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Le blog de Blaise
vendredi 23 mai 2008, a 11:03
Kasparov : l'attaque au pénis aéroporté

Kasparov est parait-il assez ennuyeux lorsqu'il s'exprime à une tribune, comme il le fait dans cette vidéo, malgré tout le talent de joueur d'échec qu'il a pu démontrer par le passé.
 
C'est peut-être ce qui a incité un plaisantin à faire voler un pénis au dessus de la salle qui en a bien ri, avant que le garde du corps du démocrate ne le saisisse au vol et ne le fracasse à terre pour finir en l'écrasant du pied.
 
C'est de très mauvais goût s'insurgent déjà quelques uns. Sans doute! c'est vrai que ce n'est pas très raffiné. Mais tout de même, il est bien tentant de répéter l'expérience dans notre pays, qui ne manque pas de ces endormeurs de foule. Nous avions déjà la tarte à la crème, peut-être aurons-nous à présent les pénis volants?
 
S'il est vrai que Kasparov défend certaines valeurs démocratique, il ne faut pas croire non plus qu'un pénis volant lors de son discours le décrédibilisera : c'est une publicité pour lui. Ne crions pas trop vite au coup monté du Kremlin comme certains le font déjà...
 
La vidéo est amusante, à voir donc :



mercredi 21 mai 2008, a 20:10
L'entourage d'Obama est-il raciste?

C'est une petite phrase de Michelle Obama, la femme du candidat à l'investiture démocrate, qui après les propos du pasteur Jérémia Wright, relance autour du candidat les soupçons de racisme anti-blanc. C'est tout naturellement que ses adversaires se sont emparés d'une parole qu'elle a imprudemment prononcé durant d'un discours, retransmis à la télévision, pour lui donner quelques leçons de patriotisme, obligeant son mari à prendre sa défense. Mais si la parole malheureuse circule, ce faux pas ne serait pas isolé et d'autres attendent de ressortir au grand jour pour mettre encore en difficulté Barack Obama.
 
"Pour la première fois de ma vie d'adulte, je suis fière de mon pays" avait-elle déclaré, ce à quoi répondent, dans une publicité pour le parti républicain du Tenessee, plusieurs personnages, se disant toujours fiers du pays et fiers d'être américains. La délégation du parti aurait en outre invité les stations de radio à passer de la "musique patriote" pour son passage à Nashville. Une attaque de bas étage pour Barack Obama, qui n'en a pas moins été contraint de défendre sa femme : "S'ils pensent vouloir faire de Michelle un sujet de campagne je leur conseille d'être prudents parce que je trouve inacceptable le fait d'attaquer ma femme ou ma famille" a-t-il déclaré.
 
Le candidat s'était déjà trouvé en difficulté avec les propos de son pasteur, pour lequel les blancs sont "des diables aux yeux bleus" et les juifs "des sangsues", Israel comparable à l'Afrique du sud au temps de l'Apartheid, qui avait tenu des propos "homophobes", mais aussi ajouté que les noirs devraient remplacer le traditionnel "que Dieu bénisse l'Amérique" par "que Dieu maudisse l'Amérique", compte tenu du mauvais traitement qui leur est, selon lui, infligé. Toutes ces déclarations, dans un pays entretenant un fort sentiment patriotique, ne pouvait avantager le candidat, et faisait naître dans l'opinion publique un soupçon de racisme envers les blancs de la part du candidat noir, d'autant qu'il l'avait présenté comme une sorte de père spirituel.
 
Selon un blog conservateur, "Serum de Liberté" , la femme du candidat ne serait pas en reste dans ce domaine. Le blog révèle en date du 6 avril, que le site "Politico" avait trouvé sa thèse de dernière année à l'université de Prince town, dans laquelle elle développe des propos pour le moins tendancieux sur les rapports entre les communautés. La thèse s'intitule "Princeton-Educated Blacks and the Black Community" . Elle y développe toute une vision de la communauté noire, "j'ai basé ma définition sur la prémisse qu'il y a une culture noire distinctive très différente de la culture blanche.", et d'ajouter "Des universités principalement blanches comme Princeton sont socialement et académiquement conçues pour satisfaire les besoins des étudiants blancs, qui représentent le plus grand nombre d'inscrits".
 
Dans sa thèse, elle avait interrogé d'anciens étudiants noirs, dans l'espoir qu'ils s'identifieraient toujours à la communauté noire "J' espérais que ces découvertes m'aideraient à conclure que, malgré le haut degré d'identification aux Blancs résultant du parcours éducatif et professionnel que les anciens étudiants noirs de Princeton noirs ont suivi, ces mêmes étudiants maintiendraient toujours un certain niveau d'identification avec la communauté noire. Cependant, les résultats ne confirment pas cette possibilité", ce qui dénote une position pour le moins communautariste.
 
Le blog finit son article par une citation fort bien trouvée de la femme du candidat : "Il n'y avait aucun doute dans mon esprit que comme membre de la communauté noire, je suis redevable envers cette communauté et que j'utiliserai toutes mes ressources présentes et futures, principalement au profit de la communauté noire, tout d'abord." ce qui n'est pas de très bonne augure pour un couple qui devra peut-être incarner un pays entier, dans toutes ses composantes. La thèse aurait été retirée de la bibliothèque de Princeton, jusqu'en novembre 2008, c'est à dire la fin des élections.
 
"Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirais qui tu es" nous raconte l'adage populaire. Barack Obama a beau jeu d'évoquer des attaques de bas étages, il n'en est pas moins troublant de constater que tout son entourage tient des propos qui seraient inadmissibles dans la bouche d'un américain blanc et qui soulèveraient aussitôt un tollé dans toute la classe politique. Cela pourrait le desservir plus tard, au cours des confrontations envers les autres candidats, particulièrement face à John Mac Cain, et déjà sur les sites de partage des vidéos expriment ces différentes facettes du candidat.
 
La publicité des républicains du Tennessee : http://ca.youtube.com/tennesseeGOP



jeudi 01 mai 2008, a 14:01
Petit défilé à Paris pour le FN, symptomatique des difficultés du parti

Le rassemblement traditionnel du Front national à Paris, pour ce 1er mai, n'a pas mobilisé les foules. Le cortège aurait été particulièrement réduit, entre 2000 et 2500 personnes, loin des 4000 de l'année dernière et plus encore des 10 à 11000 des années passées. Les raisons en seraient diverses, notamment le parti n'a pas pu affréter cette année les bus habituels pour faire venir les partisans éloignés faute de trésorerie. Le discours de Jean-Marie Le Pen n'a pas été prononcé comme de coutume sous la statue de Jeanne d'Arc de l'Opéra, mais sous celle, plus petite, de la place des Pyramides. En effet le parcours avait été changé bien avant, ce qui témoigne bien de ce que la réduction de partisans était prévue par le parti, avant même certainement l'entretien donné par le chef à un petit journal breton. Lente descente du FN?
 
Les cadres du parti n'ont pas adhéré aux propos de Jean-Marie Le Pen dans le journal "Breton". Pour Bernard Anthony, ancien du parti , "les dernières déclarations de Jean-Marie Le Pen sont consternantes pour les militants de la droite nationale française qui n'ont pas pour idéal et vocation politique la plaidoirie sur les œuvres concentrationnaires du troisième Reich allemand." (...) pour nous, ce dernier est l'une des deux grandes abominations idéologiques et exterminatrices du XX° siècle ; l'autre, hélas pire encore en étendue et en durée, étant le communisme ", ajoutant "Comme vraiment rien ne laisse envisager un renouveau possible du Front National, ni une satisfaisante succession, j'invite ses derniers militants à se regrouper librement afin de préparer la nécessaire et moderne confédération des droites".
 
