement pieux, n'en méritait pas moins d'être lui aussi accompagné, au moins par des ministres. Mais las, plutôt que des ministres et des sommités intellectuelles, c'est plutôt la mère de Carla Bruni qui les accompagnait, représentation pour le moins curieuse, que d'emmener la mère de sa maîtresse attitrée voir la pape! Et pour comble, on n'y respecte pas même le protocole ...
Si l'on parle de "pipeulisation" de la politique, ce n'est pas pour rien: de la soirée au fouquet's, en passant par le séjour en yacht, les embrassades avec des "stars", les maisons luxueuses pour les vacances aux "US", les pique-nique entre présidents, avec hot-dog et tarte aux myrtilles, le divorce rendu public, la top model qu'on exhibe ostentatoirement, on ne peut que déplorer l'attitude du chef de la nation. Un président se doit dans le cadre de sa fonction de se comporter comme... un chef d'Etat... et pas comme une "star". Il est l'élu du peuple, et non pas l'idole des jeunes.
Les affaires sont traitées, c'est un fait, mais d'une façon qui ne semble pas toujours être la plus démocratique , pour ce qui concerne le traité européen dit "simplifié", mais qui ressemble presque en tout à l'ancien traité constitutionnel, lequel passera malgré le vote par référendum des Français, par le vote de l'Assemblée, et avec une coupe de champagne, très certainement, à la santé de ses braves citoyens français, si compréhensifs...
Il est fort. Il est très fort ce Sarkozy ! Après avoir vécu la pire semaine depuis le début de son quinquennat grâce à la visite de son ami Kadhafi, le président de la République a trouvé la parade pour que les Français changent de sujet de conversation dans les bistrots : Sa nouvelle meuf ! (...)
Oh la plèbe ! Arrêtez un peu de geindre avec votre pouvoir d'achat, regardez donc votre souverain qui, pour Noël, vous fait l'honneur de vous présenter sa dernière conquête. Et attention, c'est pas n'importe quoi, c'est pas du bas de gamme ! La traîtresse Cécilia peut aller se rhabiller ! Nico tape dans le top-model. Du canon certifié, de la bombasse niveau Ligue des Champions. ..
Le frère de Rachida Dati, Omar Dati , 37 ans, écope pour huit mois de prison ferme au tribunal, de Chalons, pour traffic de drogue, ce qui est plus que la demande du parquet, qui réclamait sept mois ferme. Omar Dati qui n'était pas présent, a fait demander par l'intermédiaire de son avocat, à ce que la peine soit aménagée avec la pose d'un bracelet électronique. Déjà condamné par le passé pour trafic d"héroïne, à quatre mois avec sursis, il est condamné cette fois-ci pour trafic de cannabis, ce qui en deux ans lui aurait rapporté près de 6000 euros.
L'information n'aurait aucune importance, s'il ne s'agissait pas du frère du garde des sceaux, garde des sceaux qui a aussi valeur de symbole du fait de ses origines, et qui a fait adopter une loi sur la récidive. Un premier frère de Rachida Dati, Jamel Dati, avait déjà été jugé pour des faits similaires, et encourt une peine d'un an de prison ferme. La fratrie se compose de douze enfants, Rachida Dati en étant l'aînée. L'on pourrait noter que dans ces décisions de justice, ces peines semblent représenter ce qui se fait habituellement en la matière, seulement il existe d'autres cas, autrement moins conséquents, qui par le passé n'ont pas bénéficié d'un jugement aussi favorable pour une simple consommation de cannabis, autrement plus bénigne que le trafic. Notre justice est-elle trop clémente pour le trafic de drogue?
Ce qui peut surprendre dans le cas de Rachida Dati, c'est l'absence de remise en cause: en effet il reste peu honorable pour un garde des sceaux, chargé de réformer la justice, d'avoir des membres de sa famille sur les bancs des accusés, et il eut été honorable de proposer une démission: à ce niveau de responsabilité, cela se fait. Ce cas est à rapprocher de celui de Rama Yade, qui en tant que secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, émet une critique du gouvernement auquel elle appartient lors de la visite du colonel Kadhafi, "La France n'est pas un paillasson" a-t-elle dit, exprimant une opinion de la France qui serait bienvenue, si par ailleurs cet attachement ne se démentissait pas à d'autres occasions. Il eut été de bon goût, plutôt que de se rétracter ensuite, pour défendre cette visite, de démissionner tout simplement, pour montrer son désaccord, et la fermeté de ses principes: le secrétaire d'Etat en serait sorti grandi.
Mais lorsqu'un président se fait élire sur le pouvoir d'achat, et encourage les salariés à travailler plus, passe une soirée au Fouquet's dès le soir de son élection, prend la mer dans la foulée à bord d'un yacht au luxe tapageur, s'augmente considérablement, reçoit en grande pompe un ancien-terrorriste notoire, qui ne dénonce que du bout des lèvres les agissements des groupes terroristes à Alger, ou s'affiche dans des parcs d'attraction avec un top model, il n'est pas étonnant que les symboles plus profonds de la fonction gouvernementale échappent aux membres du gouvernements eux-même...
Je reproduis ici un article de Lucienne Magalie Pons, paru ce jour, au sujet du voyage de Nicolas Sarkozy. J'ose espérer qu'elle ne s'offusquera pas de ce que je la reprenne en la citant. Cet article est d'autant plus courageux, que les réactions ne sont pas toutes amicales sur son blog. Mais elle a le mérite de donner une version plus personnelle de ce voyage, et a vécu en Algérie, ainsi que sa famille depuis plusieurs générations.
Le président français Nicolas Sarkozy,arrivé lundi après-midi à Alger pour une visite d'Etat de trois jours en Algérie, a été accueilli par le président algérien Abdelaziz Bouteflika,
Nous apprenonsqueministre algérien des Anciens combattants Mohammed Chérif Abbasqui s'était livré la semaine précédente à des attaques personnelles contre Monsieur Nicolas Sarkozy doublées d'attaques sur la politique coloniale de la France, ne faisait pas partie de la délégation officielle algérienne chargée d'accueillir le président Sarkozy au bas de l'avion à l'aéroport international Houari Boumédiène.
