L'entretien qu'à donné le président de la République ce jeudi soir sur les chaînes de télévision française était plutôt attendu : après de très mauvais résultats dans les sondages y compris pour le bilan de sa première année à la tête de l'Etat, il devait convaincre, notamment autour du pouvoir d'achat, mais aussi sur la communication de l'Elysée ainsi que sur les réformes prévues.
L'exercice relevait naturellement plus de la communication que du véritable bilan et a bien confirmé le nouveau style que souhaite se donner le chef de l'Etat : de l'humilité, de la sobriété, loin de l'arrogance supposée des premiers mois. A huit reprises, le président admettra avoir pu faire des erreurs. L'échec des municipales pour la droite et les mauvais sondage, qui confirmaient le mécontentement des français sur le style du président, en rapport avec sa fonction présidentielle, après son voyage en yacht ou le mariage un peu pipeule du président, juste après son divorce, y sont sans doute pour quelque chose. De fait il semblerait même que le ton de la voix ait été travaillé.
A une question sur les immigrés clandestins, le chef de l'Etat répond qu'il n'est pas roi et qu'il n'a pas à faire les lois seuls, ce qui est bien vu. De fait il s'agit peut-être également de ne pas trop décevoir la branche la plus à droite de son électorat de départ aux présidentielles, qui se serait déjà très largement évaporée. On ne peut que se féliciter également d'une petite mise au point : dans l'embauche des immigrés clandestins, des patrons profitent au passage d'une main d'oeuvre bon marché, sans toujours s'acquitter des impôts habituels sur leurs salariés sans papiers, allant jusqu'à prétendre ignorer la situation de leur état civil.
Sur les questions économiques, le président laisse tout de même le spectateur un peu perplexe. Il n'y est pour rien, le prix du pétrole, la conjoncture économique, l'Etat qu'il faudrait dégraisser, etc, etc. Le discours est à peu près le même que celui du candidat Sarkozy, mais un peu moins volontaire. Il n'est plus question d'aller chercher soi-même la croissance, la France est aussi dépendante de la situation internationale. C'est un aveu d'impuissance, la promesse en plus de préparer le terrain pour son retour, en dégraissant le mammouth pour commencer : un retour à la réalité en somme.
C'est d'ailleurs sur ce sujet que le président a fait la seule déclaration vraiment concrète de son discours : financer le revenu de solidarité active en y consacrant les sommes allouées à la prime pour l'emploi, ce qui revient à déshabiller Paul pour habiller Jacques, les primes pour l'emploi étant habituellement réservées aux personnes les plus démunis, lesquelles ont parfois un emploi régulier. Le président reviendra certainement sur la chose ou sur le terme, ainsi qu'il en donné l'habitude pour d'autres réformes annoncées, d'autant que cette annonce-ci est tout à fait maladroite. Enlever des avantages aux tout petits contribuables après en avoir donné aux plus gros mécontentera forcément une bonne partie de l'opinion.
Le président a aussi plaidé pour remettre la France au travail, une évidence qui s'impose, mais qui s'oppose à une autre évidence : pour travailler il faut de l'emploi et le plein emploi n'est pas pour aujourd'hui. Un discours sur l'éducation nationale cohérent : inutile de rajouter toujours des fonds et du personnel pour des résultats improbables.
A travers cette fermeté sur différents sujets, le président retrouve un peu du ton du candidat qu'il fut il y a un an, mais il n'apporte rien de réellement nouveau. Il faudra pour convaincre joindre le geste à la parole.
Les Français étaient certainement prêts à supporter beaucoup en appelant Nicolas Sarkozy à la présidence, mais le sont-ils encore? Il faudra pourtant que tôt ou tard des décisions énergiques soient prises, sans quoi la situation française n'évoluera pas. Comme chacun le sait, ces décisions seront impopulaires mais s'imposeront d'elles-mêmes si personne ne prend le taureau par les cornes.
Yvan Rioufol, qui soutient l'esprit de réforme de Nicolas Sarkozy se posait déjà la question il y a peu sur son blog : Nicolas Sarkozy est-il de droite? Même un Sarkozyste convaincu ne saurait nier certaines évidences, l'on évoque donc dans le dernier bloc-note, "l'embrouillamini des projets", mais aussi le nouveau traité européen pour lequel on passera au-dessus des français, ou encore la décision de faire " supprimer l'obligation d'un référendum pour ratifier l'adhésion d'un nouveau pays à l'Union européenne". Tout cela est bien symptomatique de la déception que suscite le président, y compris auprès de ses plus chauds partisans. Et pourtant Yvan Rioufol ne voit pas d'autres alternatives que Sarkozy pour faire évoluer le pays
C'est une direction claire qui est attendue et le respect des promesses du candidat. Ajoutons une chose : le président m'a tant fait penser au candidat, qu'un instant il m'a semblé que ses yeux étaient redevenus bleus, comme à l'époque...
La France s'est sans conteste couverte à nouveau de ridicule sur la scène internationale en envoyant à la Chine un message d'excuse pour le traitement qui avait été infligé à la courageuse jeune chinoise Jin Jing, qui avait porté la flamme olympique à travers les rues de Paris, protégeant depuis son fauteuil roulant le flambeau olympique que tentaient de lui arracher des partisans du Tibet.
Cette jeune femme est tout simplement devenu un symbole en Chine, du mauvais traitement qui a été réservé à l'accueil de la flamme à Paris et y représente même un certain héroïsme. Les images chinoises ont-elles été truquées comme cela a été suggéré? Peut-être, mais cela ne change rien. C'est bien à une jeune femme handicapée que des manifestants ont voulu arracher la flamme, en se jetant quasiment sur elle.
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, qui avait dénoncé la repentance permanente de l'Etat avant son élection et qui conditionne toujours sa présence à la cérémonie d'ouverture des JO en réclamant une "reprise du dialogue entre les représentants du dalaï lama et les autorités chinoises", comme si cela nous regardait, comme si le reste du peuple chinois ne souffrait pas de son propre gouvernement, a fait remettre une lettre à la jeune femme par le président du sénat (rien que cela), Christian Poncelet, dans laquelle il exprime toutes ses excuses.
Que s'est-il passé depuis que la flamme traversait Paris? Des chinois ont manifesté, pas n'importe où : devant des supermarchés carrefours, tout un symbole! Une grande entreprise française, qui n'a pas été choisie au hasard, naturellement. Il va de soi qu'en Chine les manifestations sont bien souvent téléguidées, mais il est déjà arrivé que les autorités se laissent déborder. Les manifestants brandissaient des drapeaux tricolores affublés de la croix gammée sur lesquels on pouvait lire que Jeanne d'Arc est une prostituée et Napoléon un pervers, tout en réclamant l'indépendance de... la Corse!