Pour Louis Alliot-Marie , "Nous sommes un certain nombre de responsables, de cadres, de militants et d'adhérents à ne pas porter sur les évènements de la seconde guerre mondiale le même regard que porte Jean-Marie LE PEN sur ceux-ci. Pour autant, ce sujet ne constitue pas pour nous une ligne de fracture et cela n'enlève rien à la confiance, l'estime, la considération et le respect que nous portons à Jean-Marie LE PEN, à son histoire et à tout ce qu'il représente à nos yeux de clairvoyance, de courage, de ténacité et de dévouement." et de recenser les propos de personnalités d'autres partis prêtant à controverse sur le même sujet. Il indique également que ces propos n'engagent pas les membres du FN.
 
Le charismatique Alain Soral , d'égalité et réconciliation, évoque quant à lui la libre pensée dans son texte "au nom du droit à la libre pensée face à ceux qui croient et veulent nous obliger à croire, je réclame le droit, pour Jean-Marie Le Pen, de considérer la chambre à gaz comme «un point de détail de la seconde guerre mondiale », comme tant d'autres se donnent le droit de chier sur la croix." Sans pour autant défendre le propos en lui-même "C'est, en somme, parce que je sais que l'affaire du détail est tout sauf un détail, que je réclame, pour Jean-Marie Le Pen, le droit de se tromper et le droit au détail !"
 
Marine Le Pen quant à elle s'est tout de suite dissociée des propos de son père, tout en précisant que cela éloignait l'attention du public des vrais problèmes du pays. "Ce n'est pas une ligne politique (...)Ca crée une polémique qui, en l'occurrence, et c'est ce que je regrette, détourne peut-être l'attention des Français de choses plus graves comme la situation de régularisation massive des clandestins à laquelle nous assistons, la situation sociale, l'écrasement des salaires" a-t-elle déclaré.
 
 C'est une "tempête dans un verre d'eau" pour Bruno Gollnisch qui n'a pas été disert sur la question. Dans un communiqué, Jean-Marie Le Pen indique simplement le 25 avril, "Non seulement je n'ai pas autorisé « Bretons » à publier cet interview mais je le lui ai interdit expressément par lettre recommandée il y a déjà 15 jours." Comme chacun ke sait, cela n'a pas empéché la parution. Dans le défilé, quelques groupuscules qui se raréfiaient lors des dernières manifestations seraient de retour...
 
Y a-t-il un rapport avec cette raréfaction des troupes à Paris ce 1er mai? Il n'en reste pas moins que le parti traverse une zone de turbulence et que tout cela ne vient pas lui rendre service, après une déroute aux élections présidentielles et municipales ainsi que des difficultés financières qui aboutissent à la vente de "bijoux de famille" qui ont tout du symbole, du "paquebot" de Saint-Cloud à la voiture de son président sur e-bay. Marine Le Pen a beau déclarer "Je suis optimiste par nature. Les militants croient en l'avenir du FN car sur tous les sujets du moment, nous avons raison", il est notoire que les difficultés internes et la fin de règne de Jean-Marie Le Pen ne vont pas dans le sens de la pérennité du parti.
 
Pour autant, il ne faudrait pas enterrer le FN trop vite : ses anciens électeurs, après un détour vers le président actuel semblent bien en être revenus, la déroute de l'UMP aux dernières élections pourraient même avoir un rapport direct. Et puisque Jean-Marie Le Pen pourrait passer la main aux prochaines élections internes, tout dépendra du successeur et de sa faculté à rassembler. Mais ce successeur sera-t-il aussi charismatique que l'actuel chef de parti?

vendredi 25 avril 2008, a 16:30
L'entretien de Nicolas Sarkozy : le retour du candidat

L'entretien qu'à donné le président de la République ce jeudi soir sur les chaînes de télévision française était plutôt attendu : après de très mauvais résultats dans les sondages y compris pour le bilan de sa première année à la tête de l'Etat, il devait convaincre, notamment autour du pouvoir d'achat, mais aussi sur la communication de l'Elysée ainsi que sur les réformes prévues.
 
L'exercice relevait naturellement plus de la communication que du véritable bilan et a bien confirmé le nouveau style que souhaite se donner le chef de l'Etat : de l'humilité, de la sobriété, loin de l'arrogance supposée des premiers mois. A huit reprises, le président admettra avoir pu faire des erreurs. L'échec des municipales pour la droite et les mauvais sondage, qui confirmaient le mécontentement des français sur le style du président, en rapport avec sa fonction présidentielle, après son voyage en yacht ou le mariage un peu pipeule du président, juste après son divorce, y sont sans doute pour quelque chose. De fait il semblerait même que le ton de la voix ait été travaillé.
 
A une question sur les immigrés clandestins, le chef de l'Etat répond qu'il n'est pas roi et qu'il n'a pas à faire les lois seuls, ce qui est bien vu. De fait il s'agit peut-être également de ne pas trop décevoir la branche la plus à droite de son électorat de départ aux présidentielles, qui se serait déjà très largement évaporée. On ne peut que se féliciter également d'une petite mise au point : dans l'embauche des immigrés clandestins, des patrons profitent au passage d'une main d'oeuvre bon marché, sans toujours s'acquitter des impôts habituels sur leurs salariés sans papiers, allant jusqu'à prétendre ignorer la situation de leur état civil.
 
Sur les questions économiques, le président laisse tout de même le spectateur un peu perplexe. Il n'y est pour rien, le prix du pétrole, la conjoncture économique, l'Etat qu'il faudrait dégraisser, etc, etc. Le discours est à peu près le même que celui du candidat Sarkozy, mais un peu moins volontaire. Il n'est plus question d'aller chercher soi-même la croissance, la France est aussi dépendante de la situation internationale. C'est un aveu d'impuissance, la promesse en plus de préparer le terrain pour son retour, en dégraissant le mammouth pour commencer : un retour à la réalité en somme.
 
C'est d'ailleurs sur ce sujet que le président a fait la seule déclaration vraiment concrète de son discours : financer le revenu de solidarité active en y consacrant les sommes allouées à la prime pour l'emploi, ce qui revient à déshabiller Paul pour habiller Jacques, les primes pour l'emploi étant habituellement réservées aux personnes les plus démunis, lesquelles ont parfois un emploi régulier. Le président reviendra certainement sur la chose ou sur le terme, ainsi qu'il en donné l'habitude pour d'autres réformes annoncées, d'autant que cette annonce-ci est tout à fait maladroite. Enlever des avantages aux tout petits contribuables après en avoir donné aux plus gros mécontentera forcément une bonne partie de l'opinion.
 
Le président a aussi plaidé pour remettre la France au travail, une évidence qui s'impose, mais qui s'oppose à une autre évidence : pour travailler il faut de l'emploi et le plein emploi n'est pas pour aujourd'hui. Un discours sur l'éducation nationale cohérent : inutile de rajouter toujours des fonds et du personnel pour des résultats improbables.
 
 A travers cette fermeté sur différents sujets, le président retrouve un peu du ton du candidat qu'il fut il y a un an, mais il n'apporte rien de réellement nouveau. Il faudra pour convaincre joindre le geste à la parole.
 