Une centaine de chefs d'entreprises français accompagnent le président Sarkozy dans cette visite, qui doit permette de relancer la coopération économique et les partenariats industriels entre la France et l'Algérie
A la suite d'unun premier entretienen fin d'après –midi à la résidence d'Etat de Zeralda, sur la côteouest d'Alger, Le Chef de l'Etat Français a assisté, dans un hôtel proche, à un Forum de chefs d'entreprises algériens et français et personnalités importantes, au cours duquel il a pris la parole.
Dans son intervention, il a été tropfacile pour Nicolas Sarkozy, qui n'avait que 7 ans en 1962, et qui n'a jamais été directement concerné par la guerre d'Algérie, de près ou de loin, d'affirmer pratiquement dès son arrivée sur le solalgérien,devant des chefs d'entreprises Français et algériens et autres personnalités, se faisant ainsi l'écho des accusateurs de la France :"Oui,le système colonial a été profondément injuste, contraire aux trois mots fondateurs de notre République : liberté, égalité, fraternité", se faisant ainsi injustement l'écho des accusateurs de la France.
Or, rappelons que selon le Journal El Khabar, la semaine précédenteMonsieur Mohammed Chérif Abbas,Ministre des anciens combattants algériens de la guerre d'indépendance, avait affirmé que Nicolas Sarkozy, devait son arrivée au Pouvoir,en raison de ses origines tout en le déclarant inféodé à un "lobby juif qui a le monopole de l'industrie en France ». Monsieur Chérif Abbès, avait ajouté qu'il n'y aurait pas de réconciliation totale avec la France si celle-ci ne reconnaissait pas ses "crimes" de la période coloniale.
Dans un deuxième temps, Monsieur Saïd Abadou, secrétaire général de la puissante Organisation nationale des Moudjahiddines (anciens combattants), dans une déclarationfaite jeudipar téléphone au quotidien Al Khabar,avait confirmé que le président français Nicolas Sarkozy n'étaitpas le bienvenu en Algérie : ….. En tant qu'Organisation nationale des Moudjhadines, nous disons que Sarkozy n'est pas le bienvenu en Algérie, car nous considérons que sa visite s'inscrit dans des objectifs diplomatiques clairs", a ajouté M. Abadou, sans toutefois énumérerles "objectifs diplomatiques" qu'il attribue au chef de l'Etat français.
Le président français a choisi de leur répondre indirectementdès son premier discours en mettant sur le même plan l'islamophobie et l'antisémitisme, qui ont "tous deux le même visage, celui de la bêtise et celui de la haine".
"Le racisme, l'islamophobie et l'antisémitisme ne s'expliquent pas, ils se combattent. Ce qui vaut pour la France vaut partout ailleurs", a-t-il déclaré.
Curieusement, Nicolas Sarkozy n'a pas fait allusion au racisme anti-français ou anti-occidental pratiquement ambiant dans certaines anciennes colonies, ou même en France, dans certainescommunautés françaises d'origines et de religions étrangèresqui ne se gênent pas ici même pour nous critiquer et nous casser du sucre sur le dos à la moindre occasion, enpratiquant ouvertementune « francophobie » dontle monde politique s'accommode avec une complaisance coupable etcritiquable , alors que le moindre mot qui serait prononcé par un Français contre des Français d'origine étrangère ou des étrangers vivant en France donnerait lieu à des poursuites et des sanctions pénales pour son auteur. …. Le racisme anti-français n'a pasété expressémentévoqué dans son discours, c'est le signe qu'il ne mérite pas l'attention de notre Président au même titre que« l'islamophobie et l'antisémitisme » ce qui est tout à fait regrettable pour nous.
Tout autre que Monsieur Sarkozy aurait exigé des excuses personnelles de MessieursAbbas et Abadou avant de se rendre en Algérie,comme l'avait souhaité et suggéré leprésident du Groupe PS à l'Assemblée Nationale Monsieur Jean-Marc Ayrault (voir en fin d'article note **) , mais Monsieur Sarkozya préféré « noyer le poisson » dans des formules passe partout, quelque peu vagues et génériques, adressées à la cantonade. C'est regrettable, c'est l'aveu d'un manque de fermeté vis-à-vis du respect qui est dû à un Chef d'état Françaistout autant qu'à sa personnalitéprivée, et c'est la marque d'une faiblesse personnelle,pour ne pas dire d'un manque courage politique, dont les algériens profiteront un jour ou l'autre.
Quand aux différentes appréciations de Monsieur Sarkozysur l'injustice du système colonial, contraire selon lui aux trois mots fondateurs de notre République : liberté, égalité, fraternité, il ignore, ou veut ignorer, que lors de la conquête de l'Algérie nous avons délivré les populations de ce pays de la domination turque, que nous avons ensuite au prix de douloureux sacrifices humains et financiers, pacifiés et civilisés ce pays etfait connaître et partager, à tous ses habitants qu'ils fussent d'origine berbèreou descendants des anciennes invasions arabes et turques, la pratique d' une liberté qu'ils n'avaient jamais connu depuis l'antiquité romaine etdont certains ont ensuite usés abusivement en seretournant contre leurs bienfaiteurs colonisateurset civilisateurs, en les égorgeant sauvagement, pour réclamer une indépendance, qui ne leur était pas due en contrepartie de leurs crimes contre l'autorité , l'arméeet les civils défenseurs de l'Algérie Française.
Les autres platitudes verbalesde Monsieur Sarkozy, qui engagent la France dont il est le représentant, pour expliquer à sa façon la présence coloniale en Algérie et la guerre d'indépendance, ne reflètent pas, tant s'en faut,l'opinion de tous les Français.
Ces platitudes ne sont que les faveursqui enjolivent son objectif principalqui est de récolter« la gloire médiatique »de signatures ou de promesses de contrats d'un montant estimé à quelques 5 milliards.
J'ajouterai que 5 milliards ne représentent qu'une poussière au regard des richesses dont nous avons doté l'Algérie en 132 ans de présence Française et des milliards de subventions et d'aides que nous leur avons versés depuis l'indépendance.
Je retiendrai aussi que Monsieur Sarkozy afait un pas de plus vers une des revendications constantes des Algériens en estimant qu'il fallait "aller plus loin pour faciliter la circulation des personnes entre les deux rives de la Méditerranée", mais en réalité dans le sens sud – Nord.