Que répond Nicolas Sarkozy dans sa lettre à Jin Jing? "J'ai un profond respect envers vous et le peuple dont vous venez" dit-il, et Poncelet de le reprendre dans une conférence de presse, en Chine... Non seulement c'est une humiliation publique et volontaire, mais elle donne aussi entièrement raison au gouvernement chinois et lui permet de souder derrière lui le peuple chinois, qui pourtant ne l'aime certainement pas plus que cela. La Chine quant à elle ne s'excuse pas du comportement des manifestants de Chine, qui peuvent donc à loisir cracher sur les symboles français, affubler le drapeau des symboles nazi, taxer Jeanne d'Arc de "prostituée", Napoléon de pervers...
Plus qu'une stupidité, c'est une grosse erreur du président. On ne se range pas pour n'importe quel effet de mode derrière les bobos en mal de frisson, sur un coup de tête, pour un président cela ne fait pas sérieux. Les Français ne se souviendront qu'à peine du Tibet dont la plupart du temps ils ne connaissent rien d'autre que la frimousse souriante du Dalaï Lama, d'ici quelques mois. Le gouvernement chinois en sort grandi et la France s'est complètement décrédibilisée en tendant l'autre joue après sa leçon de morale sur le Tibet.
D'ailleurs à voir les efforts des CRS pour protéger la jeune femme, c'est la France qui aurait dû demander plusieurs médailles à la Chine. Sur la vidéo il est visible, que les services de police seraient parfaits dans une compétition, rapides à la course, bien formés pour les plaquages au sol, organisés... Ils méritent les félicitations du gouvernements chinois pour avoir protégé la flamme, gouvernement visiblement ingrat...
Il n'était pas à l'honneur des manifestants pro-tibet de se jeter ainsi sur la jeune Jin Jing, qui a eu le courage de garder le flambeau bien à côté d'elle, le serrant dans ses bras. Elle est handicapée et pratique déjà un sport à haut niveau, devant les manifestants fanatisés, elle n'a pas reculé, il faut lui reconnaître ce courage. Les tibétains peuvent et doivent dénoncer les actions au Tibet, mais cette façon de faire ne pourra que les desservir : il était évident que cette action servirait la Chine.
La vidéo qui suit provient de l'excellent site "Rue89" et a été reprise sous le titre "金晶被袭全过程 The French attack a handicapped person" , je laisse le soin de traduire aux lecteurs.
Nous avions connu le scandale de Miss France, recadrée parce qu'elle avait posée dans des tenues "osées" , celui de Laure Manaudou, trahie par son petit ami de l'époque avec sa "sex-tape" , récemment celui de Madame de Fontenay qui aurait demandé à ses miss de poser les seins nues (ce qu'elle a nié énergiquement), nous avons à présent la "première dame" de France, notre "first Lady" nationale, à poil sur le net , à nouveau, mais cette fois-ci en bien plus correct : le cliché vaut 91 000 dollars.
C'est plus correct, c'est du "nu" Messieurs Dames, du vrai! On ne voit pas grand chose, un mannequin un peu maigrichon, qui cache sa "pudeur" sur un cliché en noir et blanc façon "artistique". Le visage froid, elle ne se pâme pas du tout et affiche toute sa hauteur! De la vraie first lady, fière et pas bégueule du tout, même si l'on oserait l'approcher tant elle a l'air peu commode, à l'image de tous ces mannequins glacés, si éloignés de l'imaginaire masculin.
Mais une first lady nue, ça se paye et ça se paye cher : 91000 dollars pour un cliché disponible avec une simple petite recherche internet, c'est un luxe de milliardaire. Un luxe que s'est offert un riche collectionneur auprès de Christie's à New York, luxe d'autant plus intéressant que la dame sur l'image est la femme d'un chef d'Etat. Le collectionneur ne s'est pas déplacé lui-même, il a fait venir un "enchérisseur" pour lever le doigt à sa place et emporter pour lui le fameux cliché. Un chinois dit-on... Les JO non, mais les sous, oui...
Comme il fallait bien trouver une inspiration à ce cliché, on est allé trouver un tableau, "les poseuses" de Georges Seurat, même s'il est un peu difficile, hormis pour la position des mains de faire un rapport avec le cliché, car en effet si la pose ressemble de loin à la peinture, ce n'est que très, très lointain. Mais qu'importe! foin des grincheux les plus prudes qui voient dans la femme du chef de l'Etat la représentation, comme pour une Miss France, d'une certaine idée du pays!
Les journalistes, qui sont gens un peu taquins, font bien remarquer que le cliché de Brigitte Bardot, cette icône du cinéma, qui fut aussi une Marianne au sein dénudé, s'est vendu plus cher à l'époque, 181000 dollars, et que la fonction de la première dame de France a dû jouer. L'on a appris que Rachida Dati est vétue gracieusement par Dior comme d'autres ministres, l'on a à présent notre première dame de France en tenue d'Eve pour plus cher encore que les vêtements de nos ministres.
Peut-être ne devrait-on pas s'arrêter là et demander à voir Condollezza Rice, Angela Merkel et pourquoi pas Ségolène Royal en petite tenue. Il se dit que la somme obtenue ira à une fondation caritative, ce serait peut-être une alternative à la pauvreté : des femmes nues pour habiller des gens mal vêtus... C'est Miss France qui doit se sentir rassurée de n'avoir pu, à cause d'un téton finalement trop peu visible, sous un maillot mouillé, représenter la France devant des jury très pipeules, tandis que la first lady française le peut, elle, devant la reine d'Angleterre...
Il fait une entrée remarquée : Nicolas Princen est un jeune normalien-HEC de 24 ans qui avait participé à la chaîne du site de campagne sarkozy.fr, et comme chacun le sait désormais dans le petit monde de la blogosphère, il sera "l'oeil du président", chargé de veiller sur internet à tout ce qui concerne le chef de l'Etat.... Il aurait pour rôle de surveiller ce qui se passe plus particulièrement sur les blogs, dans le simple but de prévenir les services de l'Elysée, très certainement suite aux derniers "buzz" de la toile concernant son nouveau patron.
En guise d'accueil il a déjà affaire à son premier buzz, et qui concerne : son arrivée. Le Figaro évoque déjà les différentes réactions de bloggeurs, dont certains prennent la chose avec ironie et semblent tous unanimes pour dire que le petit nouveau aura fort à faire. Dans un de ses posts, Luc Mandret lui souhaite la bienvenue "Cher Nicolas Princen, je te souhaite bien du courage. Et je souhaite donc savoir si tu mérites bien ta place. J'ai donc décidé d'écrire cet article. Ce serait super aimable de ta part de me laisser un petit commentaire" il déclare également qu'il persévérera à noter des choses pas très gentilles sur le patron...
Il faut bien le dire, les vidéos qui circulent sur internet concernant Sarkozy ne sont pas toutes élogieuses, de Sarkozy bourré au G8, en passant par Sarkozy matte les seins d'une top model, la visite au salon de l'agriculture avec le fameux "casse-toi pauvre con", la vidéo de l'altercation avec le pécheur et tous les jours des nouvelles nombreuses et pas toujours vérifiées, voire carrément inventées, de la satyre, des rumeurs, etc, etc.