Les Français étaient certainement prêts à supporter beaucoup en appelant Nicolas Sarkozy à la présidence, mais le sont-ils encore? Il faudra pourtant que tôt ou tard des décisions énergiques soient prises, sans quoi la situation française n'évoluera pas. Comme chacun le sait, ces décisions seront impopulaires mais s'imposeront d'elles-mêmes si personne ne prend le taureau par les cornes.
 
Yvan Rioufol, qui soutient l'esprit de réforme de Nicolas Sarkozy se posait déjà la question il y a peu sur son blog  : Nicolas Sarkozy est-il de droite? Même un Sarkozyste convaincu ne saurait nier certaines évidences, l'on évoque donc dans le dernier bloc-note, "l'embrouillamini des projets", mais aussi le nouveau traité européen pour lequel on passera au-dessus des français, ou encore la décision de faire " supprimer l'obligation d'un référendum pour ratifier l'adhésion d'un nouveau pays à l'Union européenne". Tout cela est bien symptomatique de la déception que suscite le président, y compris auprès de ses plus chauds partisans. Et pourtant Yvan Rioufol ne voit pas d'autres alternatives que Sarkozy pour faire évoluer le pays
 
C'est une direction claire qui est attendue et le respect des promesses du candidat. Ajoutons une chose : le président m'a tant fait penser au candidat, qu'un instant il m'a semblé que ses yeux étaient redevenus bleus, comme à l'époque...
 

mardi 08 avril 2008, a 16:41
Profanations : l'indignation sélective du gouvernement

L'indignation légitime qu'a suscité la profanation des tombes musulmanes du cimetière Notre-Dame de Lorette d'Arras et toute l'agitation médiatique autour de celle-ci, n'est pas sans poser certaines questions sur le silence qui a entouré celles du cimetière Saint Eloi de la Rochelle, profanations commises exactement la même nuit mais qui ne sont restées fort peu relatées par la presse et très peu commentées dans le monde politique.
 
Dans le cimetière d'Arras, des signes sataniques, des croix gammées inscrites sur les 148 tombes et une tête de cochon a été pendue au-dessus de l'une d'elle, le slogan "white power", d'autres slogans hostiles au garde des sceaux actuel, Rachida Dati, notamment "Rachida vient me s…", ou encore racistes "Fuck les Rebeux", "Fuck Mahomet".
 
A La Rochelle  , selon le procureur de la République, seules "Une trentaine de croix ont été déplacées et retournées et l'une d'entre elles a été cassée", mais aussi "plusieurs inscriptions à caractère satanique sur le sol devant plusieurs chapelles, les intérieurs de six chapelles noircis par des feux allumés à l'aide de détritus ou pots en plastique", plus grave encore, "la destruction de onze petites caisses en bois matérialisant les sépultures d'enfants nés de parents inconnus dans la fosse commune". Les signes sataniques sont très clairs, "Lucifer", ou encore des étoiles de David renversées.  "Taguer" des croix gamée prend en effet moins de temps que de de dégrader des stèles et de briser une croix en ciment, ce qui peut expliquer cette différence dans le chiffre entre les deux cimetières.
 
Pour le cimetière d'Arras, aussitôt la nouvelle sue, une vague d'indignation s'est fait jour dans la presse. L'Elysée a aussitôt fait un communiqué, le président "souhaite être tenu informé des suites de l'enquête judiciaire qu'il espère rapides afin que les auteurs de cet acte soient punis comme ils le méritent". Le communiqué avait auparavant insisté : "Cet acte relève du racisme le plus inadmissible qui soit et le président de la République partage la douleur de toute la communauté musulmane de France. Mais cet acte odieux porte aussi atteinte à la mémoire de tous les combattants de la Première guerre mondiale, au-delà des confessions de chacun".  Notons bien le "au-delà des confessions de chacun". Jean-Marie Bockel, ministre aux anciens combattants a été dépêché sur place, par le président lui-même. Tous les partis politiques, de l'extrême-droite à l'extrême-gauche, y sont également allés de leur petite déclaration offusquée, à juste titre.
 
Pour le cimetière de La Rochelle, l'Elysée n'a vraisemblablement fait aucun communiqué, si l'on en croit le site officiel. On cherche en vain des réactions d'homme politique.
 
Dans le cimetière d'Arras, très rapidement, "des dizaines d'enquêteurs" ont selon le Parisien , passé le périmètre au peigne fin, fermant le site pour l'occasion, enquêteurs issus de "la section scientifique de la brigade de recherche d'Arras et les services de l'identité judiciaire", à la recherche d'indices pour retrouver les coupables. Cela a dû être efficace, puisque ce mardi nous apprenons que quatre ou cinq personnes suspectes sont déjà interrogées.
 
Pour le cimetière Saint Eloi, un appel à témoin sera relayée par la presse régionale... On ne sait jamais, quelqu'un aura peut-être vu quelque chose... Mais pour le moment, l'enquête ne semble pas avoir progressé, du moins la presse ne le relate pas.
 
Dans le cimetière d'Arras, un rassemblement multiconfessionel  a eut lieu dans le carré musulman de Notre-Dame de Lorette. "Nous appelons tous les musulmans a rester calme face à cette provocation gratuite" a déclaré le vice-président régional du conseil du culte musulman, tandis que le représentant de la communauté juive, déclare que dans les carrés juifs, c'est malheureusement une habitude. Plus loin une femme catholique, très émue, clame son indignation en laissant échapper quelques larmes. "Il faut s'attaquer à l'ignorance" dit un musulman. L'ignorance, ce départ du racisme, l'ignorance de l'autre et de sa différence qui conduit au racisme "primaire" aurait-il sans doute pu ajouter. A moins que ce ne soit l'ignorance et aussi l'indifférence?
 
Dans le cimetière de Saint Eloi, que s'est-il passé? Difficile de répondre à cette question, la presse ne relate rien. Y a-t-il eut une commémoration, un curé, un imam, un rabbin, quelques personnes émues ? Nous ne le saurons pas. Pour le moment, personne n'appelle les catholiques a rester calme devant cet affront, aucun rabbin ne vient déplorer la multiplication de ces outrages, pas de jeune femme voilée pour verser une larme...
 
Cette différence de traitement est-elle voulue? N'y a-t-il que démagogie de la part du gouvernement? Existe-t-il une inégalité entre les défunts et l'indignation doit-elle être sélective? S'agit-il de cathophobie ou à tout le moins de christianophobie? Ainsi que je l'écrivais dans mon précédent article au sujet d'Arras, les profanations sont légions, et touchent particulièrement des cimetières chrétiens, ce qui est logique : ils sont plus nombreux dans notre pays de tradition catholique et le satanisme se développe dans toute les régions. Deux cimetières profanées le même jour, une différence de traitement éclatante, peut-être faudrait-il contacter la HALDE devant ce "testing" involontaire des fanatiques satanistes...? Peut-être devrons-nous guetter les réactions des associations anti-racistes pour le savoir.
 
Le garde des sceaux Rachida Dati qui avait été visé à Arras avait demandé, dans les deux cas aux parquets concernés, à ce que les auteurs soient rapidement identifiés et poursuivis avec la plus grande fermeté.

dimanche 23 mars 2008, a 12:05
Le site du film fitna, désactivé

L'hébergeur de fitnathemovie.com, Network Solutions, a désactivé le site. C'est sur cette adresse fitnathemovie.com  que Geert Wilders avait prévu pour faire diffuser son film, les chaînes de télévision néerlandaises ayant refusé de le diffuser en entier. La société aurait simplement déclaré "Ce site a été suspendu le temps que Network Solutions enquête pour savoir si le contenu du site constitue une violation des conditions d'utilisation acceptables de Network Solutions". L'hébergeur avait enregistré de nombreuses plaintes et agit en conséquence.
 
