Nicolas Sarkozy est-il superstitieux? Les hommes politiques le sont
parait-il, n'hésitant pas à consulter les oracles, à voir les sorciers
dans des pays étrangers, pour une élection ou pour une décision,
passant de l'horoscope personnalisé à la séance de voyance, ou à des
pratiques vaguement chamaniques. C'est du moins ce que certaines
biographies et quelques journalistes trop bavards racontent. Les
journalistes, ces mauvaises langues...
Cette fois-ci, c'est une société commerciale qui reprend le flambeau,
en publiant des poupées Vaudou de Nicolas Sarkozy et peut-être dans un
souci de parité, de Ségolène Royal, par la même occasion. Ainsi ne
dira-t-on pas qu'elle est boudée parce qu'elle est femme.
Mais, cela se sait, Nicolas Sarkozy ne se laisse pas faire et avait
aussitôt entamé un procès, dans lequel le juge ne lui donne pas raison. Le tribunal a en effet estimé que la "représentation non autorisée de
l'image de Nicolas Sarkozy ne constitue
ni une atteinte à la dignité humaine, ni une attaque personnelle. Elle
s'inscrit dans les limites autorisées de la liberté d'expression et du
droit à l'humour".
Sans
être paranoïaque, imaginer lorsqu'on est superstitieux, ce qui n'est
sans doute pas le cas de notre président, qu'à chaque réforme
impopulaire, quelques milliers de personnes iront pratiquer des rites
vaudou en plantant dans une poupée à son effigie des épines sur tout le
corps, peut-être même en récitant des rites magiques, cela a tout de
même de quoi faire froid dans le dos.
Et encore, le président a
de la chance! Il n'est pas né celui qui ira clouer un poulet sur la
porte de l'Elysée ou dessiner sur le pas de la porte un pentagramme,
les abords sont bien trop surveillés pour ce faire. Mais tout de même,
sait-on jamais... Qui n'a pas un jour frémi en pensant qu'un message
internautique ayant fait plusieurs fois le tour de la terre sur la
toile, n'allait pas lui porter malheur s'il interrompt la chaine?
Passer à côté de la fortune, tout de même!
D'ailleurs, c'est un comble! Lui qui avait hypnotisé et comme
envouté quelques millions de français, se trouve à présent la cible
d'une bande de comploteurs maléfiques, qui poupée vaudou à la main, le
narguent! A n'en pas douter, ils ont aussi envouté le juge, marabouté à
distance avec on ne sait trop quel rite étrange. S'agit-il de clous de
cercueil? A moins que le juge ne possède une poupée de Nicolas Sarkozy
et une autre, plus artisanale, de Rachida Dati?
L'histoire ne le dit pas. Reste une solution pour le président :
trouver un marabout pour lui faire une poupée à l'effigie du juge ou
pour lancer envers celui-ci un rite pour se le mettre dans la poche,
malgré les propos des juges sur le blog de Maïtre Eolas. Ce ne sera pas difficile à trouver, il suffit
de faire les bouches de métro ou les petites annonces.
PS : inutile de faire une petite poupée à l'effigie d'un petit bébé
lisant son journal sur la cuve des toilettes, j'ai près de moi un fer à
cheval et je n'hésiterai pas à m'en servir.
L'entretien qu'à donné le président de la République ce jeudi soir sur les chaînes de télévision française était plutôt attendu : après de très mauvais résultats dans les sondages y compris pour le bilan de sa première année à la tête de l'Etat, il devait convaincre, notamment autour du pouvoir d'achat, mais aussi sur la communication de l'Elysée ainsi que sur les réformes prévues.
L'exercice relevait naturellement plus de la communication que du véritable bilan et a bien confirmé le nouveau style que souhaite se donner le chef de l'Etat : de l'humilité, de la sobriété, loin de l'arrogance supposée des premiers mois. A huit reprises, le président admettra avoir pu faire des erreurs. L'échec des municipales pour la droite et les mauvais sondage, qui confirmaient le mécontentement des français sur le style du président, en rapport avec sa fonction présidentielle, après son voyage en yacht ou le mariage un peu pipeule du président, juste après son divorce, y sont sans doute pour quelque chose. De fait il semblerait même que le ton de la voix ait été travaillé.
A une question sur les immigrés clandestins, le chef de l'Etat répond qu'il n'est pas roi et qu'il n'a pas à faire les lois seuls, ce qui est bien vu. De fait il s'agit peut-être également de ne pas trop décevoir la branche la plus à droite de son électorat de départ aux présidentielles, qui se serait déjà très largement évaporée. On ne peut que se féliciter également d'une petite mise au point : dans l'embauche des immigrés clandestins, des patrons profitent au passage d'une main d'oeuvre bon marché, sans toujours s'acquitter des impôts habituels sur leurs salariés sans papiers, allant jusqu'à prétendre ignorer la situation de leur état civil.
Sur les questions économiques, le président laisse tout de même le spectateur un peu perplexe. Il n'y est pour rien, le prix du pétrole, la conjoncture économique, l'Etat qu'il faudrait dégraisser, etc, etc. Le discours est à peu près le même que celui du candidat Sarkozy, mais un peu moins volontaire. Il n'est plus question d'aller chercher soi-même la croissance, la France est aussi dépendante de la situation internationale. C'est un aveu d'impuissance, la promesse en plus de préparer le terrain pour son retour, en dégraissant le mammouth pour commencer : un retour à la réalité en somme.
C'est d'ailleurs sur ce sujet que le président a fait la seule déclaration vraiment concrète de son discours : financer le revenu de solidarité active en y consacrant les sommes allouées à la prime pour l'emploi, ce qui revient à déshabiller Paul pour habiller Jacques, les primes pour l'emploi étant habituellement réservées aux personnes les plus démunis, lesquelles ont parfois un emploi régulier. Le président reviendra certainement sur la chose ou sur le terme, ainsi qu'il en donné l'habitude pour d'autres réformes annoncées, d'autant que cette annonce-ci est tout à fait maladroite. Enlever des avantages aux tout petits contribuables après en avoir donné aux plus gros mécontentera forcément une bonne partie de l'opinion.
Le président a aussi plaidé pour remettre la France au travail, une évidence qui s'impose, mais qui s'oppose à une autre évidence : pour travailler il faut de l'emploi et le plein emploi n'est pas pour aujourd'hui. Un discours sur l'éducation nationale cohérent : inutile de rajouter toujours des fonds et du personnel pour des résultats improbables.
A travers cette fermeté sur différents sujets, le président retrouve un peu du ton du candidat qu'il fut il y a un an, mais il n'apporte rien de réellement nouveau. Il faudra pour convaincre joindre le geste à la parole.
Les Français étaient certainement prêts à supporter beaucoup en appelant Nicolas Sarkozy à la présidence, mais le sont-ils encore? Il faudra pourtant que tôt ou tard des décisions énergiques soient prises, sans quoi la situation française n'évoluera pas. Comme chacun le sait, ces décisions seront impopulaires mais s'imposeront d'elles-mêmes si personne ne prend le taureau par les cornes.
Yvan Rioufol, qui soutient l'esprit de réforme de Nicolas Sarkozy se posait déjà la question il y a peu sur son blog : Nicolas Sarkozy est-il de droite? Même un Sarkozyste convaincu ne saurait nier certaines évidences, l'on évoque donc dans le dernier bloc-note, "l'embrouillamini des projets", mais aussi le nouveau traité européen pour lequel on passera au-dessus des français, ou encore la décision de faire " supprimer l'obligation d'un référendum pour ratifier l'adhésion d'un nouveau pays à l'Union européenne". Tout cela est bien symptomatique de la déception que suscite le président, y compris auprès de ses plus chauds partisans. Et pourtant Yvan Rioufol ne voit pas d'autres alternatives que Sarkozy pour faire évoluer le pays
C'est une direction claire qui est attendue et le respect des promesses du candidat. Ajoutons une chose : le président m'a tant fait penser au candidat, qu'un instant il m'a semblé que ses yeux étaient redevenus bleus, comme à l'époque...
La France s'est sans conteste couverte à nouveau de ridicule sur la scène internationale en envoyant à la Chine un message d'excuse pour le traitement qui avait été infligé à la courageuse jeune chinoise Jin Jing, qui avait porté la flamme olympique à travers les rues de Paris, protégeant depuis son fauteuil roulant le flambeau olympique que tentaient de lui arracher des partisans du Tibet.
Cette jeune femme est tout simplement devenu un symbole en Chine, du mauvais traitement qui a été réservé à l'accueil de la flamme à Paris et y représente même un certain héroïsme. Les images chinoises ont-elles été truquées comme cela a été suggéré? Peut-être, mais cela ne change rien. C'est bien à une jeune femme handicapée que des manifestants ont voulu arracher la flamme, en se jetant quasiment sur elle.
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, qui avait dénoncé la repentance permanente de l'Etat avant son élection et qui conditionne toujours sa présence à la cérémonie d'ouverture des JO en réclamant une "reprise du dialogue entre les représentants du dalaï lama et les autorités chinoises", comme si cela nous regardait, comme si le reste du peuple chinois ne souffrait pas de son propre gouvernement, a fait remettre une lettre à la jeune femme par le président du sénat (rien que cela), Christian Poncelet, dans laquelle il exprime toutes ses excuses.
Que s'est-il passé depuis que la flamme traversait Paris? Des chinois ont manifesté, pas n'importe où : devant des supermarchés carrefours, tout un symbole! Une grande entreprise française, qui n'a pas été choisie au hasard, naturellement. Il va de soi qu'en Chine les manifestations sont bien souvent téléguidées, mais il est déjà arrivé que les autorités se laissent déborder. Les manifestants brandissaient des drapeaux tricolores affublés de la croix gammée sur lesquels on pouvait lire que Jeanne d'Arc est une prostituée et Napoléon un pervers, tout en réclamant l'indépendance de... la Corse!
Que répond Nicolas Sarkozy dans sa lettre à Jin Jing? "J'ai un profond respect envers vous et le peuple dont vous venez" dit-il, et Poncelet de le reprendre dans une conférence de presse, en Chine... Non seulement c'est une humiliation publique et volontaire, mais elle donne aussi entièrement raison au gouvernement chinois et lui permet de souder derrière lui le peuple chinois, qui pourtant ne l'aime certainement pas plus que cela. La Chine quant à elle ne s'excuse pas du comportement des manifestants de Chine, qui peuvent donc à loisir cracher sur les symboles français, affubler le drapeau des symboles nazi, taxer Jeanne d'Arc de "prostituée", Napoléon de pervers...
Plus qu'une stupidité, c'est une grosse erreur du président. On ne se range pas pour n'importe quel effet de mode derrière les bobos en mal de frisson, sur un coup de tête, pour un président cela ne fait pas sérieux. Les Français ne se souviendront qu'à peine du Tibet dont la plupart du temps ils ne connaissent rien d'autre que la frimousse souriante du Dalaï Lama, d'ici quelques mois. Le gouvernement chinois en sort grandi et la France s'est complètement décrédibilisée en tendant l'autre joue après sa leçon de morale sur le Tibet.
D'ailleurs à voir les efforts des CRS pour protéger la jeune femme, c'est la France qui aurait dû demander plusieurs médailles à la Chine. Sur la vidéo il est visible, que les services de police seraient parfaits dans une compétition, rapides à la course, bien formés pour les plaquages au sol, organisés... Ils méritent les félicitations du gouvernements chinois pour avoir protégé la flamme, gouvernement visiblement ingrat...
Il n'était pas à l'honneur des manifestants pro-tibet de se jeter ainsi sur la jeune Jin Jing, qui a eu le courage de garder le flambeau bien à côté d'elle, le serrant dans ses bras. Elle est handicapée et pratique déjà un sport à haut niveau, devant les manifestants fanatisés, elle n'a pas reculé, il faut lui reconnaître ce courage. Les tibétains peuvent et doivent dénoncer les actions au Tibet, mais cette façon de faire ne pourra que les desservir : il était évident que cette action servirait la Chine.
La vidéo qui suit provient de l'excellent site "Rue89" et a été reprise sous le titre "金晶被袭全过程 The French attack a handicapped person" , je laisse le soin de traduire aux lecteurs.
Nous avions connu le scandale de Miss France, recadrée parce qu'elle avait posée dans des tenues "osées" , celui de Laure Manaudou, trahie par son petit ami de l'époque avec sa "sex-tape" , récemment celui de Madame de Fontenay qui aurait demandé à ses miss de poser les seins nues (ce qu'elle a nié énergiquement), nous avons à présent la "première dame" de France, notre "first Lady" nationale, à poil sur le net , à nouveau, mais cette fois-ci en bien plus correct : le cliché vaut 91 000 dollars.
C'est plus correct, c'est du "nu" Messieurs Dames, du vrai! On ne voit pas grand chose, un mannequin un peu maigrichon, qui cache sa "pudeur" sur un cliché en noir et blanc façon "artistique". Le visage froid, elle ne se pâme pas du tout et affiche toute sa hauteur! De la vraie first lady, fière et pas bégueule du tout, même si l'on oserait l'approcher tant elle a l'air peu commode, à l'image de tous ces mannequins glacés, si éloignés de l'imaginaire masculin.
Mais une first lady nue, ça se paye et ça se paye cher : 91000 dollars pour un cliché disponible avec une simple petite recherche internet, c'est un luxe de milliardaire. Un luxe que s'est offert un riche collectionneur auprès de Christie's à New York, luxe d'autant plus intéressant que la dame sur l'image est la femme d'un chef d'Etat. Le collectionneur ne s'est pas déplacé lui-même, il a fait venir un "enchérisseur" pour lever le doigt à sa place et emporter pour lui le fameux cliché. Un chinois dit-on... Les JO non, mais les sous, oui...
Comme il fallait bien trouver une inspiration à ce cliché, on est allé trouver un tableau, "les poseuses" de Georges Seurat, même s'il est un peu difficile, hormis pour la position des mains de faire un rapport avec le cliché, car en effet si la pose ressemble de loin à la peinture, ce n'est que très, très lointain. Mais qu'importe! foin des grincheux les plus prudes qui voient dans la femme du chef de l'Etat la représentation, comme pour une Miss France, d'une certaine idée du pays!