Nicolas Princen ne serait pas doté d'outils spéciaux rapportele site lepost.fr, suite à un entretien avec les services de l'Elysée, il ne devrait donc avoir qu'un rôle d'informateur pour les autres services car rien ne semble être prévu pour empêcher la diffusion des nouvelles. Toutefois Nicolas Sarkozy ayant déjà porté plainte contre le nouvelobs.com, au sujet de l'article évoquant le sms "Si tu reviens, j'annule tout" (ce que le président nie avoir écrit), il ne parait pas saugrenu d'imaginer des recours auprès des tribunaux envers certains bloggeurs.
Partout sur le web on criera donc à la dictature, à l'infamie, au big brother... ce qui ne devrait pas se justifier. Le but de l'Elysée semble juste être de faire en sorte de contrecarrer les buzz. Nous savons tous qu'il existe des sortes de réseaux sur le net, pro ou anti tout et rien. D'ailleurs il va de soi que nous sommes tous déjà plus ou moins surveillés. Pas de danger en théorie donc, la liberté existe encore dans notre pays, et chacun a droit d'avoir ses propres convictions politiques, tant que les bloggeurs ne subissent pas pressions comme, parait-il, les journaux... A nous tous de rester solidaires.
Pour finir cette nouvelle, à coté de laquelle je ne pouvais raisonnablement pas passer, je souhaite bon courage au nouveau "pion" du web. Je ne sais rien de son salaire, mais je me dit qu'il va avoir du boulot...! Surtout si le patron continue ses apparitions maladroites.
Voici une nouvelle vidéo qui illustre bien le désamour des Français pour Nicolas Sarkozy. En visite dans ce qui s'apparente à un coiffeur ou à un centre de soins capillaires, Nicolas Sarkozy se trouve devant une jeune femme qui refuse de lui serrer la main, ostensiblement. Pas de "casse-toi pauvre conne" cette fois-ci, le président ne recommet pas la même erreur qu'au salon de l'agriculture, mais l'attitude de la jeune femme est tout de même curieuse.
Le président s'avance donc dans le centre avec une certaine humilité puis sert la main d'une jeune femme, sa collègue, tandis qu'elle-même s'éloigne. Nicolas Sarkozy, plutôt que de faire l'indifférent, ou celui qui n'a rien remarqué, l'appelle gentiment, "Bonjour Mademoiselle" dit-il d'un ton presque mielleux. Elle reste sur sa position marmonnant quelque chose d'incompréhensible, ne lui jetant pas même un regard.
C'est donc la deuxième fois qu'un français refuse de lui serrer la main de façon ostentatoire. La vidéo a été déposée le 7 mars, mais ne figure aucune indication quant à la date à laquelle elle a été tournée. On ne saura pas la raison qui a poussé cette jeune femme à ce refus, mais cet acte répété n'est pas sans poser quelques questions. Pourquoi ce désamour des Français?
Nicolas Sarkozy a été élu haut la main aux dernières élections, balayant Le Pen d'abord puis Ségolène Royal. Il était tellement populaire que même ses premiers faux pas, s'ils firent du bruit n'entamèrent pas sa notoriété, du dîner au Fouquet's au séjour en yacht, avant que l'aspect très "pipeule" de son style présidentiel ne le desserve dans l'opinion publique. Nicolas Sarkozy ne cesse de chuter dans les sondages depuis.
Faut-il voir dans son comportement "pipeule" la raison pour laquelle on lui manque de respect par deux fois, là où sa fonction devrait le protéger? Alors qu'un jour j'évoquais une de ses aventures avec ma boulangère, elle avait répliqué "ben oui, ils font caca et pipi comme tout le monde", s'en amusant. Certes, ce n'est que ma boulangère et son propos vaut ce qu'il vaut mais il témoigne bien de ce que l'attitude du président a rabaissé sa fonction, auprès des gens du peuple.
Cela est-il arrivé avec les autres présidents? Les images n'en auront pas transpiré, c'est possible aussi, mais peut-être notre président a-t-il tort de s'exposer ainsi à tous, n'étant plus ministre...
Ce n'est pas la première fois que je reprends ici un texte, toujours avec l'accord de l'auteur. Ici un texte de Sophy qui écrit sur come4news et dont les textes sont toujours bien tournés. Sophy n'a pas fait pas que ça pour autant, elle a été professeur, est responsable d'association, mère, et si elle est en retraite depuis peu, cela ne l'empêche pas de s'intéresser à tout, comme elle le prouve régulièrement par ses écrits sur le site, site qui au-delà d'être une plateforme de journalisme "citoyen", est aussi l'occasion de rencontrer d'autres personnalités.
Je ne sais trop quoi penser de cette information, mis à part son intérêt concernant la façon qu'ont les psychologues de voir notre président : il est vrai que ces décisions parfois hâtives ont de quoi surprendre! Définitives ou non, ces analyses de sa personnalités sont tout à fait dignes d'intérêt.
A la suite de son fameux "casse toi, pauvre con", qui a alimenté la Presse pendant une semaine, des Spécialistes en Psychologie se sont penchés sur le "cas' de Nicolas Sarkozy pour mieux "Analyser" son comportement Politique.
Je ne sais pas ce que vous penserez de ce constat rapporté par A. Sirois,personnellement je le trouve tout à fait plausible!
NICHOLAS SARKOZY SERAIT-IL MALADE ?
Si celui-ci ne souffre pas d'un cancer de la Prostate, comme F. Mitterand, sa maladie touche un organe vital : "L'Hypertrophie incurable de son EGO"
Selon Pascal de Sutter, professeur de psychologie politique à l'université de Louvain en Belgique, le Président ne souffre pas d'une maladie mentale, puisqu'il se montre capable d'assumer ses tâches (l'avenir nous le dira!). Ce qui pourrait expliquer une partie de ses frasques c'est qu'il est "atteint" d'un NARCICISME compensatoire!!!
"C'est quelqu'un, qui est fondamentalement Complexé et qui esaie de montrer au Monde entier qu'il est meilleur que les autres.
"C'est comme s'il voulait prouver à la Planète entière qu'il est quelqu'un d'exceptionnel, d'intelligent, de courageux, d'intéressant" En bref si j'ai bien compris : "c'est moi le plus beau, c'est moi le plus fort!!! ".......
Cet expert Belge auteur du livre " Ces Fous qui nous Gouvernent" avait déjà dressé le profil de N. Sarkozy, un an, avant les élections Présidentielles de Mai 2007
Aujourd'hui il n'est pas surpris de voir le Chef de l'Etat s'emporter et débiter des insultes. au contraire il est plutôt surpris que les Français s'en étonnent, neuf mois après son arrivée à l'Elysée.
Toujours selon Pascal de Sutter : " son coté bagarreur, son tempéramentne change pas quelles que soient les circonstances"
Le Narcissisme de N. sarkozy n'est pas sans lien avec son enfance " Physiquement ce n'était pas facile pour lui : il était plus petit que les autres et un peu "gros"!!, de plus il n'a pas eu une enfance heureuse, sans compter que la famille du Président était " la pauvre" d'un quartier riche de PARIS."