Network solutions n'est pas le seul à vouloir le visionner avant sa sortie. Ce vendredi, une association musulmane avait demandé en référé à pouvoir le visionner avant sa sortie. Le tribunal devra statuer le 28 mars et en conséquence la Fédération islamique néerlandaise  lui a demandé de désigner des experts pour déterminer si des motifs existent pour le faire interdire. 1300 à 5000 personnes (selon les manifestants et la police, d'autres sources disent 3000) ont également manifesté dans le centre d'Amsterdam samedi pour clamer leur désaccord avec les idées de Geert Wilders et bien sûr contre son film. "Les Pays-Bas montrent leurs couleurs" est le nom désigné pour ce défilé qui rassemblait des personnes de toutes origines et de toutes confessions. Sur certaines pancartes on pouvait lire "arrêtez la chasse aux sorcières contre les musulmans".
 
Le site "fitnathemovie.com" étant hébergé aux Etats-Unis, il échappait en conséquence à la justice néerlandaise qui ne pouvait l'interdire sous d'autres motifs que l'incitation à la haine raciale. De l'aveu du député, le film cherche à prouver que le coran est un livre fasciste et l'avait comparé à "Mein kampf" en demandant son interdiction. Il dure quinze minutes et se finit par un dessin animé. Les scènes devraient montrer notamment les décapitations pratiquées par des islamistes ou encore la lapidation autorisée par la charia dans certains pays,  sur fond de versets du coran prônant la violence. 
 
Et Geert Wilders est toujours bien décidé! Ne restait que quelques détails techniques à régler, et Il avait envisagé de faire paraitre le film avant le 1er avril. Plusieurs pays musulmans ont déjà fait entendre leurs voix pour dire qu'ils boycotteraient peut-être les produits néerlandais, les talibans ont même annoncé qu'ils intensifieraient les attaques envers les soldats du pays en Afganisthan,  le gouvernement néerlandais a demandé à plusieurs reprises au député de ne pas sortir le film, mais rien n'y a fait... Suite à la désactivation du site,le député annonce simplement : "S'il le faut, j'irai distribuer personnellement des DVD sur le Dam", c'est à dire sur une place d'Amsterdam.
 
Si l'on ne trouvait jusqu'à présent sur le site, que l'image d'un Coran, et les mentions "Geerts Wilders presents Fitna - Coming soon", c'est donc un écran blanc qui apparaît désormais avec une annonce disant que le site est suspendu et que la société enquête pour savoir si le contenu est licite au regard de ses conditions d'utilisation. On ne pourra nier que le député s'est offert une réclame abondante à peu de frais pour un film que pour l'instant personne n'a vu...

mercredi 19 mars 2008, a 14:59
L'Oeil de Sarkozy, soyons sérieux!

Il fait une entrée remarquée : Nicolas Princen est un jeune normalien-HEC de 24 ans qui avait participé à la chaîne du site de campagne sarkozy.fr, et comme chacun le sait désormais dans le petit monde de la blogosphère, il sera "l'oeil du président", chargé de veiller sur internet à tout ce qui concerne le chef de l'Etat.... Il aurait pour rôle de surveiller ce qui se passe plus particulièrement sur les blogs, dans le simple but de prévenir les services de l'Elysée, très certainement suite aux derniers "buzz" de la toile concernant son nouveau patron.
 
En guise d'accueil il a déjà affaire à son premier buzz, et qui concerne : son arrivée. Le Figaro  évoque déjà les différentes réactions de bloggeurs, dont certains prennent la chose avec ironie et semblent tous unanimes pour dire que le petit nouveau aura fort à faire. Dans un de ses posts, Luc Mandret lui souhaite la bienvenue "Cher Nicolas Princen, je te souhaite bien du courage. Et je souhaite donc savoir si tu mérites bien ta place. J'ai donc décidé d'écrire cet article. Ce serait super aimable de ta part de me laisser un petit commentaire" il déclare également qu'il persévérera à noter des choses pas très gentilles sur le patron...
 
Il faut bien le dire, les vidéos qui circulent sur internet concernant Sarkozy ne sont pas toutes élogieuses, de Sarkozy bourré au G8, en passant par Sarkozy matte les seins d'une top model, la visite au salon de l'agriculture avec le fameux "casse-toi pauvre con", la vidéo de l'altercation avec le pécheur et tous les jours des nouvelles nombreuses et pas toujours vérifiées, voire carrément inventées, de la satyre, des rumeurs, etc, etc.
 
Nicolas Princen ne serait pas doté d'outils spéciaux rapportele site lepost.fr, suite à un entretien avec les services de l'Elysée, il ne devrait donc avoir qu'un rôle d'informateur pour les autres services car rien ne semble être prévu pour empêcher la diffusion des nouvelles. Toutefois Nicolas Sarkozy ayant déjà porté plainte contre le nouvelobs.com, au sujet de l'article évoquant le sms "Si tu reviens, j'annule tout" (ce que le président nie avoir écrit), il ne parait pas saugrenu d'imaginer des recours auprès des tribunaux envers certains bloggeurs.
 
Partout sur le web on criera donc à la dictature, à l'infamie, au big brother... ce qui ne devrait pas se justifier. Le but de l'Elysée semble juste être de faire en sorte de contrecarrer les buzz. Nous savons tous qu'il existe des sortes de réseaux sur le net, pro ou anti tout et rien. D'ailleurs il va de soi que nous sommes tous déjà plus ou moins surveillés. Pas de danger en théorie donc, la liberté existe encore dans notre pays, et chacun a droit d'avoir ses propres convictions politiques, tant que les bloggeurs ne subissent pas pressions comme, parait-il, les journaux... A nous tous de rester solidaires.
 
Pour finir cette nouvelle, à coté de laquelle je ne pouvais raisonnablement pas passer, je souhaite bon courage au nouveau "pion" du web. Je ne sais rien de son salaire, mais je me dit qu'il va avoir du boulot...! Surtout si le patron continue ses apparitions maladroites. 
 

dimanche 16 mars 2008, a 13:57
Obama et le racisme de la campagne américaine

Les considérations racistes, ou plutôt raciales, s'installent dans le débat à la présidence des Etats-Unis! C'est du moins ce que déclarait en substance Barack Obama, candidat à l'élection présidentielle, ce samedi. Fils d'une femme du kansas et d'un kenyan, le candidat métis déplore des attaques touchant à la couleur de sa peau.
 
"J'ai remarqué ces dernières semaines que les forces de la division avaient recommencé à dresser leur sale tête. Et je ne suis pas ici pour jeter le blâme ou montrer du doigt car tout le monde sent cette inflexion (...) Nous avons un passé tragique en ce qui concerne le racisme dans ce pays. Nous avons beaucoup de colère refoulée, d'amertume et d'incompréhension (...) Ce pays veut dépasser ce genre de choses".
 
Le candidat le déplore d'autant que selon lui cela empêche les vrais questions de surgir, concernant notamment la santé, le terrorisme, l'économie ou la prise en charge des ancien combattants. Son adversaire démocrate, Hillary Clinton  , en campagne en Pennsylvanie, s'est refusée à commenter cette déclaration.
 
Selon CNN, le sénateur noir aurait récolté au Mississippi (sud), sur son nom, une très large majorité des votes noirs (91%), tandis que les personnes blanches auraient plus volontiers voté pour Hillary Clinton. Un autre sondage révèle que les partisans d'Hilary Clinton ne seraient pas satisfaits à 72% d'avoir à se reporter sur les voix de Barack Obama, là où le contraire ne concerne que 55% de leurs adversaires.
 