Les journalistes, qui sont gens un peu taquins, font bien remarquer que le cliché de Brigitte Bardot, cette icône du cinéma, qui fut aussi une Marianne au sein dénudé, s'est vendu plus cher à l'époque, 181000 dollars, et que la fonction de la première dame de France a dû jouer. L'on a appris que Rachida Dati est vétue gracieusement par Dior comme d'autres ministres, l'on a à présent notre première dame de France en tenue d'Eve pour plus cher encore que les vêtements de nos ministres.
Peut-être ne devrait-on pas s'arrêter là et demander à voir Condollezza Rice, Angela Merkel et pourquoi pas Ségolène Royal en petite tenue. Il se dit que la somme obtenue ira à une fondation caritative, ce serait peut-être une alternative à la pauvreté : des femmes nues pour habiller des gens mal vêtus... C'est Miss France qui doit se sentir rassurée de n'avoir pu, à cause d'un téton finalement trop peu visible, sous un maillot mouillé, représenter la France devant des jury très pipeules, tandis que la first lady française le peut, elle, devant la reine d'Angleterre...
Il fait une entrée remarquée : Nicolas Princen est un jeune normalien-HEC de 24 ans qui avait participé à la chaîne du site de campagne sarkozy.fr, et comme chacun le sait désormais dans le petit monde de la blogosphère, il sera "l'oeil du président", chargé de veiller sur internet à tout ce qui concerne le chef de l'Etat.... Il aurait pour rôle de surveiller ce qui se passe plus particulièrement sur les blogs, dans le simple but de prévenir les services de l'Elysée, très certainement suite aux derniers "buzz" de la toile concernant son nouveau patron.
En guise d'accueil il a déjà affaire à son premier buzz, et qui concerne : son arrivée. Le Figaro évoque déjà les différentes réactions de bloggeurs, dont certains prennent la chose avec ironie et semblent tous unanimes pour dire que le petit nouveau aura fort à faire. Dans un de ses posts, Luc Mandret lui souhaite la bienvenue "Cher Nicolas Princen, je te souhaite bien du courage. Et je souhaite donc savoir si tu mérites bien ta place. J'ai donc décidé d'écrire cet article. Ce serait super aimable de ta part de me laisser un petit commentaire" il déclare également qu'il persévérera à noter des choses pas très gentilles sur le patron...
Il faut bien le dire, les vidéos qui circulent sur internet concernant Sarkozy ne sont pas toutes élogieuses, de Sarkozy bourré au G8, en passant par Sarkozy matte les seins d'une top model, la visite au salon de l'agriculture avec le fameux "casse-toi pauvre con", la vidéo de l'altercation avec le pécheur et tous les jours des nouvelles nombreuses et pas toujours vérifiées, voire carrément inventées, de la satyre, des rumeurs, etc, etc.
Nicolas Princen ne serait pas doté d'outils spéciaux rapportele site lepost.fr, suite à un entretien avec les services de l'Elysée, il ne devrait donc avoir qu'un rôle d'informateur pour les autres services car rien ne semble être prévu pour empêcher la diffusion des nouvelles. Toutefois Nicolas Sarkozy ayant déjà porté plainte contre le nouvelobs.com, au sujet de l'article évoquant le sms "Si tu reviens, j'annule tout" (ce que le président nie avoir écrit), il ne parait pas saugrenu d'imaginer des recours auprès des tribunaux envers certains bloggeurs.
Partout sur le web on criera donc à la dictature, à l'infamie, au big brother... ce qui ne devrait pas se justifier. Le but de l'Elysée semble juste être de faire en sorte de contrecarrer les buzz. Nous savons tous qu'il existe des sortes de réseaux sur le net, pro ou anti tout et rien. D'ailleurs il va de soi que nous sommes tous déjà plus ou moins surveillés. Pas de danger en théorie donc, la liberté existe encore dans notre pays, et chacun a droit d'avoir ses propres convictions politiques, tant que les bloggeurs ne subissent pas pressions comme, parait-il, les journaux... A nous tous de rester solidaires.
Pour finir cette nouvelle, à coté de laquelle je ne pouvais raisonnablement pas passer, je souhaite bon courage au nouveau "pion" du web. Je ne sais rien de son salaire, mais je me dit qu'il va avoir du boulot...! Surtout si le patron continue ses apparitions maladroites.
Voici une nouvelle vidéo qui illustre bien le désamour des Français pour Nicolas Sarkozy. En visite dans ce qui s'apparente à un coiffeur ou à un centre de soins capillaires, Nicolas Sarkozy se trouve devant une jeune femme qui refuse de lui serrer la main, ostensiblement. Pas de "casse-toi pauvre conne" cette fois-ci, le président ne recommet pas la même erreur qu'au salon de l'agriculture, mais l'attitude de la jeune femme est tout de même curieuse.
Le président s'avance donc dans le centre avec une certaine humilité puis sert la main d'une jeune femme, sa collègue, tandis qu'elle-même s'éloigne. Nicolas Sarkozy, plutôt que de faire l'indifférent, ou celui qui n'a rien remarqué, l'appelle gentiment, "Bonjour Mademoiselle" dit-il d'un ton presque mielleux. Elle reste sur sa position marmonnant quelque chose d'incompréhensible, ne lui jetant pas même un regard.
C'est donc la deuxième fois qu'un français refuse de lui serrer la main de façon ostentatoire. La vidéo a été déposée le 7 mars, mais ne figure aucune indication quant à la date à laquelle elle a été tournée. On ne saura pas la raison qui a poussé cette jeune femme à ce refus, mais cet acte répété n'est pas sans poser quelques questions. Pourquoi ce désamour des Français?
Nicolas Sarkozy a été élu haut la main aux dernières élections, balayant Le Pen d'abord puis Ségolène Royal. Il était tellement populaire que même ses premiers faux pas, s'ils firent du bruit n'entamèrent pas sa notoriété, du dîner au Fouquet's au séjour en yacht, avant que l'aspect très "pipeule" de son style présidentiel ne le desserve dans l'opinion publique. Nicolas Sarkozy ne cesse de chuter dans les sondages depuis.
Faut-il voir dans son comportement "pipeule" la raison pour laquelle on lui manque de respect par deux fois, là où sa fonction devrait le protéger? Alors qu'un jour j'évoquais une de ses aventures avec ma boulangère, elle avait répliqué "ben oui, ils font caca et pipi comme tout le monde", s'en amusant. Certes, ce n'est que ma boulangère et son propos vaut ce qu'il vaut mais il témoigne bien de ce que l'attitude du président a rabaissé sa fonction, auprès des gens du peuple.
Cela est-il arrivé avec les autres présidents? Les images n'en auront pas transpiré, c'est possible aussi, mais peut-être notre président a-t-il tort de s'exposer ainsi à tous, n'étant plus ministre...
Ce n'est pas la première fois que je reprends ici un texte, toujours avec l'accord de l'auteur. Ici un texte de Sophy qui écrit sur come4news et dont les textes sont toujours bien tournés. Sophy n'a pas fait pas que ça pour autant, elle a été professeur, est responsable d'association, mère, et si elle est en retraite depuis peu, cela ne l'empêche pas de s'intéresser à tout, comme elle le prouve régulièrement par ses écrits sur le site, site qui au-delà d'être une plateforme de journalisme "citoyen", est aussi l'occasion de rencontrer d'autres personnalités.
Je ne sais trop quoi penser de cette information, mis à part son intérêt concernant la façon qu'ont les psychologues de voir notre président : il est vrai que ces décisions parfois hâtives ont de quoi surprendre! Définitives ou non, ces analyses de sa personnalités sont tout à fait dignes d'intérêt.
A la suite de son fameux "casse toi, pauvre con", qui a alimenté la Presse pendant une semaine, des Spécialistes en Psychologie se sont penchés sur le "cas' de Nicolas Sarkozy pour mieux "Analyser" son comportement Politique.
Je ne sais pas ce que vous penserez de ce constat rapporté par A. Sirois,personnellement je le trouve tout à fait plausible!
NICHOLAS SARKOZY SERAIT-IL MALADE ?
Si celui-ci ne souffre pas d'un cancer de la Prostate, comme F. Mitterand, sa maladie touche un organe vital : "L'Hypertrophie incurable de son EGO"
Selon Pascal de Sutter, professeur de psychologie politique à l'université de Louvain en Belgique, le Président ne souffre pas d'une maladie mentale, puisqu'il se montre capable d'assumer ses tâches (l'avenir nous le dira!). Ce qui pourrait expliquer une partie de ses frasques c'est qu'il est "atteint" d'un NARCICISME compensatoire!!!
"C'est quelqu'un, qui est fondamentalement Complexé et qui esaie de montrer au Monde entier qu'il est meilleur que les autres.
"C'est comme s'il voulait prouver à la Planète entière qu'il est quelqu'un d'exceptionnel, d'intelligent, de courageux, d'intéressant" En bref si j'ai bien compris : "c'est moi le plus beau, c'est moi le plus fort!!! ".......
Cet expert Belge auteur du livre " Ces Fous qui nous Gouvernent" avait déjà dressé le profil de N. Sarkozy, un an, avant les élections Présidentielles de Mai 2007
Aujourd'hui il n'est pas surpris de voir le Chef de l'Etat s'emporter et débiter des insultes. au contraire il est plutôt surpris que les Français s'en étonnent, neuf mois après son arrivée à l'Elysée.
Toujours selon Pascal de Sutter : " son coté bagarreur, son tempéramentne change pas quelles que soient les circonstances"
Le Narcissisme de N. sarkozy n'est pas sans lien avec son enfance " Physiquement ce n'était pas facile pour lui : il était plus petit que les autres et un peu "gros"!!, de plus il n'a pas eu une enfance heureuse, sans compter que la famille du Président était " la pauvre" d'un quartier riche de PARIS."
Un autre Psychologue Américain a analysé les propos de M.. De Sutter et pense lui aussi que N. Sarkozy est un "leader" narcissique et agressif!
Les leaders de ce type "apparaissent calmes et confiants, ou optimistes et gais, sauf lorsque leur confiance narcissique est ébranlée, leurs plans contrariés, là on voit monter une brève bouffée de "Rage"
Ce psychologue nous dit aussi que le comportement du Président Français, est exactement le même que celui d'Hillary Clinton, avec une exception majeure, N.S. est un extraverti comme l'est Georges W. Bush!
Je ne sais pas si ces deux comparaisons sont flatteuses pour notre Président, j'en doute.......
Mais souvenons nous, que seule une partie du comportement peut-être expliqué par l'étude de la personnalité.
Juste un petit rappel : mais qui était donc Narcisse : personnage légendaire célèbre par sa beauté, il devint amoureux de son propre reflet dans l'eau et ne pouvant le saisir, mourut de langueur, les Dieux le changèrent en fleur......
Quitte à me répéter je trouve ces deux analyses conformes au comportemnt de Notre président depuis son accession au "Pouvoir".
mais n'oublions pas que cette maladie n'est pas INCURABLE, alors tous les espoirs nous sont permis !
Lecteurs de C4N, de toutes tendances ,votre commentaire éclairé sera le bienvenu!!
Nicolas Sarkozy avait donné un long entretien devant un panel de lecteur du Parisien, dans lequel entre autres réponses on retrouve celle à une question relative à la vidéo prise au salon de l'agriculture, pendant laquelle le président répond à un homme qui refuse de lui serrer la main, lui disant "ben alors casse-toi pauvre con." L'entretien publié par le Parisien contient l'affirmation suivante "Cela étant, j'aurais mieux fait de ne pas lui répondre" et il s'avère que c'est l'Elysée qui aurait rajouté cette phrase, ayant eu le papier avant sa parution.
Initialement les propos n'étaient pas les mêmes, "Il est difficile même quand on est président de ne pas répondre à une insulte, j'ai sans doute les défauts de mes qualités. Ce n'est pas parce qu'on est le président qu'on devient quelqu'un sur lequel on peut s'essuyer les pieds". Mais c'est le directeur adjoint de la rédaction du Parisien qui l'affirme : l'autre passage a été rajouté lorsque l'Elysée a eu le document avant parution, lequel aurait été corrigé avant d'être remis au journal et imprimé. Selon le directeur, Dominique de Montgeron, c'est la simple courtoisie qui a fait que l'entretien avant de paraitre ait été remis, comme c'est le cas pour d'autres personnalités. Le passage aurait été rajouté après que la polémique ait enflé durant la journée.
C'est au cours d'une émission télévisée que le directeur-adjoint, Dominique de Montvalon, s'en est exprimé. "Sarkozy quand on le cherche on le trouve" aurait aussi déclaré en substance le président par rapport à la première vidéo. Le Parisien devrait faire aussi paraître le texte initial dans son journal au cotés du texte corrigé. Voici l'extrait de l'émission :
La vidéo tourné par le "Parisien" a fait le tour du net : Nicolas Sarkozy au salon de l'agriculture sert des mains dans la foule puis croise un homme qui lui dit : "Ah non, touche moi pas, tu me salis", ce à quoi le chef de l'Etat répond en passant : "ben alors casse toi pauvre con". La vidéo a bien sûr suscité des commentaires de gauche à droite et bien sûr une flopée dans les média venant de tous les internautes possible. Au fond cette vidéo dans un autre contexte n'aurait peut-être pas fait tant de bruit. L'homme s'approche dans la foule et son propos est tout à fait désobligeant : on ne parle pas ainsi à qui que ce soit et le chef de l'Etat mérite tout de même un peu de respect. Il y a quelques mois encore une bonne partie des Français auraient peut-être défendu Nicolas Sarkozy, voyant dans sa réponse une anecdote un peu amusante, celle d'un président qui se lache, pour une fois. Mais l'état de grâce est fini et bien fini.
Le président "n'est plus dans son rôle", s'indigne François Hollande. Pour Robert Badinter, Il "ne doit pas se comporter comme n'importe quel citoyen", "on ne tombe pas dans le pugilat", Un président qui va "vers une foule anonyme, s'exposera inévitablement à des provocations, il le sait et il doit prévoir ce que sera son attitude" ajoute-t-il, tandis que Jean Marie Le Pen juge que le président aime les foules et que c'est une grave erreur, d'abord, parce que "Ça fait plus Tintin que de Gaulle" et puis "C'est une faiblesse, car le président n'est pas là pour être aimé", mais "obéi et respecté".