Un autre Psychologue Américain a analysé les propos de M.. De Sutter et pense lui aussi que N. Sarkozy est un "leader" narcissique et agressif!
Les leaders de ce type "apparaissent calmes et confiants, ou optimistes et gais, sauf lorsque leur confiance narcissique est ébranlée, leurs plans contrariés, là on voit monter une brève bouffée de "Rage"
Ce psychologue nous dit aussi que le comportement du Président Français, est exactement le même que celui d'Hillary Clinton, avec une exception majeure, N.S. est un extraverti comme l'est Georges W. Bush!
Je ne sais pas si ces deux comparaisons sont flatteuses pour notre Président, j'en doute.......
Mais souvenons nous, que seule une partie du comportement peut-être expliqué par l'étude de la personnalité.
Juste un petit rappel : mais qui était donc Narcisse : personnage légendaire célèbre par sa beauté, il devint amoureux de son propre reflet dans l'eau et ne pouvant le saisir, mourut de langueur, les Dieux le changèrent en fleur......
Quitte à me répéter je trouve ces deux analyses conformes au comportemnt de Notre président depuis son accession au "Pouvoir".
mais n'oublions pas que cette maladie n'est pas INCURABLE, alors tous les espoirs nous sont permis !
Lecteurs de C4N, de toutes tendances ,votre commentaire éclairé sera le bienvenu!!
Nicolas Sarkozy avait donné un long entretien devant un panel de lecteur du Parisien, dans lequel entre autres réponses on retrouve celle à une question relative à la vidéo prise au salon de l'agriculture, pendant laquelle le président répond à un homme qui refuse de lui serrer la main, lui disant "ben alors casse-toi pauvre con." L'entretien publié par le Parisien contient l'affirmation suivante "Cela étant, j'aurais mieux fait de ne pas lui répondre" et il s'avère que c'est l'Elysée qui aurait rajouté cette phrase, ayant eu le papier avant sa parution.
Initialement les propos n'étaient pas les mêmes, "Il est difficile même quand on est président de ne pas répondre à une insulte, j'ai sans doute les défauts de mes qualités. Ce n'est pas parce qu'on est le président qu'on devient quelqu'un sur lequel on peut s'essuyer les pieds". Mais c'est le directeur adjoint de la rédaction du Parisien qui l'affirme : l'autre passage a été rajouté lorsque l'Elysée a eu le document avant parution, lequel aurait été corrigé avant d'être remis au journal et imprimé. Selon le directeur, Dominique de Montgeron, c'est la simple courtoisie qui a fait que l'entretien avant de paraitre ait été remis, comme c'est le cas pour d'autres personnalités. Le passage aurait été rajouté après que la polémique ait enflé durant la journée.
C'est au cours d'une émission télévisée que le directeur-adjoint, Dominique de Montvalon, s'en est exprimé. "Sarkozy quand on le cherche on le trouve" aurait aussi déclaré en substance le président par rapport à la première vidéo. Le Parisien devrait faire aussi paraître le texte initial dans son journal au cotés du texte corrigé. Voici l'extrait de l'émission :
La vidéo tourné par le "Parisien" a fait le tour du net : Nicolas Sarkozy au salon de l'agriculture sert des mains dans la foule puis croise un homme qui lui dit : "Ah non, touche moi pas, tu me salis", ce à quoi le chef de l'Etat répond en passant : "ben alors casse toi pauvre con". La vidéo a bien sûr suscité des commentaires de gauche à droite et bien sûr une flopée dans les média venant de tous les internautes possible. Au fond cette vidéo dans un autre contexte n'aurait peut-être pas fait tant de bruit. L'homme s'approche dans la foule et son propos est tout à fait désobligeant : on ne parle pas ainsi à qui que ce soit et le chef de l'Etat mérite tout de même un peu de respect. Il y a quelques mois encore une bonne partie des Français auraient peut-être défendu Nicolas Sarkozy, voyant dans sa réponse une anecdote un peu amusante, celle d'un président qui se lache, pour une fois. Mais l'état de grâce est fini et bien fini.
Le président "n'est plus dans son rôle", s'indigne François Hollande. Pour Robert Badinter, Il "ne doit pas se comporter comme n'importe quel citoyen", "on ne tombe pas dans le pugilat", Un président qui va "vers une foule anonyme, s'exposera inévitablement à des provocations, il le sait et il doit prévoir ce que sera son attitude" ajoute-t-il, tandis que Jean Marie Le Pen juge que le président aime les foules et que c'est une grave erreur, d'abord, parce que "Ça fait plus Tintin que de Gaulle" et puis "C'est une faiblesse, car le président n'est pas là pour être aimé", mais "obéi et respecté".
C'est peut-ëtre Jean-Marie Le Pen qui a raison sur ce point. Le Président doit savoir faire en sorte d'être respecté. Ce n'est pas la première algarade que subit le chef de l'Etat, déjà par le passé en visite chez les pécheurs, il avait répondu à un homme qui l'invectivait de loin plutôt que de passer tout simplement son chemin. Mais las! Les deux fois il a répondu de façon assez vulgaire, par des provocations qui donnent une mauvaise image de lui-même ainsi que de la fonction qu'il incarne. Un Président n'est pas aux affaires pour son propre ego, mais pour incarner un pays.
C'est une évidence : en mettant sa vie privée en avant, le chef de l'Etat désacralise sa fonction, ou encore en faisant des déclarations à l'emporte-pièce comme des lubies, en imposant le traité de Lisbonne, ou la mémoire de la Shoah à des enfants de CM2 , sans se soucier le moins du monde de ce qu'en pensent électeurs et parents d'élèves. Mais s'il impose aux Français, il donne l'impression pour lui-même de prendre du bon temps... Le gouvernement lui-même a une drôle d'allure : le garde des sceaux a deux frères en justice pour trafic de drogue, le secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, qui a tout l'air d'avoir été choisi pour incarner une diversité ethnique au plus haut niveau de l'Etat, se fait remarquer en taxant de raciste (le garde des sceaux l'auraient fait lui aussi ) ses opposants (voire aussi cette autre vidéo , confondante!), le premier ministre est effacé et le président, élu sur un programme très à droite, sème la confusion en demandant des rapports à des personnalités de gauche et en choisissant des membres de gouvernement issus de la gauche.
Finalement, c'est un peu par démagogie que Nicolas Sarkozy se met à dos les électeurs. On ne peut contenter tout le monde et à présent les électeurs de gauche ne le ratent pas, tandis que les électeurs (et jusqu'aux élus...) de droite sont mécontents de son action illisible, teintée de rose. La repentance tant décriée revient par la petite porte, le pouvoir d'achat qu'on devait aller chercher est absent, les réformes se font dans tous les sens et sont contestées et contestables, plutôt illisibles bien souvent, comme lancées à la va-vite. Rien d'étonnant à ce que le président se trouve en chute libre dans les sondages. C'est un peu l'effet boomerang de sa médiatisation : il s'est servi des média et a passé la ligne blanche, à présent ce sont les média qui se servent de lui, en le filmant dans ses moments d'impulsivité, qui ne le mettent pas en valeur. La personne qui s'est adressée à lui au salon de l'agriculture doit bien rigoler derrière son écran... il suffit d'un si petit évènement pour mettre en valeur le mécontentement des électeurs.