Pour ce qui est del'Union méditerranéenne qui sera probablement évoquée lors de la visite à Constantine le 5 décembre, c'est un sujet épineux qui semble laisser pour l'instant l'opinion politiquealgérienne faussement indifférente. …. « L'Algérie n'est ni pour ni contre le projet de l'Union méditerranéenne d'autant qu'elle n'a pas de détails à ce propos. La visite de Sarkozy permettra d'en savoir plus », a déclaré mardi Monsieur Abderrachid Boukerzaza, le ministre algérien de la Communication.Quant à Monsieur Mohammed Chérif Abbas, ministre des Moudjahiddines, qui s'était déjà distingué par ses attaquescontre Nicolas Sarkozy et la France, il conditionnel'adhésion de ce projet à une repentance de la France pour les exactions commises durant la période coloniale. « A mon avis, expliquait lundi Mohamed Cherif Abbas à El Khabar, si la France ne reconnaît pas les crimes qu'elle a commis en Algérie, une normalisation ou une réconciliation n'est pas envisageable. Les relations ne dépasseront pas le cadre des échanges commerciaux. Parler d'un traité d'amitié ou de réconciliation sans excuses ?...Impossible ajoute-t-il.
En outre l'approbation quele président français a apportée lors de son dernier voyage au Maroc, au plan mis en place par les autorités marocaines soutenues par la droite conservatrice marocaine,à propos du Sahara Occidental,en déclarant « la France sera à vos côtés » n'a pas fait l'unanimité à Alger, je dirais mêmequ'elle a provoqué une inquiétude diplomatique et unedésapprobation générale des hommes politiques et de l'opinion publique Algérienne, qui ne sont pas prêts d'oublier que Nicolas Sarkozy a qualifié de "sérieux" le projet d'autonomie du Sahara occidental, proposé par le Maroc mais fermementrejeté par Alger.
Sur ce point attendons la suite des évènements et sespossibles remous algériens et méditerranéens. L'affaire est loin d'être dans le sac !
Pour le reste je reviendrai sur le voyage de Monsieur Nicolas Sarkozy et de son « escorte » présidentielle et économique en Algérie, au fil des jours jusqu'au 5 décembre. Mais j'ai tout lieu de croire qu'il se poursuivra, entre les autorités des deux pays, dans un climat de politesse politique complaisamment hypocrite, essentiellement axé sur les affaires économiques.
Vous retrouverez dans vos journaux habituels les informations concernant le détail des diversprojets d'avenirque les deux Chefs d'Etat sortiront tour à tour , en offres et demandes plus ou moins réciproques, de leur parapluie respectifs,comme des brocanteurs de foire, à savoir l'espoir d' accords futursde coopération concernant l'énergie nucléaire « civile » , la prospection et l'exploitation de gisements d'uranium, les projets de formation, etc.… Ne doutons pas qu'une fois de plus le plateau de la balance penchera à l'avantage de l'Algérie à qui nous ne devons rien et qui nous tientpour redevables de tout.
Pour en terminer, et pour ajouter une note de charme à ma relation, j'ai pu voir sur TF1 Madame Rachida DATI surgir immédiatement derrière le Président à son arrivée en Algérie , alors qu'il était accueilli par le Président Bouteflika, et que les deux hommes comme à leur habitude prenaient contact en s'embrassant amicalement. Je ne sais pas si notre Garde des sceaux a eu droit pour son accueil à la même faveur, les cameramen de la télévision ne se sont pas attardés sur elle comme pour ne pas la mettre en évidence, par rapport à la suite du cortège.
Selon l'Elysée attendri, Abdelaziz Bouteflika a redit qu'il avait avec Nicolas Sarkozy des "relations d'amitié et d'affection anciennes" et que les divergences d'appréciation, quelles qu'elles soient et les différences de points de vue sur la "mémoire" n'empêcheraient pas le président français Nicolas Sarkozyd'être le bienvenu en Algérie.
ooOoo
**Note : Rappelons que le président du groupe PS à l'Assemblée nationale Jean-Marc Ayrault a estimé jeudi que Nicolas Sarkozy ne pouvait "pas aller à Alger sans obtenir avant des excuses", après les propos d'un ministre algérien évoquant la contribution d'un "lobby juif" à l'élection du chef de l'Etat. M. Ayrault s'est dit, sur RTL, "fortement indigné" par les déclarations du ministre des anciens combattants Mohammed Chérif Abbas.
"Je pense que Nicolas Sarkozy ne peut pas aller à Alger sans obtenir avant des excuses", a-t-il déclaré alors que le président de la République doit se rendre le 3 décembre en Algérie pour une visite d'Etat. "Quand un ministre du gouvernement algérien dit ça, il faut qu'il s'excuse", a insisté le chef de file des députés socialistes. "Il ne faut pas laisser passer ce genre de choses".
"Je ne dis pas que tous les Algériens pensent ça, et j'espère bien que non, mais l'objectif, c'est quand même que les relations entre la France et l'Algérie s'apaisent. Il faut que chacun y mette du sien, il faut travailler ensemble main dans la main. Ca passe par des gestes forts, mais pas seulement de la France, aussi de l'Algérie", a expliqué le député-maire de Nantes.
Je m'étais déjà exprimé au sujet du traité "simplifié" qui devrait passer comme une lettre à la poste avec sa ratification par l'Assemblée nationale. La résistance s'organise, et de façon très symbolique, par des personnalités de gauche et de droite réunis, même le journal l'Humanité s'y est mis!
Ce dimanche, une conférence réunira Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Pierre Chevènement, ils ne seront pas seuls! Ce débat est au delà des clivages politiques. Voici la copie d'un blog consacré à Jean-Pierre Chevènement:
Rassemblement national pour un référendum sur le projet de «constitution européenne bis» dimanche 2 décembre à 15h
Une date à réserver sur vos agendas. Venez nombreux !