Geraldine Ferraro, de l'équipe de campagne de Mme Clinton avait récemment démissionnée pour ne pas nuire à son candidat, suite à une déclaration qui avait soulevé l'indignation :  "Si Obama était un homme blanc, il ne serait pas là où il est maintenant (..) et s'il était une femme (quelle que soit sa race) il ne serait pas là où il est, il se trouve qu'il a beaucoup de chance d'être qui il est". Ses commentaires, pour Barack Obama, n'ont pas "leur place en politique ni dans le parti démocrate".
 
Indignation légitime, mais qui toutefois ne traduit pas la réalité : la couleur de peau du candidat Obama serait un réel avantage dans la presse, une presse qui maltraite en revanche la candidate Clinton, et c'est une étude réalisée, selon le journal Libération , "par le département de journalisme de l'Université de Harvard auprès de 48 médias différents" qui le révèle.
 
Conter l'ascension d'une personne de couleur à la présidence est une histoire plus belle à raconter que celle d'une femme ou d'un ancien combattant, âgé qui plus est."Le vrai parti pris des journalistes réside dans le fait qu'ils veulent raconter une belle histoire, et l'élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis serait une superbe histoire" commente un journaliste. En conséquence les papiers qui lui sont consacrés sont plus élogieux que pour son adversaire.
 
En France, la presse n'est pas en reste de ces préjugés favorables. Un lecteur distrait aurait pu croire que seuls Hillary Clinton et Barack Obama étaient en lice, tandis qu'en face, John Mc Cain se plaçait fort bien dans son propre camp. Les députés français eux-même, interrogés par une équipe de journalistes, se déclaraient favorable à Obama. En somme, entre une femme et un "noir", qui l"emportera?
 
Cette attirance médiatique pour le seul noir à briguer le poste présidentiel pourrait pourtant déservir le candidat et installer un doute quant à ses réelles capacités à gouverner et à rassembler. Il avait d'ailleurs dû, un jour de commémoration pour Marthin Luther King, se déclarer  non raciste, à cause de déclarations du pasteur de son église, estimant que les noirs d'Amérique devraient dire "Que Dieu maudisse l'Amérique" suite aux traitements dont il font l'objet (selon lui).
 
Entre autres propos "homophobes" (suivant le terme consacré) il avait aussi désigné les blancs comme des "diables aux yeux bleus" et qualifié les Juifs de "sangsues", comparé Israel à l'Afrique du sud au temps de l'Apartheid, obligeant Barack Obama, qui avait emprunté le titre de son livre, "The Audacity of Hope" à l'un de ses sermons,à intervenir pour condamner ses propos.
 
Pourtant ces questions, dont se servent à la fois Barack Obama et Hillary Clinton ne devraient pas avoir droit de citer. Le plus important est ailleurs, aussi bien pour les Etats-Unis que pour le reste du monde. Que le futur président soit noir, femme ou âgé n'a qu'une importance tout à fait relative et ne devrait pas influer dans les décisions politiques futures, où seule l'habileté de l'élu comptera.

samedi 08 mars 2008, a 12:30
Le désamour des français pour Nicolas Sarkozy

Voici une nouvelle vidéo qui illustre bien le désamour des Français pour Nicolas Sarkozy. En visite dans ce qui s'apparente à un coiffeur ou à un centre de soins capillaires, Nicolas Sarkozy se trouve devant une jeune femme qui refuse de lui serrer la main, ostensiblement. Pas de "casse-toi pauvre conne" cette fois-ci, le président ne recommet pas la même erreur qu'au salon de l'agriculture, mais l'attitude de la jeune femme est tout de même curieuse.
 
Le président s'avance donc dans le centre avec une certaine humilité puis sert la main d'une jeune femme, sa collègue, tandis qu'elle-même s'éloigne. Nicolas Sarkozy, plutôt que de faire l'indifférent, ou celui qui n'a rien remarqué, l'appelle gentiment, "Bonjour Mademoiselle" dit-il d'un ton presque mielleux. Elle reste sur sa position marmonnant quelque chose d'incompréhensible, ne lui jetant pas même un regard.
 
C'est donc la deuxième fois qu'un français refuse de lui serrer la main de façon ostentatoire. La vidéo a été déposée le 7 mars, mais ne figure aucune indication quant à la date à laquelle elle a été tournée. On ne saura pas la raison qui a poussé cette jeune femme à ce refus, mais cet acte répété n'est pas sans poser quelques questions. Pourquoi ce désamour des Français?
 
Nicolas Sarkozy a été élu haut la main aux dernières élections, balayant Le Pen d'abord puis Ségolène Royal. Il était tellement populaire que même ses premiers faux pas, s'ils firent du bruit n'entamèrent pas sa notoriété, du dîner au Fouquet's au séjour en yacht, avant que l'aspect très "pipeule" de son style présidentiel ne le desserve dans l'opinion publique. Nicolas Sarkozy ne cesse de chuter dans les sondages depuis.
 
Faut-il voir dans son comportement "pipeule" la raison pour laquelle on lui manque de respect par deux fois, là où sa fonction devrait le protéger? Alors qu'un jour j'évoquais une de ses aventures avec ma boulangère, elle avait répliqué "ben oui, ils font caca et pipi comme tout le monde", s'en amusant. Certes, ce n'est que ma boulangère et son propos vaut ce qu'il vaut mais il témoigne bien de ce que l'attitude du président a rabaissé sa fonction, auprès des gens du peuple.
 
Cela est-il arrivé avec les autres présidents? Les images n'en auront pas transpiré, c'est possible aussi, mais peut-être notre président a-t-il tort de s'exposer ainsi à tous, n'étant plus ministre...



mercredi 05 mars 2008, a 20:37
Le film contre le Coran, "Fitna", la polémique

Le documentaire du député d'extrême-droite Geert Wilders, du parti de la liberté, sera diffusé sous forme d'un film dès le mois de mars et a déjà provoqué des manifestations et des tensions dans différents pays, ainsi qu'au sein même des Pays-Bas. Le film se nomme "Fitna", ce qui signifie le "Mal" selon le député, et la discorde entre musulmans, selon wikipédia . Le gouvernement néerlandais lui-même a tenté de dissuader l'auteur du film, pour protéger les soldats en opération extérieure, les représentations diplomatiques ou encore le commerce néerlandais, mais s'est heurté à un refus de l'auteur du film. La polémique grandit et dépasse à présent le pays, pour prendre une tournure internationale.
 
Le député est fort bien connu en son pays. Il avait déjà prôné l'interdiction du Coran,  le considérant comme un livre fasciste à l'instar de Mein Kampf, et dont il faudrait "déchirer" plusieurs pages, ce qui fait craindre aux autorités que le coran ne soit déchiré ou brûlé dans le documentaire, provoquant très certainement, dès lors, une flopée de violence.. "J'ai insisté pour utiliser une expression qui se trouve également dans le Coran. L'Islam et le Coran sont mon épreuve. J'utilise le terme dans un sens inverse… Pour moi, le Coran vénéneux est fitna" dit-il. Il tentera de prouver dans ce documentaire que "l'islam peut nous coûter notre liberté si nous n'agissons pas contre lui". Pour y parvenir, le film long de quinze minutes devrait montrer des scènes de l'actualité, telles que les décapitations en Irak, la lapidation en Iran ou une exécution en Arabie Saoudite, tous pays dans lesquels la charia est appliquée, sur fond de sourates du coran. Selon le député il devrait finir par un dessin animé sur Mahomet et devrait être retransmis sur internet.
 