Plus tard le Président a fait un discours plein de promesses aux paysans, évoquant l'Europe. Comme avec le pouvoir d'achat, il a annoncé que lorsque la France prendrait la présidence tournante (il n'en sera plus de même quand le traité de Lisbonne s'appliquera, un Président de l'Union sera choisi pour tous, avec une sorte de ministre des affaires étrangères européen), le chef d'Etat ferait ce qu'il faut pour les paysans, comme si encore une fois, l'on pouvait décréter au niveau européen quoi que ce soit pour les paysans français... qui ne semblent pas l'avoir cru véritablement...
Les réactions à l'idée de Nicolas Sarkozy de confier aux élèves de CM2 la mémoires des petits enfants juifs morts suite à la déportation durant la guerre, s'enchaînent, les unes pour approuver, les autres pour dénoncer. Ici des avis d'homme politiques, ou de personnalités de droite comme de gauche, d'associations, de psychologues, etc, etc... Mais les parents semblent être tout à fait exclus des retranscriptions des journalistes.
Simone Veil a jugé l'idée "insoutenable", elle qui connaît pourtant fort bien ce dont il s'agit, pour l'APHG (l'Association des professeurs d'histoire et de géographie) il s'agit d'une fausse bonne idée et elle rappelle que "le devoir d'histoire, assuré par l'Education nationale s'impose inséparablement de la transmission de la mémoire", tandis que le grand maître du grand orient de France considère que "Tout ce qui peut favoriser le devoir de mémoire, en particulier en ce qui concerne la Shoah, est une très bonne chose". François Hollande aussi s'est déclaré enthousiaste face à cette idée même si derrière lui des membres du parti socialiste se sont véritablement opposés à l'idée. A l'UMP en revanche, l'idée ne semble poser aucun soucis. Des psychiatres émettent des réserves. Précisons que les juifs dans leur ensemble n'ont rien demandé et que l'on trouve sur un site adressé aux juifs des arguments plus que recevable contre cette idée.
Toutes ces réactions sont fort intéressantes et l'on suppose que par delà les groupements il existe des avis divergeant dans chaque groupe politique, ce qui est tout à l'honneur de l'intelligence de nos compatriotes : il serait regrettable par exemple que les députés n'aient pas d'avis personnels en dehors d'un avis autorisé de leurs groupements politiques. Il reste toutefois génant, l'école étant obligatoire, que personne n'est songé à demander aux parents d'élèves ce qu'ils en pensaient. Le syndicat de parents d'élèves la PEEP, s'est exprimé sur itélé par la voix de sa présidente qui estime que "Dans le cadre de l'éducation à la citoyenneté, c'est une façon d'approcher les choses",ajoutant qu'il reste "encore quelques mois pour mettre en place cette mesure". Mais les parents souhaitent-il que leurs enfants rentrent le soir avec pour devoir de faire des recherches sur un autre petit enfant mort gazé il y a 60 ans?
Leur avis n'intéresse manifestement personne et cela sera tout simplement imposé. Mais s'il est légitime que l'école enseigne les mathématiques ou le français, légitime encore qu'elle enseigne le civisme, il n'est pas dit qu'elle n'outrepasse pas son rôle en imposant des devoirs de "mémoire" à des enfants de dix ans. En attendant de savoir si des parents réagiront à cette nouvelle, il reste intéressant de leur donner la parole. C'est ce que je tente de faire ici, en demandant à chacun d'eux de noter leurs remarques et de nous alerter sur les initiatives émanant de parents et dont ils auraient connaissance.
Nicolas Sarkozy s'est rendu vendredi, en compagnie du ministre de l'éducation nationale, dans une école primaire de Périgueux, visite au cours de laquelle il a pu visiter deux classes et poser en compagnie des quelques 150 élèves de l'établissement. Cette visite fait suite à un discours sur l'école devant des parents d'élèves, prônant le recentrage de l'enseignement autour des "fondamentaux", mais aussi le retour des valeurs civiques et morale à l'école ainsi que des symboles de la République.
"Cette instruction civique et morale prévoit notamment l'apprentissage des règles de politesse et de bonne tenue, la connaissance et le respect des valeurs et des emblèmes de la République française: le drapeau tricolore, Marianne, l'hymne national, à l'écoute duquel nos enfants devront se lever".
"Cet enseignement présentera également, pour les plus grands, les règles élémentaires d'organisation de la vie publique et de la démocratie: le refus des discriminations de toute nature, la démocratie représentative, l'élaboration de la loi, les enjeux de la solidarité nationale", a-t-il continué, précisant que l'initiation au drame des enfants de la shoah se ferait dans ce cadre.
Après avoir décrit une situation scolaire précoccupante pour l'ensemble du territoire (15% des élèves en grandes difficultés et 25% avec des acquis fragiles), Le Président a souhaité que l'enseignement soit recentré autour des "fondamentaux", c'est à dire les mathématiques, le français avec grammaire orthographe et calcul mental remis à l'honneur.
Ce discours, prononcé dans la ville où se présente le ministre de l'éducation nationale pourrait avoir pour but de retrouver un électorat fuyant avant des municipales qui s'annoncent particulièrement difficile pour la droite. Le discours se rapproche de celui du candidat aux élections présidentielles, qui avait plutôt bien réussi.
Mais si le Président arrive à tenir son objectif de "diviser par trois, d'ici la fin de la mandature, le taux d'échec scolaire, à la sortie du CM2", l'initiative sera à saluer. Même si l'on peut imaginer que les professeurs manifesteront contre ces mesures, qui prévoient également une évaluation de leur travail tous les deux ans plutôt que tous les quatre ans.
Je ne peux m'empêcher d'écrire un mot un peu plus personnel sur l'idée saugrenue d'engager les enfants de CM2 à conserver la mémoire d'un des 11000 enfants juifs morts gazés durant la dernière guerre, idée lancée au cours du dîner annuel du crif par le Président lui-même, estimant ce jour-là que "Rien n'est plus intime que le nom et le prénom d'une personne, rien n'est plus émouvant pour un enfant que l'histoire d'un enfant de son âge." Ce qui signe bien l'aveu que l'opération consiste à manipuler des enfants dans leur sensibilité, sensibilité qui ne devrait pas jouer dans l'apprentissage de l'Histoire ainsi que le demande les historiens eux-même. Bien des articles de presse relatent des réticences à cette idée, craignant d'éventuels troubles psychologiques de cette charge trop lourde pour un enfant. D'autres se félicitent de l'initiative au nom du sacro-saint devoir de mémoire.