La ratification parlementaire du « traité simplifié » qui n'est autre qu'une Constitution européenne bis, serait un double déni de démocratie :
parce qu'on ferait passer nuitamment par la fenêtre ce qui a été rejeté au grand jour par la porte,
parce que la Constitution-bis signée à Lisbonne enterrerait définitivement, au nom du peuple français mais contre sa volonté explicite, la République française confirmée par les référendums de 1958 et 1962.
Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public
Jens-Peter Bonde, porte-parole du parti danois "Mouvement de juin", président du groupe Indépendance et démocratie au Parlement européen
En un jour emblématique pour la défense de la démocratie, Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Pierre Chevènement appelleront tous les Français à se mobiliser pour exiger une consultation populaire sur le traité de Lisbonne.
A partir de 15h, le dimanche 2 décembre 2007, à la Maison de la Chimie 28 bis rue Saint Dominique, Paris VIIe Métro Invalides (lignes 8 et 13) ou RER C.
Cela pourrait paraître anecdotique, mais les implications sont bien plus étendues qu'il n'y parait: le Dalaï Lama, en visite au Japon, aurait déclaré au quotidien nippon "Sankeï Shimbun", que le choix du futur Dalaï Lama pourrait se faire de son vivant: "Si le peuple tibétain veut soutenir le système du Dalaï Lama, il peut éventuellement choisir le prochain Dalaï Lama tant que je suis encore en vie. Parmi les options qui s'offrent aux Tibétains, il y a le choix démocratique par les hauts prélats du bouddhisme tibétain ou la désignation d'un successeur par moi-même", ce qui va tout à fait à l'encontre de la tradition, mais précise-t-il, "les Tibétains ne supporteraient pas un successeur désigné par les autorités chinoises".
En effet les Dalaï Lama dans toute la tradition tibétaine, sont désignés après la mort du dernier chef, par des moines et des maîtres spirituels qui pour le remplacer se mettent à la recherche de sa réincarnation. C'est parmi des enfants candidats qu'est désigné le nouveau chef, après avoir constaté que l'enfant a gardé des souvenirs de ses précédentes incarnations en tant que dalaï Lama, comme par exemple de reconnaître des objets lui ayant appartenu lors de sa précédente vie. Les Dalaï lama sont des bodhisattvas, c'est à dire un être éclairé qui a choisi de renaître pour le bien de tous les êtres, et ne saurait donc être désigné qu'après enquête. L'enfant désigné est ensuite emmené dans un monastère, pour parfaire sa formation bouddhiste.
Mais comme Pékin a décidé que chaque décision des lamas ne serait validée qu'après son approbation, cela peut faire craindre que la Chine, qui occupe le Tibet, dont le Dalaï Lama est traditionnellement le chef d'Etat en même temps que chef spirituel bouddhiste, pourrait être tenté de désigner un Dalaï Lama qui lui serait favorable. En effet, dirigé d'une main de fer depuis 1951 par la Chine, le Tibet demande, par l'intermédiaire de son chef exilé en Inde, une autonomie réelle, ce que refuse catégoriquement Pékin. Et la Chine n'a en effet pas manqué d'intervenir en déclarant que "La réincarnation d'un bouddha vivant est la seule voie de succession du bouddhisme tibétain et suit des rituels religieux relativement détaillés et des conventions historiques", accusant de fait le Dalaï Lama de trahir toute la tradition dont il devrait être porteur.
Le Dalaï Lama est aujourd'hui agé de 72 ans, et bien sûr tôt au tard la question de sa succession devra se soulever, ce qui ne peut manquer d'inquiéter les Tibétains, d'autant qu'un jeune garçon de six ans a été arrêté par les autorités chinoises après sa désignation par le Dalaï Lama comme nouveau Panchen Lama, c'est à dire le deuxième personnage de l'Etat, dont l'implication est traditionnellement grande dans la recherche du nouveau Dalaï Lama, ce qui peut accréditer les craintes du peuple tibétains d'irrégularité lors des futures recherches.
Alors que sur les quais des franciliens s'agglutinent, de plus en plus aigris de la situation, pressés et fatigués après une bonne semaine de grève, les anti grévistes s'organisent et défilent eux aussi. Deux fronts semblent se dessiner dans le pays, d'un coté les grévistes, et de l'autre les anti...
Ils sont venus un dimanche malgré les difficultés à se déplacer pendant les grèves. La manifestation tire son origine de groupements tels qu'Alternative libérale, plutôt favorable à l'action entreprise par Nicolas Sarkozy. Si le mouvement revendique 20000 personnes dans la manifestation, les services de police en comptent 8000. Leurs chants ne sont pas toujours très bien assurés, ils n'ont pas l'habitude de défiler ainsi. Dans le cortège, des personnes de tous les ages, parfois avec les cheveux blancs. "Nous sommes dans un pays fasciste de gauche" s'exclame une femme, relayée par un autre manifestant, qui confirme. Tous veulent pouvoir aller travailler et le disent bien haut. Les haut-parleurs crachent la chanson détournée du groupe YMCA, "SNCF, on est les rois de la France...", et les manifestants se disent pris en otage par une minorité, et mettent en avant le vote des Français dans leur ensemble.
Pourtant le discours des cheminots n'est pas non plus totalement faux, et sonnerait presque libéral parfois: ils expliquent avoir signé un contrat, et que selon les termes de ce contrat, la retraite "spéciale" leur a été attribuée. Ce n'est pas entièrement faux, au moment où ils signaient leur contrat, les conditions étaient définies, mais ce serait oublier que nous vivons sur un régime de retraite par répartition. Il faut dans le même temps admettre que ce ne sont pas les régimes spéciaux de retraite qui permettront par leur réforme de rééquilibrer les caisses, tout le monde peut s'en rendre compte, ce qui signifie bien qu'il ne s'agit que d'un principe, principe d'égalité entre tous, mais qui part d'une évidence: les uns ne peuvent pas travailler moins longtemps que les autres, rien ne le justifie.
Les cheminots ne semblent pas se rendre compte de ce que leur démarche entraîne: la SNCF a le monopole du rail, et les salariés ne peuvent toujours rentrer chez eux dans un délai raisonnable, ils prennent des jours de congés qui leur manqueront plus tard, ils sont parfois intérimaire, et sont payés à l'heure, ils y perdent donc de l'argent, ou encore ils sont chômeurs et paralysés dans leurs recherches à cause des grèves, des femmes seules aussi doivent faire garder leurs enfants sans toujours y réussir, et par delà toutes ces considérations, la grève coûtent très cher à tout le monde, pour la SNCF bien sûr, mais aussi les autres entreprises qui en pâtissent, et la note sera, tôt ou tard, présentée, à l'usager des trains également.