Les autorités sont d'autant plus inquiètes des conséquences de sa diffusion, que déjà des voix se sont élevées dans plusieurs pays musulmans. En Afganisthan 500 personnes ont déjà manifesté contre les propos du député, tandis que des talibans menacent d'intensifier leurs attaques envers les forces néerlandaises présentes sur place et que l'Iran et l'Egypte protestent contre des "attaques gratuites" et menacent de "boycotte" économique. Selon Libération, le premier ministre néerlandais fait les frais de son opposition au film en ne récoltant que 13% de satisfaction dans l'opinion publique, une attitude perçue comme une lâcheté face à l'extrémisme, tandis que Geert Wilders est de plus en plus populaire.
 
Le député a reçu également des autorités le conseil de s'enfuir à l'étranger après la sortie du film, ce qui pourrait ne pas changer grand chose, l'homme ayant déjà reçu plusieurs menaces de mort, vit déjà sous protection policière depuis le meurtre de Théo Van Gogh. Selon le blog danois Snaphanen, le mufti de Syrie, en visite en Europe aurait affirmé la responsabilité du gouvernement et des journalistes néerlandais pour les violences éventuelles après la diffusion, ajoutant "C'est la responsabilité du peuple des Pays-Bas de l'arrêter",  mettant en garde les pays européens de "ne pas abuser de la liberté d'expression pour critiquer l'islam". Ces propos, toujours selon le blog, auraient été censurés dans les rapports officiels de l'UE.
 
En France, le premier ministre Jan-Peter Balkenende, qui avait tenté de convaincre le député de renoncer à faire diffuser le film, a affirmé "Aux Pays-Bas, nous avons le droit à la liberté d'expression, qui est une valeur très importante, et nous avons bien indiqué qu'il y a une différence entre l'opinion du gouvernement néerlandais et l'opinion de M. Wilders", recevant le soutien de Nicolas Sarkozy, qui a rappelé sa proposition de fonds européens, déjà évoquée dans le cas d'Ayaan Hirsi Ali, pour la protection "des ressortissants européens qui sont menacés dans leur vie par des fanatiques obscurantistes" ce qui semble avoir trouvé un écho dans le gouvernement néerlandais, se déclarant lors d'un communiqué "disposés à examiner cette question sur base d'une proposition dans le cadre du Conseil (européen)", un gouvernement qui décidément a du mal, d'exemple de multiculturalisme qu'il était, à retenir ses tensions intérieures avec l'islam, qui débordent sur des polémiques internationales.
 
Mais malgré tout, le député, qui déclarait dans un entretien "je n'aime pas le relativisme culturel, je ne crois pas que toutes les cultures sont égales, je crois fermement que notre culture est de loin meilleure que la culture islamique retardée…." ne cédera vraisemblablement pas. Il prépare son film depuis 2007 et compte bien le diffuser, quelles qu'en soit les conséquences, des conséquences que l'exemple des caricatures danoises laissent bien imaginer, avec ses manifestations parfois violentes et la tentative de meurtre récente de l'un des caricaturistes. Bruxelles met déjà en garde ses délégations, et le ministre des affaires étrangères néerlandais a reçu 30 ambassadeurs de l'Organisation de la conférence islamique, auxquels il aurait déclaré "le gouvernement est fondamentalement en désaccord avec M. Wilders" ajoutant "aux Pays-Bas, aussi bien la liberté d'expression que la liberté religieuse ont leur place".
 
Visiblement les autorités se préparent à un coup dur. Et cependant, peut-être ces différentes attaques donnent-elles à s'interroger pour le monde musulman sur sa façon de communiquer avec le monde. Il est troublant de constater que malgré les menaces de mort, des personnes dans les pays occidentaux ou dans des pays musulmans risquent leurs vies pour dénoncer ce qu'elles considèrent comme une dérive extrémiste dangereuse au sein de l'islam, un islam qui pourtant ne fait pas tellement de concessions, ainsi que la situation de certains chrétiens d'orient l'atteste. Les associations musulmanne néerlandaises ont appelé au calme leur communauté.
 
De nombreux renseignements ont été pris sur le site point de bascule pour cet article. On pourra s'y référer pour plus de renseignements encore. On y trouvera un extrait d'entretien du député.

mardi 04 mars 2008, a 21:55
La posture de Sophie Marceau

C'est le blog de Jean-Marc Morandini qui a le premier relayé l'information : Sophie Marceau apprenant que Jean-Marie Le Pen était présent sur le plateau de télévision de TFI, au 20h00 auquel elle se rendait, s'est ravisée et a rebroussé chemin, ne souhaitant manifestement pas se trouver dans la même salle que le meneur du front national.
 
L'apprenant, le vieux chef, jamais avare d'un bon mot, l'a qualifiée de "précieuse ridicule" : "Ce sont les précieuses ridicules. Mme Marceau a du apprendre ça quand elle apprenait la comédie. (...) L'insolence de ces milieux du show-biz est sans limite (...) C'est la nouvelle seigneurie de notre temps. On gagne beaucoup d'argent, on est souvent placé dans des situations prestigieuses, favorables, on est aimé, alors par conséquent on se croit tout permis ".
 
Sophie Marceau venait faire la promotion de son dernier film sur des femmes résistantes : "Les femmes de l'ombre". Sur cette remarque, Jean-Marie Le Pen s'est exclamé, "Qu'est-ce qui a pu la gêner ? Parce que moi, je suis un vrai résistant ! (...) J'étais un petit résistant, mais vrai, alors qu'on a vu tant de grands qui sont faux ! Je ne vois pas en quoi ma présence pouvait la gêner. ( ...)Mon père est mort pour la France. Je n'ai pas de leçon de patriotisme ni de résistance à recevoir de Mme Marceau, dont je veux d'ailleurs faire chercher les antécédents" ajoutant enfin "On s'aperçoit souvent que ceux qui en font le plus dans ce cas-là, ont généralement pas toujours le nez très propre.
 
Même si l'on peut déplorer les outrances verbales de Jean-Marie Le Pen par le passé, le comportement de la très belle actrice n'a aucun sens, ou un sens si peu démocratique qu'il reste inqualifiable. Il n'est pas difficile de retrouver l'intervention du chef de parti, dans laquelle il évoque tout simplement les élections municipales et cantonales, très calmement, très démocratiquement... Dès lors le départ de la star du cinéma n'a aucune signification morale précise.
 
Peut-être serait-il temps qu'enfin le débat s'assagisse autour de ce groupement politique. En effet il y a peu, Lionel Jospin expliquait sur France culture "nous n'avons jamais été face à une menace fasciste". Il est donc dès lors quasiment anti démocratique de procéder à un ostracisme quelconque envers un parti qui ne fait que se présenter dans les urnes, comme le font tous les autres.



samedi 01 mars 2008, a 21:52
Nicolas SARKOZY, vu par les PSYCHOLOGUES!!

Ce n'est pas la première fois que je reprends ici un texte, toujours avec l'accord de l'auteur. Ici un texte de Sophy qui écrit sur come4news et dont les textes sont toujours bien tournés. Sophy n'a pas fait pas que ça pour autant, elle a été professeur, est responsable d'association, mère, et si elle est en retraite depuis peu, cela ne l'empêche pas de s'intéresser à tout, comme elle le prouve régulièrement par ses écrits sur le site, site qui au-delà d'être une plateforme de journalisme "citoyen", est aussi l'occasion de rencontrer d'autres personnalités.
 