C'est peut-ëtre Jean-Marie Le Pen qui a raison sur ce point. Le Président doit savoir faire en sorte d'être respecté. Ce n'est pas la première algarade que subit le chef de l'Etat, déjà par le passé en visite chez les pécheurs, il avait répondu à un homme qui l'invectivait de loin plutôt que de passer tout simplement son chemin. Mais las! Les deux fois il a répondu de façon assez vulgaire, par des provocations qui donnent une mauvaise image de lui-même ainsi que de la fonction qu'il incarne. Un Président n'est pas aux affaires pour son propre ego, mais pour incarner un pays.
C'est une évidence : en mettant sa vie privée en avant, le chef de l'Etat désacralise sa fonction, ou encore en faisant des déclarations à l'emporte-pièce comme des lubies, en imposant le traité de Lisbonne, ou la mémoire de la Shoah à des enfants de CM2 , sans se soucier le moins du monde de ce qu'en pensent électeurs et parents d'élèves. Mais s'il impose aux Français, il donne l'impression pour lui-même de prendre du bon temps... Le gouvernement lui-même a une drôle d'allure : le garde des sceaux a deux frères en justice pour trafic de drogue, le secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, qui a tout l'air d'avoir été choisi pour incarner une diversité ethnique au plus haut niveau de l'Etat, se fait remarquer en taxant de raciste (le garde des sceaux l'auraient fait lui aussi ) ses opposants (voire aussi cette autre vidéo , confondante!), le premier ministre est effacé et le président, élu sur un programme très à droite, sème la confusion en demandant des rapports à des personnalités de gauche et en choisissant des membres de gouvernement issus de la gauche.
Finalement, c'est un peu par démagogie que Nicolas Sarkozy se met à dos les électeurs. On ne peut contenter tout le monde et à présent les électeurs de gauche ne le ratent pas, tandis que les électeurs (et jusqu'aux élus...) de droite sont mécontents de son action illisible, teintée de rose. La repentance tant décriée revient par la petite porte, le pouvoir d'achat qu'on devait aller chercher est absent, les réformes se font dans tous les sens et sont contestées et contestables, plutôt illisibles bien souvent, comme lancées à la va-vite. Rien d'étonnant à ce que le président se trouve en chute libre dans les sondages. C'est un peu l'effet boomerang de sa médiatisation : il s'est servi des média et a passé la ligne blanche, à présent ce sont les média qui se servent de lui, en le filmant dans ses moments d'impulsivité, qui ne le mettent pas en valeur. La personne qui s'est adressée à lui au salon de l'agriculture doit bien rigoler derrière son écran... il suffit d'un si petit évènement pour mettre en valeur le mécontentement des électeurs.
Plus tard le Président a fait un discours plein de promesses aux paysans, évoquant l'Europe. Comme avec le pouvoir d'achat, il a annoncé que lorsque la France prendrait la présidence tournante (il n'en sera plus de même quand le traité de Lisbonne s'appliquera, un Président de l'Union sera choisi pour tous, avec une sorte de ministre des affaires étrangères européen), le chef d'Etat ferait ce qu'il faut pour les paysans, comme si encore une fois, l'on pouvait décréter au niveau européen quoi que ce soit pour les paysans français... qui ne semblent pas l'avoir cru véritablement...
Les réactions à l'idée de Nicolas Sarkozy de confier aux élèves de CM2 la mémoires des petits enfants juifs morts suite à la déportation durant la guerre, s'enchaînent, les unes pour approuver, les autres pour dénoncer. Ici des avis d'homme politiques, ou de personnalités de droite comme de gauche, d'associations, de psychologues, etc, etc... Mais les parents semblent être tout à fait exclus des retranscriptions des journalistes.
Simone Veil a jugé l'idée "insoutenable", elle qui connaît pourtant fort bien ce dont il s'agit, pour l'APHG (l'Association des professeurs d'histoire et de géographie) il s'agit d'une fausse bonne idée et elle rappelle que "le devoir d'histoire, assuré par l'Education nationale s'impose inséparablement de la transmission de la mémoire", tandis que le grand maître du grand orient de France considère que "Tout ce qui peut favoriser le devoir de mémoire, en particulier en ce qui concerne la Shoah, est une très bonne chose". François Hollande aussi s'est déclaré enthousiaste face à cette idée même si derrière lui des membres du parti socialiste se sont véritablement opposés à l'idée. A l'UMP en revanche, l'idée ne semble poser aucun soucis. Des psychiatres émettent des réserves. Précisons que les juifs dans leur ensemble n'ont rien demandé et que l'on trouve sur un site adressé aux juifs des arguments plus que recevable contre cette idée.
Toutes ces réactions sont fort intéressantes et l'on suppose que par delà les groupements il existe des avis divergeant dans chaque groupe politique, ce qui est tout à l'honneur de l'intelligence de nos compatriotes : il serait regrettable par exemple que les députés n'aient pas d'avis personnels en dehors d'un avis autorisé de leurs groupements politiques. Il reste toutefois génant, l'école étant obligatoire, que personne n'est songé à demander aux parents d'élèves ce qu'ils en pensaient. Le syndicat de parents d'élèves la PEEP, s'est exprimé sur itélé par la voix de sa présidente qui estime que "Dans le cadre de l'éducation à la citoyenneté, c'est une façon d'approcher les choses",ajoutant qu'il reste "encore quelques mois pour mettre en place cette mesure". Mais les parents souhaitent-il que leurs enfants rentrent le soir avec pour devoir de faire des recherches sur un autre petit enfant mort gazé il y a 60 ans?
Leur avis n'intéresse manifestement personne et cela sera tout simplement imposé. Mais s'il est légitime que l'école enseigne les mathématiques ou le français, légitime encore qu'elle enseigne le civisme, il n'est pas dit qu'elle n'outrepasse pas son rôle en imposant des devoirs de "mémoire" à des enfants de dix ans. En attendant de savoir si des parents réagiront à cette nouvelle, il reste intéressant de leur donner la parole. C'est ce que je tente de faire ici, en demandant à chacun d'eux de noter leurs remarques et de nous alerter sur les initiatives émanant de parents et dont ils auraient connaissance.
Nicolas Sarkozy s'est rendu vendredi, en compagnie du ministre de l'éducation nationale, dans une école primaire de Périgueux, visite au cours de laquelle il a pu visiter deux classes et poser en compagnie des quelques 150 élèves de l'établissement. Cette visite fait suite à un discours sur l'école devant des parents d'élèves, prônant le recentrage de l'enseignement autour des "fondamentaux", mais aussi le retour des valeurs civiques et morale à l'école ainsi que des symboles de la République.
"Cette instruction civique et morale prévoit notamment l'apprentissage des règles de politesse et de bonne tenue, la connaissance et le respect des valeurs et des emblèmes de la République française: le drapeau tricolore, Marianne, l'hymne national, à l'écoute duquel nos enfants devront se lever".
"Cet enseignement présentera également, pour les plus grands, les règles élémentaires d'organisation de la vie publique et de la démocratie: le refus des discriminations de toute nature, la démocratie représentative, l'élaboration de la loi, les enjeux de la solidarité nationale", a-t-il continué, précisant que l'initiation au drame des enfants de la shoah se ferait dans ce cadre.
Après avoir décrit une situation scolaire précoccupante pour l'ensemble du territoire (15% des élèves en grandes difficultés et 25% avec des acquis fragiles), Le Président a souhaité que l'enseignement soit recentré autour des "fondamentaux", c'est à dire les mathématiques, le français avec grammaire orthographe et calcul mental remis à l'honneur.
Ce discours, prononcé dans la ville où se présente le ministre de l'éducation nationale pourrait avoir pour but de retrouver un électorat fuyant avant des municipales qui s'annoncent particulièrement difficile pour la droite. Le discours se rapproche de celui du candidat aux élections présidentielles, qui avait plutôt bien réussi.
Mais si le Président arrive à tenir son objectif de "diviser par trois, d'ici la fin de la mandature, le taux d'échec scolaire, à la sortie du CM2", l'initiative sera à saluer. Même si l'on peut imaginer que les professeurs manifesteront contre ces mesures, qui prévoient également une évaluation de leur travail tous les deux ans plutôt que tous les quatre ans.
Je ne peux m'empêcher d'écrire un mot un peu plus personnel sur l'idée saugrenue d'engager les enfants de CM2 à conserver la mémoire d'un des 11000 enfants juifs morts gazés durant la dernière guerre, idée lancée au cours du dîner annuel du crif par le Président lui-même, estimant ce jour-là que "Rien n'est plus intime que le nom et le prénom d'une personne, rien n'est plus émouvant pour un enfant que l'histoire d'un enfant de son âge." Ce qui signe bien l'aveu que l'opération consiste à manipuler des enfants dans leur sensibilité, sensibilité qui ne devrait pas jouer dans l'apprentissage de l'Histoire ainsi que le demande les historiens eux-même. Bien des articles de presse relatent des réticences à cette idée, craignant d'éventuels troubles psychologiques de cette charge trop lourde pour un enfant. D'autres se félicitent de l'initiative au nom du sacro-saint devoir de mémoire.
N'est-il pas pourtant consternant, au delà de cette idée somme toute assez sordide -que de mettre sur les épaules d'un jeune enfant le poids d'un autre, mort dans des conditions atroces- que personne ne s'offusque du rôle demandé à l'école primaire? L'école a normalement pour fonction d'enseigner aux enfants des choses utiles et pratiques, comme le bon usage du français, les mathématiques, les langues étrangères autant que possible et de leur permettre de pouvoir évoluer dans la vie en se débrouillant seul avec l'atout que constitue le savoir dans une tête bien faite. C'est d'ailleurs précisément ce qui est reproché à l'école de nos jours : tel ministre souhaitait revenir aux fondamentaux, c'est à dire lire (sic), écrire (resic) et compter (reresic!!!). Chaque année la "méthode Bosher" est littéralement dévalisée des rayons de la fnac par des parents inquiets de l'évolution de l'apprentissage de la lecture pour leurs enfants.
Mais la démagogie des hommes politiques les amène à user de toutes les possibilités qu'offre l'école pour faire entrer dans les têtes des plus jeunes enfants les principes moraux de notre époque : la lutte contre le racisme ou l'antisémitisme en est un exemple, mais petit à petit on tente de leur enseigner aussi que l'esclavagisme "ce n'est pas bien", que la colonisation c'est mal aussi et d'autres sermons viendront sans doute plus tard. Cette attitude revient à monter les petits enfants noirs contre les petits enfants blancs et les petits enfants maghrébins contre les petits enfants juifs, ici à cause des désaccords israélo-palestiniens, dans une surenchère de la victimisation. Cela ne date pas d'hier et personne ne s'en offusque : en effet quel sera l'idiot qui ira s'opposer à ce qu'on enseigne des grandes idées morales? Mais par là même, quel est l'imbécile qui ira prôner à ses enfants que la colonisation est une bonne chose et qu'il faut remettre le couvert, que le racisme est une vertu et que la détestation des juifs est salutaire???
Toute la question est là : est-ce bien le rôle de l'école que de s'occuper d'élever des enfants? Son rôle d'enseignement est déjà bien suffisamment important pour qu'elle n'aille pas empiéter sur le domaine des parents. Elle ne les remplace d'ailleurs pas à en croire les rapports sur l'école qui font état des difficultés à enseigner la shoa justement auprès des enfants d'immigrés, sensible aux évènement du proche-orient, des enfants maintenus par l'école elle-même dans une culture que leurs parents ont quitté. En effet les parents d'enfants suivant les cours de l'école primaire se voient proposer des cours différents, comprenant les langues et les cultures des pays d'origine, dans cet élan multiculturaliste idéaliste qui personnalise nos élites dorées. Pour ne pas faire de différence, on préfère donc compartimenter.
Et la série continue malheureusement avec le nouveau Président, qui pourtant s'était élevé contre la repentance, avec cette nouvelle idée. Il eut été plus judicieux peut-être de donner en exemple les villages entiers qui cachaient des juifs avec tous les risques que cela comportait. Car le devoir de mémoire ressemble de plus en plus à un concours : les descendants d'esclaves ne comprennent pas qu'il ne soit pas plus fait allusion au drame qu'ont vécu leurs ancêtres, les Vendéens réagissent par rapport au véritable génocide que la région a connu après la Révolution, etc, etc... Il serait peut-être temps de se réunir autour de grandes figures qui réuniraient toutes les composantes de la société, plutôt que de chercher, avec les meilleures intentions du monde, ce qui la morcelle en communautés.
Suite à la déclaration du Président lors du dîner avec le crif, concernant sa proposition de confier la responsabilité de la mémoire d'enfants victime de la shoa, à des élèves de CM2 dès la prochaine rentrée scolaire, la nouvelle a été confirmée par le ministre de l'éducation, et déjà, contestée par le principal syndicat des élèves d'enseignants du secteur primaire, lesquels y voient le risque de troubles chez les élèves.
Xavier Darcos, le ministre de l'éducation nationale, confirme donc que la proposition ne s'appuie pas sur un idée lancée à la légère, proclamant la confiance qu'il porte aux enseignants et faisant la promesse que ceux-ci seraient formés pourt le faire : "nous n'allons pas mettre un policier dans chaque classe de CM2 (...) Nous nous sommes posés la question de bonne foi, en pères de famille, en éducateurs", a-t-il insisté.
"La Shoah est au programme de l'école primaire de même que les questions de racisme et de xénophobie" avant d'évoquer le projet : "idée qu'on peut trouver bonne ou mauvaise" a-t-il poursuivi, expliquant vouloir "créer une relation identitaire entre un enfant d'aujourd'hui et un enfant du même âge, qui, lui, a été enlevé puis gazé". "une petite enquête sur la famille, le milieu, les circonstances dans lesquelles l'enfant a disparu, etc," a-t-il encore poursuivi, "Cette relation personnelle, affective pourra ensuite permettre de construire un travail pédagogique".
Les enseignants n'ont pas tardé à réagir, par l'intermédiaire du secrétaire général Gilles Moindrotdu Snuipp-Fsu Gilles Moindrot, syndicat majoritaire, contacté par l'AFP, qui a évoqué les risques de trouble chez les jeunes enfants, disant les enseignants mal à l'aise avec ce projet en considération des risques psychologiques possible chez de jeunes enfants de 10-11 ans, en plein développement, et qui auraient à supporter une charge émotionnelle qui pourrait avoir des conséquences négatives.