Les méthodes des cheminots et des bloqueurs d'université en général est de plus en plus contestée également. A la SNCF, certains grévistes feraient pression sur les non grévistes, les menaçant parfois physiquement, crevant à l'occasion les pneus de leurs voitures, dans les assemblées générales des universités, des groupements politiques feraient de l'entrisme au moment du vote, et les bloqueurs agissant de façon parfois arbitraire ont pu provoquer des réactions violentes des étudiants anti bloqueurs, et même, de véritable bagarres, avec intervention des CRS pour séparer les belligérants.
C'est toute une partie de la France qui se dresse tout doucement contre l'autre. L'un des grands sujets des présidentielles, le pouvoir d'achat, en est sûrement en partie responsable: une partie des Français veut travailler, et gagner plus d'argent, une partie des étudiants, qui pour la plupart ont été bloqués pendant les manifestations contre le CPE, veulent réussir leurs études et le faire sérieusement. Les grévistes de tout bord empêchent les autres de travailler, de profiter de leurs familles, de continuer à travailler à leurs études... et pendant ce temps-là, sur les écrans de télévision, un cheminot se plaint de finir sa carrière à 1800 euros net, sans considérer que derrière la caméra, des salariés dont le salaire n'éxcède pas les 1000 euros par mois vont le regarder, des grévistes affichent des attitudes jusqu'auboutiste, décider à cesser le travail "jusqu'à 55 ans s'il le faut", refusant tout changement.
Le secrétaire de la CFDT qui avait critiqué les méthodes de certains syndicalistes et leur intransigeance s'est quasiment fait "sortir" d'un défilé, se ruant dans une voiture pour leur échapper, sous la protection de son service d'ordre. Il s'était exprimé sur France2 pour fustiger une "forme de coproduction entre le gouvernement et la CGT en particulier pour organiser cette grève, pour montrer ses muscles. (...) On a d'un côté des syndicats qui ont fait croire aux cheminots qu'ils pourraient continuer à travailler 37 ans et demi alors qu'on sait pertinemment que les 40 ans pour tous les salariés dans notre pays sont inéluctables" a-t-il ajouté. "Cette grève, il faut maintenant la suspendre et négocier au plus vite", ce qui constitue, il faut bien l'admettre, l'attitude la plus raisonnable. La grève montre un triste visage de certains syndicats, dont quelques uns sont dépassés par leur base, qui ne souhaite pas de négociations, et les porte-paroles, qui ont été élus par ces mêmes base, ne peuvent que se laisser déborder, ou se trouver par la suite totalement discrédités.
Toute cette agitation et cette intransigeance sont d'autant plus regrettable qu'aujourd'hui ce sont les fonctionnaires qui se sont jetés dans la rue, pour le pouvoir d'achat, parmi eux des enseignants dont le métier est difficile, mais aussi des infirmières, dont on connaît les difficultés. Or le pouvoir d'achat est un sujet qui touche chaque Français, bien au delà des régimes de retraite spéciaux, et qui ne devrait pas monter les Français les uns contre les autres. Mais la grève des cheminots occulte cette nouvelle manifestation. En attendant, si la grève continue encore longtemps, ce sera au détriment des salariés, qui pour la plupart n'en peuvent plus.
La presse en a relativement peu parlé: la Marseillaise a été sifflée lors du match France-Maroc, autant dire Maroc-France, puisque le stade était presque entièrement constitué de supporters "marocains", bien qu'il se soit déroulé au stade de France, à Saint-Denis. C'est à peine si quelques journaux en relatant le déroulement du match l'évoquent.
Ce n'est pas sans rappeler le match France-Algérie, au cours duquel la Marseillaise avait aussi été sifflée, ce qui avait donné lieu à des amendes pour les supporters indélicats. La classe politique qui s'était tue avait même fini par intervenir, jusqu'à ce que Jacques Chirac, au cours d'un second match ne quitte le stade, la Marseillaise étant à nouveau sifflée, en se donnant l'air tout à fait outragé, mais d'une façon assez peu crédible.
Il n'y a guère que les blogs pour s'en offusquer aujourd'hui. Jean-Michel Larqué aurait déclaré: "ce sont les mêmes qui quand on les prend en flagrant délit, disent qu'on leur manque de respect".. Des joueurs marocains déplorent les sifflements tout en remarquant que seul le début de l'hymne a été sifflé, et l'un d'eux, Evra fait la réflexion suivante: "Je n'ai pas vu un seul maillot tricolore, en tout cas, s'il y en avait, je ne les ai pas vus." Lorsque par la suite les joueurs français prennent la balle au pied, ils sont eux aussi copieusement sifflés. Pour le joueur Marouane Chamakh "Il y avait plein de Marocains dans le Stade, c'était très chaleureux. On avait hâte de faire un bon match pour ce public-là. On s'est senti un peu chez nous. Ça nous a fait chaud au cœur…"
Sur un blog , Yoann Defaix commente "Mon indignation aurait été la même si les sifflets avaient visé l'hymne du Maroc. Mais là, ce sont des Français d'origine marocaine, ou binationaux, qui houspillent leur pays, la France." Ailleurs, "le Fou-losophe" s'indigne "En effet, l'hymne national français, s'il avait été joué au Maroc, n’aurait jamais été "souillé" de la sorte! Non, les Marocains respectent le peuple français comme les français respectent le peuple marocain! (...) Il n'est pas difficile d'analyser le problème: des français d'origine maghrébine en mal-être, qui, pour seul défouloir, sifflent ce qui représente le mieux notre nation (mais aussi la leur!)"