N'est-il pas pourtant consternant, au delà de cette idée somme toute assez sordide -que de mettre sur les épaules d'un jeune enfant le poids d'un autre, mort dans des conditions atroces- que personne ne s'offusque du rôle demandé à l'école primaire? L'école a normalement pour fonction d'enseigner aux enfants des choses utiles et pratiques, comme le bon usage du français, les mathématiques, les langues étrangères autant que possible et de leur permettre de pouvoir évoluer dans la vie en se débrouillant seul avec l'atout que constitue le savoir dans une tête bien faite. C'est d'ailleurs précisément ce qui est reproché à l'école de nos jours : tel ministre souhaitait revenir aux fondamentaux, c'est à dire lire (sic), écrire (resic) et compter (reresic!!!). Chaque année la "méthode Bosher" est littéralement dévalisée des rayons de la fnac par des parents inquiets de l'évolution de l'apprentissage de la lecture pour leurs enfants.
Mais la démagogie des hommes politiques les amène à user de toutes les possibilités qu'offre l'école pour faire entrer dans les têtes des plus jeunes enfants les principes moraux de notre époque : la lutte contre le racisme ou l'antisémitisme en est un exemple, mais petit à petit on tente de leur enseigner aussi que l'esclavagisme "ce n'est pas bien", que la colonisation c'est mal aussi et d'autres sermons viendront sans doute plus tard. Cette attitude revient à monter les petits enfants noirs contre les petits enfants blancs et les petits enfants maghrébins contre les petits enfants juifs, ici à cause des désaccords israélo-palestiniens, dans une surenchère de la victimisation. Cela ne date pas d'hier et personne ne s'en offusque : en effet quel sera l'idiot qui ira s'opposer à ce qu'on enseigne des grandes idées morales? Mais par là même, quel est l'imbécile qui ira prôner à ses enfants que la colonisation est une bonne chose et qu'il faut remettre le couvert, que le racisme est une vertu et que la détestation des juifs est salutaire???
Toute la question est là : est-ce bien le rôle de l'école que de s'occuper d'élever des enfants? Son rôle d'enseignement est déjà bien suffisamment important pour qu'elle n'aille pas empiéter sur le domaine des parents. Elle ne les remplace d'ailleurs pas à en croire les rapports sur l'école qui font état des difficultés à enseigner la shoa justement auprès des enfants d'immigrés, sensible aux évènement du proche-orient, des enfants maintenus par l'école elle-même dans une culture que leurs parents ont quitté. En effet les parents d'enfants suivant les cours de l'école primaire se voient proposer des cours différents, comprenant les langues et les cultures des pays d'origine, dans cet élan multiculturaliste idéaliste qui personnalise nos élites dorées. Pour ne pas faire de différence, on préfère donc compartimenter.
Et la série continue malheureusement avec le nouveau Président, qui pourtant s'était élevé contre la repentance, avec cette nouvelle idée. Il eut été plus judicieux peut-être de donner en exemple les villages entiers qui cachaient des juifs avec tous les risques que cela comportait. Car le devoir de mémoire ressemble de plus en plus à un concours : les descendants d'esclaves ne comprennent pas qu'il ne soit pas plus fait allusion au drame qu'ont vécu leurs ancêtres, les Vendéens réagissent par rapport au véritable génocide que la région a connu après la Révolution, etc, etc... Il serait peut-être temps de se réunir autour de grandes figures qui réuniraient toutes les composantes de la société, plutôt que de chercher, avec les meilleures intentions du monde, ce qui la morcelle en communautés.
Suite à la déclaration du Président lors du dîner avec le crif, concernant sa proposition de confier la responsabilité de la mémoire d'enfants victime de la shoa, à des élèves de CM2 dès la prochaine rentrée scolaire, la nouvelle a été confirmée par le ministre de l'éducation, et déjà, contestée par le principal syndicat des élèves d'enseignants du secteur primaire, lesquels y voient le risque de troubles chez les élèves.
Xavier Darcos, le ministre de l'éducation nationale, confirme donc que la proposition ne s'appuie pas sur un idée lancée à la légère, proclamant la confiance qu'il porte aux enseignants et faisant la promesse que ceux-ci seraient formés pourt le faire : "nous n'allons pas mettre un policier dans chaque classe de CM2 (...) Nous nous sommes posés la question de bonne foi, en pères de famille, en éducateurs", a-t-il insisté.
"La Shoah est au programme de l'école primaire de même que les questions de racisme et de xénophobie" avant d'évoquer le projet : "idée qu'on peut trouver bonne ou mauvaise" a-t-il poursuivi, expliquant vouloir "créer une relation identitaire entre un enfant d'aujourd'hui et un enfant du même âge, qui, lui, a été enlevé puis gazé". "une petite enquête sur la famille, le milieu, les circonstances dans lesquelles l'enfant a disparu, etc," a-t-il encore poursuivi, "Cette relation personnelle, affective pourra ensuite permettre de construire un travail pédagogique".
Les enseignants n'ont pas tardé à réagir, par l'intermédiaire du secrétaire général Gilles Moindrotdu Snuipp-Fsu Gilles Moindrot, syndicat majoritaire, contacté par l'AFP, qui a évoqué les risques de trouble chez les jeunes enfants, disant les enseignants mal à l'aise avec ce projet en considération des risques psychologiques possible chez de jeunes enfants de 10-11 ans, en plein développement, et qui auraient à supporter une charge émotionnelle qui pourrait avoir des conséquences négatives.
"Il y a le risque que cet enfant ou bien s'identifie, ou bien qu'il rejette cette identification, ou encore qu'il ait un sentiment de culpabilité ou de responsabilité pour le destin d'un élève duquel il n'est aucunement responsable", dit-il avant de déplorer une "annonce faite sans aucune consultation des enseignants psychologues et les pédopsychiatres, alors que c'est un sujet sensible".
L'initiative du président de la République ne part certainement pas d'un mauvais sentiment, mais les remarques des enseignants ne sont pas inutiles pour autant : ne faudrait-il pas consulter tout d'abord des psychologues? Et partant, pourquoi ne pas leur en apprendre plus sur les enfants vivants dans le monde, contraints de travailler pour se nourrir, ou pour aider leurs parents? Ce serait peut-être plus constructif que de retourner dans une forme de repentance tacite, dont les effets seront imperceptible dans un premier temps, mais les dégats, si dégats il y a, auront des conséquences psychologiques sur du long terme.
C'est un diner qui fera certainement jaser : Nicolas Sarkozy s'est rendu au diner annuel du crif (le conseil représentatif des institutions juives) ce mercredi soir, accompagné de 20 ministres. La présence du chef de l'Etat y est inhabituelle, c'est généralement le premier ministre qui s'y rend comme invité d'honneur, premier ministre qui était par ailleurs bien présent, ainsi que les plus hauts dignitaires religieux du pays, le maire de Paris et son opposante, mais aussi quelques artistes.