"Il y a le risque que cet enfant ou bien s'identifie, ou bien qu'il rejette cette identification, ou encore qu'il ait un sentiment de culpabilité ou de responsabilité pour le destin d'un élève duquel il n'est aucunement responsable", dit-il avant de déplorer une "annonce faite sans aucune consultation des enseignants psychologues et les pédopsychiatres, alors que c'est un sujet sensible".
L'initiative du président de la République ne part certainement pas d'un mauvais sentiment, mais les remarques des enseignants ne sont pas inutiles pour autant : ne faudrait-il pas consulter tout d'abord des psychologues? Et partant, pourquoi ne pas leur en apprendre plus sur les enfants vivants dans le monde, contraints de travailler pour se nourrir, ou pour aider leurs parents? Ce serait peut-être plus constructif que de retourner dans une forme de repentance tacite, dont les effets seront imperceptible dans un premier temps, mais les dégats, si dégats il y a, auront des conséquences psychologiques sur du long terme.
C'est un diner qui fera certainement jaser : Nicolas Sarkozy s'est rendu au diner annuel du crif (le conseil représentatif des institutions juives) ce mercredi soir, accompagné de 20 ministres. La présence du chef de l'Etat y est inhabituelle, c'est généralement le premier ministre qui s'y rend comme invité d'honneur, premier ministre qui était par ailleurs bien présent, ainsi que les plus hauts dignitaires religieux du pays, le maire de Paris et son opposante, mais aussi quelques artistes.
Au cours de ce repas, le Président, invité d'honneur de la soirée, a prononcé un discours dans lequel il revient sur des discours anciens dans lesquels lui avait été reproché de faire fi de la laïcité, notamment à Rome et à Ryad
"jamais je n'ai dit que la morale laïque était inférieure à la morale religieuse (...) Je défends l'idée que les deux morales sont complémentaires" a-t-il affirmé, "Quand il est difficile de discerner le bien du mal, ce qui somme toute n'est pas si fréquent, il est bon de s'inspirer de l'une comme de l'autre. La première préserve des certitudes toutes faites et apporte sa rationalité. La seconde oblige chaque société, chaque époque, à ne pas se penser uniquement comme sa propre fin"
"Et jamais je n'ai dit que l'instituteur était inférieur au curé, au rabbin ou à l'imam pour transmettre des valeurs. Mais ce dont ils témoignent n'est tout simplement pas la même chose. Le premier témoigne d'une morale laïque, faite d'honnêteté, de tolérance, de respect. (...) Le second témoigne d'une transcendance dont la crédibilité est d'autant plus forte qu'elle se décline dans une certaine radicalité de vie.
En réponse aux réactions s'offusquant de ce que le président puisse tenir un discours évoquant les religions et leur apport, le président a estimé que "Si les religions sont impuissantes à préserver les hommes de la haine et de la barbarie, le monde sans Dieu, que le nazisme et le communisme ont cherché à bâtir, ne s'est pas révélé tellement préférable", ajoutant que "Le drame du XXème siècle, de ces millions d'êtres projetés dans la guerre, la famine, la séparation, la déportation et la mort, n'est pas né d'un excès de l'idée de Dieu, mais de sa redoutable absence". Plus loin il devait ajouter qu'aucune des trois religions ne s'accommode de tels actes.
M. Prasquier, président du crif, avait déclaré que "Aux juifs, la loi de séparation de 1905 a apporté la neutralité bienveillante qui a garanti l'égalité" tout en se disant "partisan résolu de la laïcité." évoquant également la nécessité de lutter contre "l'antisémitisme" dès l'école, suite à la "banalisation" des discours de ce type, avant d'évoquer la menace que constitue l'Iran pour Israel, mais aussi selon lui pour l'Europe qui pourrait se trouver dans le rayon d'action d'éventuels missiles.
En conséquence, le Président de la République a proposé que chaque écolier de CM2 à la rentrée 2008 se voit confier la mémoire de l'un des 11000 enfants juifs à avoir succombé pendant la guerre dans les camps, "Les enfants de CM2 devront connaître le nom et l'existence d'un enfant mort de la Shoah", déclaré qu'il ne serrerait pas la main à quelqu'un qui refuse de reconnaitre Israel et condamné la colonisation faite par les israeliens en Palestine comme obstacle à la paix tout en souhaitant qu'un accord soit trouvé entre palestiniens et israeliens.
Les réactions se feront vite entendre, réactions de personnalités attachées à la laïcité. Notons aussi, que comme pour la lettre de Guy Moquet, que le président avait décidé de faire lire dans chaque lycée, l'idée de rendre un enfant de CM2 responsable de la mémoire d'un autre enfant devrait aussi réunir des réactions, ainsi que c'est déjà le cas dans les commentaires sous les articles de certains journaux. Israel étant lié au judaïsme, cela prendrait une tournure un peu politique... Le président du crif n'en demandait pourtant pas tant.
La société des rédacteurs du Nouvel Observateur a fait paraître un communiqué de presse suite à la plainte déposée par le président à l'encontre du journal concernant un article qui selon lui porte atteinte à sa vie privée. Dans l'article le texte d'un SMS, "Si tu reviens, j'annule tout " envoyé à l'ancienne épouse du président par, selon l'article, le président lui-même, ce que Nicolas Sarkozy réfute. Le SMS aurait été envoyé peu avant le mariage avec Carla Bruni, tandis que le divorce avait été prononcé en octobre.
Le communiqué dénonce un coup de force du président, rappelant qu'il jouit de l'immunité judiciaire et déclare sa solidarité avec le journaliste incriminé, Airy Routier, qui avait annoncé que ses sources sont tout à fait fiables et que le SMS avait bel et bien existé. Ce sera justement tout l'objet de l'enquête de police en cours qui devra révéler s'il existe, et qui selon la presse ne devrait pas s'intéresser aux sources du journaliste directement. Pour obtenir ces informations, il faudra donc pour les enquêteurs s'adresser au journaliste Airy Routier, à l'ex-épouse du président ou encore aux opérateurs de téléphonie mobile. Seul le téléphone du président ne sera pas examiné, puisqu'en effet cela est interdit constitutionnellement.
Le communiqué rappelle que que c'est bien le président lui-même qui a amené une "pipolisation" de sa fonction, mais la SDR a malgré tout débattu de la charte déontologique au cours d'une Assemblée générale extraordinaire, à la suite de laquelle le message est passée aux rédactions de respecter les procédures d'édition sur la vie privée. L'affaire prend donc une tournure ubuesque, dans laquelle deux services de police, qui certainement auraient bien mieux à faire, courent après un SMS mystérieux, tandis que la principale intéressée se tait. Personne en effet n'a entendu de déclaration de Cécilia ex-Sarkozy, à croire qu'elle ne serait au courant de rien malgré l'agitation médiatique. Et le journal de s'excuser presque d'évoquer la vie privée du personnage le plus public de l'Etat, qui comme il le rappelle en a joué longtemps.
La "grimaldisation" de la fonction présidentielle est donc bien en cours, et déjà quelques parisiens, lassés sans doute de ce petit jeu entre le monde politique et le monde de la presse proposent de faire l'inverse : plutôt que d'avoir des représentants politiques dans le "people", pourquoi ne pas avoir des représentants "people" en campagne, à Paris, par exemple, avec Paris Hilton? Il ne serait plus dès lors utile de "pipoliser" le monde politique, ce serait déjà fait... et le nom de la campagne est tout trouvé : Paris save Paris , avec un programme politique détaillé.
Suite à la plainte du président de la République après l'article du nouvel observateur en ligne, concernant un SMS que le président aurait, selon le journal, envoyé à son ancienne épouse Cécilia Sarkozy, huit jours avant son mariage, l'affaire suit son cours avec une enquête de police qui devra établir si le SMS a bien existé. Le corps du texte aurait été "Si tu reviens, j'annule tout". La nature de la plainte, faux, usage de faux et recel, autorise les services de police à investiguer aussi bien au niveau informatique qu'auprès des opérateurs téléphoniques. Nicolas Sarkozy nie en effet avoir envoyé un texto de cette nature.
Mais si le président dément l'information, le nouvel observateur est catégorique, ses sources seraient fiable affirme le directeur de sa rédaction. Rappelons que la procédure prévoit une peine de pricon de trois ans, et 45000 euros d'amende. Airy Routier, l'auteur de l'article incriminé confirme également au Figaro ses certitudes quant à l'information développée "Je considère que cette information dont je suis certain est intéressante car elle est révélatrice de la psychologie du président, et je suis choqué par cette plainte baroque dont le but est avant tout d'impressionner les journalistes". Pour l'avocat du président, c'est aux journalistes d'apporter la preuve de ce qu'ils avancent.
L'avocat du Nouvel Observateur qualifie la procédure de "gravissime" et explique qu'à son sens il s'agit de terroriser les journalistes, tandis que RSF réagit également par une déclaration "Le chef de l'Etat poursuit sur la base du code pénal, alors qu'il aurait très bien pu engager des poursuites civiles pour atteinte à la vie privée", rappelant qu'il n'était plus d'usage pour le chef de l'Etat depuis trente ans de passer par ce genre de procédure.
La procédure, qui ne sera pas publique, devrait donc révéler si le SMS a bien existé, puisque les enquêteurs auront accès aux informations des opérateurs de téléphonie mobile. Rama Yade s'était également exprimée pour qualifier les journalistes de "charognards" qui aurait flairé leur proie, ajoutant que le président est soumis à un traitement par la presse sans précédent pour les anciens présidents.
Suite à un article publié dans le site du nouvel observateur d'hier, Nicolas Sarkozy a porté plainte, par l'intermédiaire de son avocat, pour "faux, usage de faux et recel", ce qui serait passible de trois ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende. Le site avait évoqué un SMS que le président aurait envoyé à son épouse huit jours avant son mariage et qui disait simplement "Si tu reviens, j'annule tout". L'article s'étendait ensuite sur le comportement du président avec sa nouvelle épouse, en rapport avec son ex-femme. Le titre de l'article "l'obsession de Cécilia" en résume parfaitement la tournure, les actes et les pensées attribuées au président.
Il est inhabituel qu'un président en fonction porte plainte contre un journal, relatent les différents organes de presse, cela ne s'est vu qu'avec Georges Pompidou contre l'Express, concernant une publication qui utilisait son image pour une publicité mais depuis cela ne se faisait plus. Me Herzog réplique "c'est aussi la première fois que l'on traite aussi mal un président en exercice" et Rama Yade parle de "charognards", ce qui n'est pas sans évoquer le propos de François Mitterand, "des chiens" selon lui, lors des obsèques de Maurice Bérégovoy. Le Monde qui semble prendre plaisir à rappeler que le président entretient un rapport avec la presse assez ambigu, rappelle qu'avant son élection, le président se servait volontiers des journalistes et qu'il en tutoie quelques uns en privée." Usant de confidences à caractère politique ou personnel, il avait poussé la transparence aux limites de l'impudeur comme l'ont montré les épisodes de son divorce et la révélation de sa liaison avec Carla Bruni."
Rama Yade dans son intervention sur RTL, parle d'acharnement et de chasse à l'homme, explique qu'il n'y a plus de morale, et que les journaux oublient "le choix démocratique" des élections présidentielles, en appelle à la dignité, et demande l'arrêt des attaques basses et infamantes, qualifiant, rappelons-le, les journalistes de "charognards". "C'est un être humain" dit-elle, avant bien sûr d'être un président, et continue en rappelant qu'il s'agit tout de même de sa vie privée, en demandant plus de déontologie et comparant avec les présidents précédents, le disant plus attaqué que n'importe lequel d'entre eux. Rama Yade, qui agit là en bonne élève après les remarques de Nicolas Sarkozy auprès de ses ministres, a parfaitement raison. Les journalistes se mêlent bien trop de la vie privée du président de la République, et devraient se concentrer sur des sujets plus grave touchant à l'action politique menée par son gouvernement, se faisant ils égarent un peu le public dans la multitude d'information sur le chef d'Etat. "Des mots comme charognards, vouloir la peau de quelqu'un?" répète le journaliste. Des mots qui vont faire jaser...
Il serait toutefois un peu rapide d'oublier que les politiciens, et Nicolas Sarkozy en a largement profité, ont abondamment usé de l'audience des journalistes. Tout le monde se rappelle de Nicolas Sarkozy se mettant en scène, entouré de sa famille, ou de sa promenade au bras de Carla Bruni dans un parc d'attraction à une heure ou personne n'aurait pu l'ignorer, ou encore en Egypte, en yacht ou en vacance et se montrant durant sa course à pied, sans compter les déclarations de son épouse dans la presse suite à son divorce. Les journalistes, qui se sont faits longuement balader par le président d'un endroit à l'autre, dans sa vie privée ou dans son action politique, ont sans doute pris une habitude que les précédents présidents ne leur avaient pas laissé l'occasion d'installer. C'est bien le revers de la médaille qu'il subit aujourd'hui, même s'il faut lui reconnaître qu'il a pu éviter pour sa part, l'indignité d'aller répondre de savoir si "sucer c'est tromper"...
Il reste qu'il est un peu hâtif d'en appeler à la démocratie et à la légitimité de l'élection présidentielle lorsque le traité de Lisbonne, dont tout le monde s'accorde à dire qu'il est une copie du traité constitutionnel, est voté en passant outre le résultat du référendum, reste également qu'il est hasardeux de parler de la vie privée d'un homme public, sensé incarner un pays et qui se met abondamment en scène dans tous les aspects de sa vie. Mais peut-être est-ce un signe d'un changement d'attitude du président dans l'exposition de sa vie.
L'entretien sur RTL avec Rama Yade, a été mis en ligne par le Figaro et est également disponible sur internet.
La réponse ne s'est pas faite attendre. Alors que les députés ralaient il y a peu auprès du premier ministre, à l'encontre du président et plus particulièrement de ses conseillers, probablement inquiets pour les élections municipales, Nicolas Sarkozy a annoncé lors d'un conseil des ministres "J'écoute, je lis, j'entends tout ce qui se dit. Après les municipales, je prendrai avec sang-froid les décisions qui s'imposent." Le recadrage se fait donc déjà sentir. Est-il dirigé vers les ministres (?) se demande le Figaro, qui cite plus loin l'un des conseillers du président "On n'est pas agacé, on est énervé !", tandis qu'un autre homme du palais, sur l'exposition de la vie privée rétorque "L'étalage de la connerie est plus grave que celui de la vie personnelle." Le ton est donné, et le Figaro ne peut pas être accusé de grossir le trait pour gêner le président.