Mais finalement peu de réaction de la part des médias classique, si ce n'est le compte-rendu du match dans la presse: oui, la Marseillaise a été sifflée nous relatent-ils, mais il s'agit d'un bon nul à l'extérieur, comme dirait Jérome Rothen. Aucune réaction politique à ce jour concernant les sifflements. Mais où se trouve Nicolas Sarkozy qui exaltait tant la nation? L'on peut croire que si l'hymne européen avait été sifflé, il se serait manifesté. Et Ségolène Royal, qui avait proposé que le jour du quatorze juillet, chaque famille mette son drapeau tricolore aux fenêtres n'a rien à dire non plus? Non... Les drapeaux ont été rangés, peut-être jusqu'aux prochaines élections, si c'est encore à la mode bien sûr, et si cela plaît aux électeurs, ce peuple qui se croit souverain, alors on enlèvera la poussière qui se sera accumulée dessus, et l'on reparlera de la pucelle d'Orléans, comme on sort les vieilleries du grenier.
Il est pourtant légitime d'aimer un drapeau et d'aimer un hymne, cela ne fait de personne un va-t-en guerre ou une brute sanguinaire, encore moins un ignoble "fasciste". L'hymne n'a pas la même signification dans un stade de foot ou lorsqu'il est chanté sur les champs Elysées à la libération, mais se respecte en tant que symbole. Il est un peu regrettable que notre société n'en ait plus conscience et que nos politiciens, si soucieux par ailleurs de les utiliser lorsqu'ils leur sont utile ne jugent pas bon de les faire respecter.
"Le projet de «traité modificatif» (reform treaty) européen a été rendu public le vendredi 5 octobre. On comprend à sa lecture pourquoi ses rédacteurs ont renoncé aux expressions de «mini-traité» ou de «traité simplifié» puisqu'il ne comporte, avec ses douze protocoles et ses 25 déclarations diverses, pas moins de 256 pages et qu'en matière de complexité rédactionnelle on peut difficilement faire pire. Dans la mesure où ce texte se borne en réalité à recopier sous une autre forme les trois quarts des dispositions du traité établissant une constitution pour l'Europe, il eût certainement été plus simple de reprendre le texte initial en en rayant seulement les dispositions symboliques abandonnées. On comprend cependant que cette formule ait été écartée car elle aurait manifesté de façon trop criante que l'on se moquait ouvertement de la volonté des peuples français et néerlandais" : cette analyse n'est pas de n'importe quel gauchiste hirsute - ni souverainiste au crâne rasé - mais d'Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public à l'université de Rennes et auteur de droit constitutionnel, dans un texte titré Haute trahison.
Elle y ose la formule de "coup d'Etat", argumentée ainsi : "comment le président de la République peut-il décider seul, alors que le peuple français a juridiquement rejeté lintégralité du traité, de faire cependant ratifier par voie parlementaire la majeure partie des dispositions quil contenait au motif que celles-ci «nauraient pas fait lobjet de contestations» ? (...)On pouvait peut-être apercevoir que le «non» de gauche déplorait davantage la menace sur lEtat-providence et le «non» de droite la perte de lEtat régalien, mais il est certainement impossible et inconcevable de sonder le cerveau de chaque Français en prétendant y déceler des dispositions quil aurait rejetées et dautres quil aurait approuvées. La démarche du président de la République prétendant interpréter seul la volonté du peuple français est totalement arbitraire et confine à la dictature. (...) on ne peut quêtre bouleversé par le coup dEtat ainsi perpétré en France. Si le président a la conviction que les dispositions restant dans le traité modificatif ont fait lobjet dune approbation implicite des Français, encore faut-il quil sen assure en organisant un nouveau référendum tendant à obtenir leur accord explicite. Comment qualifier et sanctionner, dès lors, un tel coup dEtat ? Le texte de la très populaire Constitution de 1793 ny allait pas de main morte en disposant, dans son article 27 : «Que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à linstant mis à mort par les hommes libres». La peine de mort étant désormais prohibée par la Constitution française il convient de sy conformer et de se tourner plutôt vers larticle 35 du texte de 1793 qui affirmait solennellement : «Quand le gouvernement viole les droits du peuple, linsurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs». La Déclaration des droits de lhomme et du citoyen de 1789, intégrée au préambule de lactuelle Constitution, range aussi la résistance à loppression parmi les droits naturels et imprescriptibles de lhomme. Notre texte constitutionnel affirme encore que le principe de la République est «gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple» et que son président est élu au suffrage universel direct pour veiller au respect de la Constitution, assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et la continuité de lEtat et garantir lindépendance nationale. Le terme qui vient à lesprit pour désigner le mépris présidentiel de la volonté populaire est évidemment celui de haute trahison. Malheureusement, une révision des dispositions sur la responsabilité pénale du chef de lEtat, intervenue en février 2007, a substitué à lantique et belle formule de haute trahison, lexpression affadie et banale de «manquement à ses devoirs manifestement incompatibles avec lexercice de son mandat». Cela manque singulièrement dallure et de force mais lon sen contentera cependant en proposant aux parlementaires, au lieu de commettre eux-mêmes une forfaiture en autorisant la ratification dun traité rejeté par leurs mandants, de se constituer en Haute Cour pour sanctionner le coupable. Sans insurrection ni destitution, nous naurons alors plus quà pleurer sur notre servitude volontaire en réalisant que nos élus représentent bien ce que nous sommes nous-mêmes devenus : des godillots." Et en plus, il avoue ! Le futur Président l'avait annoncé clairement dès mars dernier : il n'organiserait pas de référendum justement par crainte que le vote ne soit négatif. Un cran dans le cynisme vient d'être franchi, comme le rapporte le quotidien britannique The Telegraph dans son édition d'hier. Sarkozy a en effet déclaré, lors d'une réunion à huis-clos de parlementaires européens à Strasbourg : "La France nétait quen avance sur les autres pays dans son vote pour le «non». La même chose arriverait dans tous les Etats membres si un référendum y était organisé. Il y a un clivage entre les peuples et les gouvernements. Un référendum aujourdhui mettrait lEurope en danger. Il ny aura pas de traité si un référendum a lieu en France, et il en va de même pour un référendum au Royaume-Uni." S'il ne veut pas de référendum, ce n'est donc pas de peur que la réponse soit négative mais parce qu'il en possède la certitude : c'est bien en quoi celui qui incarne la souveraineté du peuple français, en violant délibérément sa décision, se rend effectivement coupable de haute trahison. A noter qu'aucun média français ne s'est fait l'écho de la scandaleuse déclaration présidentielle. Seuls en parlent sur le Web le Collectif du 29 mai, qui a mis en ligne une pétition, et Solidarité & Progrès, le parti du controversé Jacques Cheminade. Pour notre part, après un premier billet titré La démocratie confisquée, nous avons publié un Appel à la gauche parlementaire, non pas à réunir la Haute Cour de justice pour destituer le félon - nous n'osons en rêver - mais simplement pour refuser la modification constitutionnelle nécessaire à la ratification parlementaire, et ainsi à obliger Sarkozy à organiser un nouveau référendum. Faute de quoi, comme l'écrit Anne-Marie Le Pourhiet, ils commettraient eux-mêmes une forfaiture. Nous réaffirmons évidemment cette exigence.