Au cours de ce repas, le Président, invité d'honneur de la soirée, a prononcé un discours dans lequel il revient sur des discours anciens dans lesquels lui avait été reproché de faire fi de la laïcité, notamment à Rome et à Ryad
"jamais je n'ai dit que la morale laïque était inférieure à la morale religieuse (...) Je défends l'idée que les deux morales sont complémentaires" a-t-il affirmé, "Quand il est difficile de discerner le bien du mal, ce qui somme toute n'est pas si fréquent, il est bon de s'inspirer de l'une comme de l'autre. La première préserve des certitudes toutes faites et apporte sa rationalité. La seconde oblige chaque société, chaque époque, à ne pas se penser uniquement comme sa propre fin"
"Et jamais je n'ai dit que l'instituteur était inférieur au curé, au rabbin ou à l'imam pour transmettre des valeurs. Mais ce dont ils témoignent n'est tout simplement pas la même chose. Le premier témoigne d'une morale laïque, faite d'honnêteté, de tolérance, de respect. (...) Le second témoigne d'une transcendance dont la crédibilité est d'autant plus forte qu'elle se décline dans une certaine radicalité de vie.
En réponse aux réactions s'offusquant de ce que le président puisse tenir un discours évoquant les religions et leur apport, le président a estimé que "Si les religions sont impuissantes à préserver les hommes de la haine et de la barbarie, le monde sans Dieu, que le nazisme et le communisme ont cherché à bâtir, ne s'est pas révélé tellement préférable", ajoutant que "Le drame du XXème siècle, de ces millions d'êtres projetés dans la guerre, la famine, la séparation, la déportation et la mort, n'est pas né d'un excès de l'idée de Dieu, mais de sa redoutable absence". Plus loin il devait ajouter qu'aucune des trois religions ne s'accommode de tels actes.
M. Prasquier, président du crif, avait déclaré que "Aux juifs, la loi de séparation de 1905 a apporté la neutralité bienveillante qui a garanti l'égalité" tout en se disant "partisan résolu de la laïcité." évoquant également la nécessité de lutter contre "l'antisémitisme" dès l'école, suite à la "banalisation" des discours de ce type, avant d'évoquer la menace que constitue l'Iran pour Israel, mais aussi selon lui pour l'Europe qui pourrait se trouver dans le rayon d'action d'éventuels missiles.
En conséquence, le Président de la République a proposé que chaque écolier de CM2 à la rentrée 2008 se voit confier la mémoire de l'un des 11000 enfants juifs à avoir succombé pendant la guerre dans les camps, "Les enfants de CM2 devront connaître le nom et l'existence d'un enfant mort de la Shoah", déclaré qu'il ne serrerait pas la main à quelqu'un qui refuse de reconnaitre Israel et condamné la colonisation faite par les israeliens en Palestine comme obstacle à la paix tout en souhaitant qu'un accord soit trouvé entre palestiniens et israeliens.
Les réactions se feront vite entendre, réactions de personnalités attachées à la laïcité. Notons aussi, que comme pour la lettre de Guy Moquet, que le président avait décidé de faire lire dans chaque lycée, l'idée de rendre un enfant de CM2 responsable de la mémoire d'un autre enfant devrait aussi réunir des réactions, ainsi que c'est déjà le cas dans les commentaires sous les articles de certains journaux. Israel étant lié au judaïsme, cela prendrait une tournure un peu politique... Le président du crif n'en demandait pourtant pas tant.
La société des rédacteurs du Nouvel Observateur a fait paraître un communiqué de presse suite à la plainte déposée par le président à l'encontre du journal concernant un article qui selon lui porte atteinte à sa vie privée. Dans l'article le texte d'un SMS, "Si tu reviens, j'annule tout " envoyé à l'ancienne épouse du président par, selon l'article, le président lui-même, ce que Nicolas Sarkozy réfute. Le SMS aurait été envoyé peu avant le mariage avec Carla Bruni, tandis que le divorce avait été prononcé en octobre.
Le communiqué dénonce un coup de force du président, rappelant qu'il jouit de l'immunité judiciaire et déclare sa solidarité avec le journaliste incriminé, Airy Routier, qui avait annoncé que ses sources sont tout à fait fiables et que le SMS avait bel et bien existé. Ce sera justement tout l'objet de l'enquête de police en cours qui devra révéler s'il existe, et qui selon la presse ne devrait pas s'intéresser aux sources du journaliste directement. Pour obtenir ces informations, il faudra donc pour les enquêteurs s'adresser au journaliste Airy Routier, à l'ex-épouse du président ou encore aux opérateurs de téléphonie mobile. Seul le téléphone du président ne sera pas examiné, puisqu'en effet cela est interdit constitutionnellement.
Le communiqué rappelle que que c'est bien le président lui-même qui a amené une "pipolisation" de sa fonction, mais la SDR a malgré tout débattu de la charte déontologique au cours d'une Assemblée générale extraordinaire, à la suite de laquelle le message est passée aux rédactions de respecter les procédures d'édition sur la vie privée. L'affaire prend donc une tournure ubuesque, dans laquelle deux services de police, qui certainement auraient bien mieux à faire, courent après un SMS mystérieux, tandis que la principale intéressée se tait. Personne en effet n'a entendu de déclaration de Cécilia ex-Sarkozy, à croire qu'elle ne serait au courant de rien malgré l'agitation médiatique. Et le journal de s'excuser presque d'évoquer la vie privée du personnage le plus public de l'Etat, qui comme il le rappelle en a joué longtemps.
La "grimaldisation" de la fonction présidentielle est donc bien en cours, et déjà quelques parisiens, lassés sans doute de ce petit jeu entre le monde politique et le monde de la presse proposent de faire l'inverse : plutôt que d'avoir des représentants politiques dans le "people", pourquoi ne pas avoir des représentants "people" en campagne, à Paris, par exemple, avec Paris Hilton? Il ne serait plus dès lors utile de "pipoliser" le monde politique, ce serait déjà fait... et le nom de la campagne est tout trouvé : Paris save Paris , avec un programme politique détaillé.
Suite à la plainte du président de la République après l'article du nouvel observateur en ligne, concernant un SMS que le président aurait, selon le journal, envoyé à son ancienne épouse Cécilia Sarkozy, huit jours avant son mariage, l'affaire suit son cours avec une enquête de police qui devra établir si le SMS a bien existé. Le corps du texte aurait été "Si tu reviens, j'annule tout". La nature de la plainte, faux, usage de faux et recel, autorise les services de police à investiguer aussi bien au niveau informatique qu'auprès des opérateurs téléphoniques. Nicolas Sarkozy nie en effet avoir envoyé un texto de cette nature.
Mais si le président dément l'information, le nouvel observateur est catégorique, ses sources seraient fiable affirme le directeur de sa rédaction. Rappelons que la procédure prévoit une peine de pricon de trois ans, et 45000 euros d'amende. Airy Routier, l'auteur de l'article incriminé confirme également au Figaro ses certitudes quant à l'information développée "Je considère que cette information dont je suis certain est intéressante car elle est révélatrice de la psychologie du président, et je suis choqué par cette plainte baroque dont le but est avant tout d'impressionner les journalistes". Pour l'avocat du président, c'est aux journalistes d'apporter la preuve de ce qu'ils avancent.