Il n'est donc pas question de s'exprimer pour les ministres. Le premier ministre aussi en prend pour son grade "Quand on entend dire que Fillon est un roc, on rigole…" soupire un des collaborateurs proche de Sarkozy (dixit, le figaro toujours). Et pourtant dans le même article l'on peut constater que les quelques remarques des députés et autres ministres ont été entendues. Deux ministres vont plancher rapidement sur la mise en valeur des neuf mois passés depuis l'élection, considérant par exemple le traité de Lisbonne comme un succès et mettant en valeur les différentes réformes menées.
Reste que l'avertissement est clair : aucune tête ne doit dépasser, où que ce soit. "Serrez vos rangs" eut-il pu être dit. Et pourtant les remarques commencent à affluer. Récemment Jean-Louis Debré s'exprimait un peu dans les mêmes termes que les députés, parlant de "désacralisation" de la fonction présidentielle, évoquant une "certaine tenue à avoir" et critiquant même un certain aspect désinvolte du mandataire de l'Elysée : "Cette légitimité qui est conférée par le peuple suppose une certaine dignité dans la fonction" avait-il déclaré.
L'Elysée pourra certainement faire taire les ministres un temps, mais rien ne les empêchera de démissionner si cela leur parait trop long. Quant aux députés, il ne serait pas bienvenu pour l'Elysée qu'ils ne finissent par se désolidariser, et qu'ils cessent, ainsi que c'est souvent le cas, de voter comme un seul homme chaque proposition du gouvernement. Car la cote de popularité du président, en chute libre, annonce déjà qu'au delà des députés, les électeurs dans leur ensemble sont de plus en plus mécontents.
D'où sort cette vidéo? Qui est l'auteur de cette parodie de la chanson de Carla Bruni? Nul ne le sait. Un instant il a été dit que Philippe Katerine en serait l'auteur, mais c'est sans compter avec le talent des parodistes du net. De nombreuses chansons sont détournées à travers les plateforme comme youtube ou dailymotion, parfois avec un certain talent.
Sur celle-ci il est piquant d'entendre une chanson de la nouvelle épouse du président, qui s'est toujours dite de gauche. Mais philippe Katerine ne serait pas responsable de ce détournement, il aurait même déclaré "Non je n'ai pas composé cette chanson et ce n'est pas moi qui l'interprète. Encore, si ça avait été bien, je vous aurais dit oui " . Bon, c'est vrai, il faut bien l'admettre, la parodie n'est pas absolument exceptionnelle, mais ça ne l'empêche pas de faire le tour du net.
A voir pour les curieux. Les paroles sont très critiques de l'action du président, "t'as mis tellement de flics partout" , "il y a quelqu'un qui m'a dit qu'on t'aimait encore, comment serait-ce possible alors?" , "tu t'es fait balader par Kadhafi", "On m'a dit que tu cirais les pompes de dobble you" etc, etc.
Non seulement les élus UMP ne sont pas contents, mais il l'ont fait savoir lors d'une réunion avec le premier ministre. La plupart d'entre eux sont actuellement en campagne pour les élections municipales, et ils déplorent tous l'action et la communication de l'Elysée, notamment sur les nombreuses réformes. Les griefs s'attachent surtout à leur éparpillement. "Il faut faire attention à la fuite en avant. L'emploi, le pouvoir d'achat, la protection sociale, voilà l'essentiel" déclare un député qui fustige aussi les idées lancées un peu vite telles que la "politique de civilisation", ce véritable fourre-tout sans précision aucune, terme sur lequel se sont acharnés quelques journalistes, afin d'y trouver une explication. ou les publicités sur le petit écran qui seront potentiellement supprimées. Il eut pu rajouter la déclaration d'abolition des trente-cinq heures lancée au cours d'une conférence de presse, mais démentie le lendemain...
Cela pourrait prendre l'allure d'une véritable rébellion, puisque les députés en course pour les municipales se plaignent également des différentes lois qui pourraient leur être imposées, assez curieusement, puisque ce sont eux qui les votent, ce qui laisse bien apparaître qu'au sein de l'UMP, quelque chose s'est cassée. On ne suit plus le chef avec autant d'enthousiasme. Ici un député qui se plaint d'être littéralement agressé par les conducteurs de taxi suite au rapport Attali, qu'ils contestent fortement car le projet touchent à leurs licences. Le rapport de Jacques Attali, ancien "sherpa" (le terme provient de libération) du président Mitterand, pourrait aussi avoir causé une brèche dans l'électorat du président, en appelant à plus d'immigration. Le pays comptant déjà de nombreux chômeurs, certains électeurs provenant du Front National, comme d'autres, ont pu s'étonner de ces décisions prises en compte contrairement aux signaux donnés lors des élections et il est à supposer que cet apport de voix pourrait s'amenuire pour le groupement politique. Ce serait bien l'ouverture qui apporte des signes contradictoires, et toute l'action du gouvernement en vient à manquer de lisibilité, justifiant ainsi la colère des députés. Jean-François Coppé aurait aussi déclaré "En tout état de cause, on ne veut pas de taxes nouvelles".
Mais la personnalité du chef de l'Etat n'y est certes pas pour rien. Sa vie privée trop largement étalée alimente les journaux "pipeules", et un nouveau mot a même été inventée pour la qualifier : plus qu'une "pipolisation", on parle à présent de "grimaldisation". Dernièrement encore le nouvel observateur fait paraître un petit article sur un sms qu'il aurait envoyé à Cécilia Sarkozy, sms pour le moins étrange: "Si tu reviens j'annule tout". Le message écrit huit jours avant son mariage nous montre un Sarkozy obsédé par sa désormais ex-femme, qui pourtant devrait se marier dans un mois elle aussi, avec Richard Attia. Le développement de l'article établi en effet clairement les similitudes dans les voyages ou les cadeaux faits à sa nouvelle épouse. Ses conseillers tacheraient même de le dissuader de partir avec elle en Guyane, comme il l'avait fait avec son ex-épouse, mais il ne voudrait rien savoir. Instable le nouveau président? Il est vrai en tous les cas que son mariage est particulièrement précipité.
En attendant c'est bien le premier ministre Fillon qui rassure les députés de droite. Jugé un peu falot par le passé, c'est bien lui qui représente aujourd'hui un élément plus stable, loin de l'exubérance du président et des paillettes autour de sa personne, le tout risquant de brouiller un message politique qui paraissait pourtant clair et énergique.
Entre deux voeux de bonheur pour les mariés, Jean-Louis Debré a dit ce qu'il pensait, assez sobrement finalement, de l'attitude un rien désinvolte du chef de l'Etat et de l'image de la fonction présidentielle que celui-ci devrait incarner. Aussitôt des ténors de l'UMP se sont quasiment jetés sur lui, lui reprochant son manque de réserve. Le président du conseil constitutionnel a en effet osé critiquer le style du président dans des termes qui sans être forts, dénoncent tout simplement la "désacralisation" de la fonction présidentielle.
A bien y réfléchir, il est tout à fait logique que des membres de l'UMP réagissent ainsi, pour une raison toute simple : dans la critique du chef de l'Etat, Jean-Louis Debré a visé si juste, qu'il soulève un presque tabou dans sa famille politique, qui s'apprète à affronter les élections municipales dans un climat qui leur est de plus en plus défavorable . Nicolas Sarkozy peut donc voir les différents sondages le donner au plus bas, ce qui rejaillit sur tout le groupement politique, et il a perdu en crédibilité, même lorsqu'il se rend comme autrefois dans les banlieues, depuis qu'il hante les avions au bras de Carla Bruni. Mais tout cela se savait déjà dans les rangs de l'UMP. Sitôt son mariage annoncé, il a encore chuté de façon brutale dans les sondages, ce qui laisse augurer d'une véritable déculottée lors des municipales. Le chef portait bonheur jusqu'ici mais l'UMP est peut-être en train de devenir, de machine de guerre qu'elle était, une simple machine à perdre. "il y a une certaine tenue à avoir" a déclaré Jean-Louis Debré "Cette légitimité qui est conférée par le peuple suppose une certaine dignité dans la fonction".
Faut-il voir un lien entre les sondages et la vie privée du président? C'est un "effondrement d'une rare ampleur" déclare un directeur d'étude politique. L'effondrement serait lié à des raisons économiques, mais aussi à l'affichage permanent de la vie privée du chef de l'Etat. François Bayrou lui aussi ne s'est pas privé de critiquer l'affichage consenti par le chef de l'Etat, et les critiques vont bon train dans l'opposition, qui trouve même des bons mots. "Pendant que vous vous serrez la ceinture, Sarkozy se fait péter la sous-ventrière." ou encore on villipende "ses amours paillettes de star aux mœurs trop légères pour un chef d'Etat " . Cela ne mange pas de pain diront les uns, mais ces attaques ont du poid, et résonnent sans doute dans l'opinion publique, dont les fins de mois commencent de plus en plus tôt, tandis que le président semble être bien à son aise. Le français moyen, qui avait pu espérer, ne voit pas sa situation économique évoluer.
Dame! Voila bien peu de temps que cet homme est élu, il part en voyage en yacht, se marie avec un mannequin, comme une star de foot et s'affiche avec la jet-set ou le monde de la finance, doit se dire l'homme du "peuple", et c'est "moi" qui l'ait élu pour s'occuper de mes affaires... avant de se demander si en attendant, il ne s'occupe pas bien mieux des siennes... Le candidat, qui avait pris soin de se monter travailleur et droit, avant d'être élu, pourrait s'il n'y prend garde, donner l'impression à son électeur de s'être tout simplement fait rouler.
C'est incontournable, personne ne peut y échapper. Nicolas Sarkozy et Carla Bruni se sont mariés! Elle est arrivée, toute de blanc vétue, lui, costume sobre, cravatte, tous deux sérieux et concentrés, et ils se sont dit "oui"! Le mariage s'est déroulé dans le palais de l'Elysée, les bans n'ont pas été publiés, avec l'autorisation du procureur de la république, qui pourtant, d'ordinaire, ne devrait pas rigoler sur le sujet : il faut une raison grave pour le justifier, selon la loi. Quelques amis intimes, un peu de champagne, le maire présent à domicile, et s'en est dit, vive les mariés!
Mais les commentaires que relatent la dépèche AFP, pour le reste, sont un peu consternants. Le maire qui les a mariés dit simplement (qu') "Il n'y a rien d'exceptionnel, si ce n'est que ça s'est passé au premier étage de l'Elysée", après avoir indiqué que la mariée était ravissante, comme d'habitude, ce qu'on veut bien croire. Il affirme ne pas avoir été choisi,mais avoir officié en temps que maire de l'arrondissement, ce qui est sans doute vrai. La formule d'usage, "dans la maison commune", a tout de même été remplacée par "dans le palais de l'Elysée".
Plus loin, la dépêche ajoute que le nouveau marié a déjà connu trois mariage, avec deux enfants du premier, un du deuxième, tandis que sa nouvelle épouse, selon wikipédia, avait contracté mariage avec le fils de son ancien concubin, dont elle avait eu un enfant. Ce qui détonne ici, c'est que le rien d'exceptionnel semble prendre toute sa mesure... On passera les remarques de mauvais goût sur les liaisons de la belle, car cela appartient désormais au passé. En revanche, il faut espérer, que dans ce rien d'exceptionnel, la désormais "première dame de France" aura l'esprit de ne plus trouver les Français aussi minable qu'elle le disait autrefois.
Le maire de Levallois, Patrick Balkany, aurait déclaré que la discrétion de la cérémonie est dûe au désir du président de ne pas faire dire à la presse qu'il met en avant sa vie privée, et sa femme déclarerait également (si nous comprenons bien la dépèche AFP), "S'il y avait eu des invités et une réception, je vois déjà certains de vos confrères l'accuser d'instrumentaliser son mariage. Je n'arrête pas d'entendre cette accusation débile". Patrick Balkany : "Il en avait envie, et en plus cela clarifie les choses". Ah? Il en avait "envie"? Envie? Le terme "d'envie" vise habituellement autre chose qu'un mariage pourtant... et si cela clarifie les choses, alors s'agit-il d'un accommodement?
Revenons-y donc, et "instrumentalisons". N'est-il pas étrange qu'un président se marie si vite? D'octobre, date du divorce, à décembre pour la rencontre, puis le mariage suit au mois de février, sitôt divorcé, sitôt remarié! C'est tout de même la marque d'une certaine impulsivité. Il le fait en catimini, l'annonçant sans l'annoncer, bien à l'écart. Il se montre, et se plaint d'être vu dans la presse. Et préfère en conséquence se marier discrètement à ce qu'il semble, en faisant tout de même quelques annonces, pour que tout un chacun le comprenne. "Discrètement" donc, pour la cérémonie, mais l'annonce du mariage est quasiment criée sur la place publique, après la presse, bien sûr, mais aussi après l'annonce de l'Elysée! L'on peut gager pourtant que le secret eut pu être gardé, si le chef de l'Etat l'avait voulu.
Mais cessons là toute critique! Puisque mariage il y a, vive la mariée! Et souhaitons-leur plein de bonheur, que le mariage dure longtemps, dans l'espoir qu'un divorce dans un esprit un peu trop pressé ne se présente pas! Peut-être cette union est-elle le départ d'une gouvernance bien assurée, et d'une communication plus aérée envers le "public". C'est du moins ce qu'il faut souhaiter.
C'était finalement prévisible. Le président de la République subit selon les institut de sondage, un recul d'opinion positive vertigineux et dans chaque nouvelle enquête, il se retrouve sous la barre des cinquante pourcent d'appréciation. En chute libre, selon le Parisien et aussi impopulaire que Chirac lors des grèves de 1995 selon le Monde. Ce ne pourrait être que le début et il pourrait descendre encore plus bas, les Français ayant déjà exprimé leur mécontentement à l'occasion de la dernière enquête sur leur pouvoir d'achat, un pessimisme qu'on ne retrouve, parait-il, aussi profond que cela seulement des années en arrière.