Bernard Kouchner a jugé bon d'aller chanter dans les locaux du label allemand Plak Music avec le chanteur de R'N'B turc Muhabbet, en compagnie de son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier, selon le Figaro, qui s'est procuré un enregistrement de la chanson, le titre: «Deutschland».
Le Figaro explique l' "Objectif de l'opération: promouvoir «l'harmonie» franco-allemande et l'intégration des minorités turques en Allemagne. " Le refrain que les ministres devaient reprendre n'était pas bien compliqué: il s'agissait de chanter Frankreich, et aussi Deutschland... Je laisse à chacun le loisir de juger des talents de chanteur de nos deux ministres.
On voit mal cependant en quoi cette chanson pourrait servir une cause quelconque, ni même en quoi les deux ministères, français et allemands pourraient en ressortir grandis. S'agit-il de persévérer dans la "pipolisation" de la classe politique? Les ministres ne sont-ils pas suffisamment occupés comme cela, avec déjà des cumuls de mandats ?
Quoi qu'il en soit, et sait-on jamais, puisque cela pourrait devenir un refrain à la mode, pourquoi pas lors réunions de ministres européens, voici de quoi s'en faire une idée:
Ils sont membres du gouvernement, parfois ministres, sur des postes qui demandent un véritable engagement de chaque jour, mais ils se présenteront aux prochaines élections municipales, sur des listes UMP. Le site "l'internaute" fait le point sur les membres du gouvernement qui seront candidats aux élections municipales, ou qui tout au moins l'envisagent, lorsqu'ils ne le sont pas déjà. Ils sont au nombre de 23. Certains d'entre eux sont déjà conseillers municipaux, c'est le cas du premier ministre François Fillon, mais aussi de Jean-Louis Borloo par exemple, d'autres sont maires comme Eric Woerth ou Hervé Morin, parfois ils se sont fait élire alors qu'ils étaient déjà au gouvernement. D'autres éventuels candidats se déclarent, telles Rachida Dati ou Rama Yade, qui donnent actuellement des entretiens en ce sens.
Dans un entretien au Parisien, Rachida Dati argumente: "Cet engagement d'élu local, j'y ai beaucoup réfléchi. Ce sera, de ma part, un engagement entier, en prise directe avec les problèmes des Parisiens.". Le discours est étonnant, comment pourrait-elle s'investir dans son poste de garde des sceaux en même temps que dans celui de conseiller municipale, "entièrement"? Elle ajoute bien qu'elle "adore Paris", et qu'elle est manifestement ravi de s'y présenter, qu'elle connaît bien la capitale, qu'elle y vit. Certes, c'est une belle profession de foi... Mais la question qui pourrait venir ensuite, est de savoir si elle démissionnera de son poste actuel pour mener un "engagement entier"... Rama Yade aussi a décidé de se présenter à Colombes , et l'a fait savoir dans le journal du dimanche . Ici aussi, il s'agirait "d'un choix du coeur". Elle déclare au journaliste sur ce sujet, à la question: " Si vous êtes élue, serez-vous vraiment présente en mairie? Je ne souhaite pas devenir maire, ni première adjointe. Je vais y aller avec modestie et sérieux. Par ailleurs, dans le gouvernement, des ministres importants arrivent très bien à être aussi maires de grosses villes." Elle précise qu'elle connaît bien cette ville pour y avoir des attaches familiales. Là aussi, la question de l'engagement de l'actuelle secrétaire d'Etat pourrait poser question.
En effet, des ministres importants sont déjà maire, c'est ce que nous relevions en tête d'article, et il est fort probable qu'ils se représentent encore aux prochaines élections. Mais n'est ce pas contradictoire? Peut-on cumuler plusieurs fonctions? Ministre, maire ou conseiller municipal, parfois ministre et député, c'est à dire député pour rien, puisqu'un ministre ne saurait siéger parmi les autres députés de l'assemblée. A ce titre il est particulièrement inquiétant pour notre démocratie que des électeurs puissent voter pour un ministre lorsqu'il se présente pour ce poste. Nous tombons là dans la vieille manie droite-gauche de notre pays. Qu'un député soit maire en même temps peut après tout se concevoir, car de par sa position, le maire est plus proche des citoyens de chaque jour, et rencontrera les difficultés de ces administrés pour lesquels il pourra proposer des lois dans le cadre de l'assemblée, qui seront directement inspirée par son expérience. Mais hélas, les députés proposent rarement des lois à titre individuel, ils sont d'un parti, et bien souvent le suivent, d'autant que la plupart des lois émanent à présent du parlement européen...