Je ne sais trop quoi penser de cette information, mis à part son intérêt concernant la façon qu'ont les psychologues de voir notre président : il est vrai que ces décisions parfois hâtives ont de quoi surprendre! Définitives ou non, ces analyses de sa personnalités sont tout à fait dignes d'intérêt.

 

nicolas_sarkozy_main_levef5dd09ad03d697af47b1838c2105510a.jpgA la suite de son fameux "casse toi, pauvre con", qui a alimenté la Presse pendant une semaine, des Spécialistes en Psychologie  se sont penchés sur le "cas' de  Nicolas Sarkozy pour mieux "Analyser" son comportement Politique.

Je ne sais pas ce que vous penserez de ce constat rapporté par A. Sirois,personnellement je le trouve tout à fait plausible!

NICHOLAS SARKOZY SERAIT-IL MALADE ?

Si celui-ci ne souffre pas d'un cancer de la Prostate, comme F. Mitterand, sa maladie touche un organe vital : "L'Hypertrophie incurable de son EGO"

Selon Pascal de Sutter, professeur de psychologie politique à l'université de Louvain en Belgique, le Président ne souffre pas d'une maladie mentale, puisqu'il se montre capable d'assumer ses tâches (l'avenir nous le dira!). Ce qui pourrait expliquer une partie de ses frasques c'est qu'il est "atteint" d'un NARCICISME compensatoire!!!

"C'est quelqu'un, qui est fondamentalement Complexé et qui esaie de montrer au Monde entier qu'il est meilleur que les autres.

"C'est comme s'il voulait prouver à la Planète entière qu'il est quelqu'un  d'exceptionnel, d'intelligent, de courageux, d'intéressant" En bref si j'ai bien compris : "c'est moi le plus beau, c'est moi le plus fort!!! ".......

Cet expert Belge auteur du livre " Ces Fous qui nous Gouvernent" avait déjà dressé le profil de N. Sarkozy, un an, avant les élections Présidentielles de Mai 2007

Aujourd'hui il n'est pas surpris de voir le Chef de l'Etat s'emporter et débiter des insultes. au contraire il est plutôt surpris que les Français s'en étonnent, neuf mois après son arrivée à l'Elysée.

Toujours  selon Pascal de Sutter : " son coté bagarreur, son tempérament  ne change pas quelles que soient les circonstances"

Le Narcissisme de N. sarkozy  n'est pas sans lien avec son enfance  " Physiquement ce n'était pas facile pour lui : il était plus petit que les autres et un peu "gros"!!, de plus il n'a pas eu une enfance heureuse, sans compter que la famille du Président était " la pauvre" d'un quartier riche de PARIS."

Un autre Psychologue Américain a analysé les propos de M.. De Sutter et pense lui aussi que N. Sarkozy est un "leader" narcissique et agressif!

Les leaders de ce type "apparaissent calmes et confiants, ou optimistes et gais, sauf  lorsque leur confiance narcissique est ébranlée,  leurs plans contrariés, là on voit monter une brève bouffée de "Rage"

Ce psychologue nous dit aussi que le comportement du Président Français, est exactement le même que celui d'Hillary Clinton, avec une exception majeure, N.S. est un extraverti comme l'est Georges W. Bush!

Je ne sais pas si ces deux comparaisons sont flatteuses pour notre Président, j'en doute.......

Mais souvenons nous, que seule une partie du comportement peut-être expliqué par l'étude de la personnalité.

Juste un petit rappel  : mais qui était donc Narcisse : personnage légendaire célèbre par sa beauté, il devint amoureux de son propre reflet dans l'eau et ne pouvant le saisir, mourut de langueur, les Dieux le changèrent en fleur......

Quitte à me répéter je trouve ces deux analyses conformes au comportemnt de Notre président depuis son accession au "Pouvoir".

mais n'oublions pas que cette maladie n'est pas INCURABLE, alors tous les espoirs nous sont permis !

Lecteurs de C4N, de toutes tendances ,votre  commentaire éclairé sera le bienvenu!!

 

Le lien vers l'article : http://www.come4news.com/index.php?option=com_content&task=view&id=13101

 

Le lien vers la fiche de présentation de Sophy, avec tous ses articles recensés : http://www.come4news.com/mon-profil-1195399366/1195399366/userprofile-2.html

 

 

jeudi 28 février 2008, a 21:11
Quand Rama Yade fait encore parler d'elle

Rama Yade a encore fait parler d'elle à l'occasion d'une visite dans la ville d'Argenteuil où elle s'était rendue pour soutenir le maire sortant UMP, Georges Mothron, qui s'était fait connaître en pulvérisant du Malodore, répulsif nauséabond, afin de faire fuir des "SDF" (ce terme de Novlangue pour remplacer celui, bien plus significatif, de "clochard") du centre ville. L'affaire avait choqué : on ne chasse pas en effet des être humains comme on le fait des insectes gênants, sans suciter une polémique, ce qui est heureux. Non seulement l'opposition s'était élevée, mais les rangs de l'UMP aussi, bien qu'étant du même camp que le maire.
 
Rama Yade, interrogée par des journalistes à la sortie de la réunion électorale, sur le Malodore précisément, avait estimé "qu'il faut tout tenter dans une ville" et qu'un maire répond "aux préoccupations des populations". La ville a de multiples facettes a-t-elle fait remarqué, et il convient de soulever bien d'autres sujets durant la campagne, celui-ci étant un peu court pour définir un projet... Le Maldorore? Un détail, aurait pu faire remarquer le secrétaire d'Etat aux droit de l'Homme, ç'eut été plus court. Son propos a naturellement aussitôt provoqué des réaction de l'opposition municipale, qui a jugé le propos scandaleux. Interrogée par l'AFP, Rama Yade a évoqué un "malentendu", condamnant même l'idée sans réserve, ajoutant "quand je disais il faut tout tenter, je voulais dire qu'il fallait répondre aux préoccupations des gens. Ca ne veut pas dire que ce qu'on propose c'est bien".
 
L'équipe du candidat PS avait dans un communiqué exprimé l'espoir "qu'en tant que Secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères chargée des Droits de l'Homme, elle profitera de sa visite pour expliquer à Georges Mothron, Philippe Métezeau et à la droite locale que les hommes ne se traitent pas comme des rats, avec des produits toxiques. Les Droits de l'Homme, ce n'est pas qu'à l'étranger qu'il faut se battre pour, c'est aussi dans notre pays au quotidien qu'il faut dénoncer et traquer les actes et comportements d'un autre âge"
 
Oui, certes, il arrive à tout le monde de s'exprimer un peu vite. Mais Le secrétaire d'Etat a-t-il l'indignation sélective? Lorsqu'elle s'était rendue à Aubervilliers, pour soutenir des Ivoiriens expulsés, Ivoiriens dont l'un d'eux l'appelait "ma soeur", cela lui avait paru de suite abominable de voir ces personnes chassées et sans logements, elle avait aussi fustigé le comportement de la mairie communiste. Mais les clochards, n'ont-ils pas droit eux aussi à la compassion du secrétaire aux droits de l'Homme? Le style Rama Yade est troublant et semblent comporter comme la ville d'Argenteuil de multiples facettes. Elle taxe ses opposants de racisme, se présente comme une africaine lors d'une réunion où elle intervient en tant que secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme "français", sans égard pour sa fonction...
 