Seulement cela ne constitue pas le seul reproche qui est fait au chef de l'Etat. Les Français lui reprocheraient aussi son style et le déballage trop régulier de sa vie privée, notamment concernant sa nouvelle conquête, Carla Bruni. Bien sûr, le président s'en était certainement rendu compte en filant tout droit en banlieue faire la leçon aux "jeunes" des quartiers, demandant à l'un d'eux de se lever tôt le matin pour aller travailler, visitant les commissariats comme autrefois lorsqu'il était ministre de l'intérieur, et s'agitant pour tout dire, dans les régions, comme peu de temps auparavant il le faisait pour ses vacances en galante compagnie. Mais rien n'y fait.
Même les discours de Nicolas Sarkozy, fort bien écrits, développant des valeurs auxquels la majorité adhère ne lui sont d'aucun secours, les images étant plus parlantes que les mots. Et celles qui restent pour le moment, certainement pour longtemps, sont celles d'un chef d'Etat qui augmente ces revenus (revenus qui ne seraient en réalité pas plus élevés que pour les autres présidents), enfile des costumes sur mesure que la plupart des Français ne sauraient acquérir, un homme souriant et bronzé, qui parle d'effort aux travailleurs en prenant pour lui du bon temps, tandis que se débattent les français dans une situation économique morose.
Le président qui avait fort bien communiqué et qui avait su se donner l'image d'un homme laborieux avant son élection, rend à présent celle d'un homme léger et mondain, comme une star "pipeule", qui fuit les caméras lors de ses déplacements en se plaignant des journalistes, comme une star "pipeule", et qui lorsqu'il se déplace auprès du "bon peuple", perd finalement toute sa crédibilité et dénature son discours : on ne peut râler sur le pouvoir d'achat en donnant l'impression de se vautrer dans un luxe tapageur, sans y perdre des plumes.
Mais les Français sont gens si capricieux! Ils le sont tellement qu'ils seraient capable encore, de prendre en compte leur désamour du président, pour les élections municipales...
Mais où est Carla Bruni? c'est la question qu'inlassablement les journalistes se posent, et chaque apparition du président de la République engendre la même interrogation. Il part en voyage au Moyen-Orient, on scrute son entourage, il part dans les banlieues, comprenant trop tard que son attitude fait baisser sa cote dans les sondages, ce sont les jeunes qui lui demandent où elle se trouve... C'est qu'on emmène pas une jolie femme dans les commissariats de police des banlieues, il existe d'autres endroits plus gais, bien naturellement.
Plus tard on apprend que Carla bruni a posé nue pour un magasine, avec une alliance au doigt. Ce qui marque surtout les journalistes, c'est non pas les bottes, unique habillage de la séance, mais bien l'alliance à son doigt, et ce n'est pas pour se demander s'il est bien moral d'arborer une alliance dans ces cas-là. Serait-elle déjà mariée avec le président se demandent-ils? Mais non, ce n'est pas le cas, puisque les photos datent du début de l'année dernière.
Carla Bruni y est belle, il ne faut pas le nier. Sur la photo la plus diffusée, son regard est froid, son alliance est mise en évidence, elle porte des cuissardes et le père fouettard n'aurait pas renier cette photo pour sa fille. "Je suis belle, ô mortel! comme un rêve de pierre" pourrait être le titre, et l'on pourrait prendre en compte le deuxième vers aussi... On aurait pu éditer ainsi un magazine dans lequel on se moquerait de la femme d'un chef d'Etat. Gageons que des plaisanteries sur les cuissardes circulent déjà...
Et puis le voyage en Inde du président avait ravivé les rumeurs. Viendra-t-elle? Si elle accompagne le président, le protocole sera chamboulé, car n'étant pas mariée elle ne pourra se trouver à la place prévue pour l'épouse du visiteur présidentiel, ce qui a beaucoup fait jaser les journaux en Inde également. Mariée, ou pas mariée? Où place-t-on les maîtresses de président dans le protocole???
Pourtant, par-delà cet aspect très "pipeule" sur fond diplomatique, que développe la presse, il reste une question de fond, sur le mental du président. Après sa déclaration d'abolition des trente-cinq heures, devant un parreterre de journalistes, il revient sur ces propos le lendemain, parle d'aller chercher la croissance lui-même, comme si cela se décrétait, déclare qu'il ira chercher des ressortissants français quoi qu'ils aient fait, dans une ancienne colonie qui a beau jeu de crier à l'ingérence, là où sans doute un coup de téléphone aurait suffit, plutôt qu'une déclaration publique, etc, etc.
Aujourd'hui il nous déclare que "c'est du sérieux", et nous fait entendre qu'un mariage serait même envisagé. Si l'on en croit Jacques Séguéla, il n'aurait rencontré Carla Bruni que quelques temps après son élection, sans doute après son divorce, c'est dire que cette liaison est toute récente. Six mois n'ont pas passé, que la France entière est informée sans la moindre pudeur du moindre de leur pas, et cela est voulu par le président qui ne cache pas ses démarches. Quand on pense au mal que ce sont donnés les anciens présidents pour rester discret, on frémit pour eux!
Mais n'y a-t-il pas dans la démarche quelque chose d'un peu précipité? Que le mariage de Britney Spears ou les enfants d'Angelina Joli puissent intéresser les foules, passe encore, mais lorsque l'homme qui est chef d'Etat traite avec légèreté de la question des trente cinq heures sur laquelle tout le monde se bat depuis sa création, comme d'autres sujets graves, puis nous annonce comme une starlette son mariage quasi-prochain, pour une "romance" qui se voudrait sérieuse, tandis que tous les journaux un peu "pipeules" produisent les photos nues de son éventuelle future femme, et détaillent ses aventures passées, cela atteint finalement des sommets de mauvais goût. La discrétion eut été mieux venue que tout ce déballage, et c'est bien le président qui en est fautif, les rédactions de journaux pensant évidement à leurs tirages avant tout... Peut-on espérer de lui moins d'agitation médiatique? Un président ne s'appartient plus, il appartient à l'Etat.
Toute la presse s'était demandé si le Taj Mahal accueillerait un instant cette nouvelle idylle, devant ce superbe mausolée qui fut dit-on construit pour un empereur Moghol fou de douleur de la mort de sa femme, et qui voulut ce qu'il y avait de plus beau, au point d'aller chercher le plus célèbre architecte perse, de tuer sa jeune fiancée pour lui faire comprendre sa douleur, et de faire couper les doigts des ouvriers l'oeuvre achevée, de façon à ce que jamais on ne puisse refaire de bâtiment comparable... Quelle que soit l'heure du jour, le Taj Mahal est superbe, le soleil fait venir ses reflets sur les bassins d'eau dans le jardin, ou lui donne une teinte rosée le soir venu. Les indiens n'hésite pas à le nommer le temple de l'amour, parait-il.
Mais non. Il ira peut-être, mais seul. En Inde, on ne plaisante pas avec le protocole...
Le président de la République, qui avait jusqu'à présent su préserver sa cote de confiance, subit une baisse dans les sondages auprès de l'opinion publique, passant pour la première fois sous la barre des 50%, à 48%, et les sociétés de sondages sont même allées un peu plus loin: si 60% des personnes interrogées considèrent qu'il donne une bonne image de la France sur la scène internationale, ils sont également 63% à considérer qu'il affiche trop sa vie privée.
Pourtant cela fait un moment que Nicolas Sarkozy l'affiche, de façon tout à fait ostentatoire comme la plupart des hommes politiques. Ainsi lorsqu'il était ministre des finances, l'on a pu le voir en compagnie de sa femme, Cécilia Sarkozy, qui l'accompagnait dans toute sa carrière, ou encore avec son fils Louis, jouant près du bureau de papa, à seulement quelques mois. Puis son divorce également a été particulièrement médiatisé, avec des entretiens que sa désormais ex-femme a pu donner à la presse, médiatisant les détails de la rupture.
Aujourd'hui la rupture est consommée, mais les affaires de coeur du président font toujours la une, avec un top model cette fois: Carla Bruni. Se promener à son bras dans un parc d'attraction y a fatalement aidé, et c'est donc bien le président qui médiatise cette nouvelle histoire amoureuse (?), qui satisfait sûrement à sa vanité. Carla Bruni est une belle femme, et elle plait sûrement aussi aux ménagères de plus de 50 ans, comme aux autres ménagères...
Seulement c'est bien là que le bas blesse. Si les ménagères françaises peuvent apprécier les aventures du président, elles ne sont pas forcément du goût des opinions publiques étrangères. Ainsi durant son voyage en Egypte, un député s'est exprimé pour s'indigner de ce qu'il soit avec une femme dans un hotel ouvertement, et en Inde, pays dans lequel il doit se rendre prochainement, on se demande déjà comment gérer ce casse-tête protocolaire: en effet en Inde aussi, dans les hôtels, les couples non-mariés n'ont pas le droit de prendre une chambre en commun.
Ce n'est donc pas une bonne image que donne le président à l'étranger, tout au contraire. Il pourrait même passer pour un "jouisseur" selon les coutumes de certains pays étrangers. Dans tous les cas, il n'est pas sain que toute la presse reprenne, même si c'est bien le président lui-même qui met en avant sa vie amoureuse, toutes ses frasques. D'autres sujets autrement plus importants méritent que l'on s'y arrête. Notamment le traité européen, quasi clone du traité rejeté par la voie des urnes, et qui sera, d'une façon tout à fait antidémocratique, voté par l'Assemblée Nationale très prochainement. Cela reste plus important que le mariage supposé du président avec Carla Bruni en février...
"Le bilan de cette nuit est satisfaisant. Il y a eu globalement moins de départs de feux volontaires et quasiment aucun affrontement entre bandes ou avec les forces de police" annonçait le président peu après la nuit de la Saint-Sylvestre. Mais le bilan est "Satisfaisant", si tant est que le chiffre de 373 véhicules brûlés dans toute la France, selon la Direction générale de la police nationale (DGPN), puisse représenter un bilan satisfaisant... Dans le discours du président l'on constate donc qu'à tout prendre une petite moyenne de 373 voitures qui brûlent dans une nuit de jour de l'an, c'est plutôt bien.
Et le chiffre pourtant pourrait être plus élevé, et les socialistes, après que des syndicats de police s'en soient déjà fait l'écho, vitupèrent, demandant à ce que le vrai chiffre soit connu du grand public, à la préfecture près: le sentiment d'insécurité s'est donc bien transformé en une insécurité réelle pour la population selon nos élus socialistes aussi, qui avaient jusqu'ici eu un peu de mal à déceler la réalité de la délinquance..
Satisfaisant le bilan de la nuit? C'est d'abord un déploiement des forces de l'ordre digne d'un territoire en guerre, 25000 policiers et gendarmes dans les rues, huit hélicoptères, six avions, et un de plus pour la surveillance à haute altitude. S'agit-il d'aller surveiller le territoire Irakien, ou rechercher l'ennemi public numéro un? Non, il s'agit tout simplement de surveiller la France et d'éviter que des violences n'éclatent, que des voitures ne soient incendiées, et de protéger en somme les noceurs de la Saint-Sylvestre, pour lesquels rien de spécial n'était pourtant prévu dans la capitale, contrairement aux autres capitales européennes.
L'année dernière déjà, les chiffres étaient contestés, d'une estimation de 397 véhicules incendiés, l'on passa dans la réalité à celui de 683 voitures, 683 personnes qui pour la plupart les utilisaient pour se rendre sur leur lieu de travail. Cette année, si les résultat définitifs ne sont pas connus encore, les préfectures donnent avec les chiffres officiels des différences qui seraient supérieures à l'estimation, et si les chiffres semblent rester stables concernant les voitures, et même un peu en-dessous, les interpellations sont restées stables elles aussi, tout cela dans le cadre de l'estimation.
Il serait toutefois intéressant, en plus des chiffres réclamés par le député socialiste Julien Dray, de savoir ce qu'il en sera des arrestations des incendiaires, après leur passage au tribunal: seront-ils relâchés aussitôt? On ne s'étonnera guère alors, de retrouver les mêmes chiffres années après années, quel que soit le déploiement de police, déploiement dont la facture sera tôt ou tard présentée au contribuable.
Reste une drôle d'impression: 373 voitures brûlent en une nuit, avec un tel déploiement de police, c'est donc une France en état de siège, incapable de contenir ses incendiaires, dont les motifs sont indéfinissable. Et au niveau politique, on s'en félicite: c'est bien, c'est moins que l'année dernière...
Il est en ce moment en Egypte, à Louxor, dans un hôtel luxueux. C'est le jet privé de la compagnie de Vincent boloré qui y a emmené, tout comme à Maltes au lendemain de son élection, Nicolas Sarkozy, main dans la main avec Carla Bruni. Accueilli comme il se doit pour un hôte de marque étranger par Sami Farag, qui dirige le conseil local de la ville de Louxor pour les antiquités et suivi par les journalistes, le couple semblait dit-on mal à l'aise, bien qu'il soit fortement médiatisé depuis le passage à Dysneyland, il y a un peu moins de deux semaines.
Le voyage officiel de Nicolas Sarkozy devrait commencer seulement lundi, par une rencontre avec son homologue Hosni Moubarak et en conséquence, jusqu'à ce jour, l'Elysée comme l'ambassade se refusent à communiquer sur ce qui est décrit comme une "visite privée". "Privée"? Certes, si tant est que "privée" veut dire suivi par les journalistes du monde entier, si "privée" veut dire que l'on peut se promener lorsqu'on est président français au bras d'un top model en plein jour à Disneyland, et dans la foule, s'ilvousplait, tout en revendiquant de rester dans l'ombre.
Il y avait pourtant d'autres métiers que la politique pour rester dans l'ombre, de ces métiers où l'on travaille dur, et sans aucune reconnaissance, de ses métiers où l'on subit fortement la baisse du pouvoir d'achat, et où la seule alternative serait de travailler plus pour gagner plus, mais juste un petit peu plus. Il existe des métiers dans lesquels les responsabilités sont limitées, et dans lesquels on peut se permettre de se donner l'air détaché. Mais il est vrai que ce n'est pas aussi séduisant que la vie de star, avec ses paillettes et ses ors, ses jolies filles, ses voyages en yacht, ses invitations du monde du "show busness", et les beaux Hôtels.