Si l'on en croit wikipedia et l'internaute, le cumul de mandats est presque de règle chez nos ministre: François Fillon le premier ministre: Depuis 1998 : conseiller régional des Pays de la Loire. Avril 1998 - mai 2002 : président du Conseil régional des Pays de la Loire. 2002-2004 premier vice-président du conseil régional de Pays-de-la-Loire.Depuis 2001 : conseiller municipal de Solesmes dans la Sarthe. Président de la Communauté de communes du district de Sablé-sur-Sarthe. Et l'homme semblait se plaindre récemment de ne pas pourvoir intervenir plus régulièrement en tant que ministre, quelle forme! Quant à Jean-Louis BorlooMinistre d'État, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables , il est actuellement: mars 2001 - mars 2008 : réélu maire de Valenciennes, dans le Nord. Dominique Riquet, chirurgien, lui a succédé, Borloo devenant premier adjoint du maire de Valenciennes, sans jamais y siéger. mars 2001 - mars 2008 : président de la Communauté d'agglomération de Valenciennes, « Valenciennes Métropole ». Xavier Bertrand, Ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité est Depuis 2001 : Vice-président de la Communauté d'agglomération de Saint-Quentin . Michèle Alliot-Marie, ministre de l'intérieur:"juin 2007 - en cours : réélue députée de la 6e circonscription des Pyrénées-Atlantiques ", Hervé Novelli: Mandat depuis 2004:Adjoint au maire de Richelieu (Indre-et-Loire) conseiller régional du Centre, élu en Indre-et-Loire (depuis mars 2004); président de la communauté de communes du pays de Richelieu (depuis 2001) Réélu en 2007 Député d'Indre-et-Loire (4e circonscription). Il est également PDG d'une PME de vingt salariés. Fadela amara, secrétaire d'Etat, serait toujours conseillère municipale (PS) de Clermont-Ferrand selon l'Internaute Xavier Darcos, ministre de l'éducation nationale, serait encore Maire de Périgueux, Eric Woerth pour le budget, les comptes publics et la fonction publique, à Chantilly, et le lecteur peut persévérer sur wikipedia et l'internaute pour sa région, la liste des ministre qui pourrait se présenter figure sur le site l'internaute.
Comme nous pouvons le voir, les membres de nos gouvernements sont fort occupés, trop peut-être! Il y aurait pourtant une solution pour épargner cette surcharge de travail à nos ministres et à nos secrétaires d'Etat: ne pas voter pour eux. Épargnons leur cette gymnastique, en votant pour d'autres listes, si possible de candidats indépendants pour les élections municipales ou législatives. Il ne serait pas superflu de trouver un nouveau système de représentation pour les élections municipales, ce serait un excellent moyen de rénover notre classe politique, loin des grandes écoles telles que l'ENA...
PS: Et s'ilvousplait, chers lecteurs, n'ayez pas le mauvais esprit d'aller chercher combien chaque poste (jamais occupés dans certains cas) cumulé rapporte en espèce sonnante et trébuchante, en les cumulant en sus avec les différents postes occupés. Ce serait sûrement faire preuve de mauvais esprit, tout de même...!
Le journalisme citoyen est en train de se développer, c'est indéniable, et il s'aventure même sur le terrain plus satirique, avec la tenue du journal électronique, "Le Perroquet Libéré" , dont l'existence était menacée il y a peu, par son principal sujet d'écriture: Bertrand Delanoé. Les journaux n'ont que peu relayé l'information: trainé devant la justice, le perroquet libéré faillit y perdre tant de plumes que le site a presque fermé.
En ligne de mire le nom de domaine, "delanoé2008.com", deuxième site, fondé également par François Devoucoux du Buysson et Max Dupré, deux opposants sans parti politique affiché. Le perroquet libéré doit son nom à une oeuvre d'art pour laquelle la ville de Paris avait envisagé de se procurer un perroquet vivant, ce qui avait choqué quelques personnes, n'imaginant pas un animal vivant, dans un musée. Tout comme le figaro qui cite le personnage dont il tire le nom sur sa première page, le Perroquet cite lui aussi Bertrand Delanoé, en tout premier: "Je vous demande d'être des citoyens actifs et de nous dire ce qui ne va pas".
Et le site s'y applique... Impertinent, un peu sur le modèle du Canard Enchaîné, traitant de la ville de Paris et de son maire, bien souvent sur des sujets inédits dans les grands journaux, les fondateurs du site se sont attirés les foudres du maire de Paris en créant un site d'opposition en vue des municipales prochaines sous le nom de delanoe2008.com, et a été condamné durant le mois de septembre à verser "1 euro de dommages et intérêts à Bertrand Delanoë et 1.500 euros au titre de l'article 700 (5.000 euros avaient été réclamés).", ce qui est relaté dans un post dénommé "Le journalisme citoyen est un métier dangereux", sur le site désormais rebaptisé vivement2008.com .
Le perroquet (et son double vivement2008) pourrait devenir incontournable: il est toujours bien renseigné,et ne s'avance jamais sans être sûr de ses informations, sa plume est précise, et ses coups de bec toujours bien assénés. Tout y passe, du naufrage annoncé de la piscine flottante Joséphine Baker, à la communication du maire de Paris, en passant par le budget municipal ou la circulation routière. Ainsi si un site à tendance homosexuelle le décrie dans ses pages, lui attribuant "une méchante fixette sur les pédés", pour selon lui des propos sur l'homosexualité du maire "(("Delanoë n’aime pas les tentes" à propos de la polémique sur le matériel donné aux SDF parisiens par Médecins du Monde)", cela ne l'empèche pas de dénoncer le communautarisme sexuel (ou plutôt le clientélisme du maire) de la capitale, notamment pour certaines manifestations, comme le festival de "films lesbiens" , subventionné par la mairie à hauteur de 10000 euros, mais interdit aux hommes, avec gardien(ne) de sécurité pour ce faire, à l'entrée. De fait l'on peut s'étonner de ce que l'art devienne un objet de séparation entre les personnes, par communautés (avec subventions munucipales et présence en sus de la HALDE), là où il devrait appeler à l'universel. Cela n'empêche d'ailleurs pas le perroquet d'évoquer ensuite les transexuels, pour soutenir le PASTT et sa baronne face au maire de Paris, association qui lutte pour sortir les transexuels des problèmes de proxénétisme, entre autre.
Le perroquet est engagé, et son ton est libre, ce qui lui a déjà attiré les foudres de la municipalité. Il est regrettable que la grande presse n'ait pas relayé son aventure au tribunal de grande instance, à l'heure où elle se plaint de son manque de liberté aussi bien devant les puissance politique, que devant les puissances financières. Se décrivant comme un journal satirique, ce site de journalisme dit "citoyen", a une fonction un peu abandonnée par les journaux traditionnels, et participe de fait au bon fonctionnement de la liberté de la presse, tant évoquée par les journalistes professionnels... Ses lecteurs l'ont bien compris, qui l'ont aidé à se remplumer après son passage devant la justice.