Une vidéo sur Eric Zemmour face à Rama Yade
 



mardi 26 février 2008, a 14:05
"Sarkozy, quand on le cherche on le trouve...", les fausses excuses

Nicolas Sarkozy avait donné un long entretien devant un panel de lecteur du Parisien, dans lequel entre autres réponses on retrouve celle à une question relative à la vidéo prise au salon de l'agriculture, pendant laquelle le président répond à un homme qui refuse de lui serrer la main, lui disant "ben alors casse-toi pauvre con." L'entretien publié par le Parisien contient l'affirmation suivante "Cela étant, j'aurais mieux fait de ne pas lui répondre" et il s'avère que c'est l'Elysée qui aurait rajouté cette phrase, ayant eu le papier avant sa parution.
 
Initialement les propos n'étaient pas les mêmes, "Il est difficile même quand on est président de ne pas répondre à une insulte, j'ai sans doute les défauts de mes qualités. Ce n'est pas parce qu'on est le président qu'on devient quelqu'un sur lequel on peut s'essuyer les pieds". Mais c'est le directeur adjoint de la rédaction du Parisien qui l'affirme : l'autre passage a été rajouté lorsque l'Elysée a eu le document avant parution, lequel aurait été corrigé avant d'être remis au journal et imprimé. Selon le directeur, Dominique de Montgeron, c'est la simple courtoisie qui a fait que l'entretien avant de paraitre ait été remis, comme c'est le cas pour d'autres personnalités. Le passage aurait été rajouté après que la polémique ait enflé durant la journée.
 
C'est au cours d'une émission télévisée que le directeur-adjoint, Dominique de Montvalon, s'en est exprimé. "Sarkozy quand on le cherche on le trouve" aurait aussi déclaré en substance le président par rapport à la première vidéo. Le Parisien devrait faire aussi paraître le texte initial dans son journal au cotés du texte corrigé. Voici l'extrait de l'émission :



lundi 25 février 2008, a 16:00
Nicolas Sarkozy et le "pauvre con"

La vidéo tourné par le "Parisien" a fait le tour du net : Nicolas Sarkozy au salon de l'agriculture sert des mains dans la foule puis croise un homme qui lui dit : "Ah non, touche moi pas, tu me salis", ce à quoi le chef de l'Etat répond en passant : "ben alors casse toi pauvre con". La vidéo a bien sûr suscité des commentaires de gauche à droite et bien sûr une flopée dans les média venant de tous les internautes possible. Au fond cette vidéo dans un autre contexte n'aurait peut-être pas fait tant de bruit. L'homme s'approche dans la foule et son propos est tout à fait désobligeant : on ne parle pas ainsi à qui que ce soit et le chef de l'Etat mérite tout de même un peu de respect. Il y a quelques mois encore une bonne partie des Français auraient peut-être défendu Nicolas Sarkozy, voyant dans sa réponse une anecdote un peu amusante, celle d'un président qui se lache, pour une fois. Mais l'état de grâce est fini et bien fini.
 
 Le président "n'est plus dans son rôle", s'indigne François Hollande. Pour Robert Badinter, Il "ne doit pas se comporter comme n'importe quel citoyen", "on ne tombe pas dans le pugilat", Un président qui va "vers une foule anonyme, s'exposera inévitablement à des provocations, il le sait et il doit prévoir ce que sera son attitude" ajoute-t-il, tandis que Jean Marie Le Pen juge que le président aime les foules et que c'est une grave erreur, d'abord, parce que "Ça fait plus Tintin que de Gaulle" et puis "C'est une faiblesse, car le président n'est pas là pour être aimé", mais "obéi et respecté".

C'est peut-ëtre Jean-Marie Le Pen qui a raison sur ce point. Le Président doit savoir faire en sorte d'être respecté. Ce n'est pas la première algarade que subit le chef de l'Etat, déjà par le passé en visite chez les pécheurs, il avait répondu à un homme qui l'invectivait de loin plutôt que de passer tout simplement son chemin. Mais las! Les deux fois il a répondu de façon assez vulgaire, par des provocations qui donnent une mauvaise image de lui-même ainsi que de la fonction qu'il incarne. Un Président n'est pas aux affaires pour son propre ego, mais pour incarner un pays.

C'est une évidence : en mettant sa vie privée en avant, le chef de l'Etat désacralise sa fonction, ou encore en faisant des déclarations à l'emporte-pièce comme des lubies, en imposant le traité de Lisbonne, ou la mémoire de la Shoah à des enfants de CM2 , sans se soucier le moins du monde de ce qu'en pensent électeurs et parents d'élèves. Mais s'il impose aux Français, il donne l'impression pour lui-même de prendre du bon temps... Le gouvernement lui-même a une drôle d'allure : le garde des sceaux a deux frères en justice pour trafic de drogue, le secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, qui a tout l'air d'avoir été choisi pour incarner une diversité ethnique au plus haut niveau de l'Etat, se fait remarquer en taxant de raciste (le garde des sceaux l'auraient fait lui aussi )  ses opposants (voire aussi cette autre vidéo  , confondante!), le premier ministre est effacé et le président, élu sur un programme très à droite, sème la confusion en demandant des rapports à des personnalités de gauche et en choisissant des membres de gouvernement issus de la gauche.

Finalement, c'est un peu par démagogie que Nicolas Sarkozy se met à dos les électeurs. On ne peut contenter tout le monde et à présent les électeurs de gauche ne le ratent pas, tandis que les électeurs (et jusqu'aux élus...) de droite sont mécontents de son action illisible, teintée de rose. La repentance tant décriée revient par la petite porte, le pouvoir d'achat qu'on devait aller chercher est absent, les réformes se font dans tous les sens et sont contestées et contestables, plutôt illisibles bien souvent, comme lancées à la va-vite. Rien d'étonnant à ce que le président se trouve en chute libre dans les sondages. C'est un peu l'effet boomerang de sa médiatisation : il s'est servi des média et a passé la ligne blanche, à présent ce sont les média qui se servent de lui, en le filmant dans ses moments d'impulsivité, qui ne le mettent pas en valeur. La personne qui s'est adressée à lui au salon de l'agriculture doit bien rigoler derrière son écran... il suffit d'un si petit évènement pour mettre en valeur le mécontentement des électeurs.

Plus tard le Président a fait un discours plein de promesses aux paysans, évoquant l'Europe. Comme avec le pouvoir d'achat, il a annoncé que lorsque la France prendrait la présidence tournante (il n'en sera plus de même quand le traité de Lisbonne s'appliquera, un Président de l'Union sera choisi pour tous, avec une sorte de ministre des affaires étrangères européen), le chef d'Etat ferait ce qu'il faut pour les paysans, comme si encore une fois, l'on pouvait décréter au niveau européen quoi que ce soit pour les paysans français... qui ne semblent pas l'avoir cru véritablement...

Mais Nicolas Sarkozy, selon le Monde, entend ne rien changer...

mercredi 20 février 2008, a 13:24
Rama Yade instrumentalise le racisme

C'est une polémique qui enfle après la rencontre électorale qu'a tenu Rama Yade à Colombes ce samedi. Rama Yade devait rencontrer les habitants de Colombes en tant que numéro 3 de la liste de Nicole Goueta, maire sortant UMP. Devant une assemblée de 150 personnes, elle a alors mis en avant la couleur de sa peau pour mieux se faire entendre et pour se valoriser par rapport à la gauche, tenant des propos qui ont depuis provoqué des réactions de l'opposition, outrée des propos pour le moins outrancier de la secrétaire d'Etat.
 
Dans son papier le journaliste du parisien explique que son discours est volontairement axé