Notre président se rend-il compte qu'il est chef d'Etat justement? Invité au Vatican pour se voir remettre une distinction honorifique, dans laquelle il représente le pays, il se comporte comme s'il visitait n'importe qui, bien à l'aise , à la manière d'un parvenu, qui ne concevrait pas qu'il convient de savoir se tenir dans une réception de cet ordre: celui-là aurait à l'époque de Louis XIV beaucoup fait jaser, et surtout beaucoup rire, comme le bourgeois gentilhomme de Molière, mais autre temps, autre moeurs:
Autres moeurs que celles d'un président qui va paradant avec à son bras un top model, pour se plaindre après d'être suivi comme une "star", autres moeurs qu'un président qui emmène pour voir le pape , Guy Gilbert, personnage attachant s'il en est, et qui avait toute sa place, mais qui par son attitude vaguement marginale, méritait d'être accompagné d'une autre sommité du monde catholique français, un humoriste français, Jean-Maarie Bigard, qui pour être lui aussi attachant, et sincèrement pieux, n'en méritait pas moins d'être lui aussi accompagné, au moins par des ministres. Mais las, plutôt que des ministres et des sommités intellectuelles, c'est plutôt la mère de Carla Bruni qui les accompagnait, représentation pour le moins curieuse, que d'emmener la mère de sa maîtresse attitrée voir la pape! Et pour comble, on n'y respecte pas même le protocole ...
Si l'on parle de "pipeulisation" de la politique, ce n'est pas pour rien: de la soirée au fouquet's, en passant par le séjour en yacht, les embrassades avec des "stars", les maisons luxueuses pour les vacances aux "US", les pique-nique entre présidents, avec hot-dog et tarte aux myrtilles, le divorce rendu public, la top model qu'on exhibe ostentatoirement, on ne peut que déplorer l'attitude du chef de la nation. Un président se doit dans le cadre de sa fonction de se comporter comme... un chef d'Etat... et pas comme une "star". Il est l'élu du peuple, et non pas l'idole des jeunes.
Les affaires sont traitées, c'est un fait, mais d'une façon qui ne semble pas toujours être la plus démocratique , pour ce qui concerne le traité européen dit "simplifié", mais qui ressemble presque en tout à l'ancien traité constitutionnel, lequel passera malgré le vote par référendum des Français, par le vote de l'Assemblée, et avec une coupe de champagne, très certainement, à la santé de ses braves citoyens français, si compréhensifs...
Il est fort. Il est très fort ce Sarkozy ! Après avoir vécu la pire semaine depuis le début de son quinquennat grâce à la visite de son ami Kadhafi, le président de la République a trouvé la parade pour que les Français changent de sujet de conversation dans les bistrots : Sa nouvelle meuf ! (...)
Oh la plèbe ! Arrêtez un peu de geindre avec votre pouvoir d'achat, regardez donc votre souverain qui, pour Noël, vous fait l'honneur de vous présenter sa dernière conquête. Et attention, c'est pas n'importe quoi, c'est pas du bas de gamme ! La traîtresse Cécilia peut aller se rhabiller ! Nico tape dans le top-model. Du canon certifié, de la bombasse niveau Ligue des Champions. ..
Le frère de Rachida Dati, Omar Dati , 37 ans, écope pour huit mois de prison ferme au tribunal, de Chalons, pour traffic de drogue, ce qui est plus que la demande du parquet, qui réclamait sept mois ferme. Omar Dati qui n'était pas présent, a fait demander par l'intermédiaire de son avocat, à ce que la peine soit aménagée avec la pose d'un bracelet électronique. Déjà condamné par le passé pour trafic d"héroïne, à quatre mois avec sursis, il est condamné cette fois-ci pour trafic de cannabis, ce qui en deux ans lui aurait rapporté près de 6000 euros.
L'information n'aurait aucune importance, s'il ne s'agissait pas du frère du garde des sceaux, garde des sceaux qui a aussi valeur de symbole du fait de ses origines, et qui a fait adopter une loi sur la récidive. Un premier frère de Rachida Dati, Jamel Dati, avait déjà été jugé pour des faits similaires, et encourt une peine d'un an de prison ferme. La fratrie se compose de douze enfants, Rachida Dati en étant l'aînée. L'on pourrait noter que dans ces décisions de justice, ces peines semblent représenter ce qui se fait habituellement en la matière, seulement il existe d'autres cas, autrement moins conséquents, qui par le passé n'ont pas bénéficié d'un jugement aussi favorable pour une simple consommation de cannabis, autrement plus bénigne que le trafic. Notre justice est-elle trop clémente pour le trafic de drogue?
Ce qui peut surprendre dans le cas de Rachida Dati, c'est l'absence de remise en cause: en effet il reste peu honorable pour un garde des sceaux, chargé de réformer la justice, d'avoir des membres de sa famille sur les bancs des accusés, et il eut été honorable de proposer une démission: à ce niveau de responsabilité, cela se fait. Ce cas est à rapprocher de celui de Rama Yade, qui en tant que secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, émet une critique du gouvernement auquel elle appartient lors de la visite du colonel Kadhafi, "La France n'est pas un paillasson" a-t-elle dit, exprimant une opinion de la France qui serait bienvenue, si par ailleurs cet attachement ne se démentissait pas à d'autres occasions. Il eut été de bon goût, plutôt que de se rétracter ensuite, pour défendre cette visite, de démissionner tout simplement, pour montrer son désaccord, et la fermeté de ses principes: le secrétaire d'Etat en serait sorti grandi.
Mais lorsqu'un président se fait élire sur le pouvoir d'achat, et encourage les salariés à travailler plus, passe une soirée au Fouquet's dès le soir de son élection, prend la mer dans la foulée à bord d'un yacht au luxe tapageur, s'augmente considérablement, reçoit en grande pompe un ancien-terrorriste notoire, qui ne dénonce que du bout des lèvres les agissements des groupes terroristes à Alger, ou s'affiche dans des parcs d'attraction avec un top model, il n'est pas étonnant que les symboles plus profonds de la fonction gouvernementale échappent aux membres du gouvernements eux-même...
Je reproduis ici un article de Lucienne Magalie Pons, paru ce jour, au sujet du voyage de Nicolas Sarkozy. J'ose espérer qu'elle ne s'offusquera pas de ce que je la reprenne en la citant. Cet article est d'autant plus courageux, que les réactions ne sont pas toutes amicales sur son blog. Mais elle a le mérite de donner une version plus personnelle de ce voyage, et a vécu en Algérie, ainsi que sa famille depuis plusieurs générations.
Le président français Nicolas Sarkozy,arrivé lundi après-midi à Alger pour une visite d'Etat de trois jours en Algérie, a été accueilli par le président algérien Abdelaziz Bouteflika,
Nous apprenonsqueministre algérien des Anciens combattants Mohammed Chérif Abbasqui s'était livré la semaine précédente à des attaques personnelles contre Monsieur Nicolas Sarkozy doublées d'attaques sur la politique coloniale de la France, ne faisait pas partie de la délégation officielle algérienne chargée d'accueillir le président Sarkozy au bas de l'avion à l'aéroport international Houari Boumédiène.
Une centaine de chefs d'entreprises français accompagnent le président Sarkozy dans cette visite, qui doit permette de relancer la coopération économique et les partenariats industriels entre la France et l'Algérie
A la suite d'unun premier entretienen fin d'après –midi à la résidence d'Etat de Zeralda, sur la côteouest d'Alger, Le Chef de l'Etat Français a assisté, dans un hôtel proche, à un Forum de chefs d'entreprises algériens et français et personnalités importantes, au cours duquel il a pris la parole.
Dans son intervention, il a été tropfacile pour Nicolas Sarkozy, qui n'avait que 7 ans en 1962, et qui n'a jamais été directement concerné par la guerre d'Algérie, de près ou de loin, d'affirmer pratiquement dès son arrivée sur le solalgérien,devant des chefs d'entreprises Français et algériens et autres personnalités, se faisant ainsi l'écho des accusateurs de la France :"Oui,le système colonial a été profondément injuste, contraire aux trois mots fondateurs de notre République : liberté, égalité, fraternité", se faisant ainsi injustement l'écho des accusateurs de la France.
Or, rappelons que selon le Journal El Khabar, la semaine précédenteMonsieur Mohammed Chérif Abbas,Ministre des anciens combattants algériens de la guerre d'indépendance, avait affirmé que Nicolas Sarkozy, devait son arrivée au Pouvoir,en raison de ses origines tout en le déclarant inféodé à un "lobby juif qui a le monopole de l'industrie en France ». Monsieur Chérif Abbès, avait ajouté qu'il n'y aurait pas de réconciliation totale avec la France si celle-ci ne reconnaissait pas ses "crimes" de la période coloniale.
Dans un deuxième temps, Monsieur Saïd Abadou, secrétaire général de la puissante Organisation nationale des Moudjahiddines (anciens combattants), dans une déclarationfaite jeudipar téléphone au quotidien Al Khabar,avait confirmé que le président français Nicolas Sarkozy n'étaitpas le bienvenu en Algérie : ….. En tant qu'Organisation nationale des Moudjhadines, nous disons que Sarkozy n'est pas le bienvenu en Algérie, car nous considérons que sa visite s'inscrit dans des objectifs diplomatiques clairs", a ajouté M. Abadou, sans toutefois énumérerles "objectifs diplomatiques" qu'il attribue au chef de l'Etat français.
Le président français a choisi de leur répondre indirectementdès son premier discours en mettant sur le même plan l'islamophobie et l'antisémitisme, qui ont "tous deux le même visage, celui de la bêtise et celui de la haine".
"Le racisme, l'islamophobie et l'antisémitisme ne s'expliquent pas, ils se combattent. Ce qui vaut pour la France vaut partout ailleurs", a-t-il déclaré.
Curieusement, Nicolas Sarkozy n'a pas fait allusion au racisme anti-français ou anti-occidental pratiquement ambiant dans certaines anciennes colonies, ou même en France, dans certainescommunautés françaises d'origines et de religions étrangèresqui ne se gênent pas ici même pour nous critiquer et nous casser du sucre sur le dos à la moindre occasion, enpratiquant ouvertementune « francophobie » dontle monde politique s'accommode avec une complaisance coupable etcritiquable , alors que le moindre mot qui serait prononcé par un Français contre des Français d'origine étrangère ou des étrangers vivant en France donnerait lieu à des poursuites et des sanctions pénales pour son auteur. …. Le racisme anti-français n'a pasété expressémentévoqué dans son discours, c'est le signe qu'il ne mérite pas l'attention de notre Président au même titre que« l'islamophobie et l'antisémitisme » ce qui est tout à fait regrettable pour nous.
Tout autre que Monsieur Sarkozy aurait exigé des excuses personnelles de MessieursAbbas et Abadou avant de se rendre en Algérie,comme l'avait souhaité et suggéré leprésident du Groupe PS à l'Assemblée Nationale Monsieur Jean-Marc Ayrault (voir en fin d'article note **) , mais Monsieur Sarkozya préféré « noyer le poisson » dans des formules passe partout, quelque peu vagues et génériques, adressées à la cantonade. C'est regrettable, c'est l'aveu d'un manque de fermeté vis-à-vis du respect qui est dû à un Chef d'état Françaistout autant qu'à sa personnalitéprivée, et c'est la marque d'une faiblesse personnelle,pour ne pas dire d'un manque courage politique, dont les algériens profiteront un jour ou l'autre.
Quand aux différentes appréciations de Monsieur Sarkozysur l'injustice du système colonial, contraire selon lui aux trois mots fondateurs de notre République : liberté, égalité, fraternité, il ignore, ou veut ignorer, que lors de la conquête de l'Algérie nous avons délivré les populations de ce pays de la domination turque, que nous avons ensuite au prix de douloureux sacrifices humains et financiers, pacifiés et civilisés ce pays etfait connaître et partager, à tous ses habitants qu'ils fussent d'origine berbèreou descendants des anciennes invasions arabes et turques, la pratique d' une liberté qu'ils n'avaient jamais connu depuis l'antiquité romaine etdont certains ont ensuite usés abusivement en seretournant contre leurs bienfaiteurs colonisateurset civilisateurs, en les égorgeant sauvagement, pour réclamer une indépendance, qui ne leur était pas due en contrepartie de leurs crimes contre l'autorité , l'arméeet les civils défenseurs de l'Algérie Française.
Les autres platitudes verbalesde Monsieur Sarkozy, qui engagent la France dont il est le représentant, pour expliquer à sa façon la présence coloniale en Algérie et la guerre d'indépendance, ne reflètent pas, tant s'en faut,l'opinion de tous les Français.
Ces platitudes ne sont que les faveursqui enjolivent son objectif principalqui est de récolter« la gloire médiatique »de signatures ou de promesses de contrats d'un montant estimé à quelques 5 milliards.
J'ajouterai que 5 milliards ne représentent qu'une poussière au regard des richesses dont nous avons doté l'Algérie en 132 ans de présence Française et des milliards de subventions et d'aides que nous leur avons versés depuis l'indépendance.
Je retiendrai aussi que Monsieur Sarkozy afait un pas de plus vers une des revendications constantes des Algériens en estimant qu'il fallait "aller plus loin pour faciliter la circulation des personnes entre les deux rives de la Méditerranée", mais en réalité dans le sens sud – Nord.
Pour ce qui est del'Union méditerranéenne qui sera probablement évoquée lors de la visite à Constantine le 5 décembre, c'est un sujet épineux qui semble laisser pour l'instant l'opinion politiquealgérienne faussement indifférente. …. « L'Algérie n'est ni pour ni contre le projet de l'Union méditerranéenne d'autant qu'elle n'a pas de détails à ce propos. La visite de Sarkozy permettra d'en savoir plus », a déclaré mardi Monsieur Abderrachid Boukerzaza, le ministre algérien de la Communication.Quant à Monsieur Mohammed Chérif Abbas, ministre des Moudjahiddines, qui s'était déjà distingué par ses attaquescontre Nicolas Sarkozy et la France, il conditionnel'adhésion de ce projet à une repentance de la France pour les exactions commises durant la période coloniale. « A mon avis, expliquait lundi Mohamed Cherif Abbas à El Khabar, si la France ne reconnaît pas les crimes qu'elle a commis en Algérie, une normalisation ou une réconciliation n'est pas envisageable. Les relations ne dépasseront pas le cadre des échanges commerciaux. Parler d'un traité d'amitié ou de réconciliation sans excuses ?...Impossible ajoute-t-il.