L'avocat du Nouvel Observateur qualifie la procédure de "gravissime" et explique qu'à son sens il s'agit de terroriser les journalistes, tandis que RSF réagit également par une déclaration "Le chef de l'Etat poursuit sur la base du code pénal, alors qu'il aurait très bien pu engager des poursuites civiles pour atteinte à la vie privée", rappelant qu'il n'était plus d'usage pour le chef de l'Etat depuis trente ans de passer par ce genre de procédure.
La procédure, qui ne sera pas publique, devrait donc révéler si le SMS a bien existé, puisque les enquêteurs auront accès aux informations des opérateurs de téléphonie mobile. Rama Yade s'était également exprimée pour qualifier les journalistes de "charognards" qui aurait flairé leur proie, ajoutant que le président est soumis à un traitement par la presse sans précédent pour les anciens présidents.
Suite à un article publié dans le site du nouvel observateur d'hier, Nicolas Sarkozy a porté plainte, par l'intermédiaire de son avocat, pour "faux, usage de faux et recel", ce qui serait passible de trois ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende. Le site avait évoqué un SMS que le président aurait envoyé à son épouse huit jours avant son mariage et qui disait simplement "Si tu reviens, j'annule tout". L'article s'étendait ensuite sur le comportement du président avec sa nouvelle épouse, en rapport avec son ex-femme. Le titre de l'article "l'obsession de Cécilia" en résume parfaitement la tournure, les actes et les pensées attribuées au président.
Il est inhabituel qu'un président en fonction porte plainte contre un journal, relatent les différents organes de presse, cela ne s'est vu qu'avec Georges Pompidou contre l'Express, concernant une publication qui utilisait son image pour une publicité mais depuis cela ne se faisait plus. Me Herzog réplique "c'est aussi la première fois que l'on traite aussi mal un président en exercice" et Rama Yade parle de "charognards", ce qui n'est pas sans évoquer le propos de François Mitterand, "des chiens" selon lui, lors des obsèques de Maurice Bérégovoy. Le Monde qui semble prendre plaisir à rappeler que le président entretient un rapport avec la presse assez ambigu, rappelle qu'avant son élection, le président se servait volontiers des journalistes et qu'il en tutoie quelques uns en privée." Usant de confidences à caractère politique ou personnel, il avait poussé la transparence aux limites de l'impudeur comme l'ont montré les épisodes de son divorce et la révélation de sa liaison avec Carla Bruni."
Rama Yade dans son intervention sur RTL, parle d'acharnement et de chasse à l'homme, explique qu'il n'y a plus de morale, et que les journaux oublient "le choix démocratique" des élections présidentielles, en appelle à la dignité, et demande l'arrêt des attaques basses et infamantes, qualifiant, rappelons-le, les journalistes de "charognards". "C'est un être humain" dit-elle, avant bien sûr d'être un président, et continue en rappelant qu'il s'agit tout de même de sa vie privée, en demandant plus de déontologie et comparant avec les présidents précédents, le disant plus attaqué que n'importe lequel d'entre eux. Rama Yade, qui agit là en bonne élève après les remarques de Nicolas Sarkozy auprès de ses ministres, a parfaitement raison. Les journalistes se mêlent bien trop de la vie privée du président de la République, et devraient se concentrer sur des sujets plus grave touchant à l'action politique menée par son gouvernement, se faisant ils égarent un peu le public dans la multitude d'information sur le chef d'Etat. "Des mots comme charognards, vouloir la peau de quelqu'un?" répète le journaliste. Des mots qui vont faire jaser...
Il serait toutefois un peu rapide d'oublier que les politiciens, et Nicolas Sarkozy en a largement profité, ont abondamment usé de l'audience des journalistes. Tout le monde se rappelle de Nicolas Sarkozy se mettant en scène, entouré de sa famille, ou de sa promenade au bras de Carla Bruni dans un parc d'attraction à une heure ou personne n'aurait pu l'ignorer, ou encore en Egypte, en yacht ou en vacance et se montrant durant sa course à pied, sans compter les déclarations de son épouse dans la presse suite à son divorce. Les journalistes, qui se sont faits longuement balader par le président d'un endroit à l'autre, dans sa vie privée ou dans son action politique, ont sans doute pris une habitude que les précédents présidents ne leur avaient pas laissé l'occasion d'installer. C'est bien le revers de la médaille qu'il subit aujourd'hui, même s'il faut lui reconnaître qu'il a pu éviter pour sa part, l'indignité d'aller répondre de savoir si "sucer c'est tromper"...
Il reste qu'il est un peu hâtif d'en appeler à la démocratie et à la légitimité de l'élection présidentielle lorsque le traité de Lisbonne, dont tout le monde s'accorde à dire qu'il est une copie du traité constitutionnel, est voté en passant outre le résultat du référendum, reste également qu'il est hasardeux de parler de la vie privée d'un homme public, sensé incarner un pays et qui se met abondamment en scène dans tous les aspects de sa vie. Mais peut-être est-ce un signe d'un changement d'attitude du président dans l'exposition de sa vie.
L'entretien sur RTL avec Rama Yade, a été mis en ligne par le Figaro et est également disponible sur internet.
La réponse ne s'est pas faite attendre. Alors que les députés ralaient il y a peu auprès du premier ministre, à l'encontre du président et plus particulièrement de ses conseillers, probablement inquiets pour les élections municipales, Nicolas Sarkozy a annoncé lors d'un conseil des ministres "J'écoute, je lis, j'entends tout ce qui se dit. Après les municipales, je prendrai avec sang-froid les décisions qui s'imposent." Le recadrage se fait donc déjà sentir. Est-il dirigé vers les ministres (?) se demande le Figaro, qui cite plus loin l'un des conseillers du président "On n'est pas agacé, on est énervé !", tandis qu'un autre homme du palais, sur l'exposition de la vie privée rétorque "L'étalage de la connerie est plus grave que celui de la vie personnelle." Le ton est donné, et le Figaro ne peut pas être accusé de grossir le trait pour gêner le président.
Il n'est donc pas question de s'exprimer pour les ministres. Le premier ministre aussi en prend pour son grade "Quand on entend dire que Fillon est un roc, on rigole…" soupire un des collaborateurs proche de Sarkozy (dixit, le figaro toujours). Et pourtant dans le même article l'on peut constater que les quelques remarques des députés et autres ministres ont été entendues. Deux ministres vont plancher rapidement sur la mise en valeur des neuf mois passés depuis l'élection, considérant par exemple le traité de Lisbonne comme un succès et mettant en valeur les différentes réformes menées.
Reste que l'avertissement est clair : aucune tête ne doit dépasser, où que ce soit. "Serrez vos rangs" eut-il pu être dit. Et pourtant les remarques commencent à affluer. Récemment Jean-Louis Debré s'exprimait un peu dans les mêmes termes que les députés, parlant de "désacralisation" de la fonction présidentielle, évoquant une "certaine tenue à avoir"