En outre l'approbation quele président français a apportée lors de son dernier voyage au Maroc, au plan mis en place par les autorités marocaines soutenues par la droite conservatrice marocaine,à propos du Sahara Occidental,en déclarant « la France sera à vos côtés » n'a pas fait l'unanimité à Alger, je dirais mêmequ'elle a provoqué une inquiétude diplomatique et unedésapprobation générale des hommes politiques et de l'opinion publique Algérienne, qui ne sont pas prêts d'oublier que Nicolas Sarkozy a qualifié de "sérieux" le projet d'autonomie du Sahara occidental, proposé par le Maroc mais fermementrejeté par Alger.
Sur ce point attendons la suite des évènements et sespossibles remous algériens et méditerranéens. L'affaire est loin d'être dans le sac !
Pour le reste je reviendrai sur le voyage de Monsieur Nicolas Sarkozy et de son « escorte » présidentielle et économique en Algérie, au fil des jours jusqu'au 5 décembre. Mais j'ai tout lieu de croire qu'il se poursuivra, entre les autorités des deux pays, dans un climat de politesse politique complaisamment hypocrite, essentiellement axé sur les affaires économiques.
Vous retrouverez dans vos journaux habituels les informations concernant le détail des diversprojets d'avenirque les deux Chefs d'Etat sortiront tour à tour , en offres et demandes plus ou moins réciproques, de leur parapluie respectifs,comme des brocanteurs de foire, à savoir l'espoir d' accords futursde coopération concernant l'énergie nucléaire « civile » , la prospection et l'exploitation de gisements d'uranium, les projets de formation, etc.… Ne doutons pas qu'une fois de plus le plateau de la balance penchera à l'avantage de l'Algérie à qui nous ne devons rien et qui nous tientpour redevables de tout.
Pour en terminer, et pour ajouter une note de charme à ma relation, j'ai pu voir sur TF1 Madame Rachida DATI surgir immédiatement derrière le Président à son arrivée en Algérie , alors qu'il était accueilli par le Président Bouteflika, et que les deux hommes comme à leur habitude prenaient contact en s'embrassant amicalement. Je ne sais pas si notre Garde des sceaux a eu droit pour son accueil à la même faveur, les cameramen de la télévision ne se sont pas attardés sur elle comme pour ne pas la mettre en évidence, par rapport à la suite du cortège.
Selon l'Elysée attendri, Abdelaziz Bouteflika a redit qu'il avait avec Nicolas Sarkozy des "relations d'amitié et d'affection anciennes" et que les divergences d'appréciation, quelles qu'elles soient et les différences de points de vue sur la "mémoire" n'empêcheraient pas le président français Nicolas Sarkozyd'être le bienvenu en Algérie.
ooOoo
**Note : Rappelons que le président du groupe PS à l'Assemblée nationale Jean-Marc Ayrault a estimé jeudi que Nicolas Sarkozy ne pouvait "pas aller à Alger sans obtenir avant des excuses", après les propos d'un ministre algérien évoquant la contribution d'un "lobby juif" à l'élection du chef de l'Etat. M. Ayrault s'est dit, sur RTL, "fortement indigné" par les déclarations du ministre des anciens combattants Mohammed Chérif Abbas.
"Je pense que Nicolas Sarkozy ne peut pas aller à Alger sans obtenir avant des excuses", a-t-il déclaré alors que le président de la République doit se rendre le 3 décembre en Algérie pour une visite d'Etat. "Quand un ministre du gouvernement algérien dit ça, il faut qu'il s'excuse", a insisté le chef de file des députés socialistes. "Il ne faut pas laisser passer ce genre de choses".
"Je ne dis pas que tous les Algériens pensent ça, et j'espère bien que non, mais l'objectif, c'est quand même que les relations entre la France et l'Algérie s'apaisent. Il faut que chacun y mette du sien, il faut travailler ensemble main dans la main. Ca passe par des gestes forts, mais pas seulement de la France, aussi de l'Algérie", a expliqué le député-maire de Nantes.
"Le projet de «traité modificatif» (reform treaty) européen a été rendu public le vendredi 5 octobre. On comprend à sa lecture pourquoi ses rédacteurs ont renoncé aux expressions de «mini-traité» ou de «traité simplifié» puisqu'il ne comporte, avec ses douze protocoles et ses 25 déclarations diverses, pas moins de 256 pages et qu'en matière de complexité rédactionnelle on peut difficilement faire pire. Dans la mesure où ce texte se borne en réalité à recopier sous une autre forme les trois quarts des dispositions du traité établissant une constitution pour l'Europe, il eût certainement été plus simple de reprendre le texte initial en en rayant seulement les dispositions symboliques abandonnées. On comprend cependant que cette formule ait été écartée car elle aurait manifesté de façon trop criante que l'on se moquait ouvertement de la volonté des peuples français et néerlandais" : cette analyse n'est pas de n'importe quel gauchiste hirsute - ni souverainiste au crâne rasé - mais d'Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public à l'université de Rennes et auteur de droit constitutionnel, dans un texte titré Haute trahison.
Elle y ose la formule de "coup d'Etat", argumentée ainsi : "comment le président de la République peut-il décider seul, alors que le peuple français a juridiquement rejeté lintégralité du traité, de faire cependant ratifier par voie parlementaire la majeure partie des dispositions quil contenait au motif que celles-ci «nauraient pas fait lobjet de contestations» ? (...)On pouvait peut-être apercevoir que le «non» de gauche déplorait davantage la menace sur lEtat-providence et le «non» de droite la perte de lEtat régalien, mais il est certainement impossible et inconcevable de sonder le cerveau de chaque Français en prétendant y déceler des dispositions quil aurait rejetées et dautres quil aurait approuvées. La démarche du président de la République prétendant interpréter seul la volonté du peuple français est totalement arbitraire et confine à la dictature. (...) on ne peut quêtre bouleversé par le coup dEtat ainsi perpétré en France. Si le président a la conviction que les dispositions restant dans le traité modificatif ont fait lobjet dune approbation implicite des Français, encore faut-il quil sen assure en organisant un nouveau référendum tendant à obtenir leur accord explicite. Comment qualifier et sanctionner, dès lors, un tel coup dEtat ? Le texte de la très populaire Constitution de 1793 ny allait pas de main morte en disposant, dans son article 27 : «Que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à linstant mis à mort par les hommes libres». La peine de mort étant désormais prohibée par la Constitution française il convient de sy conformer et de se tourner plutôt vers larticle 35 du texte de 1793 qui affirmait solennellement : «Quand le gouvernement viole les droits du peuple, linsurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs». La Déclaration des droits de lhomme et du citoyen de 1789, intégrée au préambule de lactuelle Constitution, range aussi la résistance à loppression parmi les droits naturels et imprescriptibles de lhomme. Notre texte constitutionnel affirme encore que le principe de la République est «gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple» et que son président est élu au suffrage universel direct pour veiller au respect de la Constitution, assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et la continuité de lEtat et garantir lindépendance nationale. Le terme qui vient à lesprit pour désigner le mépris présidentiel de la volonté populaire est évidemment celui de haute trahison. Malheureusement, une révision des dispositions sur la responsabilité pénale du chef de lEtat, intervenue en février 2007, a substitué à lantique et belle formule de haute trahison, lexpression affadie et banale de «manquement à ses devoirs manifestement incompatibles avec lexercice de son mandat». Cela manque singulièrement dallure et de force mais lon sen contentera cependant en proposant aux parlementaires, au lieu de commettre eux-mêmes une forfaiture en autorisant la ratification dun traité rejeté par leurs mandants, de se constituer en Haute Cour pour sanctionner le coupable. Sans insurrection ni destitution, nous naurons alors plus quà pleurer sur notre servitude volontaire en réalisant que nos élus représentent bien ce que nous sommes nous-mêmes devenus : des godillots." Et en plus, il avoue ! Le futur Président l'avait annoncé clairement dès mars dernier : il n'organiserait pas de référendum justement par crainte que le vote ne soit négatif. Un cran dans le cynisme vient d'être franchi, comme le rapporte le quotidien britannique The Telegraph dans son édition d'hier. Sarkozy a en effet déclaré, lors d'une réunion à huis-clos de parlementaires européens à Strasbourg : "La France nétait quen avance sur les autres pays dans son vote pour le «non». La même chose arriverait dans tous les Etats membres si un référendum y était organisé. Il y a un clivage entre les peuples et les gouvernements. Un référendum aujourdhui mettrait lEurope en danger. Il ny aura pas de traité si un référendum a lieu en France, et il en va de même pour un référendum au Royaume-Uni." S'il ne veut pas de référendum, ce n'est donc pas de peur que la réponse soit négative mais parce qu'il en possède la certitude : c'est bien en quoi celui qui incarne la souveraineté du peuple français, en violant délibérément sa décision, se rend effectivement coupable de haute trahison. A noter qu'aucun média français ne s'est fait l'écho de la scandaleuse déclaration présidentielle. Seuls en parlent sur le Web le Collectif du 29 mai, qui a mis en ligne une pétition, et Solidarité & Progrès, le parti du controversé Jacques Cheminade. Pour notre part, après un premier billet titré La démocratie confisquée, nous avons publié un Appel à la gauche parlementaire, non pas à réunir la Haute Cour de justice pour destituer le félon - nous n'osons en rêver - mais simplement pour refuser la modification constitutionnelle nécessaire à la ratification parlementaire, et ainsi à obliger Sarkozy à organiser un nouveau référendum. Faute de quoi, comme l'écrit Anne-Marie Le Pourhiet, ils commettraient eux-mêmes une forfaiture. Nous réaffirmons évidemment cette exigence.
C'est un fait, la presse nous a caché les aventures de nos anciens président, Mazarine Pingeot en est l'exemple éclatant. Le président apparaissait pour ce qu'il était, le chef de l'Etat, le reste étant tu, bien que toute la presse dite "parisienne" soit bien au fait de chaque affaire personnelle, de par sa proximité avec le pouvoir. Elle se fait à présent plus loquace, nous dévoilant les problèmes de couple du président, lorsqu'elle avait été plus discrète sur une liaison d'une consoeur d'un grand journal avec celui qui serait élu plus tard. Le pouvoir est-il complice de ces déclarations? Ce retournement est-il vraiment souhaitable?
Nous savons tout ce qu'il est possible de savoir sur nos représentants politique à présent, du divorce du chef de l'Etat, apprenant ici que ce n'était plus possible, qu'il fallait que cela arrive, ou encore là que cela n'allait plus depuis quelques temps, qu'il y avait des précédents, avant de supporter une analyse sur le futur comportement du chef de l'Etat, sans sa muse, pour diriger le gouvernement. Les journalistes sont allés jusqu'à Lisbonne pour poser des questions sur ce fameux divorce! Ce n'est pas le seul exemple de "pipolisation", nous avions pu peu de temps auparavant admirer dans un journal "pipeul" l'ancienne candidate, en maillot de bain sur une plage, avant de voir son ex-mari lui aussi à la plage avec une autre femme, ou encore des déclarations sur les préférences sexuelles de l'un de nos plus célèbres maires, mais aussi d'un député, effectuant tous deux leur "coming out".
Que s'est-il passé pour que la presse, de celle qui fut jusqu'ici plus sérieuse, et plus mesurée, ne nous abreuve à présent de tant d'impudeur? Elle a simplement suivi le mouvement... Pendant qu'elle était sérieuse, les hommes et les femmes politiques ne l'étaient plus, ils allaient sur le petit écran, l'une posant avec son bébé à la maternité, lorsqu'elle était ministre, tel autre répondant de savoir si "sucer c'est tromper" à un présentateur de télévision bien connu, utilisant le "tu" avec des journalistes, dans ce qui leur paraissait peut-être ressembler à un dépoussiérage du discours politique. La frontière du monde politique et du monde du "show business" devenait plus ténue.
Par la suite on a souhaité que le futur président soit une femme, parce qu'elle était femme précisément...
Dans le même moment, un traité déjà refusé par référendum refait surface, vaguement allégé, mais gardant l'essentiel, pendant qu'à l'autre bout du monde, une femme est tenue à demeure pour son action politique, qu'une autre femme, émue en rentrant d'exil dans son pays, pleure en y posant le premier pas, et tandis qu'elle avance dans la foule qui l'acclame, le rêve se transforme en cauchemar, des bombes explosent, des corps qui l'acclamaient l'instant d'avant sont déchiquetés et mutilés, et à la joie succèdent les cris de douleur, lorsqu'elle se retire indemne et choquée. A ces deux femmes ne viendrait pas l'idée saugrenue de leur demander si "sucer c'est tromper", parce que leur combat politique est d'une autre mesure, et qu'elles ne jouent pas, il ne viendrait pas à l'idée de les photographier en maillot de bain sur la plage, non, leur combat est sérieux, et elles y jouent leurs vies.
Ce ne sont pas les journalistes qui sont à mettre en cause, loin de là, on ne peut leur dénier leur talent, et certainement leur intégrité, ils couvrent tous les sujets, et le font bien, mais très certainement les rédactions qui les emploient demandant telle "une", classant les articles. Ce n'est peut-être pas sans rapport avec le malaise du secteur, pour lequel un sénateur présentait le 10 octobre un rapport titré "Presse quotidienne d'information : chronique d'une mort annoncée" . La presse est en difficulté, et se fait racoleuse.. "La presse quotidienne d'information politique et générale traverse une période difficile marquée par la désaffection de son lectorat, la baisse continue de ses recettes publicitaires et le maintien de coûts de production élevés" selon le sénateur. Dans un élan d'enthousiasme sans doute, il va jusqu'à proposer de d'installer des points de vente dans les lycées...
Mais la presse est-elle un produit comme un autre? Un journaliste doit-il parler de tout, sans égard à la moindre pudeur? Que nous importe , hormis pour des questions plus juridiques, liées au statut du chef de l'Etat, son divorce? Mais surtout, quelques lignes n'auraient-elles pas suffit? Et quels sont derrière tout cela les enjeux financiers, sachant qu'à présent les journaux sont détenus par des hommes d'affaire, dont le but est plus particulièrement financier. De grâce, ne mélangeons pas les grands journaux d'information, et la presse "pipeul"! Cela ne la décrédibilisera que plus! Quant à savoir ce qu'attend le lectorat qui semble déserter la presse, difficile de répondre! Mais certainement pas de supporter des financiers qui influeront sur la ligne éditoriale.